lundi 25 avril 2011 (2)

25 Avr

Michel Martelly au Consulat et à «Little Haiti» à Miami
25/04/2011 08:14:40

Haïti - Politique : Michel Martelly à «Little Haiti»Le Bureau de communication du Président élu, informe que Michel Martelly visitera ce lundi 25 avril, le Consulat Général d’Haïti à Miami avant de se rendre, plus tard dans la matinée, au Centre Culturel de « Little Haiti » (LHCC) où il s’entretiendra avec les leaders de la communauté haïtienne du Sud de la Floride.
Le Président Martelly entend par cette occasion, rendre un hommage mérité aux Haïtiens vivant à l’étranger pour leur attachement et leur contribution inestimable à la survie du peuple haïtien durant ces dernières années. Il en profitera pour s’enquérir de leurs revendications spécifiques et les stimuler à venir investir dans le pays afin de contribuer à l’inévitable renaissance de son économie.
Le Président Martelly devrait être de retour en Haïti cet après-midi [lundi 25 avril 201].

 

Haïti – Élections : Réponse du CEP à Michel Martelly
25/04/2011 08:02:26

Haïti - Élections : Réponse du CEP à Michel Martelly Dans un communiqué, Gaillot Dorsinvil, Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP), en réponse à la déclaration du Président élu [Michel Martelly], diffusée par plusieurs stations de radio et de télévision le vendredi 22 avril 2011, « croit nécessaire et urgent de préciser pour la Nation toute entière, que les résultats définitifs proclamés le 20 avril dernier ont été obtenus à partir des procédures contentieuses électorales au cours desquelles les candidats rivaux, par le truchement de leurs avocats, ont fait valoir leurs points de vue respectifs.
Il s’agit donc de décisions de justice rendues par des tribunaux électoraux légalement compétents; celles rendues par le Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) ne sont susceptibles d’aucun recours conformément à l’article 191 de la loi électorale.
Par sagesse, dans un souci de transparence et dans l’intérêt supérieur de la nation, le CEP a décidé de publier, en lieu et place de la liste du 20 avril dernier, une liste partielle pour les législatives ne comportant pas les noms des 19 parlementaires mentionnés dans la note du président élu, ce, en attendant de recevoir en consultation sur les jugements relatifs à ces derniers tout organismes nationaux et internationaux.
Le CEP rappelle au public en général, aux candidats et à leurs avocats, aux organismes de défense des droits humains, à la société civile, la presse, que les décisions sont affichées à l’annexe du CEP à Delmas depuis le 21 avril 2011 et les invite en outre à prendre lecture desdites décisions au greffe du BCEN à Pétion-ville. Il est entendu que ces consultations auront lieu dans le respect de l’indépendance totale des juridictions de jugement qui ont statué sur ces cas. »
Article 191 de la loi électorale :
Les décisions du Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) sont définitives et ne sont susceptibles d’aucun recours.. Ces décisions doivent être affichées suivant la délibération du BCEN.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2797-haiti-elections-les-nations-unies-et-les-donateurs-doutent-des-resultats.html
http://www.haitilibre.com/article-2801-haiti-elections-6-institutions-haitiennes-d-observation-electorale-contestent-les-resultats.html
http://www.haitilibre.com/article-2800-haiti-elections-ginette-cherubin-revele-des-irregularites-et-des-fraudes.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti: report de la publication de résultats électoraux contestés

(AFP) – 25 avril 2011

Le président élu d’Haïti, Michel Martelly, le 21 avril 2011 à Washington

PORT-AU-PRINCE — Le Conseil électoral provisoire haïtien a décidé lundi de repousser la publication de résultats du second tour des élections législatives contestés dans certaines circonscriptions, quelques heures avant l’entrée en fonction des nouveaux élus.

 

Haiti-Elections : l’Exécutif doit s’abstenir de publier officiellement les résultats largement contestés, selon des organismes nationaux d’observation

Communiqué de 6 organismes nationaux d’observation

Soumis à AlterPresse le 22 avril 2011

La proclamation des résultats dit définitifs du second tour des élections présidentielles et législatives, tout comme celles des résultats préliminaires du premier tour a provoqué une flambée de violence à travers le pays. Des morts, des blessés, des cas de vandalisme, de perturbation de l’ordre public, d’incendie de véhicules, de bâtiments publics et privés ont été enregistrés. Dans de tels cas, l’éruption de la violence est la manifestation d’une colère populaire provoquée par un sentiment de profonde injustice, tout comme l’éclatement de la liesse salue des résultats justes et incontestables et procure à l’ensemble de la population un sentiment de paix, de progrès et de bien-être qui n’a pas de prix en ces temps de stress et d’anxiété.

Ceux qui sont responsables des élections devront finir par comprendre que le peuple haïtien garde aujourd’hui les yeux ouverts et suit avec une attention soutenue le déroulement des élections, qu’elles soient présidentielles ou législatives et entend faire respecter ses droits politiques. Les responsables électoraux auraient pu prévoir et prévenir cette violence préjudiciable à des individus, à des familles et à la nation tout entière. Pourtant les avertissements n’ont pas manqué. Durant ces derniers jours, ici et là, la population était dans les rues, manifestant sa détermination à défendre son vote. Les observateurs nationaux et internationaux n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme et d’appeler le Conseil électoral à un traitement équitable des dossiers.

Plusieurs défaillances ont conduit à ces résultats. D’abord, les Bureaux de Contentieux Départementaux n’ont pas assumé leurs responsabilités. La plupart des contestations avaient comme objet le recomptage des bulletins, l’annulation de certains centres ou bureaux de vote. La loi électorale dans son article 190 dispose : « Dans les cas nécessitant des vérifications soit dans les bases de données de l’institution électorale (BED, BEC) soit sur le terrain, l’organe contentieux, par avant dire droit, ordonne que les vérifications soient effectuées par une commission de trois membres…La partie ou son avocat si elle le juge nécessaire peut assister à l’opération de vérification et fournir tout renseignement utile ». Les BCEDs n’ont pas utilisé cette provision légale pour trancher les différends, établir la vérité et mettre d’accord les parties. « De je kontre manti kaba » comme le dit si bien la sagesse populaire haïtienne. Ils ont préféré renvoyer les causes par devant le Bureau de Contentieux National, qui s’est retrouvé avec plus de 60 cas à trancher dans des séances marathon, souvent nocturnes, sans avoir les éléments factuels pour porter un jugement objectif. Le Bureau de Contentieux National s’est alors octroyé un pouvoir énorme et discrétionnaire pour décider du résultat des élections législatives et de la composition du Parlement, décision qui peut être lourde de conséquences sur le fonctionnement de l’Etat haïtien, l’action gouvernementale et partant le bien-être de la population. En prenant sur elle cette lourde responsabilité, le Bureau de Contentieux National, et les Conseillers Electoraux se sont certainement exposés à de fortes pressions partisanes aussi biens politiques qu’économiques.

En tout cas, c’est le sentiment général qu’inspirent ces résultats, particulièrement en ce qui concerne les législatives. Il a été constaté que la plateforme INITÉ a été le grand bénéficiaire des décisions prises par le BCEN. En effet, dans environ 70% des cas de contestation où cette plateforme était concernée, à un titre ou à un autre, les décisions prises l’ont été en sa faveur.

De plus, toutes ces décisions sont prises en marge de la loi électorale, vu qu’aucune intervention au Centre de Tabulation n’a été décidée et effectuée par le BCEN. Il est inconcevable de modifier, dans de telles circonstances, les résultats préliminaires et de recomptabiliser les procès-verbaux mis à l’écart par décision du Centre de Tabulation pour des cas de fraudes avérées (absence de LEP, profils de remplissage anormaux, faux CINs, …). De tels procès-verbaux sont irrécupérables et ne peuvent être pris en compte dans aucun résultat définitif.

La non publication des décisions du BCEN avant la diffusion des résultats, l’absence de procès-verbal de proclamation des résultats, rendent ces résultats invalides. Face au climat de violence et de méfiance, dû à l’absence de transparence et de justification des décisions prises par le BCEN, les organismes d’observation électorale signataires de la présente, estiment qu’il est encore temps de réparer les injustices commises, rétablir la vérité des urnes ainsi que la paix publique.

Il est donc impératif que l’Exécutif s’abstienne de publier officiellement ces résultats largement contestés, en attendant qu’ils fassent l’objet d’un examen sérieux, fiable et crédible.

Suivent les Signatures :

Conseil National d’Observation (CNO)

Initiative de la Societe Civile (ISC)

Conseil National des Acteurs non Etatiques (CONHANE)

Reseau National de Defense des Droits Humains ( RNDDH)

Centre d’Etudes et de Recherche et Sciences Sociales et Penales (CERESS)

Mouvman Fanm Kafou. (MOFKA)

Centre Œcuménique des Droits de l’Homme (CEDH)

 

Lundi, 25 avril 2011 07:44

L’ambassade américaine réclame une vérification des résultats

Les Etats-Unis ne font pas foi aux résultats des élections législatives communiqués par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). Les responsables de l’ambassade américaine en Haïti font valoir qu’ils n’ont trouvé aucune explication en ce qui concerne les 18 revirements dans les résultats définitifs.
En citant des exemples l’ambassade des Etats-Unis signale que deux candidats du parti au pouvoir arrivés en seconde position ont obtenu le double des suffrages exprimés lors des résultats préliminaires.  » Pour l’un d’entre eux les résultats définitifs montrent également qu’il a recueilli plus de voix que le total des suffrages enregistrés dans toute la circonscription », insiste l’ambassade américaine.
Tenant compte de ces cas d’irrégularité les Etats-Unis appellent le gouvernement haïtien et le CEP à fournir des explications approfondies et publiques en ce qui concerne les 18 cas de modifications des résultats.
Rappelant qu’il est un partenaire dans le processus électoral l’ambassade américaine à Port-au-Prince exhorte la mission conjointe OEA- Caricom d’observation électorale à vérifier les documents supportant les résultats définitifs. Le peuple haïtien qui a participé avec patience dans les deux tours de scrutin doit être assuré de l’impartialité de ces résultats, précise la note de l’ambassade des Etats-Unis.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Lundi, 25 avril 2011 07:10

La communauté internationale s’insurge contre les résultats des législatives

Les principaux partenaires d’Haïti refusent d’accepter les résultats des législatives communiqués par le Conseil Electoral Provisoire (CEP). Les ambassadeurs du Brésil, du Canada, de l’Espagne, des Etats-Unis, de la France et de l’Union européenne notent 17 changements dans les résultats préliminaires en faveur du parti au pouvoir.
Les représentants de la communauté internationale jugent que les résultats préliminaires publiés le 4 avril semblaient conformes aux observations faites le jour du scrutin aussi bien par les observateurs haïtiens que par les observateurs internationaux.
Dans une déclaration conjointe les diplomates étrangers rappellent que le Centre de Tabulation des Votes (CTV) avait réalisé un travail méticuleux en corrigeant des fraudes et irrégularités identifiées dans les procès verbaux. Dans au moins 18 cas les conseillers électoraux ont ignoré les décisions du CTV.
« Les résultats définitifs ont suscité des doutes sérieux par rapport à la transparence et la légitimité du processus qui a abouti à leur publication », signalent les Nations Unies et les principaux donateurs. Dans le même temps les représentants de la communauté internationale lancent un  » appel pressant à tous les acteurs politiques et à leurs partisans pour qu’ils demeurent calmes et utilisent des voies pacifiques pour résoudre cette situation ».
LLM / radio Métropole Haïti

 

Publié le 25 avril 2011 à 07h31

Jean-Euphèle Milcé : le spleen du missionnaire

Du même auteur

L'écrivain haïtien Jean-Euphèle Milcé, bien connu en ... (Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

L’écrivain haïtien Jean-Euphèle Milcé, bien connu en Suisse et dans son pays natal, vient de publier le roman Les jardins naissent au Québec.

Photo: Hugo-Sébastien Aubert, La Presse

Chantal Guy
La Presse

On ne cesse de parler de la reconstruction en Haïti, en déplorant surtout sa lenteur. Mais qu’est-ce au juste que se reconstruire? Jean-Euphèle Milcé offre une réponse toute poétique dans Les jardins naissent, son premier titre publié au Québec, qui ne s’adresse pas tant à ses compatriotes qu’à ceux qui veulent les aider.

On n’a pas lu sa poésie et ses romans publiés en Haïti et en Suisse, où il a déjà vécu. Nous le découvrons avec Les jardins naissent, une nouvelle prise de Michel Vézina, qui dirige la collection Coups de tête, et qui a invité l’écrivain haïtien à participer au récent Salon du livre de Québec.

Jean-Euphèle Milcé, la jeune quarantaine, président du Pen Club Haïti, travaille dans la préservation du patrimoine documentaire. Il a un petit faible d’écrivain pour tous ces humanitaires qui débarquent dans son pays depuis des années, encore plus depuis le séisme du 12 janvier 2010. Ce sont pour lui des personnages intéressants pour un romancier. «J’aime bien les Blanches intégrales, un peu blondes et innocentes, les néo-bourgeois qui découvrent le monde avec étonnement, lorsqu’on quitte son appartement parisien ou sa villa en Suisse au bord du lac Léman et qu’on se retrouve en Haïti…»

C’est ironique et moqueur, mais ce n’est pas méchant. En fait, Jean-Euphèle Milcé, malgré son regard critique, a beaucoup de compassion pour ces missionnaires pleins de bonne volonté – car la compassion n’est pas seulement un luxe occidental.

«Ça me tue un peu quand tout le monde tire sur les ONG, dit-il. Ce sont des gens qui sont venus avec leur coeur, l’envie de faire quelque chose, de s’engager, et qui doivent faire face à la réalité du terrain. Ils ont des compétences exportées qui, la plupart du temps, n’ont aucun rapport avec les besoins réels. Ces jeunes qui se lancent dans des activités de développement expérimentées nulle part, souvent catastrophiques, sont des victimes. Ça ne m’étonne pas de les voir se saouler dans les bars de Pétionville. À un certain moment, on finit par comprendre la fragilité de ces missionnaires. Certains en ressortent totalement cassés, déçus, c’est parfois même un séjour chez le psy. Je ne sais plus combien de Canadiens j’ai vus en larmes en Haïti. Je peux avoir de la peine pour eux. La désillusion, ça n’aide personne.»

Pays sans frontières

Dans Les jardins naissent, Marianne, jeune Française travaillant pour la Croix-Rouge, décide de tout plaquer pour suivre Daniel, Haïtien expulsé du Canada qui s’est enfui d’une prison lors du séisme. La voilà plongée dans ces quartiers où les travailleurs humanitaires n’ont pas le droit d’aller. Et au plus près d’un complot qui pourrait changer la face de Port-au-Prince, soit l’ensemencement de tous les espaces vides où pourrait pousser une agriculture de subsistance. Utopie que tout cela? «C’est plus facile de faire pousser du maïs à Port-au-Prince que de construire des buildings de plusieurs étages», répond l’écrivain.

«Dans ce pays, il n’y a que la folie et le courage qui vaillent», dit la résistante Philomène à Marianne dans le roman. La vie en Haïti n’a pas cessé avec le séisme et personne n’attend vraiment l’aide extérieure pour continuer d’exister. «Marianne apprend en Haïti la passion, la démesure, la plongée en apnée, explique Jean-Euphèle Milcé. Je crois que j’aurais fait pareil à sa place. Il y a des gens qui en ont marre de vivre dans des pays où il n’y a que des obligations et des interdictions.»

Si Jean-Euphèle Milcé entend la détresse des travailleurs humanitaires, il se demande par contre qui écoute vraiment la population qu’ils veulent sauver. Il y a quelque chose d’insoluble dans ce dialogue de sourds. «J’ai l’impression qu’Haïti a toujours embêté le monde. Nous sommes sur la route de tout et n’importe quoi, des Européens, des Américains, des cyclones, il y a énormément de population de passage, toute notre histoire est marquée par ça, depuis la piraterie, en passant par l’occupation américaine, jusqu’aux ONG et aux évangélistes. Les infrastructures sont construites par les étrangers, nos rêves aussi. Mais ma vision du monde, c’est qu’un territoire est habité par qui a envie de l’habiter. Haïti n’a pas de frontières. On peut aimer, grandir et échouer en Haïti.»

Voilà qui résume assez bien le destin de Marianne loin de Paris…

Les jardins naissent. Jean-Euphèle Milcé. Coups de tête, 120 pages.

 

Le Parisien.fr / 25 avril 2011

Cocaïne, magouilles et magie noire, le cocktail haïtien de Nick Stone

Angleterre, HaïtiMiami, pour beaucoup de fans de roman noir, c’est la ville de Dexter Morgan, une langue de terre revigorée par la culture latino, où le rouge des projections de sang contraste avec le pastel des immeubles Art Déco. En voici une vision différente, vieille de trente ans mais tout aussi décapante que celle de la série télé : Miami succursale criminelle de Haïti, terrain de jeu d’un gang sanguinaire, couvé par la dictature régnant sur Port-au-Prince. « Voodoo Land », deuxième polar de Nick Stone après « Tonton Clarinette » (prix du polar SNCF européen en 2008), est déjà l’un des romans les plus emballants de l’année.

On est en novembre 1980, Ronald Reagan accède à la Maison-Blanche et son administration réclame des résultats immédiats dans la lutte contre les barons sud-américains de la drogue. Les cartels font transiter leur cocaïne par Haïti, enrichissant le clan de Jean-Claude Duvallier, alias Baby Doc, président-dictateur depuis ses 20 ans. Le circuit qui aboutit à Miami est connu d’une cellule occulte – conseillers de Washington, grands flics – qui ferme les yeux pour ne pas indisposer un précieux allié politique. Mais sur le terrain, les trafiquants haïtiens, longtemps invisibles, commencent à laisser des traces. Enlèvements, messes noires, sacrifices rituels, un duo de policiers de la Criminelle ne tarde pas à remonter leur piste.

Angleterre, HaïtiDans la Floride de « Voodo Land », on voit comme un reflet du LA de James Ellroy, coloré par les scènes hallucinatoires de pratiques vaudou. L’enquête criminelle sur fond de manipulations politiques, fil rouge du livre, rebbondit sur une galerie de personnages riche et contrastée. Comme dans « Underworld USA », les policiers ont leur part d’ombre et ne trouvent la lumière qu’avec l’amour. Nick Stone semble pourtant écouter sa propre musique intérieure, et ce n’est pas le Beethoven d’Ellroy. Sans emprunts ni clichés, il déroule 600 pages fluides, tenant les rênes courtes à une intrigue nerveuse. Au coeur de cette fresque multicouches s’impose le bouillonnement intérieur de Max Mingus, flic blanc, républicain et cynique, sans cesse recadré par son partenaire Joe Liston, lui noir, démocrate et d’une droiture inaltérable.

Avec ce duo original d’antihéros, Nick Stone, 44 ans, né à Cambridge d’un père anglais et d’une mère haïtienne, a trouvé sa voie et sa cadence, après avoir longtemps tatonné dans l’écriture tout en enseignant la boxe ! Et la Série Noire de Gallimard – quelques semaines après nous avoir régalé du « Léopard » de Jo Nesbo – s’est trouvé un pilier supplémentaire. On attend maintenant la suite. Le 26 mai prochain sortira au Royaume-Uni son troisième roman, « Voodoo Eyes », une nouvelle enquête de Liston et Mingus : celui-ci a quitté la police, comme promis à la femme de sa vie, et se morfond comme détective privé lorsque l’assassinat de son ancien chef, l’ultra corrompu Eldon Burns, le ramène aux affaires, avec cette fois un détour par Cuba…

« Voodoo Land », Nick Stone, Série Noire Thrillers, 592 pages, 22,50€

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