REVUE DE LA PRESSE – Lundi 17 janvier 2011

17 Jan

Jean-Max Bellerive : Duvalier « a le droit de rentrer chez lui »

ROMANDIE NEWS / AFP / 17 janvier 2000  05h51

PORT-AU-PRINCE – Le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive a déclaré dimanche à l’AFP que Jean-Claude Duvalier, en exil depuis 25 ans, est un « citoyen haïtien qui rentre chez lui comme il en a le droit » après le retour à Port-au-Prince de l’ancien président.

Jean-Claude « Duvalier est un citoyen haïtien qui rentre au pays comme il en a le droit. J’espère simplement que cela ne va pas compliquer une situation politique déjà tendue », a déclaré Jean-Max Bellerive à l’AFP.

L’ancien président « à vie » haïtien Jean-Claude Duvalier, chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986, est arrivé dimanche en Haïti après 25 ans d’exil alors que le pays traverse une grave crise politique.

(©AFP / 17 janvier 2011 05h51)

 

Le mystérieux retour de Jean-Claude Duvalier

Par FTV avec AFP et Reuters / 17-01-11

Jean-Claude Duvalier à son arrivée à Port-au-Prince (16 janvier 2011)

Jean-Claude Duvalier à son arrivée à Port-au-Prince (16 janvier 2011)

AFP / Hector Retamal

L’ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, rentré en Haïti après 25 ans d’exil, n’a pas quitté son hôtel lundi

A la surprise générale, Baby Doc est arrivé à Port-au-Prince dimanche en provenance de France où il vivait en exil. Lundi, il est resté cloîtré dans son hôtel et a reporté une conférence de presse.
Jean-Claude Duvalier, qui avait succédé en 1971 à son père François Duvalier, avait été chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986.

Vidéo: Retour de Duvalier à Haïti

Retour de Duvalier à Haïti

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Confidents, alliés et membres de la famille de M. Duvalier ont défilé à l’hôtel Karibe, situé à Pétion-ville, en banlieue de la capitale haïtienne, pour saluer l’ex-dictateur.
« Baby Doc », comme le surnomment les Haïtiens, ne s’est pas montré en public depuis son arrivée surprise dimanche soir. A sa descente d’avion, il s’était contenté de déclarer aux jouranlistes: « Je suis venu pour aider » le peuple haïtien.
« Duvalier est un citoyen haïtien qui rentre au pays comme il en a le droit », a déclaré le Premier ministre Jean-Max Bellerive. « J’espère simplement que cela ne va pas compliquer une situation politique déjà tendue », a-t-il ajouté.
Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti, a expliqué que M. Duvalier était en possession d’un billet retour pour la France le jeudi 20 janvier.  « J’espère qu’il va l’utiliser », a ajouté M. Le Bret.
Après un premier tour dont les résultats sont contestés, les Haïtiens attendent le deuxième tour de la présidentielle dont la date a été repoussée.
L’ancien dictateur veut « participer à la renaissance d’Haïti »
« J’attendais ce moment depuis longtemps. Quand j’ai posé le pied au sol, j’ai ressenti une grande joie », a déclaré Jean-Claude Duvalier à son arrivée. « (Je reviens) parce que je sais que le peuple souffre », a-t-il poursuivi. « Je voulais lui témoigner ma solidarité, lui dire que je suis là, que je suis bien disposé et déterminé à participer à la renaissance d’Haïti ».
La compagne de Duvalier, Véronique Roy, a déclaré que le séisme dévastateur du 12 janvier 2010 et ses quelque 250.000 morts les avait poussés à revenir en Haïti. « Ca a été le déclic, nous avons vu les images à la télévision », a-t-elle dit alors que le  pays vient de commémorer le premier anniversaire de la catastrophe.
Les Tontons Macoutes, redoutables milices de Duvalier
Plus jeune chef d’Etat au monde à 19 ans, Jean-Claude Duvalier s’était proclamé « président à vie ». Même s’il voulait offrir une image moins autoritaire que son père François Duvalier, il dirigeait un régime corrompu qui multipliait les atteintes aux droits de l’homme avec ses milices redoutables, les Tontons Macoutes. Il vivait dans l’opulence alors que son peuple était dans la misère.
La France avait accepté d’accueillir Jean-Claude Duvalier à titre temporaire en 1986, quand il avait été chassé par une révolte populaire. Il vivait depuis dans de belles demeures de la Côte d’Azur. Il répétait souvent qu’il souhaitait revenir « un jour » en  Haïti.
En 2007, il était intervenu sur les ondes haïtiennes pour demander « pardon au peuple haïtien pour les erreurs commises pendant son règne ». En doutant de la sincérité de ce message, le président René Préval avait  alors relevé que s’il y avait « le pardon », il y avait aussi « la justice ».
L’ex-dictateur est notamment accusé de détournements de fonds pendant l’exercice de son pouvoir. Les autorités d’Haïti estiment que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d’oeuvres sociales jusqu’à la chute en 1986 de « Baby Doc ».

