mercredi 11 mai 2011

11 Mai

Haïti – Élections : Résultats définitifs des 19 sièges contestés…
11/05/2011 14:17:39

Haïti - Élections : Résultats définitifs des 19 sièges contestés...Le Conseil Electoral Provisoire (CEP), a rendu public hier soir, les décisions prises par le BCEN Spécial en ce qui concerne les dix neuf sièges de parlementaires contestés (17 Députés et 2 Sénateurs).
En dépit de l’insatisfaction des observateurs internationaux ou nationaux, les responsables du CEP n’ont pas appliqué à la lettre, comme l’avaient conseillé, les experts de l’OEA, le maintien des résultats préliminaires comme définitifs.
Selon les résultats du Bureau de Contentieux Électoral (BCEN) Spécial, la Plateforme présidentielle (INITE) après décision a remporté seulement 4 sièges sur les 16 qu’elle revendiquait après lui avoir été attribués lors de la proclamation des résultats « définitifs contestés » le 20 avril dernier. Malgré ces ultimes changements, le parti du Président René Préval ne détient pas la majorité absolue au Parlement.
Yolaine Gilles, Observatrice du Réseau national des Défenses des Droits Humains (RNDDH) et l’Ambassadeur Colin Granderson chef de la Mission de l’OEA/CARICOM (MOEC), n’ont pas caché leur insatisfaction devant les résultats proclamés par le CEP.
Dans les résultats du BCEN spécial, 4 sièges pour les députés sont de nouveaux contestés. D’après Yolaine Gilles, les circonscriptions de Belladères, de Carice, de Tiburon et de Jacmel ont toujours des problèmes, les recommandations du rapport de la MOEC n’ayant pas été respectées. « En ce qui concerne la circonscription de Jacmel, c’est un scandale […] les membres du BCEN Spécial ont présenté un procès-verbal entaché d’irrégularités pour justifier la victoire du candidat d’INITE. »
Pour sa part, Colin Granderson recommande une nouvelle vérification des 4 sièges de nouveau contesté…
Rien de semble donc, jamais vraiment définitif… Va-t-on avoir droit maintenant à un BCEN Super Spécial? A suivre…
Dernière minute : À la Gonâve, on nous rapporte des violences ce mercredi après la publication des résultats définitifs du CEP Jacquy Guerrier le candidat (INITE) a perdu l’élection. On nous informe que des individus armés ont saccagés et incendiés des maisons et une école. Au cours de ces incidents, dont les partisans d’INITE seraient à l’origine, Jean Rostel, le juge de Paix de Pointe à Raquette, aurait été blessé. On nous signale aussi des incidents et une vive tension dans les communes de Bombardonpolis, d’Anse à Galet, de Pointe à Raquette (l’île de la Gonâve), de Léogane et de Grand-Goave.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2893-haiti-elections-le-bcen-special-verifie-actuellement-le-travail-de-la-moec.html
http://www.haitilibre.com/article-2841-haiti-elections-rapport-de-la-moec.html
http://www.haitilibre.com/article-2862-haiti-elections-sortie-de-crise-la-solution-de-gaillot-dorsinvil.html
http://www.haitilibre.com/article-2800-haiti-elections-ginette-cherubin-revele-des-irregularites-et-des-fraudes.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Constitution : Le Premier Ministre remplacera le Président en cas d’empêchement
11/05/2011 08:25:08

Haïti - Constitution : Le Premier Ministre remplacera le Président en cas d’empêchementRemplacement du Président :
L’article 149 de la constitution de 1987, a été voté. Désormais, c’est le Premier Ministre qui prendra les rênes de l’exécutif en cas d’empêchement ou de vacance présidentielle. Il devra organiser l’élection pour un nouveau Président, dans un délai de 60 à 120 jours. Toutefois, si le Président à remplacer a atteint la 4 ème année de son mandat, c’est le Parlement qui désignera un nouveau Président pour le temps qui reste du mandat. Notez que cet article 149 ne donne aucune précision sur la provenance de cette personne que les parlementaires pourront placer à la tête du pays.
Armée :
Dans la  version amendée de la constitution, les parlementaires ont abrogé un article de la déclaration d’amendement sur l’armée. Cet amendement confirme le maintien dans la Constitution des Forces Armées d’Haïti (FAd’H) dissoutes en 1995 après le retour d’exil du Président Jean-Bertrand Aristide.
Conseil Constitutionel :
La déclaration d’amendement voté par 81 voix, 10 abstention et 0 vote contre a permis de créer une nouvelle institution nommée « Conseil Constitutionnel » ayant pour rôle de se prononcer sur la constitutionnalité des lois.
L’interpellation du Premier Ministre :
Les parlementaires ont rejeté [66 voix contre, 31 pour et 2 abstentions] l’article de la déclaration de révision constitutionnelle interdisant à ces derniers, d’interpeller le Premier Ministre moins d’un an après un vote de confiance. Sur proposition du Sénateur Steven Benoit, l’Assemblée a écourté le délai séparant deux interpellations, qui est désormais de 6 mois.
S/ HaïtiLibre

 

Mercredi, 11 mai 2011 05:54

Edwin Paraison salue la grande victoire de la diaspora

imageLe ministre des haïtiens vivant à l’étranger, Edwin Paraison, se réjouit de l’adoption des articles autorisant les multiples nationalités pour les compatriotes vivant dans la diaspora. Les haïtiens nés d’un père haïtien ou d’une mère haïtienne, qui eux-mêmes n’avaient pas renoncé à leur nationalités, sont considérés comme des haïtiens à part entière.
M. Paraison déplore toutefois le maintien de certaines restrictions pour certaines fonctions. Les législateurs de la 49 eme législature ont indiqué que les membres de la diaspora voulant occuper la fonction de ministre doivent être propriétaires d’immeubles et s’acquitter de leur redevance envers le fisc. M. Paraison fait remarquer qu’il ne pourrait pas occuper le poste de ministre parce qu’il ne dispose pas de ressources suffisantes pour acquérir une maison convenable en Haïti.
Dans la constitution de 1987 amendée les haïtiens de la diaspora peuvent occuper des fonctions de Asec, Casec, delegué de ville et Maire. Ils ne pourront briguer les fonctions législatives sans s’être auparavant débarrassé des autres nationalités.
Lorsque la constitution amendée entrera en vigueur, les haïtiens désireux de se réapproprier la nationalité haïtienne devront adresser une demande au consulat le plus proche. Toutefois le ministre Paraison souligne que la loi devra déterminer les modalités pour recouvrir la nationalité haïtienne.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Michel Martelly aujourd’hui à La Gonâve
11/05/2011 08:05:12

Haïti - Reconstruction : Michel Martelly aujourd'hui à La GonâveAprès le Plateau central et le Nord-Est, le Président élu de la République, Michel Joseph Martelly, sera à La Gonâve dans le cadre d’une série de visites de travail à travers le territoire.
Le Président Martelly laissera la capitale ce mercredi accompagné de son conseiller Gregory Mayard-Paul à destination de cette ile pour visiter des hôpitaux et des centres de santé ainsi que certaines plages. La santé est l’un des problèmes cruciaux auxquels fait face la paysannerie haïtienne et le Président élu entend apporter des solutions durables durant son mandat. Le tourisme demeure l’un des pôles de développement du pays et la Gonâve est encore inexploitée.
En dépit de ses énormes potentialités, La Gonâve a été trop longtemps négligée par les Gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays. Le Président élu promet d’explorer toutes les possibilités à même de garantir le développement intégral de cette ile.
Ce sera aussi, pour le Président élu Martelly, l’occasion de signifier aux Gonaviens son engagement à contribuer au développement du pays dans son ensemble et de combattre l’injustice sociale, la pauvreté, l’exode rural et la surpopulation. Le changement ne peut être efficace sans une prise en charge de toutes les régions.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2910-haiti-reconstruction-michel-martelly-aujourd-hui-dans-le-nord-est.html
http://www.haitilibre.com/article-2895-haiti-reconstruction-michel-martelly-aujourd-hui-a-pandiassou.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Sport : Le Président Martelly joue au football à St-Marc !
11/05/2011 11:01:56

Haïti - Sport : Le Président Martelly joue au football à St-Marc !Le Parc Levelt de St-Marc a été, mardi 10 mai 2011, le théâtre d’un grand évènement sportif. Un match de football historique opposant les joueurs des « Amis de Martelly » à ceux de « All stars de St-Marc ». Le Président Martelly qui effectue beaucoup de visites de travail à travers le pays a eu le temps de jouer pour le plaisir de ses électeurs.
Il était environ 3:00 pm quand les premiers groupes de spectateurs ont commencé à investir le parc. Plus d’une heure après, des milliers de compatriotes s’étaient massés dans tous les coins du terrain. Ils ont fait le déplacement pour voir jouer leur leader qui symbolise un véritable changement même au niveau de la fonction.
A 4:45 pm, le Président Martelly est arrivé en hélicoptère sur la pelouse. Une fois sorti de l’appareil, le futur chef d’État s’est d’abord jeté au sol comme pour exprimer sa joie. Ovationné par l’assistance, il a ensuite fait le tour du terrain pour saluer le public.
Des gerbes de fleurs et un trophée ont été remis au Président Martelly, honoré pour sa contribution à l’avancement du sport roi dans le pays. Un geste qui l’a beaucoup touché. « Ce match illustre l’amour que j’ai pour le football […]. Je serai aux côtés des jeunes et je continue à supporter le sport en général », a-t-il promis. Il a aussi remis des ballons et des trophées à des personnalités ayant marqué et supporté le football haïtien dont Ti Pierre Bayonne, Nono Jean-Baptiste dit Zé Nono, Johnny Descolines, Jean Roland Datiguenarve, Roro Nelson et un jeune joueur de l’équipe de St-Marc. Après cette cérémonie, l’Orchestre professionnel classique de St-Marc a interprété l’hymne national, suivi d’une séance de photos.

A 5:32 pm, Le match a débuté et c’est le 56 ème Président de la République d’Haïti qui a lancé la partie. Michel Martelly s’est associé à une pléiade d’artistes et d’anciennes gloires du football haïtien lors de cette rencontre. Pendant environ 40 minutes, l’ancien joueur de Don Bosco de Pétion-Ville a fait les délices des spectateurs par sa touche de balle, des passes et des dribles humoristiques. Son sourire a illuminé le visage des assistants.
Le Président Michel Martelly n’a marqué aucun but personnel pendant la rencontre, mais lui et son équipe ont remporté la victoire par 5 buts à 3. « C’est une belle chose pour le pays ! C’est la première fois que j’ai assisté à un match de football disputé par un Président », s’est réjoui un homme dans la quarantaine, à sa sortie du Parc Levelt de St-Marc.
Le Président élu qui fait, entre autres, de l’éducation, l’agriculture et la création d’emplois ses principales priorités, a renouvelé son engagement et sa détermination à apporter le changement promis au peuple haïtien. Il est aussi convaincu que la proximité et les visites de terrain constituent une source d’inspiration et d’information dans sa croisade de travailleur au service du peuple.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Technologie : 10,045 numéros du Moniteur ont été numérisés
11/05/2011 12:20:57

Haïti - Technologie : 10,045 numéros du Moniteur ont été numérisésWilhems Edouard, le Directeur Général des presses nationales, a présenté hier mardi, le premier volume de deux siècles de législation haïtienne sous forme numérique [10 DVD]. Wilhems Edouard a fait savoir que plus de 10,045 numéros du journal officiel « le Moniteur » et 286,000 images ont été numérisés par 14 techniciens afin de rendre disponibles les textes de loi haïtiennes. Soulignant que « c’est la première fois qu’un élément aussi important du patrimoine documentaire du pays, est complètement mis à l’abri des catastrophes naturelles notamment des tremblements de terre »
Le premier volume contient les textes qui ont été publiés, de 1904 à 2004. Il s’agit, a dit M. Edouard, d’une base de données électroniques qui pourra être exploitée par tous ceux qui s’intéressent aux droits mais également par les justiciables. Cette base de données permet les recherches par dates ou thèmes et rend disponible, tous les textes de loi qui ont été publiés dans « Le Moniteur » depuis l’indépendance du pays.
Wilhems Edouard a annoncé pour les prochains jours, la sortie du 2 ème volume de deux siècles de législation haïtienne qui couvrira le 19 ème siècle avec, en bonus, les textes publiés après 2004.
Ce projet a été réalisé avec le concours de l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI), de l’Union Européenne et de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).
Antonio Cabral, le coordonnateur technique à l’OIF du programme d’appui à la justice haïtienne, s’est félicité de la réussite du projet « Les lois sont souvent méconnues par certains avocats. » Il encourage entre autres : les historiens et les avocats à utiliser ce nouvel outil, dont l’usage est répandu dans plusieurs pays comme : les Etats Unis, la France et le Canada. Ajoutant que « …cette base de donnée est de nature à rendre plus efficace les institutions notamment la justice. »
Wilfrid Bertrand, le Directeur des Archives Nationales, a salué lui aussi cette initiative des presses nationales d’Haïti. Il reconnait également que certains avocats méconnaissent beaucoup de textes de loi et « cet instrument, va contribuer à améliorer la qualité de leur travail. »
S/ HaïtiLibre

 

Publié le 11 mai 2011 à 12h54

Port-au-Prince se refait une beauté

Un jeune artiste peint un portrait du nouveau... (Photo: AFP)

Un jeune artiste peint un portrait du nouveau président d’Haïti, Michel Martelly, dans une rue de Port-au-Prince.

Photo: AFP

Clarens Renois, Agence France-Presse – Port-au-Prince

Sur l’avenue Panaméricaine qui relie Port-au-Prince à la banlieue de Pétion-ville, des femmes munies de balais s’échinent à nettoyer les trottoirs encombrés de détritus. À quelques jours de l’investiture du nouveau président, la capitale haïtienne se refait une beauté.

Michel Martelly, vainqueur de l’élection présidentielle, doit devenir samedi le nouveau président du pays le plus pauvre des Amériques.

Pour son investiture, des centaines de balayeurs ont été déployés dans Port-au-Prince pour une opération de ramassage d’ordures ménagères, qui passent des semaines dans les rues avant d’être brûlées, faute de service de collecte.

«Avec l’arrivée du président Martelly, nous voulons donner un nouveau visage à la capitale», dit une balayeuse qui ne souhaite pas donner son nom.

Mais la tâche des volontaires s’apparente bien souvent à un travail de Sisyphe. Souvent, ils doivent revenir sur leurs pas pour, une fois, deux fois, cent fois, débarrasser la chaussée de déchets jetés à longueur de journée par les passants.

Dans plusieurs quartiers, des clubs de jeunes ont été constitués pour repeindre des façades bardées de slogans politiques, de versets bibliques et de messages publicitaires.

Lundi soir, des groupes du secteur privé haïtien voulant rester anonymes ont lancé l’opération «Haïti Propre» visant à débarrasser la capitale de ses tonnes de déchets.

«Notre capitale est belle, il faut arrêter de la traiter comme une grosse poubelle. Nous allons assurer l’entretien à travers cette opération qui vise aussi le reste du pays», précise un entrepreneur sous couvert d’anonymat.

Mais, précise-t-il, «nous ne voulons pas que cette initiative citoyenne soit interprétée comme une prise de position politique».

À l’entrée de Pétion-ville et dans le quartier résidentiel du très populaire «président Micky», les portraits à son effigie fleurissent sur les façades peintes aux couleurs de sa fondation, en rose et blanc.

Jean-Marie Duplessy, qui dirige le Club Tet Kale («tête chauve», surnom du nouveau président) de la rue Panaméricaine, a érigé un portrait de M. Martelly au milieu de ceux de Barack Obama et de Nicolas Sarkozy.

«Nous voulons diffuser trois messages: la paix, pour dire au président Obama des Etats-Unis: aidez-nous, mais laissez Haïti vivre en paix; le progrès pour dire au président Sarkozy: n’exploitez pas Haïti, aidez-la à progresser».

Le troisième message est destiné à Michel Martelly: «Nous sommes prêts à collaborer par amour pour Haïti». Les 45 membres du club veulent apporter le soutien nécessaire au nouveau président pour réussir son projet d’éducation gratuite.

«Martelly doit tenir ses promesses sur l’éducation», reprend Marie-Rodèle, 22 ans, qui donne bénévolement des cours d’alphabétisation destinés aux plus jeunes.

«J’espère qu’il ne va pas nous décevoir. S’il fait comme les autres présidents, nous serons les premiers à exiger son départ», prévient-elle. Dans un pays marqué par l’instabilité politique, John, étudiant, souhaite que le président Martelly contribue à renforcer la sécurité.

Il reste cependant sceptique quant au changement annoncé par M. Martelly. «Seul il ne pourra rien faire, il va falloir qu’on s’y mette tous ensemble», dit-il.

Et Bénèche Saint-Fort, comptable, de renchérir: «Le président doit s’unir avec le Parlement et travailler avec ses amis et ses ennemis pour le progrès d’Haïti, mais il (Martelly) aura besoin de l’aide de la communauté internationale pour réussir».

Sur le marché public de Pétion-ville, un camion diffuse à plein volume des tubes de «Sweet Micky», comme pour rappeler que celui qui s’apprête à prendre les rênes du pouvoir est le musicien le plus populaire d’Haïti et qu’il a fait danser les Haïtiens pendant plus de 20 ans.

 

Haïti – USA : Le gouvernement américain finance la formation de 60 cadres
11/05/2011 09:31:12

Haïti - USA : Le gouvernement américain finance la formation de 60 cadres Le Gouvernement américain a officiellement lancé un programme de formation de quatre mois visant à renforcer les aptitudes de 60 employés du Ministère de l’Education Nationale et de la Formation Professionnelle. Ces cadres, qui suivent cette formation tout en se consacrant régulièrement à leur activité professionnelle, suivront cette formation durant quinze weekends sur les techniques de gestion et de planification, et sur la technologie de l’information et de la communication.
Tout en soulignant les conséquences que cette formation peut avoir sur les efforts continus du ministère pour transformer le système éducatif national en Haiti, le Docteur Carleene Dei, Directrice de l’Agence Américaine pour le Développement International en Haiti (USAID), a également fait ressortir l’importance de l’éducation pour le futur d’Haiti et a salué l’esprit des participants. « Aucun pays ne peut franchir le seuil du développement sans l’éducation. Vous êtes les pionniers du changement du système éducatif haïtien », a-t-elle déclaré.
Ce programme de formation entre dans le cadre du Programme Haïtien d’Appui à la Réforme de l’Éducation (PHARE), financé par l’USAID. Faisant partie de la stratégie du programme PHARE à renforcer les capacités institutionnelles, ce projet sera exécuté en partenariat avec deux institutions locales dont l’Université Quisqueya et l’Institut Infotronique d’Haiti pour enseigner de nouvelles techniques de planification, de gestion et de technologie de l’information aux employés du ministère. Le ministère est actuellement en train d’implémenter son plan quinquennal qui vise à améliorer sa supervision des écoles et centres de formation haïtiens.
En savoir plus sur le programme PHARE :
Lancé en 2003, l’objectif du programme PHARE est d’améliorer l’éducation en Haiti à travers une meilleure qualité de la formation des enseignants et de meilleurs accès aux services scolaires. Depuis le tremblement de terre du 12 janvier 2010, le programme s’est également engagé dans la réhabilitation des écoles affectées en vue d’aider à faciliter leur réouverture, sur demande du gouvernement haïtien.
HL/ HaïtiLibre

 

Les parlementaires sevrés de leurs amendements anticonstitutionnels

Loin de la perspective de deux mandats présidentiels consécutifs et de la prorogation du mandat des parlementaires, « l’arrangement politique » détestable conclu entre René Préval, Michel Martelly et une majorité parlementaire a vécu

mardi 10 mai 2011

Les élus de la 49e législature ont essuyé leur premier revers politique en abandonnant in extremis lundi soir -devant une opposition citoyenne acharnée- certaines modifications de la constitution qui s’assimilaient à un véritable « coup d’état » susceptible de mettre en péril de précieux acquis démocratiques de l’ère post-Duvalier.

En effet, n’était-ce la mobilisation express de quelques acteurs de la classe politiques, de la société civile et d’un groupe de médias pro-actifs, Sénateurs et Députés auraient sans doute autorisé le prochain Président, Michel Martelly, à briguer deux mandats successifs et se seraient accordés une rallonge considérable. Plus de deux ans pour les Sénateurs presqu’arrivés à la fin de leur mandat qui passerait de six à huit ans et un an supplémentaire pour les Députés dont le mandat de quatre ans s’étendrait au pas de charge sur cinq ans.

A quelques minutes de minuit et de la fin de la première session ordinaire de l’année législative, dans une série de téléscopages joints à des manoeuvres en coulisse, les élus se sont mis subitement à afficher des positions contradictoires et pour certains à dénoncer le projet d’amendement.

Devant la complexité légale et les risques politiques majeurs de l’entreprise, les initiateurs de cette tentative de charcutage de la loi-mère au profit d’intérêts particuliers inavoués ont du s’avouer vaincus et renoncer à se mettre en face de la nation.

Premier à donner le signal d’un retour à la raison dans les deux Chambres législatives à ce moment crucial, le Député des Gonaïves, Sadrac Dieudonné, a invoqué l’inviolabilité de l’article 111.8 de la constitution qui stipule que « En aucun cas, la Chambre des députés ou le Sénat ne peut être dissous ou ajourné, ni le mandat de leurs membres prorogé ».

Puis, les Sénateurs Jean Hector Anacacis, Youri Latortue, Kély Bastien, Joseph Lambert et le Député Stevenson Timoléon se sont succédés à la tribune et chacun, à sa façon, a constaté l’échec du projet d’harmonisation des mandats et de la réduction des fréquences des élections.

Par 81 voix pour, 0 contre et dix abstentions, l’assemblée nationale a adopté l’ensemble des amendements jugés recevables, laissant tomber toutes les dispositions transitoires et avec elles les articles concernant les deux mandats présidentiels consécutifs, la prorogation du mandat du tiers des Sénateurs et de tous les Députés ainsi que la nomination des élus locaux à l’expiration de leur mandat.

Outre les législateurs, le Président encore en exercice, René Préval, et son successeur élu, Michel Martelly, ont été éclaboussés dans cette affaire considérée par plus d’un comme un « deal politique » destiné à satisfaire des intérêts mesquins au détriment de ceux du pays.

Sur une soixantaine d’articles amendés à l’issue de deux séances marathon, la 49e législature a notamment accordé la multinationalité aux haïtiens de la diaspora, instauré un quota de 30% de représentation féminine dans les services publics, confirmé le maintien des Forces Armées d’Haïti et approuvé la création d’un conseil constitutionnel.

Préval devrait rapidement promulguer la version amendée de la constitution qui entrera en vigueur sous la Présidence de Martelly, effective à compter de ce samedi. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti-Amendement de la Constitution : Coup de théâtre !

Par Sylvestre Fils Dorcius / mardi 10 mai 2011

P-au-P., 10 mai 2011 [AlterPresse]— La 49e législature, réunie en Assemblée nationale, a, à 23 heures 53 (heure locale), quelque 7 minutes de la fin de la première session parlementaire, lundi 9 mai, adopté la déclaration de l’amendement de la Constitution du 29 mars 2011.

L’ensemble du texte de la déclaration d’amendement, après adoption ou rejet de chaque article modifié ou supprimé séparément, sans grand débat, a bénéficié du vote favorable de 81 parlementaires, tandis que 10 se sont abstenus et il n’y a eu aucun vote contre.

Réalisée avec beaucoup de difficultés, entre autres – suspension répétée de séance, empressement, prise de parole limitée à l’approche de la fermeture de la session – la séance a réservé bien des surprises.

« Je note des fautes graves dans cette séance en Assemblée nationale. Mes collègues de la commission bicamérale ont trafiqué le rapport final. Ils ont présenté à l’assemblée des articles qui ne figuraient pas dans le document original », dénonce le sénateur Steven Benoit (Alternative/Ouest) qui, visiblement vexé, a abandonné la séance.

Steven Benoit a crié au scandale au moment où ses pairs s’apprêtaient à adopté l’article 134.1 de la déclaration qui admet deux mandats consécutifs pour un président.

« Les membres de la commission, chargés de finaliser le rapport, ont rajouté cet article, ainsi que plusieurs autres, à l’insu de plusieurs autres membres de la commission », s’insurge Benoit.

Tout en s’inscrivant en faux contre les allégations de son collègue, le président de la Commission bicamérale, le sénateur François Anick Joseph (Alternative/Artibonite), a précisé, cependant, qu’ « il y avait 6 ou 7 brouillons du document. »

« Bloqué à certain moment pour finaliser notre travail au niveau de la commission, nous avions du contacter le président sortant René Préval, instigateur de cet amendement, qui nous a proposé une issue à propos de l’harmonisation des mandats », précise le sénateur François Anick Joseph.

En vue de faciliter encore plus le travail final de la commission, le président élu Michel Joseph Martelly a été, lui aussi, contacté, indique le président de la commission.

« En effet, à la fin de notre travail samedi matin, les deux principaux concernés à savoir le président sortant René Préval et le président élu Michel Joseph Martelly nous ont envoyé leur représentant respectif toujours pour nous assurer que notre travail s’achève en bonne et due forme », précise François Anick Joseph.

Plusieurs articles de la déclaration d’amendement, dont ceux ayant rapport à la nationalité et les critères d’éligibilité des postes électifs, ont suscité des prises de gueules entre plusieurs parlementaires les unes plus virulentes que les autres.

Et ils ont voté…

Minuit près. L’heure n’est plus aux verbiages mais à l’action et surtout pas n’importe quelle action, murmurent certains parlementaires et des membres de l’assistance.

« Si nous ne pouvons pas adopter l’article 285 concernant notre mandat tout l’amendement tombe », déclarent, à l’unisson, des parlementaires.

L’article 285 stipule : « les mandats des élus en fonction, à l’entrée en vigueur des amendements portés à la Constitution haïtienne de 1987, sont réglés comme suit : le président de la République est en fonction de sa prestation de serment au 7 février 2016 ; les députés sont en fonction jusqu’au deuxième lundi de janvier 2016. »

« Les sénateurs élus aux élections d’avril 2009 et de mars 2011 sont en fonction jusqu’au deuxième lundi de janvier 2016, et les sénateurs élus en avril 2006 sont en fonction jusqu’aux élections d’octobre 2013 », poursuit l’article.

23 heures 53. Le débat à ce moment prend une nouvelle allure. Des sénateurs et députés s’apprêtent déjà à plier bagage.

Inquiet d’un éventuel rejet de la déclaration d’amendement, le sénateur Kelly C. Bastien, un des responsables de la Plate-forme Inite, tente, avec succès, de ramener ses collègues à la raison.

« Il nous faut sauver, avant minuit, le processus d’amendement déjà fin prêt, je propose d’enlever la partie qui concerne les ‘dispositions transitoires’ et de revenir sur le vote favorable accordé à l’article 134.1 pour résoudre le problème. Ce serait peine perdue si minuit arrive sans qu’une décision soit prise. Tout le travail sera remis pour 5 ans », souligne Kelly Bastien.

Suite à cette intervention de l’ancien président du sénat, à l’appel au vote du sénateur Jean Rodolph Joazile (Inite/Nord’Est), président de l’assemblée nationale, les parlementaires ont adopté la déclaration d’amendement peu avant minuit.

Pour Joazile, la séance donnant lieu au vote favorable du premier amendement de la constitution du 29 mars 1987 est un « succès ».

Cette séance a été également l’occasion pour l’Assemblée nationale de clôturer les travaux de la première session de la 49e législature.

Les députés devraient partir en vacances pour un mois. Mais ils seront certainement convoqués en Assemblée nationale extraordinaire pour l’investiture du président élu Michel Joseph Martelly, le 14 mai, date à laquelle, selon l’article 298 de la Constitution modifiée, le présent amendement entrera en vigueur, après sa publication dans le journal officiel Le Moniteur. [sfd gp apr 10/05/2011 14 :30]

 

Alain Juppé attendu à l’investiture de Michel Martelly

Le chef de la diplomatie française doit arriver à Port-au-Prince vendredi

mardi 10 mai 2011

Le ministre français des affaires étrangères et européennes, Alain Juppé, devrait conduire la délégation de son pays samedi à la cérémonie d’intronisation du nouveau Président haïtien, Michel Martelly, a appris mardi Radio Kiskeya de sources diplomatiques françaises à Port-au-Prince.

M. Juppé est attendu dans la capitale vendredi.

Actuel maire de Bordeaux, plusieurs fois ministre et ancien premier ministre de Jacques Chirac de 1995 à 1997, le chef de la diplomatie française, qui a succédé en février à Michèle Alliot-Marie, effectuera sa première visite en Haïti.

Selon Fritz Jean-Louis, membre du bureau de passation chargé de la transmission des pouvoirs entre le Président sortant, René Préval, et son successeur, une dizaine de chefs d’Etat étrangers devraient assister à l’investiture de Martelly, 50 ans, ancien chanteur de Compas surnommé « Sweet Micky ».

Pour l’instant, seule la présence du Président dominicain, Leonel Fernàndez, a été officiellement annoncée.

Des travaux sont en cours sur la place des Nations Unies au Bicentenaire (sud-ouest de Port-au-Prince) et sur le site du Palais National (siège de la Présidence), gravement endommagé par le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, en vue du déroulement de la cérémonie de passation des pouvoirs entre MM. Préval et Martelly. spp/Radio Kiskeya

 

C’était dans Match . . . AVRIL 1971

paris-match | Mardi 10 Mai 2011

Haïti en larmes. Papa Doc est mort, vive Baby Doc !

Haïti en larmes. Papa Doc est mort, vive Baby Doc !

Baby Doc, le fils, pleure Papa Doc, le père : la dynastie Duvalier a sévi près de trente ans | Photo Paul Slade

La perle noire des Antilles est en deuil pour trente jours. Haïti pleure l’homme d’Etat qui a transformé une république en régime dynastique : François Duvalier, Papa Doc, avait pris la précaution de nommer son fils Jean-Claude, surnommé « Baby Doc », 19 ans, futur président à vie.

Par François Pédron – Paris Match

Ce samedi 24 avril 1971, Port-au-Prince, la capitale, n’est plus que sanglots et gémissements. En cent soixante-sept ans d’indépendance (arrachée à la France le 1er janvier 1804) se sont succédé deux empereurs, un roi, 36 chefs d’Etat dont 23 seront assassinés ou éliminés. Elu en 1957, ce médecin de campagne, fils de magistrat, que ses fidèles aimaient à comparer à Schweitzer parce qu’il a été ministre de la Santé de 1946 à 1950, crée les Volontaires de la sécurité nationale, autrement dit les tontons macoutes, extermine communistes et « gauchistes », fait fuir 200 000 mulâtres et Blancs qui étaient la force vive économique, supprime la presse libre, rackette le pays et se fait élire président à vie en 1964. Surnommé « monsieur cannibale » de son vivant par ceux-là mêmes qui gémissent aujourd’hui : « Une nouvelle étoile brille dans le ciel, merci d’avoir tant aimé notre peuple. » Mais son fils-président-à-vie doit prendre la fuite à bord d’un avion de l’US Air Force, sous la pression des instances internationales, le 8 février 1986. Alors, la foule se déchaîne et détruit le mausolée de Papa Doc à coups de pierres, profane le cercueil et bat, c’est rituel, ce qui reste du corps du dictateur bien-aimé. Pourtant ce n’est pas la fin de la famille Duvalier. Après vingt-cinq ans d’exil en France, Baby Doc est rentré au pays le 16 janvier 2011, pour ajouter encore à la confusion politique. Mais il ne peut plus jeter des liasses de billets par la fenêtre de sa limousine comme il le faisait naguère, pour récompenser ceux qui l’acclamaient le long des routes défoncées.Point final

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