vendredi 13 mai 2011

13 Mai

Haïti – Politique : Investiture de Michel Martelly, qui sera là ? (MAJ-5)
12/05/2011 09:56:36

Haïti - Politique : Investiture de Michel Martelly, qui sera là ? (MAJ-5)À 3 jours de l’investiture du Président élu Michel Martelly, de nombreuses personnalités étrangères dont des chefs d’Etat et de Gouvernements ont fait part de leur intention d’être présentes aux différentes cérémonies d’investiture prévues pour ce samedi 14 mai, en voici la liste par pays :
USA
Hier la Maison Blanche à confirmée la présence de l’honorable William Jefferson Clinton, 42ème Président des États-Unis et co-Président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, qui conduira la délégation. Et comme membres de la délégation présidentielle seront présent, l’honorable Kenneth H. Merten Ambassadeur des États-Unis d’Amérique en Haïti et Mr. Thomas C. Adams, Coordonnateur spécial pour Haïti au Département d’Etat.
Argentine
Le gouvernement Argentin annonce que le président provisoire du Sénat, José Pampuro, représentera le gouvernement de l’Argentine et sera la plus haute autorité de ce pays présente lors de l’acte de transfert du pouvoir. Mr. Pampuro est déjà venu deux fois en Haïti pour visiter les les troupes de Casques bleus argentins, installés dans la ville des Gonaïves. Le Président de l’Argentine ne peut pas faire le déplacement en Haïti car il sera le même jour dans la ville d’Asunción au Paraguay pour les célébration du bicentenaire de cette dernière.
Espagne
L’Espagne sera représentée par Soraya Rodríguez, la Secrétaire d’Etat à la Coopération internationale, demain Soraya Rodríguez fera une première réunion formelle avec le Président élu Michel Martelly, dans laquelle il sera question des travaux de déblaiement, afin que l’Espagne puisse commencer à travailler sur le réseau de distribution d’eau qui a été financé par la coopération espagnole à hauteur de 106 millions d’Euros. Elle discutera également de la nécessité de reprendre les travaux de construction de la première usine d’épuration des résidus solides, également financée par la coopération espagnole et qui est paralysé « par divers problèmes. »
France:
Le ministre français des affaires étrangères et européennes, Alain Juppé est attendu à Port-au-Prince vendredi. Il profitera de sa visite pour dévoiler, le même jour que son arrivé, le projet de reconstruction de l’ambassade de France.
République Dominicaine:
Le Président dominicain Leonel Fernández a profité de la visite du Président-élu Michel Joseph Martelly, ce 4 mai pour confirmer sa présence à cette cérémonie.
Japon:
Ikuo Yamahana, Vice-Ministre des Affaires étrangères, participera à la cérémonie d’inauguration en tant qu’ambassadeur en mission spéciale du gouvernement du Japon.
Canada:
La ministre de la Coopération internationale, l’honorable Beverley J. Oda, assistera au nom du Canada à l’investiture de Michel Martelly. Au nom du gouvernement du Canada, la ministre Oda a déclaré : « Le Canada est fermement résolu à aider le peuple d’Haïti à atteindre ses objectifs en matière de reconstruction, de création d’emplois, de croissance, de gouvernance démocratique et de sécurité. Nous sommes heureux de travailler avec M. Martelly vers un avenir meilleur pour le peuple d’Haïti. »
Europe:
Monsieur Christian Leffler, directeur exécutif du service européen d’action extérieure pour les Amériques, représentera la Haute Représentante de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne, Madame Catherine Ashton, à l’occasion de la cérémonie de passation de pouvoir entre le président René Préval et le Président Michel Joseph Martelly. Lors de sa première visite dans le pays, Monsieur Leffler aura également l’occasion de s’entretenir avec le Président élu Monsieur Michel Joseph Martelly ainsi qu’avec le représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti et chef de la MINUSTAH, Monsieur Edmond Mulet.
Selon Fritz Jean-Louis, membre du bureau de passation chargé de la transmission des pouvoirs entre le Président sortant et son successeur, une dizaine de chefs d’Etat étrangers devraient assister à l’investiture de Martelly.
UNESCO
Michaëlle Jean, l’envoyée spéciale de l’Unesco pour Haïti et ancienne gouverneure générale du Canada sera présente à la cérémonie d’investiture, dans un communiqué elle indique « La cérémonie constitue un moment charnière dans l’histoire de ce pays qui se relève péniblement du tremblement de terre dévastateur de janvier 2010 ayant causé la mort de près de 300.000 personnes »
ONU
La délégation sera conduite par la Vice-Secrétaire générale, Asha-Rose Migiro, et comprendra le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, et l’Administratrice associée du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), Rebecca Grynspan. Le Secrétaire général a eu une conversation téléphonique avec le Président élu d’Haïti, Michel Martelly. Il l’a félicité pour son investiture prévue samedi prochain.
Note : Cette liste est partielle et est susceptible de changer dans les prochaines heures.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2925-haiti-politique-4-jours-avant-l-investiture-de-michel-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-2932-haiti-politique-michaelle-jean-a-l-investiture-de-michel-martelly.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Investiture de Michel Martelly, le RNDDH indigné
13/05/2011 07:44:13