 

Haïti: cloîtré dans un hôtel, Duvalier n’a toujours pas expliqué son retour

De Clarens RENOIS (AFP) – 17-01-11

L’ancien président « à vie » haïtien Jean-Claude Duvalier (C) lors de son arrivée à Port-au-Prince, le 16 janvier 2011 en Haïti

PORT-AU-PRINCE — L’ancien président haïtien « à vie » Jean-Claude Duvalier, cloîtré dans un hôtel de Port-au-Prince, n’avait toujours pas expliqué lundi les raisons de son retour en Haïti la veille, après 25 ans d’exil en France.

Confidents, alliés et membres de la famille de M. Duvalier se rendaient en masse à l’hôtel Karibe, situé à Pétion-ville, en banlieue de la capitale haïtienne, pour saluer l’ex-dictateur.

« Baby Doc », comme le surnomment les Haïtiens, ne s’est pas montré en public depuis son arrivée surprise dimanche soir. A sa descente d’avion il s’était contenté d’indiquer: « Je suis venu pour aider ».

Une conférence de presse d’abord prévue lundi a été reportée, car l’hôtel Karibe ne possède pas les capacités pour recevoir tous les journalistes désireux d’assister à l’événement, selon Henry Robert Sterlin, ancien ambassadeur haïtien à Paris et à l’UNESCO.

Le retour de Jean-Claude Duvalier, président de 1971 à 1986 et exilé en France depuis, a pris Haïti par surprise, au moment où le pays traverse une grave crise politique.

Didier Le Bret, ambassadeur de France en Haïti, a expliqué à l’AFP que M. Duvalier est possession d’un billet retour pour la France le 20 janvier. « J’espère qu’il va l’utiliser », a ajouté M. Le Bret.

Véronique Roy, épouse de M. Duvalier, a toutefois expliqué à l’AFP que « rien n’est fixé, tout est modifiable », tout en confirmant que son époux est bien en possession d’un billet retour pour jeudi. « Il est prématuré de dire s’il va rentrer en France ou s’il va rester », a-t-elle ajouté.

Elle a par ailleurs indiqué qu' »aucun responsable du gouvernement (haïtien) ne l’a contacté depuis son retour au pays ».

Des analystes contactés par l’AFP se sont dits peu surpris de l’accueil relativement enthousiaste qu’a reçu M. Duvalier.

« La moitié de la population n’a pas connu la cruauté de la dictature. Et certains ont la nostalgie de l’époque où Duvalier était président et où la stabilité et la sécurité régnaient, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui », explique Robert Fatton, professeur à l’université de Virginie aux Etats-Unis, lui-même haïtien.

Dans le même temps, les interrogations portaient sur les circonstances du retour de M. Duvalier.

Selon Osner Févry, un ancien secrétaire d’Etat de M. Duvalier, ce dernier « ne serait pas revenu sans prendre contact à un niveau ou à un autre » avec le gouvernement du président sortant René Préval.

Evans Paul, un ancien opposant aux Duvalier devenu maire de Port-au-Prince, renchérit: « je pense que M. Préval est à la base de cette décision. C’est une manoeuvre de diversion et de provocation destinée à intensifier la confusion » née du premier tour contesté de l’élection présidentielle.

Haïti - Duvalier : L’épouse de Duvalier réagitMais l’épouse de M. Duvalier a démenti les accusations du maire de la capitale haïtienne. « Il n’y a eu absolument aucun contact », a dit Mme Roy à l’AFP.

Dès le retour de M. Duvalier, des organisations de défense des droits de l’homme ont exigé qu’il soit jugé.

Son retour « devrait n’avoir qu’un seul but: qu’il se retrouve face à la justice », a estimé Jose Miguel Vivanco, le directeur de Human Rights Watch pour les Amériques.

« Au cours de la présidence de Duvalier et de ses +Tontons macoutes+, des milliers de personnes ont été tuées et torturées et des centaines de milliers d’Haïtiens ont dû s’exiler. Cela fait longtemps qu’il doit rendre des comptes », a-t-il poursuivi.

« Les violations des droits de l’homme, généralisées et systématiques, commises à Haïti durant le règne de Duvalier représentent des crimes contre l’humanité. Haïti a l’obligation de le poursuivre, ainsi que tous les responsables de ce genre de crimes », a indiqué de son côté Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty international.

 

Vives réactions de Michaëlle Jean au retour de Duvalier
HAITI LIBRE – 17/01/2011 14:46:23

Haïti - Politique : Vives réactions de Michaëlle Jean au retour de DuvalierDès que la nouvelle du retour de Jean-Claude Duvalier a été connue, Michaëlle Jean, l’envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti, a vivement réagit « Vingt-cinq années d’un exil confortable et en toute impunité auront-elles suffi à faire oublier les horreurs, les souffrances, les injustices, le coût humain et économique, de décennies de dictature duvaliériste ? N’a-t-il pas de compte à rendre ? Comment peut-il rentrer en Haïti sans être inquiété, comme un citoyen sans reproche ?», s’est-elle demandé.


Une réaction partagée par les organisations des droits de l’homme qui ont exigé que le retour de Duvalier ne « devrait n’avoir qu’un seul but, qu’il se retrouve face à la justice », a estimé le directeur de « Human Rights Watch ». De son côté Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty international a déclaré que « Les violations des droits de l’homme, généralisées et systématiques, commises à Haïti durant le règne de Duvalier représentent des crimes contre l’humanité. Haïti a l’obligation de le poursuivre, ainsi que tous les responsables de ce genre de crimes ».

 

Révolte et interrogations après le retour de Duvalier

P-au-P, 17 janv. 2011 [AlterPresse] — Le retour du dictateur Jean Claude Duvalier en Haïti le 16 janvier, près de 25 ans après son départ pour l’exil en France le 7 février 1986, suscite la révolte et beaucoup d’interrogations dans plusieurs secteurs.

Certaines personnes jointes par AlterPresse ont dit ne pas afficher d’hostilité vis-à-vis du retour en lui-même, mais condamner la manière don cela s’est produit.

« Fondamentalement, Jean Claude Duvalier devrait rentrer au pays depuis longtemps, extradé par la France sur demande des autorités haïtiennes et emprisonné pour tous les crimes commis et tous les biens volés », juge Arnold Antonin qui affirme qu’ « il n’y a pas de problème » en ce qui a trait au retour en tant que tel.

Le cinéaste confie en revanche son « indignation » vis-à-vis de l’accueil offert à Jean Claude Duvalier à son arrivée dimanche soir à l’aéroport Toussaint Louverture. Baby Doc a bénéficié d’une escorte policière digne des hauts dignitaires sans compter les vivats d’une foule postée aux alentours.

« C’est un camouflet » à l’égard de toutes les victimes du régime Duvaliériste, martèle Antonin citant entre autres le grand écrivain Jacques Stephen Alexis, assassiné en 1961 et le militant Alix Lamothe, exécuté en 1968.

Robert Duval est l’une de ces victimes, mais lui, encore en vie, avoue être incapable de « digérer » la nouvelle. Enfermé durant des mois à Fort Dimanche, il dit accueillir ce retour avec un sentiment d’ « énervement ».

« L’horreur c’est que j’étais en prison sous Jean Claude Duvalier…En 76, ils sont venus, ils sont entrés dans mon entreprise, dans mon bureau et m’ont emmené aux Casernes Dessalines. De là j’ai passé 17 mois, puis, sous des accusations fallacieuses, ils m’ont condamné et envoyé au Fort Dimanche », se rappelle t-il.

Duval passera 18 mois dans ce que les prisonniers de l’époque appelaient « l’enfer des hommes ». Selon lui il n’y avait pas de condamnation formelle, seuls les tortionnaires décidaient.

« Et ils vous envoyaient végéter à Fort Dimanche pour disparaitre. Parce que quand on vous envoie à Fort Dimanche c’est comme si on vous condamne à mort…et chaque jour deux ou trois personnes mouraient », rapporte t-il.

50.000 personnes ont été ainsi assassinées, selon lui, entre 71 et 86, période du règne de Jean Claude Duvalier.

Pour le fondateur de l’organisme de sport Athlétique d’Haïti, le régime des Duvalier était synonyme de répression politique mais aussi économique.

« C’est lui qui a établi des accords avec les institutions internationales qui ont permis d’ouvrir le pays…à la destruction économique », et« quand il est parti en 86 c’était un soulagement pour tout le monde, parce qu’on n’en pouvait plus ni politiquement ni économiquement », souligne t-il.

L’ultime coup de poker de Préval ?

Le retour de Jean Claude Duvalier soulève par ailleurs beaucoup de questions et les premières réponses recueillies par les medias pointent toutes pour l’instant en direction du gouvernement haïtien et des pays dits « amis » comme la France.

« Nous sommes dans une situation déjà très chaotique et cela a mis de l’huile sur le feu. Il y a une main qui manipule tout ceci, ce n’est pas un hasard », croit Gerald Mathurin, ancien ministre de l’agriculture durant le premier mandat de Préval (1996-2001).

Pour Mathurin, qui dirige la Coordination des Organisations du Sud Est (CROSE), le gouvernement et la communauté internationale « sont parties prenantes » dans l’affaire, avec un éventuel « plan [de] brouiller davantage les cartes par rapport aux résultats des élections » contestées du 28 novembre dernier.

Chavannes Jean Baptiste, leader du Mouvement des Paysans de Papaye (MPP), va dans le même sens et souligne l’opacité de ce retour surprise.

« C’est une façon de détourner l’attention du peuple de Préval et de son gouvernement, de son CEP et des élections…pour nous la priorité ce n’est pas le retour de Jean Claude Duvalier, mais la résolution des problèmes politiques du pays », martèle Chavannes Jean Baptiste.

Arnold Antonin qualifie pour sa part ce retour de « diversion ». « Cela montre qu’Haïti marche à reculons », qu’« il n’y a pas eu de transition démocratique mais une continuité dans le Duvaliérisme sous d’autres formes », soutient-il, critiquant les politiciens haïtiens.

« Depuis son départ en 86, nous pensions que le pays allait aller de l’avant mais nous sommes entrés dans une crise sans fin, ce qui fait qu’historiquement nous avons fait marche arrière », souligne Robert Duval.

Ce retour signifie « au niveau symbolique [que] nous sommes une nation qui ne peut pas trouver sa voie. Les contradictions sociales sont tellement aigues…c’est la faiblesse des organisations progressistes qui a permis un retour aussi grave », regrette Duval.

 

La première conférence de presse de Duvalier, reportée
Activités fébriles autour du Karibe ou loge l’ancien dictateur

P-au-P., 17 janv. 2011 [AlterPresse] — La première conférence de presse prévue ce 17 janvier par l’ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier, au lendemain de son retour en Haiti a été reportée, informe son ancien ambassadeur Henry Robert Sterlin, qui lui sert occasionnellement de porte-parole.

Sterlin explique que Duvalier « ne peut recevoir » les journalistes aujourd’hui, car les arrangements nécessaires n’ont pas encore été faits avec l’hotel Karibe, où loge Duvalier en compagnie de sa femme, Véronique Roy.

A propos de la raison de la présence de Duvalier à Port-au-Prince, l’ancien diplomate a fait valoir que l’ancien « président à vie » est un « citoyen haïtien qui revient dans son pays » et que la constitution le lui permet.

Duvalier est « un ancien président et a droit à un passeport diplomatique pour revenir chez lui », ajoute Sterlin.

Jean-Claude Duvalier et son père François, à qui il a succédé en 1971, ont établi un régime de fer en Haiti et sont responsables de l’emprisonnement, de la mort et de la disparition de milliers d’opposants, ainsi que du détournement d’importantes ressources du pays durant 29 ans.

Sterlin a refusé de se prononcer sur les données relatives à la durée du séjour de Duvalier en Haiti. Selon des informations disponibles, il devrait rester 3 jours dans le pays.

Il rassure que lors de ses éventuelles déclarations publiques, Jean Claude Duvalier ne va livrer aucun « secret d’État ».

Une grande fébrilité est observée aux abords du Karibe, où Duvalier a reçu ses anciens partisans et connaissances durant une bonne partie de la journée.

Certains d’entre eux se sont montrés fiers et n’ont pas caché leur joie. D’autres, affichant leur arrogance, n’ont même pas voulu s’identifier auprès de la sécurité de l’hotel.

Henry Robert Sterlin, qui a été le dernier ambassadeur de Duvalier à Paris, à sa chute en 1986, confie qu’il a eu un « choc émotionnel » quand il a vu l’ancien dictateur.

« Mon cœur s’est fendu en quatre », dit-il.

 

Il faut que Jean-Claude Duvalier comparaisse en justice pour violations des droits humains

AMNESTY INTERNATIONAL / 17 janvier 2011

Jean-Claude Duvalier a été le président d'Haïti pendant 15 ans, de 1971 à 1986. Jean-Claude Duvalier a été le président d’Haïti pendant 15 ans, de 1971 à 1986.

Amnesty International a demandé aux autorités haïtiennes de déférer à la justice l’ancien président Jean-Claude Duvalier – surnommé « Bébé Doc » – pour les violations des droits humains commises sous son régime dans les années 1970 et 1980.
« Les violations des droits humains à grande échelle commises systématiquement en Haïti sous le régime Duvalier constituent des crimes contre l’humanité, a déclaré Javier Zuñiga, conseiller spécial d’Amnesty International. Haïti se doit d’engager des poursuites contre lui et toute autre personne responsable de tels crimes. »
Jean-Claude Duvalier est retourné en Haïti le 16 janvier à l’issue de près de 25 ans d’exile en France. Il avait fui Haïti en 1986 face à un soulèvement populaire, qui avait été violemment réprimé par les forces armées haïtiennes de l’époque et une milice locale, les « tontons macoutes ».
Tout au long des quinze années pendant lesquelles Jean-Claude Duvalier a occupé le pouvoir (1971-1986), la torture systématique et les autres formes de mauvais traitements étaient monnaie courante en Haïti.
Des centaines de personnes ont « disparu » ou ont été exécutées. Les membres des forces armées haïtiennes et les Volontaires de la sécurité nationale (surnommés les « tontons macoutes ») jouaient un rôle prépondérant dans la répression des personnes militant en faveur de la démocratie et du respect des droits humains. Les « tontons macoutes » ont été démantelés en 1986 et Jean-Claude Duvalier est parti en exil.
« Les autorités haïtiennes doivent mettre fin au cycle de l’impunité qui prévaut en Haïti depuis des décennies, a déclaré Javier Zuñiga. Ne pas traduire en justice les responsables ne pourraient qu’entraîner de nouvelles atteintes aux droits humains. »

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