Vendredi 15 avril 2011

15 Avr

Haïti – Politique : Vision de Michel Martelly sur son futur Gouvernement
15/04/2011 10:48:08

Haïti - Politique : Vision de Michel Martelly sur son futur Gouvernement

Dans une interview accordée au service créole de la Voix de l’Amérique, le Président Martelly a fait le point sur le futur Gouvernement «…Nous avons seulement 3 personnes dans le parlement, trois représentants mais je dois dire que notre vision, notre approche est différente de l’Exécutif du Président sortant […] Nous voyons que tout les membres du parlement, qu’ils soient Députés ou Sénateurs, sont comme nous […] des élus du peuple, des gens que le peuple a mandaté […] quelles sont les problèmes de la population ? Ils ont faim, dorment dans la rue, l’insécurité, le manque d’accès à l’éducation et à la santé… donc, nous avons un dénominateur commun […] nous sommes mandaté par la population [pour résoudre ces problèmes]. Je crois que l’approche, c’est la première fois qu’on va la voir de cette façon, une ouverture sans pareil, sans limite. En ce moment, j’ai dans mon bureau le Sénateur Youri Latortue, il est impératif que nous nous asseyons ensemble pour savoir que nous ne défendons pas nos propres positions, nous sommes tout deux des élus du peuple et nous devons nous mettre ensemble pour donner au peuple ce qu’il nous demande, nous sommes des serviteurs. Dans le passé, il y avait des conflits pour savoir qui avait le plus de pouvoir, l’Exécutif voulait que tous passe par lui, que c’était à lui de décider… donc automatiquement, le Parlement se levait pour dire qu’ils avait aussi le pouvoir. Mais une fois que l’Exécutif a compris la nécessité de collaborer, de coopérer avec le Parlement et si cette collaboration et coopération est harmonieuse, elle ne peut être que fructueuse. C’est dans ce sens, que nous comprenons la façon dont nous devons travailler et que nous pouvons garantir un changement après les cinq ans du gouvernement de la Présidence Martelly. »
Dans le même temps, la plateforme au pouvoir (INITE), au cours d’une séance de travail tenue à huis-clos, jeudi à l’hôtel Le Plaza, a clairement affiché son ambition d’être au centre de la formation du premier Gouvernement de la Présidence Martelly.
Selon l’un des participants, le Député Saurel Jacinthe, réélu, la plateforme INITE vise à gouverner avec ses alliés dans l’intérêt de la population et dans la perspective de la reconstruction du pays. La plateforme compte provisoirement 17 Sénateurs et 34 Députés en attendant les verdict du Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN), l’instance de dernier recours dans le cadre des contestations électorales.
Le Sénateur Lucas Sainvi, élu du Nord-ouest, quant à lui, a minimisé les contacts informels que l’équipe Martelly aurait eut avec des Députés ou Sénateurs élus sous la bannière d’INITE dont entre autres Edwin Zenny qui ont fait part de leurs bonnes relations avec le Président Martelly, jugeant qu’« il vaut mieux pour le prochain Chef de l’État d’avoir des contacts formels avec les blocs constitués […] puisque, dans notre système, le chef de l’Etat a besoin d’une majorité fonctionnelle. » D’autre part il estime peu probable que des parlementaires élus sous la bannière d’INITE fassent défection…
Steven Benoit, le Sénateur élu au premier tour dans le département de l’Ouest, estime que toute décision du Président élu Michel Martelly de plancher sur le choix du Premier Ministre avant la publication des résultats définitifs du second tour, revient « à mettre la charrue avant les bœufs. » Pour le moment, le Sénateur rappelle que la plateforme INITE compte 33 membres à la chambre des Députés, l’Alternative (14),« Ansan m Nou fo» (10) et AAA autant.  Ce qui revient à dire, que leurs voix compteront beaucoup…
Quant au Sénateur Joseph Lambert, Coordonnateur Général de la plateforme INITE, qui ne fait pas dans la nuance, il affirme qu’« INITE sera majoritaire avec l’adhésion de 26 autres élus [?]. En tout, INITE et ses alliés comptera une soixantaine d’élus à la chambre basse » Toutefois, rappelons qu’il s’agirait d’un bloc majoritaire et non d’un parti majoritaire selon les prescrits de la constitution. « Ce bloc majoritaire entend jouer un rôle important dans la désignation du Premier Ministre et des membres du gouvernement » prévient le Sénateur.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2735-haiti-politique-michel-martelly-fait-une-mise-au-point-sur-le-futur-premier-ministre.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice : Jean Henry Céant et Yves Cristalin réclament 250 millions de gourdes…
15/04/2011 08:52:10

Haïti - Justice : Jean Henry Céant et Yves Cristalin réclament 250 millions de gourdes...

Le tribunal correctionnel a décidé d’entendre, le mercredi 3 mai, l’affaire pour violation des droits politiques qui oppose les ex-candidats a la présidence, Jean Henry Céant et Yves Cristalin, au Conseil Électoral Provisoire (CEP)
Les deux ex-candidats accusent les membres du CEP d’avoir violé leurs droits politiques lors du premier tour des élections présidentielles du 28 novembre 2010, qui a été marqué par des fraudes généralisées et par une grande désorganisation qui ont porté plus d’une douzaine de candidats sur 18 à réclamer l’annulation du scrutin.
L’avocat des plaignants, Me Newton Saint Juste, s’est réjoui que le tribunal se soit saisi du dossier, « une preuve que nul n’est au-dessus de la loi […] le processus suit son cours et le mot du droit devra finalement être dit ». Me Newton demande, au nom de ses clients, des dommages de l’ordre de 250 millions de gourdes… (± 40 gourdes = 1 $US)
De son côté, Me Stanley Gaston, l’avocat représentant les 8 conseillers électoraux et le Directeur Général du CEP, tous accusés, a affirmé que « le droit va triompher dans cette affaire », ajoutant qu’il « fera valoir tous les points qui militent en faveur de ses clients. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1916-haiti-elections-le-groupe-des-12-reaffirme-son-engagement.html
http://www.haitilibre.com/article-2007-haiti-elections-le-groupe-des-12-veut-un-gouvernement-provisoire.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti. De Titid à Micky, passé et futur de l’élite politique de droit divin

Par Wilson Saintelmy

Port au Prince. Vendredi 15 avril 2011. CCN. Les résultats définitifs et officiels des élections présidentielles sont donc reportés une fois de plus. Ils seront proclamés lundi 20 avril. Wilson Saintelmy, Haïtien expatrié, doctorant et expert en gouvernance, depuis le Canada où il réside et étudie, suit avec une attention soutenue l’évolution de la vie politique de son pays. Ses chroniques, qui sont publiées en exclusivité par CCN, sont des contributions qui portent un éclairage et une expertise sur les luttes d’influences en Haïti.

Une deuxième humiliation qu’est l’élection triomphale de Micky à la présidence d’Haïti pour l’élite créole haïtienne, après celle qui lui a été infligée en 1990 par Jean-Bertrand Aristide. Discrètement, les néo-duvaliéristes jubilent et ceci, avec raison. Ils célèbrent leur retour sur la scène politique haïtienne par la grande porte : celle du suffrage universel, fixée sur la façade la plus célèbre et la plus prestigieuse du pouvoir haïtien: la Présidence de la République, après y avoir été expulsés dans la honte, un quart de siècle plus tôt. La reconquête de la présidence haïtienne par les néo-duvaliéristes à travers la victoire non équivoque de l’un des leurs à l’élection présidentielle de 2011, aura été tout aussi spectaculaire que la prise du pouvoir par l’opposition anti-duvaliériste en 1990. Micky est à Madame Manigat ce que Titid fut à Marc Balzin. Par-delà sa facture démocratique, la victoire de Micky est une victoire plurielle et étagée. Les perdants le sont tout autant, à commencer par la Gauche haïtienne, effacée de la carte électorale, dès le premier tour. S’il y a eu fraudes et manipulations, ce fut pour le bonheur de la génération hip-hop haïtienne. Celle-ci voit en Micky le nouveau visage du messianisme haïtien et l’emblème du populisme subversif. Que Micky se fasse plébisciter par la génération hip-hop en ridiculisant l’élite politique et créole haïtienne, voilà qui en dit long sur la crédibilité d’une telle élite. N’était-ce Micky, c’aurait été Clef (Wyclef), un autre outsider de la classe politique traditionnelle. Le plus drôle, ce n’est même pas Michel Martelly qui a fait campagne et qui a été élu, mais bien Micky, un célèbre saltimbanque, de surcroît, bénévole pour Michel Martelly. Là encore, il est trop tôt pour dire qui, de Sweet Micky ou de Michel Martelly sera le président effectif. Jusqu’à présent, le duo Martelly-Micky coopère à merveille et fait le bonheur de la génération hip-hop haïtienne.

Qui sera le véritable président d’Haïti : Micky ou Martelly ?

Notons tout de suite que la débâcle infligée à l’ex-première Dame par l’électorat haïtien n’a rien de personnel. Bien au contraire, elle tient lieu d’un autre désaveu historique, sinon, d’une deuxième mise en demeure, après celle de 1990, adressée à l’élite créole haïtienne de droit divin. La victoire de Micky est d’abord et avant tout celle de la génération hip-hop haïtienne, éprise de la nostalgie de la dictature duvaliérienne et jalouse des générations duvaliériennes d’avoir vécu des jours plus cléments. La génération hip-hop haïtienne est nostalgique des décennies plus «sécuritaires», plus radieuses et, de surcroît, illuminées par la perspective d’un avenir prometteur ou d’une rédemption sociale, et ce, au prix fort modique d’une adhésion au duvaliérisme et/ou au jean-claudisme. La victoire de Micky est aussi la conséquence logique de la rébellion, doublée de l’animosité inextinguible de la susdite génération hip-hop envers les figures emblématiques des 207 ans de gouvernance créole et catastrophique d’Haïti. La victoire de Micky est l’expression d’une jeunesse révoltée contre l’élite haïtienne de droit divin. La même génération hip-hop fut à l’origine, en août 2010, d’un ouragan prénommé Wyclef, qu’elle a transformé en tsunami Micky au deuxième tour des élections de 2011. Il s’agit, d’une part, de contrecarrer les ambitions dynastiques du président Préval, et d’autre part, de dénoncer l’éthos de droit divin de l’élite politique et créole haïtienne.
La victoire de Micky est également la rançon parricidaire que doivent payer les fidèles de Titid en retour de leur adoption par le prêtre du konmpa. Micky est à la Droite radicale et autoritaire haïtienne ce que Titid fut, avant sa créolisation, à la Gauche utopique haïtienne. Avec 68 % du suffrage exprimé, la victoire spectaculaire de Micky lui donne autant de légitimité démocratique que Titid au terme de l’élection présidentielle de 1990. La victoire de Micky matérialise le vieux rêve péroniste des duvaliéristes de se voir réhabilités par l’histoire. Elle a été programmée par l’échec spectaculaire de l’opposition anti-duvaliériste. Un quart de siècle après avoir été évincés du pouvoir comme des parias et perdants de l’histoire, l’incompétence et l’amateurisme de la susdite opposition anti-duvaliériste ont magistralement préparé la résurrection politique de leurs adversaires duvaliéristes. La victoire de Micky dénote l’incapacité de l’élite politique et créole haïtienne à s’affranchir de son éthos de droit divin. Autrement, elle aurait appris de sa capitulation éhontée et combien lourde de conséquence devant le petit prêtre de Saint Jean Bosco en 1990. Après Titid, Micky et dans cinq ans, ce sera sûrement Clef (Wyclef) ou un avatar de celui-ci, qui risque d’infliger une autre débâcle à l’élite haïtienne de droit divin. La rupture est réelle entre celle-ci et la génération hip hop, tout comme elle le demeure avec l’arrière pays. La victoire de Micky, avec le même score que Titid en 1990, a révélé une vérité implacable et une implacable vérité. Titid et Micky ne sont pas si forts que cela. C’est l’élite haïtienne qui est myope et tout aussi coupée de l’arrière pays qu’elle l’est de la génération hip-hop haïtienne.

