Lundi 18 avril 2011

18 Avr

Publié le 18 avril 2011 à 07h08 | Mis à jour à 11h10

Michel Martelly songe à amnistier Duvalier et Aristide

Le président Michel Martelly salue ses supporters à... (Photo: AFP)

Le président Michel Martelly salue ses supporters à Port-au-Prince le 5 avril dernier.

Photo: AFP

Vincent Marissal
              La Presse

Le nouveau président d’Haïti, Michel Martelly, ne prendra pas de décisions précipitées dans le cas des anciens présidents Jean-Claude Duvalier et Jean-Bertrand Aristide, mais il songe à leur accorder une amnistie dans le but, dit-il, de favoriser le processus de réconciliation dans son pays durement éprouvé.

Dans une entrevue exclusive à La Presse, via Skype, le populaire chanteur qui deviendra officiellement président dans les prochains jours, dit avoir un «plan pour l’avenir, pas pour le passé», tout en précisant qu’il respecte la douleur des victimes de ces régimes.

Cette position risque de faire des remous, en particulier auprès des centaines de Québécois d’origine haïtienne qui ont dû fuir leur pays pendant les années Bébé Doc (de 1971 à 1986), le plus souvent après avoir été arrêtés, torturés, menacés. Ces gens s’organisent pour faire condamner l’ancien dictateur, une démarche soutenue, notamment, par l’organisme Human Rights Watch.

On accuse Jean-Claude Duvalier d’être responsable de milliers de morts et de disparitions. À son retour à Port-au-Prince, en janvier, il a été accusé formellement de corruption et de détournement de fonds. Il a toutefois été relâché.

En entrevue, le président Martelly promet par ailleurs de mettre fin à des décennies de corruption et de gaspillage pour redonner confiance à son peuple et à la communauté internationale.

Il appelle en outre la diaspora haïtienne à revoir sa relation avec la mère patrie et reconnaît que les dirigeants de son pays ont cruellement manqué à leurs obligations dans le passé.

Voici, en blocs distincts, résumant les immenses défis qui se dressent devant Haïti, les réponses, le plan et la vision de son nouveau président.

1. Reconstruire le pays

Avant le tremblement de terre de janvier 2010, Haïti représentait déjà un défi incommensurable. Alors, maintenant, avec la dévastation en plus, peut-on encore y croire? Par où commencer?

«Les priorités sont multiples, reprend M. Martelly. On parle d’éducation, de relocalisation de ceux qui vivent sous les tentes, de la relance agricole, de la faim, de la crise alimentaire, de l’accès inexistant à la santé…

«Pour moi, le plus important, c’est de parler de la confiance qui n’existe plus entre la population et l’État et avec les partenaires d’Haïti. Il est impératif de rétablir cette confiance de telle sorte que l’on donne courage et force à la population. Redonner aussi confiance aux amis et partenaires d’Haïti parce que ça fait longtemps qu’ils se penchent sur la cause haïtienne et, malgré tout, on tarde à voir des résultats. On se demande même si c’est fait exprès. Et finalement on a réalisé que c’est le leadership haïtien qui n’a jamais donné la priorité aux intérêts d’Haïti, qui n’a jamais voulu donner ce développement durable, ce qui fait que l’on doit aujourd’hui vivre d’assistanat.»

Et que dites-vous aux Québécois qui pensent que ça ne vaut plus la peine de donner de l’argent à Haïti, que c’est un trou sans fond?

«D’abord, je leur dis merci d’avoir essayé, d’avoir fait ça avec leur coeur. Je connais bien l’amour que les Québécois et les Canadiens ont pour Haïti et je comprends aussi leur déception, parce qu’ils voudraient tous voir Haïti changer un jour.

«Je veux leur dire qu’Haïti va changer.

«Je veux voir Haïti progresser et non plus seulement collecter de l’argent. Cela m’intéresse beaucoup plus d’inviter les partenaires à faire des dons d’infrastructures, des hôpitaux, des centres de santé, des bibliothèques, de la machinerie agricole et mettre sur pied une structure de contrôle. Je suis beaucoup moins pour l’argent que pour les résultats.»

«On apporte une garantie: nous avons la bonne volonté. Sous ma présidence, la corruption ne sera pas de mise (…). Je vous garantis des résultats.»

2. Reprendre sa place et ses responsabilités

Qui doit diriger le colossal effort de reconstruction? La communauté internationale, Bill Clinton, le gouvernement haïtien?

«C’est le gouvernement haïtien qui doit mener, qui doit prendre sa place dans la reconstruction. Haïti est un pays libre et indépendant et a un président fraîchement élu. Il s’agit de donner la priorité aux besoins de la population.

«Il y a eu des doutes par le passé et parfois, par manque de confiance, on a même décidé pour Haïti. L’opinion des Haïtiens n’a pas toujours compté. Même au sein de la CIRH (Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti), la représentation haïtienne était presque inexistante. Les projets sont choisis par la partie étrangère. Les Haïtiens ont été le problème par le passé, mais maintenant c’est une nouvelle approche. On est conscients d’être allés à reculons.»

