Samedi 16 avril 2011

16 Avr

 

Le Président chanteur d’Haïti Michel Martelly déclenche une purge au sein de la presse de son pays

Bamako Hebdo, 16/04/2011

Le nouveau président Haïtien, Michel Martelly, est un chanteur célèbre et populaire. Il  a remporté l’élection présidentielle haïtienne avec 67,57% des voix, lors du second tour du scrutin tenu le 20 mars dernier et qui  l’avait opposé à l’ancienne première dame Mirlande  Manigat, âgée de 70 ans. Avant même son investiture, prévue le 14 mai prochain, il est en train de nettoyer au sein de la presse de son pays.

C’est en pleine séance plénière de l’Assemblée générale de l’Union des Clubs de la presse de France et Francophone, (UCP2F), que l’information a été donnée par une des nos consœurs d’Haïti, Marie Raphaëlle Pierre,

 » Nous avons été surpris. Ce matin, le président élu était parti pour une émission à la télévision nationale.
Il a trouvé trois journalistes qui avaient participé activement à la campagne électorale aux côtés de sa rivale lors de la présidentielle.

Il a aussitôt mis fin à leur fonction au niveau de la radio et de la télévision nationale « . Notre consœur d’ajouter que cela est contraire aux textes de leur pays car les trois journalistes n’ont pas utilisé la radio d’Etat pour battre campagne, mais étaient dans le QG de la candidate.
Mieux, ceux qui étaient avec le président chanteur n’ont pas eu de soucis et en plus de la presse d’Etat, il semble qu’il veut voir ses amis qui ont des organes de presse régler des comptes avec les journalistes qui ne le soutenaient pas.
Cette croisade contre les journalistes est source d’inquiétude, dans la mesure où chacun des organes et aussi chacun des journalistes a soutenu le candidat de son choix. Les représentants de Reporters Sans Frontières (RSF), qui étaient au congrès de l’UCP2F, ont pris bonne note.

Le congrès a décidé aussi de suivre de prés cette situation en Haïti et si nécessaire envoyer une délégation pour rencontrer le président chanteur,  » qui débute très mal, et cela avant son investiture  » a ajouté Frantz Duval, journaliste haïtien présent à Nîmes.

 

Préval et Martelly passent en revue les grands dossiers de l’Etat

Le dirigeant sortant, qui accueillait vendredi son hôte dans sa résidence pour un déjeûner de travail, s’est présenté sur un ton amical comme le « facilitateur » qui donnera une base parlementaire au futur chef de l’Exécutif ; affirmant placer « l’intérêt d’Haïti » au-dessus de tout, les deux hommes se sont engagés à travailler ensemble en vue de rendre la transition harmonieuse

vendredi 15 avril 2011,

Les Présidents sortant René Préval et élu Michel Martelly ont eu vendredi, en compagnie du Premier ministre, Jean-Max Bellerive, un déjeûner de travail sur les grands dossiers de l’Etat dans le cadre du propcessus de transition devant culminer avec l’intronisation, dans un mois, de l’ancien chanteur de Compas.

« Nous n’avons plus besoin de divisions, nous voulons que le pays réussisse », a déclaré Préval en soulignant que son successeur ne disposera pas de beaucoup d’élus au Parlement pour faire approuver les éléments de sa politique en fonction du principe de la séparation des pouvoirs.

Dans la foulée, le chef de l’Etat, qui doit partir le 14 mai prochain, a promis à son « vieil ami Michel » de l’aider et de travailler en vue de faciliter une « coopération efficace » entre l’Exécutif et le Législatif.

Avec une majorité de 17 Sénateurs et un groupe de 34 Députés élus, sous réserve de confirmation, la plateforme INITE -dont l’actuel patron est René Préval- devrait être la première force politique au Parlement à l’inauguration de la 49e législature.

Félicitant son futur prédécesseur pour sa décision de l’inviter à cette réunion et l’opportunité qu’il lui a donnée de prendre connaissance de la situation des pouvoirs publics, Michel Martelly note qu’il s’agit d’une « grande première » en Haïti.

Malgré le « changement radical » prôné durant toute sa campagne électorale, il estime avoir besoin des « précieux conseils » de son interlocuteur et aîné en politique pour « éviter les erreurs du passé ».

Pendant deux heures d’horloge, les discussions ont porté sur les différents projets en cours, les problèmes auxquels est confronté l’Etat, les faiblesses des institutions, les attentes de la population et la coopération internationale.

« Il s’agit d’un transfert de connaissances et de dossiers qui va se réaliser », a confié M. Martelly à la presse à l’issue de la rencontre qui s’est déroulée dans la résidence de M. Préval à Laboule, dans les hauteurs de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince).

Les épouses des deux Présidents, Elisabeth Débrosse Préval et Sophia Saint-Rémy Martelly, étaient également présentes.

Peu après cette séance de travail, Michel Martelly alias « Sweet Micky » s’est rendu à la tête d’une délégation à l’Autorité portuaire nationale (APN) chargée de la gestion de tous les ports du pays ouverts au commerce extérieur.

La victoire au second tour de Martelly, aux dépens de sa rivale démocrate-chrétienne, Mirlande Hyppolite Manigat, devrait se confirmer lors de la proclamation reportée à mercredi prochain (20 avril) des résultats définitifs des élections du 20 mars. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Éducation : Seulement 50% des enfants sont scolarisés
15/04/2011 15:45:21

Haïti - Éducation : Seulement 50% des enfants sont scolarisésLa reconstruction des écoles endommagées ou détruites demeure une priorité pour l’UNICEF. Depuis le séisme de janvier 2010, l’UNICEF à construit 110 écoles semi-permanentes dans la capitale Port-au-Prince. L’UNICEF se prépare également à reconstruire 37 écoles dans la ville. « Nous concentrons également nos efforts pour construire des écoles dans les divers Départements du pays et nous commencerons avec la construction de 28 écoles d’ici une ou deux semaines », a expliqué Ginette Mathurin, ingénieur de l’UNICEF. Chaque école coûte en moyenne 175,000 dollars et prend environ trois semaines à construire. L’UNICEF espère, que 200 écoles semi-permanentes dans tout le pays seront construites d’ici fin Juin 2011.
« Environ 80 % de la population haïtienne est analphabète, et seulement 50 % des enfants d’âge scolaire vont à l’école » a déclaré Mme Mathurin « Nous devons continuer à investir massivement dans la construction d’écoles, de sorte qu’au moins ces 50 % puissent continuer à aller à l’école et à obtenir l’éducation dont Haïti aura besoin pour construire un avenir meilleur. »
Sœur Norelus, Directrice d’un des centres scolaires construit par l’UNICEF explique « Nous voulons que nos enfants apprennent ici, et leur donner l’attention dont ils manquent souvent à la maison […] Une des difficultés c’est que la plupart des écoles du pays sont privées et ne reçoivent que peu ou pas de financement public. L’école devrait être gratuite et il devrait y avoir une dans chaque quartier » dit-elle. En coopération avec le ministère de l’Éducation d’Haïti, l’UNICEF explore des stratégies à mettre en œuvre pour un système scolaire gratuit pour les enfants d’Haïti. Le droit à l’éducation est vitale pour tous les enfants. Non seulement l’école permet aux enfants d’échapper à des conditions de vie souvent difficiles, mais elle contribue également à instaurer la stabilité dans la vie des enfants, à renforcer l’estime de soi et leur capacité à orienter leur propre avenir.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1214-haiti-reconstruction-l-unicef-construit-200-ecoles.html
HL/ HaïtiLibre

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