Une deuxième mise en demeure de l’électorat à l’élite créole de droit divin

La victoire de Micky est celle de la génération hip hop, laquelle refuse de s’identifier à l’élite créole de droit divin d’Haïti. Une telle victoire s’inscrit dans la continuité du duvaliérisme après un hiatus d’un quart de siècle; hiatus qui a vu la Gauche haïtienne s’avilir et s’humilier avant de se dissoudre dans la médiocrité et le déshonneur. La victoire de Micky est celle d’une génération qui se décroche de la durée sociologique en reniant l’éthos créole de droit divin des élites haïtiennes. Elle préfère le risque Micky au régime de vérité féodale de ces élites. Sous cet angle, Madame Mirlande Manigat a payé le prix fort pour son groupe de référence sans être elle-même particulièrement ciblée. Elle est davantage sacrifiée pour ce qu’elle représente que pour ce qu’elle est ou ce qu’elle a et/ou aurait fait. Tout comme Micky a gagné moins pour ce qu’il est mais davantage pour ce qu’il représente et ce qu’il a fait, notamment, aux yeux de la génération hip hop; laquelle génération a grandi avec la musique et les grivoiseries de Micky sans lui en tenir rigueur. Le combat qui a emporté l’ex-première dame est et demeure essentiellement un combat intergénérationnel.
La génération Micky est la génération hip hop. La génération hip-hop est aussi celle de Barack. A l’opposé, la génération Mirlande est la même que celle de McCain, qui ne s’est construite aucune passerelle avec la génération hip-hop (et génération nexus). Fort de cette réalité implacable, Micky s’est mis en scène, armé de sa rhétorique du changement à la Barack, duvaliérien et duvaliériste dans la substance. Résultat : il a raflé 68 % du suffrage exprimé. La formule a été fort payante pour lui. Par contre, elle demeurefatale et terrible pour Titid et les Titidiens. Ces derniers ne disposent plus du monopole de la légitimité démocratique. Le prêtre grivois du konmpa a détrôné le prêtre démagogue de la théologie de la libération. La victoire de Micky est triomphale, incontestable et spectaculaire. Elle est la victoire d’une génération décomplexée, obsédée par la quête de la dignité et d’un futur plus prometteur. Une génération révoltée contre l’élite créole haïtienne de droit divin et décidée à congédier une telle élite à laquelle elle impute le naufrage de l’Etat nation et de la modernité en Haïti. Le recours au suffrage universel et démocratique par la génération hip-hop mais non à la rébellion armée pour parvenir à ses fins, impose une obligation éthique aux camps adverses. Celle de reconnaître et de respecter la légitimité démocratique du Président de la génération hip hop, fût-il un néo-duvaliériste, grivois dans sa carrière d’artiste et de saltimbanque.

La retraite de Micky : un impératif à l’émergence du chef d’état Martelly

 

Haïti : ne l’appelez plus « Sweet Micky »

Jeune Afrique -15/04/2011 à 11h:09 Par Rémi Carayol

Michel Martelly, après sa conférence de presse du 5 avril, à Port-au-Prince.

Michel Martelly, après sa conférence de presse du 5 avril, à Port-au-Prince. © AP/SIPA

L’ancien chanteur Michel Martelly a été élu à la présidence haïtienne en promettant le changement. Mais a-t-il les moyens de ses ambitions ?

L’évocation de son nom de scène – « Sweet Micky » – avait le don de l’énerver. Désormais, il faudra l’appeler « Monsieur le Président ». Avec 67 % des voix selon les résultats provisoires dévoilés le 4 avril, Michel Martelly, 50 ans, a écrasé sa rivale, l’universitaire Mirlande Manigat, au second tour de la présidentielle. Il succède ainsi au très effacé René Préval.

En quelques mois, Martelly, cette bête de scène capable de se trémousser habillée en femme ou d’exhiber ses fesses en public, a réussi une mutation à laquelle bien peu croyaient lorsqu’il s’est lancé dans la course à la présidence. C’était en juillet dernier. Partie au plus bas dans les sondages, la star du kompa, sorte de calypso haïtien, a progressivement grignoté du terrain sur ses adversaires à force de meetings à l’américaine, de formules qui font mouche dans un pays où les politiques ont longtemps déçu, d’un programme séduisant – l’éducation et la santé gratuites, la sécurité et la solidarité – et d’un « plan com’ » bien ficelé. Si, lors des meetings, il pouvait se lâcher, multipliant bons mots pas forcément très amènes à l’égard de ses concurrents, devant les caméras, Martelly se muait en homme d’État : costumes sobres, regard noir et discours sur mesure pour séduire les bailleurs.

« Micky est un animal politique. L’establishment n’a pas réalisé à quel point il était un phénomène », analyse l’éditorialiste de The Haitian Times, Gary Pierre-Pierre. Élu par les jeunes sur le thème du changement, porteur d’un véritable espoir pour les plus démunis, Martelly a souvent été comparé au Jean-Bertrand Aristide des années 1980, lorsque le curé enflammait les bidonvilles. À vrai dire, les deux hommes n’ont rien en commun. Issu de la bourgeoisie métisse, Martelly fut même l’un de ses opposants les plus farouches. Membre des milices du régime Duvalier durant sa jeunesse, il fraya, dans les années 1990, lorsque sa carrière de chanteur explosa, avec les auteurs du putsch de 1991 contre « Titid ». Aujourd’hui encore, il tient un discours conservateur et place le retour à l’ordre en tête de ses priorités. Durant sa campagne, il a été conseillé par l’agence Ostos & Sola, liée au Parti populaire espagnol (droite), et a été soutenu par un diplomate américain, Stanley Schager, proche des néo-duvaliéristes dans les années 1990.

Situation critique

Pourtant, il se présente désormais comme un homme neuf. Lors de sa première conférence de presse après l’annonce de sa victoire, il a assuré vouloir être « le président de tous les Haïtiens ». « Vous avez voté pour le changement de nos pratiques politiques, de nos choix économiques, de notre organisation sociale », a-t-il observé.

Réussira-t-il là où Aristide a échoué ? Déjà, certains observateurs craignent un retour à un régime autoritaire. Durant la campagne, Martelly n’a pas hésité à menacer des journalistes. Nerveux, il a eu du mal à se maîtriser face à la contradiction. Surtout, il hérite, plus d’un an après le séisme du 12 janvier 2010, d’une situation critique, à laquelle « viendront s’ajouter, s’est inquiété le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le début de la saison des ouragans, le manque de compétences dans le secteur public et la désillusion de la population ».

Il aurait pu ajouter que Martelly devra cohabiter (dans un régime parlementaire) avec une Assemblée dominée par le parti de son prédécesseur, qu’il devra composer avec une communauté internationale omniprésente qui a pesé de tout son poids dans le processus électoral, et, surtout, qu’il aura à gérer la présence forcément pesante des « ex » revenus au pays : son ancien guide, Jean-Claude Duvalier, et son pire ennemi, Jean-Bertrand Aristide. 

Toussaint Louverture : Jimmy Jean-Louis sera le Heroes de cette fiction signée France 2

telepremiere.fr 15-04-2011 – 15h24

 Toussaint Louverture : Jimmy Jean-Louis sera le Heroes de cette fiction signée France 2

France 2 vient de lancer le tournage d’une fiction sur Toussaint Louverture, le premier à avoir mené le combat pour l’indépendance d’Haïti et qui est à l’origine de l’abolition de l’esclavage dans tous les territoires français. La chaîne a d’ailleurs sorti les grands moyens avec un casting exceptionnel : Jimmy Jean-Louis , Arthur Jugnot , Sonia Rolland , Aïssa Maïga, Philippe Caroit et Hubert Koundé entre autres.

Philippe Niang est actuellement en tournage pour France 2. Son film, Toussaint Louverture, revient sur l’histoire de l’indépendance haïtienne à travers la vie de Toussaint Louverture, le meneur de l’insurrection haïtienne. Pour son film, Philippe Niang a vu les choses en grand en engageant une pléiade d’acteurs de renoms.

Parmi eux : Jimmy Jean-Louis, qui s’est fait connaître du grand public en incarnant René dit l’Haïtien dans la série Heroes . Dans cette fiction, l’acteur d’origine haïtienne jouera le rôle de Toussaint Louverture, celui qui est à l’initiative de l’indépendance haïtienne et à l’origine de l’abolition de l’esclavage dans tous les territoires français. Pour l’accompagner à l’écran : Aïssa Maïga que l’on a notamment pu voir dans Les poupées russes , Je vais bien ne t’en fait pas ou encore Prête moi ta main , Hubert Koundé qui jouait Cousin Hub’ dans le film La Haine , Arthur Jugnot ( Monsieur Batignole , Les bronzés 3 ), l’ex-Miss France Sonia Rolland et Magloire Delcros-Varaud plus connu sous le nom de Magloire.

Mais aussi Pierre Cassignard , Eric Viellard , Philippe Caroit , Féodor Atkine , Ruddy Sylvaire, Thierry Desroses , Yann Ebongé , Valérie Mairesse et Stany Coppet.

En 1791, Toussaint Louverture prend la tête de la révolte des esclaves de l’île de Saint-Domingue, le nom donné à l’époque à l’île qui regroupe la République Dominicaine et Haïti. Lorsque les français donnent des garanties aux esclaves, il se rallie à la République française. Partout où il passe il affranchi tous ceux qui rejoignent la République, décision plus tard légitimé par la Convention qui en 1794 abolit l’esclavage dans tous les territoires de la République. En 1801, il proclame une constitution autonomiste qui lui donne les pleins pouvoirs à vie mais Napoléon Bonaparte, arrivé au pouvoir en France, le fait arrêté et envoyé au fort de Joux où il mourra en 1803. Napoléon rétabli alors l’esclavage dans les colonies ce qui entraîne une révolte qui conduira à la création de l’État d’Haïti.

 

Haiti-Élections : La plateforme politique Alternative critique le traitement des contestations au BCEN

P-au-P, 14 avril 2011 [AlterPresse] — Le sénateur élu sous la Plateforme politique Alternative, Steven Benoit, dénonce des « anomalies » observées dans le processus de traitement des contestations au niveau du Bureau de Contentieux Électoral National (BCEN).

Steven Benoit, élu dès le premier tour des élections législatives tenues le 28 novembre 2010, dénonce, lors d’une entrevue accordée à AlterPresse, le non respect par les juges de l’horaire prévu pour écouter les cas. Il déplore également le cadre matériel dans lequel se déroulent les séances et la quantité de temps accordé aux avocats des candidats pour défendre leurs causes.

« Ils (les juges du tribunal électoral) ont donné rendez-vous à 10 heures (A.M) et il est déjà 12 :30, pourtant rien n’a commencé », critique Steven Benoit.

« Un juge, membre d’un tribunal électoral aussi important devrait avoir la bienséance d’annoncer ses minutes de retard », ajoute l’élu, qui juge que « la salle est trop coincée pour réaliser quelque chose qui est aussi important pour l’avenir du pays ».

Le temps imparti aux avocats des candidats ne suffit pas selon Benoit. « On donne 10 minutes aux avocats, alors que le temps nécessaire pourrait être une heure et demie pour développer leurs moyens », regrette-t-il.

« Ces choses là je ne les ai jamais tolérées », affirme Benoit qui dit en prendre note. Il juge que « ce sont des correctifs à apporter, peut être au niveau de la loi électorale ».

Par ailleurs, Steven Benoit, annonce que le directoire de la plateforme Alternative, qui avait décidé de ne pas participer aux dernières élections générales, aura une rencontre avec tous les candidats élus ainsi que les candidats malheureux en vue de statuer sur un discours commun.

24 cas de contestations ont été entendus ce 14 avril au BCEN. Ils sont tous des contestations produites par des candidats à la députation venant de 5 des 10 départements géographiques ( Sud, Sud-est, Nippes, Ouest, Centre).

« 42 recours manifestés sont déjà produits », informe le responsable de communication du CEP, Pierre Thibault Junior.

« Les recours n’iront pas au-delà d’une cinquantaine », ajoute Thibault, qui réitère cependant qu’il sera matériellement impossible pour le CEP de communiquer les résultats définitifs le 16 avril. Apparemment, la nouvelle date adoptée est le 18 avril. [rh gp apr 14/04/2011 17 :30]

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :