mercredi 4 et jeudi 5 mai 2011

5 Mai

Haïti : l’épidémie de choléra causée par une confluence de circonstances – experts

Conclusions d’une enquête de terrain de quatre experts indépendants engagés par l’ONU

jeudi 5 mai 2011

4 mai 2011 – Le rapport du Groupe d’experts indépendant chargé d’enquêter sur l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti publié mercredi conclut que cette épidémie a été causée par la confluence de plusieurs circonstances et n’était pas la faute, ou n’était due à l’action délibérée d’un groupe ou d’un individu.

La première hospitalisation liée au choléra à Mirebalais, dans la région en amont du fleuve Artibonite, a eu lieu dans la soirée du 17 octobre 2010 et le premier cas de choléra en Haïti en près d’un siècle a été confirmé le 22 octobre 2010, rappelle le rapport. Depuis, l’épidémie a causé la mort de plus de 4.500 personnes et affecté près de 300.000 autres, et continue de causer des infections et des morts en Haïti.

« Le calendrier suggère que l’épidémie s’est propagée le long du fleuve Artibonite », souligne le rapport.

S’agissant des sources potentielles de contamination qui pourraient avoir déclenché cette épidémie, les experts notent que les conditions sanitaires au camp de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) à Mirebalais n’étaient « pas suffisantes » pour éviter une contamination fécale de la rivière Meye, un affluent du fleuve Artibonite.

En outre, les conclusions de chercheurs indépendants sur la bactérie responsable de l’épidémie indiquent que les souches de l’épidémie en Haïti « sont génétiquement identiques, indiquant une source unique pour l’épidémie en Haïti » et que la bactérie est « très similaire mais pas identique aux souches du choléra de l’Asie du Sud actuellement en circulation en Asie, confirmant que la bactérie du choléra en Haïti n’émanait pas d’Haïti ».

La contamination de la rivière Meye a entraîné une épidémie explosive de choléra dans le delta du fleuve Artibonite et ensuite à travers Haïti. « Cette diffusion explosive était due à plusieurs facteurs, dont l’usage répandu de l’eau de la rivière pour faire la lessive, se baigner, boire et s’amuser ; l’exposition régulière des travailleurs agricoles à l’eau d’irrigation du fleuve Artibonite ; le degré de salinité du delta de l’Artibonite qui a fourni des conditions optimales pour une prolifération rapide de vibrio cholerae ; l’absence d’immunité de la population haïtienne au choléra ; les mauvaises conditions en matière d’eau et d’assainissement en Haïti ; la migration d’individus infectés vers des communautés résidentielles et des centres de traitement ; le fait que la souche vibrio cholerae de type sud-asiatique qui a causé l’épidémie cause une diarrhée plus sévère en raison de la production plus importante de la toxine du choléra de type classique la plus puissante ; et les conditions dans lesquelles les malades du choléra étaient initialement traités dans les installations médicales qui n’ont pas empêché la propagation de la maladie à d’autres patients ou au personnel soignant », explique le rapport.

« L’introduction de cette souche du choléra en raison de la contamination environnementale avec les matières fécales n’aurait pas pu être la source d’une telle épidémie sans les déficiences simultanées du système d’adduction d’eau, d’assainissement et de soins de santé », affirment les experts, qui concluent que « l’épidémie de choléra a été causée par la confluence de circonstances décrites ci-dessus et n’était pas la faute, ou due à l’action délibérée, d’un groupe ou d’un individu ».

Les experts recommandent que les secouristes et le personnel des Nations Unies venant de zones où le choléra est endémique reçoivent une dose prophylactique d’antibiotiques avant leur départ ou soient testés pour confirmer qu’ils ne portent pas le virus du choléra. Ils recommandent aussi que tous les employés des Nations Unies et les secouristes se rendant dans des zones d’urgence reçoivent des antibiotiques, soient immunisés contre le choléra afin qu’ils soient protégés et protègent la santé des autres.

Pour prévenir l’introduction d’une contamination de l’environnement local, les installations des Nations Unies à travers le monde devraient traiter les matières fécales en utilisant des systèmes qui inactivent les bactéries pathogènes avant l’élimination des ces matières fécales.

S’agissant plus spécifiquement d’Haïti, les experts suggèrent aux Nations Unies et au gouvernement haïtien d’investir dans un réseau d’adduction d’eau potable et un meilleur système d’assainissement dans le pays.

Le rapport a été présenté au Secrétaire général de l’ONU le 3 mai et le Représentant spécial du Secrétaire général en Haïti a transmis plus tôt mercredi, une copie de ce rapport au gouvernement d’Haïti.

« Le Secrétaire général remercie le Groupe d’experts indépendant pour ses efforts et examinera attentivement ses conclusions et recommandations. À cette fin, le Secrétaire général a l’intention de mettre sur pied un groupe de travail au sein du système des Nations Unies, afin d’étudier les conclusions et les recommandations formulées par le Groupe d’experts indépendant et d’en assurer un suivi rapide et approprié », a dit son porte-parole dans un communiqué.

« L’épidémie de choléra a causé d’importantes pertes en vies humaines et s’est répandue dans tout le pays. Au nom de la famille des Nations Unies, le Secrétaire général réitère sa profonde sympathie aux victimes de l’épidémie et à leurs proches », a-t-il ajouté. « Le Secrétaire général réaffirme l’engagement continu des Nations Unies à se tenir aux côtés du Gouvernement et du peuple d’Haïti dans la lutte en cours contre l’épidémie de choléra et exprime sa gratitude aux nombreux pays et organisations qui ont contribué à lutter contre la maladie. »

Le panel était présidé par le Docteur Alejandro Craviolo du Mexique travaillant auprès du Centre international de recherche pour la diarrhée au Bangladesh. Le panel était également composé de trois autres membres, le Docteur Claudio Lanata du Pérou de l’Institut d’enquête nutritionnelle du Pérou, le Docteur Daniele Lantagne des Etats-Unis travaillant à l’Université d’Harvard et le Docteur Balakrish Nair d’Inde de l’Institut national du choléra et des maladies entériques.

Source : Centre d’actualités de l’ONU

 

Leonel Fernàndez présent à l’investiture de Michel Martelly

Une annonce du Président élu haïtien qui effectuait mercredi une visite de courtoisie à Santo Domingo au cours de laquelle il a discuté de sujets d’intérêt bilatéral avec le dirigeant dominicain

mercredi 4 mai 2011

Le Président dominicain, Leonel Fernàndez, a confirmé sa présence à la cérémonie d’investiture, le 14 mai prochain à Port-au-Prince, de son futur homologue haïtien, Michel Martelly, qui lui a rendu mercredi une visite de courtoisie consacrée à des discussions sur les questions bilatérales.

L’information a été communiquée par le Président élu lui-même à l’issue d’une rencontre d’une heure et demie au Palais National de Santo Domingo, rapporte la presse dominicaine.

M. Martelly souligne que sa visite, destinée à renforcer les liens entre les deux républiques de l’île d’Haïti ou Quisqueya à l’invitation du premier mandataire dominicain, lui a donné l’occasion d’aborder avec Leonel Fernàndez des sujets tels la situation frontalière et la migration haïtienne vers le territoire voisin qui devraient faire partie de l’agenda de la commission mixte bilatérale.

L’élu haïtien, proclamé vainqueur, le 4 avril dernier, du second tour des présidentielles, souhaite pouvoir réactiver cette structure d’échanges et de règlement de conflit entre les deux pays dysfonctionnelle depuis plusieurs années.

Accueilli à son arrivée par le Sénateur de la province de San José Ocoa, Carlos Castillo, et l’ambassadeur haïtien en République Dominicaine, Fritz Cinéas, le successeur de René Préval était notamment accompagné de son chef de cabinet, Me Thierry Mayard Paul, et de l’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Rubén Silié.

Selon les médias dominicains, il n’était pas possible d’avoir des précisions sur la durée du séjour de Martelly. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Politique : Thèmes de la rencontre entre Martelly et Fernández
04/05/2011 15:22:19

Haïti - Politique : Thèmes de la rencontre entre Martelly et FernándezComme nous l’avions annoncé ce matin, le Président élu Michel Martelly, a pris l’avion dans la matinée pour la République Dominicaine pour une visite officielle de quelques heures. À cette occasion, M. Martelly, qui s’est fait accompagné d’une délégation composée de son chef de Cabinet, Me Thierry Mayard-Paul, des conseillers M. Laurent Lamothe et M. Daniel Rouzier et de l’Ambassadeur dominicain en Haïti, M. Ruben Silie Valdez, s’entretiendra au Palais National avec le Président dominicain, le Dr Leonel Fernández et son Ministre des Affaires étrangères, Carlos Morales Troncoso.
Au cours de cet entretien, l’accent sera mis particulièrement sur la question migratoire et les dispositions qui vont être adoptées pour aboutir au réaménagement de la frontière commune à Malpasse ainsi que l’aménagement des douanes dans les autres points, en vue d’aider au renforcement des contrôles pour une réduction de la contrebande et de l’évasion fiscale.
Le Président Martelly qui profitera de cette visite pour inviter officiellement le Chef de l’Etat dominicain à la cérémonie de son investiture le 14 mai prochain, va signifier à ce dernier sa volonté de travailler avec l’administration Fernández. La réhabilitation de la commission mixte haitiano-dominicaine sera aussi un point central parmi les thèmes qui seront abordés au cours de cette rencontre.
La République Dominicaine étant le deuxième partenaire commercial d’Haïti, le Président Martelly partagera avec son homologue sa volonté d’œuvrer à la promotion de l’investissement et la facilitation des procédures pour une amélioration des échanges commerciaux entre les deux pays.
Ce voyage de quelques heures permettra au Président élu de signifier à nos voisins dominicains la nouvelle direction qu’il entend donner à la gestion des affaires du pays afin d’établir les bases d’une coopération future au bénéfice des deux pays.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Lettre ouverte des Sénateurs minoritaires au Président Préval
04/05/2011 16:04:29

Haïti - Politique : Lettre ouverte des Sénateurs minoritaires au Président PrévalSon Excellence, Monsieur René  Préval
Président de la République
Palais National
Excellence,
La 49e législature aurait dû solennellement ouvrir ses travaux ce lundi 2 mai 2011. Cela, malheureusement, n’a pas été le cas, prolongeant dans la foulée cette douloureuse  période de turpitudes qui a basculé tout l’agenda politique du pays. Nous sommes à un carrefour, monsieur le Président, où nous devons nous rendre à l’évidence que cette page de notre histoire politique nous contraint à rendre des comptes à la nation sur la manière dont les responsabilités ont été assumées.
Les Sénateurs, signataires de la présente, se sentant également responsables  dans cette barque en détresse et conscients des défis auxquels le peuple haïtien continue de faire face, viennent, dans un sentiment profond de civisme et de patriotisme, vous demander, monsieur le Président, de bien vouloir utiliser le pouvoir que vous confère la constitution de 1987 en son article 136 pour prendre les mesures que de droit  en vue de permettre au Parlement haïtien de bien démarrer cette législature et d’exiger que ce CEP, dont l’image est à jamais souillée par les manœuvres frauduleuses de son président Monsieur Gaillot Dorsinvil, respecte la volonté populaire et transmette pour publication les résultats du 4 avril  conformément aux recommandations du rapport d’évaluation faite par la mission conjointe OEA-CARICOM que vous aviez vous-même sollicitée.
Les manœuvres dilatoires du CEP, Monsieur le Président de la République, visent à amputer la 49e législature, dans les premières manifestations de l’exercice souverain de ses prérogatives, de 19 de ses membres légitimement élus.
La représentation nationale est subdivisée en circonscriptions électorales, mais demeure, néanmoins, une et indivisible. Elle constitue l’expression de la souveraineté nationale dont l’exercice est partagé par les trois pouvoirs de l’Etat.
Nous en appelons à votre responsabilité de Président de la République pour contribuer à la résolution de la crise électorale engendrée par les dernières décisions du BCEN. De notre côté, nous pouvons vous dire que,  déjà, il a été fait au Sénat la proposition de constituer une commission d’enquête spéciale, appelée à évaluer ce processus électoral et connaitre des différents scandales entourant les résultats du second tour des élections législatives, pour que la lumière une fois faite.
Les Sénateurs vous prient de recevoir, Monsieur le Président, leurs salutations en la patrie commune.

Suivent les signatures de la Sénatrice et des Sénateurs :
Edmonde Beauzile
Steeven Benoit
Nenel Cassy
Mélius Hyppolite
Jean Willy Jean Baptiste
François Anick Joseph
Youri Latortue
Riché Andris
Evallière Beauplan          
Jean William Jeanty
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Élections : Gaillot Dorsinvil de plus en plus isolé…
04/05/2011 14:01:17

Haïti - Élections : Gaillot Dorsinvil de plus en plus isolé...Après la démission de la conseillère Ginette Chérubin et ses déclarations accusatrices de fraudes et de corruptions, Jean Thélève Pierre-Toussaint, Vice-président du Conseil Électoral Provisoire (CEP) se montre réservé face aux déclarations de Gaillot Dorsinvil, le Président du CEP, qui propose en réponse aux recommandations de la Mission conjointe de vérification électorale OEA/CARICOM (MOEC) la formation d’un nouveau Bureau du Contentieux Électoral National (BCEN) afin de rejuger certains élus dont les résultats contestés alimentent la crise post-électorale… « Le Président Dorsinvil est très mal placé pour faire une telle proposition en vue d’une sortie de crise dans le contexte actuel […] Si j’étais à sa place, je garderais silence » a fait savoir Jean Thélève Pierre-Toussaint […] « Pour le moment, je continue, en ma qualité de Vice-président, de me concerter avec les autres conseillers afin de trouver une solution à la situation dans laquelle on se trouve actuellement […] Nous ne sommes pas liés par le rapport de l’OEA. D’ailleurs, nous n’avons pas recommandé ce rapport […] Cependant, il faut entendre tous les acteurs en vue d’une issue à la crise » déplorant qu’au cœur de la crise, plusieurs de ses collègues sont absent du CEP depuis plusieurs jours….
Le Conseiller électoral Jacques Belzin, représentant du secteur syndical, l’ex-homme fort du Centre des Travailleurs Haïtien (CTH), qui semble ignorer que le pays traverse une grave crise post-électorale, rejette les conclusions du rapport de la MOEC et n’accorde aucun crédit à la proposition de «rejuger» certains élus tel que proposé par le Président du CEP « Les décisions du BCEN ont été prises par la majorité des membres et j’ai décidé en toute bonne foi », il rejette l’idée de siéger dans un nouveau tribunal électoral « Tous les acteurs impliqués dans le processus s’étaient mis d’accord que les décisions du BCEN étaient sans recours, par conséquent elles sont définitives. »
Alors que la tension monte au sein du CEP, Gaillot Dorsinvil, au centre de toutes les critiques, est de plus en plus isolé et sa proposition de sortie de crise ne trouve guère d’échos au sein d’un CEP dont l’avenir est de plus en plus incertain. Même Serge Jules Audate, son chef de cabinet, prendrait ses distances… Une rumeur persistante laisse entendre que ce dernier, aurait demandé à Gaillot Dorsinvil de démissionner, un point de vue que semblerait partager plusieurs conseillers.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2862-haiti-elections-sortie-de-crise-la-solution-de-gaillot-dorsinvil.html
http://www.haitilibre.com/article-2800-haiti-elections-ginette-cherubin-revele-des-irregularites-et-des-fraudes.html
http://www.haitilibre.com/article-2811-haiti-politique-ginette-cherubin-demissionne.html
http://www.haitilibre.com/article-2836-haiti-politique-des-senateurs-veulent-une-enquete.html
http://www.haitilibre.com/article-2854-haiti-elections-rumeurs-autour-des-decisions-du-cep.html
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Jean-Baptiste Bien-Aimé n’est pas favorable à la création d’une armée
04/05/2011 13:04:14

Haïti - Politique : Jean-Baptiste Bien-Aimé n’est pas favorable à la création d’une arméeEn marge d’une rencontre sur la présentation du projet de parc écologique linéaire entre entre Dajabón et Ouanaminthe, Jean-Baptiste Bien-Aimé, le nouveau Sénateur (INITE) du Nord-Est [ex-consul de Dajabón] a déclaré « qu’il n’est pas nécessaire de créer une nouvelle armée en Haïti […] À cet égard, je dois préciser que les armées en Haïti, historiquement, ont servi uniquement à réprimer ». Il estime que l’on doit plutôt travailler sur le renforcement de la police et sa professionnalisation. Une déclaration qui intervient au moment où le Président Michel Martelly, fait la promotion de la création d’une nouvelle armée moderne en Haïti.
D’autres part, le Sénateur a fait savoir qu’il travaillait sur un projet de décentralisation les services de l’État, afin que ses compatriotes, n’aient plus à voyager à Port-au-prince pour obtenir des documents officiels… Il a indiqué qu’il travaillait également avec Sonia Mateo Espinosa, la Sénatrice de la Province de Dajabon pour que la zone frontalière bénéficie de projets de développement.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2690-haiti-environnement-projet-de-parc-lineaire-entre-dajabon-et-ouanaminthe.html
http://www.haitilibre.com/article-2808-haiti-politique-michel-martelly-veut-creer-une-armee-moderne.html
http://www.haitilibre.com/article-2832-haiti-politique-rencontre-martelly-mulet.html
http://www.haitilibre.com/article-2831-haiti-politique-la-minustah-reagit-au-projet-d-une-nouvelle-armee-de-michel-martelly.html
S/ HaïtiLibre

 

La république Dominicaine défend son droit de rapatrier des illégaux
04/05/2011 11:35:42

Haïti - Social : La république Dominicaine défend son droit de rapatrier des illégauxEn marge du Forum économique mondial pour l’Amérique latine, qui se tenait à Rio de Janeiro la semaine dernière, le Président dominicain, Leonel Fernàndez a justifié le droit de la République Dominicaine de rapatrier tous les étrangers vivant illégalement sur son territoire, au nom de la souveraineté nationale.
« Tous les jours, des dominicains sont rapatriés de Porto Rico et des Etats-Unis. C’est un phénomène qui se produit à l’échelle planétaire. Aucun pays ne peut faire face à l’immigration massive » a expliqué le Président Fernàndez. Insistant sur le droit des États à gérer en fonction de leurs intérêts la présence des étrangers sur leur territoire il a rappelé que l’administration américaine avait fait construire un mur à la frontière américano-mexicaine pour faire face à une immigration massive illégale.
« Le rapatriement est un sujet dont on parle tous les jours dans différentes régions du monde. La République Dominicaine se trouve dans l’obligation de le placer dans le cadre de l’exercice de sa souveraineté nationale comme cela arrive partout » expliquant que malgré la générosité de la République Dominicaine, son pays ne peut pas prendre en charge la situation de la pauvreté en Haïti « sans risquer de tomber dans le même situation ».
Les rapatriements d’Haïtiens sans documents, qui vivent sur le territoire dominicain, est un problème récurrent, fréquemment utilisé par les organisations des droits de l’homme qui allèguent des violations des droits de la personne, a expliqué le Président Fernàndez qui entend maintenir sa politique migratoire de rapatriement.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2518-haiti-immigration-ils-reclament-une-procedure-administrative-equitable-efficace-et-transparent.html
http://www.haitilibre.com/article-2043-haiti-social-en-72-heures-plus-de-400-haitiens-ont-ete-rapatries-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-782-haiti-social-refoulement-expulsion-rapatriement-les-subtilites-dominicaines.html
http://www.haitilibre.com/article-771-haiti-republique-dominicaine-une-cohabitation-fragile-et-dangereuse.html
PI/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Menace de blocage du processus de révision constitutionnelle
04/05/2011 10:18:45

Haïti - Politique : Menace de blocage du processus de révision constitutionnelleLe Sénateur Mélius Hyppolite (Nord-Ouest), deuxième secrétaire du Sénat et l’un des représentants de la minorité, a fait savoir mardi que les Sénateurs et Députés issus de l’Alternative et d’autres sensibilités politiques, boycotteront la session ordinaire consacrée à la réforme constitutionnelle, aussi longtemps que les résultats préliminaires du 4 avril (en lieu et place des résultats définitifs contestés) ayant placé en tête 17 Députés et à 2 Sénateurs [majoritairement en faveur de la plateforme INITE] ne seront pas publié dans le journal officiel «Le Moniteur».
Le Sénateur du nord-ouest, conscient de l’urgence du processus d’amendement, affirme que si leur demande est satisfaite, le élus minoritaires (des deux chambres) prendront part aux débats sur la révision de la Constitution.
La présence du groupe minoritaire est d’autant plus importante que l’absence des 23 députés du groupe minoritaire et des 11 Sénateurs qui les supportent, pourraient rendre impossible le vote de ces amendements qui requièrent selon la Constitution, le vote des 2/3 de chaque chambre, soit 66 députés et 20 sénateurs.
Devant les risques d’un échec de l’ensemble du processus de révision constitutionnelle, les élus de la plateforme INITE, qui détiennent une majorité relative dans les deux chambres, augmentent leur pression sur le groupe minoritaire, en multipliant dans les médias les dénonciations du comportement des élus minoritaires, auprès de la population et de la diaspora.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2859-haiti-politique-1ere-session-ordinaire-sans-le-groupe-minoritaire.html
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Création de deux importantes Commissions parlementaires
04/05/2011 09:27:50

Haïti - Politique : Création de deux importantes Commissions parlementairesHier Mardi, la 2ème session parlementaire a permis la création de deux commissions importantes. Soixante-cinq députés ont répondu à l’appel nominal.
Le Sénat a procédé à la formation d’une Commission spéciale, composée des Sénateurs : Jeanty, Evallière Beauplan, Wencesclass Lambert, Michel Clérié, Jean William, Youri Latortue et Moïse Jean-Charles.
Cette commission sera chargée d’enquêter sur les résultats définitifs contestés du second tour des législatives qui remet en cause la victoire de 17 sièges à la Chambre des Députés et de deux au Sénat, majoritairement au profit de la plateforme au pouvoir (INITE). La Commission analysera le rapport de la Mission conjointe de l’OEA/CARICOM (MOEC) qui recommande la prise en compte des résultats préliminaires pour les élus contestés. De plus, la Commission procèdera a des entretiens avec les différents secteurs concernés en vue de tenter de résoudre la grave crise post-électorale provoquée par la proclamation de ces résultats.
D’autre part, les deux chambres (Députés et Sénateurs) se sont entendues sur la création d’une seconde Commission composée de 15 membres [9 députés et 6 sénateurs] qui sera chargé de l’examen de la déclaration d’amendement de la Constitution. Les deux blocs constituant cette commission, devraient remettre respectivement leur rapport; jeudi et vendredi prochain, avant que ne commence le « marathon » de votes pour la révision de la Constitution où près de 50 articles sont concernés. Le Parlement ne disposera en effet que de 3 jours avant la clôture des travaux de la 49 ème législature prévue au calendrier pour le 9 mai prochain pour voter les amendements…
Par ailleurs, plusieurs membres de la diaspora du collectif « Banm dwa m » fort de plus d’un millions de signatures recueillies dans la diaspora, participent aux différentes séances du parlement en vue de sensibiliser les parlementaires sur la question de la double nationalité.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2862-haiti-elections-sortie-de-crise-la-solution-de-gaillot-dorsinvil.html
http://www.haitilibre.com/article-2854-haiti-elections-rumeurs-autour-des-decisions-du-cep.html
http://www.haitilibre.com/article-2842-haiti-elections-il-revient-au-cep-d-evaluer-les-conclusions-des-experts-dixit-bellerive.html
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social : Martelly met l’emphase sur les emplois durables
04/05/2011 08:29:19

