samedi 14 mai 2011

14 Mai

Haïti-Martelly/Investiture : Le nouveau président réitère ses promesses de campagne et lance des mises en garde
Premier discours officiel à la nation

P-au-P, 14 mai 2011 [AlterPresse] — Dans son premier discours en tant que chef d’Etat d’Haïti, Michel Joseph Martelly promet ordre, discipline et sécurité durant son quinquennat (14 mai 2011 – 7 février 2016), qui devrait amener le réveil d’une Haïti jusqu’ici endormie, avance-t-il.

« Nous allons rétablir l’autorité de l’Etat, l’Etat de droit. L’ordre et la discipline devront régner sur tout le territoire national », affirme t-il dans une verve particulièrement énergique.

Le nouveau président a surtout lancé des mises en garde, aux fauteurs de troubles qui voudraient menacer la stabilité du pays, gage des investissements étrangers et du développement.

« Ça, je ne le permettrai pas. Si quelqu’un s’imagine qu’il va provoquer du désordre, des gaspillages, en lançant des pierres, en provoquant des luttes, l’instabilité pour troubler le fonctionnement du pays, je le regrette. Mais la justice sévira contre lui et la justice agira comme il se doit », annonce-t-il, tout en donnant des avertissements à l’appareil judiciaire et à la police nationale.

Affirmant avoir mesuré « l’immense responsabilité » qui vient de lui échoir, Martelly prône un nouveau leadership, dont il n’a pas précisé les contours, et assure vouloir apporter des « réponses concrètes » aux attentes du peuple.

Il réitère, ainsi, ses nombreuses promesses durant la campagne électorale de 2010 et du début de 2011, dont celle relative à une scolarisation gratuite et obligatoire pour tous les enfants en Haïti.

« Oui, main dans la main, épaule contre épaule, nous pouvons changer Haïti, nous allons refaire ce pays », dit-il prêchant inclusion et union.

« Nous ne pouvons plus continuer à nous humilier en mendiant [l’aide internationale] sans cesse, cette politique de mendicité. Nous sommes tellement travailleurs », rappelle t-il.

Cependant, Martelly a notamment salué l’appui de la communauté internationale qui a favorisé, d’après lui, le respect du vote populaire au premier tour de scrutin le 28 novembre 2010 et au deuxième tour le 20 mars 2011.

Richesses culturelles et patrimoniales sont également mises en avant par le nouveau chef de l’Etat, appelant le reste du monde à « enterrer » l’image de la pauvreté souvent rattachée à la république caribéenne.

Michel Martelly, 56e président de la République d’Haïti, a conclu son discours, en entonnant des airs de musique, repris en chœur par la foule présente devant les grilles du palais national : « Cette Haïti qu’ils n’attendaient pas, ils la verront ».

Le discours du nouveau président du 20 mars a été précédé par un concert (de crustacés) de lambi (la conque, de ce fruit de mer / escargot de mer / très prisé en Haïti, est généralement utilisée pour transmettre des messages).

Au moment ou il se dirigeait vers la tribune, la foule, bras tendus vers le ciel, Martelly a amorcé une espèce de « hola », digne des grandes manifestations culturelles. [kft rc apr 14/05/2011 13:55]

 

Samedi, 14 mai 2011 14:26

Michel Martelly promet une nouvelle Haïti

Dans son premier message à la nation le président Michel Martelly a renouvelé ses promesses durant la campagne électorale. Il promet l’éducation gratuite et plus tard obligatoire pour tous les enfants.
Dans un style clair et direct le président Martelly annonce qu’il mettra en branle la décentralisation et relancera la production agricole.
Il promet à la fois un avenir meilleur aux couches vulnérables, le renforcement de la classe moyenne et de meilleures conditions d’investissements aux entrepreneurs.
Le renforcement de l’Etat de droit, indispensable à la création d’emplois, est également une priorité du chef de file de Repons Peyisan. Il faut renforcer l’autorité de l’Etat qu’il puisse servir les citoyens. Martelly appelle la population à lui conserver sa confiance et les enjoint de faire montre de courage pour ressusciter leur pays.
Il assure que l’avenir sera meilleur en misant sur les richesses du pays. Martelly veut enterrer les misères afin de montrer au monde les richesses culturelles, historiques et géographiques d’Haïti.
Sur le plan politique le chef de l’Etat salue le support de la communauté internationale qui a permis de respecter le vote populaire. Il annonce une collaboration dans la transparence et l’honnêteté.
Dans son discours d’un quart d’heure en créole et en français, M. Martelly a soutenu qu’il faut mettre un terme aux querelles politiques qui freinent le développement économique.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Investiture : Les moments les plus importants du «Te Deum»
14/05/2011 15:00:28

Haïti - Investiture : Les moments les plus importants du «Te Deum»C’est au Palais National [la Cathédrale de Port-au-Prince, ayant été détruite par le séisme de janvier 2010]] que Monseigneur Louis Kebreau, a dit le Te Deum [Te Deum laudamus « Dieu, nous te louons »] pour l’investiture de Michel J. Martelly, 56 ème Président d’Haïti. Un Te Deum ou spiritualité, patriotisme et émotions en ont fait, un véritable hymne d’espoir dont nous reproduisons les moments les plus importants :
« Tant de raisons nous rassemble ce matin à l’occasion de l’investiture du nouveau Président de la République d’Haiti, monsieur Michel joseph Martelly. Nous voyons dans la présence des invités internationaux, la volonté d’affirmer et d’affiner une solidarité aujourd’hui plus que jamais indispensable, entre tous les peuple de la Terre. Tous les grands commis de l’État ici présent, chaque haïtien, haïtienne aux abords du Palais, devant la télévision ou un poste de radio, manifestent à nos yeux, la volonté ferme de tout un peuple, qui veut aller de l’avant. C’est pour soutenir toutes les raisons positives, tout à fait humaines et généreuses, que l’église, dès la genèse de cette Nation et des évènement marquant de son histoire, accepte d’élever dans la prière et dans l’action de grâce du rite du « Te Deum », les espérances et les projets de ce peuple.
L’église dans la ligne de la mission reçu du Christ, ne cessera jamais d’accompagner le peuple haïtien et d’aller à sa rencontre […] l’amour, est cette force extraordinaire qui pousse les personnes à s’engager avec courage et générosité dans le domaine de la justice et de la Paix […] amour éternel et vérité absolue, chacun trouve son bien en adhérant, pour réaliser pleinement ce projet […] en effet, il trouve dans ce projet sa propre vérité et c’est en adhérant à cette vérité, qu’il devient libre, vous avez bien compris tout cela monsieur le Président, en suggérant vous même les texte biblique soumis à notre méditation. Qu’avons nous fait de concret pour promouvoir la vérité et l’amour? La justice et la Paix? La passion de l’argent et du pouvoir, ont donné naissance à cette société faite encore d’exclusion et de discrimination, société en pleine crise sociale, économique et politique. Tout notre système se retrouve ébranler dans ses racines les plus profondes, voila pourquoi la crise n’est pas que conjoncturelle, elle est aussi structurelle […] La haine s’est installée, le mensonge instrumentalisé, la cupidité et la corruption grimacent, l’on vie dans la peur, dans l’angoisse…
Tous ce qui constituait notre patrimoine historique, culturelle et religieux, semble volé en éclat et perdu irrémédiablement dans la foulée. L’État voit son autorité affaiblie, car il récompense l’appartenance et non la compétence, la compétence n’est pas orientée au service du bien commun, le bien commun devient la recherche des intérêts personnels et non ceux de la Patrie et l’amour de la Patrie un vain mot. Que dire donc, devant ces faits criants, véritable descente aux enfers, devant une telle dégradation? S’accuser réciproquement ou battre chacun sa coulpe?
Mais en même temps, il nous faut paisiblement nous interroger sur l’influence réel de la présence de l’aide externe ou extérieur dans nos affaires et sur nos affaires […] Haïti risque de devenir un produit mis aux enchères. Je crois, monsieur le Président, que l’heure est venue de nous réapproprier notre destin hypothéqué, la souveraineté nationale mise à mal, notre identité noyée dans des cultures qui nous déracinent des valeurs, qui dans le passé, favorisaient la liberté et la prospérité de la Nation […] l’heure est venue aussi de faire place à la raison, pour établir des critères de discernement et rechercher les choix et moyens qui nous permettent de sortir d’une totale dépendance politique et socio-économique. L’heure est venue de construire nos propres capacités, pour faciliter et susciter un nouveau leadership pour affronter les défis des temps présents et futurs, l’heures et venue pour une vrai renaissance de l’haïtien et de l’haïtienne, en vue d’une nouvelle Haïti où mieux, d’une Haïti renouvelée. Il est de toute urgence que l’État s’engage à construire un nouveau protagonisme haïtien sur la scène nationale et internationale. L’heure et venue d’établir un véritable dialogue national, pour bâtir un plan national de développement durable, pour réconcilier la Nation avec elle-même. Pour établir, un code d’éthique politique et un pacte de gouvernabilité du pays, pour définir le profil du nouveau type d’haïtiens, d’haïitiennes et le profil de la nouvelle société recherchée et conclure ainsi ce que l’on peut bien nommer un pacte social […] marqué du respect mutuel, de la transparence, dans la solidarité et la justice […] votre volonté d’être à l’écoute de chaque haïtien et spécialement, puisqu’il s’agit d’écouter ceux qui n’ont jamais eu la voix au chapitre ou qui n’ont plus de voix. C’est seulement après les avoir bien écouté, qu’il faudra parler en leur nom et là, il ne faudra pas, avant tous leur dire ce qu’ils veulent entendre, mais ce qui doit être dit. Vous avez envers ce peuple, monsieur le Président, le devoir de la vérité, du devoir et de la vérité et du respect de la parole donnée.
Comprenez bien tout cela monsieur le Président, parce que votre investiture à la magistrature suprême de l’État, est un signe, un symbole exprimant le désir de tous ceux qui ont placé en vous, leur confiance et en général de tous les haïtiens et haïtiennes dont vous êtes le Président. Ils ont besoin vraiment de respirer un air de Liberté et de sécurité, indispensable à leur plein épanouissement.
Nous retrouvons ainsi, en votre personne, le désir profond de tout un peuple, notre peuple, votre peuple, d’un changement radical mais authentique dans la gouvernance de ce pays […] un pays ou chaque haïtien doit avoir sa place, chaque membre de cette Nation a une pierre à apporter à sa reconstruction physique économique, socio-politique, culturelle et religieuse qu’il faut déposer à sa juste place […] Pouvez vous boire la coupe que je vais boire? Ils répondent oui, mais n’ont aucune idée de ce que dont ils parlent. Reprenez pour vous même, monsieur le Président, cette même question et je veux croire, que votre réponse sera certainement positive, avec bien sûr des conséquences auxquelles vous ne vous attendrez pas, durant votre tournée du pays. Vous avez constaté que la coupe à laquelle s’abreuve ce peuple meurtrie, humilié et bafoué, coupe remplie de souffrance physique, morale et spirituelle, coupe de la privation, de la solitude, de l’exclusion de l’abandon et de l’angoisse, une coupe remplie d’amertume… Comment transformer cette coupe de chagrin et de tristesse en espérance, en vérité en amour et en joie ? […] il n’y a pas de plus grand amour que de donner la vie pour ceux qu’on aime. Vouloir ce changement radical, implique de votre part une option claire et nette, de vous mettre au service de chaque haïtien, de chaque haïtienne, peu importe sa condition sociale, économique, politique et religieuse […] il faut se rappeler la mise en garde du pape Benoît XVI […] les pays économiquement développé exportent vers les pays pauvres une vision réductrice de la personne et de sa destiné, c’est le dommage que le sur développement inflige au développement authentique, quand il s’accompagne d’un sous-développement moral. Prenez garde à ne pas vous laisser influencer par des idéologies qui ne favorisent pas l’intégration des valeurs, de nos valeurs culturelle et religieuse.
Monsieur le Président, la tâche est immense, mais je vous encourage à ne laisser rien ni personne vous faire perdre cet élan de confiance, qui vous porte à la charge suprême de l’État, qui apporte l’espérance à un peuple par trop désabusé, que rien ni personne ne vous fasse abandonner votre rêve de voir un jour, ce pays se relever de ses souffrances.
Connaissez vous aujourd’hui un Président ou un chef de gouvernement qui arrive au pouvoir sans avoir des défis à relever et des décision importantes à prendre? Le cas d’Haïti, dévasté par les catastrophes, intempéries et épidémie semble être particulier. Mais, je ne vous apprendrais rien, en vous disant que c’est un peuple fort qui se met sous votre commandement monsieur le Président.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Martelly/Investiture : L’Église catholique romaine définit les priorités du pays à l’intention du nouveau président

P-au-P, 14 mai 2011 [AlterPresse] — La conférence épiscopale de l’église catholique romaine en Haïti préconise un nouveau leadership national en vue de sortir le pays de la dépendance totale de l’extérieur, relève l’agence en ligne AlterPresse.

Dans une homélie de circonstance, à l’occasion d’un “te deum” traditionnel – cette fois-ci sur la pelouse du palais national en ruines, la cathédrale de Port-au-Prince ayant été sérieusement affectée par le séisme du 12 janvier 2010 -, Mgr Louis Kébreau, président de la conférence épiscopale romaine en Haïti, suggère une nouvelle ligne directrice pour bâtir un plan national de développement durable.

“A travers le respect mutuel, un air de liberté et de sécurité indispensables à l’épanouissement du peuple, l’Etat doit s’engager à construire un nouveau protagonisme national sur la scène nationale et internationale, à définir un nouveau profil de l’Haïtienne et de l’Haïtien, [à traduire concrètement] la volonté de la nouvelle administration politique d’être à l’écoute [de toutes et tous], notamment des personnes marginalisées et des sans voix éternelles”.

Archevêque de l’archidiocèse du Nord d’Haïti, Mgr. Kébreau convie le nouveau président du 20 mars, Joseph Michel Martelly, tout juste investi dans sa nouvelle fonction, à ne pas se laisser bercer par les chants des sirènes [de la propagande et de la flatterie], mais plutôt à se consacrer aux intérêts fondamentaux de la population et à adopter une option de service dans le sens du “changement radical” qu’il affirme vouloir imprimer.

« La tâche est immense, monsieur le président »

Appelant le président Martelly à respecter les promesses, faites à la nation lors de sa campagne électorale, Mgr. Kébreau, d’un ton ferme, insiste sur la situation « dégradante » actuelle du pays qui nécessite une intervention rapide pour pouvoir améliorer les conditions de vie de la population.

« Nous sommes un seul peuple et nous sommes fiers d’être Haïtien aujourd’hui, malgré nos multiples problèmes. Désormais, vous êtes le président de tous les haïtiens sans distinction aucune [ni tèt kale ni sa k pa tèt kale, slogan de Martelly]. Vous devez travailler au bénéfice de tout le monde et non d’un petit groupe restreint », avertit Mgr. Kébreau.

L’église catholique romaine d’Haïti demande à la nouvelle administration politique de donner satisfaction au peuple qui a manifesté sa volonté, lors des dernières élections, en faveur de changements profonds dans la gestion des affaires publiques.

Parallèlement, quelle que soit son appartenance sociale et politique, la population devrait s’unir afin de contribuer (toutes et tous) à la construction du pays.

Pour sa part, dans cette perspective de transformations attendues, l’église catholique romaine promet de continuer à accompagner le peuple haïtien dans sa lutte pour refaire l’image du pays.

« Aujourd’hui, l’heure est venue pour réconcilier la nation avec elle-même. L’heure est venue pour refaire l’image du pays, victime de tous les maux du monde », déclare Louis Kébreau.

Le président de la conférence épiscopale de l’église catholique romaine en Haïti invite le président Martelly à faire montre de sagesse en se mettant au service des attentes de chacune et de chacun. [sfd rc apr 14/05/2011 11:50]

 

Haïti – Investiture : Michel Martelly, 56 ème Président d’Haïti
14/05/2011 09:28:18

Haïti - Investiture : Michel Martelly, 56 ème Président d’HaïtiAvant de recevoir l’écharpe présidentielle, le Président élu Michel Joseph Martelly, a fait solennellement le serment « Je jure, devant Dieu et devant la Nation, d’observer fidèlement la Constitution et les lois de la République, de respecter et de faire respecter les droits du peuple haïtien, de travailler à la grandeur de la Patrie, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire. »
Ensuite, le Président sortant René Garcia Préval à remis l’écharpe présidentielle au Président de l’Assemblée National, le Sénateur Jean Rodolphe Joazile, qui l’a remise au Président élu Michel Joseph Martelly, qui devient ainsi le 56 ème Président d’Haïti.
Une cérémonie qui s’est partiellement déroulée dans une semi-obscurité à cause d’une panne de courant…
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Martelly/Investiture : Le nouveau président prête serment

P-au-P., 14 mai 2005 [AlterPresse] — Le chanteur Michel Martelly, 50 ans, a prêté serment ce 14 mai en tant que 56e président d’Haiti.

« Je jure, devant Dieu et devant la nation, d’observer fidèlement la constitution et les lois de la République » : tel est le serment prononcé par Martelly en face du président du parlement, le sénateur Rodolphe Joazile, assisté du président de la chambre des députés, Saurel Jacynthe.

Martelly s’engage également à « respecter et faire respecter les droits du peuple haitien, de travailler à la grandeur de la patrie, de maintenir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire ».

Après avoir prêté serment, Martelly a reçu l’écharpe présidentielle des mains du président de l’assemblée nationale, en présence du président sortant René Préval.

Cette partie de la cérémonie s’est déroulée dans un black-out complet au niveau de la salle à cause d’un problème d’électricité imprévu.

Plusieurs centaines d’invités ont assisté à la cérémonie, dont les membres du gouvernement sortant et des délégations internationales.

Le nouveau chef de l’État doit dans les minutes qui suivent déposer une gerbe de fleurs au musée du panthéon national. Il sera accompagné de son épouse, Sophia St Rémy Martelly.

Un Te Deum est prévu au palais présidentiel en ruines, où des podiums ont été construits pour recevoir les invités. A l’issue de cette cérémonie religieuse, Michel Martelly fera son premier discours à la nation.

Martelly a été élu président d’Haïti avec 67,57 % des voix contre 31,74 % obtenu par son adversaire, l’ex première dame Mirlande Manigat, lors des élections du 20 mars 2011.

Michel Martelly, du parti Repons Peyizan (Réponse des Paysans), a obtenu 716.986 voix et Mirlande Manigat, de la formation Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), a recueilli 336.747 voix.

Ces élections ont été marquées par une forte abstention, estimée à environ 75%. Sur 4,7 millions de personnes en âge de voter, seulement environ 1 million de personnes se sont rendues aux urnes. [gp apr 14/05/2011 09 :10]

 

Samedi, 14 mai 2011 09:30

Michel Martelly devient le 56 eme président d’Haïti

Michel Martelly a prêté serment devant les législateurs haïtiens peu après 9 heures du matin ce samedi 14 mai 2011.
Dans une salle exigüe et sans microphone en raison d’une panne l’électricité le président Michel Martelly a prêté serment devant les parlementaires haïtiens conformément à la constitution. Eclairé uniquement par les projecteurs des cameras, le président de l’assemblée nationale, Roudolph Joazile a ensuite passé l’écharpe présidentielle à M. Martelly.
Nullement perturbé par la panne d’électricité, Martelly tout sourire est devenu le 56 eme président d’Haïti. Il a ensuite, en compagnie de sa femme et de ses 4 enfants, posé pour la photo traditionnelle. Le retransmission télévisée a été également perturbée, le réalisateur ayant raté les premières phrases du serment.
La panne d’électricité a été diversement interprétée, le courant ayant été rétabli quelques minutes après la prestation de serment.
C’est la première fois qu’un président élu transmet pacifiquement le pouvoir à un leader de l’opposition. La première passation de pouvoir en 1995, entre Jean Bertrand Aristide et René Préval concernait deux membres du même parti politique.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Michel Martelly nouveau président haïtien

samedi 14 mai 2011 16h48

par Joseph Guyler Delva et Pascal Fletcher

PORT-AU-PRINCE (Reuters) – L’ancien chanteur pop Michel Martelly, alias « Sweet Micky », a prêté serment comme président samedi à Haïti, un pays ravagé par une pauvreté endémique et qui peine à se relever du séisme dévastateur du 12 janvier 2010.

La cérémonie s’est tenue devant les élus de l’Assemblée nationale dans un bâtiment préfabriqué érigé à l’emplacement de l’ancien Parlement détruit par le tremblement de terre.

Sans expérience des affaires publiques, Martelly, 50 ans, connaît les attentes de la population et a promis de consacrer tous ses efforts à la reconstruction et à la croissance.

Dans une interview début avril à Reuters, il disait vouloir faire d’Haïti une « success story » des Caraïbes, qui ferait oublier « l’Etat des ONG ». « Avec mes talents de communicateur, j’espère être en mesure d’inspirer la population pour la guider sur la bonne voie », affirmait-il.

