lundi 2 mai 2011

2 Mai

Haïti – Élections : Rumeurs autour des décisions du CEP
02/05/2011 10:57:20

Haïti - Élections : Rumeurs autour des décisions du CEPLes conseillers électoraux subissent des pressions de la Communauté Internationale et de l’opposition pour qu’ils confirment, dans les meilleures délais, les résultats préliminaires, des élections législatives comme le recommande le rapport de la Mission conjointe OEA/CARICOM (MOEC), remis au Conseil Électoral Provisoire (CEP) vendredi dernier, par le Premier Ministre Jean Max Bellerive. Des recommandations qui ne sont nullement partagées par les dirigeants de la plateforme au pouvoir (INITE) qui exigent le maintien des résultats définitifs.
Gaillot Dorsinvil, le Président du CEP, aurait exprimé à la communauté internationale, dans un mail daté du 29 avril, sa volonté de modifier les résultats des élections proclamés le 20 avril dernier. Reconnaissant implicitement dans ce mail, la légèreté avec laquelle certains dossiers ont été traités par le Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN), il mentionnerait la nécessité de «rejuger» de réviser certaines décisions prises à l’encontre de candidats contestés. Toutefois, le Président du CEP ne se serait pas engagé à un traitement des 18 résultats contestés. Proposant plutôt des « négociations » au cas par cas [?]… De plus, dans cette même correspondance, Gaillot Dorsinvil critiquerait les décisions de l’Ambassadeur Colin Granderson qui aurait produit son rapport sans le consulter… Un rapport qui ne laisse aucune marge de manœuvre au CEP quant à la confirmation ou non de la victoire de certains des 18 élus contestés. Notez que l’existence de cette correspondance, confirmée par des sources anonymes proches de sources diplomatiques, n’a pu être jusqu’à présent, ni infirmé ni confirmé par le CEP, une information à prendre avec les réserves d’usages….
D’autres médias locaux, se basant probablement sur les déclarations ce week end dernier, de sénateurs de l’opposition dont Youri Latortue, qui ont dénoncé plusieurs conseillers électoraux n’ayant pas l’intention de tenir compte du rapport de la MOEC, n’hésitent pas à affirmer que le CEP aurait confirmé ce refus au Président Préval…
Le CEP, doit décider s’il prend en compte en totalité ou en partie les recommandations de la MOEC. Dans sa décision, le CEP saura-il éviter une nouvelle crise politique ? Rien n’est moins sûr…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2842-haiti-elections-il-revient-au-cep-d-evaluer-les-conclusions-des-experts-dixit-bellerive.html
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
S/ HaïtiLibre

 

Martelly, harmonisation des relations entre l’État et l’Église
02/05/2011 08:42:26

Haïti - Politique : Martelly, harmonisation des relations entre l’État et l’ÉgliseLe Président Michel Martelly, a rencontré, la semaine dernière, les Evêques de la Conférence Épiscopale d’Haïti (CEH), au siège social de Lillavois. Cet entretien, teintée de cordialité entre le Président Michel Martelly et les Evêques catholiques haïtiens, a été l’occasion d’explorer les possibilités d’une meilleure harmonisation des relations entre l’État et l’Eglise et d’identifier les voies et moyens disponibles pour supporter les priorités de la nouvelle administration. D’autres points importants ayant rapport à l’éducation, à la santé, au chômage et à la reconstruction ont été abordés.
Rappelant que le Saint Siège fut le premier État à reconnaitre l’indépendance d’Haïti, les membres de la CEH se sont engagés à demeurer  aux cotés du peuple haïtien tout en appelant à la collaboration de tous les citoyens pour parvenir à la reconstruction d’Haïti. « Nous sommes convaincus que la reconstruction d’Haïti devra passer par la promotion du développement intégral du peuple haïtien… Nous souhaitons que le cri de ce peuple ne se taise point, mais résonne sans cesse en vous pour trouver les voies et moyens qui conduisent la nation haïtienne à retrouver sa fierté au sein des peuples de la Caraïbes et de la terre », a déclaré l’Archevêque du Cap-Haitien, Mgr Louis Kébreau.
Cette rencontre avec les membres de la CEH, fait suite à une série de rencontres entamées par le président élu, dès la publication des résultats proclamant sa victoire, où il a eu à rencontrer, au cours des deux dernières semaines, entre autres, le représentant du secrétaire général de l’ONU, des membres du Club de Madrid, le Président du Fonds Monétaire International, celui de la Banque Mondiale, la direction de la Banque Interaméricaine de Développement, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, des membres du Corps diplomatique, des membres influents de la presse américaine et des membres importants du secteur des affaires haïtien.
Ces rencontres visent à affirmer et témoigner, aux communautés nationales et internationales, du dynamisme de la nouvelle administration et de son désir de changer la donne afin de pouvoir répondre concrètement aux besoins du peuple haïtien.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Suisse : Dépôt d’une action en confiscation des avoirs de Duvalier
02/05/2011 14:27:40

Haïti - Suisse : Dépôt d’une action en confiscation des avoirs de DuvalierLe Gouvernement Suisse a annoncé ce lundi, que le Département Fédéral des Finances (DFF) avait ouvert, devant le Tribunal administratif fédéral (TAF), une action en confiscation des avoirs Duvalier bloqués en Suisse.
L’affaire Duvalier a commencé en 1986, date à laquelle les autorités haïtiennes avaient déposé une demande d’entraide judiciaire requérant la Suisse de bloquer les avoirs [estimé à plus de 100 millions par le Gouvernement haïtien] de l’ex-président Jean-Claude Duvalier. Depuis lors, ces fonds ont été bloqués en Suisse de manière continue, soit dans le cadre de l’entraide internationale en matière pénale, soit par décision du Conseil fédéral sur la base de la Constitution.
Depuis le 1er février 2011, les avoirs Duvalier sont bloqués sur la base de la nouvelle loi [baptisée : Lex Duvalier] sur la restitution des avoirs illicites. Cette loi prévoit un délai d’un an pour l’ouverture d’une action en confiscation par le DFF devant le TAF, faute de quoi la mesure de blocage deviendra caduque.
Par décision du 2 février 2011, le Conseil fédéral a mandaté le DFF pour déposer une action en confiscation des avoirs Duvalier bloqués en Suisse. En cas d’admission de l’action en confiscation, la Confédération suisse restituera les avoirs Duvalier à Haïti selon les modalités prévues par la loi sur la restitution des avoirs illicites. Le montant des avoirs confisqués est estimé à environ 6,7 millions de dollars..
Depuis son retour en Haïti, Jean-Claude Duvalier affirme que les avoirs haïtiens gelés sur des comptes en Suisse ne sont pas à lui, mais appartiennent à une Fondation. Les représentants de la famille Duvalier pourront démontrer la licéité [légalité] des avoirs bloqués, dans le cadre de la procédure en cours.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-131-haiti-suisse-restitution-des-fonds-de-duvalier-prochainement.html
http://www.haitilibre.com/article-305-haiti-justice-haiti-va-t-il-enfin-recuperer-l-argent-de-bebe-doc.html
http://www.haitilibre.com/article-2257-haiti-duvalier-la-suisse-et-les-fonds-illicites-de-baby-doc.html
http://www.haitilibre.com/article-376-haiti-politique-fonds-de-duvalier-la-loi-suisse-est-adoptee.html
S/ HaïtiLibre

 

La Confédération pourrait rendre à Haïti les fonds bloqués de l’ex-président Jean-Claude Duvalier

TSR.CH / 02 mai 2011 13:37

Le Département fédéral des finances a ouvert devant le Tribunal administratif fédéral une action en confiscation des avoirs bloqués en Suisse de Jean-Claude Duvalier, l’ex-président haïtien. En cas d’admission, la Confédération restituera à Haïti ces fonds, estimés à un peu plus de 5,8 millions de francs. Cette décision intervient dans le cadre de la loi sur la restitution des avoirs illicites, entrée en vigueur en février. Différents mécanismes sont prévus pour éviter que l’argent ne tombe en de mauvaises mains. Il devra servir à améliorer les conditions de vie de la population et à renforcer l’Etat de droit.

 

Haïti – Éducation : Formation de milliers d’agriculteurs haïtiens
02/05/2011 08:56:29

Haïti - Éducation : Formation de milliers d’agriculteurs haïtiensLe Gouvernement américain, à travers l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), a inauguré le 1er mai, un centre de formation agricole de pointe à l’occasion de la Journée Nationale du Travail et de l’Agriculture en Haiti.
Le Centre de Développement Rural Durable, contribuera à moderniser le secteur agricole haïtien en formant les agriculteurs à utiliser des techniques modernes de l’agriculture qui permettront d’augmenter la production et les revenus. Le campus de cinq hectares comprend un centre de formation, un dépôt, un dortoir, trois laboratoires et un espace pour la formation à distance.
Les agriculteurs haïtiens bénéficieront des ressources situées physiquement dans le centre ainsi que celles disponibles et qui les lient, à travers une liaison vidéo en ligne, avec des experts en agriculture à l’Université de Floride. Le dortoir permettra d’accueillir les agriculteurs des autres régions du pays, y compris ceux du Nord afin d’apprendre comment analyser le sol, identifier les insectes nuisibles et diagnostiquer les maladies qui nuisent à la production agricole. Ils apprendront également à utiliser des outils et des techniques telles que les briquettes engrais et l’irrigation au goutte à goutte qui réduisent les coûts et augmentent le rendement.
L’agriculture est au cœur de l’économie haïtienne, générant près de 25 % du produit intérieur brut et employant plus de 60% de la population, mais la baisse de la production agricole au cours des 50 dernières années a ruiné Haïti. Le gouvernement haïtien a identifié l’agriculture comme un secteur clé pour créer des emplois et stimuler l’économie. Le gouvernement américain a répondu en désignant l’agriculture comme l’un des quatre domaines ciblés pour la reconstruction après le tremblement de terre avec la santé, la gouvernance et les infrastructures.
Au départ, les partenaires des secteurs public et privé vont gérer le nouveau centre, y compris: l’USAID, le Ministère de l’Agriculture, l’École Nationale d’Agronomie, les associations locales de fermiers et les représentants des agro-entreprises haïtiennes. A l’avenir, le Gouvernement américain confèrera la totale responsabilité de la gestion aux institutions haïtiennes.
« Notre soutien contribuera à former des milliers d’agriculteurs au cours des prochaines années », a déclaré Carleene Dei, la directrice de l’USAID en Haïti. «Une fois que le centre fonctionnera sans problème, les institutions haïtiennes possèderont les connaissances et l’expérience pour gérer le centre sans notre aide», a-t-elle poursuivie.
Le Centre de Développement Rural Durable est l’un des huit centres de formation agricole construits avec un financement du Gouvernement américain. Ils font partie du programme de lutte contre la faim dans le monde et pour la sécurité alimentaire du président Obama, Feed the Future, dont l’objectif est de réduire la pauvreté et la faim mondiale en supportant des stratégies spécifiques identifiées par chaque pays pour le développement agricole.
HL/ HaïtiLibre

 

Le SJR Haïti condamne la violation des droits de 85 haïtiens rapatriés
01/05/2011 12:15:18

Haïti - Social : Le SJR Haïti condamne la violation des droits de 85 haïtiens rapatriésLe Service Jésuite aux Réfugiés (SJR Haïti) a assisté le mercredi 27 avril entre 7h30 et 8 heures du matin au rapatriement de 85 haïtiens, dont une douzaine de jeunes femmes et un mineur, à l’Aéroport International Toussaint Louverture à Port-au-Prince. Ces haïtiens, dont 36 avaient été interceptés en mer dans un boat people non loin de l’île caribéenne, ont été détenus par les autorités bahaméennes avant d’être rapatriés à la capitale haïtienne à bord de Bahamas Air.
Le Service Jésuite aux Réfugiés (SJR Haïti) condamne énergiquement les violations des droits humains de ces 85 haïtiens rapatriés par les autorités des Bahamas. Plusieurs de ces ressortissants haïtiens ont été séparés de leurs parents, de leurs conjoints et de leurs enfants qui sont restés seuls à Nassau, selon les témoignages recueillis par le SJR auprès des rapatriés. La majorité des personnes rapatriées n’ont pas eu la possibilité de récupérer leurs biens et leurs salaires, avant leur rapatriement. Les refoulés, c’est-à-dire ceux qui ont été capturés en mer près de Inaguas, ont subi de mauvais traitements de la part des agents de l’immigration.
Le SJR Haïti met en doute si les autorités migratoires bahaméennes ont respecté le droit des ressortissants haïtiens à un « procès en bonne et due forme » avant même d’émettre l’ordre de rapatriement, puisque certains de ces haïtiens rapatriés ont vécu avant leur déportation pendant plus de 10 ans, voire durant 21 ans, sur le territoire bahaméen.
Face à cette situation, le SJR demande :
1) aux Gouvernements des différents pays du continent américain d’accorder un moratoire sur les rapatriements de ressortissants haïtiens, compte tenu de l’aggravation de la situation humanitaire du pays depuis le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 et en raison de l’absence de conditions et de structures pouvant accueillir les personnes rapatriées en Haïti et les aider à se réintégrer dans la société.
Dans un tel contexte, les déportations des ressortissants haïtiens vers Haïti par les États et gouvernements des pays, dont les Bahamas, les États-Unis d’Amérique, la République Dominicaine, constituent des violations des instruments internationaux des droits humains, dont le droit à la vie et à la dignité des personnes rapatriées.
2) aux autorités haïtiennes de se pencher d’urgence sur la situation des migrants haïtiens qui connaissent un sort difficile dans plusieurs pays du continent américain, tels que les États-Unis d’Amérique, la République Dominicaine, les Bahamas, le Pérou, le Brésil, la Guyane Française, pour ne citer que ceux-là.
Le bilan de la situation des migrants haïtiens en Amérique est de plus en plus sombre parce qu’il est, en grande partie, jalonné par la reprise par certains États du continent, des déportations des ressortissants haïtiens et par la décision d’autres États de fermer leurs frontières aux Haïtiens et de durcir leur politique migratoire et d’asile face à cette minorité.
« Le ministère de l’Immigration des Bahamas a repris les arrestations et le rapatriement de ressortissants haïtiens depuis mercredi 1er Septembre ; des procédures qui avaient été suspendues pour des raisons logistiques et humanitaires suite au séisme dévastateur en Haïti en Janvier», avait annoncé brièvement et sans plus d’explications, début septembre 2010, le Directeur de l’immigration des Bahamas Jack Thompson.
Chaque pays a le droit de protéger son territoire mais tout cela doit se faire dans le cadre du droit et du respect de la personne humaine. Le SJR Haïti déplore les conditions dans lesquelles se réalisent ces rapatriements. Il appelle les autorités Haïtiennes à prendre position face au non respect des droits humains et de la dignité que plusieurs pays continuent à pratiquer envers les Haïtiens, particulièrement les mineurs séparés de leurs parents qui risquent d’être victimes de traite et de trafic.
HL/ HaïtiLibre / SJR Haïti

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :