jeudi 28 avril 2011

28 Avr

 La mission d’observation OEA/CARICOM recommande l’éviction de 19 « élus » de INITE

Le Conseil électoral de Gaillot Dorsinvil ne serait pas prêt à se plier aux conclusions du rapport transmis jeudi au gouvernement dans un contexte de grave crise post-électorale mettant à rude épreuve l’indépendance des institutions haïtiennes

Radio Kiskeya / jeudi 28 avril 2011

La mission d’experts électoraux de l’Organisation des Etats américains (OEA) et de la Communauté Caraïbe (CARICOM) a exhorté jeudi les autorités haïtiennes à annuler la victoire proclamée de 19 candidats de la plateforme au pouvoir, INITE, dans les conclusions de son rapport de révision des résultats définitifs du second tour des législatives contestés dans plusieurs régions du pays.

Selon des sources diplomatiques combinées, dont une citée par l’AFP, la mission souhaite que le Conseil électoral provisoire revienne sur sa décision de déclarer vainqueurs du scrutin du 20 mars les intéressés en prenant seulement en compte les résultats préliminaires qui avaient été favorables à leurs rivaux.

S’alignant sur les doutes et mises en garde de la communauté internationale ouvertement exprimés et relayés par le Président élu d’Haïti, Michel Martelly, les experts de l’OEA et de la CARICOM soutiennent que dans 18 circonscriptions et dans le département du Centre les résultats ont été modifiés entre l’annonce des résultats préliminaires et la publication des résultats finaux en faveur des candidats liés au Président sortant, René Préval, et à son parti.

« Nous avons remis le rapport ce matin au Premier ministre Jean-Max Bellerive qui le remettra au Conseil électoral provisoire », a déclaré Colin Granderson, le chef de la mission, ajoutant « ce sera aux autorités haïtiennes d’en parler », quant au contenu du rapport qui accrédite toutefois la thèse de fraudes électorales commises au profit de INITE.

Une source parlementaire laisse croire que le Conseil électoral provisoire -sur la sellette ces derniers jours- ne serait pas disposé à faire machine arrière et serait, par voie de conséquence, déterminé à ignorer les recommandations contenues dans le rapport.

Les principaux partenaires d’Haïti, dont les Etats-unis, l’Union européenne, les Nations Unies et l’OEA, avaient pratiquement enjoint le Président Préval de ne pas promulguer les résultats définitifs des élections dans les circonscriptions et le département indexés avant leur validation par la mission d’observation conjointe OEA/CARICOM.

Repêché sur recommandation de l’Organisation des Etats américains à la suite d’émeutes ayant éclaté dès l’annonce, en décembre dernier, des résultats du premier tour des présidentielles, Michel Martelly, vainqueur finalement du second tour, a souhaité l’ouverture d’une enquête judiciaire concernant les allégations selon lesquelles des pots-de-vin auraient été versés à des conseillers électoraux pour favoriser la victoire de certains compétiteurs.

La conseillère Ginette Chérubin a claqué la porte cette semaine arguant que sa présence n’était plus justifiée au sein d’une institution ayant perdu son prestige et son honorabilité en raison de décisions incompréhensibles prises récemment au cours de la phase contentieuse des législatives.

Impatients de rejoindre les 79 Députés entrés en fonction, les vainqueurs proclamés des élections dans 17 circonscriptions ont appelé jeudi le Président René Préval à promulguer leurs noms dans le journal officiel Le Moniteur au moment où la plupart des communautés qu’ils entendent représenter sont le théâtre de protestations en cascade. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Économie : Michel Martelly voudrait obtenir des prêts pour Haïti
28/04/2011 12:06:30

Haïti - Économie : Michel Martelly voudrait obtenir des prêts pour HaïtiLe Président Martelly à fait savoir mardi dernier qu’il avait demandé aux institutions financières internationales (BID, Banque mondiale et FMI) d’accorder à nouveau des prêts à Haïti en vue de relancer l’économie « Un pays ne peut pas relancer son économie avec des dons […] aucun pays au monde ne peut obtenir de la croissance économique sans accès au prêts » avait déclaré le Président élu, qui reconnaît qu’Haïti, après avoir bénéficié de l’annulation de sa dette, tombe dans la catégorie des pays insolvable… On ne connait pas la position des institutions financières internationales suite aux demandes du Président Martelly.
Réagissant à ces propos, l’économiste Eddy Labossière, Président de l’Association Haïtienne des Economistes, pense que « Michel Martelly a été très mal conseillé […] Les chances du prochain Président d’obtenir de nouveaux prêts sont très minces » rappelant que la décision de ne plus octroyer de prêts à Haïti avait été prise en raison « de l’incapacité du pays à honorer ses engagements » malgré que ces prêts avaient été accordés sur une longue échéance avec une période de grâce.
Eddy Labossière favorise plutôt une meilleure implémentation des politiques fiscales de manière à permettre l’élargissement de l’assiette fiscale du pays, soulignant qu’actuellement « l’État haïtien ne perçoit que 40% des recettes (soit 36 à 38 milliards de gourdes) qu’il devrait percevoir ». L’économiste croit qu’avec une bonne politique fiscale et la dotation à la Direction Générale des Impôts (DGI) de moyens adéquats, il est possible de doubler ce montant. De plus il recommande une réduction des portefeuilles ministériels dans le prochain Gouvernement, soulignant qu’il y a « des ministères qui absorbent beaucoup d’argent sans être  réellement efficaces. »
Pour sa part, l’économiste Camille Charlmers, Secrétaire Exécutif de la Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) affirme « qu’il s’agisse de dons ou de prêts, ce sont des instruments utilisés pour contrôler et orienter les politiques économiques nationales et favoriser un type de politique économique qui va dans l’intérêt des grandes puissances. » En d’autres termes, Chalmers propose qu’Haïti génère ses propres revenus, pour assurer son fonctionnement, les services à la population et son développement.
HL/ HaïtiLibre

 
La Natcom entend moderniser le secteur des télécommunications

Jeudi, 28 avril 2011 06:06

A deux mois de l’inauguration officielle de la compagnie les dirigeants de la Natcom appellent les employés à mettre un terme à la grève qui nuit au bon fonctionnement de l’entreprise depuis deux semaines.
Les employés réclament des frais de dédommagement de la nouvelle compagnie arguant que celle-ci a hérité des actifs de la Téléco.
Le directeur général adjoint de la Natcom, Yves Armand, qualifie d’infondées les revendications des employés et précise que le Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques (CMEP) n’a édicté aucune disposition en ce sens. Il dément les rumeurs faisant état de licenciement massif et soutient que la compagnie qui compte 830 employés espère recruter plus de 100 techniciens supplémentaires.
Il déplore que la grève entraine des retards de certaines activités prévues avant le lancement officiel de l’entreprise en juin prochain. La compagnie vietnamienne de téléphonie Vietel, actionnaire majoritaire de la Natcom, entend investir plus de 100 millions de dollars en Haïti.
M. Armand soutient que la compagnie réalisera une petite révolution dans le secteur en apportant par le biais d’une ligne téléphonique, l’internet, le câble et le téléphone. Tous les services seront disponibles dès le lancement des activités de la Natcom promet M. Armand.
La Natcom poursuit actuellement l’installation d’un réseau de fibre optique à travers le pays. Plus de 2 000 kilomètres de fibres optiques ont été déjà installés dans plusieurs villes notamment Cap Haïtien, Cayes, Jacmel, Ouanaminte, Hinche etc.
En outre des réseaux filaires et cellulaires seront également installés dans toutes les régions du pays. M. Armand annonce que plus de 1 000 sites seront installés au cours de la première année de fonctionnement de l’entreprise.
LLM / radio Métropole Haïti

 
 
Haïti-Parlement : Une grande première ratée…

P-au-P., 27 avril 2011 [AlterPresse]— La séance – fixée pour ce mercredi 27 avril – devant aboutir à la mise en place d’un nouveau bureau au Sénat de la République n’a pas eu lieu, a constaté AlterPresse.

Au lendemain de la séance de validation de 9 des 11 nouveaux sénateurs, aucun sénateur n’a été remarqué au Sénat jusqu’en fin de journée lorsque des employés du Parlement s’apprêtaient à quitter l’enceinte du bureau vers 16 :00 (heure locale).

Une séance a pourtant été fixée 11:00 (heure locale) et les sénateurs devaient spécifiquement mettre en place un bureau définitif.

Aucune information n’a été communiquée non plus sur ce qui a empêché la tenue de la séance.

Toutefois, sous couvert d’anonymat, un sénateur joint au téléphone par AlterPresse informe que les membres du grand Corps sont en concertation pour pouvoir déterminer au préalable les membres éligibles à des postes au sein du nouveau bureau.

Une grande majorité de sénateurs de la Plate-forme Inite (au pouvoir) sont pressentis pour occuper plusieurs fonctions dans le nouveau bureau, a-t-on appris. Une situation qui tend à provoquer la tourmente au sénat.

Le bureau de la Chambre basse fait le point…

Le nouveau président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe, accompagné des six autres membres du bureau, a fait le point, ce mercredi lors d’une conférence de presse, sur la position de 22 députés qui ont contesté l’élection du nouveau bureau.

« La décision de nos 22 collègues qui se constituent en groupe d’opposition n’est pas juste. Avec 77 députés qui ont répondu présents, puis réduits à 54 sur 79 lors de l’appel nominal pour la séance, le quorum nécessaire a été confirmé », précise Sorel Jacinthe.

Les sept membres élus pour un mandat d’un an pour diriger l’Assemblée des députés ont rejeté les propos de leurs 22 collègues qui qualifient d’ « illégitime » le bureau.

Par ailleurs, le député Sorel Jacinthe informe que « la Chambre basse avec la mise en place du nouveau bureau attend pour le moment l’établissement du bureau du Sénat pour la tenue de la première Assemblée nationale avec la 49e législature, avant de fixer une prochaine séance qui devrait être consacrée au vote des amendements de la Constitution. »

Il a aussi informé que le bureau envisage de créer une commission spéciale pour enquêter sur les cas des 17 députés élus qui sont interdits jusqu’à nouvel ordre de gagner leur poste.[sfd gp apr 27/04/2011 19 :30]

 
 
 
Haïti : Un forum sur le financement de la reconstruction

P-au-P, 27 avril 2011 [AlterPresse] — La Plateforme Haïtienne de Plaidoyer pour un Développement Alternatif (PAPDA) a inauguré le mercredi 27 avril à Port-au-Prince un forum de deux jours sous le thème « Quels financements pour quelle reconstruction ? ».

Des universitaires haïtiens comme l’économiste Gérald Chéry et le sociologue Jean Reynold Elie, l’économiste argentin Jorge Martin, ainsi que des organisations nationales et internationales prendront part aux discussions à travers des ateliers et des sessions en plénière.

Au cœur des débats, figurent entre autres le bilan de l’aide internationale fournie au pays durant les 30 dernières années, la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti(CIRH), les ONGs, la crise du capitalisme et les enjeux de la reconstruction.

Selon, le directeur exécutif de la PAPDA, Camille Chalmers, le forum cherche notamment à« poser des questions par rapport au processus appelé abusivement reconstruction et qui n’est pas de la reconstruction ».

Suite au terrible séisme du 12 janvier 2010, un plan de reconstruction a été adopté par la communauté internationale et la CIRH créée pour assurer sa mise en œuvre. Cette commission est constituée d’Haïtiens et d’étrangers, mais est souvent assimilée à un substitut du pouvoir exécutif.

« Il y a eu transfert de mandat du pouvoir vers la CIRH », juge Chalmers, ajoutant que « globalement c’est une mauvaise route que nous avons empruntée », puisque le plan de reconstruction « reprend les mêmes options néolibérales de toujours ».

Le forum entre dans le cadre d’une série d’activités lancée depuis début 2011 par la PAPDA en collaboration avec diverses organisations. Ces activités visent dans l’ensemble à questionner les perspectives de la reconstruction et s’interroger sur les acteurs et leurs intérêts, pour voir comment le peuple haïtien peut s’imposer comme véritable acteur, explique Camille Chalmers.

Du 19 au 21 mai prochains, un autre forum est programmé autour cette fois-ci du droit au logement. En attendant, la PAPDA espère avec le forum sur la reconstruction aboutira à l’adoption de propositions alternatives concrètes aux mécanismes de reconstruction en cours, signale Chalmers.

Une déclaration de non renouvellement du mandat de la CIRH ainsi que diverses campagnes touchant notamment à un moratoire de 5 ans sur les accords internationaux signés par l’Etat haïtien, seront examinés pour adoption. [kft gp apr 27/04/2011 15 :40]

 
 
Education gratuite : Martelly prône la taxation de la diaspora
Grâce au prélèvement d’une taxe spéciale sur les transferts d’argent et les appels téléphoniques internationaux, un demi-million d’enfants iront à l’école, a estimé le Président élu, satisfait de sa tournée américaine et qui prévoit également la création d’un fonds de soutien à Haïti dont les contributeurs et gestionnaires seront les compatriotes vivant à l’étranger

mercredi 27 avril 2011

Le Président élu d’Haïti, Michel Martelly, rentré à Port-au-Prince à l’issue d’une tournée d’une semaine aux Etats-Unis, a annoncé mardi la taxation prochaine des transferts d’argent de la diaspora et des appels téléphoniques internationaux en vue de permettre à sa future administration d’assurer l’instruction de 500.000 enfants non scolarisés.

« Mon gouvernement va collecter 8,5 millions de dollars par mois en prélevant 5 centimes par minute sur chaque appel international et 1 dollar sur chaque transfert de la diaspora pour financer la scolarisation de 500.000 enfants d’Haïti », a indiqué Michel Martelly, lors d’une conférence de presse au Karibe Convention Center en présence notamment des musiciens Roger Eugène alias « Choubou » et Yves Joseph dit « Fanfan Ti Bòt » du Tabou Combo.

L’ancien chanteur couramment appelé « Sweet Micky », dont la Présidence ne sera effective que dans trois semaines, le 14 mai, a affirmé que les compagnies de téléphonie mobile opérant sur le marché local (Digicel, Voila, Haïtel) seraient prêtes à soutenir son effort visant à « sortir les petits haïtiens de la rue ».

Poursuivant sur la lancée de ses promesses de campagne, M. Martelly anticipe l’approbation par le Parlement du principe de la double nationalité, annonce l’amélioration du climat sécuritaire et invite les haïtiens vivant à l’étranger, particulièrement aux Etats-Unis, à verser deux dollars chaque semaine à un fonds destiné à leur pays d’origine et qu’ils auront à gérer eux-mêmes.

En retour, ils bénéficieront de larges facilités d’investissement en Haïti où ils auront la latitude de déterminer la vocation économique des régions en contribuant à la création de pôles de développement, dit le futur chef de l’Etat.

Qualifiant de succès sa visite de trois jours à Washington qui lui a permis de discuter avec la Secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, et les représentants de la Banque mondiale, du FMI et de la BID, Michel Martelly a appelé les institutions financières internationales à rouvrir l’accès aux prêts à Haïti qui doit se contenter de dons depuis l’effacement de sa dette externe.

« Un pays dévasté par un séisme, qui vient de perdre 30 milliards de dollars, ne peut pas vivre seulement de dons. Nous insistons sur la nécessité de nous permettre à nouveau d’effectuer des prêts pour relancer l’économie », a martelé le vainqueur du second tour des présidentielles.

« Nous allons aussi demander aux Etats-Unis de faire en sorte que leur aide à Haïti arrive réellement à la population », a aussi fait savoir un Martelly optimiste sur ses capacités à relever les énormes défis qui l’attendent.

« J’ai fait campagne pour changer le système et je vous garantis que nous allons tout faire pour changer ce système qui depuis plus de trois décennies bloque le progrès. Mais, je sais que l’héritage qui nous sera légué est très lourd. Avec le peuple, nous n’avons pas peur de cette responsabilité », a conclu le prochain locataire du Palais National dont les premiers jours de la Présidence se passeront sous des tentes. spp/Radio Kiskeya

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :