REVUE DE LA PRESSE – Vendredi 21 janvier 2011

21 Jan

Duvalier brise le silence

Caroline Touzin / La Presse Avec l’AFP / Publié le 21 janvier 2011 à 18h57

Duvalier brise le silence

L’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier

Haïti - Duvalier parle des «victimes de (son) gouvernement»(Port-au-Prince) L’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier considère les accusations qui pèsent contre lui comme des «tracasseries», si l’on se fie à son discours prononcé ce vendredi en début de soirée.

Vêtu de son éternel veston bleu foncé, l’ancien «président à vie» a finalement brisé le silence sur la raison de son retour d’exil, cinq jours après son arrivée surprise dans son pays natal.

«Dès l’instant que j’ai pris la décision de revenir en Haïti pour commémorer avec vous, dans notre pays, ce triste anniversaire, je m’attendais à toutes sortes de persécutions;  mais croyez-moi, le désir de participer à vos côtés, à cette Konbit (travail collectif) pour la reconstruction nationale, dépasse de loin les tracasseries auxquelles je pourrais être confrontées»,  a-t-il dit lors d’une brève conférence de presse tenue dans un hôtel sélect de Pétionville au cours de laquelle il a lu un discours.

L’homme de 59 ans a parlé essentiellement en français, d’un débit lent, d’une voix fatiguée.  Son allocution a duré moins de huit minutes.  Il a refusé de répondre aux questions des nombreux journalistes locaux et internationaux présents. Quelque 200 partisans étaient massés à l’extérieur, calmes. Ils brandissaient des photos d’un «Bébé Doc», 25 ans plus jeune.

«Bébé Doc», qui a régné d’une main de fer sur Haïti de 1971 à 1986, a commencé son discours en disant que l’accueil des Haïtiens lui avait «donné chaud au coeur». Il est rentré au pays pour rendre hommage aux victimes du tremblement de terre du 12 janvier, «malheureusement», je ne suis pas arrivé à temps», a-t-il dit sans donner davantage de détails.

«Me voici revenu vous témoigner de ma solidarité en cette période extrêmement difficile de la vie nationale où vous êtes encore des centaines de milliers à vivre à la belle étoile, au milieu des ruines», a-t-il souligné.

L’ex-chef des Tontons macoutes, cette police secrète soupçonnée d’avoir torturé et tué des milliers d’opposants au régime,  a par ailleurs insisté sur le fait que son départ d’Haïti, il y a 25 ans, était «volontaire».

«Je saisis cette occasion pour présenter publiquement mes sympathies à mes millions de partisans qui, après mon départ volontaire d’Haïti, afin d’éviter un bain de sang et de faciliter le dénouement rapide de la crise politique, en 1986, ont été livrés à eux-mêmes», regrettant du même coup que certains de ces partisans aient été assassinés ensuite.

«Je saisis aussi cette occasion pour exprimer, une fois de plus, ma profonde tristesse à l’endroit de mes compatriotes qui se reconnaissent, à juste titre, d’avoir été victimes sous mon gouvernement», a-t-il poursuivi.

L’ancien dictateur a terminé son allocution en paraphrasant une allocution célèbre de Martin Luther King. «Quand vous ferez en sorte que la cloche de la réconciliation nationale puisse résonner dans tous les coeurs et que nous la laissions carillonner dans chaque commune, dans chaque ville, dans chaque quartier, dans chaque foyer, alors, nous pourrons hâter la venue du jour où tous les enfants d’Haïti, hommes et femmes, vieux et jeunes, riches et pauvres, ceux de l’intérieur comme ceux de la diaspora, puissent marcher la main dans la main sans exclusion et participer ensemble à la renaissance d’Haïti.» Il a conclu en scandant: «Vive Haïti! Que Dieu nous bénisse!».

Trois avocats américains, se présentant comme des amis de l’ex-dictateur, étaient à ses côtés lors de la conférence de presse. «C’est facile d’alléguer des choses contre quelqu’un. Il y a des gens qui l’accusent de toutes sortes de choses depuis son départ», a indiqué l’un d’eux à La Presse, Bob Barr.

L’ex-dictateur fait l’objet d’une enquête des autorités haïtiennes pour des crimes contre l’humanité commis sous sa présidence, selon Amnestie internationale. Quatre plaintes en ce sens ont été déposées mercredi à Port-au-Prince.

L’ancien dictateur a déjà été inculpé mardi de corruption, de détournements de fonds publics et d’association de malfaiteurs, commis sous sa présidence. Les autorités lui ont dès lors signifié une «interdiction de quitter le pays», selon des sources judiciaires.

 

Le Conseil de sécurité des Nations Unies appelle à l’organisation d’un second tour des élections en Haïti reflétant les recommandations de l’OEA

Contrairement au responsable des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, la conseillère électorale Ginette Chérubin précise que le CEP n’a pas encore décidé de publier des résultats définitifs le 31 janvier

Radio Kiskeya / vendredi 21 janvier 2011

Les membres du Conseil de sécurité ont appelé jeudi les autorités haïtiennes à s’inspirer des recommandations faites par « la mission d’appui à la vérification de tabulation des votes » de l’Organisation des états américains (OEA) pour organiser le second tour de l’élection présidentielle.

Au cours d’une réunion d’information à laquelle a participé la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, le responsable des opérations de maintien de la paix a souhaité que le Conseil électoral provisoire (CEP), comme il s’y est engagé, tienne pleinement compte des recommandations de l’OEA. Alain Le Roy a dit craindre le risque d’une crise constitutionnelle, après les accusations de fraudes massives et les manifestations qui ont suivi l’annonce des résultats du premier tour, le 7 décembre dernier. « Il est donc essentiel que le CEP puisse mener à bien sa mission sans ingérence politique », a-t-il souligné, en indiquant que les résultats définitifs du premier tour seraient probablement annoncés le 31 janvier, de manière à organiser le second tour à la mi-février. La conseillère électorale Ginette Chérubin a démenti vendredi que le CEP ait pris la décision de publier des résultats définitifs le 31 janvier.

Une crise politique durable ne doit pas s’ajouter aux calamités subies en 2010 par les Haïtiens, a prévenu pour sa part le représentant de la France, à l’instar des autres membres du Conseil. Si Haïti, a-t-il dit, ne se dote pas d’institutions fortes et stables, tous les moyens mis en œuvre par la communauté internationale resteront vains. La France a appelé le Gouvernement haïtien à tirer les conséquences des recommandations de l’OEA, conformément à ses engagements vis-à-vis de la communauté internationale.

À ce risque d’instabilité, la représentante des États-Unis en a ajouté un autre : le retour de l’ancien Président Jean-Claude Duvalier en Haïti. Susan Rice a néanmoins jugé que le Gouvernement haïtien semble prendre des mesures pour rendre l’ex-Président comptable de ses actes passés. Arrivé le 17 janvier à Port-au-Prince, M. Duvalier est désormais inculpé à la suite de plaintes déposées contre lui.

« Nous devons reconnaître qu’Haïti doit être refondé », a reconnu le représentant d’Haïti, Jean Wesley Cazeau, notant l’ampleur de la tâche ainsi que l’importance des ressources humaines, matérielles et financières nécessaires. Il a fait part des progrès réalisés par la Commission intérimaire de reconstruction d’Haïti.

Il reste cependant beaucoup à faire, a-t-il souligné, prévenant de l’arrivée de la saison cyclonique et des effets dévastateurs de l’épidémie de choléra qui, en moins de cinq mois, a fait plus de 3 500 morts et causé près de 90 000 hospitalisations. Selon la Secrétaire générale adjointe aux affaires humanitaires, le taux de mortalité dû à l’épidémie est passé de 9 à 2%. Comme les autres délégations, le représentant d’Haïti, a souhaité que le Groupe d’experts indépendants mis sur pied par le Secrétaire général fasse toute la lumière sur les origines de ce mal.

 

Rappel à l’ordre à l’ancien dictateur par la justice pour avoir filé à l’anglaise

P-au-P, 21 janv. 2011 [AlterPresse] — Jean Claude Duvalier a reçu un rappel à l’ordre du juge en charge de son dossier après avoir changé de lieu de résidence sans avertir les autorités judiciaires, apprend AlterPresse.

Selon les informations publiées ce vendredi 21 janvier par le quotidien Le Nouvelliste, le juge Carves Jean a interrogé Duvalier hier jeudi et lui a signifié qu’il devra à présent annoncer tout changement d’adresse 24 heures à l’avance.

Le dictateur avait quitté en douce l’hôtel où il logeait depuis son arrivée pour s’installer à Montagne Noire, dans les hauteurs de Pétion Ville (périphérie est). Jean Claude Duvalier fait l’objet d’une enquête sur les possibles implications de son régime dans des actes assimilables à des crimes contre l’humanité. Au moins cinq plaintes ont déjà été déposées contre lui à ce sujet.

Durant toute la durée de l’investigation l’ancien tyran devra demeurer en Haïti, mais ne sera pas « libre de ses mouvements », indique le quotidien.

Le dictateur n’a toujours pas fait de déclarations dans les medias, sinon un communiqué révélé par l’Agence France Presse et dans lequel il dément avoir l’intention d’intervenir dans le processus électoral en cours.

Arrivé dans le pays après 25 ans d’exil, Jean Claude Duvalier a créé la surprise et continue de maintenir le mystère.

Selon ce qu’a révélé au Nouvelliste Véronique Roy, son épouse, il aurait été tout simplement poussé par le mal du pays.

« Il voulait venir voir ses parents, ses amis, ses sympathisants qui étaient dans la souffrance… Sa mère, Simone Ovide Duvalier, est de Léogâne et il voulait voir cette ville pour laquelle il a un fort attachement et qui a été détruite par le tremblement de terre », a-t-elle lâché.

 

Nouvelle plainte déposée au Parquet

P-au-P, 21 janv. 2011 [AlterPresse] — L’entrepreneur Robert Duval, ancien prisonnier politique durant le régime de Jean Claude Duvalier, vient de porter plainte ce vendredi 21 janvier au Parquet contre le dictateur pour détention arbitraire et torture, apprend AlterPresse.

Robert Duval, fondateur de l’Athlétique d’Haïti, a été arrêté par des militaires et des miliciens et emprisonné entre le 20 avril 1976 et le 21 septembre 1977 à Fort Dimanche, mais également aux Casernes Dessalines et au Pénitencier National.

« En 1976, ils sont venus, ils sont entrés dans mon entreprise, dans mon bureau, et m’ont emmené aux Casernes Dessalines. De là j’ai passé 17 mois, puis, sous des accusations fallacieuses, ils m’ont condamné et envoyé au Fort Dimanche », explique Duval à Alterpresse.

Cet emprisonnement a été effectué sans aucune forme de procès préalable et uniquement après que les tortionnaires aient tranché, selon qu’il rapporte.

A Fort Dimanche, en plus des mauvais traitements subis, il indique avoir assisté impuissant à la disparition de nombre de détenus.

« Ils vous envoyaient végéter à Fort Dimanche pour disparaitre. Parce que, quand on vous envoie à Fort Dimanche, c’est comme si on vous condamne à mort…et chaque jour deux ou trois personnes mouraient », révèle-t-il.

Quatre autres plaintes ont déjà été déposées cette semaine contre Jean Claude Duvalier revenu en Haiti le 16 janvier dernier.

 

Haïti: les USA ont révoqué des visas de responsables officiels

ROMANDIE NEWS / AFP / 21 janvier 2011 21h02

WASHINGTON – Les Etats-Unis ont révoqué les visas d’un nombre indéterminé de « responsables gouvernementaux » haïtiens, a annoncé le département d’Etat vendredi, réitérant l’appel de Washington à un processus électoral « libre, juste et crédible » dans l’île.

« Nous avons décidé d’agir contre un certain nombre de citoyens haïtiens et nous continuerons à évaluer la situation », a déclaré le porte-parole Philip Crowley, soulignant qu’il était tenu par les lois américaines sur le respect de la confidentialité en matière de visas.

Invité à préciser de quelle catégorie de « citoyens » il s’agissait, il a répondu: « Des responsables gouvernementaux ».

Des médias haïtiens avaient rapporté auparavant qu’une dizaine de membres du parti de Jude Célestin, le candidat du parti du pouvoir à l’élection présidentielle haïtienne, avaient vu leurs visas d’entrée aux Etats-Unis révoqués.

L’Organisation des Etats américains (0EA) recommande d’exclure du second tour M. Célestin, considéré comme très proche du président sortant René Préval et arrivé tout juste deuxième à l’issue du premier tour du 28 novembre, marqué par de nombreuses fraudes électorales. Les Etats-Unis ont appelé à suivre l’avis de l’OEA.

« Notre attention se concentre à l’heure actuelle sur le fait d’assurer un processus électoral libre, juste et crédible en Haïti. (…) Nous n’hésiterons pas à prendre les mesures appropriées quand il y aura des individus liés à des épisodes de violence ou de corruption », a déclaré M. Crowley, suggérant ainsi que la révocation des visas visait à faire pression sur le pouvoir.

 

Les États-Unis déconseillent les voyages en Haïti
HAITI LIBRE – 21/01/2011 14:41:53

Haïti - ALERTE VOYAGE : Les États-Unis déconseillent les voyages en Haïti Dans un communiqué publié hier, le Gouvernement américain recommande « fortement » à ses citoyens de ne pas voyager en Haïti. Parmi les raisons citées, la délinquance, les crimes, l’épidémie de choléra, les troubles sociaux fréquents et violents à Port-au-Prince et la protection limitée de la police.
« Le Département d’Etat exhorte les citoyens américains à éviter tout voyage en Haïti, sauf si ces voyages sont essentiels et seulement, si ces voyages sont fait par des compagnies réputées qui offre des options d’évacuation et de soins de médicaux. » Le communiqué met en garde contre l’augmentation du nombre de victimes de crimes violents y compris les assassinats et les kidnappings à Port-au-Prince.
« Personne n’est à l’abri d’un enlèvement, quelle que soit sa profession, nationalité, race, sexe ou âge», précise le communiqué. « Dans de nombreux cas, au cours de la dernière année, des voyageurs qui sont arrivés à Port-au-Prince en provenance des États-Unis ont été attaqués et volés peu après avoir quitté l’aéroport. »

 

Wyclef, Martelly, Bellerive, Manigat… à l’affiche !
HAITI LIBRE – 21/01/2011 12:54:49

Haïti - Social : Wyclef, Martelly, Bellerive, Manigat... à l’affiche !« La Nuit de la solidarité pour les journalistes haïtiens » est un événement organisé par Haiti-based press freedom watchdog, SOS Journalistes, en partenariat avec le National Press Club, Capital Press Club et Trice Edney News Wire qui se tiendra le mercredi 26 Janvier au National Press Club à Washington DC.
Au moins 30 journalistes ont été parmi les victimes du séisme de janvier 2010. Les dons recueillit lors de cette soirée bénéfice servira à amasser des fonds pour fournir de l’aide sociale et professionnelle aux journalistes haïtiens et de l’aide financière aux familles des journalistes tués dans la catastrophe. 

Le Premier ministre Jean-Max Bellerive sera parmi les orateurs de cette Nuit de la Solidarité pour les journalistes haïtiens, qui est également destinée à sensibiliser à la nécessité d’une presse haïtienne forte, indépendante, dynamique pour aider à défendre et protéger l’intérêt public et promouvoir le journalisme d’investigation.


La soirée débutera par quelques orateurs :
Jean Max Bellerive (Premier Ministre d’Haïti)
Guy Lamothe (Directeur général d’Haïti du centre de facilitation des investissements)
Michel Martelly (candidat aux élections présidentielles haïtiennes)

Mirlande Manigat (candidate aux élections présidentielles haïtiennes)
Suivit en spectacle de :

Wyclef Jean (Star du Hip Hop)

Michel Martelly (Star de la musique Konpa)

AZOR (batteur et chanteur haïtien Voodoo)

King Kino (Konpa haïtien et chanteur de R & B)
Pour informations et commandites :
Joseph Guyler Delva en Haïti
011(509)3445-3535

011(509)3816-8848
Shirley Augustin au Canada
1
(514) 691-2241
1
(514) 382-2121
Melinda Cooke
at au National Press Club
 : mcooke@press.org
Prix des billets : 100 $ par personne, membre de NPC 75 $, Table pour 10 personnes : 1,500 $, Table VIP: 2,000 $ 


 

L’ambassadeur dominicain réprouve le comportement de ses compatriotes
HAITI LIBRE – 21/01/2011 12:04:13

Haïti - Social : L’ambassadeur dominicain réprouve le comportement de ses compatriotesPlus de deux cents haïtiens en situation irrégulière ont été arrêtés hier, tôt le matin, dans des raids menés par des fonctionnaires de la Direction Générale de l’Immigration et de l’armée nationale au péage de l’autoroute Las Américas. Ces opérations ont été étendues aux arrêts de bus situé à Boca Chica et Andrés, qui desservent à la fois, l’Est du pays et le District National.
Des haïtiens ont été contrôlés dans des minibus par des responsables militaires et de l’immigration pour vérifier s’ils résidaient légalement en République dominicaine. Ceux qui n’avaient pas de document ont été emmenés au siège de l’immigration pour rapatriement dans leur pays d’origine.
Des représentants de plusieurs conseils de quartiers de Santiago confirment être arrivés à un accord avec des responsables de l’immigration, suivant lequel, les illégaux haïtiens ne seront pas persécutés par la population jusqu’au 27 février, afin de donner aux autorités, le temps de résoudre elles-mêmes la situation.
Le directeur adjoint de l’immigration, Juan Izidro Perez, qui a pris part a la rencontre avec les conseils de quartier a fait savoir que, relayées par la presse internationale, les menaces des citoyens dominicains sont de nature à causer beaucoup de préjudices au pays, en alimentant une fausse perception, selon laquelle en République dominicaine, il y aurait une forme de xénophobie contre les Haïtiens, alors que selon lui, ce n’est pas le cas.
Alors qu’en décembre dernier Fritz Cinéas, l’ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine déplorait le comportement de certains haïtiens, c’est maintenant au tour de L’ambassadeur dominicain en Haïti, Rubén Silié de qualifier d’extrémistes ses compatriotes qui menacent d’expulser de force les haïtiens qui sont en situation irrégulière dans plusieurs régions de la République dominicaine, notamment à Santiago.
Au sujet d’ententes entre l’immigration et la population, l’Ambassadeur Silié a fait savoir jeudi, que de pareils accords ne reflètent pas la position officielle de son gouvernement. Il a précisé que la politique de son gouvernement consiste a garder dans le pays, les haïtiens qui sont en situation régulière et empêcher les illégaux d’y entrer.
Le diplomate dominicain recommande une nouvelle gestion de la question migratoire entre Haïti et la République Dominicaine, soulignant que c’est ensemble, que les deux pays pourront trouver une solution. Il est convaincu que la situation des haïtiens en République Dominicaine, préoccupe les autorités d’Haïti, déplorant toutefois, ne pas avoir pu, jusqu’à présent, s’entretenir avec le Gouvernement de cette question.

 

Jean-Claude Duvalier serait revenu en Haïti pour pouvoir récupérer de l’argent

LEMONDE.FR | 21.01.11 | 17h32  •  Mis à jour le 21.01.11 | 17h39

Jean-Claude Duvalier, l’ancien président haïtien, serait revenu en Haïti après vingt-cinq ans d’exil en France non pas pour tenter de reconquérir le pouvoir, mais pour pouvoir récupérer quelque 6 millions de dollars bloqués en Suisse, selon un article publié jeudi 20 janvier par le New York Times.

Officiellement, « Baby Doc », inculpé mardi de corruption et de détournements de fonds, n’a toujours pas expliqué les raisons de son surprenant retour au pays, dimanche dernier. Dans cet article du quotidien américain, la journaliste Ginger Thompson écarte l’hypothèse d’une tentative de retour au pouvoir de M. Duvalier et avance une explication inédite.

« Le retour risqué de M. Duvalier chez lui pourrait avoir été motivé par une autre raison : l’argent », écrit-elle. « Bien que M. Duvalier ait été pendant longtemps accusé d’avoir pillé 300 millions de dollars en Haïti avant de s’enfuir, il y a près de vingt-cinq ans, ses avocats et amis ont toujours assuré que tout cet argent avait été gaspillé par un train de vie fastueux et des achats de bijoux, châteaux et voitures de luxe ainsi que par le divorce très coûteux d’avec son ex-femme », poursuit-elle.

6 MILLIONS DE DOLLARS BLOQUÉS EN SUISSE

Or, explique-t-elle, il resterait encore 6 millions de dollars bloqués sur un compte en Suisse, et que M. Duvalier voudrait bien récupérer. Et l’explication donnée par un de ses avocats, Gervais Charles, selon laquelle Baby Doc voudrait récupérer cet argent « simplement pour pouvoir le donner à la Croix-Rouge » ne semble pas convaincre.

En 2010, « quelques heures seulement avant le tremblement de terre », la Suisse avait estimé qu’au moins 4,6 millions de dollars pourraient être rendus aux Duvalier, ce qui avait alors provoqué un tollé.

Les autorités suisses avaient alors réagi en adoptant ce qui fut surnommé la « loi Duvalier », et qui permettrait aux pays ayant été spoliés par des dictateurs de pouvoir récupérer plus facilement ces bien mal acquis. Mais cette loi ne prendra effet qu’au 1er février et, jusqu’à ce jour, les Etats qui déposent des plaintes pour réclamer de l’argent volé auprès de la Suisse doivent encore démontrer qu’ils ont commencé une enquête sur le voleur présumé avant que des fonds puissent être rendus.

« C’ÉTAIT UN PARI, TOUT SIMPLEMENT »

« Donc, démontre Mme Thompson, si M. Duvalier avait pu se glisser dans le pays et en repartir en toute tranquillité, sans incident, comme il avait originellement prévu de le faire, il aurait pu arguer que Haïti n’ayant pas engagé de poursuites judiciaires, cet argent était le sien. »

Le calcul de M. Duvalier était donc que Haïti se trouve actuellement dans un état de faiblesse tel, notamment administrative, qu’il lui était impossible d’engager des poursuites contre lui.

Selon un analyste proche du gouvernement interrogé par la journaliste et qui a tenu à garder l’anonymat, « c’était un pari, tout simplement ». « Il a parié parce qu’il n’a plus d’argent et que sa santé est déclinante, qu’avait-il à y perdre ? »

 

La plupart des cas de fraude se sont produits dans les bureaux de vote selon l’OEA

RADIO METROPOLE / Vendredi, 21 janvier 2011 11:01

La Mission d’experts de l’OEA pour la vérification de la tabulation des votes de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010, révèle que la plupart des irrégularités et des cas de fraude se sont produits dans les bureaux de vote le jour de l’élection .
L’annonce a été faite par la mission dans son rapport présenté aux autorités haïtienne.
« Suite à la visite du Secrétaire Général de l’OEA le 17 janvier, le rapport a été transmis officiellement par le Président de la République au Conseil Électoral Provisoire (CEP) le 18 janvier 2011. Ce rapport contient une évaluation et des recommandations concernant la tabulation des votes de l’élection présidentielle ainsi que d’autres facteurs ayant eu un impact sur les résultats préliminaires du premier tour », peut-on-lire dans le communiqué.
Cette Mission, composée de neuf experts en tabulation, statistiques, analyse de données, technologies de l’information et systèmes électoraux, originaires du Canada, du Chili, des États-Unis, de la France et de la Jamaïque, a travaillé dans le pays à partir du 30 décembre 2010 jusqu’au 9 janvier 2011.
La Mission d’experts a conçu une méthodologie spécifique pour évaluer la tabulation des votes lors du premier tour. L’examen d’un échantillon pilote a permis d’établir une liste de contrôle pour la collecte de données et de déterminer les critères pour la vérification des procès-verbaux (PV). Par la suite, la Mission a défini un échantillon aléatoire national de 300 PV qui lui a permis d’identifier des tendances aussi bien que les irrégularités les plus fréquentes.
L’analyse des données collectées à partir de l’échantillon national a également démontré que l’utilisation des paramètres relatifs au taux de participation électorale et au décompte des votes par candidat était la façon la plus efficace pour identifier les irrégularités et les fraudes. Les experts ont par conséquent vérifié tous les PV dont le taux de participation électorale a atteint 50% ou plus, et où l’un des candidats présidentiels a obtenu 150 votes ou plus.
« La Mission a également vérifié tous les PV avec un taux de participation de 100% ou plus. Au total, la Mission d’experts a vérifié 919 PV représentant 16.9% du total des votes comptabilisés par le Centre de Tabulation des Votes (CTV). Les vérifications ont mis l’accent sur la présence des signatures requises sur le PV, la présence de la liste électorale partielle (LEP) et de la feuille de décompte dans le sachet transparent qui contient le PV ainsi que sur la présence et la validité des numéros de cartes d’identification nationale (CIN) qu’y étaient inscrit », peut –on lire dans un communiqué rendu public par la mission ce 20 janvier
Suite à l’évaluation des PV, la Mission d’experts a recommandé au Conseil Électoral Provisoire (CEP) l’exclusion de 234 PV qui n’étaient pas en conformité avec les critères énoncés ci-dessus dans le but de contribuer à informer sa décision quant à la validation des résultats préliminaires de l’élection présidentielle ainsi qu’au classement du deuxième et troisième candidat. Cette recommandation devrait être prise en compte lors de la phase du contentieux qui permet aux candidats de contester les résultats préliminaires à travers des auditions légales afin qu’un résultat final pour le premier tour de l’élection présidentielle puisse être proclamé.
En ce qui concerne l’évaluation des pratiques et des procédures employées au CTV, la Mission d’experts de l’OEA considère que celles-ci n’ont pas été mises en œuvre de façon systématique. La Mission a découvert un certain nombre de PV dont les résultats ont été comptabilisés, mais qui ne répondaient pas aux critères préétablis. Malgré ces défaillances, la Mission reconnaît les efforts entrepris au CTV pour identifier et exclure les PV irréguliers de la tabulation des résultats préliminaires. Les 64,867 votes exclus ont été partagés de façon disproportionnée par les trois premiers candidats. La Mission d’experts a fourni des recommandations pour standardiser et rendre plus transparente la vérification des PV. Ses recommandations portent également sur la formation et l’organisation du travail du CTV pour améliorer son efficacité.
La Mission Conjointe OEA/CARICOM (MOEC) déplore la fuite d’une ébauche du rapport avant que celui-ci ne soit remis aux autorités haïtiennes, tel que stipulé dans les termes de référence régissant son travail.
La MOEC prend note du Communiqué de presse #63 du CEP en date du 18 janvier 2011 qui signale que la recommandation concernant le changement de position dans le classement du deuxième et troisième candidat des résultats préliminaires du 7 décembre 2010 « sera prise en compte dans le cadre du traitement des contestations au niveau du BCED et du BCEN conformément aux prescrits de la Loi électorale ». La MOEC note également que les candidats à la présidence qui ont produit des contestations par rapport aux résultats préliminaires pourront retirer auprès du CEP une copie du rapport de la Mission d’experts, et que les recommandations techniques de la Mission d’experts seront considérées pour la réalisation du second tour.
Lors de sa visite en Haïti, le Secrétaire Général de l’OEA a informé le Président de la République que la deuxième Mission d’experts de l’OEA accompagnera la phase du contentieux au niveau national (BCEN) pour s’assurer que les auditions portant sur l’élection présidentielle se déroulent en toute transparence et en conformité avec la Loi électorale.

 

Les autorités haïtiennes s’engagent à enquêter sur les violations des droits humains commises sous la dictature

ALTERPRESSE / vendredi 21 janvier 2011

Note de presse d’Amnesty International

Les autorités haïtiennes ont informé Amnesty International du début d’une enquête sur les crimes contre l’humanité, commis pendant le régime de Jean-Claude Duvalier dans les années 1970 et 1980.

Le chercheur sur Haïti d’Amnesty International, Gerardo Ducos, a rencontré hier [jeudi 20 janvier 2011] le Commissaire du gouvernement, Harycidas Auguste, et le ministre de la Justice, Paul Denis, pour discuter de la nécessaire enquête sur les abus commis pendant les années au pouvoir de Jean-Claude Duvalier.

Gerardo Ducos a remis plus d’une centaine de documents qui détaillent des dizaines de détentions arbitraires sans jugement, de l’usage systématique de la torture, des disparitions forcées et des exécutions extrajudiciaires ayant eu lieu en Haïti entre 1971 et 1986.

« Instruire le cas de Jean-Claude Duvalier, pour des violations graves des droits humains à l’époque où il était au pouvoir, est un énorme pas en avant », selon Gerardo Ducos.

« Ce dont nous avons besoin désormais, c’est d’un procès prompt et impartial, qui respecte les standards internationaux, pour réellement rendre justice à ceux et celles qui ont attendu bien trop longtemps. »

« Torture, disparitions forcées et exécutions extrajudiciaires sont qualifiées de crimes par le droit international et ne sont soumis à aucune prescription. Justice doit être rendue si Haïti souhaite aller de l’avant », ajoute Gerardo Ducos.

Egalement, Amnesty International exhorte les autorités haïtiennes à s’assurer que toutes les victimes et tous les survivants des abus commis sous le règne de M. Duvalier – y compris ceux vivant hors d’Haïti – aient la possibilité de transmettre des preuves lors du procès.

« Nous demandons aussi aux Nations Unies d’offrir un appui technique aux autorités haïtiennes pour s’assurer que le jugement de Jean-Claude Duvalier répond aux attentes du peuple haïtien et de la communauté internationale, » explique Gerardo Ducos.

 

Dépôt d’une plainte contre le CEP
HAITI LIBRE – 21/01/2011 10:31:45

Haïti - Élections : Dépôt d’une plainte contre le CEPLe système judiciaire haïtien ne va pas manquer de travail. Après les plaintes déposées contre l’ex Président Duvalier, le Groupe des 12 candidats, qui réclame l’annulation des élections du 28 novembre, réunit en collectif, a déposé une plainte au Parquet de Port-au-Prince, contre le Conseil Électoral Provisoire (CEP). D’autre part, Jean Louis Barrais, un membre du collectif, a fait savoir que d’autres plaintes vont être déposées contre des proches du gouvernement, accusés d’association de malfaiteurs.
Me Jean Renel Sénatus, l’avocat du Collectif, exige que le président du CEP, Gaillot Dorsainvil et le directeur Général Pierre Louis Opont répondent aux questions de la justice dans le cadre de cette affaire, affirmant que les membres du collectif sont victimes d’escroquerie, de fraudes orchestrées par les conseillers électoraux lors du premier tour des élections.
Le coordonnateur du collectif, Warner Cadet accuse le président du CEP et son directeur Général d’avoir commandité les fraudes électorales. Selon lui, ces responsables risquent des peines allant de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement selon les articles 146.2 et 199 de la loi électorale.
Une manifestation est annoncée dimanche pour continuer à réclamer l’annulation du scrutin.

 

Parc Industriel du Nord, tous les détails
HAITI LIBRE – 21/01/2011 15:39:39

Haïti - Économie : Parc Industriel du Nord, tous les détailsLe Gouvernement d’Haïti, le Gouvernement des Etats-Unis à travers le Département d’État, et la Banque Interaméricaine de Développement (BID), ont conclu un accord pour construire un parc industriel dans la zone du Nord d’Haiti avec comme preneur d’ancre, le la compagnie coréenne principale de fabrication de vêtement, Sae-A Co. Ltd. Le Parc Industriel du Nord, lequel devrait fournir 20,000 emplois permanents seulement à travers l’investissement de la compagnie Sae-A, répond aux priorités du Plan d’Action National du Gouvernement d’Haiti visant à créer des centres de développement économique en dehors de Port-au-Prince pour promouvoir la croissance future d’Haïti et apporter des opportunités d’emplois dans les régions reculées d’Haiti. La Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) a permis et a approuvé cet effort, marquant le premier partenariat majeur public-privé pour la création d’emplois permanents en Haiti depuis le séisme du 12 janvier 2010.
L’adoption de la loi HELP (Haiti Economic Lift Program Act) par le Congrès américain en Mai 2010 était un catalyseur essentiel pour augmenter de manière significative les préférences commerciales du marché américain vers l’industrie du vêtement haïtien, lequel en retour rendra Haiti plus attrayant aux opérations de manufacture de grande envergure comme celles de la compagnie Sae-A. Chaque signataire s’engage à investir dans le développement du Parc et le secteur environnant, y compris l’infrastructure du parc, le logement, le traitement des eaux usées, l’électrification et la modernisation du port. Cet accord amène la concrétisation du Protocole d’Accord signé au mois de Septembre en marge de l’Assemblée Générale des Nations-Unies, où les partis se sont mis d’accord pour explorer la viabilité d’un parc industriel mondialement compétitif et des opérations majeures de fabrication dans le Nord d’Haiti. L’opération du parc et les activités de fabrication devraient débuter au premier trimestre de l’année 2012.

Le Parc Industriel Nord va :

  • Créer 20,000 emplois haïtiens à temps plein dans la première phase avec seulement l’investissement de la compagnie Sae-A, le rendant ainsi le plus grand employeur du secteur privé en Haiti.
  • Créer plus de 500 millions de dollars en salaire et bénéfices pendant dix ans.
  • Soutenir directement les sources de revenus de 100,000 à 120,000 Haïtiens.
  • S’étendre pour supporter 65,000 emplois permanents dès que le Parc sera entièrement développé et augmenter les emplois relatifs à l’industrie haïtienne du vêtement de plus de 200%.
  • Augmenter le nombre d’emplois formels enregistrés dans le secteur privé d’au moins de 20%.
  • Créer la première factorerie de textile d’Haiti de tricot et de teinture.
  • Être le premier fabricant à produire des vêtements avec du textile fabriqué en Haiti, réduire la dépendance à l’importation des matières premières et augmenter significativement la valeur ajoutée du composant en Haiti pour chaque vêtement fabriqué.
  • Augmenter l’assiette de l’impôt avec l’augmentation des emplois et le flux de commerce.

Investissement, le Parc va également :

  • Inclure le développement d’un quartier résidentiel dans les communautés avoisinantes, dont au moins 5,000 maisons.
  • Aider à installer un port moderne dans la région du Nord et un système de routes réhabilitées au bénéfice du Parc et favorisant du même coup d’autres industries telles que le tourisme et l’agriculture.
  • Fournir de l’électricité au-delà de la zone du Parc dans les zones environnantes qui n’ont actuellement pas accès à un réseau électrique.
  • Créer, en plus des premiers 20,000 emplois créés par Sae-A, un nombre supplémentaire de 15,000 emplois ou plus, aussitôt que la première phase du parc est complétée, dans les domaines des micro-entreprises, l’agriculture, la vente de nourriture ou les services financiers.
  • Doubler, à travers l’investissement de Sae-A, l’investissement direct reçu de l’étranger par Haïti pendant toute l’année 2009.

Engagement de chaque parti :

  • SAE-A va investir au moins 78 millions de dollars pour le développement du bâtiment, l’achat des machines et équipements.  Elle va occuper 50 hectares de terre et employer 20,000 ouvriers haïtiens, selon les normes de l’Organisation Internationale du Travail.
  • Le Gouvernement d’Haïti, en tant que propriétaire du parc, établira un contrat pour la gestion du parc et apporter le support et la surveillance, tout  en s’assurant  que la nouvelle construction adhère aux normes de construction qui permettent de résister aux tremblements de terre et aux ouragans.
  • Le Gouvernement des États-Unis apportera un financement de plus de 120 millions de dollars en subvention en ce qui à trait à l’électrification du Parc, l’installation de logements dans les communautés environnantes et l’amélioration des ports.
  • La Banque Interaméricaine de Développement investira au moins 50 millions de dollars en subvention pour le développement de la fondation des usines et des infrastructures à l’intérieur de la clôture.
  • N’étant pas partie prenante de l’accord, l’Union Européenne offre toutefois un financement pour l’amélioration des infrastructures, y compris les routes d’accès et les artères principales dans le Nord.

Informations sur l’industrie du vêtement en Haiti :

  • Il y a vingt ans, l’industrie du vêtement d’Haiti était un important fournisseur d’articles d’assemblage pour le marché américain et employait jusqu’à 100,000 personnes. Présentement le nombre d’employés est d’environ 28,000.
  • En 2009, l’exportation du textile haïtien vers les Etats-Unis (estimée à 512 millions de dollars), représentait approximativement 10% du PIB haïtien, soit 90% du revenu de l’exportation du pays.
  • L’adoption de la loi HELP par le Congrès américain, a permis à des firmes de l’industrie du vêtement d’exprimer leur intérêt à étendre leur source d’approvisionnement en Haiti afin de bénéficier de la mise à jour sur les produits hors taxes rentrant sur le marché américain.
  • Les manufactures de vêtements opérant sur le marché haïtien ont augmenté le nombre d’emplois de plus de 4,000 depuis le séisme du 12 janvier. Elles ont non seulement permis aux employés de retrouver immédiatement leurs emplois, mais actuellement elles emploient plus de personnes que ce n’était le cas avant le séisme. Les plus grandes compagnies ont mises l’accent sur le développement agressif de plans d’investissement afin de bénéficier du remaniement des lois sur l’exemption de taxes sur les marchés américains.
  • Les conseils et informations véhiculés quotidiennement dans les manufactures ont considérablement réduit les incidences du choléra dans l’industrie. Seulement deux cas de choléra ont été reportés et traités dans les industries haïtiennes et cela résulte de l’éducation sanitaire des employés ainsi que de la distribution d’eau et de cachets pour la purification de l’eau.

Actuellement, les haïtiens ont besoin de quelque chose de plus fondamentale que l’aide sociale: ils ont besoin d’emplois à long terme. Et pour cela, la présence du secteur privé est essentielle.

 

Des containers d’aide bloqués depuis 9 mois !
HAITI LIBRE – 21/01/2011 10:06:49

Haïti - Humanitaire : Des containers d’aide bloqués depuis 9 mois !Le Ministère de l’Intérieur slovaque a confirmé que le deuxième container d’aide humanitaire envoyée par la Slovaquie en Haïti, suite au séisme de janvier 2010, était toujours en attente de dédouanement, par la douane haïtienne après neuf mois.
L’information a été communiquée par le Chancelier Vladimír Krčméry et confirmé par Lucie Gajarová du Département des Communications du Ministère de l’Intérieur slovaque, qui a précisé que le container slovaque n’est pas le seul à subir ce sort « il y aurait des centaines de containers d’autres pays également en attente de dédouanement ».
« Il est extrêmement compliqué d’obtenir un service en Haïti. Tout ce que vous pouvez faire ici [en Slovaquie] en moins d’une semaine, prend une année là-bas…», a déploré Krčméry, précisant que seuls ceux qui peuvent se permettre d’offrir des pots de vin, peuvent obtenir un service rapide « La corruption est le plus grand ennemi » ajoutant que « des pots de vin sont demandés pour tout ».

 

26 ex-détenus et un innocent ont été rapatriés hier en Haïti
HAITI LIBRE – 21/01/2011 09:26:29

Haïti - USA : 26 ex-détenus et un innocent ont été rapatriés hier en HaïtiMalgré la requête d’urgence déposée début janvier par plusieurs organisations de droits humains, dont le Centre pour les droits constitutionnels, Alternative Chance et « The Florida Immigrant Advocacy Center (FIAC) », pour tenter d’empêcher la reprise des déportations vers Haïti des criminels condamnés aux Etats Unis, les autorités américaines ont procédé hier au rapatriement de 27 haïtiens.
26 sont des ex-détenus ayant été condamnés pour divers actes criminels, qui ont purgé leur peine aux États-Unis, ont été rapatriés hier en Haïti. Ces déportations ont été immédiatement critiquées par les membres de la communauté haïtiano-américaine et les défenseurs de l’immigration.
Charles H. Kuck l’avocat de Lyglenson Lemorin (35 ans) [le 27 ème haïtien], a confirmé que son client M. Lemorin, figurait bien sur la liste des personnes déportées, alors qu’il avait été acquitté en 2007 d’une accusation de complot pour détruire la Sears Tower à Chicago. Le renvoi de M. Lemorin est « une injustice inhérente à notre système d’immigration » a fait savoir son avocat « Expulser un innocent ne doit jamais être tolérée ».
Dans un communiqué, Barbara Gonzalez, porte-parole de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), a déclaré que ce transfert était conforme à la priorité d’éloignement des étrangers qui constituent une menace pour la sécurité publique, ajoutant que ces déportations allaient se poursuivre périodiquement.
Daphné Campbell, représentante de Floride, dont la circonscription comprend Miami’s Little Haïti, a déclaré qu’elle ne souhaitait pas se prononcer sur la déportation des personnes reconnues coupables de crimes, mais qu’elle allait rencontrer le Vice-président Joe Biden et Barack Obama dans l’espoir de discuter de la politique d’immigration des Haïtiens.
Washington s’est engagé à n’expulser pour le moment que des criminels ayant purgé leur peine. Mais tous les Haïtiens clandestins ou accueillis à titre provisoire après le séisme, pourraient également être concernés plus tard dans l’année.

 

Crimes contre l’humanité: «un principe qui n’existe pas» en Haïti

CYBERPRESSE.CA / Publié le 20 janvier 2011 à 20h33

Jean-Claude Duvalier est tenu responsable par des organisations... (PHOTO: RAMON ESPINOSA, AP)

Jean-Claude Duvalier est tenu responsable par des organisations de défense des droits de l?homme de la mort de milliers d?opposants durant sa présidence (1971-1986).

PHOTO: RAMON ESPINOSA, AP

Un des avocats de l’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a affirmé jeudi que les accusations de crimes contre l’humanité déposées contre son client étaient nulles car «c’est un principe qui n’existe pas» dans le droit local.

«Ce n’est pas parce que la personne s’appelle Jean-Claude Duvalier, qu’il faut bousculer tout le droit haïtien et introduire des principes qui n’existent pas!», a lancé Me Gervais Charles lors d’une interview avec Radio-Canada.

Il réagissait aux plaintes pour crimes contre l’humanité déposées mercredi par la journaliste haïtienne Michèle Montas, ex-porte-parole du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, et trois autres personnes, contre «Baby Doc», qui est rentré inopinément dimanche en Haïti après 25 ans d’exil en France.

«En ce qui a trait à ce qu’on appelle crimes contre l’humanité, c’est un principe qui n’existe pas en droit haïtien», a martelé par téléphone l’avocat de l’ex-président «à vie». Duvalier est tenu responsable par des organisations de défense des droits de l’homme de la mort de milliers d’opposants durant sa présidence (1971-1986).

Les plaintes pour crimes contre l'humanité contre Jean-Claude... (Photo: Reuters) - image 2.0Les plaintes pour crimes contre l’humanité contre Jean-Claude Duvalier ont été déposées mercredi par la journaliste haïtienne Michèle Montas (photo) et trois autres personnes.

Photo: Reuters

Quant aux conventions internationales permettant de poursuivre n’importe où quelqu’un accusé de telles exactions, «je ne pense pas qu'(elles) ont été signées par Haïti», a-t-il poursuivi.

«On n’a jamais eu de poursuites en Haïti pour des crimes contre l’humanité, et c’est un principe de droit international qui est assez vague», a ajouté l’avocat, remarquant en outre que durant les 25 ans d’exil de son client «il n’y a jamais eu de plaintes véritables» contre ce dernier.

Outre Michèle Montas, dont l’époux défunt, le journaliste Jean Dominique, avait été intimidé puis exilé sous le régime Duvalier, les autres plaignants sont deux anciens prisonniers politiques, Alix Fils-Aimé et Claude Rosiers, incarcérés pendant 10 ans pendant la dictature, ainsi que Nicole Magloire.

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