Lundi 11 avril 2011

11 Avr

 

Haïti – Politique : Les équipes de Martelly sont déjà au travail
11/04/2011 08:51:51

Haïti - Politique : Les équipes de Martelly sont déjà au travail« Nous avons reçu un mandat du peuple pour lui apporter un certain bien-être. Nous nous devons de nous mettre ensemble, de collaborer pour lui apporter ce bien-être. Il ne s’agira de nous lancer dans des conflits » a fait savoir la semaine dernière, le Président Michel Martelly qui se dit à la fois « ferme, ouvert et coopératif » précisant qu’il n’est nullement inquiet face à d’éventuels conflits entre son administration et le Parlement. « Pour n’être pas politicien, je ne réfléchirai pas comme les politiciens. Ils ne parlaient pas de réconciliation mais de division. Ils ne priorisaient pas les intérêts de la nation, » mon approche « sera telle qu’on ne parlera plus de conflit. On parlera de collaboration. Une collaboration harmonieuse et efficace… » a-t-il insisté, soulignant que ses équipes étaient déjà en contact avec plusieurs groupes politiques ayant des Sénateurs et Députés élus.
« Je me vois a l’opposé de ces équipes politiques qui ont servi dans le passé. Le profil que nous avons maintenant, les traits de caractère que nous avons maintenant, appellent à des résultats différents […] Maintenant que nous allons être aux commandes, nous allons changer de direction ».
« La situation des gens qui vivent sous les tentes est une priorité pour nous. Nous avons rencontré des membres du secteur privé et de grands propriétaires terriens qui sont prêts à s’engager dans un partenariat avec l’État haitien pour mettre en place des projets sociaux, » a fait savoir Michel Martelly qui a indiqué être en discussion avec la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH) pour identifier des fonds pouvant être utilisés pour la construction de logements sociaux « il faut d’agir dans les meilleurs délais. C’est pourquoi nous avons des équipes qui travaillent sur différents dossiers, de telles sortes que nous puissions commencer à agir dès les premiers jours » a conclus le prochain homme fort d’Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2701-haiti-politique-martelly-veut-faire-une-success-story-d-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

Le 208e anniversaire de la mort de Toussaint Louverture célébré au sénat français

dimanche 10 avril 2011

P-au-P, 10 avril 2011 [AlterPresse] — Une soirée de commémoration du 208e anniversaire de la mort du précurseur de l’indépendance haitienne, Toussaint Louverture, a été organisée le 7 avril dernier au Palais du Luxembourg à Paris, siège du sénat français, selon des informations parvenues à AlterPresse de source officielle.

Cette initiative a été entreprise par Les Missions diplomatiques haïtiennes en France et le Comité Urgence et Soutien pour Haïti, sous le haut patronage du Groupe d’Amitié France-Caraïbes du Sénat de la République française.

Un film titré « Toussaint Louverture : Haïti et la France » a été projeté en présence de différentes personnalités, principalement le Chargé d’Affaire a.i auprès de l’Ambassade d’Haïti en France, Fritzner Gaspard, la Sénatrice du Bas- Rhin, Fabienne Keller, et des diplomates de plusieurs pays, tels les États-Unis, Taiwan, Chili et Sénégal.

Fritzner Gaspard a loué les principales valeurs de Toussaint Louverture, soit sa grande capacité d’organisation et de rassembleur, son respect de la dignité humaine, son sens pragmatique, son esprit de sacrifice, son humanisme, son sens poussé de l’équité et de la justice sociale et sa recherche constante d’une grande cohésion sociale.

Il souhaite que le nouveau président élu d’Haiti, Michel Joseph Martelly, issu des élections présidentielles du 20 mars dernier, « puisse contribuer à rendre effectifs les idéaux de ce grand homme que fut Toussaint Louverture. »

Pour sa part, la sénatrice du Bas-Rhin, Fabienne Keller, rend hommage aux liens tissés entre les deux pays au moyen des « nombreuses associations d’amitiés entre la France et Haïti ».

Toussaint Louverture, surnommé le libérateur d’Haiti, est né esclave dans la colonie de Saint-Domingue. Affranchi par son maitre, Louverture allait initier les combats pour la libération des esclaves, jusqu’à son arrestation, sa déportation et emprisonnement au « fort de Joux » en France en 1802.

Le héros, décédé en détention le 7 avril 1803, est l’auteur de la première constitution haïtienne. [rh gp apr 10/4/ 2011 12:00]

Situation des Droits de l’Homme en Haïti

10/04/2011 12:07:00

Le Bureau de la Démocratie, des Droits de l’Homme et du travail du département d’État américain vient de publier son rapport annuel sur la situation des droits de l’Homme. Concernant Haïti ce rapport indique entre autres que :

Privation arbitraire ou illégale de la vie

Le gouvernement ou ses agents n’ont pas commis de crimes à motivation politique, mais qu’il y a eu des allégations d’implication dans des exécutions extrajudiciaires.

Disparition

Il n’y avait pas de rapports de disparitions politiquement motivées par des agents gouvernementaux. Mais des agents de la PNH actuels et anciens ont été accusés de participation à des enlèvements. Il y a eu 121 victimes d’enlèvements signalés au cours de l’année, comparativement à 66 à octobre 2009.

Détention

Les longues périodes de détention préventive ont été un problème durant l’année. À la fin de l’année, sur les 5.331 personnes en garde à vue (détention provisoire), seuls 1.722 ont été jugés et condamnés, tandis que 3.609 attendaient leur procès. Environ un tiers de ceux en attente de jugement ont été incarcéré pendant un an ou plus. Dans certaines prisons il n’y avait pas de lits pour les détenus et certaines cellules n’avaient pas accès à la lumière du soleil. De nombreux établissements pénitentiaires n’avaient pas les services de base tels que les services médicaux, d’eau, d’électricité, et des unités d’isolement médical pour les patients contagieux. Les mineurs et les adultes ont parfois occupé les mêmes cellules en raison du manque d’espace disponible.

Justice

La police a parfois arrêtée des personnes sans mandat ou avec un mandat émis par un fonctionnaire qui n’est pas dûment autorisé. De temps en temps les autorités ont détenu des personnes sur des accusations non spécifiées. Souvent le gouvernement, n’a pas respecté l’obligation légale de présenter les détenus devant un juge dans les 48 heures, et la détention préventive prolongée est resté un problème grave. De nombreux détenus ne pouvaient pas s’offrir les services d’un avocat, et le gouvernement n’a pas systématiquement fourni un avocat gratuitement. De nombreux détenus ont été placés en détention provisoire pendant de longues périodes, dans certains cas, jusqu’à cinq ans, sans être informés des accusations portées contre eux.

La liberté d’expression et de la presse

La loi prévoit la liberté d’expression et de la presse, le gouvernement et les élus ont généralement respecté ces droits dans la pratique. Cependant, il y a eu quelques incidents, des fonctionnaires et les élus ont harcelé ou menacé des journalistes.

Les personnes déplacées

La Minustah estime que plus de 8.000 personnes déplacées ont fait l’objet d’expulsions forcées (en particulier sur des terres qui sont l’emplacement d’écoles, de lieux de culte et d’entreprises) par les propriétaires privés ou des membres de gangs qui cherchent à reprendre leurs opérations. Plus de 11.000 autres sont dans des situations qui les exposent au risque d’expulsion forcée et de déplacement.

Respect des droits politiques

La loi garantit aux citoyens le droit de changer pacifiquement de gouvernement (par le vote), mais dans la pratique les citoyens ne sont pas toujours en mesure d’exercer ce droit. Les élections de novembre ont été entachées par la fraude, listes électorales défectueuses, bourrage d’urnes, intimidation, et certains actes de violence lors du vote.

La transparence gouvernementale

La loi prévoit des sanctions pénales pour la corruption officielle, mais le gouvernement n’applique pas la loi de manière efficace, et les fonctionnaires sont souvent engagés dans des pratiques de corruption en toute impunité. Selon les indicateurs de gouvernance de la Banque mondiale, la corruption gouvernementale est un problème grave. La corruption reste très répandue dans toutes les branches et à tous les niveaux du gouvernement.

Femmes

Les cas déclarés d’agression sexuelle ont augmenté de manière significative. Les statistiques de la PNH ont montré que 974 viols ont été signalés à la fin de l’année, contre 218 en octobre 2009. Parmi les victimes, 84 victimes étaient mineures. Les ONGs ont constaté une augmentation alarmante de la violence sexuelle contre les femmes dans les camps de personnes déplacées. À Saint-Marc, la Fédération des femmes du Bas Artibonite a signalée qu’elle a fourni des services d’hébergement à 516 femmes et filles et aidé 909 victimes de violence au cours de l’année.

Les femmes ne jouissent pas du même statut social et économique que les hommes. Dans certains milieux sociaux, les femmes sont limitée aux rôles traditionnels. La majorité des femmes dans les zones rurales travaillent dans les secteurs traditionnels de l’agriculture, du marketing et du travail domestique. Les femmes très pauvres et chefs de famille dans les zones urbaines sont aussi souvent confrontées à des possibilités d’emploi limitées, le travail domestique et la vente. Le gouvernement et le secteur privé nomment rarement des femmes à des postes de supervision.

Enfants

L’enseignement primaire et secondaire n’est pas obligatoire, gratuit et universel. Avant le 12 janvier, la moitié seulement des enfants d’âge scolaire étaient inscrits à l’école. Près de 5000 bâtiments scolaires dans la zone du tremblement de terre ont été détruits ou endommagés le 12 Janvier. Des centaines d’enseignants et beaucoup d’étudiants ont été tués. Beaucoup de familles qui n’ont pas été en mesure d’envoyer leurs enfants à une école publique, paie pour que leurs enfants fréquentent des écoles privées, qui sont généralement non agréés et non réglementée.

Des sources crédibles indiquent que plus de 200.000 enfants sont des domestiques ou des restaveks. Environ 65 pour cent de ces enfants sont des filles et près des trois quarts d’entre eux travaillent comme domestiques dans la maison de parents.

Personnes handicapées

La constitution et les lois n’interdisent pas explicitement la discrimination contre les personnes ayant une déficience physique et mentale, et il n’y avait aucun cas de discrimination par le gouvernement contre les personnes handicapées au niveau de l’emploi, de l’éducation, de l’accès aux soins de santé, ou la fourniture d’autres services publics. Toutefois, en raison de la pauvreté généralisée et chronique, une pénurie de services publics, et des possibilités d’éducation limitées, les personnes handicapées ont été gravement défavorisées.

Selon le Réseau national pour la défense des droits de l’homme (RNDDH), environ 805.000 personnes vivaient avec un handicap physique au cours de l’année. Seulement 3 pour cent des enfants handicapés ont accès à l’école.

Conditions de travail acceptables

Au 1er octobre, le salaire journalier minimum est passé de 125 gourdes (environ 3,00$) à 150 gourdes (environ 3,60$) dans le secteur du textile et est resté à 200 gourdes (environ 4,80$) dans les secteurs commercial et industriel. Les travailleurs rémunérés à la pièce ont reçu un minimum de 200 gourdes par jour. Pour tous les autres établissements industriels et commerciaux, le salaire journalier minimum était fixé à 200 gourdes pour huit heures de travail.

La plupart des citoyens qui travaille dans le secteur informel et de l’agriculture de subsistance, dans lesquels la législation sur le salaire minimum ne s’applique pas, des salaires journaliers de 15 gourdes (0,37$) ont été fréquents. Beaucoup de femmes ont travaillé comme employés de maison, un espace de travail également exemptés de législation sur le salaire minimum.

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Élections : «…j’ai de bonnes nouvelles à donner» dixit Edmond Mulet

09/04/2011 15:27:57

Hier M. Edmond Mulet, le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti, a été l’Invité du Point de presse de l’ONU, il a notamment parlé des élections présidentielle qui selon lui sont une réussite, mais a reconnu que les législatives n’ont pas été aussi satisfaisants… Voici un résumé de la conférence de presse :

Élections

Avec la conclusion réussie des élections législatives et présidentielle, qui marque l’émergence d’une nouvelle génération politique, il y a des raisons solides de se montrer optimiste quant à l’avenir d’Haïti, à peine plus d’un an après le séisme dévastateur qui a frappé le pays, a déclaré cet après-midi en conférence de presse le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah).

« Pour la première fois depuis mon arrivée en Haïti, j’ai de bonnes nouvelles à donner », s’est félicité M. Edmond Mulet, pour qui l’annonce des résultats préliminaires du second tour des élections est une preuve de la résistance du peuple haïtien et de sa détermination à se bâtir un avenir meilleur. Ces résultats révèlent que M. Michel Martelly a remporté l’élection présidentielle avec 67,57% des votes, a indiqué M. Mulet. Son adversaire au second tour a décidé de se retirer officiellement de la course, a-t-il précisé.

Les résultats d’une partie des élections législatives n’ont pas été aussi satisfaisants, a cependant noté M. Mulet, qui a fait état de disparités dans la publication des résultats, ce qui a été à l’origine de tensions et de violences dans un certain nombre de districts.

Dès que les résultats définitifs de l’élection présidentielle seront publiés, le 18 avril, la législature prendra ses fonctions, a poursuivi le Représentant spécial du Secrétaire général. Il a émis le vœu que le nouveau président élu et le nouveau gouvernement entérinent un ensemble de réformes constitutionnelles déjà approuvées par le Président sortant, M. René Préval.

Mettant l’accent sur un certain nombre de réalisations de M. Préval, M. Mulet a rappelé que son mandat avait été marqué par l’absence de violence perpétrée par l’État, ainsi que par la dépolarisation de la société haïtienne et le renforcement de la liberté de la presse. En outre, le Président sortant d’Haïti a supervisé des élections démocratiques à l’issue desquelles un président démocratiquement élu issu de l’opposition prendra, pour la première fois, le pouvoir, a relevé M. Edmond Mulet.

La Minustah demeure prête à porter assistance au Président élu Michel Martelly ainsi qu’à son gouvernement dans la mise en œuvre de la vision qu’ils ont du renouveau de l’état de droit en Haïti, a assuré M. Mulet. M. Martelly a été encouragé par la MINUSTAH à coopérer avec la législature pour consolider le processus démocratique, reconstruire le pays et renforcer le développement économique d’Haïti, a indiqué le Représentant spécial.

Mandat de la Minustah

Tout en reconnaissant qu’Haïti continue de faire face à des défis considérables, M. Mulet a préféré attirer l’attention sur le potentiel de développement du pays. Répondant à une question sur la vulnérabilité des femmes dans les camps de personnes déplacées et sur l’important besoin qu’ont les Nations Unies de disposer de forces de police supplémentaires au lieu d’effectifs militaires, il a répondu que la Mission s’adaptait à l’évolution de la situation sur place et avait, en effet, l’intention de réduire sa composante militaire. Cette réduction représentera cependant un retard de deux ans dans l’exécution du mandat révisé par le Conseil de sécurité en octobre 2009, qui avait été suspendue en raison du séisme, survenu en janvier 2010, a-t-il noté. Il a cependant fait observer que l’élargissement des effectifs de la MINUSTAH avait été principalement dû à l’arrivée d’ingénieurs civils plutôt que de soldats.

Le Représentant spécial a ajouté qu’en juin, les Nations Unies conduiraient une évaluation de la sécurité en Haïti. Tous les candidats à l’élection présidentielle ont plaidé en faveur de l’instauration d’une nouvelle force de sécurité dans le pays, la Police nationale haïtienne ayant trop de responsabilités différentes à assumer, a-t-il indiqué.

Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/article-2707-haiti-politique-mulet-parle-de-legitimite-du-depart-de-la-minustah.html

HL/ HaïtiLibre

Affaire TNH : Le directeur général attaque en diffamation les trois employés licenciés

Pradel Henriquez a saisi le parquet de Port-au-Prince d’un dossier qui défraie la chronique avec la multiplication des déclarations embarrassantes des journalistes Eddy Jackson Alexis et Josias Pierre qui affirment avoir été chassés de la chaîne publique pour leur opposition citoyenne à Michel Martelly

vendredi 8 avril 2011,

Le directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti, Pradel Henriquez, a porté plainte pour diffamation vendredi au parquet de Port-au-Prince contre trois employés qui affirment avoir été virés en raison de leur position politique défavorable au Président élu, Michel Martelly.

Egalement responsable de la Radio Nationale, M. Henriquez informe Radio Kiskeya avoir décidé d’intenter cette action en justice en vue de mettre fin à une campagne diffamatoire dont il serait l’objet de la part des journalistes Eddy Jackson Alexis et Josias Pierre ainsi que de leur collègue Jacques Innocent, mis à pied tous trois mardi peu après une visite de courtoisie de M. Martelly à la TNH.

Reprochant aux médias d’avoir prêté leurs antennes à des déclarations visant à ternir son image, Pradel Henriquez estime que les anciens employés qui se disent lésés devaient soumettre leurs revendications à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif. Seul le tribunal administratif serait, en effet, habilité à ordonner leur éventuelle réintégration, selon la loi sur la fonction publique, ajoute le directeur général.

Désireux de vider rapidement tous les contentieux, il a attendu en vain vendredi au parquet de la capitale l’arrivée annoncée des trois hommes qui n’ont pas manqué de présenter le patron des médias d’Etat comme un pro-Martelly déclaré.

Eddy Jackson Alexis et Josias Pierre, respectivement ancien rédacteur en chef et journaliste culturel à la TNH, dénoncent une campagne de propagande que la direction de la télévision aurait orchestrée durant toute la campagne du second tour en faveur du Président élu et au détriment de sa rivale malheureuse, Mirlande Manigat.

Ainsi, sur ordre de M. Henriquez, le temps d’antenne alloué gratuitement aux deux candidats sur la chaîne publique aurait été nettemment déséquilibré dans la proportion suivante à chaque diffusion : 45 minutes pour « Sweet Micky » contre 10 pour Mme Manigat.

Il est également reproché au responsable de la RTNH d’avoir autorisé la couverture intégrale durant quatre heures d’un concert-meeting du chanteur de Compas alors que rien n’était proposé, en retour, à la campagne adverse.

Cependant, Pradel Henriquez, tout en reconnaissant que ses anciens collaborateurs avaient affiché des opinions politiques plutôt pro-Manigat, soutient qu’ils ont été remerciés pour des raisons d’ordre administratif liées à l’insubordination et à des « insuffisances professionnelles ».

Ce dossier risque d’être la première affaire politico-judiciaire que devra affronter la prochaine administration. spp/Radio Kiskeya

Haïti – Élections : «Elle a pris la bonne décision de ne pas contester» dixit Martelly

08/04/2011 13:29:22

Lors d’une visite à Miami hier, le gagnant du second tour des élections présidentielles, Michel Martelly a déclaré « Elle a pris la bonne décision de ne pas contester », en réponse à la décision de Mirlande Manigat qui avait déclaré un peu plus tôt « Non, je ne conteste pas l’élection, mais on proteste », elle se déclare insatisfait de la façon dont l’élection a été organisée et ne fait pas de contestation car elle n’a pas confiance dans le processus. http://www.haitilibre.com/article-2699-haiti-elections-mirlande-manigat-ne-conteste-pas-elle-proteste.html

Lors de sa visite en Floride, Martelly a visité entre autre le journal The Miami Herald où il a réitéré sa volonté de se concentrer sur la reconstruction du pays et de son économie après son investiture le mois prochain. Il a également déclaré que sa victoire le met dans une position « pour faire plus pour le peuple haïtien ». Concernant la création d’emploi il a déclaré lors d’une interview qu’il va renforcer le secteur de l’agriculture et mettre l’accent sur les paysans parce « qu’ils ont été laissés de côté ». Il a également rappelé qu’Haïti est dans une phase de reconstruction, et que des emplois seront créés grâce aux efforts en cours pour reconstruire la capitale, Port-au-Prince et ses environs.

Michel Martelly n’a pas voulu spéculer sur qui sera le prochain Premier Ministre d’Haïti mais a tout de même dit que Jean-max Bellerive est un « politicien de talent », ajoutant que « le sujet n’est pas de savoir qui sera Premier Ministre mais il s’agit de la façon dont nous allons changer la vie du peuple haïtien ». À savoir s’il allait travailler avec Duvalier il a répondu « Je ne priorise pas l’idéologie, je priorise la compétence » ajoutant « qu’il souhaite autant la bienvenue à Duvalier qu’à Aristide ».

HL/ HaïtiLibre

Haïti – Reconstruction : Martelly rencontre Clinton et Bellerive (MAJ 19h09)

08/04/2011 17:01:41

Ce matin Michel Martelly a rencontré en privé l’ex-Président Bill Clinton présent en Haïti dans le cadre d’une réunion de deux jours de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) ainsi que le Premier Ministre Jean-Max Bellerive. Les deux co-président ont également rencontré Kelly Bastien, le président du sénat et les sénateurs Youri Latortue, Joseph Lambert et Evallière Beauplan. Ce qui s’est dit lors de la réunion Martelly-Clinton-Bellerive n’a pas été divulgué à la presse.

À la suite de cette réunion Michel Martelly a déclaré devant la presse « On a parlé de la transition et on a vu comment la CIRH et le nouveau gouvernement peuvent apporter des solutions aux problèmes de la population » ajoutant « aujourd’hui, je vois d’un autre œil tout ce que je regardais avant et maintenant je peux dire à la CIRH voici la direction qu’il faut prendre, voici ce que veut le peuple haïtien et j’attends des résultats. S’il n’y a pas de résultats, on verra quelle décision prendre. »

Bill Clinton de son côté s’est dit satisfait de cette rencontre et a déclaré « maintenant qu’un nouveau Président accédera au pouvoir et qu’une nouvelle administration commencera à travailler, il est plus important que jamais que nous continuons avec la collaboration que le président Préval a promu ».

Au cours de la seconde journée de la CIRH, Jean-Max Bellerive a soutenu que la Commission devrait rester au-delà d’octobre parce que c’est un « un outil qui peut aider la stabilité » du pays.

Rappelons que les deux candidats à la présidentielle, Mirlande Manigat et Michel Martelly avaient le 15 février participé à une session d’informations organisée par la CIRH. Lors de la réunion, le Premier Ministre Bellerive avait souligné aux candidats la nécessité que les travaux de reconstruction se poursuivre sans entrave au cours de la transition politique à venir et au-delà. Le Premier ministre avait également souligné la fonction de la CIRH, ses progrès à ce jour et son plan stratégique qui guidera les efforts futurs. Tandis que l’ex-Président Bill Clinton, avait souligné l’importance du prochain gouvernement pour assurer la pleine participation et l’engagement de la communauté internationale afin d’assurer un soutien permanent.

Lire aussi :

http://www.haitilibre.com/en/news-2698-haiti-reconstruction-towards-an-extension-of-the-mandate-of-the-ihrc.html

HL/ HaïtiLibre

Haïti : Michel Martelly veut changer en profondeur l’image de son pays

04/08/11 | Commentaires [0]

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Le président élu haïtien, Michel Martelly, souhaite faire sortir son pays du tiers monde pour en faire une « success story » des Caraïbes.

« Avec mes talents de communicateur, j »espère être en mesure d’inspirer la population pour la guider sur la bonne voie », a-t-il déclaré dans une interview à Reuters.

Ce musicien de 50 ans, surnommé « Sweet Micky », a remporté le second tour par un raz-de-marée le 20 mars face à Mirlande Manigat, selon les résultats préliminaires communiqués lundi.

Dès le premier jour de son mandat, qui devrait commencer en mai, Martelly souhaite faire oublier la « mauvaise image » de Haïti: pays victime de catastrophes naturelles, dépendant de l’aide extérieure, qui peine à se remettre du séisme de janvier 2010.

« Nous avons l’intention, dès les premiers jours de notre mandat, de donner une nouvelle image de Haïti », a dit Martelly dans l’interview, accordée mercredi soir à son QG de campagne.

Martelly, pour lequel Haïti est « un pays riche, qui reste encore inexploité », s’est engagé à rétablir la confiance des Haïtiens dans leur propre pays et la confiance de la communauté internationale.

Ce n’est pas une mince tâche pour l’un des pays les plus pauvres de la planète, qui porte comme sobriquet celui de « république des ONG » en raison de sa dépendance chronique vis-à-vis de l’aide d’organisations non gouvernementales.

« Par le passé, l’Etat a exploité la population. Les fonctionnaires se sont enrichis. Ils ont perdu le sens du service de la nation.

La fonction publique signifie être au service de la population », a dit Martelly dans cette interview. Le président élu, devenu lui-même riche en commençant comme chanteur dans les casinos, assure vouloir favoriser les investissements créateurs d’emplois.

« La solution la plus simple est que si un important projet d’investissement voit le jour, qui crée beaucoup d’emplois, et s’il y a conflit sur le terrain envisagé pour cet investissement, l’Etat déclare qu’il fait partie du domaine public. Le gouvernement facilitera l’établissement de l’entreprise », dit-il.

(Source: Reuters)

Haïti-Politique : La Constitution sera amendée avant le 14 mai

jeudi 7 avril 2011

P-au-P, 7 avril 2011 [AlterPresse] — Le Parlement haïtien ne laissera pas passer la date du 9 mai sans voter des amendements à la Constitution, soit avant l’entrée en fonction du futur président le 14 du même mois, a assuré le sénateur du Sud Yvon Buissereth.

« L’amendement de la Constitution est très important pour nous…Et nous n’allons pas laisser passer le 9 mai sans amender la Constitution. C’est pour cette raison qu’au niveau du bureau du Senat nous avons commencé à travailler afin de ne pas dépasser cette échéance », indique le sénateur Buissereth, Questeur du Senat, dans une interview accordée à AlterPresse.

Les locaux du Parlement haïtien ont été détruits lors du séisme du 12 janvier 2010. Des bâtiments préfabriqués sont en chantier sur le même site, sous la direction d’une équipe d’ingénieurs de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH), qui assure également le financement des travaux à hauteur de 800 mille dollars.

Depuis la publication des résultats préliminaires des élections, une course contre la montre est lancée pour livrer à temps les bâtiments, destinés à accueillir les nouveaux parlementaires, ainsi que la prestation de serment du nouveau président de la République, Michel Martelly, élu lors des élections du 20 mars.

Yvon Buissereth a profité de l’interview pour dévoiler le calendrier des activités prévues au parlement en préparation de ces événements.

« Depuis plusieurs semaines nous travaillons au niveau du senat afin de recevoir les nouveaux élus, non seulement le tiers du sénat mais aussi l’ensemble de la 49e législature (sénateurs et députés) », a-t-il signalé.

La publication des résultats définitifs est programmée par le Conseil Electoral Provisoire (CEP) pour le 16 mars. Les locaux provisoires du Parlement actuellement en construction doivent être achevés le 20 avril.

« En cas de problème le 20 avril » rendant impossible le respect de cette échéance, « nous pourrons toujours louer un autre endroit afin de valider les pouvoirs des nouveaux élus et permettre au sénat et à la chambre des députés de commencer à travailler », déclare Buissereth.

Quant à la prestation de serment du successeur de René Préval, il est envisagé qu’il puisse se dérouler dans un autre espace qui serait loué pour l’occasion.

Selon Buissereth la salle construite pour les rencontres en assemblée nationale, de 400 mètres carrés, ne correspond pas « au standing » et les parlementaires songent à un espace capable de « donner à cette cérémonie [de prestation de serment] sa réelle dimension ».

Le 20 avril coïncide également avec la date du début des inscriptions pour les nouveaux élus. Entre le 20 et le 25 avril les résultats définitifs doivent ainsi avoir déjà été publiés dans le journal officiel le Moniteur, par le chef de l’Etat sortant, afin de faciliter l’enregistrement des parlementaires, explique Yvon Buissereth.

Les pouvoirs doivent être validés entre les 25 et 26 avril, indique-t-il, et les travaux débuteront tout de suite après.

« Nous avons un nouveau président élu. Et nous savons que les défis qui l’attendent sont nombreux, énormes. Nous devons travailler de concert avec le président qui aura à former un gouvernement », concède le sénateur, pour qui il faut une cohabitation au niveau des différents partis « parce que sinon la population va en souffrir ». [sfd kft apr 7/04/2011 12 :00]

Haïti-Culture : Le directeur du MUPANAH démissionne

jeudi 7 avril 2011

P-au-P, 7 Avril 2011 [AlterPresse] — Le directeur général du Musée du Panthéon National Haïtien (MUPANAH), Robert Paret a remis sa démission au Président de la République, René Préval, ce mardi 5 avril 2011, apprend AlterPresse.

Selon une note de presse signée par Paret, cette décision est liée au renouvellement du personnel de l’administration publique, que le nouveau Chef de l’Etat, Michel Martelly a la prérogative légale d’effectuer.

Le MUPANAH est un des rares édifices publics situés dans les parages du palais présidentiel au Champ de Mars à ne pas avoir été affecté par le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010. [kft apr 07/04/2011 13 :50]

Haïti – Politique : Calendrier parlementaire

07/04/2011 09:59:21

Les résultats définitifs des élections attendus le 16 avril, devraient être publiés dans le journal officiel [le Moniteur] le 18 avril soit, 48 heures après l’affichage par le Conseil Électoral Provisoire (CEP).

Les activités d’accueils des nouveaux élus [11 nouveaux sénateurs et 99 députés] qui vont intégrer les deux Chambres, sont prévues du 19 au 21 avril, durant cette période, se déroulera le processus d’inscription et des séminaires de formation et d’information à tous les niveaux.

La validation des pouvoirs et la prestation de serment devraient avoir lieu le 25 avril selon le calendrier Parlementaire. L’élection des membres du nouveau bureau est prévue le mardi 26 avril et la première séance à l’Assemblée Nationale de la 49 ème législature, le mercredi 27 avril 2011.

Cette première séance de la 49 ème législature permettra de lancer les travaux d’amendement de la constitution. Kelly Bastien, le Président du Sénat reconnait que les législateurs auront très peu de temps pour analyser les nombreux articles à modifier dans la constitution. Aussi, afin de faciliter ce travail dans ce court délai, le Président du Sénat a annoncé que des copies du document seront acheminées aux parlementaires élus avant leur investiture.

Les parlementaires devront voter la modification de la constitution avant l’investiture du prochain chef de l’Etat prévu le 14 mai 2011. Un vote qui risque d’être agité, compte-tenu des positions divergentes sur la constitutionnalité de ces amendements.

Tempête politique à la TNH : Trois employés licenciés à cause des présidentielles

Accusé d’être un pro-Martelly actif depuis le début du second tour des présidentielles, le directeur général de la chaîne de service public, Pradel Henriquez, parle d’insubordination pour expliquer le renvoi du rédacteur en chef, Eddy Jackson Alexis et du chef de rubrique culturelle, Josias Pierre, indépendamment de leur opinion politique plutôt favorable à Mirlande Manigat qu’à son vainqueur ; dans la foulée, le très populaire chroniqueur sportif, Patrice Dumont, porte-parole de la campagne de la candidate malheureuse, est également remercié pour abandon de poste

jeudi 7 avril 2011,

La Télévision Nationale d’Haïti est au centre d’une vive controverse après le licenciement dans un contexte politique délicat de trois employés, dont deux journalistes, qui affirment avoir été victimes d’une « vengeance politique » au lendemain de la victoire de Michel Martelly aux présidentielles, argument rejeté par le directeur général de la RTNH.

Dans une interview exclusive à Radio Kiskeya, Pradel Henriquez, dément avoir mis fin au service d’Eddy Jackson Alexis, de Josias Pierre et de Jacques Innocent à cause de leur position politique favorable à la candidate malheureuse Mirlande Hyppolite Manigat, battue au second tour par son rival.

M. Henriquez soutient avoir adopté, conformément à la loi, les sanctions administratives qui s’imposaient face à trois cas d’insubordination grave. Les employés licenciés auraient, en effet, refusé de dissocier leur appartenance politique de leur devoir professionnel, selon le responsable qui a préféré s’expliquer uniquement sur le dossier d’Eddy Jackson Alexis, rédacteur en chef ces dernières années à la TNH.

Le directeur général accuse M. Alexis d’avoir refusé catégoriquement de contacter le chef de l’Etat élu alors qu’on lui avait confié la tâche d’interviewer lundi soir Michel Martelly et Mirlande Manigat pour des réactions à chaud aux résultats préliminaires du scrutin du 20 mars.

L’artiste l’a emporté avec 67,57% des voix contre 31,74% pour son adversaire démocrate-chrétienne.

Comparant volontiers ce dossier brûlant à une autre affaire qui avait défrayé la chronique, il y a quelques mois, Pradel Henriquez a fait d’une pierre deux coups en annonçant la mise à pied du chroniqueur sportif Patrice Dumont pour abandon de poste.

Mis en disponibilité à sa demande en raison de son rôle de porte-parole de la campagne présidentielle de Mirlande Manigat, le confrère avait été cité à comparaître en justice pour son implication présumée dans ce qui avait été présenté comme un complot destiné à incendier les locaux de la RTNH.

Au micro de Radio Kiskeya, les deux journalistes, révoqués mardi en marge d’une visite de courtoisie de Martelly à la chaîne de service public, ont accusé leur ancien directeur d’être un supporter actif du futur Président. Pour Eddy Jackson Alexis et Josias Pierre, ce parti-pris politique est à l’origine de leur renvoi et avait, durant toute la campagne, entraîné un déséquilibre flagrant entre les temps d’antenne réservés aux deux rivaux en violation de la mission de la Télévision Nationale financée par les contribuables.

Henriquez est également accusé d’avoir eu, lors du premier tour des présidentielles, un comportement professionnel qui laisserait à désirer. Il aurait réservé un traitement de faveur à deux des 19 concurrents alors en lice, le candidat du pouvoir, Jude Célestin, et celui de Lavni, Yves Cristalin.

Revenant sur ce qui lui a été spécifiquement reproché, Eddy Jackson Alexis indique que nonobstant son opinion politique pro-Manigat, il avait tenté en vain de contacter Michel Martelly tout comme sa rivale dans les minutes ayant suivi la publication des résultats du scrutin.

Pour sa part, Josias Pierre souligne que la décision prise à son encontre l’a été tout simplement parce qu’apparemment il avait l’air trop triste sur le plateau de la TNH à l’annonce de la victoire du chanteur de Compas Direct « Sweet Micky ». Présentateur de la rubrique culturelle au téléjournal du soir, il dénonce une révocation arbitraire pour son supposé manque de professionnalisme et exprime ses inquiétudes devant une tentative de réinstauration de la « pensée unique » dans les médias d’Etat.

Mercredi, pour sa première sortie publique depuis son triomphe électoral, Michel Martelly avait effectué une tournée dans des stations de radio et télévisions de Port-au-Prince qui s’étaient montrées généralement favorables à sa campagne qui a fait l’objet d’une certaine polarisation médiatique. spp/Radio Kiskeya

Un ex-ambassadeur dominicain en Haïti célèbre la défaite de Mirlande Manigat

Alberto Despradel estime que le peuple haïtien a mis en échec Mirlande Manigat qui serait farouchement hostile à la république voisine, comme son époux, Leslie Manigat

mercredi 6 avril 2011,

L’ancien ambassadeur dominicain en Haïti, Alberto Despradel, a présenté mercredi la victoire de Michel Martelly aux élections présidentielles du 20 mars comme un revers que le peuple a infligé à « une candidate profondément anti-dominicaine » que représentait aux yeux du diplomate Mirlande Hyppolite Manigat.

« Manigat représentait une tendance profondément anti-dominicaine », a poursuivi Despradel qui croit que la démocrate-chrétienne a hérité ses idées de son mari, l’ancien Président Leslie Manigat (février-juin 1988).

Ce dernier est décrit comme un homme « profondément anti-dominicain ».

« Ce qui s’est passé il y a deux semaines, lors des élections en Haïti, c’est que le peuple a rejeté les propositions d’une aristocrate », a indiqué en des termes très peu diplomatiques l’ex-ambassadeur qui participait à l’émission « Le boulevard avec Pablo McKinney » une production de Canal 37 pour le réseau CDN.

Enfin, Alberto Despradel, qui s’est révélé être un chaud partisan du futur Président haïtien, attribue la victoire de Michel Martelly à une adaptation du carnaval à la politique en expliquant que cette fête représentait dans notre pays un vecteur de pouvoir populaire.

D’aucuns soupçonnent celui pratiquement assuré de succéder à René Préval, le 14 mai prochain, d’avoir des liens privilégiés avec les milieux d’affaires en République Dominicaine. spp/Radio Kiskeya

Haïti-Presse/Menaces : L’intolérance gagne du terrain

mercredi 6 avril 2011

P-au-P., 06 avril 2011 [AlterPresse]— L’intolérance semble gagner du terrain vis-à-vis des journalistes dans le cadre des derniers développements politiques que vit le pays, observe l’agence en ligne AlterPresse.

Des individus qui se présentent comme des supporters du président élu, Michel Martelly, montent désormais la garde près du parlement ou ils affirment « surveiller » les va-et-vient des journalistes.

« Nous bloquerons l’accès du Parlement à tout journaliste soupçonné de travailler contre les intérêts du prochain gouvernement », a lancé un de ces individus à une équipe de reporters.

Les propos ont été prononcés au moment d’une interview avec la député réélue Marie Jossi Etienne, de Plaine du Nord/Milot (Nord).

« Ce sont les journalistes qui ont failli boycotter les élections afin d’avantager Mirlande Manigat (rivale de Martelly) », a-t-il ajouté en interrompant violemment l’interview.

La présente conjoncture charrie une vague d’intolérance et, à la veille de la publication des résultats des dernières élections, plusieurs journalistes et médias ont dénoncé des menaces dont ils ont été victimes. [sfd gp apr 06/04/2011 17 :15]

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