REVUE DE LA PRESSE – Lundi 24 janvier 2011

25 Jan

La R. Dominicaine offre ses bons offices dans la crise haïtienne

Une éventuelle médiation de Santo Domingo se fera dans le respect de l’indépendance d’Haïti et avec le feu vert de la communauté internationale, explique le chancelier Carlos Morales Troncoso au lendemain du voyage inattendu du Président Préval en territoire dominicain

Radio Kiskeya / lundi 24 janvier 2011

Le ministre dominicain des affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso, a indiqué lundi que son pays était disposé à jouer le rôle de médiateur dans la crise politique post-électorale à laquelle est confrontée Haïti, sans toutefois interférer dans les affaires internes du gouvernement haïtien.

Selon le quotidien Listìn Diario, Troncoso soutient que la médiation dominicaine pourrait intervenir à travers les Nations Unies, l’Organisation des Etats américains, l’Union européenne et les pays donateurs d’Haïti comme le Brésil, les Etats-Unis et le Canada.

« Nous sommes toujours disposés à faire quelque soit ce que peut faire la République Dominicaine sans nous immiscer dans les affaires internes d’Haïti. Nous sommes dans les meilleures dispositions en vue d’aider Haïti à trouver une solution pacifique et démocratique à la crise électorale », a affirmé le chef de la diplomatie dominicaine.

Il a également prédit qu’avant le 30 janvier, le Conseil électoral livrerait son verdict sur le premier tour des présidentielles controversées de novembre à l’origine de la crise actuelle.

Commentant enfin la visite surprise samedi dernier à Santo Domingo du Président René Préval en compagnie de son Premier ministre, Jean-Max Bellerive, Carlos Morales Troncoso l’a qualifiée de démonstration supplémentaire de l’ouverture que pratique dans les relations internationales le chef de l’Etat dominicain, Leonel Fernàndez. Il avait, explique-t-il, déjà reçu dans des contextes de crise d’autres mandataires de la région, notamment l’ancien dirigeant colombien Alvaro uribe, les actuels Présidents équatorien Rafael Correa, vénézuélien Hugo Chàvez et des homologues d’Amérique Centrale.

A deux semaines de la fin de son mandat constitutionnel, le 7 février, Préval -soumis à de fortes pressions internationales sur la nécessité d’écarter son poulain, Jude Célestin, de la course présidentielle pour fraudes caractérisées- a discuté avec Fernàndez de la crise politique et de l’épidémie de choléra présente des deux côtés de l’île d’Haïti ou Quisqueya.

Soutenue par l’ensemble de la communauté internationale, l’Organisation des Etats américains menace désormais de déclarer « illégitime », à partir du 7 février, le dirigeant haïtien s’il refuse d’appliquer les recommandations d’un rapport d’évaluation du processus électoral préconisant un second tour entre la constitutionnaliste Mirlande Manigat et le chanteur Michel Martelly.

René Préval devrait partir le 7 février s’il n’annonce pas avant cette date le calendrier du second tour des élections, selon des sources diplomatiques anonymes citées par le Miami Herald

 

“Après cette date, il ne sera plus reconnu comme président, ainsi que Jean Max Bellerive comme premier ministre”, a déclaré un diplomate

Radio Kiskeya / lundi 24 janvier 2011

Le Miami Herald a cité lundi des sources diplomatiques anonymes selon lesquelles des démarches pourraient être menées auprès du Conseil permanent de l’Organisation des Etats Américains (OEA) pour que, en référence à la Charte démocratique interaméricaine, René Préval soit déclaré président illégitime d’Haïti à partir du 7 février si, avant cette date, il ne publie un calendrier du second tour des élections.

“Après cette date, il ne sera plus reconnu comme président, ainsi que Jean Max Bellerive comme premier ministre”, a déclaré un diplomate sous couvert de l’anonymat.

“Le mandat constitutionnel de Préval expire le 7 février et la communauté internationale essaie de supporter un second tour des élections après son depart”, ajoute le diplomate.

La Constitution haïtienne prévoit que le chef de l’Etat sortant sera remplacé par le président de la Cour de Cassation et le gouvernement Bellerive resterait en poste jusqu’à l’entrée en fonction du président élu, indique le Miami Herald, sans préciser s’il citait encore un diplomate.

La majeure partie de la classe politique et la société civile organisée haïtiennes considèrent que le président René Préval, ainsi que le gouvernement Bellerive, doivent partir le 7 février 2011. Une vaste mobilisation est annoncée par des organisations populaires pro-Aristide pour obtenir le départ à cette date de M. Préval. Ce dernier projette pour sa part de rester au pouvoir jusqu’au 14 mai, date devant marquer ses 5 ans effectifs de mandate. Il souligne vouloir éviter au pays “l’aventure d’un nouveau gouvernement provisoire”.

 

Haïti – Élections : Fin des rumeurs, il y aura un second tour
HAITI LIBRE – 24/01/2011 16:52:05

clip_image001[6]Plusieurs représentants de la communauté internationale se sont rendus lundi au siège du Conseil électoral Provisoire (CEP) haïtien pour encourager cette instance à réviser les résultats contestés de l’élection présidentielle du 28 novembre 2010. http://www.haitilibre.com/article-2196-haiti-politique-des-rumeurs-d-annulation-des-elections.html
Après une réunion de 90 minutes, Edmond Mulet, représentant du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a déclaré « Les recommandations de la mission de l’OEA montrent le chemin à suivre pour sortir de cette impasse. C’est aux autorités, c’est au CEP, d’appliquer ou pas ces recommandations, mais c’est une voie à suivre et que nous souhaitons».
Edmond Mulet a ajouté que les ambassadeurs, parmi lesquels la représentante de l’UE, Lut Faber-Gossens, avaient plaidé pour la poursuite du processus électoral et l’organisation d’un second tour, alors que le CEP doit publier dans les prochains jours (entre le 31 janvier et le 2 février) les résultats définitifs du premier tour « la communauté internationale n’appuie pas, ne soutient pas, n’accompagne pas la possibilité d’une annulation des élections » a déclaré M. Mulet. « Nous voulons simplement que la volonté du peuple haïtien soit respectée et nous sommes certainement pour la poursuite des élections » a déclaré pour sa part Kenneth Merten, l’ambassadeur des États-Unis en Haïti.
D’après nos informations le CEP aurait remis aux membres de la communauté internationale une ébauche de calendrier pour le second tour des élections. En attendant ces résultats… le CEP va siéger au Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) ou devrait débuter l’audition des contestations des candidats, ce lundi 24 janvier à compter de 14:00. Deux tribunaux de 5 membres comprenant 3 conseillers électoraux et 2 avocats du CEP ont été ainsi mis en place. Ces tribunaux fonctionneront simultanément et les cas semblables seront regroupés. 105 candidats ont déposés des recours.

Haïti – USA : Retour en Haïti de 700 ex-détenus en 2011 !
HAITI LIBRE – 24/01/2011 15:59:46

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Après l’expulsion jeudi dernier, de 27 ex-détenus haïtiens, http://www.haitilibre.com/article-2171-haiti-usa-26-ex-detenus-et-un-innocent-ont-ete-rapatries-hier-en-haiti.html les autorités américaine entendent poursuivre les rapatriements en ignorant les objections des groupes de défense des droits de l’homme.
Ainsi, l’application de la loi prévoit le retour de 700 haïtiens en 2011. Barbara Gonzalez, porte-parole de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) a justifié ces expulsions en affirmant que tous ceux qui sont renvoyés sont des «étrangers criminels», ayant été condamnés par les tribunaux des États-Unis pour diverses violations de la loi. Tous ont déjà purgé des peines dans les prisons américaines.
On comprend mieux, avec ce genre de décision, pourquoi le gouvernement américain a émis une «Alerte voyageurs», déconseillant à ses concitoyens de voyager en Haïti afin d’éviter d’être confronté à la délinquance et à l’augmentation des actes de violence… http://www.haitilibre.com/article-2178-haiti-alerte-voyage-les-etats-unis-deconseillent-les-voyages-en-haiti.html
Haïti terre d’accueil…

La communauté internationale met la pression sur le Conseil electoral

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Des partisans du candidat du pouvoir à la présidentielle haïtienne, Jude Célestin, le 9 décembre 2010

(AFP) – 23/91/11 – PORT-AU-PRINCE — Plusieurs représentants de la communauté internationale se sont rendus lundi au siège du Conseil électoral haïtien pour encourager cette instance à réviser les résultats contestés de l’élection présidentielle et à en exclure le candidat du pouvoir.

Edmond Mulet, représentant du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, a déclaré à l’AFP que les ambassadeurs avaient plaidé pour que le Conseil électoral provisoire (CEP) accepte la recommandation de l’Organisation des Etats américains (OEA) afin de poursuivre le processus électoral.

L’OEA, chargée par le président haïtien René Préval de se pencher sur le premier tour de la présidentielle du 28 novembre, a constaté des fraudes et recommandé d’intervertir le classement des deuxième et troisième candidats.

Le candidat du pouvoir, Jude Célestin, est arrivé deuxième selon des résultats provisoires, avec quelques milliers de voix seulement de plus que son suivant, le chanteur Michel Martelly. Il est ainsi censé être opposé au second tour à une ancienne Première dame septuagénaire, Mirlande Manigat, arrivée en tête.

Mais l’annonce de ces résultats a provoqué des violences début décembre de la part des partisans de M. Martelly, exclu du second tour. Le président sortant René Préval, à qui la constitution interdit de se représenter et est considéré comme très proche de M. Célestin, n’a toujours pas réagi aux conclusions de l’OEA qui a recommandé un deuxième tour Martelly-Manigat.

Le second tour qui était prévu le 16 janvier n’a pu avoir lieu, alors que le mandat de M. Préval s’achève le 7 février.

« Les recommandations de la mission de l’OEA montrent le chemin à suivre pour sortir de cette impasse. C’est aux autorités, c’est au CEP, d’appliquer ou pas ces recommandations, mais c’est une voie à suivre et que nous souhaitons », a déclaré M. Mulet.

Le diplomate onusien a ajouté que les ambassadeurs, parmi lesquels la représentante de l’UE, Lut Faber-Gossens, avaient plaidé pour la poursuite du processus électoral et l’organisation d’un second tour, alors que le CEP doit publier dans les prochains jours les résultats définitifs du premier tour.

« La communauté internationale n’appuie pas, ne soutient pas, n’accompagne pas la possibilité d’une annulation des élections », a déclaré M. Mulet à l’issue de la rencontre de 90 minutes.

« Nous voulons simplement que la volonté du peuple haïtien soit respectée et nous sommes certainement pour la poursuite des élections », a déclaré pour sa part l’ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth Merten.

L’ONU a fait savoir la semaine dernière qu’elle s’attendait à ce que le CEP annonce les résultats définitifs du scrutin fin janvier.

 
 

Des rumeurs d’annulation des élections…
HAITI LIBRE – 24/01/2011 13:51:40

 

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clip_image001[7]Depuis dimanche une rumeur circule avec insistance dans la capitale, Port-au-Prince, affirmant que le Gouvernement envisagerait l’annulation des élections du 28 novembre 2010. Une de plus dirons certains…
Ce lundi, rumeurs et spéculations se sont amplifiées, suite à une information rapportant la tenue d’une importante réunion, qui doit se tenir aujourd’hui, entre les membres du Conseils Électoral Provisoire (CEP) et plusieurs Ambassadeurs et personnalités dont : Juan Fernandez Trigo (Espagne), Kenneth Merten (Etats-Unis), Igor Kimpman (Brésil), ainsi que des représentants de l’Union Européenne, de l’Ambassadeur de France et Edmond Mulet, Représentant spécial du Secrétaire Génral de l’ONU et chef de la mission de la Minustah en Haïti.
Si cette rumeur s’avérait exacte, cela consacrerait l’échec de l’Organisation des États Américains (OEA) et infligerait un sérieux revers à la communauté internationale.
Bien qu’en Haïti même l’impossible reste possible, il nous semble peu probable que l’annulation du scrutin devienne une réalité. La manifestation de dimanche, organisée par le groupe des 12 n’a regroupé guère plus de 200 participants réclamant cette annulation. La contestation de Charles-Henri Baker, exigeant l’annulation des élections a été déclaré irrecevable par le tribunal électoral et les dossiers de contestations déposées par Michel Martelly et Jude Célestin ont été renvoyées dimanche, après délibération du Bureau de Contentieux Électoral Départemental (BCED), devant le bureau de contentieux électoral national (BCEN). Le BCED estimant que ces dossiers n’étaient pas de leurs compétences juridiques.
À suivre mais avec réserve…

 

L’argent mystérieux de «Baby Doc» pour la reconstruction…
HAITI LIBRE – 24/01/2011 12:48:00

clip_image006[4]Jean Claude Duvalier a confirmé la semaine dernière, s’être entouré de 3 avocats agissant à titre de conseillers et porte paroles et qu’ils ne sont pas impliqués dans ses problèmes judiciaires. Il s’agit de deux avocats de la Géorgie : Ed Marger et Mike Puglise et de l’ancien Sénateur Républicain américain, l’avocat Bob Barr, Représentant du 7è arrondissement de la Géorgie au Congrès américain entre 1995 et 2003 [candidat à la présidentielle pour le Parti Libertarien en 2008]. Barr est considéré comme un conservateur pur et dur, qui a été l’un des chefs de file de la procédure de destitution lancée contre l’ancien président Bill Clinton. Barr a dit qu’il était retourné à Port-au-Prince, pour la première fois en près de 30 ans, parce qu’il croit que « Duvalier s’intéresse réellement à soulager la souffrance d’Haïti »…
Après l’appel à la réconciliation prononcé par Jean Claude Duvalier, dans un court discours prononcé vendredi 21 janvier 2011, lors d’une conférence de presse dans sa résidence a Montagne Noire, http://www.haitilibre.com/article-2181-haiti-duvalier-texte-integral-du-discours-de-duvalier.html Maître Ed Marger a déclaré que « Duvalier n’a pas l’intention de revenir à la politique, et ne soutient aucun candidat à la présidence » ajoutant que l’ex-Président est intéressé à mettre en place une structure transparente qui pourra recueillir [transférer?] les fonds [bloqué?] qui sont à destinés à Haïti, « une entité indépendante, acceptable par tout le monde » citant pour illustrer ses propos Ernst & Young et Deloitte comme deux possibilités. « Il [Duvalier] ne veut pas les fonds pour lui-même » a déclaré Me Marger à CNN samedi dernier.
Me Marger, qui répondait à une journaliste qui lui demandait si cela signifiait qu’il ne faisait pas confiance à Bill Clinton qui co-préside avec le premier Ministre Jean Max Bellerive une commission conjointe (CIRH) destinée justement à faire ce travail avec les milliards de dollars promis par la communauté internationale, a répondu « Écoutez, j’ai été à Port-au-Prince, lorsque Bill Clinton a envoyé des bombardiers, bombarder (bombers to bomb) Port-au-Prince. Je n’ai aucun autre commentaire à faire sur ce sujet ».
Mais de quels fonds parle-t-on? CNN rappelle que par le passé, Duvalier avait tenté de réclamer personnellement les millions de dollars bloqués par la Suisse dans la fondation familiale des Duvaliers. Il s’agit de ± 7,5 millions de dollars, une somme bien dérisoire lorsque l’on parle de reconstruction…
Néanmoins la piste Suisse, pour des montants non connus, reste une des possibilités. En effet, la loi Suisse, adoptée par le Conseil d’État, la veille du séisme du 12 janvier 2010, ouvre la voie à la récupération de ces fonds. Cette loi stipule que la restitution des avoirs pourra se faire par le financement de programmes d’intérêts publics. Les modalités pourront faire l’objet d’un accord entre la Suisse et l’État d’origine ou à défaut le Conseil fédéral fixera comment l’argent sera rendu. Il pourra passer par « l’entremise d’organisations internationales » ou d’organisations non gouvernementales. http://www.haitilibre.com/article-376-haiti-politique-fonds-de-duvalier-la-loi-suisse-est-adoptee.html
Bien que les 7,6 millions de francs suisse (± 7,5 millions de dollars américain) représentent une somme modeste par rapport aux montants des fonds détournés par le régime Duvalier, l’issue de cette affaire en Suisse pourrait avoir, d’après le Conseil fédéral, un effet d’entraînement dans les autres pays où se trouvent des avoirs illicites du dictateur. La restitution des fonds identifiés sur le compte de l’UBS à l’Etat haïtien constitue donc un enjeu symbolique.
Selon une étude publiée en mars 2007 par le Comité Catholique Contre la Faim et pour le Développement (CCFD) et dans laquelle figurent deux estimations sur la valeur des avoirs détournés par « Bébé Doc ». Transparency International chiffre les détournements entre 300 et 800 millions de dollars tandis que l’Office des Nations-unies contre la drogue et le crime les évalue entre 500 millions et 2 milliards de dollars. http://www.haitilibre.com/article-305-haiti-justice-haiti-va-t-il-enfin-recuperer-l-argent-de-bebe-doc.html
D’autres part, Laura Howe, porte-parole de la Croix-Rouge américaine a démentie les rumeurs selon lesquelles son organisation aurait reçu en 2010 une donation de M.Duvalier, ajoutant que la Croix-Rouge n’était pas disposé à accepter de l’argent de Duvalier.

 

Elections, cholera et retour de Duvalier au menu des échanges entre Préval et Fernandez

P-au-P, 24 janv. 2011 [AlterPresse] — Le président René Préval s’est entretenu le samedi 22 janvier avec son homologue dominicain Leonel Fernandez autour du processus électoral, de l’épidémie de cholera et du retour en Haiti de l’ex dictateur Jean Claude Duvalier, apprend AlterPresse.

La rencontre a duré plus trois heures, selon l’agence espagnole EFE.

Lors de sa visite surprise en République Dominicaine, Préval a été accompagné du premier ministre Jean Max Bellerive et de l’ambassadeur dominicain en Haïti, Rubens Silié.

La discussion était centrée autour de la situation « compliquée » dans laquelle se trouve le pays, a déclaré le chef de l’Etat haïtien à la presse dominicaine.

La Constitution ne reconnait pas l’exil, souligne René Préval, à propos du retour depuis 8 jours de l’ex dictateur Jean Claude Duvalier. Ce dernier est en résidence surveillée et son cas est pris en charge par la justice, indique Préval.

Par ailleurs René Préval s’est également montré favorable au retour de Jean Bertrand Aristide en Haiti, rapporte EFE.

Aristide, qui s’est refugié depuis 2004 en Afrique du Sud sous la pression de multiples mobilisations et d’un mouvement armé, rêve de revenir à Port-au-Prince. Ses sympathisants en Haïti ont lancé ce week-end un appel en faveur de l’émission d’un passeport diplomatique pour l’ex président.

 

INITE évoque le retrait éventuel de Jude Célestin…
HAITI LIBRE – 24/01/2011 09:58:00

clip_image007[4]Lors de la tenue d’une réunion de l’exécutif de la plateforme INITE, vendredi dernier, le retrait éventuel du candidat du pouvoir Jude Célestin du second tour aurait été évoqué, a confirmé le Sénateur Joseph Lambert qui a ajouté « Il a été décidé que la loi électorale soit appliquée et que la phase contentieuse aboutisse jusqu’au verdict du tribunal électoral ». Le compte rendu de cette réunion a été transmit au Président René Préval, leader de la plateforme INITE.
Si certains verront dans cette évocation une possible « acceptation » par la plateforme INITE de la « défaite » de Jude Célestin du second tour, au profit de Martelly, il est un peu tôt pour conclure. INITE sait très bien que la victoire ne se traduit pas seulement par l’élection d’un candidat à la présidence. Au moins deux raisons peuvent avoir conduit INITE a s’en remettre au verdict du tribunal électoral :
1 – INITE reste convaincu qu’au terme de la phase de contestations, Jude Célestin se maintiendra au second tour.
2 – INITE sait que Jude Célestin ne passera pas au second tour (qu’elles qu’en soit les raisons), mais l’accepte dans la perspective où INITE pourrait détenir le contrôle de la chambre basse (Députés ) et de la chambre haute (Sénateurs).
Il est important de se rappeler que la mission des experts de l’Organisation des États Américains (OEA), s’est limitée exclusivement aux vérifications de la tabulation des votes présidentiels ignorant la dimension législative de ces élections, clé indispensable de la gouvernance du pays…
S’il s’avérait, qu’INITE obtienne la majorité des deux chambres (directement ou par alliance), la question à se poser, n’est plus de savoir qui sera le prochain Président(e), mais de quelles personnes le gouvernement sera composé ? [les membres du gouvernement doivent être approuvés par les chambres]. Ou encore, se demander, dans une telle situation, combien de temps le nouvel élu parviendra-t-il à se maintenir au pouvoir avant d’être défait… et que le pays ne retombe en élections…?
Souhaitons que ce scénario catastrophe, ne devienne pas une réalité et rende la pays ingouvernable, ce qui signifierait un retour à la case départ avec toutes les conséquences socio-économique que cela causeraient au pays.
Au sujet des pressions internationales, Joseph Lambert admet que celles-ci sont prises aux sérieux. Concernant la suppression des visas américains, le Sénateur Lambert a confirmé que plusieurs membres de la plateforme INITE sont concernés mais il en minimise la portée précisant que ces suppressions de visas n’impressionnent nullement les personnes concernées.

 

Haïti – Aristide : Son retour, une affaire internationale…
HAITI LIBRE – 23/01/2011 15:21:33

clip_image008[4]Le Gouvernement Sud Africain confirme que des négociations de haut niveau impliquant Cuba et les États-Unis sont en cours pour le retour d’exil en Haïti de l’ex Président Jean Bertrand Aristide. Le gouvernement de Prétoria confirme négocier avec les autorités haïtiennes, avec l’aide du gouvernement cubain, depuis l’année dernière pour le départ d’Aristide, d’Afrique du Sud. Le président Jacob Zuma lors de sa visite d’État à Cuba, en décembre dernier, s’est entretenu du cas de l’ex Président Aristide avec des responsables cubains.
L’an dernier, Maite Nkoane-Mashabane, la Ministre des Relations internationales, avait révélé qu’Aristide jouissait des avantages similaires à ceux des ministres et que ses frais d’hébergement mensuel charges comprises, la sécurité, les transports et les salaires de son personnel de soutien, sont pris en charge par le gouvernement de Prétoria. Il va s’en dire que le retour d’Aristide enlèverait une lourde charge aux contribuables Sud Africain http://www.haitilibre.com/article-251-haiti-politique-la-vie-luxueuse-d-aristide-coute-chere-a-l-afrique-du-sud.html
Aristide dans une lettre, http://www.haitilibre.com/article-2161-haiti-politique-lettre-d-aristide-sur-son-retour-en-haiti.html a exprimé son désir de retourner en Haïti. Les fonctionnaires du Ministère des Relations internationales du Gouvernement de Prétoria ont eu plusieurs réunions avec Aristide pour discuter de son avenir, plus récemment, le vendredi 20 janvier 2011.
Son retour est retardé en raison des préoccupations des États-Unis, qui craignent que l’ancien prêtre catholique déstabilise le pays [Haïti]… Les fonctionnaires Sud Africain doivent rencontrer prochainement leurs homologues américains pour tenter de les convaincre qu’Aristide n’est plus une menace… L’ex Président Aristide nous a assuré qu’il ne cherchait pas à faire de politique, qu’il ne voulait pas se présenter aux élections et qu’il souhaitait jouer un rôle dans l’aide humanitaire de son pays a fait savoir Ayanda Ntsaluba, le Directeur Général du Ministère. Ce haut responsable, confirme que les pourparlers se poursuivent, mais qu’il ne dirait pas que les pays aident dans le retour d’Aristide en Haïti… « Certains pays et grandes puissances ont encore des réserves » Ces pourparlers portent également sur « les questions de logistique » autour du retour d’Aristide, toujours très populaire parmi les pauvres d’Haïti et de sa sécurité, qui reste une préoccupation majeure.

 

Visite surprise de René Préval en République Dominicaine
Haiti Libre / 23/01/2011 11:05:47

clip_image009[4]Le Président haïtien René Préval s’est rendu, hier samedi en République Dominicaine. Il est arrivé à 13:20 dans un hélicoptère des Nations Unies à l’héliport du Palais National à Santo-Domingo, où il a été accueilli par les autorités avant d’être conduit dans le bureau ovale. René Préval était accompagné du Premier ministre Jean-Max Bellerive et de l’ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silié et du Sénateur, Carlos Castillo.
Cette visite surprise de 4 heures, arrive à un moment où la crise politique qui affecte Haïti est exacerbée par la présence de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier et la demande de retour au pays de l’ancien Président Jean Bertrand Aristide. René Préval est venu discuter de la situation politique en Haïti et d’autres questions d’importances dans le cadre des ententes bilatérales comme l’épidémie de choléra et les problèmes de migration.
Le président Préval a expliqué à la presse qu’il a « souvent » des entretiens téléphoniques avec le Président Fernández mais qu’il avait voulu cette fois-ci, venir personnellement rencontrer le Président qu’il a qualifié « d’ami ».
A la sortie de cette réunion, le Président Fernández a expliqué que la réunion avait permis de mieux comprendre la situation électorale et les délais à respecter pour le passage du pouvoir, initialement prévue le 7 février 2011. « Nous avons échangé avec le président Préval quelques idées qui peuvent aider à résoudre la crise électorale en Haïti, sur les pièges et les défis auxquels Haïti fait face dans le processus légitime et la façon d’éviter un vide de pouvoir. » Fernández a fait savoir que le processus électoral en Haïti était en attente de la décision du Conseil Électoral Provisoire (CEP), « Le Conseil électoral haïtien a jusqu’au 31 janvier pour annoncer sa décision sur les résultats des élections et les vérifications faites par l’Organisation des États américains (OEA), pour ensuite déterminer s’il y aura un second tour. » Il a rappelé que si la CEP décide de tenir un second tour, se sera probablement en mars prochain. Fernández a formellement démenti des rumeurs diffusées dans la presse, qui voyait dans le voyage du Président Préval, une éventuelle demande d’asile politique.
Le Président Préval a déclaré que « Duvalier avait le droit de retourner dans le pays, car la Constitution ne reconnaît pas l’exil » mais qu’il doit également répondre devant la justice. Il a précisé que l’ex dictateur n’était pas en prison parce qu’il n’avait pas encore été jugé ni condamné. Précisant que M. Duvalier « est dans une maison sous surveillance […] et est interdit de quitter le pays. » Rappelons que 6 plaintes ont été formellement déposées contre Jean Claude Duvalier et qu’un processus judiciaire doit évaluer, la recevabilité de ces plaintes (mise en cause de Jean Claude Duvalier), les preuves présentées, l’ouverture d’éventuelles d’enquêtes (instruction du dossier) pour aboutir à le cas échéant, à des inculpations.
Concernant le retour de l’ancien Président Jean Bertrand Aristide en exil depuis 2004 en Afrique du Sud, le Président Préval à fait un courte déclaration surprenante, en affirmant « cela ne dépend pas de ma décision ». Si le retour éventuel d’Aristide ne relève pas de la décision du Président d’Haïti, on se demande quelle autorité, au-dessus de la souveraineté d’Haïti à ce pouvoir ?

 

La démocratie est en danger…
Haiti Libre – 3/01/2011 12:10:13

clip_image010[4]L’Ambassadeur de l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR) en Haïti, l’avocat argentin, Rodolfo Mattarollo, a rencontré René Préval pour discuter de la situation de la Nation. Il a déclaré que la transition vers la démocratie en Haïti « est en danger » avec le retour de l’ancien dictateur Jean Claude Duvalier, critiquant également les pressions de l’internationale sur l’actuel gouvernement du président René Préval.
L’ex Président Jean Claude Duvalier, accusé pour des exactions commises au cours de son régime (1971-1986), avait appelé vendredi à la réconciliation nationale déclarant qu’il ressentait une « profonde tristesse à l’endroit de mes compatriotes qui se reconnaissent, à juste titre, d’avoir été victimes sous mon gouvernement » http://www.haitilibre.com/article-2181-haiti-duvalier-texte-integral-du-discours-de-duvalier.html
L’ambassadeur décrit comme « scandaleux » le comportement de l’ancien dictateur depuis son arrivée à Port-au-Prince, rappelant que Duvalier est libre, à la disposition de la justice et ne peut pas quitter Haïti, mais « il est autorisé à faire de la politique », ce qui crée une situation scandaleuse, en termes des droits de l’homme et de la lutte contre l’impunité, a déploré Rodolfo Mattarollo.
Les déclarations faites par Duvalier ont été décrites par le diplomate, comme « un recul très important » dans le processus de normalisation en Haïti que « la communauté internationale ne devrait pas accepter »
L’Ambassadeur de l’UNASUR a également dénoncé les pressions des « Ambassadeurs du Nord » sur le Président Préval, qui font des déclarations dans la presse pour « dire ce que le gouvernement devrait faire ». Un langage qui surprend, complètement en dehors des règles de la diplomatie et de l’esprit de respect de la souveraineté et l’indépendance du peuple haïtien. Face à la situation en Haïti, le diplomate a souligné le rôle important de modérateur que doit jouer l’Amérique Latine, dans sa participation aux missions de l’Organisation des Nations Unies (ONU) dans les Caraïbes.

 

Le président Préval veut que Duvalier réponde de ses actes

De Clarens RENOIS et Edouard GUIHAIRE (AFP) – 23-/01/11

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René Préval lors d’une conférence de presse en République dominicaine, à Saint-Domingue, le 22 janvier 2011

PORT-AU-PRINCE — L’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier doit répondre de ses actes devant la justice, a affirmé le président haïtien René Préval lors d’une visite surprise en République dominicaine voisine, au moment où Haïti est plongé dans une grave crise politique.

« La constitution (haïtienne) dit que toute personne doit répondre de ses actes devant la justice. Le gouvernement a déjà fait ce qu’il devait faire, maintenant nous attendons que la justice fasse son travail », a déclaré le président haïtien, censé quitter le pouvoir le 7 février.

Un des avocats de M. Duvalier, Me Reynold Georges, a réagi en assurant que M. Duvalier avait bien l’intention de « répondre aux questions de la justice ». Mais « cela ne veut pas dire qu’il est coupable », a-t-il ajouté lors d’une conversation téléphonique avec l’AFP.

M. Duvalier, 59 ans, chassé après quinze ans de pouvoir dictatorial par un soulèvement populaire en 1986, a débarqué inopinément en Haïti le 16 janvier.

Six plaintes individuelles pour violation des droits de l’homme ont été déposées contre lui. Par ailleurs, il est poursuivi par la justice haïtienne pour corruption, détournement de fonds publics et association de malfaiteurs.

Me Georges a assuré que M. Préval était « derrière (le) complot qui vis(ait) à traumatiser » son client. « M. Préval doit aller en prison pour tous ses méfaits, pour les millions volatilisés. Et il le sait très bien ».

M. Duvalier, qui s’était autoproclamé « président à vie », affirme être revenu au pays pour « aider » Haïti, mais il semble surtout vouloir récupérer ses avoirs bloqués en Suisse. « Ce que (Duvalier) aimerait faire avec les fonds suisses c’est contribuer à la reconstruction du pays », a reconnu vendredi un autre de ses avocats, Me Edwin Marger. « C’est une des raisons pour laquelle il est revenu (…). Il ne demande pas que quoi que ce soit lui soit rendu personnellement ».

Selon des experts et des associations de défense des droits de l’homme, M. Duvalier, alias « Baby Doc », serait revenu en Haïti dans le cadre d’une manoeuvre qui lui permettrait de retrouver les quelques 5,7 millions de dollars déposés par sa famille sur des comptes en Suisse.

Mais, la justice haïtienne lui a interdit cette semaine de quitter le pays.

« Ce n’est pas mon rôle de dire si je suis d’accord (avec le retour de Duvalier) », a encore dit M. Préval, rappelant que la constitution « interdit l’exil et établit que tout Haïtien a le droit de revenir dans son pays ».

M. Préval s’est rendu samedi avec son Premier ministre Jean-Max Bellerive à Saint-Domingue, où il a rencontré son homologue dominicain Leonel Fernandez pour parler de la crise politique en Haïti.

Le tribunal électoral haïtien enregistre depuis vendredi les contestations nées du premier tour de la présidentielle du 28 novembre.

Une mission d’enquête de l’Organisation des Etats américains (OEA) a conclu que des fraudes avaient faussé les résultats et recommandé d’exclure du second tour le candidat du pouvoir Jude Célestin et de qualifier le chanteur Michel Martelly pour un duel avec l’ex-Première dame Mirlande Manigat arrivée en tête.

Le Conseil électoral haïtien devrait annoncer les résultats définitifs du premier tour le 31 janvier.

Dimanche, une manifestation à l’appel d’une douzaine de candidats malheureux à la présidentielle demandait l’annulation pure et simple du premier tour.

« Nous voulons des élections sans fraude! », « A bas la corruption, nous sommes fatigués! « , pouvait-on lire sur les pancartes brandies par une grosse centaine de manifestants défilant dans les rues de la capitale Port-au-Prince.

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