Haïti - Social : Martelly met l’emphase sur les emplois durables

Le Président Michel Martelly, a participé mardi, à une réunion du Clinton Global Initiative au Karibe Convention Center à Juvénat. Cette activité, qui a réuni plus d’une soixantaine de personnalités du secteur privé et d’ONGs, dont entre autres : M. Denis O’Brien, le PDG de Digicel, M. Franck William de World Vision, Mr. Greg Mille et Mr. Walker Morris de la Fondation Clinton, a été l’occasion pour le Président élu de saluer l’engagement de l’Haïti Action Network, qui œuvre en Haïti depuis novembre 2009.
Au cours de son intervention, le Président élu Michel Martelly, a particulièrement mis l’emphase sur la nécessité de permettre aux familles haïtiennes d’avoir accès à un emploi durable afin de lutter contre l’exclusion sociale. « Trop de gens sont exclus de la possibilité de gagner une vie décente pour eux-mêmes et pour leur famille. La création d’emploi n’est probablement pas l’objectif immédiat de vos activités en Haïti, mais peu importe ce que vous faites, vous créez des emplois et je crois que vous avez la possibilité d’en créer d’autres », a martelé le Président Michel Martelly. Il a aussi demandé à l’assistance d’engager un plus grand nombre d’haïtiens dans leurs entreprises et d’encourager le transfert de connaissances au sein de leurs institutions.
Rappelant que 85% des Haïtiens ayant un diplôme universitaire travaillent loin de chez eux, le Président élu a appelé l’assistance, à travers leurs structures respectives, à investir dans la formation des cadres mais aussi faciliter le rapatriement des ressources humaines haïtiennes au bénéfice du développement durable d’Haïti. « Pouvez-vous m’aider à les ramener en reconnaissant leurs compétences ? »
Tout en remerciant les acteurs du secteur privé et des ONGs pour leur contribution au pays, le Président élu de la République souhaite aussi que ces actions puissent être amplifiées afin d’apporter davantage de fruits au profit de l’économie haïtienne. Il leur a également promis le support de son gouvernement « Je peux vous promettre que mon gouvernement sera là pour vous soutenir »
Michel Martelly, devrait se rendre en République Dominicaine ce mercredi, pour rencontrer le Président Leonel Fernández au Palais National. Le Président haïtien devrait arriver à Santo-Domingo à 9:50 a.m sur un vol privé, la réunion est prévue pour 11:00 a.m.
Toutefois, le service de presse de la Présidence dominicaine n’a pas confirmé cette visite, indiquant seulement que le Président Fernandez avait annulé sur son agenda, un voyage à Higuey, où il devait inaugurer une prison.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Parlement : Les élus écartés, quelle issue ?

mercredi 4 mai 2011

Par Sylvestre Fils Dorcius

P-au-P., 04 mai 2011 [AlterPresse]— Dix sept députés et deux sénateurs, dont des nouveaux élus, écartés de la liste des résultats définitifs émis par le Conseil Électoral Provisoire (CEP) attendent toujours de connaitre leur sort, alors que les travaux parlementaires ont déjà débuté.

La 1re session ordinaire de la 49e législature a été ouverte le lundi 2 mai, à une semaine de la fermeture de cette même session, soit le 2e lundi de mai, lors d’une séance en Assemblée nationale à laquelle 53 députés et 16 sénateurs ont répondu présent.

L’absence de ces 19 parlementaires suscite déjà des remous au Parlement entre députés et sénateurs issus de différents partis politiques.

Le sénateur Youri Latortue (AAA/Artibonite – Nord), à la tête d’un groupe de onze sénateurs, en signe de solidarité avec ces 19 parlementaires, n’entend participer à aucune séance au Parlement tant que ces derniers n’entreront pas en fonction.

« Nous tenons à supporter les 23 députés qui exigent l’intégration de leurs collègues mis à l’écart. Pour cela, nous ne participons à aucune séance et nous demandons au CEP d’appliquer les recommandations de la mission d’observation OEA-CARICOM », déclarait le sénateur Latortue peu avant l’ouverture de l’Assemblée nationale, lundi.

La mission d’observation OEA-CARICOM exhorte les autorités électorales au maintien des résultats préliminaires du 4 avril après examen des dossiers traités par le Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN).

Vingt trois députés qui ont contesté l’élection du nouveau bureau de la Chambre basse, à cause de l’absence de ces 19 parlementaires, n’entendent, eux non plus, prendre part à aucune activité au Parlement.

« Il n’y avait pas d’Assemblée nationale car aucune norme n’a été respectée. Il n’y avait la présence d’aucun représentant de l’exécutif, ni de haut dignitaire du gouvernement », dénonce le député Jean Acklush Louis Jeune (Alternative), membre du groupe des 23.

« Notre position est claire, nous ne participons pas aux séances sans que tous les membres (99 députés) de la Chambre basse soient présents », insiste le député de Dame Marie (Sud-ouest).

Le député des Cayes/Ile-à-Vache (Sud) de Repons Peyizan (Réponse des paysans), Jean Fénèl Thanis, qui fait sa première expérience de parlementaire, rejette cependant toute idée de former un quelconque bloc parlementaire en opposition au groupe majoritaire.

« Je juge anormal que des collègues députés commencent sitôt à constituer un blocage pour le Chambre basse », critique Jean Fénèl Thanis, qui appartient au parti qui a donné sa bannière au président élu, Michel Martelly. « Il ne s’agit pas pour l’instant de former de groupe d’opposition, mais il faut que tous les députés puissent accomplir leur mission. D’ailleurs cette semaine est très décisive pour la 49e législature », souligne le député.

Parallèlement, les membres du Groupe des Parlementaires pour le Renouveau (GPR), rassemblant notamment les élus de la Plate-forme Inite et alliés, veulent aller jusqu’au bout.

« Nous sommes le groupe le plus fort au parlement. L’absence de 23 députés ne peut affecter en aucun cas le travail du Parlement. Nous avons la majorité au Sénat et à la Chambre basse. Donc, c’est à nous de faire et défaire », déclare le sénateur Joseph Lambert (Inite/Sud’Est).

Il souligne, au passage, que « le Conseil Électoral Provisoire qui est une institution indépendante ne doit pas se laisser manipuler par quiconque. »

Il n’est pas question de revenir sur les résultats déjà proclamés, ni de tenir compte de quelle soit la recommandation, dit-il.

« Les conseillers électoraux devront assumer leur responsabilité devant la nation au cas où ils voudraient changer les résultats pour plaire à quiconque », martèle le sénateur Lambert également coordonnateur de la Plate-forme Inite.

Le sénateur Jean Baptiste Bien Aimé (Inite/Nord’Est), nouvellement élu, quant à lui, invite ses collègues au dialogue et non à la machination politique.

« Les parlementaires sont les élus du peuple. Ils ne doivent pas refuser de participer aux activités du Parlement. Certes, ils ont le droit de former leur bloc mais il faut qu’ils assument leur responsabilité entant que parlementaire », indique Jean Baptiste Bien Aimé.

En dépit de fortes pressions que commence à exercer la communauté internationale sur les acteurs impliqués dans le processus électoral, aucune solution n’est encore en vue.

Contrairement aux recommandations de la mission OEA-CARICOM, le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, en guise de solution, a proposé la mise en place d’un autre tribunal électoral « spécial » pour plancher sur 7 des 19 cas de contestation.

D’autres conseillers électoraux se sont exprimés clairement contre le respect du rapport qu’ils qualifient, cette-fois, de « simple » rapport.

Entre-temps, avec l’ouverture, lundi 2 mai, des travaux de la 1re session ordinaire de la 49e législature, le cap est mis sur l’amendement de la Constitution de mars 1987.

La 49e législature n’a que moins d’une semaine pour produire des réflexions sur la nécessité ou non de donner un vote favorable à la déclaration d’amendement que la 48e législature avait, elle aussi, voté à la va-vite. [sfd gp apr 04/05/2011 06:00]

 

Mercredi, 4 mai 2011 05:51

Le CEP ne bronche pas en dépit des pressions

Le Conseil Electoral Provisoire (CEP) n’a toujours pas bougé 5 jours après la présentation du rapport de la commission de l’OEA recommandant l’annulation des verdicts du Bureau du Contentieux Electoral National (BCEN).
La conseillère électorale, Laurette Croyance, qui depuis quelques jours est en première ligne, affirme que ses collègues n’ont toujours pas eu de rencontre sur le dossier. Mme Croyance, désignée par M. Dorsainvil pour présider le BCEN spécial, révèle qu’elle n’a pas eu de rencontre avec le président de l’organisme électoral.
Lundi les conseillers électoraux n’étaient pas en nombre suffisant pour tenir conseil. La représentante de l’église épiscopale déplore que la proposition de M. Dorsainvil ait été publiée dans les medias avant d’être soumise aux conseillers. Elle considère les déclarations de M. Dorsainvil comme un souhait et non comme une proposition formelle.
Par ailleurs, le conseiller Jacques Belzinc n’est pas prêt à renier les verdicts du BCEN. Il estime qu’on peut trouver une solution politique mais qu’il ne pourra pas rejeter les décisions prises en tant que juge électoral.
Il signale que les décisions du BCEN ont été prises à la majorité des 5 membres.
L’attentisme au CEP témoigne de l’imbroglio dans laquelle les 7 conseillers électoraux sont impliqués. Ils sont considérés comme étant les auteurs de cette crise politique.
Les candidats de l’Inité et de l’opposition pressent les responsables de l’organisme électoral de publier les résultats qui leur sont favorables. Pendant ce temps les actes de violence se poursuivent dans plusieurs circonscriptions dont Grand Goave, Léogane et Bombardopolis. D’autres candidats dont Jean Marcel Lumerant (Inité) estiment qu’il revient au chef de l’état de trancher. Il accuse le président Préval de n’avoir pas pris ses responsabilités en publiant les noms dans le journal officiel.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Mercredi, 4 mai 2011 05:49

Digicel franchit la barre des 2.6 millions d’abonnés

Le directeur général de Digicel Haïti, Martin Boot, assure que sa compagnie est devenue en 5 ans le plus grand investisseur étranger en Haïti. Avec 500 millions de dollars investis en Haïti, la compagnie de Denis OBrien a révolutionné le secteur des télécommunications.
En commémorant hier 3 mai son 5 eme anniversaire la Digicel a comptabilisé plus de 2.6 millions de clients, soit le double des abonnés des trois autres opérateurs. Martin Boot, exhorte les autorités haïtiennes à utiliser le succès story de Digicel pour attirer les investisseurs étrangers.
L’impact de Digicel sur les recettes de l’Etat est énorme. Martin Boot annonce que les taxes payées par la Digicel pour cette année avoisinent les 60 millions. Outre les taxes la compagnie s’évertue à renforcer ses interventions sociales. Plus de 70 écoles ont été construites par la fondation Digicel ce qui permis à plus de 30 000 enfants d’avoir accès à l’éducation.
La Digicel n’entend pas s’arrêter en si bon chemin, M. Boot annonce que des investissements supplémentaires de l’ordre de 100 millions de dollars sont en train d’être réalisés. Les nouvelles ressources permettront d’installer 120 nouveaux sites à travers le pays. Récemment la Digicel a acquis l compagnie ACN ce qui lui permet de se lancer dans la fourniture des services internet.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haiti-Reconstruction : La CIRH pour quoi faire ?

mercredi 4 mai 2011

Par Fritz Deshommes *

Extrait de l’ouvrage « Et si la Constitution de 1987 était porteuse de Refondation » [1]

A part le renforcement et l’officialisation de la tutelle, il est difficile de retrouver là où la CIRH a honoré ses promesses.

Elément crucial du dispositif mis en place pour assurer le succès du « Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement National » (PARDN), la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) suscite beaucoup d’attentes :

« La mission de la CIRH est d’assurer la coordination et le déploiement efficaces des ressources et de répondre à des préoccupations relatives à la responsabilisation et à la transparence afin de maximiser les appuis fournis par les bailleurs de fonds internationaux », indique le document présenté le 31 mars 2010 à New-York (PARDN, pp. 53).

. « La coordination et le déploiement efficaces de ressources » ? Tout le monde sait que les donateurs, même quand ils consentent à utiliser le canal de la CIRH, tendent de plus en plus à s’en tenir à leurs programmes, à leurs objectifs, à leurs procédures. En outre beaucoup de projets continuent à être implémentés sans que la CIRH ne soit sollicitée. Quant aux ONG, on ne compte plus le nombre de fois que le Premier Ministre, également Ministre du Plan, et donc responsable de l’UCAONG, s’est senti obligé de leur lancer des appels désespérés pour qu’elles fournissent les informations sur leurs activités et intègrent ces derniers dans le cadre du plan gouvernemental.

Dans sa livraison du 1er mars 2011, AlterPresse rapporte à propos de la rencontre tenue le 28 février 2011 : « Des délégués ont relevé un manque de cohérence au niveau des domaines et aires d’intervention. Ils ont insisté sur la nécessité d’une plus grande coordination pour des projets à concevoir et mettre en œuvre [2] ».

Quant à la transparence, une intervention faite au nom des 12 membres haïtiens de la CIRH lors de sa séance du 14 décembre 2010 tenue à Santo Domingo nous en donne toute la mesure [3] :

« Les douze membres de la partie haïtienne ici présents se sentent complètement débranchés de la vie de la CIRH. A l’heure des TIC, il existe un déficit crucial de communication et d’information de la part du secrétariat exécutif et encore plus du comité exécutif. En dépit de notre fonction dans la structure de l’institution, nous n’avons à ce jour reçu aucun rapport de suivi des activités de la CIRH. Les contacts s’établissent seulement à la veille des réunions du conseil d’administration. Le conseiller n’a ni le temps de lire, ni d’analyser, ni de comprendre et encore moins de réagir intelligemment aux projets qui lui sont soumis à la dernière minute, malgré toutes les doléances formulées et toutes les promesses faites à ce sujet », révèlent les signataires de cette déclaration.

« Les projets sont transmis au Conseil sous forme de tableau de synthèse, la veille des réunions. Les changements de procédures dans les formalités de soumission de projets online varient sans aucun avis. Le recrutement et le choix des firmes conseils se sont réalisés à l’insu de la partie haïtienne du conseil d’administration. Aucun document n’est venu informer le Conseil sur les critères d’embauche et sur le profil des candidats », poursuivent les signataires de cette déclaration dont les démarches pour « faire le point sur le mode de collaboration entre les deux instances » ont été « ignorées », rapporte Le Nouvelliste du 14 décembre 2010.

Et il n’y a pas que les Haïtiens. Même l’ex-premier ministre jamaïquain, Perceval Patterson, n’a su cacher son écœurement : « Au terme de l’identification d’une série de failles organisationnelles, d’opacité, de non transmission d’information à temps aux membres de la CIRH par le comité exécutif, Perceval Patterson rappelle la responsabilité commune et le devoir de reddition de comptes. Comment les contrats sont-ils signés ? Quelles sont les critères d’évaluation des projets approuvés ?, s’interroge l’homme politique caribéen en affichant son scepticisme », informe le même quotidien (14 décembre 2010).

Pis encore. Pour la mise en place d’un bureau anti-corruption (« Performance and Anti-corruption Office »), la firme retenue, l’américaine « Price Waterhouse and Coopers » a été recrutée selon des procédures tout à fait contestables, relève le représentant de la France cité par Alterpresse (1er mars 2011).

Transparence ? « Quels sont les mécanismes démocratiques qui ont conduit au choix des représentants du Parlement, du secteur privé, de la diaspora, du secteur syndical ou des ONG nationales ?, s’interroge Camille Chalmers, de la PAPDA qui poursuit : « Pourquoi le secteur paysan qui représente 60% de la population ne siège pas a la CIRH ? A quel moment ont eu lieu ces rencontres qui ont conduit à la désignation des personnages sélectionnés ? »

Et malgré Bill Clinton et tous ses talents de prestidigitateur, le taux d’efficacité de la Commission dans la collecte des fonds promis laisse à désirer. Au 31 mars 2011, un an après la conférence de New-York, seulement 31% des fonds promis sur 18 mois avaient été effectivement décaissés. Et des 3.5 millions de dollars de projets approuvés seulement 1,7 millions sont disponibles.

Qui parlait de « déploiement efficace des ressources, de « maximiser les appuis fournis par les bailleurs de fonds internationaux », de « responsabilité mutuelle Haïti-Communauté Internationale dans les résultats à atteindre » [4] ?

Mais la CIRH n’a aucune difficulté à s’octroyer des palmes là où elle ne peut se targuer d’aucune intervention. Elle comptabilise au nombre de ses succès le relogement de près d’un million de sans-abris, la construction du marché en fer, entre autres.

Alors la CIRH ? Est-elle plus efficace que l’Etat ? Plus transparente ? Moins corrompue ? Plus digne de confiance ? Plus respectueuse des normes et procédures ? Plus efficiente ?

……………………..

* Vice-recteur à la recherche de l’Université d’État d’Haiti

[1] « Et si la Constitution de 1987 était porteuse de Refondation », Editions Cahiers Universitaires, Mai 2011, 92 pp.

[2] AlterPresse, 1er mars 2011. “Atmosphere houleuse lors de la reunion de la CIRH”

[3] Alphonse Roberson. “Malaise a la CIRH”. Le Nouvelliste du 15 decembre 2010

[4] PARDN, pp. 9

 

Haïti – Élections : Sortie de crise, la solution de Gaillot Dorsinvil
03/05/2011 12:26:12

Haïti - Élections : Sortie de crise, la solution de Gaillot DorsinvilDans un mail adressé à un haut responsable de l’Ambassade des Etats-Unis, Gaillot Dorsinvil, le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP) dit accepter de reconsidérer certains résultats contestés et propose comme solution de sortie de crise, la formation d’un nouveau Bureau de Contentieux Électoral National (BCEN) pour se pencher sur le cas de certains des Députés et Sénateurs donnés gagnants lors de la proclamation des résultats définitifs du second tour.
«… je tiens à vous faire remarquer que j’ai toujours été du côté des USA voire de la Communauté Internationale à faire respecter le vote populaire. Je devrais être la dernière personne contre qui des menaces devraient être proférées… […] Légalement, on ne peut pas d’un revers de main éliminer le BCEN. […] je vais proposer au Conseil de faire ce qu’on appelle en droit – un rejuger – pour certains cas qui paraissent les plus critiques […] Ainsi on reste dans le cadre de la loi. […] Vous conviendrez avec moi que, le rapport de l’OEA ne m’ a laissé aucune marge de manœuvre, me permettant d’intégrer certains des 19 candidats » rappelant que l’OEA, obéissant à la loi de la rue, n’a pas tenu compte de plusieurs des 19 vainqueurs du 20 avril qui auraient effectivement gagné après la période contentieuse, «… J’adresse ce reproche à l’Ambassadeur Colin Granderson qui a œuvré sans même penser à me consulter. Ce qui lui aurait facilité amplement la tâche. »

Affirmant que cette proposition d’un nouveau BCEN n’a fait l’objet d’aucune pression, le Président du CEP affirme « vouloir protéger les acquis démocratiques et l’institution électorale » avançant même un échéancier de réalisation pour ce BCEN spécial, dont on ne connait pas les membres… Le « rejugé » pourrait se faire le 6 mai et les nouveaux résultats définitifs proclamés dès le lendemain.
« Nous sommes en négociation, on ne peut pas tout avoir […] Je suis prêt à collaborer avec tous comme cela a toujours été le cas […] pour une issue heureuse afin qu’il n’y ait que des gagnants-gagnants […] Voila ma proposition, qu’elle soit partagée avec tous les acteurs impliqués dans la résolution de la crise; je cite : le Gouvernement, le Président élu et la Communauté Internationale. A rappeler qu’il me faut être en situation de circuler librement et sans pressions politiques et de justice afin d’accomplir jusqu’au bout ma mission. »
Pour mener à bien sa proposition de sortie de crise, Gaillot Dorsinvil demande aussi que la sécurité des Conseillers soit rétablie ou renforcée ainsi que celle du Tribunal Spécial et de tous ses membres.
Nul ne sait comment réagira la Communauté Internationale à cette proposition, ni si elle considèrera que cette crise est une période de négociation comme l’affirme le Président du CEP.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2854-haiti-elections-rumeurs-autour-des-decisions-du-cep.html
http://www.haitilibre.com/article-2842-haiti-elections-il-revient-au-cep-d-evaluer-les-conclusions-des-experts-dixit-bellerive.html
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
HL/ HaïtiLibre

 

Mardi, 3 mai 2011 13:19

Himmler Rébu, très amèr vis-à-vis de la communauté internationale

Le président Grand Rassemblement pour l’Evolution d’Haïti (GREH), Himmler Rébu, impute la responsabilité des problèmes liés aux élections à la communauté internationale.
Intervenant à la rubrique le point de Métropole et Télé Métropole le colonel Rebu a fait remarquer que le scenario actuel en ce qui concerne les résultats des élections a été prévu et planifié par des étrangers.
Monsieur Rebu s’est aussi montre tres critique vis-à-vis du Conseil Electoral provisoire qui selon n’a aucune crédibilité.
Par ailleurs interrogé sur la possibilité que les autorités américaines révoquent les visas de certaines personnalités haïtiennes, le colonel Rebu a indique qu’il s’ agit d’ une question dont on doit chercher la signification en profondeur.
Il explique que le visa en tant que tel n’est pas important. Mais que l’action des Etats Unis pourrait empêcher les personnes visées d’avoir accès à leurs fonds déposés dans les banques américaines. Ce serait la méthode de pression choisie par les Etats Unis.
Rappelons que des informations non confirmées par les autorités américaines font état de la révocation de visas d’environ cinquante officiels haïtiens et de leur proche, comprenant des membres du CEP, du gouvernement et des nouveaux élus pour leur implication présumée dans des fraudes électorales.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Diplomatie : L’Argentine nomme un nouvel Ambassadeur en Haïti
03/05/2011 13:36:03

Haïti - Diplomatie : L’Argentine nomme un nouvel Ambassadeur en HaïtiLe Gouvernement argentin a nommé, Raul Marcelo Sébaste, nouvel Ambassadeur en Haïti [décret 494/2011], en remplacement de José María Vázquez.
Raul Marcelo Sébaste, né en 1959, est un avocat, diplômé de la Faculté de Droit de l’Université Nationale de Cordoba [1982] et de l’Instituto del Servicio Exterior de la Nación en 1986, il parle couramment l’anglais et français. Après ses études, il sert au Secrétariat du culte jusqu’en 1987 puis jusqu’en 1990 à la Direction Générale de l’Amérique du Nord du Ministère des Affaires étrangères. De 1990 et 1995, il travaille au Centre de Promotion et au Consulat Général à New York. Un an plus tard, il est au Secrétariat des relations extérieures et des affaires de l’Amérique latine. En 1996 il intègre le Cabinet de M. Canciller, avant d’occuper le poste de Chef de la chancellerie à l’Ambassade d’Argentine en Grèce. En 2004 il entre au service de la Direction Générale de la politique étrangère, puis de 2005 à 2006 il occupe un poste de Sous-secrétariat de la politique étrangère. Depuis 2006, il a travaillait à la Dirección Nacional de Ceremonial.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Communication : Michel Martelly, soutient le «Quatrième pouvoir»
03/05/2011 15:42:14

Haïti - Communication : Michel Martelly, soutient le «Quatrième pouvoir»Le Président élu de la République, Michel Martelly, rend hommage à la Presse locale et internationale à l’occasion de la Journée Mondiale de la Liberté de la Presse ce 3 mai.
A l’occasion de cette célébration, le Président salue particulièrement le travail des journalistes haïtiens et haïtiennes qui contribuent à l’établissement de l’État de droit et à la promotion des valeurs démocratiques dans le pays.
Conscient des difficultés et des privations de toutes sortes auxquelles sont soumis les travailleurs de presse locaux dans l’exercice de leur profession, le Président Martelly promet d’apporter sa contribution au profit du renforcement d’une presse libre et indépendante. « Je dis merci à la presse. Merci de vendre une autre image d’Haïti. Je supporte ce quatrième pouvoir », déclare-t-il.
Le Président élu profite en outre de cette occasion, pour réitérer sa foi dans la construction d’une société basée sur la consolidation de la liberté d’expression et le respect des droits fondamentaux de la personne humaine.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2861-haiti-communication-journee-internationale-de-la-liberte-de-presse.html
HL/ HaïtiLibre

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