Haïti - Politique : Investiture de Michel Martelly, le RNDDH indignéLe Réseau National de défense des droits humains (RNDDH) a appris avec indignation qu’une invitation a été lancée à l’ex-président dictateur Jean-Claude Duvalier en vue de prendre part, le 14 mai 2011, à la cérémonie d’intronisation du nouveau chef d’Etat, Monsieur Michel Joseph Martelly.
En lançant une telle invitation à l’ex-Président Jean Claude Duvalier, dans le mépris total des dizaines de milliers de victimes, le Président élu entend-il inaugurer son quinquennat sous le signe de l’oubli et de l’impunité ? se questionne le RNDDH.
Cette invitation, lancée à l’ex-Président à vie et dictateur Jean Claude Duvalier représente une obstruction à la Justice, une gifle à la mémoire des dizaines de milliers de personnes tuées ou portées disparues, soutient le réseau de défense des droits humains.
En aucune manière, cette invitation ne favorise l’indépendance du pouvoir judiciaire et est contraire à l’aboutissement de l’instruction criminelle ouverte contre l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier, conclu le RNDDH.
Pour le moment Jean-Claude Duvalier n’a fait aucune annonce officielle qu’en à sa participation ou non à cette cérémonie.
Qui sera là ?
http://www.haitilibre.com/article-2930-haiti-politique-investiture-de-michel-martelly-qui-sera-la-maj-4.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti – Police : Michel Martelly visite l’académie de police
13/05/2011 11:27:42

Haiti - Police : Michel Martelly visite l'académie de policeÀ moins de vingt-quatre heures de sa prestation de serment, le Président élu, Michel Joseph Martelly a décidé de se rendre à la Direction des Ecoles et de la Formation Permanente de la Police Nationale d’Haïti (PNH) dans le cadre de ses démarches visant le renforcement de l’institution policière appelée à garantir la sécurité de la population.
Le Président élu voulait s’enquérir personnellement de l’Etat d’avancement des travaux de construction de trois bâtiments devant loger 70 instructeurs de police. Ce projet est financé grâce à un support de 1.2 million de dollars du gouvernement américain. D’autres installations de la Police sont en cours de construction comme à Martissant et à Cité Soleil.
La sécurité est l’une des premières priorités du Président élu qui ne jure que par des résultats concrets et immédiats quant aux promesses faites durant sa campagne.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2814-haiti-canada-formation-de-la-pnh-aux-premiers-secours.html
http://www.haitilibre.com/article-2755-haiti-usa-bientot-des-chiens-dans-les-rangs-de-la-pnh.html
http://www.haitilibre.com/article-1579-haiti-canada-nouveau-quartier-general-et-formation-aux-premiers-secours-pour-la-pnh.html
http://www.haitilibre.com/article-547-haiti-reconstruction-le-japon-donne-2-4-millions-pour-la-pnh.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Le CONAMIDH demande à Martelly de nommer le commandant en chef de l’armée
13/05/2011 09:33:08

Haïti - Politique : Le CONAMIDH demande à Martelly de nommer le commandant en chef de l'arméeHier Jeudi, au cours de la période de questions du point de presse hebdomadaire, de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah), Edmond Mulet, le Représentant Spécial du Secrétaire Général de l’ONU en Haïti a répondu à une question à savoir s’il était au courant qu’il y a actuellement en Haïti des troupes qui s’entrainent sous la direction de la coordination nationale des militaires démobilisés de l’ancienne armée et qui appellent à la mobilisation des forces armées d’Haïti.
« Oui, en effet nous sommes au courant. Ils sont dans leur pays, et ils sont en train de s’entrainer, de se former et demandent la restitution de l’armée haïtienne. Mais c’est une décision souveraine de l’Etat haïtien, du prochain Gouvernement. Je crois comprendre que la conception, le modèle n’a pas encore été défini. Le type de force sécuritaire qui sera créée dans le pays dépendra aussi de l’aspect économique et budgétaire qui permettra de payer cette nouvelle force. Je crois que cela va prendre quelques temps avant d’être défini » a t-il répondu au journaliste.
Plus tôt cette semaine, la Coordination Nationale des Militaires Démobilisés des Forces Armées d’Haïti (CONAMIDH) a, une fois de plus, appelé le futur président du pays, Michel Joseph Martelly, a nommer sitôt investi, le commandant en chef de l’armée en vue de la remobiliser. Le coordonnateur général de la CONAMIDH, le sergent David Dormé, a fait savoir que c’est le futur chef de l’armée qui aura à constituer son haut Etat Major, spécifiant que celui qui doit devenir le prochain chef de l’armée doit être un militaire instruit, sage, modéré et qui comprends les officiers et les soldats, citant quelques noms : le Colonel Joseph Baguidy ancien chef du service anti-gang et les Majors Dieunord Alexandre et Gérard Dalvius. Le coordonnateur général indique également que ces hommes peuvent être épaulés par des civils dont le diplomate Olicier Pieriche et l’historien Georges Michel pour constituer le haut Etat major de l’armée.
« Nous avons besoin, d’une armée moderne, au service de la population, capable de travailler en collaboration avec la Police Nationale d’Haïti (PNH) pour garantir la sécurité du pays et celle des citoyens et de leurs biens » précise le Sergent, ajoutant que dès la nomination du prochain chef de l’armée il remettra à l’Etat major la troupe qu’il dirige, et qu’il en sera de même pour la troupe du sergent Jean Fednel Lafalaise, secrétaire général de la CONAMIDH.
Le Sergent rappelle que « nous avons été démobilisés, mais nous demeurons une force légale […] aujourd’hui, il y a des jeunes qui ont regagné les rangs de l’armée et qui s’entrainent de façon à remplacer les disparus ou ceux qui se sont devenus vieux », rappelant également que « les parlementaires ont reconnu l’existence des forces armées dans la constitution nouvellement amendée »
Affaire à suivre….
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2881-haiti-politique-martelly-precise-un-peu-plus-son-projet-d-armee-moderne.html
HL/ HaïtiLibre

 

La constitution amendée en attente de promulgation

Si le texte acheminé jeudi après-midi au Président sortant, René Préval, ne paraît pas dans le journal officiel Le Moniteur vendredi au plus tard, l’amendement tombera et la procédure de révision sera ajournée jusqu’en 2015, a expliqué le Sénateur François Anick Joseph, président de la commission ayant examiné les propositions d’amendement

vendredi 13 mai 2011

Le Sénateur François Anick Joseph, qui présidait la commission bicamérale chargée d’analyser le projet de révision constitutionnelle, a annoncé que la version amendée de la loi-mère a été acheminée jeudi après-midi à René Préval en vue de sa promulgation immédiate dans le journal officiel Le Moniteur.

Le parlementaire prévient qu’en cas d’objection du Président sortant, l’amendement tombera automatiquement et la procédure ne pourra être reprise qu’à la dernière session ordinaire de la 49e législature, en 2015.

Précisant que les lundis et jeudis sont les jours de parution régulière du Moniteur, François Anick Joseph a estimé que M. Préval n’avait que quelques heures pour envoyer le nouveau texte constitutionnel à la direction du journal de la république.

Autrement, l’ultime option sera de sortir un numéro spécial ce vendredi avant la prestation de serment prévue samedi du successeur du chef de l’Etat sortant, Michel Martelly.

Le Sénateur de l’Artibonite rappelle que les modifications apportées à la charte fondamentale doivent entrer en vigueur dès l’intronisation du nouveau Président.

Adopté lundi par les deux Chambres du Parlement réunies en assemblée nationale après l’échec in extremis d’une tentative de coup d’état incluant la prorogation du mandat des Députés, d’un tiers des Sénateurs et la possibilité pour le Président d’accomplir deux mandats successifs, le texte prévoit notamment la nationalité multiple pour les haïtiens de l’étranger, le maintien des Forces Armées d’Haïti et la création d’un Conseil constitutionnel. spp/Radio Kiskeya

 

Haiti – Politique : Michel Martelly rencontre la Fédération des Haïtiens de la Diaspora
13/05/2011 06:25:35

Haiti - Politique : Michel Martelly rencontre la Fédération des Haïtiens de la DiasporaSur invitation de la Fédération des Haïtiens de la Diaspora, le Président élu Michel Joseph Martelly a participé, ce jeudi 12 mai 2011, à une rencontre au Karibe Convention Center. Le Président du Sénat Jean Rodolphe Joazile, les Sénateurs Youri Latortue et Steven Benoit, le Ministre des Haïtiens Vivant à l’étranger, Edwin Paraison, le premier Commissionnaire haïtien de Miami-Dade, Jean Monestime, le Juge Lyonel Jean-Baptiste de Chicago, le Maire de North Miami, Me André Pierre, le Maire adjoint de Spring Valley Antony Joseph Desmaret, le fondateur de la Fédération, le docteur Bernier Lauredan et le major Joseph Bernadel étaient parmi les invités.
Le président de ladite Fédération, le Dr Joseph Baptiste, a renouvelé le support de la Diaspora à toute initiative du Président élu au profit du peuple haïtien dont il salue le courage. L’un des plus émouvants moments a été noté au cours de l’intervention de l’homme d’affaires Dumarsais Siméus qui a salué le sens de service et de leadership du Président Martelly. « Avec l’élection de Michel Martelly, je crois qu’il y a un espoir de renouveau pour le pays », a lancé M. Siméus. Il a rappelé que la Diaspora compte sur l’apport des parlementaires de la 49ème législature pour aider le Président Martelly à réaliser ses projets.
Dans un geste symbolique de fraternité et d’unité, le 56ème président de la République a invité les parlementaires susmentionnés et le Ministre Edwin Paraison à le rejoindre sur le podium durant son intervention. Un geste qui a été longuement applaudi par l’assistance. « Nous sommes désormais des serviteurs du peuple, notre relation ne saurait être une relation de conflits, même si nous sommes d’accord qu’il y aura des désaccords. Il faut reconnaitre que notre rôle est d’apporter un mieux-être à la population», a déclaré le Président élu qui en a profité pour complimenter les Parlementaires qui ont voté l’amendement de la Constitution et applaudir les ouvertures faites à la diaspora. Il veut croire, toutefois, que cette décision en faveur de la diaspora est annonciatrice d’actions encore plus concrètes.
Comme il l’a déjà fait en maintes occasions, le Président Martelly a invité les Haïtiens de l’étranger à s’organiser pour que leur contribution au pays soit plus efficace en termes d’impact économique et social. Il invite les membres de la diaspora à créer un fonds qu’ils pourraient eux-mêmes gérer dans le cadre de projets de développement pour Haïti.
Le président en a profité pour dévoiler certains aspects de son plan pour les 100 premiers jours au pouvoir dont une « semaine de la diaspora » et une « semaine du tourisme ». Il invite les membres de la diaspora à le rejoindre pour faire la promotion du pays à travers le monde.
« En dépit de tout, Haïti reste et demeure un pays bel et riche. Mes récentes visites de travail dans différentes villes du pays ont renforcé ma conviction quant à ses potentialités », a conclu le Président élu.
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti – Humanitaire : Taiwan donne 300.000$ pour la reconstruction et le choléra
13/05/2011 08:53:36

Haiti - Humanitaire : Taiwan donne 300.000$ pour la reconstruction et le choléraHier, jeudi, la République de Chine a fait don de 300.000$ à la Fondation Pan Américaine de Développement (PADF) qui est affiliée à l’Organisation des États Américains (OEA) pour appuyer les travaux de la fondation en Haïti.
Le don a été remis par Jason C. Yuan, le représentant de la Republique de Chine aux États-Unis, à Frank Gomez, Président de la Fondation lors d’une cérémonie qui s’est tenue au siège de l’OEA à Washington, DC.
Yuan a déclaré que le fonds seront utilisés pour financer la reconstruction post-séisme et pour la prévention et la lutte contre le choléra en Haïti.
« Avec plus de 30 ans d’expérience dans la réalisation de projets pertinents en Haïti, la PADF est le meilleur partenaire pour Taïwan afin d’aider à la reconstruction du pays Caribéen, et oeuvrer dans la prévention et le contrôle épidémique » affirme Yuan.
Le République de Chine maintient des relations diplomatiques avec Haïti depuis un demi-siècle. Quand Haïti a été frappé par un tremblement de terre dévastateur l’an dernier, Taïwan a été le premier pays asiatique à envoyer une équipe de recherche et de sauvetage pour aider les opérations de secours post-catastrophe. « Le gouvernement de Taïwan et le secteur privé ont également fait don de 16 millions de dollars en espèces et en fournitures de secours à Haïti », a t-il ajouté.
Pour sa part, Gomez a dit que la PADF a coopéré avec Taïwan à de nombreuses reprises, et que les deux parties partagent un objectif commun, qui est l’extension des aides clés aux communautés les plus vulnérables et d’aider à améliorer la qualité de vie des personnes vivant en Amérique latine et dans les Caraïbes.
John Sanbrailo, directeur général de la PADF a assuré à Yuan que la fondation va utiliser ces fonds pour créer de nouvelles opportunités pour les Haïtiens qui sont le plus dans le besoin.
Marie Laurence Péan-Mevs, ambassadrice d’Haïti auprès de l’OEA, a remercié Taïwan pour son généreux don. Elle a dit que les Haïtiens se sentent chanceux d’avoir un ami comme Taïwan.
En savoir plus sur la PADF :
La PADF a été fondée en 1962 pour aider les citoyens des pays d’Amérique latine et des Caraïbes à améliorer leurs conditions de vie, faire face aux catastrophes naturelles, supporter les droits de l’Homme, et protéger l’environnement.
HL/ HaïtiLibre

 

De coups d’État en dictatures, l’histoire convulsive d’Haïti

Par Thomas Vampouille
Le Figaro 13/05/2011 | Mise à jour : 17:45
Le palais présidentiel de Port-au-Prince, détruit par le séisme du 12 janvier 2010.
Le palais présidentiel de Port-au-Prince, détruit par le séisme du 12 janvier 2010.
 

Première république noire indépendante en 1804, la «perle des Antilles» d’alors a connu depuis deux siècles de chaos politique.

La «perle des Antilles»

Au commencement d’Haïti étaient les populations Taïnos (du groupe des Arawaks) et Caraïbes. L’actuel nom du pays vient d’ailleurs d’«Ayiti», qui signifiait en langue Taïnos «Terre des hautes montagnes». Mais c’est l’arrivée de Christophe Colomb, en 1492, qui fait basculer l’île (aujourd’hui divisée entre Haïti à l’ouest et Saint-Domingue à l’est) dans l’histoire mondiale. Le découvreur la nomme «Española», devenu «Hispaniola». Les Espagnols, qui ne pensent qu’à exploiter l’or que renferment les sous-sols de ce territoire, forcent les autochtones à travailler dans leurs mines. En moins d’un quart de siècle, les populations indigènes sont décimées. Elles seront remplacées par des esclaves envoyés d’Afrique.

Au XVIIe siècle, des Français commencent à investir l’île pour y installer des plantations, notamment de canne à sucre. Comme les Espagnols, ils recourent massivement à l’esclavage. En 1697, Louis XIV se fait céder la partie occidentale d’Hispaniola, par le traité de Ryswick, sous l’appellation Saint-Domingue. Colonie la plus prospère des possessions françaises d’outre-mer, elle est surnommée «perle des Antilles».

En 1814, l'île est divisée entre Saint-Domingue à l'est et Haïti à l'ouest.
En 1814, l’île est divisée entre Saint-Domingue à l’est et Haïti à l’ouest.

Première république noire

Toussaint Louverture proclame en 1801 l'autonomie de l'île.
Toussaint Louverture proclame en 1801 l’autonomie de l’île.

Les choses se gâtent pour la France après la révolution de 1789. Le vent du changement porte jusqu’à Saint-Domingue, où les esclaves sont 700.000, quand les Blancs qui les encadrent sont moins de 50.000. La révolte éclate en 1791. Toussaint Louverture, leader du mouvement, se rallie à la France quand celle-ci consent en 1794 à abolir l’esclavage. Mais la menace de son rétablissement par Bonaparte l’amène à reprendre les armes. Le 8 juillet 1801, Toussaint Louverture proclame l’autonomie de l’île. Bonaparte, qui n’est pas encore empereur mais premier Consul, répond par l’envoi d’une puissante expédition. Mais les troupes françaises sont battues. Une victoire que Toussaint Louverture, mort en captivité dans l’intervalle, ne verra pas. Ses successeurs proclament le 1er janvier 1804 leur indépendance définitive, faisant d’Haïti la première république noire libre de l’histoire. En 1814, le traité de Paris rattachera à nouveau Saint-Domingue à l’Espagne, la république d’Haïti ne gardant que la partie occidentale de l’île.

De coups d’État en dictatures

L’ancienne colonie n’a quitté l’esclavage que pour plonger dans deux siècles de chaos politique. Entre 1804 et 1957, quelque 24 chefs d’État sur 36 seront renversés ou assassinés. Pour ajouter à ces difficultés, les Américains décident à la faveur de la première guerre mondiale d’occuper militairement le pays, jusqu’en 1934. Une occupation dure, qui ne permet pas au pays de sortir de la misère. L’épisode crée malgré tout des liens durables : par la suite, plus d’un million d’Haïtiens se sont réfugiés au États-Unis, en Floride surtout.

Les Duvalier, 29 ans de tyrannie familiale

En 1957, le médecin François Duvalier, dit «Papa Doc», arrive au pouvoir lors d’élections truquées avec l’appui de l’armée. Il établit un régime dictatorial, s’appuyant sur sa milice personnelle, les «Tontons macoutes». Autoproclamé président à vie, il meurt en 1971, non sans avoir désigné son fils, Jean-Claude, comme successeur.

«Baby Doc» devient donc le nouveau président à vie et perpétue la tradition familiale des milices violentes et de la corruption. «Il faut que les choses changent ici», déclarera en 1983 le pape Jean-Paul II, en visite sur cette terre très catholique. C’est chose faite en 1986 : au terme de manifestations anti-gouvernementales qui font plusieurs dizaines de morts, «Baby Doc» est contraint à l’exil. Il ne reviendra qu’en 2011, pour être inculpé de corruption et vol.

Aristide, l’espoir déçu du premier président librement élu

En 1990, la première élection démocratique de l’île porte au pouvoir le père Jean-Bertrand Aristide. L’espoir généré par ce prêtre proche des couches populaires, pourfendeur des «Tontons macoutes» et de l’impérialisme américain, est immense. L’euphorie sera de courte durée, Aristide étant renversé au bout de six mois par un putsch militaire. Il reprendra son poste à la faveur d’une intervention américaine, en 1994. Mais dès lors, le régime n’aura de cesse de se durcir. C’est le retour à un système de milices, les «Chimères», et à la corruption. Aristide quitte le pouvoir en 1996, revient en 2000 mais fait face en 2004 à une grave insurrection. Sous la pression des États-Unis et de la France, il finit par démissionner et s’exile en Afrique du Sud (pour en revenir, comme Duvalier, en 2011). Dans le même temps, 7500 Casques bleus arrivent dans le pays pour tenter de le stabiliser.

Un pays dévasté par les fléaux

En 2006, René Préval accède à la présidence. Son arrivée au pouvoir marque la fin de la dictature et des milices, mais pas du chaos. Haïti est alors l’un des pays les plus pauvres au monde. 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté (deux dollars par jour), plus de la moitié dans un état de pauvreté extrême (moins d’un dollar).

À cette sitation économique désastreuse s’ajoutent les fléaux naturels qui frappent régulièrement le pays. En 2008, année des émeutes de la faim qui ont secoué le pays, quatre ouragans dévastent Haïti, faisant 800 morts. Deux ans plus tard, le 12 janvier, un séisme majeur secoue la région de Port-au-Prince. Il fait 250.000 morts et laisse plus de 1,2 million de sinistrés. À la mi-octobre, le choléra fait son apparition, tuant près de 5000 personnes.

Michel Martelly a été élu à la surprise générale.
Michel Martelly a été élu à la surprise générale.

C’est dans ce contexte qu’a été élu en mars dernier Michel Martelly. La victoire surprise de l’ex-chanteur populaire montre l’ampleur de la défiance des Haïtiens à l’égard de la classe politique. «J’ai les mains propres», n’avait cessé de mettre en avant «Sweet Micky» pendant sa campagne. Une campagne durant laquelle il a promis «une nouvelle ère» pour Haïti. Sa tâche est immense.

La Dessalinienne La Desalinyèn

 

Haïti-MINUSTAH : Mulet encense Préval et souhaite « bon courage » à Martelly

P-au-P, 12 Mai 2011 [AlterPresse] — L’histoire retiendra René Préval comme « l’un des grands présidents d’Haïti », déclare le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies, Edmond Mulet, lors de sa dernière conférence de presse.

Edmond Mulet, en fin de mandat, doit quitter le pays dans quelques jours, après une mission de 16 mois en tant que chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

« Pour la première fois de leur histoire les haïtiens ont pu vivre à l’abri de la répression politique. Les milices, tels que les « chimères » et les « tontons macoutes » ont disparu. Les citoyens ont pu s’associer, discuter, critiquer le gouvernement et les agissements du gouvernement sans peur de représailles », souligne-t-il en tirant le bilan des 5 ans de la présidence de René Préval.

Mulet relève une « importante contribution » du président sortant à la politique en Haïti et rappelle que « Préval est et restera dans l’histoire le premier président d’Haïti à avoir conclu deux mandats démocratiques dans la paix sociale ».

Respect des droits de l’homme, dépolarisation de la politique, régulation du secteur des télécommunications, sont au nombre de ses efforts ou succès, selon Mulet. Préval lègue également « un cadre macro économique stable à son successeur », Michel Martelly, ajoute t-il.

Mais pour le représentant de Ban Ki Moon dans le pays, Martelly tout comme les nouveaux élus au niveau législatif auront de nombreux défis à relever et devront pour cela mettre le cap sur l’Etat de droit.

« Il est (…) capital que le gouvernement, le parlement et la société civile, en partenariat avec la communauté internationale, travaillent ensemble à l’enracinement de l’Etat de droit. Je me réjouis du fait que le président élu, Michel Martelly, accorde une place prépondérante à ce chantier dans son programme de travail. Je lui souhaite bon courage pour mettre en œuvre les reformes ambitieuses que cela implique », indique Mulet.

Le relogement des sinistrés du séisme et le départ de la MINUSTAH sont à mettre dans son calendrier, pense-t-il.

La police, la justice, le système carcéral, la bonne gouvernance, le cadastre, des codes de construction, un système d’identification des individus font partie des domaines où la nouvelle administration devra marquer des points, signale le diplomate guatémaltèque. Ce qui signifie que les donateurs et pays membres de l’ONU auront l’œil rivé dans cette direction.

Le 14 mai prochain, date de l’investiture de Michel Martelly, « contribuera à ancrer le principe démocratique en Haïti » et « mettra le pays sur la voie de la stabilité », indique Edmond Mulet. L’instabilité politique et l’absence de l’Etat de droit sont les causes principales de la faiblesse des institutions publiques du pays, fait t-il valoir.

Selon lui, « pour stabiliser durablement le pays, ses dirigeants politiques, sociaux et économiques devront davantage prendre en compte l’intérêt national. Il convient notamment de sortir la majorité de la population de la pauvreté absolue ». [kft gp apr 12/05/2011 13 :35]

 

Toussaint Louverture, révolution haïtienne et mémoire de l’esclavage

12.05.11

Un extrait du DVD « Toussaint Louverture et l’abolition de l’esclavage » du Centre Régional de Documentation Pédagogique (CRDP) de Franche-Comté a été diffusé dans l’émission La marche de l’histoire du 10 mai 2011.

Ecouter l’extrait de l’émission La marche de l’histoire


Jean Lebrun recevait l’historienne Françoise Vergès.

Le DVD vidéo Toussaint Louverture et l’abolition de l’esclavage retrace en un film de 26 minutes et 8 bonus, le rôle emblématique de Toussaint Louverture, le statut de l’esclave, le système esclavagiste et la question de la transmission mémorielle au travers de témoignages d’historiens, de journalistes, député, écrivains et artistes.

Des textes scientifiques et des pistes d’exploitation pédagogique enrichissent le film : histoire de la construction d’Haïti.

Découvrez des extraits sur le site de la publication (cliquez sur l’image)


 

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