Au jour le jour . . .

12 Avr

Mardi, 12 avril 2011 07:37

Une nouvelle génération de politiques veut couper les ponts avec le passé

Michel Martelly

Une nouvelle génération politique c’est en ces termes que le représentant du secrétaire général de l’ONU, Edmond Mulet, a salué l’élection de Michel Martelly. Le diplomate guatémaltèque croit que le scrutin du 20 mars marque l’émergence d’une nouvelle génération politique, ce qui donne des raisons solides de se montrer optimiste quant à l’avenir d’Haïti.
Le président élu ne cesse de promettre d’agir autrement que les politiciens traditionnels.  » Pour n’être pas politicien, je ne réfléchirai pas comme les politiciens. Ils ne parlaient pas de réconciliation, mais de division. Ils ne priorisaient pas les intérêts de la nation,  » a -t-il dit rappelant qu’il est libre politiquement.
Une nouvelle génération de politiques implique non seulement le chef de l’Etat mais aussi les législateurs et les leaders des partis politiques. Le comportement des politiques déterminera s’ils intègrent ou non la modernité.
La période des contestations peut être considérée comme un prélude à la vie politique sous le mandat de M. Martelly. Seulement une trentaine de cas de contestation ont été recensés, ce qui témoigne d’une certaine maturité des candidats malheureux.
Dieudonne Saincy, conseiller du chef de l’état sortant, figure parmi les candidats n’ayant pas contesté les résultats préliminaires des législatives. Son dossier n’a pas été soumis a temps par son avocat, Me Rosenberg au Bureau du Contentieux Electoral Départemental (BCED). Contrairement à d’autres candidats M. Saincy n’a pas eu recours aux manifestations violentes ni aux diatribes après la publication des résultats préliminaires.
Faire la politique autrement devrait être le leitmotiv des nouveaux membres de la classe politique haïtienne qui veulent mettre l’accent sur les projets et non sur les rejets. Jeune, moderne et proactif sont des qualificatifs que revendiquent de nombreux élus haïtiens désireux de couper les ponts avec un passé fait de division et de haine.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Laxisme et négligences responsables du bilan négatif des droits humains
12/04/2011 09:17:55

Haïti - Social : Laxisme et négligences responsables du bilan négatif des droits humains

Anthonal Mortimé, le Secrétaire Exécutif de plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) a estimé lundi que c’est en raison du laxisme et de la négligence, ces dernières années, de l’Administration du Président sortant, René Préval, qu’Haïti vient d’être, une nouvelle fois, pointé du doigt par les États-Unis en ce qui concerne les violations des droits humains http://www.haitilibre.com/article-2714-haiti-social-situation-des-droits-de-l-homme-en-haiti.html
« L’État haïtien est l’un des principaux violateurs des droits civils et politiques des haïtiens » a-t-il affirmé, citant en exemples : les conditions de vie infra humaines des victimes du séisme du 12 janvier 2010 et l’exclusion des élections d’un ensemble d’organisations et de partis politiques.
De plus, Mortimé dit croire que les « pseudos pays amis d’Haïti » sont eux aussi responsables du non respect des droits humains en Haïti pour les avoir cautionnés. Il a fait savoir que le Président sortant, quittera la pouvoir avec un bilan en demi-teinte en matière de respect des droits humains. Soulignant que bien qu’il n’y a pas eu de violations systématiques des droits humains, surtout sociaux et politiques, commises par l’équipe sortante, l’administration ne peut pas se vanter d’avoir fait quelque chose pour améliorer la situation dans ce domaine.
De son côté, Pierre Espérance, l’un des responsables du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), a déclaré que la lutte contre la corruption n’a pas apporté de résultats positif, même si au début de son mandat, le Chef de l’Etat en avait fait une priorité soulignant que « les choix politiques de l’administration du Président sortant, n’ont pas contribué à l’amélioration des conditions de vie des citoyens. »
Tout en reconnaissant que l’administration Préval n’a pas été impliquée directement dans des violations de droits humains, il a souligné les nombreux cas de policiers impliqués dans de telles violations, même si ces derniers, reconnaît-il, ont été sanctionnées par l’inspection générale de la Police National d’Haïti (PNH).
S/ HaïtiLibre

 

RSF demande la “réintegration rapide” de trois journalistes révoqués de la Télévision Nationale d’Haïti
“Cette affaire ressemble à une persécution politique”, estime RSF

mardi 12 avril 2011

Communiqué de Reporters Sans Frontières

Document soumis à AlterPresse le 12 avril 2011

Le rédacteur en chef de la Télévision Nationale d’Haïti, Eddy Jackson Alexis, et deux autres journalistes, Josias Pierre et Jacques Innocent, sont cités en correctionnel par le directeur général de la chaîne d’Etat, Pradel Henriquez. M. Henriquez a porté plainte, le vendredi 8 avril 2011, pour diffamation au parquet de Port-au-Prince contre les trois employés. Ces derniers affirment, de leur côté, avoir été licenciés en raison de leur position politique défavorable au Président nouvellement élu, Michel Martelly.

Également responsable de la Radio Nationale, M. Henriquez a décidé d’intenter cette action en justice, estimant être la victime d’une campagne de diffamation de la part de trois journalistes, mis à pied le 5 avril, peu après une visite de courtoisie de M. Martelly à la TNH. Pradel Henriquez leur reproche de n’avoir pas su dissocier leur appartenance politique de leur devoir professionnel, faisant état d’« insubordination grave ».

Reporters sans frontières demande la réintégration rapide des trois journalistes qui semblent payer leur préférence politique. En aucune circonstance, leurs convictions n’ont entaché la qualité de leur travail et ont brouillé leur objectivité. Cette affaire ressemble à une persécution politique. Il s’agit là d’une très mauvaise entrée en matière pour Michel Martelly, élu président il y a une semaine. Nous appelons le futur chef de l’Etat à prendre une position claire. Nous espérons que les cinq années de mandat de la nouvelle Présidence se dérouleront dans le respect de la liberté de la presse et de l’indépendance des rédactions.

Eddy Jackson Alexis et Josias Pierre ont dénoncé une campagne de propagande que la direction de la télévision aurait orchestrée durant toute la campagne du second tour en faveur du Président élu et au détriment de sa rivale, Mirlande Manigat.

Ainsi, ils rapportent que sur ordre de M. Henriquez, le temps d’antenne alloué gratuitement aux deux candidats sur la chaîne publique aurait été nettement déséquilibré dans la proportion suivante à chaque diffusion : 45 minutes pour Michel Martelly contre 10 pour Mme Manigat. Il est également reproché au responsable de la RTNH d’avoir autorisé la couverture intégrale durant quatre heures d’un concert-meeting du chanteur de Compas alors que rien n’était proposé, en retour, à la campagne adverse.

Cependant, Pradel Henriquez, tout en reconnaissant que ses anciens collaborateurs avaient affiché des opinions politiques plutôt pro-Manigat, soutient qu’ils ont été remerciés pour des raisons d’ordre professionnel liées à l’insubordination et à des « insuffisances professionnelles ».

L’Association des journalistes haïtiens (AJH), le sénateur John Joel Joseph, qui mettra à disposition son avocat, et plusieurs avocats dont Osner Fevry ont convenu d’assister juridiquement les trois journalistes. Ces derniers ont, à leur tour, décidé de porter plainte contre M. Henriquez pour diffamation après qu’il a évoqué l’incident pendant lequel un journaliste irakien avait lancé sa chaussure sur l’ancien président des États-Unis, Georges Bush, dans l’intention implicite de qualifier ses anciens employés de terroristes.

Pradel Henriquez exige à l’encontre de Josias Pierre et d’Eddy Jackson Alexis une condamnation à trois ans d’emprisonnement et une amende au profit de l’Etat s’élevant à 50.000.000 de gourdes de dommages intérêts (environ 857 mille euros).

 

Décès de Claude Rosier, ancien prisonnier d’opinion sous Duvalier

Son ex-camarade de prison et ami Robert « Bobby » Duval salue le départ de l’auteur de Le triangle de la mort, récit d’un vécu de onze ans dans l’univers déshumanisant des geôles de la dictature

lundi 11 avril 2011,

Le militant et ex-prisonnier politique sous la dictature des Duvalier père et fils, Claude Rosier, 71 ans, est décédé lundi à son domicile d’une crise cardiaque, a indiqué à Radio Kiskeya son ami Robert « Bobby » Duval qui séjourna également, en sa compagnie, dans les geôles de l’ancien régime.

Estimant que le disparu est resté, jusqu’au bout, fidèle à ses convictions citoyennes, M. Duval rappelle qu’il avait été incarcéré pour son opinion politique pendant onze longues années, de 1966, au plus fort de la tyrannie de François Duvalier, à 1977, en plein jean-claudisme.

L’arrestation du défunt survint à St-Marc (Artibonite, nord) où il était un jeune militant fougueux du Parti populaire de libération nationale (PPLN), d’obédience marxiste.

Comme plusieurs autres victimes du régime des « Tontons Macoutes », l’ancien dirigeant de la Ligue des anciens prisonniers politiques haïtiens (LAPPH), fondée à la chute de la dictature, en 1986, et Claude Rosier avaient porté plainte pour crimes contre l’humanité face au retour surprenant à Port-au-Prince de Jean-Claude Duvalier, en janvier dernier.

Malgré ce deuil brutal, Robert Duval réaffirme sa détermination à poursuivre la lutte contre l’impunité en Haïti.

M. Rosier, qui laisse cinq enfants, avait publié en 2003 un rare et bouleverant témoignage sur les réalités macabres du système carcéral qu’avait instauré le pouvoir totalitaire de « Papa et Baby Doc ». Ce livre au titre évocateur, Le triangle de la mort : Journal d’un prisonnier politique haïtien (1966-1977), est une reconstitution de l’univers morbide que l’auteur et certains de ses camarades disparus ou survivants devaient affronter dans les redoutables centres de torture que furent Fort Dimanche et les Casernes Dessalines. spp/Radio Kiskeya

 

Haiti-Elections 2011 : La morale de l’histoire

lundi 11 avril 2011

Débat

Par Gary Olius *

Soumis à AlterPresse le 7 avril 2011

« Quand nous serons tous coupables, ce sera la Démocratie »
Albert Camus, in La Chute (1956).

« Yankee de mon coeur qui entre chez moi en pays conquis,…
Yankee de mon coeur j’attends dans ma nuit que le vent change d’aire ».

Anthony Phelps, in Mon Pays que voici (1960)

En 2006 nous avons attiré l’attention des observateurs sur les dangers que représente le réflexe odocratique de notre Président sortant, au moment où il s’évertuait à se faire passer pour l’un des plus grands démocrates d’Haiti. On le savait boulanger, mais il semble que personne ne soupçonnait chez lui cette dextérité à rouler tout le monde dans la farine pour neutraliser, déséquilibrer ou même rendre dysfonctionnelles toutes les institutions du pays. Il a su comment s’y prendre pour empêcher la mise en place des organes des collectivités territoriales, le Conseil Electoral Permanent, le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, etc. et réduire la Cour de cassation ou le Parlement à l’ombre de lui-même. Il a l’aversion du contre-pouvoir et n’aime écouter que l’écho de sa propre voix. C’est pour cela qu’il ne se sent à l’aise qu’au milieu de flatteurs qui lui chatouillent les oreilles ; qu’ils soient de gauche, de droite ou droite-et-gauche.

Ses actes personnels devront être crédités sans ménagement à son compte afin qu’il n’arrive pas à prendre d’assaut l’histoire et être vu par la postérité pour ce qu’il n’était pas. Les faits abondent pour prouver que l’absence ou le dysfonctionnement des institutions projette le pouvoir décisionnel dans la rue et ceux-là qui en récoltent l’usufruit ne sont nullement des démocrates, mais des odocrates. En bon militant populiste-gauchisant, Monsieur René Préval savait pertinemment ce dont la rue est capable et a façonné exclusivement sa gouvernance sur cette donnée. Se croyant investi de la force de la rue il s’imaginait que tout lui était permis et se laissait aller à la démesure dans tout ce qu’il a entrepris comme démarche politique. Il en est venu à sous-estimer ses adversaires et à les assimiler à de vulgaires objets qu’il peut utiliser n’importe où et n’importe comment. C’est fort de cette image d’homme politique invincible qu’il s’est évertué à réaliser- malgré vents et marées- les récentes élections.

Il vient d’apprendre à ses dépens qu’il se devait d’être humble et de gérer de manière moins égoïste les faveurs que la nature lui a faites. Mais c’est dommage que de petits dirigeants, comme lui, comprennent les choses surtout quand c’est trop tard, c’est-à-dire quand il n’y a aucune possibilité de remédiassions. Il a démantelé les partis politiques et en a récupéré les hommes et les femmes qu’il jugeait aptes à servir ses propres intérêts. Et, poursuivant son rêve fou de se retrouver un jour seul face à son ombre, il en est venu à se méfier même de ceux qui le servent avec la plus grande des docilités. En dépit de tout, nous lui reconnaissons un immense talent de vendeur d’illusions. Et pour cause, jusqu’à présent nous n’arriverons pas à comprendre comment il a pu vendre à la communauté internationale la fiction d’une démocratie sans parti politique digne de ce nom et l’illusion d’une stabilité par la domestication de toute forme d’opposition politique.

Au-delà de l’homme et de sa personnalité politique, il y a aussi les leçons qu’il nous a permis de tirer par les conjonctures qu’il a créées de toutes pièces. Avec lui, on a établi la preuve par quatre qu’il est honteux pour un pays qui se dit souverain de laisser financer ses élections par l’aide internationale. Comme de fait les joutes de 2010-2011 nous ont appris que les bailleurs peuvent s’autoriser le droit de fixer la date des opérations et même d’orienter les résultats dans un sens ou dans un autre.

Avec l’aide de Monsieur Préval, nous avons pu vérifier les propos de Raul Peck (1998) disant qu’à force de pousser à gauche, on peut se retrouver de l’autre coté de l’écran. En effet, notre légendaire Président s’est identifié comme étant idéologiquement de gauche, et pourtant, il a pu – dans une longue foire d’empoignes – se débarrasser de Fanmi Lavalas, de l’OPL, de Konakom, de Panpra, de PLB etc. pour organiser – avec un Conseil Electoral bidon, honni, corrompu et décrié – des élections consacrant (avec un soutien populaire incontestable) la victoire d’une nébuleuse politique de l’extrême droite. D’aucuns disent qu’il s’agit d’un vote-sanction de la classe politique traditionnelle qui s’est accoquinée pendant trop longtemps à tous les dirigeants qui se sont succédés au pouvoir depuis des lustres, au détriment du peuple, et qui se sont montrés incapables de réaliser quelque chose de positif pour le pays. C’est peut-être vrai, car pour qu’il y ait vote d’adhésion il faudrait qu’il y ait au préalable un projet politique rendu public. En tout cas, ce qui est certain c’est que la gauche haïtienne n’a que le Parlement comme base de dernier retranchement et on peut parier gros qu’il y sera traqué avec la dernière rigueur par le camp Martelly. Et, cela dit, il y a lieu de se demander comment ces parlementaires vont faire pour ne pas capituler, s’ils sont privés des ressources financières dont ils se sont régalés au cours des dernières années.

Monsieur Préval, nous a rendu service en facilitant l’irruption de ce Martelly qui nous a démontré que la religion n’a qu’une influence marginale, pour ne pas dire négligeable, sur la vie des haïtien(ne)s ; n’en déplaise à notre admirable et grandissime sociologue Lahennec Hurbon. Même les sermons réalisés avec la plus grande des convictions n’ont pas pu convaincre les fidèles de ne pas voter le chanteur ou d’aller lui administrer un vote-sanction. A l’inverse, les visites systématiques de Madame Manigat ne lui ont pas permis non plus de gagner un appui ferme des hommes et des femmes d’église, elle qui a su faire montre d’une conduite exemplaire en tant que mère de famille et appliquer dans sa vie tous les fondamentaux de l’éthique judéo-chrétienne.

N’eut été Monsieur Préval, on continuerait à se tromper sur la velléité et la force réelle des organisations féministes qui ne se fatiguaient pas de battre la grosse caisse depuis plus de 20 ans en Haiti pour faire savoir que leur plus grand souhait a été d’apporter une femme à la magistrature suprême, fortes de leur poids relatif de plus de 52% dans la société haïtienne. Et puis, quand survint la candidature de Mirlande on les cherchait comme une aiguille dans une botte de foins, on ne les voyait pas. La plupart d’entre elles ont vécu très mal cette expérience et les chroniqueurs ou les animateurs de talk-show s’en donnaient à cœur joie en suivant attentivement ces leaders féministes qui se démarquaient de Mirlande pour aller se jeter « tèt kale » dans les bras de Sweet Micky. Et ce dernier, dans un style « laisser-venir-à-moi », ne demandait pas mieux que de recevoir ces brebis égarées dans son bercail, au grand dam de sa concurrente. Soit dit en passant que les organisations féministes ne sont pas à leur coup d’essai, si l’on se rappelle de leur mutisme révoltant lors du débat sur le salaire minimum, thématique dans laquelle les femmes ouvrières comptaient beaucoup sur leur appui.

Grace à Monsieur Préval, nous savons désormais ce que peuvent faire les proconsuls de la communauté internationale et la bourgeoisie haïtienne quand ils sont mis en difficulté. En novembre 2010, ils ne juraient que par Ti Jude et ayant remarqué que cette carte n’était pas jouable à tous les coups, ils s’en étaient débarrassés avec une aisance étonnante et, sans transition aucune, ils se sont mis à « serrer Micky » et à « assurer Micky », comme pour permettre à Martelly d’entrer dans l’histoire comme un grand « bouffeur » de bourgeois et de diplomates, en plus d’être un bouffeur d’organisations féministes et religieuses.

Somme toute, même s’il appartient à tout(e) haïtien(ne) de donner son opinion sur Monsieur Préval, cet homme de Marmelade qui a dirigé le pays pendant 10 ans, nous devons tous laisser à l’histoire le soin de le juger et de prononcer un verdict à son endroit. Dans un délai pas trop lointain, il aura à passer l’écharpe présidentielle au cou de son successeur Michel Martelly, ce dernier le remerciera peut-être à sa manière…

* Economiste, spécialiste en administration publique

Contact : golius_3000@hotmail.com

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