3. Trop d’ONG, trop peu de surveillance

«La communauté internationale a tout essayé pour aider Haïti, mais malheureusement, la corruption, le manque de transparence, le manque de cadre. Ça n’a pas toujours marché, ce qui a donné naissance à cette vague d’ONG qui sont sur le terrain et qui reçoivent beaucoup plus d’argent que l’État haïtien.

«Ce qui fait que les institutions sont faibles et que les ONG ont beaucoup d’argent. Malheureusement, elles ne répondent à personne, on ne leur pose pas de questions et elles agissent comme elles lde veulent dans n’importe quelle zone. Il faudrait blâmer l’État parce qu’il autorise les ONG. L’État aurait pu au moins superviser ces ONG et s’assurer qu’elles oeuvrent dans des endroits bien précis et que leurs programmes intègrent un plan national. Je blâme le leadership haïtien et le manque de volonté et de transparence. Cela va changer dès que nous serons installés.»

4. Les cas Bébé Doc et Aristide

Que faire des anciens présidents Jean-Claude Duvalier et Jean-Bertrand Aristide récemment rentrés au pays, ravivant de douloureux souvenirs dans la population en plus de soulever des questions juridiques cruciales? Doit-on les arrêter et les juger pour les exactions et les fraudes commises sous leur présidence?

«Leur cas n’est pas aussi particulier que vous le pensez. La Constitution d’Haïti ne prévoit pas l’exil. Alors, ils sont bel et bien chez eux et je leur dis bienvenue. S’ils ont eu des problèmes ou s’ils ont mal agi par le passé, cela a à voir avec la justice.

«Je leur dis bienvenue et nous prônons la réconciliation et l’inclusion. Il ne s’agit pas de prôner l’idéologie. Mon gouvernement a un plan pour l’avenir. J’ai toujours évité de planifier sur le passé. Je dirais tout simplement que nous pourrons éventuellement penser à ça (l’amnistie) dans la mesure où ceux qui ont été blessés dans le passé comprennent la nécessité de se réconcilier. Avant de penser à ça, il faut faire un travail de sensibilisation et de réconfort pour comprendre les victimes et respecter leurs sentiments.

«Donc, on ne s’empressera pas de prendre des décisions, mais la tendance veut que je penche du côté de l’amnistie et de la clémence, de sorte que l’on puisse penser à demain et non pas au passé. Mais il faudra toujours tenir en compte du passé pour ne pas répéter les erreurs.»

5. Un nouveau rôle pour la diaspora

«La diaspora haïtienne envoie plus de 1 milliard et demi par année à des proches restés au pays. Un «apport considérable», mais mal dirigé et peu efficace.

«Cet argent arrive à coups de 100$ par personne ou 200$ par semaine. Il n’est pas utilisé pour des projets qui apporteraient le développement durable dans certaines villes. Je propose de créer une équipe qui prendra contact avec la diaspora, représentée elle aussi par une équipe, et ces deux équipes pourront travailler ensemble à des projets qui apporteraient du développement durable.

«La diaspora a un rôle à jouer. Elle doit revenir chez elle. Elle a eu peur de revenir à cause de l’insécurité. Le premier rôle serait d’être les premiers touristes, dont on a tellement besoin. Elle pourrait donner l’exemple. Elle pourrait aussi venir avec des projets solides qui puissent faire une différence. Il ne s’agit pas de payer l’écolage (NDLR: droits de scolarité) des petits ou d’envoyer 100$ pour la mangeaille.

«Parce qu’à ce moment-là, on ne voit pas les faits de cet apport. Je suggère que cette diaspora se constitue en force et que cela donne quelque chose de tangible.»

6. Message au prochain premier ministre canadien

«Il y a toujours eu une histoire d’amour entre Haïti et le Canada et je souhaite que le prochain premier ministre s’assure que les relations restent les meilleures. Je vous dis en plus merci pour toute l’assistance que votre pays a apportée par le passé et nous allons travailler à ce que vous ne regrettiez plus d’avoir fait tous ces efforts pour Haïti.»

 

La nécessité du vote de l’amendement constitutionnel avant le 9 mai

18/04/2011 10:22:00 Auteur(e) La Redaction

Le ministre chargé des relations avec le Parlement, Me Joseph Jasmin, croit que la 49ème Législature peut toujours entrer en fonction le 25 avril, après le report de la proclamation des résultats définitifs par le Conseil Electoral Provisoire (CEP), si les bouchées doubles sont mises pendant le week-end de Pâques pour la publication des résultats dans le journal officiel de la République, Le Moniteur, et l’inscription des nouveaux élus dans les secrétariats des 2 chambres.

Le ministre a par ailleurs insisté sur la nécessité que l’amendement constitutionnel soit effectif au 9 mai, date de la fermeture de la 1ère session ordinaire de la 49ème Législature. La Constitution prévoit en effet que l’amendement s’effectue à la 1ère session ordinaire de la Législature qui succède à celle au terme de laquelle la proposition d’amendement avait été introduite.

Réagissant aux affirmations relatives à la circulation de plusieurs textes de la proposition d’amendement et à la confusion provoquée par une telle situation autour du projet, Me Jasmin souligne que le texte publié dans Le Moniteur ne peut en aucune façon être différent de celui sur lequel les deux chambres s’étaient prononcées le 14 septembre 2009.

Le ministre chargé des relations avec le Parlement croit, en conclusion, avec de la bonne volonté, les parlementaires parviendront à statuer sur le projet d’amendement avant le 9 mai. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Guy Philippe promet une action en Justice contre ses persécuteurs

 

18/04/2011 02:05:00 Auteur(e) La Redaction

 

 Il n’existe aucune alliance entre le président élu, Michel Joseph Martelly, et le Front de Reconstruction Nationale (FRN), a fait savoir samedi sur les ondes de Radio Kiskeya, le leader de ce parti, l’ex-commissaire de police et chef de l’insurrection anti-Aristide en 2004, Guy Philippe.

 

« Le FRN a par contre soutenu la candidature de M. Martelly en raison de ses promesse de rupture avec le système politique actuel et de gratuité de l’école dans tout le pays », précise Guy Philippe. En ce sens, il appelle le prochain chef de l’Etat à tenir ses promesses en faisant clairement le choix des intérêts du pays contre ceux de la communauté internationale et des secteurs mafieux locaux. Il met le président élu en garde contre ces derniers dont il dénonce l’art de prendre en otage des chefs d’Etat haïtiens.

 

Le leader du FRN qui a échappé à plusieurs tentatives d’arrestation, assimile plutôt ces dernières à des tentatives d’assassinat par des « cliques d’ennemis tapis dans l’ombre à Port-au-Prince ». Il soutient en ce sens qu’aucun mandat, ni local ni international, n’existe contre lui. « Dans une lettre qu’elle m’a adressée en réponse à une demande d’information sur de prétendues charges de la justice américaine contre ma personne, l’ex-ambassadrice des Etats-Unis à Port-au-Prince, Janet Ann Sanderson, a clairement nié l’existence de telles charges et démenti l’implication de services américains dans les raids qui me visaient », ajoute Guy Philippe.

 

Il annonce pour bientôt une action en justice contre ceux qui le persécutent qui seront contraints de s’identifier, de faire valoir leurs griefs contre sa personne ainsi que de produire les mandats judiciaires qui les autorisent à le poursuivre. [jmd/Radio Kiskeya]

 

 

 

Rupture ou continuité? Inite soutient Martelly

 

17/04/2011 19:46:00 Auteur(e) La Redaction

 

Les élus de la plateforme présidentielle ont reçu le mot d’ordre. Pas question de barrer la route à Michel Martelly. Au cours d’une séance de travail tenue entre les dirigeants de cette plateforme, ils ont décidé de se ranger aux côtés du prochain chef de l’Etat. Parallèlement, Steven Benoit et son groupe auraient eu déjà des rencontres avec le camp Martelly, qui, a-t-on appris, sont sur le point de porter fruit. L’homme au crâne rasé semble avoir déjà le contrôle de la prochaine législature.

 

Les élus de la plateforme présidentielle ont reçu le mot d’ordre. Pas question de barrer la route à Michel Martelly. Au cours d’une séance de travail tenue entre les dirigeants de cette plateforme, ils ont décidé de se ranger aux côtés du prochain chef de l’Etat. Parallèlement, Steven Benoit et son groupe auraient eu déjà des rencontres avec le camp Martelly, qui, a-t-on appris, sont sur le point de porter fruit. L’homme au crâne rasé semble avoir déjà le contrôle de la prochaine législature.
Le ministre chargé des relations avec le parlement et membre du directoire de cette plateforme se veut être rassurant, Inite aura le contrôle de la 49e législature. Une cinquantaine de députés élus et alliés à la chambre basse et une majorité absolue au sénat, Inite imposera sa loi au Bicentenaire, à en croire Joseph J. Jasmin.
Ce dernier explique la position de sa plateforme dans la perspective d’une cohabitation entre le Parlement et l’exécutif pour la bonne marche du pays. René Préval serait la personne qui a formellement imposé aux dirigeants et aux élus de ce parti cette position. Contrairement aux récentes déclarations du sénateur de l’Ouest Jean Hector Anacacis, M. Préval a le contrôle de la plateforme Jaune et Vert.
Ce mot d’ordre a été donné le jeudi 14 avril dernier lors d’une rencontre entre les dirigeants de ce parti et le président sortant René Préval, vingt quatre (24) heures seulement avant la visite de Michel Martelly à la résidence privée de M. Préval à Laboule.

 

Joseph Chanoine Charles

 

Source: Le Matin

 

 

Haïti – Environnement : Remplacer le charbon de bois par du méthane…
17/04/2011 12:40:02

Haïti - Environnement : Remplacer le charbon de bois par du méthane...

Dans un pays où la population haïtienne cuisine quasi exclusivement en se servant de charbon de bois, remplacer ce mode de combustion par du méthane, où la déforestation massive dû à l’utilisation de ce combustible traditionnel, atteint 98% du territoire est un véritable défi.
L’idée n’est pas nouvelle et a déjà fait ses preuves en Chine et en Amérique centrale mais commence juste à être développée en Haïti : il s’agit de produire du gaz méthane servant à la cuisine, en recyclant les excréments humains. Appelée « biodigesteur », cette invention requiert peu d’infrastructures : des toilettes, sèches ou non, raccordées à un puit hermétique fait de briques, lui-même relié à un bassin. Sans air, les bactéries contenues dans les déchets humains décomposent naturellement 85% de ceux-ci, en produisant du gaz méthane, explique l’hydrologue Martin Wartchow qui travaille pour l’ONG brésilienne Viva Rio « Les 15% restants de déchets organiques sont rejetés avec de l’eau dans une zone végétale où ils seront dégradés […] l’eau recueillie est totalement propre […] On peu même élever des poissons dedans » précise l’hydrologue.
« Les Nations unies ont payée de nombreuses d’études pour trouver des solutions pour remplacer le charbon de bois, alors qu’il suffisait d’aller voir au Nicaragua ou en Chine » commente avec ironie Martin Wartchow qui rappelle que « 70.000 biodigesteurs ont été construits en Amérique centrale… et mille fois plus en Chine ! »
En Haïti, seulement 70 biodigesteurs ont été construits par Viva Rio et autant de projets sont en cours de réalisation. Mais une fois construit, tout n’est pas gagné, comme le montre l’exemple du camp de Santos 17, en banlieue de Port-au-Prince où des biodigesteurs ont été installés en février dernier aux côtés des nouveaux abris transitoires. Une sinistrée désignant un réchaud au méthane installé dans son abri avoue ne pas très bien comprendre l’utilité de « la chose » d’autant comme elle le déclare « moi je cuisine avec du charbon…»
Pour que ce projet soit un succès en Haïti, il faudra bien plus que du méthane, il faudra simultanément éduquer la population et la conscientiser au respect de l’environnement, pour qu’elle abandonne le charbon de bois traditionnel au profit d’un gaz bon marché et inépuisable.
PI/ HaïtiLibre

 

Haïti – UNESCO : Importance de la culture comme moteur de la reconstruction
17/04/2011 11:44:59

Haïti - UNESCO : Importance de la culture comme moteur de la reconstruction

Trinidad Jimenez, la Ministre espagnole des Affaires étrangères, présidera le 19 avril 2011, à Paris, une conférence de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), pour renforcer les projets de reconstruction culturelle en Haïti, a informé l’agence de l’ONU. Jimenez, présidera la conférence avec Irina Bokova, Directeur Général et Michaëlle Jean l’envoyée spécial de l’agence pour Haïti.
Lors de cette conférence qui « mettra en évidence l’importance de la culture comme moteur de la reconstruction en Haïti » sont invités les États Membres, les institutions, les banques multilatérales de développement, des représentants du secteur privé et organisations de la société civile, a déclaré l’UNESCO dans un communiqué.
Haïti se caractérise par une grande richesse culturelle : la créativité de ses artistes, son patrimoine et la diversité de ses expressions culturelles. Cette culture joue un rôle central dans la vie des haïtiens. On l’a vu dès le lendemain du séisme où des tableaux et objets d’artisanat étaient mis en vente dans les rues encombrées par les ruines. La dimension culturelle joue également un rôle important de mémoire, elle constitue un ciment fondamental de la cohésion sociale du pays, comme à travers le Carnaval, véritable moment de joie, de musique, de danse, de fête, de costumes et de maques fantastiques, faisant la part belle à un artisanat riche et coloré. Le secteur culturel, notamment l’artisanat, le livre, la musique, occupe aussi une place centrale dans le développement économique du pays (les artisans représentent 10% de la population active [environ 400,000 personnes]. Haïti dispose également de sites importants du patrimoine culturel et naturel. Le Parc national historique – Citadelle, Sans Souci, Ramiers, reconnu comme site du Patrimoine mondial (1982), est le premier à avoir été bâti par des esclaves noirs ayant conquis leur liberté, et le centre historique de Jacmel a été placée sur la Liste indicative (2004) indiquant l’intérêt du gouvernement à proposer le site pour être inscrit au list du Patrimoine mondial de l’UNESCO.
Pour cette raison, les autorités haïtiennes ont inclus un chapitre Culture à part entière dans le « Plan d’action pour le relèvement et le développement d’Haïti » sous le volet de la refondation sociale considérant ainsi ce secteur comme un secteur à part entière pour le relèvement du pays.
Le « Plan d’action pour le relèvement et le développement d’Haïti », proposé par le gouvernement haïtien en mars 2010, confère une place prioritaire à la culture : il s’agit à la fois d’une stratégie nationale portée par une volonté politique et d’un appel aux mécanismes de coopération internationale.
Les grandes lignes de la stratégie de relèvement dans le domaine culturel consistent à :

  • Mettre en place un système de gestion culturelle qui, d’une part, assure à l’État la capacité d’exercer ses fonctions d’observation, de contrôle et de régulation,et, d’autre part, permet à tous d’accéder aux moyens de production et aux biens culturels.
  • Garantir, par des financements et l’aménagement d’un cadre légal approprié, le développement des industries culturelles.
  • Assurer par le programme d’éducation culturelle à l’école la promotion du patrimoine haïtien et favoriser la coopération culturelle internationale.

À l’annonce du séisme en Haïti le 12 janvier 2010, l’UNESCO s’est immédiatement mobilisée au service du peuple haïtien et aux côtés de son gouvernement. Son rôle consiste à coordonner les acteurs, à renforcer les capacités nationales et à soutenir en priorité des actions structurantes à long terme.
L’UNESCO considère que la culture est indispensable non seulement parce qu’elle contribue au développement économique, mais également parce qu’elle confère du sens et de la valeur à l’identité et à la continuité des sociétés humaines. Cet élément est particulièrement important dans une situation post-catastrophe, comme celle que traverse Haïti depuis janvier 2010. C’est pourquoi l’UNESCO a immédiatement soutenu l’intégration de la culture aux stratégies de la reconstruction comme source fondamentale de renouveau et de cohésion sociale. En effet, dans des situations post-désastre, la reconnaissance de la diversité culturelle, dans ses composantes patrimoniales et créatives, apparaissent comme des forces positives à l’appui du dialogue, de la compréhension mutuelle, de la réconciliation, de la stabilité sociale et de la reconstruction.
Défis auxquels il faudra répondre pour le secteur culturel en Haïti :

  • Au niveau institutionnel, amélioration des cadres juridiques et directeurs et mise en place d’une politique favorisant le renforcement des capacités et la coopération interministérielle, notamment pour la mise en œuvre des conventions.
  • Au niveau local, le secteur majoritairement géré par la société civile et le secteur privé nécessite une meilleure coordination avec les institutions publiques.
  • La culture est très populaire, elle se manifeste entre autres à travers l’art, la musique, la peinture ; l’accès aux musées, bibliothèques et autres institutions culturelles doit être encouragé.

C’est pourquoi l’UNESCO accorde la priorité aux actions structurantes afin d’organiser le secteur culturel et de maximiser sa contribution au développement national. L’UNESCO a déjà financé une série d’actions sur le renforcement de la gouvernance et la contribution au développement institutionnel, qui vont de pair avec la relance économique et sociale.
En parallèle, l’Organisation apporte son soutien à des actions culturelles aptes à apporter de la joie et du réconfort aux populations éprouvées, comme par exemple le projet théâtral de la compagnie haïtienne Zhovie dans les camps. Aussi en offrant aux enfants des activités éducatives et artistiques, notamment par la mise en place de DREAM Center (Dance, Read, Art, Express and Music) à Pétionville qui leur apprend à acquérir de nouvelles connaissances et inspiration, à exprimer leur créativité, autant d’étapes qui constituent pour ces enfants le meilleur outil pour rêver leur avenir.
Afin d’assurer la coordination internationale dans le secteur de la culture, le Conseil exécutif de l’UNESCO a mis en place le Comité international de coordination pour la sauvegarde du patrimoine culturel haïtien (CIC), en avril 2010, en ligne avec le Plan d’action pour le relèvement et le développement d’Haïti.
Le CIC comprend 10 experts indépendants dont 3 membres haïtiens. Il a pour mission de coordonner l’ensemble des interventions dans le domaine de la culture en Haïti et de mobiliser des ressources à cet effet. Il a ainsi établi une « feuille de route », recommandant, inter alia, de mettre à jour la loi sur la protection du patrimoine national ; de commencer l’inventaire du patrimoine bâti de Port-au-Prince ; d’inventorier le patrimoine culturel immatériel présent en Haïti et d’identifier les expressions culturelles immatérielles les plus menacées de disparition ; d’organiser la mise à l’abri et la conservation des archives, livres et autres biens culturels mobiliers ; de procéder à la collecte de données et à l’élaboration d’outils méthodologiques dans le secteur des industries culturelles.
L’UNESCO poursuivra son plaidoyer sur l’importance de la culture comme moteur de la reconstruction en Haïti, et présentera les projets soumis à financement. Les actions proposées portent sur tous les domaines d’expertise culturelle de l’UNESCO (le patrimoine bâti, le patrimoine immatériel, le patrimoine mobilier (musées, archives et bibliothèques), les industries culturelles et les politiques culturelles), regroupés autour de cinq piliers :

  • Politiques culturelles et renforcement des capacités institutionnelles
  • Reconstruire le secteur de la culture à Port-au-Prince et contribuer au « retour aux quartiers » pour les populations déplacées
  • Sauvegarder le patrimoine culturel de Jacmel et revitaliser la créativité pour sa relance économique et sociale
  • Développer la zone de Léogâne comme projet pilote pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel haïtien
  • Protéger le Parc national historique – Citadelle, Sans Souci, Ramiers, site du patrimoine mondial et favoriser le développement socio-économique des communautés locales

Tous ont un dénominateur commun, qui passe d’abord par l’adoption d’une meilleure gouvernance économique et le développement institutionnel nécessaires au redémarrage économique et social et à l’amélioration des conditions de vie des haïtiens.
L’amélioration substantielle dans la gestion des finances, une meilleure articulation et coordination des financements externes couplés à une plus grande efficacité des acteurs impliqués auront un impact durable sur le niveau de développement humain du pays et renforceront la légitimité de l’état dans l’action publique. De même, un réel effort de développement local et de participation active contribuera au renforcement de la confiance des haïtiens.

Liste des projets proposés:

Projet 1 : Renforcement institutionnel :
Module 1 : Vers une révision du cadre de politique culturelle en Haïti
Module 2 : Renforcement des capacités institutionnelles
Module 3 : Révision des politiques du patrimoine bâti
Module 4 : Elaboration d’un plan national pour le secteur des musées
Projet 2 : Port-au-Prince : Vers une approche intégrée de la culture :
Module 1 : Retour aux Quartiers
Module 2 : Conserver la mémoire d’Haïti à travers les archives
Module 3 : Reconstruire le secteur des bibliothèques
Module 4 : Sauvetage des collections
Module 5 : Plans de réhabilitation pour les musées et les institutions culturelles
Projet 3 : Jacmel : Restaurer la mémoire, encourager la créativité :
Module 1 : Revitaliser le centre historique de Jacmel
Module 2 : Rétablir la confiance: l’artisanat pour le développement
Module 3 : Encourager la créativité à travers les arts
Projet 4 : Léogâne : Sauvegarde du patrimoine culturel immatériel d’Haïti :
Module 1 : Inventaire du patrimoine immatériel à Léogâne
Module 2 : Sauvegarder la tradition Rara
Projet 5 : Parc national historique – Citadelle, Sans Souci, Ramiers : Protection du patrimoine mondial en Haïti :
Module 1 : Préservation du patrimoine et développement socio-économique intégré du site du patrimoine mondial.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Rencontre Martelly – Préval, INITE va soutenir le nouveau Président
16/04/2011 10:29:38

Haïti - Politique : Rencontre Martelly - Préval, INITE va soutenir le nouveau Président

Le Président René Préval a reçu vendredi, à sa résidence privée à Laboule, le prochain Président Michel Martelly. La rencontre a débuté vers 8:30, elle a réuni les deux Présidents et leurs épouses, Elisabeth Débrosse Préval et Sophia St-Rémy Martelly et a été suivi d’un déjeuner de travail, sur les grands dossiers de l’État, dans le cadre du processus de transition, auquel assistait également le Premier ministre, Jean-Max Bellerive.
«…nous sommes très content […] aujourd’hui c’est une grande première qu’un Président sortant invite le Président élu […] nous avons aborder des problèmes que le pays confronte et ceci à tous les niveaux. Le Président Préval m’a fait part de certains dossiers afin de faciliter le travail qu’il y aura à faire […] le Président m’a dit qu’il y a des choses qui sont compliquées, d’autres qu’ils faut éviter […] je souhaite que cette franche collaboration continue, c’est d’une importance capital pour l’avenir du pays […] Il ne faut pas oublier que pour éviter les erreurs du passé, nous avons besoin de savoir comment elles sont arrivées. Donc je salue l’initiative du Président, je lui dit merci […] c’est pour Haïti encore une fois, ce n’est pas juste une affaire de René Préval et de Michel Martelly, mais il s’agit de mettre tous le monde ensemble pour qu’Haïti vive de meilleurs jours » a fait savoir Michel Martelly.
De son côté, le Président Préval a déclaré « J’aimerais aider […] je suis totalement ouvert, je suis à sa disposition pour l’aider à réussir […] nous n’avons plus besoin de divisions, nous voulons que le pays réussisse […] ce n’est pas seulement Michel Martelly ou René Préval nous devons tous nous rassembler, pour que le pays avance […] Je promet à Michel que je vais travailler avec le Parlement pour qu’il y ait une collaboration efficace et pour que le Parlement et le nouveau Président puissent développer le pays et le faire avancer. »
Des propos de bonne volonté confirmé par Joseph Jasmin, Ministre et haut responsable de la plateforme présidentielle INITE dont l’ensemble des dirigeants de la plateforme s’étaient réuni la veille avec le Président Préval « Le Président nous a fait comprendre que la majorité que nous avons, est une majorité de cohabitation, de collaboration, de facilitation afin que la présidence et le Parlement puissent se mettre au service de l’intérêt du peuple… […] Il n’y aura ni blocage ni barrage au Président Martelly. Nous entendons diriger avec le Président Martelly, chacun en ce qui le concerne. Lui à la présidence, nous autres au Parlement… Nous lui donnerons toutes contributions pouvant lui faciliter la tâche pour servir l’intérêt du peuple… »
Après cette réunion importante, Michel Martelly a fait savoir aux journalistes « Nous avons discuté des différents dossiers, des priorités, des projets qui sont en cours, des problèmes auxquels l’État est confronté, des problèmes de structures, de la faiblesse des institutions, des attentes de la population, de la coopération avec les différents pays ami d’Haïti et des donateurs, donc vous pouvez voir que cette rencontre qui a durée plus de deux heures a été très fructueuse, nous avons prit le petit déjeuner et nous en avons profité pour parler de différents aspects et surtout d’une collaboration pour assurer une transition harmonieuse […] Nous voulons commencer à prendre connaissance des dossiers les plus importants […] la plupart des projet que j’ai en cours sont des projets financés par l’international […] il y a beaucoup de supervision à faire à ce niveau […] nous n’avons pas encore les dossiers du Gouvernement, donc nous apprenons, c’est un transfert de connaissances et de dossiers qui va être fait, le Président a déjà montré sa bonne volonté, nous espérons que d’ici la semaine prochaine quand il les résultats seront publiés, la transition commencera officiellement… »
Un autre rendez-vous suivra la publication des résultats définitifs, lorsque légalement Michel Martelly sera Président de la République d’Haïti. Il semble que le Président Michel Martelly aura pratiquement un Parlement « acquis à sa cause ». En plus des parlementaires d’INITE, le nouveau Président devrait pouvoir également compter sur les élus de la plateforme Alternative, puisque le Sénateur Steven Benoît [l’un des leaders de cette organisation], n’a jamais manqué une occasion, pour affirmer son amitié avec le Président élu assurant qu’il ne se mettra pas en face à Michel Martelly.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2735-haiti-politique-michel-martelly-fait-une-mise-au-point-sur-le-futur-premier-ministre.html
http://www.haitilibre.com/article-2745-haiti-politique-vision-de-michel-martelly-sur-son-futur-gouvernement.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Élections : Publication des résultats définitifs le 20 avril 2011
16/04/2011 09:02:35

Haïti - Élections : Publication des résultats définitifs le 20 avril 2011Il faudra attendre encore un peu pour voir les résultats définitifs du second tour des élections du 20 mars dernier. Alors que les rumeurs, parlaient d’un report au lundi 18 avril, c’est en fait, officiellement, le mercredi 20 avril que seront publié les résultats définitifs des élections.
Dans un communiqué du Conseil Électoral Provisoire (CEP), signé de son Président Gaillot Dorsinvil et publié vendredi soir, le CEP indique que : « compte tenu du nombre élevé de contestations à traiter, le CEP est amené à reporter au mercredi 20 avril 2011 la proclamation des résultats définitifs du scrutin du 20 mars 2011. »
Pierre Thibault Junior, Responsable des communications du CEP a précisé que « des recomptages avaient lieu pour des dizaines de sièges de Député et pour 7 sièges de Sénateur » et qu’il fallait plus de temps pour vérifier les bulletins de vote.
« Les décisions des Bureaux du Contentieux Électoral Départemental (BCED) de l’Artibonite et de l’Ouest, ont été affichées mercredi 13 avril et le délai de recours au Bureau du Contentieux Électoral nationale (BCEN), pour ces Départements, expire aujourd’hui samedi 16 avril » précise le communiqué.
Des témoignages rapportent que la tension règne dans plusieurs localités du pays où des résultats sont contestés.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2737-haiti-elections-report-possible-des-resultats-definitif-au-18-avril-2011.html
http://www.haitilibre.com/article-2742-haiti-elections-la-moec-appelle-le-bcen-a-remplir-ses-fonctions-avec-probite-et-equite.html
S/ HaïtiLibre

Haïti – Justice : Les États-Unis renvoient en Haïti 19 ex-condamnés
16/04/2011 12:09:36

Haïti - Justice : Les États-Unis renvoient en Haïti 19 ex-condamnés

Conformément à la priorité d’éloignement des étrangers qui constituent une menace pour la sécurité publique, les autorités d’immigration américaine ont expulsé 19 Haïtiens précédemment condamnés pour des crimes aux États-Unis. Un porte-parole de « l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) » a déclaré que les 19 Haïtiens expulsés vendredi 14 avril 2011, avaient tous été reconnus coupables, par la justice, d’avoir commis au moins un acte criminel grave sur le territoire américain. C’est la deuxième fois, depuis le début de l’année que des haïtiens sont expulsés, la première fois, date du 20 janvier et avait concerné 26 Haïtiens…
Rappelons que Washington s’est engagé à expulser, pour le moment, que des criminels ayant purgé leur peine. Mais tous les Haïtiens clandestins ou accueillis à titre provisoire après le séisme, pourraient également être concernés plus tard dans l’année…
La Commission interaméricaine des droits de l’homme et d’éminents évêques catholiques protestent vigoureusement, depuis la reprise de ces expulsions par les États-Unis en janvier 2011. Ces acteurs de la vie nationale, soulignent la crise et l’insécurité en Haïti et qualifient ces expulsions d’irresponsables et d’inhumaines. Ils demandent au Gouvernement américain l’arrêt immédiat de ces pratiques.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2171-haiti-usa-26-ex-detenus-et-un-innocent-ont-ete-rapatries-hier-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2063-haiti-usa-reprise-des-deportations-des-condamnes-haitiens.html
S/ HaïtiLibre

Haiti-Politique : Jeux d’alliance dans la perspective de l’installation de la nouvelle administration

P-au-P., 15 avril 2011 [AlterPresse] — En attendant la confirmation ou la rectification, le 16 avril, des résultats du deuxième tour de la présidentielle et des législatives, le 20 mars 2011, les milieux politiques en Haïti essaient de construire des alliances dans la perspective de l’arrivée au pouvoir de la nouvelle administration.

Les cartes devraient être plus claires avec la configuration définitive du nouveau parlement.

La plate-forme “Inite” (Unité), du président sortant René Garcia Préval, pourrait avoir 16 sénateurs (sur 30) au Grand Corps et 33 députés (sur 99) à la chambre basse. Score qui ne donne pas à ce regroupement la majorité au parlement, dont les 2 prochains présidents devront négocier avec le futur chef de l’État pour désigner le nouveau chef de gouvernement.

Entre-temps, le regroupement politique “Alternative”, qui avait appelé au boycott des élections, compte se réunir cette semaine avec ses “élus’ (sénateurs et députés) afin de définir sa nouvelle stratégie politique face à la prochaine administration et à la politique qui sera appliquée. Avec l’incorporation d’alliés, “Alternative” envisage de constituer une force avec ses 5 sénateurs et 13 députés élus au scrutin des 28 novembre 2010 et du 20 mars 2011.

Malgré l’absence de la configuration définitive du nouveau parlement, qui devrait entrer en fonction le 25 avril, les sénateurs de la plate-forme “Inite” annoncent leur volonté de procéder, avant le 14 mai 2011, à une opération d’amendement de la Constitution du 29 mars 1987.

Le nouveau président devrait prêter serment le 14 mai devant les 2 chambres réunies en assemblée nationale.

Une course contre la montre est donc attendue, non seulement sur le chapitre de la Constitution, mais aussi pour la remise de nouveaux bâtiments préfabriqués devant loger le parlement dont les locaux ont été détruits le 12 janvier 2010. Les travaux, qui sont en cours sur le même site détruit, sont conduits par une équipe d’ingénieurs de la mission des Nations Unies de stabilisation en Haïti (Minustah) qui a apporté un financement à hauteur de 800 mille dollars américains (US $ 1.00 = 41.00 gourdes ; 1 euro = 58.00 gourdes aujourd’hui).

Pour sa part, Michel Martelly se déclare prêt pour la transition qui devrait commencer après la publication des résultats définitifs des élections. La candidate à la présidentielle, Mirlande Manigat, n’a pas voulu user du droit de contestation auprès du contentieux électoral, sur la base d’une série de violations de plusieurs dispositions de la loi électorale, argumentent ses avocats.

Plus d’une année après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, des interrogations continuent de planer sur l’orientation (statu quo, continuité ou autre) que prendra le pays dans le cadre de projets de reconstruction nationale, notamment validés par la commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), dont la disparition est demandée par plus d’une quarantaine d’organisations sociales au vu de la dépendance de cette structure vis-à-vis de la communauté internationale.

En avril 2011, seulement 30% des 5 milliards de dollars américains promis à Haïti au lendemain du séisme ont été décaissés. 80% des décombres n’ont toujours pas été retirés. [rc gp apr 15/04/2011 10 :00]

 

Mise sur pied d’une commission devant faire la lumiere sur l’affaire de la RTNH

16/04/2011 09:22:00 Auteur(e) La Redaction

 MCC/MLJL/cse/SM/608 -11 Port-au-Prince, le 15 Avril 2011

Mise sur pied d’une Commission de crise devant faire la lumière sur la décision de révoquer cinq professionnels de l’audiovisuel dans le contexte de la campagne électorale.

La Ministre de la Culture et de la Communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue, a informé le Directeur Général de la RTNH, Monsieur Pradel Henriquez, de la création d’une Commission composée de Madame Marie Yolène Gilles du Réseau National de Défense des Droits Humains, Monsieur Yves Marie Chanel de Médiacom et Monsieur Luc Thélus du Ministère de la Culture et de la Communication.

La Commission aura à statuer sur le cas des dossiers des employés suivants : Eddy Jakson Alexis, Josias Pierre, Jacques Innocent, Guemsly Saint Preux, Stéphane Cadet.

Elle aura également pour mandat :

· Analyser le contexte entourant le fait qui requiert l’intervention du MCC ;

· Rencontrer toutes les parties concernées pour avoir leur vision et leur compréhension respectives des faits qui ont conduit à l’acte posé par le Directeur Général de la RTNH ;

· Analyser les aspects légaux et administratifs de l’acte posé par le Directeur Général de la RTNH ;

· Conduire une enquête auprès du personnel de la RTNH autour de la décision prise ; (Direction Programmation / Direction Information / Ressources Humaines …) ;

· Analyser le contenu des travaux d’enquête ;

· Analyser l’impact de l’acte sur la bonne marche de la RTNH ;

La Commission devra enfin :

· Présenter des recommandations au MCC sur la base des considérations dans un délai de quinze (15) jours ouvrables à compter du lundi 18 avril 2011.

Ministère de la Culture et de la Communication

 

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