Mardi 19 avril 2011

19 Avr

Haïti: premier déplacement à l’étranger du président élu Michel Martelly

(AFP) – 19 avril 2011

Le président élu d’Haïti, Michel Martelly, le 5 avril 2011 à Port-au-Prince

PORT-AU-PRINCE — Le président élu d’Haïti, Michel Martelly, effectue son premier déplacement à l’étranger en se rendant mardi aux USA où il doit s’entretenir avec la secrétaire d’état Hillary Clinton, a-t-on appris lundi soir dans la capitale haïtienne.

Au cours de ce voyage de trois jours, M. Martelly, dont la proclamation officielle de la victoire aux urnes sera annoncée mercredi par le conseil électoral, aura également des entretiens avec des représentants des institutions internationales, a indiqué son bureau de communication.

Il rencontrera notamment le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, et le président du Fonds monétaire international, Dominique Strauss-Kahn.

"Durant ces rencontres le Président discutera de la coopération existant entre ces institutions financières et Haïti, ainsi que de sa vision pour la coopération future entre ces dernières et Haïti, axée sur la création d?emplois, l?éducation, la sécurité, la reconstruction du pays et la santé", lit-on dans un communiqué du bureau de M. Martelly.

"Ce séjour permettra aussi au président élu Michel Joseph Martelly de réitérer le message que son gouvernement focalisera ses efforts et son énergie à la reconstruction du pays, à la relance de l?économie et à assurer qu?un maximum d?enfants haïtiens aura accès à une éducation de base", poursuit le communiqué.

Il interviendra aussi au National Press Club à Washington.

Michel Martelly, un chanteur populaire de 50 ans a remporté l’élection présidentielle en Haïti avec 67,57% des suffrages au second tour face à son rival l’ex-Première dame Mirlande Manigat.

Il devrait entrer en fonction le 14 mai prochain.

 

Mardi, 19 avril 2011 06:35

Le gouvernement prépare les festivités de la journée de la diaspora

Les autorités gouvernementales et les responsables des organisations haïtiennes à l’étranger se préparent à commémorer la journée de la diaspora ce 20 avril.
Plusieurs activités sont prévues au cours de cette journée, informe le ministre des Haïtiens Vivant à l’étranger (MHAVE), Edwin Paraison. Il soutient que le gouvernement œuvre en vue d’une reconnaissance de la contribution des haïtiens de la diaspora au progrès d’Haïti. La promotion du droit de vote et de la double nationalité une des priorités du MHAVE) est en en voie de concrétisation avec l’entrée en fonction des membres de la 49 eme législature.
Le vote de l’amendement de la constitution de 1987 permettra aux compatriotes vivant à l’étranger de jouir de leurs droits politiques. Plus de 4 millions d’haïtiens résidant dans plus d’une vingtaine de pays sont concernés par cet amendement, rappelle le ministre Paraison.
Plusieurs dirigeants d’organisations de la diaspora dont ceux du Congrès des Haïtiens pour fortifier Haïti participeront aux activités de la journée de la diaspora. Aline Lauture et Alix Claude, deux responsables de cette organisation, comptent également faire lobby auprès des nouveaux législateurs afin de prouver l’importance de la reconnaissance de la double nationalité.
M. Claude soutient que plus d’une soixantaine de pays ont adhéré au principe de la double nationalité ce qui a favorisé une accentuation du développement économique.
Le ministre Paraison juge important que l’amendement de la constitution soit adopté par la 49 eme législature et annonce qu’il faudra édicter d’autres lois pour définir clairement l’application de cette modification. Dans tous les cas un haïtien ne pourra se débarrasser de sa nationalité que par devant un tribunal compétent.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Sommation à la Ministre de la culture

RTVC – 18/04/2011 17:26:00 Auteur(e) La Redaction

L’an deux mille onze et le                                avril. A la requête de Pradel HENRIQUEZ, demeurant et domicilié à ,  identifié au No : 003-211-342-7, Me. Newton Louis ST JUSTE, du Barreau de Port-au-Prince, identifié et patenté aux numéros : 003-574-610-6, 4107006772, avec élection de domicile à son cabinet, sis au # 12, Delmas 31.
J’ai,                                                            ,Huissier du Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince, y demeurant et domicilié, identifié au No :002-992-138-4,                                soussigné, signifié, donné et fait sommation :
A la dame Marie Laurence Jocelyn LASSEGUE, titulaire du  Ministère  de la Culture et de la Communication, demeurant et domicilié à Port-au-Prince, au local dudit Ministère,  en son domicile élu  où étant et parlant à,                  , employé chargé de recevoir les actes judiciaires, qui a reçu ma copie et visé mon original, ainsi déclaré :
Que le requérant  entend protester et comme de fait il proteste contre la déclaration faite par voie de presse en date 14 avril et le communiqué # MCC /MLJL/cse/SM/608-11 daté du 15 avril, pouvant être assimilés à la fois à un excès de pouvoir et une obstruction à la Justice,  faits qui compètent aux juridictions établies par la loi.   
Lui déclarant qu’un délai de trois jours francs lui est octroyé pour procéder à la rétractation des ses déclarations et au retrait pur et simple dudit communiqué, et dans le cas contraire, il y sera fait ainsi qu’il en avisera.
Et à ce qu’il n’en ignore, je lui ai, audit lieu, étant et parlant comme dessus, laissé copie  du présent exploit. Dont acte. Le coût est de        gourdes. Apposé sur l’original et sur la copie le timbre requis par la loi.
Huissier

 

Cap-Haitien-Séisme : Un grand danger… un grand laisser-aller

Correspondance – Wedlyne Jacques

Cap-Haitien, 18 avril 2011 [AlterPresse] — La mairie du Cap-Haitien redouble d’initiatives en vue de sensibiliser la population locale à un éventuel tremblement de terre, qui pourrait causer dans la région une catastrophe pire que celle du 12 janvier 2010 à Port-au-Prince.

Le maire titulaire du Cap-Haïtien, Michel Saint Croix multiplie les interventions dans les medias pour encourager la population à adopter une attitude responsable.

Saint Croix affirme avoir reçu trois documents de la part notamment des autorités françaises et du maire de Fort Lauderdale en Floride, signalant que la faille qui traverse le Nord d’Haïti est en activité. Selon ces documents, cette faille représente une menace imminente de séisme et de tsunami pour la région, particulièrement la ville du Cap Haïtien.

Des scientifiques haitiens ne cessent non plus d’alerter sur les dangers qui pèsent sur le Cap Haitien et d’autres régions du Nord du pays, ayant été par le passé terriblement affectés par d’importants séismes.

Se défendant de chercher à alarmer la population, Michel Saint Croix dit vouloir attirer l’attention face à la menace. Il s’agit selon lui, d’être vigilant et d’avoir une attitude responsable capable de réduire la vulnérabilité et diminuer des pertes éventuellement considérables en vies humaines.

La faille septentrionale traverse le Grand Nord jusqu’à la ville de Santiago en République Dominicaine. Une bonne partie est située sous la mer. Lors de la dernière rupture de cette faille, en 1842, un gigantesque séisme suivi d’un raz de marée ont balayé la ville du Cap, tuant la moitié la population.

Depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, les autorités locales n’ont cependant pris aucune mesure de prévention. Leur action se limite à des alertes, à l’image de celles lancées par le maire Michel Saint Croix.

Aucune institution n’est garante du respect des normes d’urbanisme et les constructions anarchiques se multiplient. Des individus continuent de mettre des déblais à l’embouchure de la rivière du Haut du Cap, le long du bassin « Haut do », dans l’idée de construire des maisons (zone de Lafossette jusqu’à Bas Vertières). Les anciennes maisons en bois sont transformées en demeures en béton sans respect des principes de construction parasismiques.

Le Cap Haïtien offre l’image d’un théâtre architectural de catastrophe. La population semble en même temps tout à fait sereine et continue à vivre dans cet environnement hautement vulnérable.

La semaine écoulée, l’ingénieur Claude Prepetit a une fois de plus tiré la sonnette d’alarme pour le Nord et invité à la mise en en œuvre sans délai du plan de contingence, proposé par le ministère de l’intérieur.

Ce plan a été lancé il y a près de deux mois par ce ministère en compagnie du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) ainsi que les autorités locales. Il devrait s’étendre sur 3 ans et est financé par le PNUD à hauteur de 9 millions 969 mille dollars américains. Le plan de contingence vise à réduire la vulnérabilité du département du Nord aux aléas sismiques, en renforçant la résilience des infrastructures. Il devrait aussi permettre de minimiser les pertes économiques et humaines en cas de catastrophe naturelle.

Parallèlement, des activités sont réalisées au niveau de la société civile. L’organisation Oxfam GB vient ainsi de clôturer son projet de renforcement des capacités de préparation (Top Project).

A travers ce projet, des activités de formation pour le comité départemental de gestion de risques et désastres, de sensibilisation dans les écoles autour des menaces sismiques et de la vulnérabilité du département du Nord aux catastrophes naturelles, ont eu lieu. Des documents relatifs aux méthodes de prévention ont été distribués également, et des messages de sensibilisation diffusés à la radio.

L’église Catholique pour sa part, compte sensibiliser ses fidèles pendant la période pascale, à travers des conférences, débats publiques, et marches pacifiques. Ces activités prévues toucheront aux thèmes de la dégradation de l’environnement et ses conséquences ainsi que le rôle des différentes composantes de la société.[wj kft gp apr 18/04/2011 16:00]

 

Haiti-Agriculture : La productivité de l’agriculture paysanne dépend d’abord de la volonté politique des gouvernants

P-au-P, 18 avril 2011 [AlterPresse] — Les organisations paysannes haïtiennes estiment qu’il faut une volonté politique de l’État pour permettre à l’agriculture nationale de répondre aux attentes alimentaires des citoyens, au moment où une hausse des produits de consommation courante est observée sur les marchés internationaux et locaux.

« Nous savons qu’il y’a des contraintes, nous savons que les paysans n’ont pas de terre, mais il est possible que l’agriculture paysanne puisse nourrir toute la population haïtienne », affirme Philefrant Saintnaré, dirigeant du Mouvement Paysan National du Congrès de Papaye (MPNKP).

« Pour ce faire, il faut de la volonté politique et un gouvernement qui fonctionne suivant la volonté du peuple. Il faut un État responsable », ajoute t-il .

Le responsable paysan a été interrogé par AlterPresse au lendemain des actions de mobilisation internationale conduites par des secteurs paysans à travers le monde dans le cadre de la journée internationale de la lutte paysanne (17 avril).

Plus d’une centaine d’évènements différents étaient réalisés sur les 5 continents en défense de la souveraineté de l’agriculture paysanne, afin que les populations puissent se libérer du système de production alimentaire industrielle.

« Il faut que les paysans aient accès au crédit agricole, à l’encadrement technique, à un marché pour écouler leurs produits », revendique Saintnaré, dont le mouvement fait partie de la plateforme mondiale Via Campesina, qui coordonne les initiatives globales de lutte en faveur de l’agriculture paysanne.

Contacté par AlterPresse, l’agronome Gary Mathieu, coordonnateur de la Coordination Nationale de Sécurité Alimentaire (CNSA), n’écarte pas que l’agriculture paysanne puisse répondre aux besoins alimentaires de la population haitienne.

« Il faut une réforme agro-foncière, c’est –à dire : remembrer les terres, moderniser l’agriculture, trouver de nouvelles variétés de récoltes et améliorer les outils », préconise-t-il.

Aujourd’hui l’agriculture haitienne ne répond qu’à 45% des besoins de la population selon les données de la CNSA. Elle a une croissance de 0.1 % l’an contre une croissance de 3% l’an de la population.

De son coté le leader du Mouvement de Paysan de Papaye (MPP), Chavannes Jean Baptiste, plaide pour de « meilleures infrastructures agricoles » et la mise au rencart de « la politique néolibérale qui fait d’Haiti un marché libre où les puissances impérialiste viennent écouler leurs produits ».

Pour lui, l’agriculture paysanne représente « l’unique solution pour faire face aux problèmes de changements climatiques, de santé et de dégradation de l’environnement ».

La solution, dit-il, ne se trouve surtout pas dans les options de zone franche promues par la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haiti (CIRH), co-dirigée par le premier ministre Jean Max Bellerive et l’ancien président américain William Clinton.

Via Campesina estime que les politiques internationales faisant la promotion du système de production alimentaire industrielle ont échoué, n’ayant pas tenu les promesses du sommet mondial de l’alimentation de 1996.

Ces promesses se reflétaient dans l’objectif de développement du millénaire, de réduire la faim dans le monde d’ici 2015. Au contraire, le nombre de personnes qui souffrent de la faim a augmenté, passant de 800 millions en 1996 à 1 milliard actuellement, soutient Via Campesina. [rh gp apr 18/04/2011 22 :00]

 

Le Pérou invité à traiter comme réfugiés une centaine de sans-papiers haïtiens

Un prêtre catholique implore la clémence des autorités de Lima face à la mésaventure de nos compatriotes, victimes du cynisme d’un réseau international de racketteurs et coincés à la frontière péruano-brésilienne

lundi 18 avril 2011,

Les autorités ecclésiastiques d’une ville péruvienne frontalière avec le Brésil, Iñapari, ont demandé lundi au gouvernement du Président sortant Alan Garcìa d’accorder le statut de "réfugiés" à une centaine d’illégaux haïtiens bernés par des trafiquants qui leur avaient promis un voyage à destination du Brésil.

Selon le quotidien local El Comercio Perù, le père René Salìzar, curé du district de Iberia, dans la province de Tahuamanu, à Madre de Dios, a personnellement soumis cette revendication au pouvoir.

"Le plus facile pour la chancellerie est de dire qu’il s’agit d’un problème policier et que la police les appréhende et les expulse. Non, je ne pense pas que nous pouvions agir de cette façon. Aujourd’hui, ce sont eux qui se trouvent dans cette situation, demain ça peut être nous", a expliqué le prêtre.

Il rappelle que les malheureux voyageurs, qui fuyaient Haïti après le séisme dévastateur de 2010, voulaient se chercher un avenir au Brésil. Mais, ils en ont été empêchés par la police fédérale de ce pays.

Le père René Salìzar insiste sur le fait que ces compatriotes trompés par des trafiquants se sont retrouvés dépourvus d’argent à Iñapari après avoiur perdu beaucoup de membres de leurs familles dans la tragédie du 12 janvier à l’origine de 300.000 morts.

Parlant de cette situation très préoccupante, Pierre Pierrelus, un ressortissant haïtien a dit ceci : "ils ont payé un vol de la République Dominicaine à destination de l’Equateur, puis de l’Equateur vers le Pérou. A Iñapari, ils sont restés bloqués et se sentent humiliés. Ils n’ont ni argent, ni rien et demeurent bloqués en dépit de leur volonté de travailler. Dans tout ça, c’est l’humiliation qui est la plus douloureuse".

La semaine dernière, le Service jésuite aux réfugiés et migrants (SJRM) avait dénoncé l’existence d’un réseau international impliqué dans un juteux trafic consistant à rançonner de jeunes haïtiens crédules désireux d’engager des études universitaires en Amérique du Sud. La prostitution et la domesticité sont le plus souvent le sort de ces nombreux voyageurs dispersés dans des pays comme l’Equateur, le Chili, le Venezuela, le Pérou et le Brésil où l’on assiste à un durcissement des lois sur l’immigration en raison de cet important flux migratoire. spp/Radio Kiskeya

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