Archive | avril, 2011

samedi 30 avril 2011

30 Avr

Haïti – Élections : Rapport de la MOEC
30/04/2011 09:29:23

Haïti - Élections : Rapport de la MOECOBSERVATIONS DE LA MOEC OEA/CARICOM SUR LES 18 DECISIONS DU BCEN AYANT RENVERSE LES RESULTATS PRELIMINAIRES DU SECOND TOUR DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES ET LEGISLATIVES EN HAITI

INTRODUCTION
Lors de la publication des résultats finaux du second tour des élections présidentielles et législatives le 20 avril dernier, les résultats préliminaires législatifs dans 17 circonscriptions et un département ont été renversés suite aux décisions prises par le Bureau du contentieux électoral national (BCEN).
Parmi ces 18 décisions, 17 concernent le poste de député dans les circonscriptions suivantes : L’Estère, La Chapelle, Petite Rivière de l’Artibonite, Maïssade, Belladère, Abricot/Bonbon, Petite Rivière de Nippes, Vallières/Carice/Mombin Crochu, La Tortue, Mole Saint-­Nicolas, Bombardopolis, Cité Soleil, Anse-­à-­Galets/Pointe-­à-­Raquette, Léogane, Grand Goâve, Tiburon et Jacmel. L’une des 18 décisions concerne les deux postes de sénateur dans le Département du Centre.
Les renversements ont suscité des protestations et causé des troubles à travers le pays. Suite à des discussions entre les autorités haïtiennes concernées, la Mission d’observation électorale conjointe OEA/CARICOM (MOEC) a été sollicitée pour analyser les décisions prises par le Conseil électoral provisoire (CEP) sur ces 18 cas. La MOEC a accepté d’analyser les décisions qui sous-tendent les résultats définitifs en ce qui concerne les cas mentionnés ci-dessus et ce, dans le cadre des limites qui lui sont imposées par son mandat.
METHODOLOGIE
Malgré les contraintes de temps imposées par le calendrier politique et l’imminente publication des résultats finaux dans la gazette officielle « Le Moniteur », la Mission n’a eu l’accès aux décisions et aux dossiers du BCEN que le dimanche 24 avril 2011. De plus, les résultats préliminaires et les procès-­verbaux (PV) scannés n’étaient plus affichés sur le site web du CEP, ce qui aurait facilité la vérification de certaines informations.
Dans un premier temps, la Mission s’est déplacée aux locaux du CEP afin d’avoir accès aux dossiers et aux décisions prises par le BCEN. La Mission a pu consulter, en présence des greffiers, toutes les pièces soumises par les avocats des parties demanderesses et défenderesses : les décisions du BCEN, les requêtes signées par les candidats, les PV originaux fournis par les candidats, les PV rédigés par des juges de paix, des commissaires de police, des superviseurs de centres de vote (CV) et des Bureaux électoraux départementaux et communaux (BED et BEC), ainsi que tout autre élément factuel ou de preuve soumis au BCEN. Cet exercice a permis à la Mission de comparer les informations contenues dans les dossiers aux motifs des décisions.
Par la suite, la MOEC s’est rendue au Centre de tabulation des votes (CTV) pour entreprendre des contre-vérifications des PV qui ont été comptabilisés ou annulés lors des décisions du BCEN et qui ont mené aux changements de classement. La Mission a, entre autres, examiné si la mise à l’écart ou la comptabilisation des PV demandée par les plaignants ou les parties contestées était en conformité avec les règles établies par le CEP. La Mission a pris soin de vérifier également les Listes électorales partielles (LEP) contenues dans les sachets des PV présidentiels.
Il est important de noter que dans aucun des cas analysés les membres du BCEN ne se sont prévalus de leur capacité pour effectuer des vérifications au CTV, et n’ont pas non plus établi des commissions pour le faire en vertu de l’article 190 de la Loi électorale. Ceci a profondément affecté le bienfondé et la validité des décisions rendues qui impliquaient soit la mise à l’écart, soit la comptabilisation des PV demandées par les parties contestataires et contestées. Il est à noter également que les parties qui questionnaient la mise à l’écart ou la comptabilisation de PV n’ont pas toujours apporté de preuves solides pour justifier leurs allégations. Les parties plaignantes n’ont pas non plus démontré que la mise à l’écart de PV n’était pas justifiée au regard des critères établis et publiés par le CEP.
De plus, de façon générale, les décisions ne font que proclamer le gagnant sans décrire la logique ou le raisonnement ayant conduit à cette décision. Ainsi, la MOEC ne connait pas toujours quelles sont les composantes de la requête qui ont été prises en compte et qui ont conduit à la redéfinition du nombre de votes obtenus par le candidat gagnant. Ceci rend le travail au sein du BCEN opaque aux yeux des parties impliquées et du public en général.
Enfin, avant d’exposer les recommandations formulées au cas par cas, il est important de souligner que les 18 critères pour déterminer la validité des PV sont en conformité avec la Loi électorale et ont été publiés dans le Manuel du CTV autorisé par le CEP.
Dans les cas examinés, la plupart des PV contestés ont été mis à l’écart pour des motifs relatifs à la Liste électorale partielle (LEP). Parmi les critères énumérés dans le Manuel du CTV, six portent sur des irrégularités relatives à la LEP : l’absence de la LEP ; la LEP disponible ne correspond pas au PV en examen ; la LEP contient des profils de remplissage anormaux ; la LEP comporte des crochets ou des « X » au lieu des numéros de CIN ; la présence de numéros de CIN falsifiés sur la LEP ; et le nombre de numéros de CIN sur la LEP n’est pas égal au nombre total des votes. Tous ces critères font état de fraude évidente. C’est pourquoi, le Manuel du CTV, autorisé par le CEP, stipule que le PV dont la LEP comporte une ou plusieurs des irrégularités ci-dessus énumérées ne peut pas être considéré valide et de ce fait ne peut pas être comptabilisé. Pourtant, et à l’encontre des critères établis par le CEP, le BCEN a pris la décision de comptabiliser un certain nombre de PV dont la LEP était irrégulière ou absente, sans vérification préalable. De même, le BCEN a pris la décision de mettre à l’écart certains PV conformes aux critères de validité établis par le CEP sans avoir fait le constat au CTV des allégations d’irrégularité formulées par les candidats plaignants.
OBSERVATIONS ET RECOMMANDATIONS SUR LES DECISIONS
1. L’Estère (Artibonite) : Claude Vital AMÉDÉE / Anélis Jules LYONEL Le BCEN accepte le recours du contestataire, rejette les arguments de la partie défenderesse et proclame Claude Vital AMÉDÉE député élu.
Évaluation de la décision :
– ­La partie demanderesse, Claude Vital AMÉDÉE, sollicite la comptabilisation des PV de l’École Nationale L’Estère. La MOEC a constaté que ces PV ont été mis à l’écart par le CTV pour des motifs relatifs à la LEP.
– La partie défenderesse, Anélis Jules LYONEL, demande l’inclusion de six PV. La MOEC a constaté que ces six PV n’ont pas été reçus au CTV.
– Sans vérification préalable au CTV, le BCEN a décidé de comptabiliser les PV de l’École Nationale L’Estère pour proclamer Claude Vital AMÉDÉE député élu pour sa circonscription.
Recommandation : Puisque les PV de l’École Nationale L’Estère ont été écartés par le CTV, et qu’aucune vérification n’a été faite par le BCEN pour motiver sa décision, la MOEC recommande de maintenir le classement des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
2. La Chapelle (Artibonite) : Hermano EXINORD / Fanel SALOMON Le BCEN accepte au fond la demande du contestataire et proclame Hermano EXINORD député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Hermano EXINORD, sollicite la comptabilisation de sept PV de l’École Nationale de Guérin et de l’École Nationale de Bossous. La partie demanderesse fournit des rapports des superviseurs de ces CV et du BEC stipulant que la journée des élections s’est bien déroulée. Pourtant, la MOEC a constaté que ces sept PV ont été mis à l’écart par le CTV pour des motifs relatifs à la LEP et ce, à juste titre.
– Sans vérification préalable au CTV, le BCEN a décidé que « les preuves apportées par le contestataire se révèlent suffisantes pour attirer l’attention des juges du BCEN au point de changer les résultats publiés en date du 4 avril 2011 en faveur du contestataire » et donc de comptabiliser les PV de l’École Nationale de Guérin et de l’École Nationale de Bossous pour proclamer Hermano EXINORD député élu pour sa circonscription.
Recommandation : La Mission, ayant vérifié que la mise à l’écart des PV des CV mentionnés est conforme aux critères définis par le CEP et qu’aucune vérification n’a été réalisée par le BCEN ni par une commission le représentant, considère qu’il n’y a pas lieu de comptabiliser ces PV et donc recommande de maintenir le classement des résultats préliminaires.
3. Petite Rivière de l’Artibonite (Artibonite) : Dantès RIVIERE / Cirius G. VENEX. Le BCEN annule la décision du BCED de l’Artibonite et proclame Dantès RIVIERE député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Dantès RIVIERE, argumente que les critères utilisés pour déterminer la validité des PV au CTV ne sont pas en accord avec la Loi électorale et fait en particulier référence aux critères relatifs à la LEP et aux PV écartés pour « autres motifs ». Or, les critères définis par le CTV ont été autorisés par le CEP et sont en conformité avec la Loi électorale.
– La partie plaignante demande la comptabilisation de 38 PV mis à l’écart par le CTV pour la tabulation des résultats préliminaires sans fournir des preuves pouvant justifier l’inclusion des PV en question. Après constat au CTV, la Mission considère que ces PV ont été mis à l’écart suivant les critères préétablis. La plupart d’entre eux ont d’ailleurs été écartés pour des irrégularités relatives à la LEP.
– Le BCEN a décidé de comptabiliser les PV signalés par la partie contestataire en considérant, sans vérification préalable au CTV, que la partie plaignante avait fourni suffisamment de preuves et que c’est à tort que ces 38 PV avaient été mis à l’écart.
Recommandation : Étant donné que le BCEN a décidé de comptabiliser des PV qui avaient été mis à l’écart en conformité avec les critères approuvés par le CEP, que la Mission a pu constater que les LEP correspondant aux PV en question étaient frauduleuses, et que le BCEN n’a conduit aucune contre-vérification au CTV, la MOEC recommande de maintenir l’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
4. Maïssade (Centre) : Rénold BEAUGE / Romain MUSSET. Le BCEN proclame Rénold BEAUGE député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Rénold BEAUGE, sollicite l’annulation des PV correspondant aux centres de vote d’Hatty et Lagoune. Elle a présenté au BCEN un procès-verbal dressé par un juge de paix faisant état des violences dans ces CV. Les PV n’ont pas été vérifiés par le BCEN pour déterminer l’impact de ces actes de violence. Lors de son analyse conduite au CTV, la Mission a constaté que les PV des CV mis en question n’ont pas été affectés par les actes violents mentionnés par la partie plaignante.
– De même, la partie demanderesse présente un procès-verbal d’un juge de paix faisant état des problèmes avec les bulletins de vote dans l’un des centres de vote mis en question, datant de 6h05 du matin le 20 mars 2011. Ce procès-verbal ne prouve pas, néanmoins, que le problème n’ait pas été réglé dans le courant de la journée.
– Le BCEN a considéré que des preuves valables ont été apportées pour étayer la demande de mise à l’écart des PV correspondant aux CV d’Hatty et Lagoune. Sans vérification préalable, il a décidé de mettre à l’écart ces PV.
– La partie plaignante demande également de réintégrer les PV mis à l’écart correspondant au CV du Lycée Joseph Pierre Sully. Or, seulement un PV a été mis à l’écart dans ce CV comme la Mission a pu le constater au CTV. La partie défenderesse a présenté un procès-verbal qui fait état des violences dans ce CV pour justifier la mise à l’écart des PV correspondants.
– La partie défenderesse a argumenté l’irrecevabilité dans la forme puisque la requête n’était supposément pas signée par le candidat ni par son mandataire. Le BCEN a rejeté ce recours argumentant qu’« à la place réservée à sa signature, le candidat a bel et bien porté un signe que le Tribunal ne saurait en aucune manière dire que ce n’est pas une signature ».
Recommandation :
Vu que le BCEN a décidé de mettre à l’écart des PV correspondant aux CV d’Hatty et Lagoune sans conduire une vérification au CTV qui puisse fonder sa décision, elle recommande de maintenir l’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
5. Belladère (Centre) : Lutherking Emmanuel MARCADIEU / Amos DUBOIRANT Le BCEN accepte la requête et proclame Lutherking Emmanuel MARCADIEU député élu.
Évaluation de la décision :
– La MOEC a reçu deux décisions avec des conclusions différentes. Dans la première décision la requête de la partie demanderesse, Lutherking Emmanuel MARCADIEU, avait été rejetée par le BCEN qui avait maintenu les résultats préliminaires et qui proclamait donc Amos DUBOIRANT candidat gagnant pour sa circonscription. La deuxième décision, quant à elle, donne raison à la partie plaignante et proclame Lutherking Emmanuel MARCADIEU député élu.
– La partie demanderesse, Lutherking Emmanuel MARCADIEU, sollicite au BCEN de mettre à l’écart tous les PV du CV Ecole Nationale Jean-Jacques Dessalines et de comptabiliser les PV mis à l’écart de l’Ecole Nationale Anténor Firmin, l’École Nationale Roy et l’Ecole Nationale Dumarsais Estimé. La partie demanderesse pour supporter sa requête a fourni un procès-verbal du juge de paix de Belladère faisant état de violence et de bourrage d’urnes. La partie a fourni deux rapports de superviseurs de CV en date du 21 mars pour supporter sa requête. Toutefois, la MOEC a pu constater que ces PV de l’École Nationale Jean-Jacques Dessalines ont été comptabilisés au CTV puisqu’ils n’étaient pas irréguliers. Pour ce qui est de la demande d’inclusion des PV des trois CV mentionnés par la partie demanderesse, selon les vérifications de la MOEC, le CTV a bien appliqué les motifs pour la mise à l’écart contenus dans le Manuel du CTV.
– Le BCEN n’a fait aucune contre-vérification au sujet des demandes de mise à l’écart et de comptabilisation qui ont motivé sa décision en faveur de Lutherking Emmanuel MARCADIEU.
Recommandation :
Puisque la requête de la partie plaignante manque de preuves et que le BCEN n’a pas mené une vérification au CTV au sujet de la demande de la partie plaignante de mise à l’écart et de prise en compte de PV, la Mission considère qu’il n’y a pas lieu de modifier les décisions prises par le CTV quant à la validation des PV en question, et recommande donc de maintenir l’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
6. Abricots/Bonbon (Grand’Anse) : Jean Rigaud BELIZAIRE / Jean Chavenet CLERJOUX Le BCEN annule la décision du BCED de la Grand’Anse et proclame Jean Rigaud BELIZAIRE député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Jean Rigaud BELIZAIRE, sollicite la prise en compte des PV écartés par le CTV en sa défaveur sans fournir aucune preuve que leur mise à l’écart était injustifiée. Le BCEN a tranché en faveur de la demande du recourant en comptabilisant ces PV. Cependant, la Mission a constaté que la plupart des PV avaient été mis à l’écart pour des motifs relatifs à la LEP.
– Malgré n’avoir fait aucune vérification au CTV et sans les preuves nécessaires pour démontrer que la mise à l’écart de ces PV n’était pas justifiée, le BCEN a « fait droit » à la demande du recourant.
Recommandation :
Compte tenu des éléments exposés ci-dessus, et en tenant compte de l’absence d’une vérification au CTV de la validité des PV comptabilisés par le BCEN, la Mission recommande de maintenir le classement des résultats préliminaires.
7. Petite Rivière de Nippes (Nippes) : Edouard LAURORE / Ulrick FILOCSAINT. Le BCEN annule la décision du BCED de Nippes et proclame Edouard LAURORE député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Edouard LAURORE, dénonce que des irrégularités et des fraudes massives ont eu lieu dans sa circonscription. Or, il n’y a pas de rapports du personnel électoral dans le dossier démontrant les allégations mentionnées.
– La requête fait mention de rapports d’observateurs nationaux pour étayer sa thèse d’irrégularités. La Mission n’a pas trouvé des rapports d’observateurs nationaux dans le dossier présenté par la partie plaignante.
– Le recourant a demandé l’annulation de 3 BV de l’École Nationale des Filles pour cause d’irrégularités. Aucune preuve pour étayer ces allégations n’est présente dans ce dossier.
– Le candidat contesté argumente le manque de preuves pour étayer les allégations de la partie contestataire. Toutefois, cet argument a été rejeté par le BCEN.
– Le BCEN accepte la demande de la partie plaignante de « mettre à l’écart les voix exprimées frauduleusement en faveur du candidat contesté et affirme qu’il y a lieu d’éliminer les bureaux de vote incriminés » et ce, sans avoir effectué une contre-­vérification au CTV de ces PV qui bénéficient la partie contestataire.
Recommandation :
En tenant compte de ce qui précède, du manque de preuves pour étayer les allégations de fraude massives et pour valider l’annulation des PV mentionnés, et de l’absence d’une vérification au CTV par le BCEN, la Mission considère qu’il n’y a pas lieu de modifier le classement des résultats préliminaires.
8. Vallières / Carice / Mombin Crochu (Nord-­Est) : Jean-­Berthole BASTIEN / Phanèse LAGUERRE Le BCEN déclare irrecevable en la forme le recours exercé et maintient la décision du BCED du Nord-­Est.
Évaluation de la décision :
– Le BCEN a déclaré la requête du plaignant, Jean-Berthole BASTIEN, irrecevable pour absence de signature du requérant tel que stipulé dans l’article 178.1 de la Loi électorale en vigueur.
– Par la même décision, le BCEN confirme la décision prise au niveau du BCED qui consiste à réintégrer tous les PV écartés de la commune de Vallières ce qui a comme effet d’inverser l’ordre des candidats dans la circonscription en question.
– Néanmoins, la Loi électorale stipule dans son article 190 que « seul le BCEN est habilité à ordonner et à réaliser une vérification au Centre de Tabulation ». De ce fait, le BCED du Nord-Est n’a pas la compétence pour aller vérifier les PV au CTV ce qui a comme effet d’invalider sa capacité de trancher sur le travail de cet organe, y compris sur la mise à l’écart des PV. Le BCEN a confirmé donc une décision prise au niveau du BCED pour laquelle ce dernier était incompétent.
Recommandation :
Étant donné que le BCEN a confirmé la décision du BCED de renverser les résultats préliminaires, sans vérification préalable de la validité des PV qui ont été comptabilisés, et que le BCED est incompétent pour prendre une telle décision, la Mission recommande de maintenir l’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
9. La Tortue (Nord-Ouest) : Asthène JEAN / Acilus GROS-­NÈGRE. Le BCEN annule la décision du BCED du Nord-­Ouest et proclame Asthène JEAN député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Asthène JEAN, sollicite la comptabilisation de sept PV qui ont été mis à l’écart par le CTV. La MOEC a pu constater que ces sept PV ont été mis à l’écart par le CTV pour des critères relatifs à la LEP et ce, à juste titre.
– Le BCEN n’a pas entrepris de déterminer la validité ou la non validité de ces PV en menant une vérification au CTV en conformité avec l’article 190 de la Loi électorale, mais a pourtant statué que ces PV ne comportaient pas d’irrégularités pour ensuite proclamer Asthène JEAN député élu de sa circonscription.
Recommandation :
Étant donné que le BCEN a décidé de comptabiliser ces PV sans en vérifier la validité au CTV, et que ces PV avaient été mis à l’écart en accord avec les critères approuvés par le CEP en ce qui a trait à la tabulation, la Mission recommande de maintenir le classement des résultats préliminaires.
10. Mole Saint­Nicolas (Nord-­Ouest) : Yves DUPRAS / Eloune DOREAUS Le BCEN annule la décision du BCED du Nord-­Ouest et proclame Yves DUPRAS député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Yves DUPRAS, sollicite l’annulation de 16 PV correspondant à l’École Nationale de Mare Rouge et à l’École Nationale de Rodolphe où des actes de violence se sont produits le 20 mars 2011. La partie plaignante a présenté des procès-verbaux des juges de paix ainsi que des rapports de police qui font état d’actes de violence dans la commune de Mare Rouge. Néanmoins, les actes de violence n’invalident pas nécessairement le vote dans les CV identifiés par la partie plaignante. La MOEC a pu constater au CTV que les PV en question, ainsi que les documents d’appui, ne présentent pas d’irrégularités et étaient donc aptes pour la tabulation.
– Le BCEN a décidé d’annuler les PV correspondant à ces deux CV sur la base des preuves présentées concernant les actes de violence sans pourtant vérifier la validité de ces PV au CTV.
– La partie plaignante demande également de comptabiliser quatre PV et en fournit des copies. Le BCEN a considéré que ces PV étaient aptes pour être comptabilisés sans vérifier les documents à l’appui. La Mission a pu constater que ces PV ont été écartés en conformité avec les critères établis par le CEP en ce qui concerne la validité des PV.
Recommandation :
Le BCEN a considéré que les preuves apportées concernant les actes de violence qui ont eu lieu dans deux CV de la commune de Mare Rouge sont suffisantes pour invalider le vote dans ces deux CV sans vérifier les PV concernés. Compte tenu des éléments exposés ci-dessus, la Mission recommande de maintenir l’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
11. Bombardopolis (Nord­Ouest) : Jusclaire DORGIL / Nonciles VALBRUN. Le BCEN rejette pour absence de preuves le recours exercé par le candidat à la députation et ordonne de maintenir les résultats préliminaires.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Jusclaire DORGIL, sollicite au BCEN de comptabiliser trois PV qui ont été mis à l’écart par le CTV. La MOEC a pu constater au CTV que ces PV ont été mis à l’écart pour des motifs relatifs à la LEP et « autres motifs ».
– La partie défenderesse, Nonciles VALBRUN, demande de mettre à l’écart quatre PV de l’École Nationale Rochefort et de l’École Nationale Bombardopolis.
– La MOEC a pu constater au CTV que ces PV ne comportent pas d’irrégularités et n’a pas trouvé de raisons pour justifier la mise à l’écart sollicitée.
– La partie défenderesse soumet au BCEN un procès-verbal rédigé par un juge de paix faisant étant d’incidents qui ont eu lieu à l’École Nationale Rochefort pour étayer sa demande. Cependant, la partie plaignante fournit au BCEN un certificat provenant du même tribunal de paix mentionnant qu’aucun procès-verbal n’a été émis par ce tribunal relatif à des incidents survenus à ce CV.
– Le BCEN rejette pour absence de preuves la requête de la partie demanderesse, Jusclaire DORGIL, et ordonne le maintien des résultats préliminaires. D’où, M. DORGIL, candidat donné gagnant aux résultats préliminaires devait toujours être proclamé député élu suite à la décision du BCEN. Or, c’est le candidat Nonciles VALBRUN qui a été proclamé vainqueur le 20 avril 2011.
Recommandation :
Pour cause d’erreur dans l’annonce des résultats officiels, proclamant ainsi vainqueur un candidat contraire à la décision prise par le BCEN, la Mission recommande de rectifier l’erreur matérielle constatée et de proclamer député élu M. Jusclaire DORGIL.
12. Cité Soleil (Ouest I) : Daniel SAINT HILAIRE / Almetis Junior SAINT FLEUR Le BCEN accepte au fond la demande et proclame Daniel SAINT HILAIRE député élu.
Évaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Daniel SAINT HILAIRE, sollicite de comptabiliser 30 sur 50 PV mis à l’écart. Le recourant n’a fourni aucune preuve pour démontrer que les PV mis à l’écart, qu’il a demandé de comptabiliser, étaient valides ou qu’ils ont été mis à l’écart de façon irrégulière. De plus, les PV qui ont été mis à l’écart dans cette circonscription présentent systématiquement des anomalies relatives à la LEP.
– La partie plaignante demande d’annuler les 37 PV émanant de l’Ecole Nationale de Damien qui bénéficieraient à la partie contestée.
– La partie défenderesse argumente qu’aucune preuve n’a été fournie en ce qui concerne les supposées irrégularités à l’Ecole Nationale de Damien. Cet argument a été rejeté par le BCEN.
– Aux yeux de la MOEC, aucune preuve solide de bourrage d’urnes a l’Ecole Nationale de Damien ou autre élément déterminant n’a été donné pour étayer la demande du recourant.
– Le BCEN a exprimé l’avis que « les preuves apportées par le contestataire se révèlent suffisantes pour attirer l’attention des juges du BCEN au point de changer les résultats publiés en date du 4 avril 2011 ».
Recommandation :
En l’absence d’une vérification au CTV par le BCEN qui motiverait sa comptabilisation des 30 PV qui avaient été mis à l’écart et en l’absence de preuves solides pour annuler les 37 PV correspondant à l’Ecole Nationale de Damien, la Mission recommande de maintenir Ie classement des résultats préliminaires.
13. Anse-à-Galets / Pointe-à-Raquette (Ouest II) : Jackie GUERRIER / Beguens THEUS. Le BCEN accepte le recours et proclame Jackie GUERRIER député élu.
Evaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Jackie GUERRIER, sollicite la comptabilisation de sept PV. Selon les vérifications de la MOEC, trois PV de la partie plaignante n’ont pas été reçus au CTV et les quatre autres ont été mis à I’écart par Ie CTV pour des motifs relatifs à la LEP.
– La partie plaignante demande également la mise à I’écart des PV correspondant aux CV suivants : Collège Bon Samaritain, Ecole Nationale Picmy Marne, Ecole Nationale Boucan Lamarre, Gros Mangle, Ecole Méthodiste Dan Griyen. Concernant sa demande d’exclure les PV des CV mentionnés ci-dessus, les vérifications de la MOEC portant sur ces PV montrent que la demande de mise à I’ecart de ces PV comptabilisés par Ie CTV n’est pas justifiée.
– La partie demanderesse a également présenté une série de documents faisant état d’incidents qui auraient perturbé la journée électorale sans pour autant fournir les preuves nécessaires pour invalider les PV des CV mentionnéss. La partie défenderesse, Beguens THEUS, demande la comptabilisation de cinq PV. D’après les vérifications de la MOEC, ces cinq PV ont été mis à I’écart par Ie CTV selon des motifs relatifs à la LEP et ce, à juste titre.
– Le BCEN affirme avoir reçu suffisamment de preuves de la part du candidat plaignant pour trancher en sa faveur et de ce fait accéder à sa demande d’annuler les PV des CV signalés et de comptabiliser les PV mis à l’écart. Ceci, sans avoir fait la contre-vérification nécessaire au CTV.
Recommandation :
Puisque Ie BCEN a décidé de répondre à la demande de la partie plaignante sans avoir conduit une vérification préalable au CTV et sans avoir motivé sa décision de déclarer suffisantes les preuves présentées pour proclamer Ie candidat plaignant vainqueur, la MOEC recommande de maintenir I’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
14. Leogane (Ouest I) : Jean Baptiste DUMONT / Danton LEGER. Le BCEN annule la décision du BCED de I’Ouest I et proclame Jean Baptiste DUMONT député élu.
Evaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Jean Baptiste DUMONT, sollicite de comptabiliser les six PV qui ont été mis à I’écart dans sa circonscription sans fournir des preuves tangibles pour étayer ses allégations. Les PV en question ont été écartés pour des motifs relatifs à la LEP et la Mission a pu vérifier que les raisons pour la mise à l’écart sont conformes aux critères du CTV. La partie plaignante demande d’exclure de la tabulation les PV correspondant a deux CV (Argone et Guerin) sans aucune preuve d’irrégularités. Au CTV, la Mission a constaté que les PV en question, ainsi que les documents d’appui, ne présentaient pas d’irrégularités. Malgré I’absence de preuves et sans vérification préalable, Ie BCEN a décidé de comptabiliser les six PV contestés par la partie plaignante et de mettre à I‘écart les PV correspondant aux CV d’ Argone et de Guerin pour proclamer Ie candidat plaignant Jean Baptiste DUMONT député élu.
Recommandation :
Puisque Ie BCEN a décidé d’accepter les demandes de la partie plaignante sans se rendre au CTV pour vérifier la validité ou la non validité des PV, et que la Mission a pu constater au CTV que ces demandes n’étaient pas justifiées, la MOEC recommande de maintenir I’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
15. Grand Goave (Ouest I) : Jean Marcel LUMERANT / Joseph LAPORTE. Le BCEN annule la décision du BCED de I’Ouest I et proclame Jean Marcel LUMERANT député élu.
Evaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Jean Marcel LUMERANT, sollicite I’annulation de trois PV, dont un avait déjà été mis à I’écart par Ie CTV, sans fournir de preuves pour étayer sa demande. Après constat au CTV, la Mission a pu constater que les PV mentionnés et leurs documents d’appui ne comportaient aucune irrégularité pouvant justifier leur annulation. La partie plaignante a fourni un procès-verbal dressé par un juge de paix qui fait état des irrégularités dans un BV dont Ie PV avait déjà été mis à I’écart. De plus, Ie candidat n’a pas demandé I’annulation du PV correspondant. La partie plaignante demande la tabulation des 13 PV mis à I’écart dans la circonscription de Grand Goâve sans fournir de preuves pour justifier cette demande.
– La Mission a analysé les PV mis à I’écart dans cette circonscription et a pu ainsi constater que ceux-ci ayant été mis à I’écart en accord avec les critères établis par Ie CEP pour déterminer la validité des PV et en particulier en lien avec des irrégularités constatées dans la LEP. Le BCEN a considéré les preuves fournies comme étant suffisantes, alors qu’après vérification la Mission a pu constater qu’elles étaient incohérentes par rapport aux demandes du plaignant. De plus, Ie BCEN considère que Ie PV exclu, présenté comme preuve par la partie plaignante puisqu’il ne montre aucune irrégularité évidente, est une preuve suffisante pour étayer la demande de comptabilisation des PV mis à I’écart dans la circonscription de Grand Goâve et ceci, sans avoir vérifié les documents d’appui tels que la LEP.
Recommandation :
Etant donné que les preuves présentées sont incohérentes par rapport à la demande du candidat, qu’aucune preuve valable n’a été fournie pour étayer ses demandes et qu’aucune vérification n’a été menée au CTV par Ie BCEN pour motiver sa décision de proclamer Jean Marcel LUMERANT député élu, la Mission recommande de maintenir I’ordre des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
16. Tiburon (Sud) : Jean-Philippe BELISAIRE / Louinor SAINTIMA Le BCEN annule la décision du BCED du Sud et proclame Jean-Philippe BELISAlRE député élu.
Evaluation de la decision :
– La partie demanderesse, Jean-Philippe BELISAIRE, sollicite la comptabilisation des PV mis à l’écart par Ie CTV « sans raison légale ». Le recourant n’a apporté aucune preuve valable pour démontrer que les PV qu’il a demandé de comptabiliser avaient été mis à I’écart de façon irrégulière. La contre-vérification réalisée par la MOEC des PV identifiés par Ie recourant ont été mis à I’écart par Ie CTV pour des motifs relatifs à la LEP. Le BCEN a indiqué qu’il y avait lieu de faire droit à cette demande puisqu’il n’aurait constaté aucune irrégularité pouvant motiver la mise à I’écart des PV de la part du CTV. Pourtant, Ie BCEN n’a fait aucune contre-vérification pour déterminer la validité ou la non validité de ces PV.
Recommandation :
Etant donné que Ie BCEN n’a fait aucune vérification pouvant justifier la comptabilisation de PV mis à I’écart par Ie CTV et en absence de preuves pouvant étayer les allégations du plaignant, la Mission recommande de maintenir Ie classement des résultats préliminaires.
17. Jacmel (Sud-Est) : Patrick DOMOND/ Roberto THIBAUD. Le BCEN infirme la décision du BCED du Sud-Est et proclame Patrick DOMOND député élu.
Evaluation de la décision :
– La partie demanderesse, Patrick DOMOND, a déclaré que « Ie CTV en voulant trop bien faire a écarté huit » de ses PV, « lesquels I’ont empêché d’être déclaré vainqueur ». La partie plaignante a sollicité Ie BCEN de comptabiliser sept (sic) PV dont les numéros ont été donnés. Aucune preuve n’a été avancée par Ie recourant pour démontrer que les PV étaient valides. La Mission a constaté que les PV ont été mis à I’écart à juste titre pour motifs relatifs à la LEP.
– Sans faire de vérification au CTV de la validité des PV à comptabiliser, Ie BCEN a accueilli « I’action exercée par Ie recourant » et a « fait droit à sa demande », ce qui a changé Ie classement préliminaire. Recommandation :
Compte tenu des éléments exposés ci-dessus, et en I’absence de la vérification au CTV pouvant justifier la comptabilisation des PV en question par Ie BCEN ayant conduit à la proclamation de Patrick DOMOND député élu, la Mission recommande de maintenir Ie classement des résultats préliminaires.
18. Centre (Sénat) : Simon DIEUSEUL DESRAS / François BAZELAIS / Francisco DELACRUZ. Le BCEN infirme les décisions du BCED du Centre et annule tous les procès-verbaux de Boucan Carré, Lascahobas, Belladère, Mirebalais, Maissade et Hinche et proclame Simon DIEUSEUL DESRAS sénateur élu en première position, et François BAZELAIS sénateur élu en deuxième position pour Ie Département du Centre.
Evaluation de la décision :
– Le BCED du Centre a renvoyé la cause par devant Ie BCEN. Le BCEN a ordonné la jonction des deux affaires. Les parties demanderesses, Simon DIEUSEUL DESRAS et François BAZELAIS, sollicitent I’annulation des PV correspondant aux circonscriptions suivantes : Boucan-Carre, Lascahobas, Belladère, Mirebalais, Maissade et Hinche, c’est-à-dire six des dix circonscriptions du Département du Centre. Aucune vérification au CTV des PV en question n’a été entreprise par Ie BCEN pour déterminer Ie bienfondé des demandes des candidats contestataires, malgré I’ampleur des annulations demandées contre Ie candidat contesté. De plus, la Mission a constaté que des efforts ont été réalisés par Ie CTV en vue de mettre à I’écart les PV irréguliers. De fait, plus de 15% des PV pour sénateur du Département du Centre ont été mis à I’écart. La plupart de ces PV ont été écartés pour des raisons relatives à la LEP. Les parties plaignantes n’ont fourni aucune preuve des irrégularités dénoncées. Les rapports de police, les procès-verbaux de juges de paix et d’agents électoraux, dont ont fait état les recourants pour étayer leurs accusations de fraudes massives pour justifier I’annulation des PV en question en appliquant I’article 182 de la Loi électorale, ne figurent pas dans les dossiers examinés.
Recommandation :
Etant donné l’absence de preuves et d’éléments factuels parmi les pièces dans les dossiers pour déterminer Ie bienfondé des allégations de fraudes massives faites par les contestataires contre Ie candidat contesté ; étant donné I’absence de vérification au CTV par Ie BCEN qui aurait pu se prévaloir de I’article 190 de la Loi électorale pour déterminer Ie bienfondé des annulations demandées, malgré leur ampleur, la MOEC considère qu’il n’y a pas lieu de modifier Ie classement des candidats tel que publié dans les résultats préliminaires.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Élections : «Il revient au CEP d’évaluer les conclusions des experts» dixit Bellerive
30/04/2011 10:40:47

Haïti - Élections : «Il revient au CEP d’évaluer les conclusions des experts» dixit BelleriveLe rapport de la Mission d’observation électorale conjointe (MOEC) a été remit hier au Conseil Électoral Provisoire (CEP), c’est ce que confirme le porte parole de l’institution, Richardson Dumesle.
Le rapport recommande un retour aux résultats préliminaires dans chacun des dix-huit cas examinés, dans un communiqué publié hier la MOEC explique que « dans un premier temps, la Mission a commencé ses travaux au CEP, où ses greffiers ont été mis à la disposition de la MOEC. La Mission a consulté toutes les pièces soumises par les avocats des parties demanderesses et défenderesses ainsi que les décisions du BCEN, ce qui lui a permis de comparer les informations contenues dans les dossiers aux motifs des décisions. Par la suite, la MOEC s’est rendue au Centre de tabulation des votes (CTV) pour entreprendre des vérifications des PV qui ont été comptabilisés ou annulés par les décisions du BCEN, celles-ci menant aux changements de classement des candidats. La Mission a, entre autres, examiné si la mise à l’écart ou la comptabilisation des PV demandée par les plaignants ou les parties contestées était en conformité avec les règles établies par le CEP. La Mission a pris soin de vérifier également la validité des Listes électorales partielles (LEP) contenues dans les sachets des PV présidentiels. Il est important de souligner que les 18 critères pour déterminer la validité des PV sont en conformité avec la Loi électorale et ont été publiés dans le Manuel du CTV autorisé par le CEP. »
Le communiqué souligne également que « dans aucun des cas analysés les juges du BCEN ne se sont prévalus de leur capacité d’effectuer des vérifications au CTV, et n’ont pas non plus établi des commissions pour le faire en vertu de l’article 190 de la Loi électorale. Ceci a profondément affecté le bienfondé et la validité des décisions rendues. Il est à noter également que les parties qui questionnaient la mise à l’écart ou la prise en compte de PV n’ont pas toujours apporté de preuves solides ou pertinentes pour justifier leurs allégations. Les parties plaignantes n’ont pas non plus démontré que la mise à l’écart de PV en leur défaveur n’était pas justifiée au regard des critères établis et publiés par le CEP. »
Pour plus de détail consultez le rapport :
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
Le Premier Ministre, Jean Max Bellerive, réagissant sur le rapport a indiqué « qu’il revient au conseil [CEP] d’évaluer les conclusions des experts avant de fournir les résultats finaux des élections » concernant de possibles malversations il indique « il ne faut pas entrer dans des spéculations […] la mission ne m’a pas donné d’éléments clairs ni de preuves qu’il faut pour mettre l’action publique en mouvement… Il y a beaucoup de rumeurs, beaucoup de dénonciations, mais je n’ai pas encore la preuve de malversations. »
Tandis que la conseillère électorale Laurette Croyance a déclarée dans une note de presse hier qu’elle n’a jamais été informée d’un quelconque pot-de-vin reçu par le CEP de la part d’un candidat. Concernant le rapport de la MOEC la conseillère déclare « il est difficile de revenir sur les décisions de justice qui ont accouché les résultats définitifs. »
Pour le député Levaillant Louis Jeune (INITE) les décisions du BCEN sont irrévocables « …je regrette ça pour eux, ce sont des décisions irrévocables rendus par un tribunal suprême en matière électorale qui s’appelle le BCEN, aucun pays, puissances étrangères, organisations régionale ne peuvent remplacer le BCEN… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
http://www.haitilibre.com/article-2837-haiti-elections-le-moec-recommande-le-retour-aux-resultats-preliminaires.html
HL/ HaïtiLibre

 

«Mon passeport est haïtien j’en suis Fier» dixit Martelly
30/04/2011 09:16:30

Haïti - Social : «Mon passeport est haïtien j'en suis Fier» dixit MartellySur les ondes d’une radio de la capitale, le Président élu Michel Martelly a démenti certaines rumeurs voulant laisser croire qu’il a une nationalité étrangère.
« J’ai l’impression que c’est une campagne qui est organisée par des gens qui ne peuvent pas encore croire que Michel Martelly est le Président du pays […]
Je suis haïtien, je n’ai jamais renoncé à ma nationalité, mon passeport est haïtien j’en suis Fier, d’ailleurs j’ai chanté Haïti pendant toute ma carrière. Je ne suis pas prêt de renoncer à ma nationalité, au contraire je suis prêt à faire que le peuple haïtien soit fier de sa nationalité.
Pour les gens qui lancent ces rumeurs je leur dit que c’est malheureux, parce que d’une part celui qu’ils ne veulent pas voir est là, Michel Martelly est Président de la République […], la deuxième chose c’est que je suis aussi leur Président, je suis là pour les servir, donc même lorsqu’ils m’envoient des vibrations négatives, comme taureau je vais les absorber et je ne vais pas leur renvoyer, je vais envoyer l’amour et je vais leur envoyer ma participation à changer le pays. »

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Jacmel : La démission de Edwin Zenny en détails
30/04/2011 13:30:34

Haïti - Jacmel : La démission de Edwin Zenny en détailsDans une lettre adressé à Paul Antoine Bien-Aimé, Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territorales, le Maire de Jacmel, Edwin Zenny à annoncé sa décision de démissionner du cartel 2007-2011, faisant suite à son élection en tant que Sénateur de la République d’Haïti, élu dès le premier tour à 57,60 % aux élections du 28 novembre 2010.
« Je suis certain, Monsieur le Ministre, que la tache qui m’attend au Parlement est immense, mais je reste convaincu que les deux Maires-Adjoints, Viergela François et Ronald Andris, sauront fermement assurer le suivi des activités de la municipalité et répondre aux besoins de la population Jacmelienne » rassure Edwin Zenny, ajoutant que « mon honnêteté envers vous [le Ministre Bien-Aimé], en tant que Maire de Jacmel, me faisait obligation de vous communiquer mon état d’âme afin de combler les attentes de ceux qui avaient placé leur confiance en moi » et précise qu’ « en renonçant aujourd’hui à mon poste de Maire de Jacmel, je ne fais que m’engager d’avantage au service de la commune de Jacmel, du Département du Sud-est et du peuple Haïtien en général ».
Lors d’une conférence de Presse mercredi 27 Avril 2011, Edwin Zenny a annoncé qu’il a laissé la caisse de la Maire de Jacmel avec un montant d’environ 1.500.000 gourdes.
Il a indiqué que le ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales lui doit 5 mois d’arriéré de salaire et une somme de 200.000 dollars Haïtien utilisés pour le paiement du personnel.
Toujours dans cette conférence de Presse, Edwin Zenny a annoncé dans les prochains jours une vague de révocation des directeurs départementaux de la région du Sud-est.
Notons qu’actuellement toutes les transactions du compte de la Mairie sont bloquées parce que l’ex-maire Edwin Zenny était le seul qui avait le droit de signature. Il se dit prêt à rencontrer le Ministre afin de débloquer la situation.
HL/ Claudy Bélizaire

 

Haïti – Énergie : Discussions autour de la centrale hydroélectrique sur la rivière de l’Artibonite
30/04/2011 07:54:37

Haïti - Énergie : Discussions autour de la centrale hydroélectrique sur la rivière de l'ArtiboniteEn marge du Forum économique mondial pour l’Amérique latine, qui se tient jeudi et vendredi à Rio de Janeiro, Luis Alberto Moreno le Président de la Banque interaméricaine de développement (BID) et Antonio Patriota, le Ministre brésilien des Affaires étrangères ont discuté hier des programmes de coopération avec le nouveau gouvernement d’Haïti et analysé la façon de collaborer à la construction d’une centrale hydroélectrique.
« Nous avons parlé de la façon d’aider le nouveau Gouvernement à réussir et nous croyons qu’il existe des moyens pour que cela se produise » a déclaré le Président de la BID. Plus précisément, la réunion a examiné la coopération du Brésil et de la BID dans la construction d’une centrale hydroélectrique sur la rivière de l’Artibonite, le bassin central du pays. Moreno a estimé que le projet de l’Artibonite est un « très important […] nous devons le faire » se disant prêt à coopérer avec le Brésil dans sa construction. Le projet de centrale hydroélectrique de l’Artibonite est à l’étude depuis 2009 et selon les plans brésiliens, cette centrale serait capable de générer 32 mégawatts et son coût est estimé à 150 millions de dollars.
Le Ministre brésilien a souligné « Nous voulons nous concentrer sur l’aide au nouveau gouvernement d’Haïti dans la reconstruction et le développement » qui a réitéré l’intérêt du Brésil envers Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1308-haiti-energie-191-millions-de-dollars-pour-un-projet-hydroelectrique.html
http://www.haitilibre.com/article-1005-haiti-reconstruction-barrage-hydroelectrique-le-courant-ne-passe-pas.html
http://www.haitilibre.com/article-2468-haiti-electricite-modernisation-du-secteur-de-l-energie.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti-Parlement

Députés et Sénateurs réunis lundi en assemblée nationale pour lancer la révision constitutionnelle

vendredi 29 avril 2011

Le Sénateur Rodolphe Joazile est devenu comme prévu vendredi le nouveau président du Sénat dont le bureau contrôlé par la plateforme au pouvoir INITE a été formé par acclamation sur la base d’un consensus politique entre le bloc majoritaire et les représentants d’une minorité hétéroclite.

L’élu du nord-est, ancien officier des Forces Armées d’Haïti dissoutes en 1995, aura notamment à participer, tout comme son homologue de la Chambre basse, Saurel Jacinthe, à des consultations avec le Président élu, Michel Martelly, en vue de la désignation du prochain Premier ministre.

Joazile sera assisté du Sénateur de l’ouest, Jean Hector Anacacis, promu vice-président d’un bureau complété par Francky Excius et Mélius Hyppolite, respectivement premier et deuxième secrétaire, et Evallière Beauplan, questeur.

Après Andrys Riché la veille, c’était au tour de son collègue de L’Alternative François Anick Joseph de réclamer vendredi en vain la vice-présidence du Grand Corps.

Tous les membres de la nouvelle équipe dirigeante disposent d’un mandat d’un an.

L’une des premières tâches du nouveau président sera de procéder lundi prochain à l’ouverture de la première session ordinaire de la 49e législature lors d’une séance en assemblée nationale qui réunira Députés et Sénateurs sur fond de crise post-électorale.

Par la suite, les parlementaires auront à plancher en Chambre séparée sur l’amendement de la constitution de 1987 dont le processus devra être bouclé impérativement le deuxième lundi de mai (9). spp/Radio Kiskeya

 

Haiti – Politique : Martelly, nomme officiellement le coordonnateur de la transition
29/04/2011 15:13:46

Haiti - Politique : Martelly, nomme officiellement le coordonnateur de la transitionLe président élu de la République, M. Michel Joseph Martelly, a informé officiellement le président René Préval de la nomination du coordonnateur de l’équipe de transition, en la personne de Monsieur Daniel Supplice.
L’équipe de transition, mandatée pour recevoir les dossiers de l’Etat, a déjà débuté son travail, et est composée de techniciens chevronnés, tels entre autres Michèle Oriol, assistante du coordonnateur ; Josué Pierre-louis, membre ; Georges Merisier, membre et Wilson Laleau, membre. Cette équipe est logée au #2 de la rue Prosper à Bourdon.
Le président élu profite de l’occasion pour assurer le peuple haïtien de sa ferme volonté de travailler à l’amélioration de ses conditions de vie et promet de faire de la compétence et de l’intégrité les boussoles de sa gestion de la chose publique.
En savoir plus sur Daniel Supplice
Daniel Supplice est né à Port-au-Prince le 9 février 1951, éthnologue, sociologue, passionné d’histoire et collectionneur de documents anciens haïtiens. Il a fait ses études primaires et secondaires à l’Institution Saint Louis de Gonzague à Port-au-Prince et ses études supérieures au Wentworth Institute of Technology, Boston, Mass ;Faculté d’Ethnologie, Université d’Etat d’Haïti ; University of Miami (Graduate school).
Il a occupé les postes suivants : Consul général à Tokyo, Japon (1973-1974) ; Premier secrétaire, ambassade d’Haïti, Rome, Italie (1974-1976) ; Premier secrétaire, ambassade d’Haïti, Mexico, Mexique (1976-1977) ; Directeur général adjoint de l’Immigration et de l’Emigration (1977-1979) ; Directeur général de l’Immigration et de l’Emigration (1979) ; Sous-Secrétaire d’Etat de l’Intérieur et de la Défense nationale (1979-1981) ; Sous-Secrétaire d’Etat des Affaires sociales (1981-1983) ; Secrétaire d’Etat des Affaires sociales (1983-1985) ; Secrétaire d’Etat de l’Immigration et de l’Emigration (1985) ; Secrétaire d’Etat de la Sécurité sociale et du Logement (1985) ; Ministre des Affaires sociales (1985-1986).
Directeur-fondateur de l’Ecole Primaire Saint Sébastien (1987) ; Membre-fondateur et secrétaire du conseil d’administration du Parc du Souvenir, Espace S.A. (1988) ; Chroniqueur au journal « Le Nouvelliste » (1990-1994) ; Vice-président du conseil d’administration de la Métrobanque (1994) ; Membre fondateur et membre de la Coordination nationale de Génération 2004 (1994) ; Candidat au sénat pour le département de l’Ouest sous la bannière de l’Espace de Concertation aux élections du 21 mai 2000 ; Professeur de sociologie et d’Histoire des civilisations ; Membre fondateur du Parti populaire du Renouveau haïtien (PPRH) ; Membre du Parti Libéral Haïtien (PLH) ; Candidat au Sénat pour le département de l’Ouest sous la bannière du PLH aux élections de novembre 2005.
Daniel Supplice a reçu de nombreuses distinctions : Chevalier de la Croix d’Honneur, Ordre national d’Italie ; Croix d’honneur, Honneur et Mérite d’Haïti ; Ordre national du Travail, Honneur et Mérite d’Haïti…
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice : RSF demande l’intervention de Martelly
29/04/2011 13:35:44

Haïti - Justice : RSF demande l'intervention de MartellyQuatre journalistes devaient comparaître en tant que témoin, ce 28 avril 2011, dans l’affaire de diffamation opposant le directeur général de la Télévision nationale d’Haïti (TNH), Pradel Henriquez à deux des cinq journalistes récemment congédiés par ce dernier dans des conditions et pour des motifs controversés. Reportée au dernier moment en raison du décès l’un avocat, l’audience doit se tenir sous huit jours. Les journalistes congédiés ont déposé une requête auprès de l’unité de lutte contre la corruption concernant la gestion, qu’ils jugent douteuse, de Pradel Henriquez à la tête de la TNH. Les quatre journalistes concernés avaient recueilli les réactions des employés licenciés. Parallèlement, une commission spéciale de trois personnes instituée le 15 avril par le ministère de la Culture et de la Communication était censée statuer dans un délai de quinze jours, à compter du 18 avril, sur le sort des cinq journalistes révoqués de la TNH : Jacques Innocent, Guemsly Saint-Preux, Stéphane Cadet, Josias Pierre et l’ancien rédacteur en chef Eddy Jackson Alexis. Ces deux derniers sont poursuivis par Pradel Henriquez pour « diffamation ».
La direction de la TNH reproche à ces journalistes d’avoir privilégié leurs préférences politiques sur leur devoir professionnel. Ceux-ci ont dénoncé, à l’inverse, de graves déséquilibres éditoriaux – voire de la propagande – lors de la campagne du second tour de la présidentielle, à l’avantage de Michel Martelly, vainqueur de l’ancienne première dame Mirlande Manigat. La mise à pied des journalistes est d’ailleurs intervenue après une visite de courtoisie à la TNH de Michel Martelly.
« L’équilibre du temps de parole en période de campagne électorale est un principe démocratique crucial, a fortiori au sein d’un média public national. La direction de la TNH doit s’expliquer sur son attitude et réintégrer des journalistes qui n’ont fait que soulever une question d’intérêt public. Le ton de la convocation adressée aux quatre professionnels de radio en dit également long sur le climat détestable provoqué par ces licenciements, très politiques. Les quatre journalistes entendus comme témoins n’ont fait que leur travail en donnant écho à l’affaire. Ils n’ont pas à s’en justifier devant l’autorité judiciaire. Utiliser des journalistes comme témoins pour faire condamner leurs collègues dans un procès en diffamation porte en soi très gravement atteinte à l’unité de la profession », a déclaré Reporters sans frontières (RSF).
« Nous espérons que la commission du ministère de la Culture et de la Communication rendra en temps voulu – il lui en reste très peu – les recommandations adéquates sur ce dossier même si elle ne peut se substituer à la justice. Il importe surtout, dans une situation postélectorale très tendue et à la veille de l’investiture du 14 mai, que le futur Président prenne la parole. Très largement élu, Michel Martelly doit d’autant plus se poser en garant, du pluralisme, des libertés publiques et des principes constitutionnels fondamentaux. Une réaction d’apaisement de sa part face à l’affaire en cours pacifierait les esprits et faciliterait même son entrée en fonction », a ajouté l’organisation.
HL/ HaïtiLibre / Reporters Sans Frontières (RSF)

vendredi 29 avril 2011

29 Avr

Haïti – Politique : Rencontre Martelly-Mulet
29/04/2011 09:58:52

Haïti - Politique : Rencontre Martelly-MuletCe mercredi 27 avril 2011, le Président élu Michel Joseph Martelly a rencontré dans les locaux de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haiti (Minustah) à Pacot, le représentant du Secrétaire Général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Monsieur Edmond Mulet ainsi que d’autres membres importants de la Minustah.
L’objectif de cette rencontre était pour le Président Martelly d’avoir une meilleure compréhension de la mission des Nations Unies en Haïti et d’entamer les débats pour la restructuration et la préparation du départ de la Minustah du pays.
Le Président Martelly a aussi profité de cette rencontre pour partager les feuilles de route du gouvernement concernant le renforcement de l’Etat de Droit et de la sécurité, particulièrement le renforcement des capacités de la Police Nationale d’Haïti (PNH) et l’instauration d’une force armée haïtienne. D’autres points importants soulevés furent la relance de l’économie et la situation politique actuelle, particulièrement la question des élus contestés du 2ème tour, les prochaines élections législatives, les élections locales de 2011 et l’amendement constitutionnel en cours. Le Président Martelly a également discuté de l’importance de la relocalisation des personnes vivant sous les tentes.
Mr. Mulet a, de son côté, rappelé la mission principale de la Minustah qui est d’aider à garantir un certain niveau de stabilité et de sécurité dans le pays et l’importance d’une telle mission dans l’établissement de conditions sécuritaires propices pour attirer les investissements internationaux dans le pays, établir un état de droit et corriger les faiblesses institutionnelles, entre autres.
Cette réunion initiale a permis aux deux parties d’avoir une meilleure compréhension des travaux déjà en cours et a permis au Président Martelly de clairement signifier les priorités de son gouvernement au représentant de l’ONU.
Dès l’annonce des résultats préliminaires du 4 avril, annonçant sa victoire, le Président élu Michel Joseph Martelly s’est rapidement mis à l’œuvre et a initié une série de rencontres avec des membres influents des communautés nationales et internationales.
Cette rencontre avec la Minustah fait suite à une tournée de 3 jours à Washington où le Président Michel Joseph Martelly a rencontré le Président du Fonds Monétaire International, celui de la Banque Mondiale, la direction de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), la secrétaire d’état Hillary Clinton et des membres influents de la presse américaine.
Lire aussi:
http://www.haitilibre.com/article-2831-haiti-politique-la-minustah-reagit-au-projet-d-une-nouvelle-armee-de-michel-martelly.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : la Minustah réagit au projet d’une nouvelle armée de Michel Martelly
29/04/2011 08:25:29

Haïti - Politique : la Minustah réagit au projet d’une nouvelle armée de Michel MartellyHier Jeudi, au cours de la période de questions du point de presse hebdomadaire, de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Sylvie Van Den Wildenberg, porte parole de la Mission, a fait le point sur la volonté du Président Michel Martelly de créer une armée moderne.
« Le Président élu, Michel Martelly avait déjà évoqué sa volonté de créer une force de sécurité supplémentaire pendant sa campagne. C’est une question souveraine qui dépend des autorités haïtiennes. Je rappellerai simplement que le Représentant du Secrétaire Général, Monsieur Mulet à plusieurs reprises, a observé qu’une seule force de sécurité dans un pays ce n’était pas sain, quand il y a beaucoup de défis à relever et pour ce qui concerne Haïti, effectivement peut-être que la création d’une force complémentaire à la PNH pour l’appuyer dans toutes ses charges à mener notamment, la protection civile est importante. Le Président élu, Michel Martelly n’a pas donné encore donné beaucoup de détails sur la forme que devrait prendre cette force, c’est à l’étude. Cela pourrait être une force de protection civile, ou une sorte de gendarmerie, ou autre chose, mais ce sera au gouvernement d’en décider.
Maintenant, par rapport à sa demande d’appui à la Minustah, vous vous imaginez bien que nous avons déjà des contacts avec l’équipe du Président élu, qui a commencé très rapidement à préparer la nouvelle administration, cette question à déjà fait l’objet de discussions préliminaires. Les Nations Unies, le Département du maintien de la Paix, il me faut le souligner, n’ont malheureusement ni les capacités, ni les moyens, ni les ressources, ni le mandat d’appuyer la création de forces de sécurité. Nous aidons – et c’est ce que nous faisons ici avec la police, à la réforme de forces de sécurité mais, quant à créer une force de sécurité, c’est une autre chose.
Le Président Martelly a fait part effectivement d’une demande d’assistance technique de la Minustah et je suis convaincue que la Minustah fera tout ce qu’elle peut dans les limites de son mandat pour apporter son appui technique à cette réflexion, mais cet appui ne pourra être que limité car cela ne relève pas du mandat qui nous est conféré par le Conseil de Sécurité. Ce sont en général des questions qui relèvent d’accords bilatéraux et là, effectivement peut-être que la Minustah peut aider à faire du plaidoyer auprès des bailleurs de fonds et appuyer les demandes du gouvernement élu pour cette création de force supplémentaire. »

Notez que tout au long de ces explications, la porte-parole a évité soigneusement d’utiliser le mot «armée» mais parlée plutôt «d’une force de sécurité» une nuance loin d’être innocente pour la Minustah.
Lire aussi:
http://www.haitilibre.com/article-2832-haiti-politique-rencontre-martelly-mulet.html
http://www.haitilibre.com/article-2808-haiti-politique-michel-martelly-veut-creer-une-armee-moderne.html
HL/ HaïtiLibre / Minustah

 

Haïti – Politique : Deuxième journée d’échec au Sénat….
29/04/2011 08:03:14

Haïti - Politique : Deuxième journée d’échec au Sénat....Après l’échec mercredi, de la nomination des membres du nouveau bureau du Sénat, la session reportée à jeudi s’est conclue à nouveau sur un échec, faute de consensus. Malgré des heures de négociations agitées, le groupe majoritaire (INITE) et les Sénateurs minoritaires, ont été incapable de s’entendre sur l’ensemble des nomination du nouveau bureau.
Si Rodolphe Joazile à la Présidence, Francky Excius, premier secrétaire et Mélius Hyppolite, deuxième secrétaire sont majoritairement « accepté », c’est maintenant le poste de Vice-Président qui pose problème. Convoité par le Sénateur Andrys Riché (Alternative), Joseph Lambert, coordonnateur national de INITE et chef de la majorité, s’y oppose affirmant que son collègue, le Sénateur Jean Hector Anacacis a été désigné pour être le numéro deux du nouveau bureau.
Le Sénateur Riché a dénoncé vigoureusement la volonté des représentants du parti au pouvoir, de vouloir continuer à « diriger le Sénat à leur profit personnel ». De plus, il a qualifié de « coup fourré intelligent » la décision d’INITE de soutenir la candidature à la questure du Sénateur Evallière Beauplan, en instance de dissidence du groupe minoritaire.
Néanmoins, à l’issu de cette deuxième journée de négociations sans solution, le Sénateur Lambert a annoncé confiant, l’élection pour ce vendredi du nouveau bureau, qui sera suivi de la réunion des deux Chambres en Assemblée Nationale, en vue de l’ouverture de la première session ordinaire de la 49e législature, telle que prévue au calendrier parlementaire…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2824-haiti-politique-premiers-affrontements-au-senat.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Industrie : Santé et sécurité au travail dans le textile
29/04/2011 07:32:32

Haïti - Industrie : Santé et sécurité au travail dans le textileLe samedi 30 avril, Better Work Haïti, accueillera plus de 3,000 ouvriers de la confection à la première foire sur la santé et la sécurité au travail qui aura lieu dans le parc industriel SONAPI (Bâtiments 48&49, et le Centre de traumatologie de l’OFATMA) entre 10–17 heures. Cet événement, réunira des ouvriers et dirigeants de 27 usines dans la capitale du pays pour les sensibiliser aux problèmes liés à la santé et la sécurité au travail.
La foire sur la santé et la sécurité au travail est organisée par Better Work Haïti pour que les dirigeants d’entreprise et les travailleurs connaissent mieux les mesures préventives qu’ils peuvent prendre dans leurs usines. « Prévenir les accidents et assurer de-bonnes conditions de travail est la responsabilité de chacun sur le lieu de travail, » affirme Richard Lavallée, Chef de programme de Better Work Haïti.
En Haïti, les évaluations conduites par le programme Better Work montrent que dans les usines de l’habillement-textile en Haïti, la santé et la sécurité au travail est l’un des aspects les moins en conformité avec la législation nationale du travail. Les prestations de services conseils et de formation de Better Work Haïti aident les usines à relever ces défis.
Des organisations locales, y compris le Centre de Promotion de la Femme Ouvrière (CPFO), l’Office d’Accidents du Travail, Maladie et Maternité (OFATMA), le Groupe de soutien contre le cancer, PSI-Haïti et la Fondation Haïtienne de Diabète et des Maladies Cardio-vasculaires, participeront également à la foire en offrant des services de santé de base aux ouvriers présents. Better Work Haïti s’attend à ce que 550 consultations générales, gynécologiques et dermatologiques, ainsi que des tests de dépistage pour les infections sexuellement transmissibles le VIH/SIDA et le diabète, et pour la détection précoce du cancer du sein et de la prostate, soient proposés gratuitement aux travailleurs.
En savoir plus sur Better Work :
Better Work, partenariat unique entre l’Organisation internationale du Travail et la Société financière internationale, rassemble gouvernements, employeurs, travailleurs et acheteurs internationaux afin d’améliorer le respect des normes du travail et de promouvoir la compétitivité dans les chaînes d’approvisionnement mondiales. Better Work Haïti, financé par le Département du Travail des Etats-Unis, fournit des prestations de services d’évaluation et de conseils à l’industrie haïtienne exportatrice de vêtements. Des fonds pour les activités additionnelles proviennent du Programme Ressources humaines et Développement des compétences Canada.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Cholera/ONU : Le rapport des experts de l’ONU sur l’origine de l’épidémie annoncé au 3 mai

P-au-P, 28 avril 2011 [AlterPresse] — Le rapport des experts indépendants nommés par les Nations Unies pour établir la provenance du cholera, découvert en Haïti en octobre 2010, sera présenté le 3 mai 2011 au Secrétaire général de l’ONU Ban Ki Moon, annonce la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haïti (MINUSTAH).

Tout de suite après, ce rapport devrait être rendu public, a fait savoir jeudi 28 avril la porte parole de la MINUSTAH, Sylvie Van Den Wildenberg, lors d’une conférence de presse à laquelle a assisté AlterPresse.

Le panel d’experts, mis en place par Ban Ki Moon en janvier dernier, a effectué une mission dans le pays. Il est dirigé par le mexicain Alejandro Cravioto, du Centre international pour la recherche des maladies diarrhéiques, au Bangladesh.

Au moins deux enquêtes conduites par d’autres experts avaient auparavant remonté les pistes de l’épidémie jusqu’à une base d’un contingent de militaires népalais de la MINUSTAH non loin de la ville de Mirebalais (Est).

Le rapport à paraitre s’annonce dans un contexte où l’épidémie est en baisse mais présente dans les régions rurales des flambées de plus en plus inquiétantes pour les populations. Plusieurs cas rapportés dans les medias font état d’un retrait des familles de ces zones.

Selon le dernier bilan officiel, le cholera, apparu en octobre 2010, a déjà tué 5 000 personnes.

Les organisations humanitaires continuent d’assurer 70% de la réponse à l’épidémie, indique Emmanuelle Schneider, du Bureau des Nations Unies pour les Affaires Humanitaires (OCHA). Elles doivent céder la main progressivement à l’Etat haïtien. Un processus apparemment plus lent que la propagation de l’épidémie, le système sanitaire haïtien ne couvrant pour l’heure que 10% de la réponse. [kft apr 28/04/2011 13 :35]

jeudi 28 avril 2011

28 Avr

 La mission d’observation OEA/CARICOM recommande l’éviction de 19 « élus » de INITE

Le Conseil électoral de Gaillot Dorsinvil ne serait pas prêt à se plier aux conclusions du rapport transmis jeudi au gouvernement dans un contexte de grave crise post-électorale mettant à rude épreuve l’indépendance des institutions haïtiennes

Radio Kiskeya / jeudi 28 avril 2011

La mission d’experts électoraux de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de la Communauté Caraïbe (CARICOM) a exhorté jeudi les autorités haïtiennes à annuler la victoire proclamée de 19 candidats de la plateforme au pouvoir, INITE, dans les conclusions de son rapport de révision des résultats définitifs du second tour des législatives contestés dans plusieurs régions du pays.

Selon des sources diplomatiques combinées, dont une citée par l’AFP, la mission souhaite que le Conseil électoral provisoire revienne sur sa décision de déclarer vainqueurs du scrutin du 20 mars les intéressés en prenant seulement en compte les résultats préliminaires qui avaient été favorables à leurs rivaux.

S’alignant sur les doutes et mises en garde de la communauté internationale ouvertement exprimés et relayés par le Président élu d’Haïti, Michel Martelly, les experts de l’OEA et de la CARICOM soutiennent que dans 18 circonscriptions et dans le département du Centre les résultats ont été modifiés entre l’annonce des résultats préliminaires et la publication des résultats finaux en faveur des candidats liés au Président sortant, René Préval, et à son parti.

« Nous avons remis le rapport ce matin au Premier ministre Jean-Max Bellerive qui le remettra au Conseil électoral provisoire », a déclaré Colin Granderson, le chef de la mission, ajoutant « ce sera aux autorités haïtiennes d’en parler », quant au contenu du rapport qui accrédite toutefois la thèse de fraudes électorales commises au profit de INITE.

Une source parlementaire laisse croire que le Conseil électoral provisoire -sur la sellette ces derniers jours- ne serait pas disposé à faire machine arrière et serait, par voie de conséquence, déterminé à ignorer les recommandations contenues dans le rapport.

Les principaux partenaires d’Haïti, dont les Etats-unis, l’Union européenne, les Nations Unies et l’OEA, avaient pratiquement enjoint le Président Préval de ne pas promulguer les résultats définitifs des élections dans les circonscriptions et le département indexés avant leur validation par la mission d’observation conjointe OEA/CARICOM.

Repêché sur recommandation de l’Organisation des Etats américains à la suite d’émeutes ayant éclaté dès l’annonce, en décembre dernier, des résultats du premier tour des présidentielles, Michel Martelly, vainqueur finalement du second tour, a souhaité l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant les allégations selon lesquelles des pots-de-vin auraient été versés à des conseillers électoraux pour favoriser la victoire de certains compétiteurs.

La conseillère Ginette Chérubin a claqué la porte cette semaine arguant que sa présence n’était plus justifiée au sein d’une institution ayant perdu son prestige et son honorabilité en raison de décisions incompréhensibles prises récemment au cours de la phase contentieuse des législatives.

Impatients de rejoindre les 79 Députés entrés en fonction, les vainqueurs proclamés des élections dans 17 circonscriptions ont appelé jeudi le Président René Préval à promulguer leurs noms dans le journal officiel Le Moniteur au moment où la plupart des communautés qu’ils entendent représenter sont le théâtre de protestations en cascade. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Économie : Michel Martelly voudrait obtenir des prêts pour Haïti
28/04/2011 12:06:30

Haïti - Économie : Michel Martelly voudrait obtenir des prêts pour HaïtiLe Président Martelly à fait savoir mardi dernier qu’il avait demandé aux institutions financières internationales (BID, Banque mondiale et FMI) d’accorder à nouveau des prêts à Haïti en vue de relancer l’économie « Un pays ne peut pas relancer son économie avec des dons […] aucun pays au monde ne peut obtenir de la croissance économique sans accès au prêts » avait déclaré le Président élu, qui reconnaît qu’Haïti, après avoir bénéficié de l’annulation de sa dette, tombe dans la catégorie des pays insolvable… On ne connait pas la position des institutions financières internationales suite aux demandes du Président Martelly.
Réagissant à ces propos, l’économiste Eddy Labossière, Président de l’Association Haïtienne des Economistes, pense que « Michel Martelly a été très mal conseillé […] Les chances du prochain Président d’obtenir de nouveaux prêts sont très minces » rappelant que la décision de ne plus octroyer de prêts à Haïti avait été prise en raison « de l’incapacité du pays à honorer ses engagements » malgré que ces prêts avaient été accordés sur une longue échéance avec une période de grâce.
Eddy Labossière favorise plutôt une meilleure implémentation des politiques fiscales de manière à permettre l’élargissement de l’assiette fiscale du pays, soulignant qu’actuellement « l’État haïtien ne perçoit que 40% des recettes (soit 36 à 38 milliards de gourdes) qu’il devrait percevoir ». L’économiste croit qu’avec une bonne politique fiscale et la dotation à la Direction Générale des Impôts (DGI) de moyens adéquats, il est possible de doubler ce montant. De plus il recommande une réduction des portefeuilles ministériels dans le prochain Gouvernement, soulignant qu’il y a « des ministères qui absorbent beaucoup d’argent sans être  réellement efficaces. »
Pour sa part, l’économiste Camille Charlmers, Secrétaire Exécutif de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) affirme « qu’il s’agisse de dons ou de prêts, ce sont des instruments utilisés pour contrôler et orienter les politiques économiques nationales et favoriser un type de politique économique qui va dans l’intérêt des grandes puissances. » En d’autres termes, Chalmers propose qu’Haïti génère ses propres revenus, pour assurer son fonctionnement, les services à la population et son développement.
HL/ HaïtiLibre

 
La Natcom entend moderniser le secteur des télécommunications

Jeudi, 28 avril 2011 06:06

A deux mois de l’inauguration officielle de la compagnie les dirigeants de la Natcom appellent les employés à mettre un terme à la grève qui nuit au bon fonctionnement de l’entreprise depuis deux semaines.
Les employés réclament des frais de dédommagement de la nouvelle compagnie arguant que celle-ci a hérité des actifs de la Téléco.
Le directeur général adjoint de la Natcom, Yves Armand, qualifie d’infondées les revendications des employés et précise que le Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques (CMEP) n’a édicté aucune disposition en ce sens. Il dément les rumeurs faisant état de licenciement massif et soutient que la compagnie qui compte 830 employés espère recruter plus de 100 techniciens supplémentaires.
Il déplore que la grève entraine des retards de certaines activités prévues avant le lancement officiel de l’entreprise en juin prochain. La compagnie vietnamienne de téléphonie Vietel, actionnaire majoritaire de la Natcom, entend investir plus de 100 millions de dollars en Haïti.
M. Armand soutient que la compagnie réalisera une petite révolution dans le secteur en apportant par le biais d’une ligne téléphonique, l’internet, le câble et le téléphone. Tous les services seront disponibles dès le lancement des activités de la Natcom promet M. Armand.
La Natcom poursuit actuellement l’installation d’un réseau de fibre optique à travers le pays. Plus de 2 000 kilomètres de fibres optiques ont été déjà installés dans plusieurs villes notamment Cap Haïtien, Cayes, Jacmel, Ouanaminte, Hinche etc.
En outre des réseaux filaires et cellulaires seront également installés dans toutes les régions du pays. M. Armand annonce que plus de 1 000 sites seront installés au cours de la première année de fonctionnement de l’entreprise.
LLM / radio Métropole Haïti

 
 
Haïti-Parlement : Une grande première ratée…

P-au-P., 27 avril 2011 [AlterPresse]— La séance – fixée pour ce mercredi 27 avril – devant aboutir à la mise en place d’un nouveau bureau au Sénat de la République n’a pas eu lieu, a constaté AlterPresse.

Au lendemain de la séance de validation de 9 des 11 nouveaux sénateurs, aucun sénateur n’a été remarqué au Sénat jusqu’en fin de journée lorsque des employés du Parlement s’apprêtaient à quitter l’enceinte du bureau vers 16 :00 (heure locale).

Une séance a pourtant été fixée 11:00 (heure locale) et les sénateurs devaient spécifiquement mettre en place un bureau définitif.

Aucune information n’a été communiquée non plus sur ce qui a empêché la tenue de la séance.

Toutefois, sous couvert d’anonymat, un sénateur joint au téléphone par AlterPresse informe que les membres du grand Corps sont en concertation pour pouvoir déterminer au préalable les membres éligibles à des postes au sein du nouveau bureau.

Une grande majorité de sénateurs de la Plate-forme Inite (au pouvoir) sont pressentis pour occuper plusieurs fonctions dans le nouveau bureau, a-t-on appris. Une situation qui tend à provoquer la tourmente au sénat.

Le bureau de la Chambre basse fait le point…

Le nouveau président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe, accompagné des six autres membres du bureau, a fait le point, ce mercredi lors d’une conférence de presse, sur la position de 22 députés qui ont contesté l’élection du nouveau bureau.

« La décision de nos 22 collègues qui se constituent en groupe d’opposition n’est pas juste. Avec 77 députés qui ont répondu présents, puis réduits à 54 sur 79 lors de l’appel nominal pour la séance, le quorum nécessaire a été confirmé », précise Sorel Jacinthe.

Les sept membres élus pour un mandat d’un an pour diriger l’Assemblée des députés ont rejeté les propos de leurs 22 collègues qui qualifient d’ « illégitime » le bureau.

Par ailleurs, le député Sorel Jacinthe informe que « la Chambre basse avec la mise en place du nouveau bureau attend pour le moment l’établissement du bureau du Sénat pour la tenue de la première Assemblée nationale avec la 49e législature, avant de fixer une prochaine séance qui devrait être consacrée au vote des amendements de la Constitution. »

Il a aussi informé que le bureau envisage de créer une commission spéciale pour enquêter sur les cas des 17 députés élus qui sont interdits jusqu’à nouvel ordre de gagner leur poste.[sfd gp apr 27/04/2011 19 :30]

 
 
 
Haïti : Un forum sur le financement de la reconstruction

P-au-P, 27 avril 2011 [AlterPresse] — La Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) a inauguré le mercredi 27 avril à Port-au-Prince un forum de deux jours sous le thème « Quels financements pour quelle reconstruction ? ».

Des universitaires haïtiens comme l’économiste Gérald Chéry et le sociologue Jean Reynold Elie, l’économiste argentin Jorge Martin, ainsi que des organisations nationales et internationales prendront part aux discussions à travers des ateliers et des sessions en plénière.

Au cœur des débats, figurent entre autres le bilan de l’aide internationale fournie au pays durant les 30 dernières années, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti(CIRH), les ONGs, la crise du capitalisme et les enjeux de la reconstruction.

Selon, le directeur exécutif de la PAPDA, Camille Chalmers, le forum cherche notamment à« poser des questions par rapport au processus appelé abusivement reconstruction et qui n’est pas de la reconstruction ».

Suite au terrible séisme du 12 janvier 2010, un plan de reconstruction a été adopté par la communauté internationale et la CIRH créée pour assurer sa mise en œuvre. Cette commission est constituée d’Haïtiens et d’étrangers, mais est souvent assimilée à un substitut du pouvoir exécutif.

« Il y a eu transfert de mandat du pouvoir vers la CIRH », juge Chalmers, ajoutant que « globalement c’est une mauvaise route que nous avons empruntée », puisque le plan de reconstruction « reprend les mêmes options néolibérales de toujours ».

Le forum entre dans le cadre d’une série d’activités lancée depuis début 2011 par la PAPDA en collaboration avec diverses organisations. Ces activités visent dans l’ensemble à questionner les perspectives de la reconstruction et s’interroger sur les acteurs et leurs intérêts, pour voir comment le peuple haïtien peut s’imposer comme véritable acteur, explique Camille Chalmers.

Du 19 au 21 mai prochains, un autre forum est programmé autour cette fois-ci du droit au logement. En attendant, la PAPDA espère avec le forum sur la reconstruction aboutira à l’adoption de propositions alternatives concrètes aux mécanismes de reconstruction en cours, signale Chalmers.

Une déclaration de non renouvellement du mandat de la CIRH ainsi que diverses campagnes touchant notamment à un moratoire de 5 ans sur les accords internationaux signés par l’Etat haïtien, seront examinés pour adoption. [kft gp apr 27/04/2011 15 :40]

 
 
Education gratuite : Martelly prône la taxation de la diaspora
Grâce au prélèvement d’une taxe spéciale sur les transferts d’argent et les appels téléphoniques internationaux, un demi-million d’enfants iront à l’école, a estimé le Président élu, satisfait de sa tournée américaine et qui prévoit également la création d’un fonds de soutien à Haïti dont les contributeurs et gestionnaires seront les compatriotes vivant à l’étranger

mercredi 27 avril 2011

Le Président élu d’Haïti, Michel Martelly, rentré à Port-au-Prince à l’issue d’une tournée d’une semaine aux Etats-Unis, a annoncé mardi la taxation prochaine des transferts d’argent de la diaspora et des appels téléphoniques internationaux en vue de permettre à sa future administration d’assurer l’instruction de 500.000 enfants non scolarisés.

« Mon gouvernement va collecter 8,5 millions de dollars par mois en prélevant 5 centimes par minute sur chaque appel international et 1 dollar sur chaque transfert de la diaspora pour financer la scolarisation de 500.000 enfants d’Haïti », a indiqué Michel Martelly, lors d’une conférence de presse au Karibe Convention Center en présence notamment des musiciens Roger Eugène alias « Choubou » et Yves Joseph dit « Fanfan Ti Bòt » du Tabou Combo.

L’ancien chanteur couramment appelé « Sweet Micky », dont la Présidence ne sera effective que dans trois semaines, le 14 mai, a affirmé que les compagnies de téléphonie mobile opérant sur le marché local (Digicel, Voila, Haïtel) seraient prêtes à soutenir son effort visant à « sortir les petits haïtiens de la rue ».

Poursuivant sur la lancée de ses promesses de campagne, M. Martelly anticipe l’approbation par le Parlement du principe de la double nationalité, annonce l’amélioration du climat sécuritaire et invite les haïtiens vivant à l’étranger, particulièrement aux Etats-Unis, à verser deux dollars chaque semaine à un fonds destiné à leur pays d’origine et qu’ils auront à gérer eux-mêmes.

En retour, ils bénéficieront de larges facilités d’investissement en Haïti où ils auront la latitude de déterminer la vocation économique des régions en contribuant à la création de pôles de développement, dit le futur chef de l’Etat.

Qualifiant de succès sa visite de trois jours à Washington qui lui a permis de discuter avec la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et les représentants de la Banque mondiale, du FMI et de la BID, Michel Martelly a appelé les institutions financières internationales à rouvrir l’accès aux prêts à Haïti qui doit se contenter de dons depuis l’effacement de sa dette externe.

« Un pays dévasté par un séisme, qui vient de perdre 30 milliards de dollars, ne peut pas vivre seulement de dons. Nous insistons sur la nécessité de nous permettre à nouveau d’effectuer des prêts pour relancer l’économie », a martelé le vainqueur du second tour des présidentielles.

« Nous allons aussi demander aux Etats-Unis de faire en sorte que leur aide à Haïti arrive réellement à la population », a aussi fait savoir un Martelly optimiste sur ses capacités à relever les énormes défis qui l’attendent.

« J’ai fait campagne pour changer le système et je vous garantis que nous allons tout faire pour changer ce système qui depuis plus de trois décennies bloque le progrès. Mais, je sais que l’héritage qui nous sera légué est très lourd. Avec le peuple, nous n’avons pas peur de cette responsabilité », a conclu le prochain locataire du Palais National dont les premiers jours de la Présidence se passeront sous des tentes. spp/Radio Kiskeya

mercredi 27 avril 2011 (2)

27 Avr

 Haïti – Politique : Membres du bureau de la chambre des députés
27/04/2011 15:31:11

Haïti - Politique : Membres du bureau de la chambre des députésLe bureau définitif de la chambre des députés a été constitué mardi au cours d’une séance qui a réunit 67 députés. 53 d’entre eux, ont promu un bureau de 7 membres pour diriger les travaux à la Chambre basse.
Sorel Jacinthe de INITE (Grand’Anse / Moron/Chambellan), président
Thimoléon Stevenson Jacques de Lavni (Ouest / Petit-Goâve), vice-président
Ronald Larêche de INITE (Nord’Est / Mont-Organise), vice-président aux séances
Guy Gérard Georges de INITE (Sud / Chantale/Torbeck), premier secrétaire
Etienne Marie Jossie de Rasamble (Nord / Plaine Du Nord/Milot), 2ème secrétaire
Cholzer Chancy de Ayiti An Aksyon (Artibonite / Ennery), questeur (1)
Frandy Louis de Lavni (Nord / Limbé), vice-questeur
A remarquer que 23 députés conteste la formation de ce bureau, ils pensent que l’Assemblée aurait dû attendre les résultats de l’enquête de l’OEA/Caricom sur les 17 députés contestés. Fritz Chéry, le leader de cette minorité, a dénoncé les manœuvres des députés du bloc INITE, qui ont tenu la séance malgré, selon lui, que le quorum a été infirmé. Le député Fritz Chéry (AAA) estime que seulement 46 députés étaient présents dans la salle lors du vote.
La 49ème législature haïtienne est en passe de se mettre au travail. Après la nomination du bureau définitif de la Chambre des députés, les membres du Sénat ont rendez-vous ce mercredi pour procéder à la formation du bureau du Sénat, qui devra tenir compte des forces politiques représentées à l’assemblée.
(1) Les questeurs exercent des pouvoirs étendus en matière financière, comptable et administrative dans le cadre de l’autonomie de gestion de l’Assemblée.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti- Reconstruction : Martelly, confiant en la CIRH, préconise une modification de son mode de fonctionnement

 

P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] — Le prochain président d’Haïti, Michel Martelly, à son retour des Etats-Unis, réitère sa confiance dans la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) tout en prônant un changement dans son mode de fonctionnement.

 

« Après nos différentes rencontres avec la Commission nous sommes très enthousiastes et nous voyons d’un bon œil, la collaboration qui va venir », affirme Martelly lors d’une conférence de presse mardi 26 avril, dressant le bilan de son premier déplacement à l’étranger en tant que prochain chef de l’Etat.

Michel Martelly estime également que l’ancien président américain et co-président de la CIRH, William Jefferson Clinton, « est bien placé pour permettre de trouver des fonds en faisant du lobbying auprès de ceux qui peuvent donner de l’argent ».

« Je crois qu’il (Clinton) peut faire ce job mieux que quiconque d’entre nous », soutient-il, ajoutant que « maintenant il faut changer le mode de fonctionnement (de la commission) ».

Selon lui, ce changement passe par un partenariat entre les entreprises étrangères sélectionnées et les firmes haïtiennes, dans l’idée de consolider celles-ci. Offrir les contrats aux meilleurs fournisseurs de service et recruter plus d’Haïtiens pour exécuter les projets sont des priorités, indique Martelly.

Par ailleurs, l’ancien chanteur surnommé Sweet Micky, entend impliquer la diaspora haïtienne dans le processus de reconstruction en créant de nouvelles taxes.

Deux dollars américains seront ainsi collectés, chaque vendredi, auprès des quatre millions d’Haïtiens vivant à l’étranger, annonce-t-il. Une initiative, qui selon le futur président, permettra de créer un fonds estimé à 32 millions de dollars par mois. Ce fonds devrait servir à la mise en œuvre de projets conçus par la diaspora.

Martelly annonce aussi la création d’une nouvelle force de sécurité à côté de la police, l’armée étant dissoute depuis 1995.

« Nous allons constituer une force nationale, une force de défense. Cela pourrait coûter entre 15 et 25 millions de dollars l’an », contrairement à « ce que coûte la MINUSTAH aujourd’hui soit, 864 millions de dollars l’an » , explique le prochain chef d’État.

Quant aux résultats des élections législatives, Martelly garde sa position initiale. « Il faut que le vote du peuple soit respecté. Nous ne pouvons pas construire la démocratie dans le vol des élections », s’indigne t-il.

« La justice haïtienne, sans abus, doit finir par trouver la vérité », recommande t-il, jugeant que ces résultats sont manipulés.

Michel Martelly doit entrer en fonction le 14 mai prochain. [rh kft gp apr 27/04/11 11 :30]

 

 

Le Club de Madrid salue l’élection de Michel Martelly

Mercredi, 27 avril 2011 11:51

Le Club de Madrid annonce dans un communiqué l’envoi prochain d’une nouvelle mission en Haïti, dans le but de rencontrer Président-élu Martelly, le président sortant René Préval, le Premier ministre les membres de la communauté internationale. Les jours et semaines à venir seront cruciaux pour le futur d’Haïti. Le second tour des élections a consacré l’arrivée au pouvoir du nouveau Président, Michel Martelly, qui devra diriger le processus de reconstruction, et à qui le Club de Madrid souhaite plein de succès dans l’accomplissement de son mandat. Les résultats des élections législatives récemment publiés ont à nouveau réveillé certains doutes sur la légitimité du processus. Conscient des réclamations présentées à l’encontre du processus électoral, le Club de Madrid demande à tous les partis politiques et institutions qu’ils respectent les procédures établies dans la Constitution et la Loi Electorale afin de les traiter de manière pacifique. La formation d’un Parlement fruit d’élections légitimes est fondamentale pour le développement du pays.
Cette quatrième mission du Projet Leadership Global pour la Reconstruction d’Haïti, une initiative du Club de Madrid qui bénéficie du soutien financier de l’Union Européenne, cherchera à accompagner les nouveaux dirigeants haïtiens dans le développement d’une démocratie efficace. Les récentes réformes dans le fonctionnement de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction promues par le Premier ministre Bellerive ont permis de remettre aux mains des Haïtiens l’avenir de leur propre pays. Tout en respectant l’indépendance, et conscient des spécificités de chaque pays et de leur situation politique, la délégation dialoguera avec les autorités, les dirigeants politiques et le nouveau Président de leur expérience de leadership et développement démocratique. Le projet et la mission découlent de l’idée qu’à la racine de tout processus démocratique, il y a des valeurs et des principes communs que seule l’expérience de ceux et celles qui les ont déjà implémentés peut enrichir et renforcer ; et que seuls les Haïtiens peuvent définir, au moyen d’accords constructifs, leur propre destin et celui de leur pays, et unir les efforts et idées nécessaires afin d’y parvenir.
La délégation du Club de Madrid, qui a été précédée par une mission préparatoire par l’expert du projet, Juan Gabriel Valdés, se réunira avec les principaux représentants des groupes politiques élus au Congrès et au Sénat, avec le Président Préval et le Président-élu Martelly, le Premier ministre et les membres de la communauté internationale.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique : Conférence de presse de Michel Martelly
27/04/2011 09:37:54

Haïti - Politique : Conférence de presse de Michel MartellyHier, le Président Michel Martelly, de retour de Miami a tenu une conférence de presse dans un hôtel de Pétion ville, pour faire le point sur son voyage et apporter quelques précisions « Je me suis déplacé pour commencer à ouvrir les portes pour garantir que lorsque nous commencerons notre travail le 14 mai prochain, notre travail donne des résultats. Vous savez que la charge qu’ils nous ont laissé [le Gouvernement Préval] est très lourde, ni vous ni moi n’avons peur de lever des charges […] nous savons que le travail est difficile mais avec le peuple, nous allons donner de bon résultats, nous allons travailler pour faire que les choses se réalisent […] La violence doit cesser en Haïti pour que les investisseurs reviennent. J’ai fait campagne pour changer le système et je vous garantis que nous allons tous faire pour changer ce système, qui depuis plus de trois décennies bloque le progrès […] Afin de défendre la Nation, les intérêts de la Nation et de la population, je vais utiliser tout mon pouvoir, en tant que chef suprême, pour le bien-être du peuple. »
Michel Martelly est revenu sur son annonce de création d’une armée moderne
http://www.haitilibre.com/article-2808-haiti-politique-michel-martelly-veut-creer-une-armee-moderne.html , évoquée lundi à Miami « Sur la question de la sécurité du pays, nous disons que nous allons monter une force de défense qui pourrait coûter entre 15 à 25 millions de dollars [par an]… Nous savons tous que la Minustah est une force provisoire, nous allons lui demander de nous accompagner pour commencer à former cette force nationale afin que le peuple puisse trouver la sécurité Tet Kale. »
Concernant les résultats des élections législatives contestées il a réaffirmé « ma position est claire dans le discours que j’ai fait le jeudi 21 avril »
http://www.haitilibre.com/article-2788-haiti-politique-message-du-president-michel-martelly-a-la-nation-haitienne.html « Il faut que le vote du peuple soit respecté […] la justice haïtienne doit établir la vérité. »
Michel Martelly a donné des quelques précisions sur le financement d’un fonds destiné à résoudre le problème de l’accès à l’éducation primaire [gratuité]
http://www.haitilibre.com/article-2813-haiti-education-martelly-l-education-gratuite-et-la-diaspora.html . Il a précisé que son gouvernement prélèvera une taxe de 5 centimes sur tous les appels internationaux vers Haiti. Toutes les compagnies de téléphonies en Haiti sont déjà d’accord et cela devra être effectif à partir du 1er juin.
D’autre part, il a indiqué que son gouvernement réclamera des compagnies de transfert d’argent 1 dollar sur chaque transaction vers Haïti [en plus de la participation de la diaspora?]. Par ailleurs, Michel Martelly a évoqué la création d’un loto National et la taxation des loterie au pays.
Affirmant soutenir la diaspora haïtienne, Michel Martelly a assuré que son gouvernement répondra aux demandes de cette dernière, « La diaspora demande la double nationalité, nous lui accorderons » promettant un amendement de la constitution en ce sens avant son entrée en fonction le 14 mai prochain. « Elle demande la sécurité pour revenir au pays, nous accéderons à sa requête »
S’il est vrai que les intentions des différents acteurs politiques « semblent favorable » à l’amendement de la constitution concernant la double nationalité, la partie n’est pas encore gagnée. Bien que samedi dernier, le Sénateur Joseph Lambert, Coordonateur de la plateforme INITE, avait déclaré « Nous sommes à un carrefour qui exige l’unité et la solidarité » promettant que le groupe majoritaire allait travailler avec l’exécutif pour faire avancer le pays et corriger toutes les dérives quelqu’en soit l’origine… L’amendement de la constitution est source de désaccord au sein d’INITE.
Joseph Lambert et le Sénateur élu Steven Benoît (Alternative) rappellent que les législateurs devront voter la proposition d’amendement article par article. Les deux hommes sont en désaccord sur la légalité du processus de déclaration d’amendement. M. Benoît, regrette l’absence de débat lors du vote de la proposition d’amendement soumis par le président Préval, ce que conteste le Sénateur Benoît qui affirme que les propositions ont, au contraire, été longuement débattues.
De plus, le Sénateur déplore que plusieurs versions de ces amendements soient en circulation « Il faut se référer au document publié par le journal officiel, Le Moniteur » insiste le Sénateur, rappelant que 50 articles sont concernés et qu’il envisage d’en voter quelques uns, dont celui relatif à la double nationalité.
Les débats risquent d’être animés durant les séances au Sénat, d’autant qu’INITE, ne dispose que d’une majorité simple. A eux seuls les 17 sénateurs d’INITE ne sont pas en mesure de ratifier les propositions d’amendement, puisque la constitution exige une majorité des deux tiers.
Concernant son agenda présidentielle, Michel Martelly a déclaré « je crois que cette semaine je serai à Saint-Domingue. »
HL/ HaïtiLibre

Haïti-Politique : Rentrée parlementaire dans des locaux préfabriqués transitoires

 

 P-au-P., 27 avril 2011 [AlterPresse] — Avec l’investiture partielle de la chambre des députés et des nouveaux sénateurs, le parlement a repris cette semaine ses activités cette semaine dans des locaux préfabriqués transitoires offerts par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation d’Haiti (MINUSTAH).

Accès-Médias a suivi les étapes de cette reprise d’activités et a préparé ce clip intitulé : « La 49e législature entre en scène ».

[gp apr 27/04/2011 09:00]

mercredi 27 avril 2011

27 Avr

Martelly veut constituer une nouvelle force armée

Mercredi, 27 avril 2011 06:00

Le président élu haïtien, Michel Martelly, réitère sa détermination à former une force armée en vue de renforcer le climat sécuritaire. Même si l’appellation de cette nouvelle force publique n’est pas encore définie, M. Martelly juge que son rôle sera crucial dans le cadre des efforts visant à attirer les investisseurs étrangers. En plus des avantages fiscaux le président élu a compris qu’un environnement sécuritaire est une condition indispensable pour la création d’emplois et la relance de l’économie.
Le budget de la nouvelle force publique avoisinera les 25 millions de dollars annuel affirme M. Martelly nullement effrayé par l’insuffisance des ressources financières nationales. Il mise sur un appui de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) qui dispose d’un budget de 864 millions de dollars par an.
On ignore si les pays contributeurs de la Minustah s’engageront à appuyer l’effort de restauration des forces armées d’Haïti. Parallèlement à la mise en place de la nouvelle force publique, le conseil de sécurité de l’ONU devra réaliser le plan de retrait de la Minustah. Une mission d’évaluation de l’ONU est attendue en Haïti à la mi-mai afin de définir le calendrier du plan de retrait des troupes onusiennes.
Le gouvernement Préval avait fait peu de cas des recommandations d’une commission présidentielle chargée d’évaluer l’opportunité de la création d’une nouvelle force publique. Plusieurs parlementaires de l’opposition dont Youri Latortue avaient plaidé pour la formation d’une nouvelle force publique et la définition d’un plan de retrait de la mission de l’ONU.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haiti-Politique : Michel Martelly entend faire usage de « tout » son pouvoir pour le « bien-être du peuple »

Par Ralph Henry

P-au-P, 26 avril 2011[AlterPresse] — Le président élu, Michel Martelly, a déclaré qu’il entend utiliser toute l’autorité que lui confèrera sa future fonction pour défendre les intérêts du peuple et annonce des dispositions à venir pour permettre à plus d’enfants d’accéder à l’éducation primaire.

« Dans le but de défendre la nation, les intérêts de la nation et la population, je vais utiliser tout mon pouvoir en tant que chef suprême de la nation, pour le bien-être du peuple », affirme le chef d’État élu, lors d’une conférence tenue ce 26 avril dans un hôtel de Pétion-Ville (est de la capitale).

Michel Martelly informe que son gouvernement prélèvera une taxe de 5 centimes sur tous les appels internationaux vers Haiti.

Toutes les compagnies de téléphonies en Haiti sont déjà d’accord et cela devra être effectif à partir du 1er juin, assure-t-il.

D’autre part, le gouvernement de Martelly réclamera des compagnies de transfert d’argent 1 dollar sur chaque transaction vers Haiti.

Ces deux mesures permettront une rentrée mensuelle de 8.5 millions de dollars qui alimentera un fonds qui sera destiné à résoudre le problème de l’accès à l’éducation primaire.

Par ailleurs, taxer la loterie et créer un loto national sont aussi envisagés par le président élu.

La conférence de presse du 26 avril a été aussi l’occasion, pour le vainqueur des présidentielles du 20 mars, de faire le point sur sa récente tournée aux États-Unis au cours de la semaine écoulée.

Durant cette visite, la première depuis qu’il a été officiellement confirmé comme président, Martelly a rencontré la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, les représentants de la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et de la Banque Mondiale (BM) ainsi que des membres de la diaspora haitienne.

Revenu au pays le lundi 25 avril, Michel Martelly dit avoir abordé avec Hillary Clinton le « besoin de maisons solides pour les gens qui sont dans les rues (les sinistrés du tremblement de terre de l’année dernière) », en vue de bien faire face à la saison cyclonique qui s’étend de juin à novembre.

La gestion de l’arrivée de l’aide humanitaire, la nécessité pour que plus d’Haitiens trouvent du travail aux États-Unis et les relations qui seront établies entre le prochain gouvernement haïtien et le gouvernement américain, étaient au nombre des sujets abordés par les deux personnalités. « Nous avons aussi discuté de la stratégie qu’on mettra en place pour lutter contre les trafics drogues et de personnes », précise Martelly, qui doit prêter officiellement serment le 14 Mai prochain.

Le président élu, qui dit apprécier l’accueil qu’il a reçu au pays hôte, explique avoir souligné la nécessité pour que Haiti continue d’avoir accès aux prêts financiers auprès de la BID et de la BM.

Les deux institutions avaient décidé de garantir un don de 200 millions de dollars l’an dernier au pays, en guise de prêt, après l’annulation de la dette d’Haiti en 2010, suite au séisme dévastateur du 12 janvier.

« Aucun pays sur la terre ne peut construire des infrastructures et permettre la relance de son économie sans des possibilités de prêts », rappelle le successeur de Préval.

Par ailleurs le prochain président haïtien affirme soutenir la diaspora haïtienne et assure que son gouvernement répondra aux demandes de cette dernière, telles, la reconnaissance de la double nationalité, un bon cadre sécuritaire et la facilitation du retour au bercail.

Michel Martelly invite cependant la diaspora à « s’organiser, se structurer et se regrouper ».

L’élu à la magistrature suprême souligne que sa visite avait surtout pour objectif de lui permettre d’avoir « une idée additionnelle de l’état des relations entre Haiti et les États-Unis ».

Interrogé par AlterPresse sur le sens de sa première visite aux États-Unis plutôt que chez le voisin le plus proche, la République Dominicaine, Martelly a répondu : « je crois que cette semaine je serai aussi à Saint-Domingue ». [rh gp apr 26/04/2011 17 : 00]

 

Haiti-Politique : Les pouvoirs de 9 des 11 nouveaux sénateurs validés

P-au-P., 26 avril 2011 [AlterPresse] — Le Sénat a procédé ce 26 avril à la validation des pouvoirs de 9 des 11 nouveaux sénateurs issus des élections législatives du 20 mars, dont les résultats définitifs ont été communiqués le 20 avril, a constaté AlterPresse.

Deux sénateurs contestés du Plateau Central (Est) n’ont pas pu prendre part à l’assemblée, leurs noms étant retirés de liste officielle publiée dans le Journal officiel « Le Moniteur », après de violentes protestations.

La séance a été houleuse et, dans un premier temps, un groupe de sénateurs s’est opposé à la validation de 2 nouveaux élus, Jocelerme Privert et Saint-Vil Francois Lucas du parti officiel Inite.

Après trois heures de discussions sur la question, la validation a été soumise au vote. Dix sénateurs ont voté pour, deux contre et quatre se sont abstenus.

Les neuf nouveaux élus ne pouvaient pas participer au vote parce que leurs pouvoirs n’étaient pas encore validés.

A veille, les pouvoirs de 79 députés sur 96 ont été validés et ils ont prêté serment lors de la première séance de la 49e législature de Chambre des députés.

Ces 79 députés constituent une première liste des élus à la chambre basse, qui a été publiée par le gouvernement dans le Journal officiel « Le Moniteur », sur demande du Conseil Électoral Provisoire (CEP).

Dix-sept autres noms qui figuraient dans la liste définitive des députés élus ont été enlevés du document remis à la chambre basse.

Cette décision faisait suite aux protestations enregistrées à travers le pays et aux questionnements soulevés par le renversement de la situation de ces parlementaires brusquement placés en première position. [sfd gp apr 26/04/2011 20 :00]

 

Haïti-Politique : Une plateforme d’organisations soupçonne Martelly de représenter les desiderata de la communauté internationale

P-au-P, 26 avril 2011[AlterPresse] — La plateforme dénommée « Tèt Kole Oganizasyon Popilè yo » (Union des Organisations Populaires) estime que le président élu Michel Martelly représente les desiderata de la communauté internationale et non ceux du peuple haitien.

« Il est clair qu’aujourd’hui la communauté internationale a déboursé 30 millions de dollars pour nommer quelqu’un pour la représenter et non pas le peuple haïtien », déclarent les organisations dans une note transmise à AlterPresse.

« C’est pourquoi 75% de la population ont appuyé le boycott du 20 mars dernier », poursuivent-elles en faisant allusion au fort taux d’abstention qui a marqué le scrutin.

Un peu plus d’1 million d’électeurs ont pris part aux élections sur une population en âge de voter estimée à environ 4,5 millions de personnes.

Martelly a recueilli plus de 700 millions de voix parmi la population qui s’est rendue aux urnes le 20 mars.

D’après cette plateforme, l’Organisation des Etats Américains (OEA) utilise le Conseil Electoral Provisoire (CEP), sérieusement décrié, pour choisir à son gré le dirigeant du pays.

Par ailleurs, « Tèt Kole Oganizasyon Popilè yo » dénonce le système d’exclusion et d’exploitation appliquée, selon elle, par le président sortant René Préval.

Ce système a mis en dehors de la politique la majorité de la population haïtienne au profit de la volonté de la communauté internationale, soutient-elle.

Le regroupement estime que « la politique entreprise par le régime Préval rend le pays plus dépendant, renforce l’occupation étrangère d’Haiti et l’ingérence de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), qui remplace presque toutes les institutions du pays », souligne la note. [bd kft gp apr 26/04/2011 15 :50]

mardi 26 avril 2011

26 Avr

Haïti – Éducation : Martelly, l’éducation gratuite et la diaspora
26/04/2011 11:43:38

Haïti - Éducation : Martelly, l’éducation gratuite et la diasporaEn visite à Miami lundi, le Président élu d’Haïti, Michel Martelly, a demandé à la diaspora haïtienne de soutenir la gratuité de l’enseignement primaire en Haïti grâce à un prélèvement sur les transferts d’argent et sur les appels téléphoniques.
Près de quatre millions d’Haïtiens vivent à l’extérieur du pays et constituent la diaspora, dont près de la moitié en Amérique du Nord, l’argent que cette diaspora envoie au pays, a atteint 1,8 milliard de dollars, soit près de 25% du Produit Intérieur Brut (PIB) d’Haïti.
Le Président Martelly a confié à des journalistes qu’il avait l’intention de créer un fonds pour financer la gratuité de l’enseignement primaire en Haïti, il entend ainsi dégager chaque année 50 millions de dollars destinés à l’éducation « L’éducation est l’avenir d’Haïti […] Disons que vous transférez 100 dollars de Miami en Haïti, un petit pourcentage, serait directement versé au fonds pour l’éducation, afin de payer l’école, le transport et un repas par jour pour plus de 500,000 enfants de 6 à 12 ans qui n’ont actuellement pas accès à l’école. »
De plus, Michel Martelly a fait savoir qu’il s’était mis d’accord avec des opérateurs téléphoniques en Haïti afin que, pour chaque minute d’appel téléphonique en provenance des États-Unis vers Haïti, 5 cents américain, soient prélevés et versés à ce même fonds pour l’éducation « Cela rapporterait 36 millions de dollars supplémentaire par année et permettrait de scolariser 360,000 enfants de plus. »

Combinée avec le projet de la Banque Intéraméricaine de Développement (BID) qui s’est engagée, le 6 octobre 2010, à la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) sous le titre « Projet # 4 : Reconstruction du secteur de l’enseignement (SE) », à fournir 250 millions de dollars sur 5 ans (autant reste à trouver), ce projet de fonds pour l’éducation, financé par la diaspora pourrait être un financement complémentaire non négligeable pour permettre d’initier plus rapidement, les promesses électorales du Président élu. Ce serait sans aucun doute, une des avenues futures à considérer, pour le financement de la gratuité scolaire, lorsque les pays donateurs se seront retirés et qu’Haïti devra assumer seule ces dépenses.
En savoir plus sur le projet « Reconstruction du secteur de l’enseignement » :
Agence d’exécution : Banque Interaméricaine de Développement
Partenaire financier : Banque Interaméricaine de Développement
Coût total : $474.0M
Montant du financement : 225 M$
Date de début : Octobre 2010
Durée : 5 ans
Description du projet :
Le projet appuiera le secteur de l’enseignement en : 1) renforçant l’infrastructure scolaire; 2) fournissant des trousses éducatives et en élaborant des programmes; 3) contribuant à la formation des professeurs; 4) intensifiant la formation technique et professionnelle; 5) finançant les subventions publiques à l’enseignement pour les élèves d’âge préscolaire et pour l’éducation de base (de la 1ère à la 9e année); 6) renforçant la gestion et la gouvernance du secteur.
Commentaires généraux :
Le projet est à tout à fait conforme au plan du gouvernement en matière d’éducation. Il devrait accorder une attention particulière à la création de la capacité d’exécution avec les partenaires pour assurer que ceux-ci puissent réaliser un projet si ambitieux. Il est essentiel que le projet puisse évaluer l’influence budgétaire à long terme du soutien du programme une fois le projet réalisé pour s’assurer que le gouvernement est conscient de ses implications budgétaires du projet et soit capable de le prendre en main après cinq ans.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1734-haiti-education-une-premiere-tranche-de-50-millions-pour-la-reforme-de-l-education.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Ginette Chérubin démissionne
26/04/2011 08:06:09

Haïti - Politique : Ginette Chérubin démissionneSuite aux allégations de fraudes, aux décisions surprenantes du Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN), et à diverses irrégularités constatées tant au niveau du BCEN que du Conseil Électorale Provisoire (CEP), Ginette Chérubin, Conseillère électorale au CEP, avait refusé de parapher les résultats et s’était expliquée dans une lettre datée du 24 avril 2011. Au lendemain de ses explications, la conseillère annonce dans une note d’information, sa démission et les raisons qui motivent cette décision.
NOTE d’Information Démission de Ginette Chérubin du Conseil Electoral Provisoire :
« Par la présente, j’annonce a la Presse parlée et écrite, au public en général que j’ai remis ma lettre de démission au Président de la République, S.E. M. René Préval.
Je quitte, ainsi, le poste de Conseillère Électorale ou j’ai été nommée par Arrêté Présidentiel sur désignation d’un ensemble d’Associations de Femmes intéressées à la démarche de consensus établi, en 2007, entre l’Exécutif et une représentation significative du secteur politique, consensus appliqué a nouveau en 2009, à travers une consultation des secteurs impliqués initialement, dans la perspective d’une option de reconduction ou de changement des personnalités désignées pour le CEP. Dans ces circonstances, pour avoir bénéficié d’un renouvellement de confiance des Associations qui m’avaient désignée, je me suis retrouvée au CEP de 2009 encore en poste à date.
Après une longue période d’épreuves ou un discrédit avait été jeté sur le CEP, les dernières élections, apparemment satisfaisantes pour tous, avaient ouvert une brèche pour la réhabilitation de l’Institution électorale. Ce qui me confortait dans l’idée de n’être pas restée en vain et d’avoir, en un certain sens, contribué à cette restauration d’une image de marque qui courait, à un certain moment, le risque d’être à jamais ternie. Mais, la dernière phase du processus ayant conduit à des résultats définitifs douteux a encore entaché, cette fois de manière irréversible, je pense, l’honorabilité et le prestige du CEP.
La solidarité, comme je l’ai toujours dit au CEP, ne pouvant être inconditionnelle et devant se fonder, avant tout, autour d’un consensus sur les principes ainsi que les valeurs éthiques et morales, n’a absolument rien à voir avec la complicité quand celle-ci est malsaine.
Aujourd’hui, certains Membres du CEP impliqués au BCEN comme Juges électoraux ont atteint des seuils qui révoltent ma conscience citoyenne et que mes convictions ne me permettent pas de franchir. Je suis rendue à la phase ou aucun de mes arguments n’arrivent à me convaincre. À ce tournant, comme je l’avais promis dans des écrits, je dois reconnaître, humblement n’être plus à la hauteur d’un tel combat. Aussi, le moment est venu, pour moi, de partir.
Je pense avoir mis en œuvre toutes mes ressources pour accomplir, honnêtement, ma mission et valoriser l’institution électorale par un engagement inconditionnel pour le respect du droit, des principes, des valeurs éthiques et morales et, également, pour innover en terme de transparence et de communication avec les acteurs concernés; en terme de réddition de compte par les hauts Responsables de l’Etat. Mais, enfin de compte, je pense avoir été très mal comprise au CEP et il ne s’y est produit que trop de scandales à répétition.
Toutefois, je pense légitime de dire que j’ai usé de toutes mes compétences et de tout mon savoir-faire pour mettre en œuvre ce que prône le mouvement féministe haïtien : « promouvoir le leadership féminin et faire la politique autrement » et je ne pense pas avoir démérité de leur confiance.
En outre, j’ai recouru à toute ma patience et à tout mon courage pour éviter le coup de tête d’une démission anticipée, en dépit de toutes sortes de pressions, mue par l’intuition que la victoire est bien dans la persévérance, non dans la fuite et qu’il importe, pour reconstruire l’Etat haïtien, de mener, en synergie, un combat sur deux fronts : de l’espace extérieur d’où doivent s’exercer des forces de pression dissuasives et possédant certaines capacités de nuisance aptes à exiger une rupture avec les pratiques courantes néfastes et à prévenir ou sanctionner socialement toute imposture; de l’espace intérieur ou il faut exercer une veille permanente et une vigilance pragmatique.
Ai-je reussi ? Ce qui est sûr, c’est que j’aurai contribué à enclencher une dynamique novatrice au sein de l’Appareil d’Etat. Tout en renouvelant ma détermination à servir mon pays et à me tenir disponible, le cas échéant, pour toute démarche visant a apporter un éclairage sur le fonctionnement du CEP pendant la durée d’accomplissement de mon mandat, je me retire en adressant mes sincères remerciements à mon père, mon conjoint, mon fils, mon frère qui m’ont apportée un infatigable soutien, à toute ma famille, aux Membres de mon Cabinet, à mes amis et aux Associations de femmes qui m’ont soutenue. Ces remerciements vont également à ceux de mes collaborateurs du CEP qui, en certaines circonstances, ont supporté mes positions; aux compatriotes d’Haiti et de la diaspora qui, sans me connaitre personnellement, ont eu a me témoigner leur admiration; enfin, a toutes celles et tous ceux qui m’en ont voulu d’être restée trop longtemps au CEP, parfois, à cause d’une amitié surprotectrice, je leur dis, aujourd’hui, que je les ai compris.
Mon départ du CEP me permettra de reprendre mes activités professionnelles d’architecte et de me remettre au service des nouvelles générations à l’Université. »

Port-au-Prince, le 25 avril 2011
Ginette Chérubin, Architecte
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2800-haiti-elections-ginette-cherubin-revele-des-irregularites-et-des-fraudes.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Elections législatives/Résultats : Pierre Louis Opont s’en lave les mains

P-au-P, 26 avril 2011 [AlterPresse] — Le directeur général du Conseil Electoral Provisoire(CEP), Pierre Louis Opont, affirme n’être nullement impliqué dans le processus ayant abouti aux résultats définitifs du scrutin législatif, alors que le CEP est pointé doigt dpour fraudes et corruption.

Pierre Louis Opont indique qu’il était à l’étranger au moment de la publication des résultats définitifs et souligne également que sa responsabilité au regard de la loi électorale s’arrête à la publication des résultats préliminaires.

« Pour la suite je n’ai aucun contrôle, aucune autorité…Lorsqu’on parle de résultats définitifs il s’agit de la responsabilité de juges de contentieux électoraux. Ma responsabilité s’est achevée avec la publication des résultats définitifs le 4 avril », déclare-t-il dans une interview à la station privée Vision 2000.

Trois jours avant la publication des résultats contestés, cependant, Opont dit avoir proposé de publier des résultats partiels, anticipant une vérification au Centre de Tabulation.

Le directeur général du CEP a fait savoir qu’une telle proposition visait à « éviter toute précipitation parce qu’il pourrait y avoir des vérifications au Centre de Tabulation ».

Publier des résultats partiels c’est finalement la décision prise par le CEP alors que les contestations enflamment plusieurs villes de province. Le président élu, Michel Martelly, a pris la parole pour contester les résultats définitifs au niveau législatif. Des organismes nationaux d’observation ainsi qu’un groupe de sénateurs ont eux aussi produit des dénonciations.

La mission d’observation OEA-CARICOM s’est rendue hier lundi 25 avril au centre de tabulation et aurait débuté la verification des procès verbaux, selon Opont.

Pierre Louis Opont plaide pour qu’une commission d’enquête fasse la lumière sur les faits et établisse les responsabilités. Mais il rejette l’idée que l’affaire soit portée devant l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC).

« C’est un appareil électoral où l’on prétend que les décisions ont été monnayées, les décisions définitives ne sont pas ce qu’elles devraient être. Les résultats ne respectent pas le vote qui a été exprimé…c’est une affaire extrêmement complexe qui va au delà d’une technique d’information de corruption », soutient-il.

Par ailleurs, pressée par le calendrier, la nouvelle législature a débuté ses travaux sans les élus contestés. Une séance doit se dérouler ce 26 avril au Senat. [kft gp apr 26/04/2011 10 :00]

 

Haïti – Politique : La rentrée Parlementaire a finalement eu lieu sans les élus contestés
26/04/2011 09:32:37

Haïti - Politique : La rentrée Parlementaire a finalement eu lieu sans les élus contestésLa validation des pouvoirs et la prestation de serment des parlementaires, qui avait été annoncée comme reportée à finalement eu lieu. Le Gouvernement a publié lundi dans le journal officiel, « Le Moniteur» une liste d’élus issus du second tour des élections législatives, dont été provisoirement écartés, 19 parlementaires (17 députés et 2 sénateurs), suite aux victoires suspectes constatées dans les résultats définitifs du second tour des législatives, en attendant les résultats des investigations de la Mission conjointe OEA/CARICOM (MOEC) qui devrait, en principe, rendre ses conclusions aujourd’hui, mardi 26 avril 2011…
La 49e législature a donc tenue, lundi soir, sa séance inaugurale. Par groupe de six, les 79 Députés, ont prêté serment sous la présidence provisoire du député de Carrefour, Élie Blaise, le doyen d’âge [membre d’INITE]. Une cérémonie qui ouvre la voie à la convocation de la première Assemblée Nationale, prévue au calendrier parlementaire pour le 27 avril et qui devrait permettre, dans la période allant jusqu’au 9 mai 2011, la ratification de l’amendement de la constitution, qui concerne 50 articles, devant être votés séparément.
La publication tardive dans le journal officiel des résultats définitifs, a nécessité le report à aujourd’hui de la validation des pouvoirs et la prestation de serment des 9 nouveaux Sénateurs, a confirmé Ariel Joseph, Secrétaire Général. Toutefois, la décision de publié une liste partielle, a permis l’entrée en fonction dès lundi soir des parlementaires de la chambre basse, pour les Sénateurs ce sera mardi a fait savoir Kély Bastien. Mardi, la Chambre des Députés tout comme le Sénat, vont élire leur premier bureau, qui devrait sans surprise, revenir à INITE qui, avec ses alliés, pourrait réunir au moins 17 Sénateurs et une cinquantaine de Députés.
La session de la 49e législature, qui aurait dû débuter le deuxième lundi de janvier, s’ouvre finalement avec plus de 4 mois de retard. D’une durée initiale de 5 mois, cette législature, dans un délai très court, va devoir se pencher sur la proposition d’amendement de la constitution, laissée par la précédente législature et devra obligatoirement conclure, avant la fin de la session, soit le 9 mai prochain.
La cérémonie de validation de ce 25 avril a été précédée de violentes manifestations près du Parlement où des manifestants ont incendiés quatre véhicules. La journée a également été particulièrement mouvementée dans le haut Plateau Central où la circulation automobile, a été paralysé à hauteur de la ville frontalière de Belladère et de Maïssade.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2805-haiti-elections-reponse-du-cep-a-michel-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-2797-haiti-elections-les-nations-unies-et-les-donateurs-doutent-des-resultats.html
http://www.haitilibre.com/article-2801-haiti-elections-6-institutions-haitiennes-d-observation-electorale-contestent-les-resultats.html
http://www.haitilibre.com/article-2800-haiti-elections-ginette-cherubin-revele-des-irregularites-et-des-fraudes.html
http://www.haitilibre.com/article-2759-haiti-elections-nouveau-calendrier-parlementaire.html
HL/ HaïtiLibre

 

Mardi, 26 avril 2011 11:55

Reginald Delva tire la sonnette d’alarme face à l’insécurité

L’expert en sécurité Reginald Delva se dit préoccupé par une hausse sensible des cas de banditisme dans la capitale haïtienne durant ces derniers jours.
Intervenant à la rubrique de Radio et Télé Métropole Monsieur Delva estime que les bandits profitent du laxisme des autorités policières pendant la période de transition pour opérer en toute quiétude.
Il a indiqué que des cas d’assassinats très préoccupants ont été recensés ces derniers jours notamment ceux qui ont été commis sur des personnes venant de l’étranger.
Par ailleurs le spécialiste en sécurité, a dénoncé une politique de deux poids et deux mesures dans le traitement de certains cas de banditisme.
Le responsable du site alerte Haïti, a souligné la nécessité d’une présence de la police scientifique sur les lieux lors des investigations.
Rappelons que le directeur central de la Police Judiciaire (DCPJ), Frantz Thermilus, avait tiré la sonnette d’alarme en raison d’une hausse sensible des cas de kidnapping dans la région métropolitaine. Au moins 8 cas d’enlèvement ont été recensés par la police judiciaire au cours du mois d’Avril.
EJ/Radio Métropole Haïti

 
Appel à la diaspora haïtienne pour une aide à l’éducation

L’Express.fr – publié le 26/04/2011 à 08:56

Le président élu d’Haïti, Michel Martelly, a demandé lundi à la diaspora haïtienne de soutenir le redressement du pays, dévasté l’an dernier par un tremblement de terre, en contribuant à un fonds pour l’éducation grâce à un prélèvement sur les transferts d’argent et sur les appels téléphoniques.

