mardi 10 mai 2011

10 Mai

Haïti – Constitution : Éligibilité de la Diaspora, des restrictions…
10/05/2011 14:51:30

Haïti - Constitution : Éligibilité de la Diaspora, des restrictions...Avec 80 voix pour, 8 contre et 7 abstentions, les parlementaires de la 49 ème législature, justifiant de leurs appréhensions en termes de préservation de la souveraineté nationale ont adopté des restrictions à la participation aux postes électifs (Présidence, députation, Sénat) des membres de la diaspora jouissant d’une autre nationalité.
Les parlementaires ont voté la recommandation de la commission bicamérale stipulant qu’il ne faut jamais avoir renoncé à sa nationalité haïtienne pour se présenter à des élections présidentielles ou législatives. En résumé aucun citoyen haïtien jouissant de plurinationalité ne pourra se présenter comme candidat à une élection comme Président Sénateur ou Député en Haïti. L’assemblée nationale vient de voter les critères pour devenir parlementaire, parmi lesquels : « être haïtien d’origine et n’avoir jamais renoncé à sa nationalité, et ne détenir aucune autre nationalité au moment de son inscription ».
Pour devenir Président, l’art 135 modifié,  se lit ainsi: « pour être élu président de la République, il faut être haïtien d’origine, n’avoir jamais renoncé à la nationalité haïtienne et ne détenir aucune autre nationalité au moment de l’inscription »
Pour être candidat au poste de Sénateur ou député, il faut être haïtien d’origine, n’avoir jamais renoncé à la nationalité haïtienne et ne détenir aucune autre nationalité au moment de l’inscription (Art. 91 et 96 ).
Le Ministre Edwin Paraison (MHAVE) précise toutefois que « des résidents haïtiens à l’étranger respectant le temps de résidence légalement prévu en Haïti pourraient néanmoins briguer ces postes. Avec la multiple nationalité adoptée dimanche soir, le droit de vote de tous les membres de la diaspora est acquis, ainsi que les postes électifs au niveau municipal et dans les collectivités territoriales. Globalement, un autre pas a été franchi. »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction : Le fonds Clinton Bush Haïti investit 2 millions dans «OASIS»
10/05/2011 14:48:11

Haïti - Reconstruction : Le fonds Clinton Bush Haïti investit 2 millions dans «OASIS»Le fonds Clinton Bush Haïti a annoncé hier qu’il allait investir 2 millions de dollars pour achever la construction d’un projet majeur de complexe hôtelier en Haïti qui a été brusquement interrompu après le tremblement dévastateur de terre de 2010. Avant le séisme, l’hôtel Oasis de 130 chambres était entièrement financé et la construction déjà bien avancée. Alors que le bâtiment lui-même demeure structurellement sain, les travaux sur le projet ont cessé lorsque plusieurs des actionnaires d’origine haïtienne ont péri tandis que d’autres, souffrant de graves pertes financières, ont été dans l’impossibilité d’honorer leurs engagements.
« L’Hôtel Oasis symbolise Haïti « reconstruit en mieux », et envoie un message au monde qu’Haïti est ouverte aux affaires », a déclaré Paul Altidor, Vice-président des programmes et des investissements au sein du Fonds fonds Clinton Bush Haïti. « Pour que la reconstruction d’Haïti soit durable, elle doit attirer des investisseurs, des entreprises et des bailleurs de fonds qui ont tous besoin d’un hôtel classe affaires et parasismique » En plus de chambres, Oasis aura un espace de réunion important et d’autres commodités d’affaires.
Moins de 100 chambres d’hôtel ont survécu au séisme à Port-au-Prince, et aujourd’hui Haïti fait face à une grave pénurie de chambres d’hôtel qui répondent aux normes les plus élémentaires pour les voyageurs d’affaires. Jerry Tardieu, Chef de la direction de SCIOP S.A., la société haïtienne qui a développé et promu Oasis, a souligné que « les normes environnementales et de sécurité du projet serviront de modèle pour de futurs développements en Haïti. »
À la mi-2010, la Société Financière Internationale (SFI), le bras du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale a fourni 7,5 millions de dollars de financement pour relancer la construction de l’hôtel, dont le coût total s’élève à 29 millions de dollars, malgré cet apport, des fonds supplémentaires étaient encore nécessaires. L’investissement de 2 millions de dollars en fonds propre, du fonds Clinton Bush, a catalysé de nouvelles sources de financement pour le projet, qui ont complété le financement manquant. Les investisseurs comprenaient des membres de la diaspora haïtienne des États-Unis.
Oasis crée près de 400 emplois dans sa phase de construction, et créera 200 emplois permanents, 75 % d’entre eux destinés aux femmes. L’hôtel s’approvisionnera pour la quasi-totalité de ses biens et services auprès de fournisseurs locaux, apportant une valeur ajoutée et des avantages économiques à la communauté. De plus, il y aura 12 espaces commerciaux, dont certains destinés à la vente de produits fabriqués localement (peintures haïtiennes, et artisanat). S’appuyant sur son expérience et les statistiques sur le marché local, la SFI estime que chaque emploi dans un projet d’hôtel de cette nature en Haïti, génère trois emplois indirects dans la collectivité.
En addition aux 2 millions du fonds Clinton Bush Fonds, le Fonds accordera une subvention de 100,000 dollars pour créer un centre de formation pour l’industrie hôtelière qui sera disponible pour tous les Haïtiens à la recherche d’un emploi dans ce secteur. L’Hôtel Oasis et le centre de formation affiliés, seront gérés par « Hotels and Resorts (OHR) » une chaîne hôtelière mondiale espagnole.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2653-haiti-reconstruction-l-ona-va-investir-1-5-millions-dans-le-complexe-hotelier-oasis.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Constitution : Amendements, marchandage et modifications des mandats….
10/05/2011 12:01:48

Haïti - Constitution : Amendements, marchandage et modifications des mandats....Dans deux séances marathon (dimanche et lundi) les Parlementaires, en a peine 20 heures de séances, on réussi à amender, dans une atmosphère souvent tendue, plus de 100 articles de la Constitution avant le délai fixé par les prescrits constitutionnels [lundi minuit]. L’amendement de la Constitution de 1987 entrera en vigueur après sa publication dans le journal officiel « Le Moniteur » avant le14 mai 2010, terme du mandat du Gouvernement Préval/Bellerive.
Dans leur volonté de modifier la séquence des élections et d’harmoniser les mandats, les législateurs ont voté une prorogation d’une année supplémentaire du mandat des députés et de deux années aux Sénateurs.
Les députés compensent ainsi le retard de 4 mois de cette première session et s’offrent en cadeaux 8 mois supplémentaires. Les membres de la 49 eme législature ayant voté cet amendement en sont les premiers bénéficiaires. Leur mandat prendra fin en octobre 2016. En résumé le mandat des députés est maintenant de 5 ans au lieu de 4.
Quant aux Sénateurs dont les mandats devraient arriver à terme au cours de ce mois, ils bénéficieront de deux années supplémentaires. Plusieurs sénateurs influant tels : Joseph Lambert, Youri Latortue, Kelly Bastien, Evalière Beauplan, bénéficieront de cet amendement. Quant aux Sénateurs élus en 2009 et 2011, ils resteront en poste jusqu’en 2016.
De plus, les Sénateurs et Députés ont pris lundi soir, une décision politique lourde de conséquences, en faisant sauter l’une des principales sécurités de la constitution par la suppression de l’article 134.3
Le Président de la commission, le Sénateur Annik Joseph (Alternative), a admis que les modifications introduites l’ont été après plusieurs consultations avec le Président sortant René Préval et le Président élu Michel Martelly. Une entente entre l’INITE et l’Alternative [les deux blocs majoritaires] a permis au Parlement d’apporter des changements importants dont certains non prévus par la 48 eme législature.
Par 73 voix pour, 4 contre et 7 abstentions, les parlementaires ont en effet approuvé le remplacement de l’article 134.3 par le 134.1. dans une version différente de celle initialement prévue dans la déclaration d’amendement de la Constitution.
Dans la déclaration d’amendement, initiale il est écrit :
L’article 134.1 se lit désormais comme suit :
« La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans. »
L’article 134.1 modifié lundi soir, se lit désormais comme suit :
« La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans. Il est immédiatement rééligible, mais ne peut en aucun cas briguer un troisième mandat »
Une modification qui expose Haïti à de potentielles dérives du pouvoir, contre lesquelles les législateurs de 1987 avaient voulu la protéger. Avec ce nouvel article, le Président élu, Michel Martelly pourra donc se représenter au terme des cinq années de son administration. La prorogation des mandats des Députés et des Sénateurs aura été l’objet d’un marchandage en échange de la réélection consécutive du Président de la République.
Pour sa part, Edouard Paultre, le Responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE) dénonce un coup d’état résultant selon lui d’un «Deal» entre les parlementaires, le Président sortant et le Président élu. Il appelle à la désobéissance contre les élus au terme de leur mandat réel [avant prorogation].
Dans cette réforme constitutionnelle, les maires sont les grands perdants. Dans la nouvelle version de la constitution, il est prévu que les maires, qui arriveront bientôt en fin de mandat, seront remplacé par des agents municipaux nommés par l’Exécutif via le ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales qui resteront en poste jusqu’au date des élections municipales en 2013.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Constitution : «C’est une victoire pour les femmes»
10/05/2011 09:19:47

Haïti - Constitution : «C’est une victoire pour les femmes»Le principe du quota minimum de 30% de participation des femmes dans le vie nationale a été voté dans l’amendement de la Constitution de 1987.
L’article 16.1 est remplacé par l’article 17.1 qui se lit comme suit :
« Le principe du quota d’au moins trente pour cent (30%) de femmes est reconnu à tous les niveaux de la vie nationale, notamment dans les services publics »
« C’est une victoire pour les femmes » a déclarée Marie Laurence Jocelyn Lassègue, Ministre de la culture et de la communication [ex ministre à la Condition féminine et aux droits de la femme], présente au Parlement à la séance d’amendement […] Ce qu’il faut comprendre c’est que dans les postes nominatifs, il y a une majorité d’hommes, ce qui ne reflète pas la réalité sociale. La réalité sociale est que beaucoup de femmes élèvent des enfants dans des familles monoparentales, qu’elles sont nombreuses à prendre leur responsabilité, et qu’elles sont peu présentes au sein du gouvernement ou dans l’administration publique. »
Marie Laurence Jocelyn Lassègue s’est dite satisfaite du vote « qui permettra à la majorité de la population de jouir de ses droits politiques… » tout en appelant les femmes à rester mobilisées et vigilante pour que soit respecté le principe du quota de 30% des femmes dans les affaires publiques.

HL/ HaïtiLibre

 

Michel Martelly aujourd’hui dans le Nord-Est
10/05/2011 08:13:53

Haïti - Reconstruction : Michel Martelly aujourd'hui dans le Nord-EstDans le cadre de ses démarches visant à la réalisation de projets d’éducation et de développement économique, le Président élu, Michel Martelly, accompagné de Messieurs George Mérisier, Conseiller en éducation et Wilson Laleau, Conseiller en économie, se rendra à Ouanaminthe et à Limonade, ce mardi 10 mai 2011. Le Président Martelly visitera les usines de la Compagnie de Développement Industrielle (CODEVI) et les chantiers du Campus universitaire « Roi Henry Christophe » , l’Université offerte par la République Dominicaine.
La visite du Président élu Michel Joseph Martelly dans la zone franche et dans les installations de CODEVI lui permettra d’explorer les possibilités de reproduire ces projets dans d’autres régions du pays.
L’éducation et le développement économique représentent deux des piliers importants du programme du Président élu qui se met déjà au travail en vue de passer au concret ses promesses faites durant sa campagne à partir du 14 mai prochain, date de son investiture.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2110-haiti-education-la-nouvelle-universite-sera-terminee-le-12-janvier-2012.html
http://www.haitilibre.com/article-836-haiti-republique-dominicaine-la-codevi-une-solution-a-la-migration-illegale.html
http://www.haitilibre.com/article-116-haiti-economie-2000-nouveaux-emplois-dans-le-textile.html
http://www.haitilibre.com/article-2895-haiti-reconstruction-michel-martelly-aujourd-hui-a-pandiassou.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Amendement Constitutionnel : Mission accomplie ?

mardi 10 mai 2011

P-au-P., 9 mai 2011 [AlterPresse]— Les députés et sénateurs réunis en assemblée nationale ont procédé dans la nuit du 9 mai au premier amendement de la constitution de 1987, à l’issue d’une séance marathon, par moment houleuse, et qui a suscité de l’inquiétude au sein de divers secteurs estimant que des acquis démocratiques étaient en péril.

Tout juste avant minuit, la déclaration d’amendement a bénéficié du vote favorable de 81 parlementaires, tandis que 10 se sont abstenus et il n’y a eu aucun vote contre.

Par cet amendement, une nouvelle institution nommée Conseil Constitutionnel a été crée avec pour attribution de se prononcer sur la constitutionnalité des lois.

Les parlementaires ont également introduit dans la constitution haïtienne le principe de la nationalité multiple, ce qui permet aux Haitiens dotés de plusieurs nationalités d’occuper certaines fonctions dans la sphère politique.

En même temps, l’accession à certaines hautes fonctions, notamment président, premier ministre, sénateur et député, demeurent réservés à des Haïtiens qui n’ont pas eu à prendre une autre nationalité. Le parlement a également fait entrer dans la constitution le principe de quota de 30% en faveur de la représentation féminine dans les services publics.

Les parlementaires sont revenus sur l’amendement de l’article 134.1 pour pouvoir accorder la possibilité à un président d’accomplir deux mandats consécutifs et ont ainsi maintenu le principe antérieur de deux mandats séparés par un intervalle de 5 ans.

Cet article a notamment été dénoncé par le sénateur Steeven Benoit (Alternative) qui a laissé la séance après avoir souligné que cet article ne figurait pas dans la déclaration d’amendement telle qu’elle a été signée par les membres de la commission parlementaire de réflexion sur le document.

Le président de la commission, le sénateur Annik Joseph (Alternative), a admis que les modifications introduites l’ont été après des consultations répétées avec le président sortant René Préval et le président élu Michel Martelly.

Les parlementaires ont également reculé sur les dispositions transitoires, qui prévoyaient la prolongation de mandat des députés et de plusieurs sénateurs ainsi que la nomination prochaine des maires par l’Exécutif. Ceux qui sont en poste actuellement sont arrivés au terme de leur mandat en novembre 2009.

Les secteurs démocratiques avaient fait part de leurs inquiétudes par rapport à l’opération d’amendement qui, selon eux, a fermé la porte à la participation citoyenne en éliminant, par exemple, les assemblées territoriales.

Comme plusieurs autres voix, le sénateur Andris Riché (Alternative), qui a boudé la séance, a qualifié l’opération d’ « assassinat de la démocratie ». Dans une intervention à la station privée Radio Kiskeya, il a condamné l’attitude de ses pairs, y compris ceux élus sous la même bannière que lui. Il n’a pas compris l’empressement des parlementaires à accomplir en moins de 48 heures ce qui devrait se faire en 4 mois.

Soumise par le président sortant René Préval à la 48e législature en fin de session, le 4 septembre 2009, cette déclaration a été approuvée le 14 septembre.

Inaugurée avec 4 mois de retard le 27 avril dernier, il appartenait à la 49e législature de se prononcer sur la déclaration d’amendement dans un délai ne dépassant pas ce lundi avant minuit, correspondant à la fin de la première session parlementaire, suivant les prescrits constitutionnels.

L’amendement constitutionnel entrera en vigueur après sa publication par l’exécutif dans le journal officiel « Le Moniteur ». [gp apr 10/05/2011 06:00]

 

Mardi, 10 mai 2011 13:12

Haïti au centre des discussions à la conférence de l’ONU pour stimuler les économies des pays les moins avancés

La quatrième Conférence de l’ONU sur les pays les moins avancés (Conférence PMA IV) a débuté ce lundi à Istanbul, en Turquie. Réunis pendant une semaine, les représentants des 48 pays les plus pauvres de la planète doivent trouver un accord sur un programme d’action commun afin de stimuler leurs économies et susciter le soutien de la communauté internationale.
L’objectif des membres des 48 États inscrits sur la liste de la catégorie des pays les moins avancés (PMA), dont 33 se trouvent en Afrique, 14 en Asie et un dans la région Amériques (Haïti), est d’obtenir du reste de la communauté internationale de nouvelles mesures leur permettant de construire et de développer leurs infrastructures. Pour y parvenir, les PMA devront réaliser des progrès en matière de réformes économiques, de gouvernance et de mobilisation de ressources financières.
48 Chefs d’État et de Gouvernement ont confirmé qu’ils prendraient part aux travaux de la Conférence. 24 Chefs de secrétariats et d’agences du système des Nations Unies seront également présents. « Au lieu de voir les PMA comme pauvres et faibles, considérons ces 48 pays comme de vastes réservoirs au potentiel inexploité. Investir dans les PMA est une opportunité pour tous », a déclaré le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, présent lundi à l’ouverture de la Conférence à Istanbul, en Turquie.
« C’est une opportunité pour soulager les populations les plus vulnérables du poids de la pauvreté, la faim et des maladies. C’est une obligation morale », a-t-il ajouté.
Il a souligné que l’investissement dans les économies des PMA peut accélérer le redressement et la stabilité de l’économie globale, martelant que le commerce avec les pays pauvres « n’est pas de la charité mais un investissement intelligent ».
Le Chef de l’ONU a également plaidé en faveur de l’intensification des échanges Sud-sud notamment entre les PMA et les économies émergentes. Il estime que l’une des clés du problème des PMA réside dans le renforcement des capacités de production. « La plupart des PMA ont des ressources abondantes et une population jeune. Ces hommes et ces femmes ont besoin d’emplois décents, d’éducation et de formation afin de pouvoir mettre en valeur les atouts de leurs pays », a-t-il expliqué.
Le Secrétaire général a également rappelé à la communauté internationale la nécessité d’augmenter l’Aide publique au développement afin de tenir les promesses faites en la matière.
Enfin, il a tiré la sonnette d’alarme sur la situation mondiale de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. « L’agriculture emploie 70% des travailleurs des PMA. C’est peut-être le secteur le plus important pour le développement », a-t-il souligné en précisant que les investissements devaient se diriger vers les petits exploitants agricoles. Présent à Istanbul, le Président de l’Assemblée générale de l’ONU, Joseph Deiss, a lui aussi plaidé en faveur du renforcement de la lutte contre la pauvreté lors de l’ouverture de la Conférence.
« Les pays les moins avancés sont souvent décrits comme les plus pauvres et les plus vulnérables de la communauté internationale. Ils se heurtent à des problèmes structurels, ils ont été durement affectés par les trois crises – économique, alimentaire et énergétique – que le monde vient de traverser. Ces pays risquent d’être pénalisés à nouveau par l’envolée actuelle des prix du pétrole. Ils sont aussi touchés de manière disproportionnée par les effets du changement climatique », a expliqué le Président de l’Assemblée générale dans son discours.
« Pour accélérer les progrès dans la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) et pour assurer que ces progrès soient durables, je suis convaincu qu’il faut, dans les pays les moins avancés, des conditions-cadre qui stimulent l’investissement, la création de valeur ajoutée et la création d’emplois. C’est en s’appuyant sur les ressorts de la croissance économique que les pays les moins avancés prendront leur élan », a-t-il ajouté. Pour Joseph Deiss l’amélioration de la situation des PMA passera par l’établissement « d’institutions et des politiques mises en oeuvre aux niveaux national et régional ».
« Il faut intensifier les réformes pour renforcer l’état de droit, le respect des droits de l’homme et des institutions démocratiques ; il faut lutter davantage contre la corruption. La garantie des droits fondamentaux, notamment du droit de propriété, mais aussi la mise en place de structures de marché solides sont les conditions indispensables pour stimuler l’investissement, mobiliser les ressources domestiques, augmenter les capacités productives et créer des emplois », a-t-il ajouté.
« Réduire la pauvreté et la vulnérabilité des pays les moins avancés, nous le devons à leurs populations démunies, mais c’est aussi une contribution importante à un monde plus prospère, plus sûr, plus dynamique, plus démocratique et plus uni. Aujourd’hui pour la première fois peut-être dans l’histoire, nous avons les moyens de le faire, alors faisons-le, sans plus attendre. Je souhaite que le Programme d’Action d’Istanbul nous y aide », a conclu le Président de l’Assemblée.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti – Humanitaire : Infrastructures de réponse aux désastres près des Cayes
10/05/2011 11:49:52

Haïti - Humanitaire : Infrastructures de réponse aux désastres près des CayesHier a eu lieu non loin de la ville des Cayes, le lancement des travaux de construction d’infrastructures de réponse aux désastres. Ce bâtiment comprend un Centre d’Opération d’Urgence, un entrepôt de matériels de secours et de désastres, et un centre communautaire.
Plusieurs officiels du gouvernement haïtien et du gouvernement américain dont l’Ambassadeur des Etats-Unis, Kenneth Merten, le Ministre de l’Intérieur, Paul Antoine Bien-Aimé, et le Maire de la ville des Cayes, Yvon Chéry, ont participé à cette cérémonie.
Des centres d’opérations d’urgence actifs et des entrepôts de soulagement de désastre sont essentiels pour sauver des vies et diminuer les dommages que peuvent subir les propriétés immédiatement après les catastrophes. Ces Centres d’Opérations d’Urgence permettront au personnel de secours de collecter et d’analyser les informations recueillies, de prendre des décisions, et de gérer la réponse collective du pays dans les situations d’urgences ou de catastrophes naturelles. L’entrepôt emmagasinera les matériels nécessaires en vue de répondre et de soulager les personnes affectées.
Le Groupe Communautaire est un complexe composé de plusieurs bâtiments comprenant un centre communautaire, huit salles de classes, une clinique médicale et un puits artésien. Ces infrastructures aideront à améliorer la qualité de vie de la population locale et seront le noyau de la communauté.
Après le tremblement de terre du 12 janvier, le gouvernement américain a aidé le gouvernement haïtien à renforcer sa capacité de réponse dans les situations d’urgence et en cas de catastrophes naturelles. Travaillant en partenariat avec le gouvernement haïtien et la Direction de la Protection Civile (DPC), plusieurs projets sont en cours d’exécution à travers le pays.
Prenant la parole lors de cette cérémonie, l’Ambassadeur Merten a déclaré : « Le Gouvernement américain, à travers le Commandement Sud, travaille en partenariat avec le Gouvernement haïtien dans la construction de ces bâtiments. Nous envisageons de construire des centres d’opérations d’urgence et des entrepôts de secours dans chaque département, ainsi que huit groupes communautaires et quatorze centres de pompiers à travers Haïti. Ces projets renforceront l’infrastructure vitale d’Haïti et sa capacité à faire face et gérer les incendies et les catastrophes naturelles ».
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2732-haiti-climat-les-usa-inquiet-des-consequences-d-un-ouragan-majeur-sur-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2485-haiti-climat-haiti-prepare-deja-la-saison-cyclonique.html
HL/ HaïtiLibre

 

Tous les anciens chefs d’Etat sont invités à la cérémonie d’investiture de M. Martelly

Jean Bertrand Aristide, Jean Claude Duvalier et tous les anciens présidents d’Haïti ont été invités à participer à la cérémonie de d’investiture de Michel Martelly le 14 mai 2011.
Le coordonnateur de la cérémonie d’intronisation du 56 eme président haïtien, Fritz Jean Louis, donne l’assurance que des lettres d’invitation ont été adressées à tous les anciens chefs d’état y compris Lesly Manigat, époux de la candidate battue au second tour Mirlande Manigat. Le président sortant René Préval pourrait se retrouver aux cotés de Prosper Avril, leader d’un gouvernement militaire. D’autres présidents provisoires dont Ertha P. Trouillot et Boniface Alexandre résident également au pays.
M. Jean Louis annonce que plusieurs chefs d’Etats et dignitaires étrangers ont confirmé leur participation à la cérémonie d’investiture du 14 mai. Il n’a pas voulu toutefois révéler les noms des chefs d’état ou de gouvernement, et des artistes étrangers ayant confirmé leur présence. Des représentants de la diaspora seront également aux premières loges, explique M. Jean Louis.
Les festivités marquant l’investiture de M. Martelly débuteront le 13 mai avec des réunions de prières des églises protestantes et catholiques. Une réunion de prière spéciale, « veille de nuit », sera organisée par une association protestante devant le Palais national.
Les festivités de l’investiture prendront fin dans la soirée du 14 mai avec des programmes musicaux en plein air à la capitale et dans les principales villes de province.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-Parlement-Constitution

La 49e législature impose à la nation deux mandats présidentiels consécutifs

Dénaturant totalement la constitution, Sénateurs et Députés ont pris la lourde responsabilité de supprimer l’article 134.3 considéré comme un rempart contre la dictature et l’ont remplacé par un autre incorporé sans aucune explication dans la déclaration d’amendement ; prolongation du mandat des Députés et du tiers des Sénateurs élus en 2006 ; les prochains maires seront nommés et non élus tandis que les Forces Armées d’Haïti sont maintenues

lundi 9 mai 2011

Les Sénateurs et Députés réunis en assemblée nationale ont pris lundi soir une grave décision politique en faisant sauter l’un des principaux verrous de la constitution à travers l’effacement de l’article 134.3 qui autorise désormais le Président d’Haïti à briguer deux mandats consécutivement.

Par 73 voix pour, quatre contre et sept abstentions, les parlementaires ont, à l’approche de la fin de la première session ordinaire de la 49e législature, approuvé le remplacement de l’article 134.3 par le 134.1 qui n’était nullement prévu dans la déclaration d’amendement de la loi-mère introduite le 14 septembre 2009.

« La durée du mandat présidentiel est de cinq (5) ans. Il est immédiatement rééligible, mais ne peut en aucun cas briguer un troisième mandat », stipule le nouvel article qui risque d’être lourd de conséquences et d’exposer Haïti à de potentielles dérives du pouvoir contre lesquelles les constituants de 1987 avaient voulu la protéger à la chute de la dictature sanglante des Duvalier.

Le Président élu, Michel Martelly dit « Sweet Micky », dont le mandat prendra fin le 7 février 2016, pourra donc se représenter au terme de ses cinq années de son administration.

Dans ce qui s’apparente à un véritable « deal » entre secteurs politiques théoriquement opposés, son prédécesseur René Préval devrait promulguer la constitution amendée avant de partir dans moins d’une semaine, samedi prochain (14 mai).

Présidée par l’ex-prêtre engagé François Anick Joseph, premier Sénateur de l’Artibonite sous la bannière d’Alternative, la commission bicamérale de quinze membres chargée de travailler sur les propositions d’amendement de la constitution s’est montrée particulièrement généreuse avec les élus.

Charité bien ordonnée commençant par soi-même, dans leur volonté proclamée de modifier la séquence des élections et d’harmoniser les mandats, les parlementaires ont accordé un mandat de cinq ans aux Députés (élus jusqu’ici pour quatre ans) et prorogé de deux ans celui des Sénateurs devant arriver à terme dans quelques mois.

De fait, désignés initialement pour une période de six ans, ils passeront deux ans supplémentaires au Parlement et y resteront jusqu’en octobre 2013.

Dans cette catégorie, on retrouve notamment les Sénateurs Youri Latortue (AAA/Artibonite, nord), Evallière Beauplan (PONT/nord-ouest), Joseph Lambert (INITE/sud-est) et Kély Bastien (INITE/nord), tous deux ex-présidents de l’assemblée, ainsi que Edmonde Supplice Beauzile (Alternative/Centre) et Nenel Cassy (PLB/Nippes, sud-ouest). Ces deux derniers, avec leurs collègues Andrys Riché (Alternative/Grand’Anse, sud-ouest) et Maxime Roumer (KOREGA/Grand’Anse), avaient décidé de boycotter la séance en vue d’exprimer leurs désaccords politiques avec un processus de réforme constitutionnelle jugé vicié à la base.

Par ailleurs, il est prévu dans la nouvelle version de la constitution que les maires, qui arriveront bientôt en fin de mandat, seront nommés par l’Exécutif via le ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales.

La 49e législature a enfin abrogé un article de la déclaration d’amendement pour confirmer le maintien tel quel dans la charte fondamentale des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dissoutes en 1995 peu après le retour d’exil du Président d’alors, Jean-Bertrand Aristide, ramené au pouvoir grâce une intervention militaire américaine. spp/Radio Kiskeya

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