Plus de quatre millions de Haïtiens sont expatriés, pour moitié en Amérique du Nord, et l’argent qu’ils envoient dans leur pays atteint 1,8 milliard de dollars, soit près du quart du PIB.

En visite à Miami où il a rencontré les représentants de la communauté haïtienne, Martelly a confié à des journalistes qu’il avait l’intention de créer un fonds pour financer la gratuité de l’enseignement primaire en Haïti.

« L’éducation est l’avenir d’Haïti« , a-t-il dit.

Les infrastructures d’Haïti ont été durement touchées par le séisme de janvier 2010 qui a détruit des dizaines d’écoles. De nombreux enseignants figurent parmi les quelque 300.000 personnes tuées.

Martelly, ancien chanteur sans expérience politique jusqu’ici, a proposé de puiser dans les transferts d’argent pour dégager chaque année 50 millions de dollars destinés à un fonds pour l’éducation.

« Disons que vous transférez 100 dollars de Miami en Haïti. Un dollar sera directement versé au fonds pour l’éducation afin de payer l’école, le transport et un repas par jour pour plus de 500.000 enfants de 6 à 12 ans qui n’ont actuellement pas accès à l’école« , a-t-il expliqué.

Martelly a ajouté qu’il s’était mis d’accord avec des opérateurs téléphoniques présents en Haïti afin que, pour chaque minute d’appel téléphonique des Etats-Unis en Haïti, cinq cents soient prélevés et versés au même fonds pour l’éducation.

Cela rapporterait 36 millions de dollars par an, ce qui permettrait de scolariser 360.000 enfants supplémentaires, a-t-il dit.

Pascal Fletcher; Nicole Dupont pour le service français

Par Reuters

 
La 49e législature entre en scène : 79 Députés sur 96 élus assermentés

Séance reportée au Sénat où est prévue mardi l’élection d’un nouveau bureau, exercice d’une grande importance politique auquel se livrera également la Chambre basse ; un département et 17 circonscriptions attendent parallèlement le verdict de la mission d’observation OEA/CARICOM après celui du CEP censé être définitif, mais vivement contesté

lundi 25 avril 2011,

La 49e législature a tenu lundi soir sa séance inaugurale au cours de laquelle 79 Députés ont prêté serment sur la constitution, en l’absence notable de 17 autres élus contestés, dont le sort restait suspendu aux conclusions de la mission d’observation électorale OEA/CARICOM appelée à vérifier des allégations de fraudes concernant les résultats définitifs du second tour à l’origine de graves violences dans plusieurs régions du pays.

Sous la présidence provisoire d’Elie Blaise (MAS/Carrefour, banlieue sud de Port-au-Prince), doyen d’âge d’une assemblée que dominera la plateforme au pouvoir INITE, avec une majorité relative confortable, les nouveaux parlementaires sont entrés en fonction au terme du processus de validation de leurs pouvoirs confié à huit commissions.

Par groupe de six, les Députés, dont 29 réélus, ont prêté serment sous l’oeil vigilant de l’ancien parlementaire duvaliériste Rony Gilot, aujourd’hui chef de protocole très influent à la Chambre basse.

Parmi les nouvelles têtes accueillies dans les locaux provisoires préfabriqués du Parlement -plus d’un an après le séisme destructeur de janvier 2010- figurait la vedette du Compas Direct, Gracia Delva dit « Ti Blada ».

Avec un menu législatif surchargé, la Chambre des Députés doit élire dès mardi son premier bureau, comme le Sénat d’ailleurs.

D’un côté comme de l’autre, la présidence devrait revenir sans surprise à INITE qui, avec ses alliés, pourrait réunir au moins 17 Sénateurs et une cinquantaine de Députés.

Au grand corps, la cérémonie de validation des pouvoirs et de prestation de serment des neuf nouveaux élus reconnus comme légitimes n’a pu se tenir. Selon le secrétaire général, Ariel Joseph, la promulgation tardive dans le journal officiel Le Moniteur des résultats définitifs du scrutin du 20 mars a été la cause essentielle de ce report.

En revanche, les Sénateurs de la plateforme présidentielle Edwin « Edo » Zenny (sud-est), Fritz Carlos Lebon (sud), Jocelerme Privert (Nippes, sud-ouest) et Lucas Saint-Vil (nord-ouest) se sont présentés en vue de remplir les formalités d’enregistrement.

Les deux représentants du Plateau Central (centre) de même que 17 Députés -appartenant dans leur grande majorité à INITE- n’ont pas été autorisés à siéger en raison de la controverse entourant leur élection, objet d’une ingérence à visière levée de la communauté internationale.

Les trois autres sièges de Député encore vacants seront attribués lors d’élections complémentaires prévues dans trois circonscriptions.

Avec le feu vert des principaux partenaires d’Haïti, Etats-Unis en tête, la mission internationale d’observation de l’OEA et de la CARICOM -dont le Président élu d’Haïti, Michel Martelly, avait souhaité l’intervention d’urgence- s’apprêtait à rendre publiques, au plus tard mardi, les conclusions de son rapport d’investigation sur les renversements suspects constatés dans les résultats définitifs du second tour des législatives.

Dans une tentative d’explication à cet imbroglio de plus dans un processus électoral, qui risque de battre tous les records, le Conseil électoral provisoire a mis en avant les « intérêts supérieurs » de la nation et la « sagesse » de l’institution face à l’énième intervention directe de l’Organisation des Etats américains.

Comme pour ajouter à la confusion, Gaillot Dorsinvil, le président du CEP, prend le soin de rappeler que les décisions du Bureau du contentieux électoral national (BCEN) ne sont susceptibles d’aucun « recours ».

Malgré un lourd bilan de deux morts, de maisons et autobus incendiés et de chasses à l’homme dans plusieurs régions où les résultats proclamés sont vivement contestés, les incidents post-électoraux se sont poursuivis lundi gagnant la capitale. Quatre véhicules ont été brûlés à proximité du Parlement.

Ces actes ont été perprétés par les partisans d’Alméthys St-Fleur Junior qui n’ont toujours pas digéré la défaite annoncée de leur candidat sous la bannière d’Alternative à Cité Soleil (banlieue nord de Port-au-Prince), battu par son rival de INITE, Daniel Saint-Hilaire.

La journée a été particulièrement mouvementée dans le haut Plateau Central où la circulation automobile était paralysée à hauteur de la ville frontalière de Belladère et de Maïssade, deux circonscriptions électorales où le triomphe officiel des candidats du parti au pouvoir, Luther King Marcadieu et Reynold Beaugé, n’ont cessé d’irriter les camps adverses. spp/Radio Kiskeya

 
Tension et questionnements maintenus 5 jours après la publication des résultats définitifs des législatives

P-au-P, 25 avril 2011[AlterPresse] — La publication des résultats définitifs des élections législatives du 20 mars dernier ont provoqué de violentes réactions en Haiti et des questionnements au niveau de plusieurs organisations haïtiennes et des membres de la communauté internationale. Le département du Centre (Est) parait le plus affecté, avec des manifestations de colère, des incendies et des routes barricadées.

Un tribunal de paix a été incendié par des inconnus dans la commune de Maissade (17 kms de Hinche) dans la nuit du 24 au 25 avril, selon un correspondant d’AlterPresse.

Plusieurs centaines de gens, dont des membres de l’organisation paysanne Mouvement Paysan Papaye (MPP), ont manifesté dans les rues de Hinche le 25 avril pour réclamer la victoire du candidat au sénat, sous la bannière de la plateforme politique Alternative, Francisco De La Cruz, relégué en 4eplace après avoir occupé la première place dans les résultats préliminaires.

La route nationale # 3 a été bloquée, isolant de fait la ville de Hinche du reste du pays depuis près d’une semaine.

Jean Baptiste Chavannes du Mouvement Paysan papaye (MPP) souhaite que « le prochain gouvernement change le mode d’organisation des élections dans le pays afin d’en finir avec les cas de fraude ».

Les résultats vont maintenant en faveur du candidat au sénat Bazelet François du parti au pouvoir (INITE).

La Grand’ Anse (Sud-ouest) est aussi affectée. Des personnes non identifiées ont incendié le Bureau électoral Communal de la commune d’Abricot (une trentaine de kilomètres de la ville Jérémie) ainsi que le tribunal de Paix.

La population dénonce la « victoire » du candidat à la députation Rigaud Bélizaire de INITE.

Plusieurs maisons, dont une radio communautaire, ont également été détruites par des flammes à Carice, commune située à 4 kilomètres de la ville de Fort-Liberté (Nord-est).

La route nationale # 2 reliant le département géographique de l’Ouest à celui du Sud a été bloquée au niveau de plusieurs zones.

Des manifestations ont aussi eu lieu un peu partout dans le grand Sud du pays ainsi qu’à Port-au-Prince où plusieurs voitures ont été endommagées par des jets de pierres.

La Mission conjointe OEA-Caricom (MOEC), les États-Unis et les Nations-Unies et certains bailleurs ont lancé un appel à la transparence en ce qui concerne les résultats définitifs contestés dans plusieurs régions du pays.

« La Mission rappelle que la transparence demeure un élément essentiel pour l’intégrité et la légitimité du processus électoral » rapporte un communiqué de la MOEC, qui appelle le CEP « à afficher les décisions du BCEN dans les plus brefs délais afin d’en informer les candidats et partis politiques concernés des faits qui ont motivé leurs décisions ».

18 candidats, dont 17 à la députation et 1 au sénat, arrivés en tête selon les résultats préliminaires du 4 avril sont déclarés perdants par le CEP.

Le gouvernement américain convie le « Gouvernement d’Haïti et le Conseil Electoral Provisoire à fournir des explications approfondies et publiques en ce qui concerne ces 18 cas où ces revirements ont été notés. ».

Ces décisions présentent des irrégularités d’après le document transmis à AlterPresse par le service de communication de l’ambassade des États-Unis en Haiti.

Les États-Unis invitent la MOEC « à vérifier les documents supportant les résultats définitifs publiés par le CEP pour ces 18 cas en vue de faire montre de transparence »

Dans une déclaration conjointe, les Nations Unies et des pays donateurs, tels, le Brésil, le Canada, la France et l’Espagne, qui ont soutenu le processus électoral, lancent « un appel pressant à tous les acteurs politiques et à leurs partisans pour qu’ils demeurent calmes et utilisent des voies pacifiques pour résoudre cette situation. »

Face au climat de violence et de méfiance, les organismes nationaux d’observation électorale, dont le Conseil National d’Observation (CNO), estiment qu’il est encore temps de réparer les injustices commises, rétablir la vérité des urnes ainsi que la paix publique.

« Il est donc impératif que l’Exécutif s’abstienne de publier officiellement ces résultats largement contestés, en attendant qu’ils fassent l’objet d’un examen sérieux, fiable et crédible », déclarent ces organismes dans une note conjointe.

De son coté la Commission Episcopale Nationale Justice et Paix estime qu’ il « est difficile de croire que le CEP a respecté le vote du peuple ».

Elle appelle le conseil à expliqué ses décisions. La commission dit appuyer toute proposition d’une commission indépendante d’observation pour évaluer la base des décisions du CEP.

Une idée émise par le président élu, Michel Martelly, qui remet lui aussi en question les résultats législatifs.

Le CEP a finalement décidé de ne pas publier les résultats pour les 18 cas contestés, une décision qui n’apporte aucun changement dans l’attitude des partisans de ces candidats, qui ne cachent pas leur frustration.

La 49e législature haitienne a tenu sa première séance ce 25 avril avec la participation de 79 députés. [rh gp apr 25 /04/2011 16 :00]

lundi 25 avril 2011 (3)

25 Avr

Haïti – Politique : Propos de Martelly à Miami
25/04/2011 15:41:57

Haïti - Politique : Propos de Martelly à MiamiLe Président Michel Martelly, était à Miami, ce matin où il a rencontré au Consulat Général d’Haïti le maire, Tomas Regalado, puis il s’est déplacé au Centre culturel de la Little Haïti (LHCC) où il a rencontré des leaders de la communauté haïtienne du Sud de la Floride.
Michel Martelly s’est dit confiant que l’affaire de la manipulation des résultats des élections législatives sera rapidement résolu. Il a remercié tous ceux qui résident hors d’Haïti pour leurs engagements et leurs précieuses contributions pour la survie du peuple haïtien touché par les récentes catastrophes naturelles et l’instabilité politique depuis des années « Nous avons besoin de votre aide […] la diaspora a été exclue des précédents gouvernements, l’inclusion est l’une de nos principales priorités […] Aujourd’hui, nous devons tous réaliser que nous sommes tous des Haïtiens… nous devons mettre nos têtes ensemble […] Je suis honnête et un travailleur acharné, mais une seule personne ne peut pas changer Haïti […] tous ensemble, nous pouvons changer Haïti. »
Le Président Martelly a également fait savoir qu’il voulait que le monde arrête de montrer des images négatives d’Haïti et souhaite que tous les consulats et ambassades d’Haïti, deviennent des centres d’investissements « Ils ne peuvent pas se concentrer uniquement sur la délivrance des visas et des passeports » a ajouté le Président.
Concernant les recettes fiscales du Gouvernement, Michel Martelly a parlé des impôts et de la loterie haïtienne et également d’un fonds, alimenté par chaque famille de la diaspora pour financer des projets en Haïti.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – FLASH Politique : Rentrée parlementaire reportée
25/04/2011 14:25:46

Haïti - FLASH Politique : Rentrée parlementaire reportéeLa validation des pouvoirs et la prestation de serment des parlementaires, initialement prévue aujourd’hui 25 avril est reportée à une date ultérieure.
Sur demande du Président de la République René Préval, l’Organisation des États américains (OEA) a débuté ce lundi une évaluation des résultats douteux. Dix-neuf sièges sont concernés, 18 députés et 1 sénateur ont été annoncés élus par le Conseil Électoral au second tour, alors que les résultats préliminaires les avaient classés en deuxième ou troisième position. Cela exige donc que le Parlement retarde son travail, a expliqué Kelly Bastien, le président du Sénat.
Colin Granderson, le chef de la mission d’observation conjointe OEA/CARICOM (MOEC) a annoncé avoir conscience que le temps presse, mais il faut faire la lumière sur ces résultats pour l’heure inexplicables.
Le Parlement attend que la MOEC rende son avis sur les dix-neuf cas controversés avant de fixer une nouvelle date.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2759-haiti-elections-nouveau-calendrier-parlementaire.html
HL/ HaïtiLibre

 

Lundi, 25 avril 2011 11:34

UE salue la publication des résultats définitifs

La Haute Représentante de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission, Catherine Ashton a salué la publication par le Conseil Electoral Provisoire des résultats définitifs du deuxième tour des élections législatives et présidentielles en Haïti.
« Je félicite Monsieur Michel Joseph Martelly pour son élection au poste de Président de la République d’Haïti ainsi que tous les parlementaires élus qui siègeront au Sénat et à la Chambre des députés »., a affirmé madame Ashton dans une déclaration publiée à Bruxelles, le 21 avril 2011.
Elle estime que la réussite de ce processus électoral est une étape importante dans l’actuelle phase de transition démocratique du pays, qui devrait conduire à une plus grande stabilité politique et une amélioration de la gouvernance dans l’intérêt de l’ensemble du peuple haïtien.
La mise en place rapide des nouvelles autorités haïtiennes qui viennent d’être désignées démocratiquement par le peuple haïtien est à présent une condition essentielle pour accélérer le processus de reconstruction et de reprise économique d’Haïti.
Notons qu’une bonne partie de la communauté internationale a émis des suspicions concernant la crédibilité de ces résultats qui a vu le renversement de plus d’une dizaine de candidats que le CEP avait donné gagnant, qui ont été évincés suite aux délibérations du BCEN.
EJ/Radio Métropole Haïti