« Ce sont surtout les jeunes déshérités des zones urbaines qui attendent beaucoup de lui, et vite, mais il aura du mal à tenir ses promesses », estime Robert Maguire, directeur des affaires haïtiennes à la Trinity University de Washington.

Martelly prend ses fonctions dans des conditions difficiles: des centaines de milliers de survivants du séisme de janvier 2010, qui a fait 300.000 morts, attendent toujours des logements décents et du travail, et une épidémie de choléra a coûté la vie depuis l’automne dernier à près de 5.000 personnes.

Pour appliquer sa politique, « Sweet Micky » doit s’appuyer sur des structures étatiques traditionnellement faibles, minées par la corruption et le favoritisme, et une administration aux effectifs décimés par le tremblement de terre.

AIDE INTERNATIONALE

« Depuis la chute de la dictature de Duvalier (en 1986), mettre sur pied un gouvernement efficace s’est révélé une gageure, quel qu’ait été le président », dit Mark Weisbrot, co-directeur du Center for Economic and Policy Research, un groupe de réflexion dont le siège est à Washington.

« Par le passé, l’Etat a exploité la population. Les fonctionnaires se sont enrichis. Ils ont perdu le sens du service de la nation. La fonction publique signifie être au service de la population », reconnaissait Martelly le mois dernier.

Il met en avant ses liens privilégiés avec la population mais devra tenir compte d’un Parlement dominé par les députés et sénateurs de la coalition Inite du président sortant René Préval, qui ne pouvait briguer un nouveau mandat.

« Il devra faire preuve d’une grande habileté politique en concluant des accords avec les autres partis, en premier lieu Inite », souligne Michael Shifter, président de l’Inter-American Dialogue, un autre groupe de réflexion à Washington.

Après les turbulences politiques entre les deux tours de la présidentielle, la communauté internationale qui maintient plus de 12.000 casques bleus à Haïti semble décidée à soutenir le nouveau chef de l’Etat. « Il y a toujours beaucoup de bonne volonté envers Haïti et tout le monde souhaite la réussite de Martelly, même s’il y a aussi parfois un peu de lassitude », dit Michael Shifter.

L’aide internationale, essentielle au relèvement du pays, représente les deux tiers du budget de l’Etat.

Plus de dix milliards de dollars ont été promis après le séisme mais l’aide peine à se matérialiser et le chef des opérations de la Minustah, Edmond Mulet, dont le mandat arrive à sa fin, a lancé un nouvel appel cette semaine aux pays donateurs.

RÉTABLIR L’ARMÉE HAÏTIENNE ?

Martelly a promis de prendre des mesures pour attirer les investissements, notamment dans des projets d’infrastructures et de tourisme.

Le maintien de la sécurité est également une de ses priorités. Dans ce rôle, la police haïtienne est appuyée par les casques bleus, que certains Haïtiens considèrent pourtant comme une force d’occupation et accusent d’être à l’origine de l’épidémie de choléra.

La semaine dernière, les experts mandatés par les Nations unies ont confirmé l’hypothèse d’une souche d’Asie du Sud à l’origine de la maladie tout en évitant d’accuser les casques bleus népalais mis en cause par la population locale.

Martelly a proposé de rétablir l’armée haïtienne, trop impliquée par le passé dans la vie politique et dissoute par le président Jean-Bertrand Aristide au milieu des années 1990. En raison de la situation économique du pays, son idée suscite de nombreuses réserves, notamment au sein du Congrès américain.

Martelly a aisément remporté le 20 mars, avec 67,57% des voix, le second tour de la présidentielle face à l’ancienne « première dame » Mirlande Manigat, 70 ans.

Le premier tour, le 28 novembre dernier, avait été marqué par des accusations de fraude et des manifestations parfois émaillées de violences.

« Sweet Micky » est un musicien très connu, star de la Kompa qui mêle les rythmes afros et latinos. Parfois fantasque et provocateur sur scène, ce néophyte en politique a attiré des foules importantes à ses meetings, notamment parmi les jeunes.

Le nouveau chef de l’Etat est issu du parti Repons Peyizan, dont le message aux accents populistes et anti-establishment prône la justice sociale.

Guy Kerivel pour le service français

 

Haïti-Martelly/Investiture : Entre hier et aujourd’hui, la différence est dans le niveau de responsabilité, déclare Martelly

P-au-P, 14 mai 2011 [AlterPresse] — « Je me sens comme hier, sauf qu’aujourd’hui j’ai les commandes du pays », déclare Michel Martelly à AlterPresse, tout de suite après sa prestation de serment, devant l’Assemblée nationale, comme nouveau président de la république d’Haïti.

Vers 9:30 locales (14:30), Martelly se dirigait vers le musée du panthéon national (Mupanah) afin de déposer une offrande florale en mémoire des héros de l’indépendance d’Haïti.

Il est prévu, immédiatement, une messe traditionnelle de circonstance (un Te deum) avant prononcera le premier discours officiel de Martelly en tant que chef de l’Etat.

Le 56e président d’Haïti a reçu l’écharpe présidentielle dans le black-o, en raison d’une panne d’électricité qui a surpris tout le monde.

« Pour moi c’est une grande opportunité de prendre les commandes du pays et le conduire dans une autre direction », indique t-il à la presse au sortir de la cérémonie.

Plusieurs dizaines de ses partisans, photos en main, poursuivaient le cortège en courant, criant leur détermination à le « conduire au palais ».

« Arrêtez Préval »… hurlent ces individus, entre autres slogans.

L’impopularité du président sortant est montée d’un cran supplémentaire à la veille de cette passation de pouvoir.

Vendredi 13 mai, un groupe de manifestants, transportant un cercueil, a fait le tour de certaines rues de Port-au-Prince, pour, selon eux, célébrer les funérailles symboliques du président sortant René Garcia Préval. [rh kft rc apr 14/05/2011 9 :36]

 

Haïti – Investiture : Déroulement de la journée, horaire officiel
14/05/2011 07:12:32

Haïti - Investiture : Déroulement de la journée, horaire officielFritz Jean-Louis coordonnateur du comité a confirmé hier que « les activités vont se dérouler sur trois sites, d’abord la première partie sera fera au niveau du Parlement plus précisément sur la place des Nations Unies, où nous avons un local que nous avons érigé pour recevoir les activités de prestation de serment, ensuite le Président se déplacera, comme le veut la tradition, au Musée du Panthéon national haïtien (MUPANAH) pour y déposer une gerbe de fleurs. Puis il se rendra au Palais Nationale pour assister à la messe qui sera suivi d’un Te Deum, ensuite le Président fera sa première adresse à la Nation. Puis comme la tradition le veut il passera les troupes en revues, avant de quitter le Palais Nationale pour se rentre à l’hôtel Karibe où se tiendra une réception pour les dignitaires et personnalités. »

Horaire officiel :
7:00 am : Ouverture de la sessions extraordinaire de prestation de serment Constitutionnel du Président élu Michel Joseph Martelly
8:00 a.m. : Séance solennelle en Assemblée nationale au Parlement au cours de laquelle le président élu prêtera le serment constitutionnel.
9:30 a.m. : Dépôt d’une offrande florale au monument du MUPANAH par le président de la République accompagné de la Première dame.
11:00 a.m. : Messe solennelle suivie de « Te Deum » sur la pelouse du palais national.
11:30 a.m. : Adresse à la Nation du président de la République sur la pelouse du palais national.
12h00 p.m. : Revue des Unités de la police nationale d’Haïti par le Chef de l’État en compagnie du directeur général de la PNH.
2:00 p.m. : Déjeuner offert par LLEE le président de la République et la Première dame en l’honneur des délégations étrangères à l’hôtel Karibe.
4:30 p.m. : Audience privée accordée aux chefs de délégation qui l’ont sollicitée.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Martelly/Investiture : De « Sweet Micky » à Michel Martelly

Portrait

P-au-P, 14 mai 2011 [AlterPresse] — Le chanteur Michel Martelly, surnommé « Sweet Micky », reçoit ce samedi 14 mai l’investiture en tant que 56e président d’Haiti, qui succède à René Préval.

En même temps que l’écharpe présidentielle, son prédécesseur lui transmet la responsabilité de diriger la reconstruction du pays, ravagé par le terrible tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Il s’agit là d’une tâche complexe pour laquelle le peuple haïtien exige des solutions urgentes de la part de quelqu’un qui va, pour la première fois se colleter à des responsabilités d’État .

Né le 12 février 1961 dans la ville de Côte de Fer (Sud-Est), Michel Martelly est marié avec Sophie, la mère de ses 4 enfants, avec qui il vivait depuis une vingtaine d’années.

Sa vie a pris divers tournants depuis les années 1980, époque où il fut un jeune immigrant haïtien employé comme commis dans une épicerie aux États-Unis.

Son parcours jusqu’au timon des affaires a été aussi tortueux que surprenant : en plus d’avoir été vendeur, il a travaillé dans la construction, a amorcé des études de génie et a eu un bref passage à l’académie militaire.

Mais, c’est surtout sa carrière musicale qui est à l’origine de sa notoriété. On le connait en tant que compositeur, chanteur, claviériste et amuseur public extraverti.

La musique a sans doute été la rampe de lancement de Martelly et un élément clé de cette carrière politique qui débute. Sa popularité constitue probablement son principal atout politique, en particulier chez les jeunes, déçus des administrations successives dont le bilan demeure maigre.

Martelly a sorti son premier album « Ou la la » en 1988. Ce fut un succès qui ouvrit la voie à 14 autres albums.

Vedette de la musique compas, un rythme très populaire en Haïti, Martelly a réussi à capitaliser sur son image de musicien dans l’arène politique, en dépit de son extravagance, ses élans de travesti et ses exhibitions obscènes.

Les images de ses prestations ont longtemps circulé sur Internet et lui ont valu de sévères critiques.

Certains le considèrent inapte à la présidence d’Haïti à cause de cette image libertine, tandis que d’autres, à l’image de son adversaire malheureux aux élections, la professeure Mirlande Manigat, le décrivent simplement comme un « fantaisiste ».

Cependant, toutes ces critiques n’ont pas été en mesure d’arrêter l’ascension fulgurante de Martelly en politique. A 50 ans, l’homme s’invente a grand renfort de communication une image de politicien « honnête » et prêt à conduire le changement dont le pays a besoin à travers la plate-forme politique Repons Peyizan (Réponse des Paysans).

Martelly, a, à maintes reprises, déclaré que les Haïtiens « veulent le changement ».

« Sweet Micky » est présenté comme quelqu’un qui serait « en dehors du système », quelqu’un qui n’aurait rien à voir avec les dirigeants qu’Haïti a eu durant les dernières décennies et qui n’ont fourni aucun véritable résultat.

Mais cette idée est rejetée par des observateurs qui soutiennent qu’il a trempé dans des combines politiques et a appuyé ouvertement le sanglant coup d’Etat militaire de 1991 à 1994 contre le premier président élu démocratiquement en 1990, Jean Bertrand Aristide.

Ils font également valoir qu’il a pendant longtemps reçu beaucoup d’argent (du système) chaque année pour participer au carnaval, une grande fête populaire pratiquement incontournable en Haïti.

C’est ce chanteur « Tèt Kale » (Crâne rasé / slogan de sa campagne électorale) qui prend les rennes du pouvoir en Haïti ce 14 mai.

Les attentes sont aussi immenses que les promesses qu’il a faites. [apr 14/05/2011 00 :10]

 

Haïti : la France va reconstruire son ambassade détruite lors du séisme

ouest-france.fr / samedi 14 mai 2011

Le ministre français des Affaires étrangères Alain Juppé a dévoilé vendredi le projet de construction du nouveau bâtiment, devant héberger l’ambassade de la France en Haïti, détruite lors du séisme de janvier 2010.

Une ambassade paracyclonique, parasismique et bioclimatique

Alain Juppé doit assister, ce samedi, à l’investiture du nouveau président d’Haïti Michel Martelly. « Le bâtiment qui doit être livré en 2013, sera paracyclonique, parasismique et bioclimatique. Il s’agira d’un projet exemplaire de ce que nous souhaitons pour la reconstruction d’Haïti », a déclaré M. Juppé en dévoilant la maquette aux membres de la communauté française. Le plan réalisé par de jeunes architectes français sera exécuté par un consortium franco-britannique sur le site de l’ancienne construction non loin du palais présidentiel qui s’est également effondré lors du séisme de janvier 2010 qui a détruit les principaux édifices publics d’Haïti.

« La tentation était grande d’installer l’ambassade sur les hauteurs de Port-au-Prince, mais nous avons fait le choix de demeurer ici pour marquer notre attachement à l’histoire franco-haïtienne et à la volonté des autorités haïtiennes de rebâtir la vieille ville », a encore déclaré M. Juppé. Il a également présenté la démarche de l’ambassade comme un « symbole de la renaissance du centre historique de la cité » fortement ravagé par le violent séisme qui a poussé plus d’un million de personnes à la rue dont plus de la moitié vit encore sous des tentes au cœur de la capitale.

Lors de la cérémonie de présentation du plan de la nouvelle ambassade, M. Juppé a remis à l’ambassadeur de France en Haïti Didier Le Bret la Légion d’honneur.

 

Haïti – Politique : L’étrange silence de Jean-Bertrand Aristide…
14/05/2011 12:29:58

Haïti - Politique : L’étrange silence de Jean-Bertrand Aristide...Des milliers d’Haïtiens avaient accueilli l’ex-Président Aristide de son retour de 7 ans d’exil d’Afrique du Sud, le 18 mars 2011. Après une courte allocution à l’aéroport, Jean-Bertrand Aristide s’était ensuite rendu directement à sa résidence, saluant la foule qui l’attendait avant de disparaître derrière les haut murs de sa propriété pour s’enfermer dans un silence d’où il n’est jamais sortie…
Depuis son retour, il n’a fait aucun discours ni accordé aucune entrevue, il n’a pas été constater les dommages du séisme de janvier 2010, personne ne l’a vue dans un restaurant… « Il est rare que l’ex-Président sorte de sa maison et dise bonjour », a déclaré un maçon qui travaille à augmenter la hauteur des murs qui entourent la maison de M. Aristide « Il reste toujours à l’intérieur… »
De nombreux haïtiens s’attendaient que Jean-Bertrand Aristide replonge dans la politique, doutant des qu’il voulait seulement reconstruire l’université et sa fondation. Les étudiants de l’université qu’il a fondée et le personnel de sa fondation affirment qu’il n’est pas venu visiter l’établissement, pourtant situé à courte distance de sa résidence…
« Il semble avoir disparu de l’écran radar », a fait savoir Robert Maguire, un spécialiste d’Haïti qui enseigne à l’université Trinity, à Washington. « Je suis surpris que nous n’ayons rien entendu de lui. Je ne sais pas quoi en penser ».
Personne ne s’attendait à ce que l’ancien Président, l’un des dirigeants les plus populaire de l’histoire haïtienne, adoré par une grande partie des pauvres du pays, détesté par l’élite, garde un profil aussi bas… Ni Kenneth Merten, l’Ambassadeur des États-Unis, ni l’ancien Président américain Bill Clinton n’ont rencontré J.B. Aristide…
Presque chaque jour, des véhicules utilitaires franchissent les barrières de la résidence d’Aristide, mais on ne sait pas qui sont les gens qu’il rencontre. Ira Kurzban, l’avocat de M. Aristide aux États-Unis, a indiqué que l’ancien Président rencontrait ses anciens amis, afin d’élaborer son plan d’action [?] « Je crois qu’il essaie d’écouter les gens et de comprendre ce qui se passe dans le domaine de l’éducation et dans le pays en général […] Je crois qu’il aurait été bizarre qu’il revienne et commence à faire des déclarations, plutôt que d’écouter les Haïtiens sur ce qui s’est passé au cours des 7 dernières années. »

Difficile de savoir ce qu’Aristide prépare, ses proches collaborateurs refusent de répondre aux questions et les gardes de sécurité éloignent les journalistes…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2552-haiti-aristide-retour-a-la-maison.html
http://www.haitilibre.com/article-2555-haiti-politique-premier-discours-d-aristide.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-France/Coopération : « Nous sommes toujours aux cotés d’Haïti », déclare Alain Juppé
A la veille de l’investiture du président élu, Michel Martelly

P-au-P., 13 mai 2011 [AlterPresse]— Le ministre français des affaires étrangères, Alain Juppé, venu représenter son pays à la cérémonie d’investiture du président élu, Michel Martelly, renouvelle, à son arrivé à Port-au-Prince, la volonté de la France de poursuivre sa coopération avec Haïti en vue d’aider à la reconstruction du pays.

« Aujourd’hui la France est plus que jamais aux cotés d’Haïti (…) pour l’aider à penser ses plaies. C’est le message de solidarité du peuple français à la nation haïtienne que le président de la République, Nicolas Sarkozy, était venu porter en personne quelque mois après le terrible séisme de janvier 2011 », déclare Alain Juppé.

L’officiel français a fait ces déclarations, à l’ambassade de France à Port-au-Prince, à la rue Capois (centre de la capitale), en présence d’une assistance composée de français et d’haïtiens, qui participaient à un cocktail de bienvenue organisé en son honneur.

« Le président Sarkozy est le premier chef d’État français qui a foulé le sol d’Haïti », rappelle le ministre français des affaires étrangères, qui insiste sur un ensemble d’aides que la France envisage de fournir à Haïti.

« la France est aux cotés d’Haïti, qui ouvre dès le samedi 14 mai un nouveau chapitre de son histoire, pour l’aider à regarder vers l’avenir », martelle-t-il.

La cérémonie qui s’est déroulée sur la cour de l’ambassade a été l’occasion également pour le ministre d’État français de dévoiler officiellement le plan de construction de la nouvelle ambassade de France en Haïti.

« Après maintes réflexions c’est ce plan sur trois qui a été retenu. Et aujourd’hui j’ai l’honneur de vous le dévoiler tous. La nouvelle ambassade sera reconstruit ici même, et les travaux s’achèveront au début de 2013 », déclare Alain Juppé sous les regards attentifs des invités. Aucun montant des travaux en perspective n’a été révélé.

Recevant, en la circonstance une distinction de la part du ministre d’État, l’ambassadeur de France en Haïti, Didier Le Bret, salue, pour sa part, la coopération de son pays avec Haïti.

Comme son compatriote Juppé, il renouvelle tout le soutien de son pays au peuple Haïtien. [sfd gp apr 13/05/2011 21:20]

 

Haïti – Choléra : Saison des pluies, Saison à risques
13/05/2011 13:03:37

Haïti - Choléra : Saison des pluies, Saison à risquesLe Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) et l’Organisation Panaméricaine de la Santé (OPS) ont annoncés mercredi que les travailleurs humanitaires en Haïti se préparent pour une résurgence de l’épidémie de choléra, qui coïncide avec la saison des pluies.
Les premières pluies ont conduit à une augmentation des cas de choléra dans certaines régions, après qu’environ 5 000 personnes soient décédées depuis octobre en raison de cette maladie, qui est transmise par l’eau et la nourriture et qui provoque de graves diarrhées. Cependant, les agences ne prévoient pas que le niveau élevé d’infection et de mortalité des premières semaines, soit atteint.
La Porte-parole de l’OCHA, Emmanuelle Schneider, a admis que « plus d’eau signifie plus de choléra et que et que la santé (le système de santé) dans le pays est encore très faible ». Pour cette raison elle appelle à « une vigilance accrue » et averti que davantage de cas peuvent être enregistrés dans le sud ouest, sud-est d’Haïti, y compris dans la capitale, Port-au-Prince.
En ce sens, une coordonnatrice de l’OPS et de l’OMS, Esther van der Woerdt, a expliquée que la pluie et les tempêtes qui peuvent entrer dans les semaines à venir risquent d’être « très problématique ».
Schneider a rappelé que l’ONU et d’autres organisations humanitaires ont besoin davantage de fonds pour couvrir les 175 millions de dollars qui sont nécessaire pour répondre au choléra « Nous avons besoin de plus d’argent » et que ce montant n’a été couverts qu’à 48 pour cent.
Dernier Bilan : Depuis le début de l’épidémie de choléra en Haïti (19 octobre 2010), 293,470 personnes ont été infectées et traitées, 158,214 personnes ont dû être hospitalisées et 4,954 personnes sont décédées. Selon le dernier bilan publié par le MSPP [chiffres sous évalué d’après les experts de l’ONU], daté du 3 mai 2011.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2875-haiti-cholera-rapport-des-experts-sur-l-origine-de-l-epidemie.html
HL/ HaïtiLibre

 

114 boat-people rapatriés hier au Cap-Haïtien
13/05/2011 14:05:05

Haïti - Social : 114 boat-people rapatriés hier au Cap-HaïtienLes membres d’équipage du Coast Guard Cutter Vigilant (USCGC VIGILANT WMEC-617) ont rapatriés hier jeudi, au Cap-Haïtien, 114 boat-people haïtiens. Le groupe d’haïtien a été intercepté ce lundi à bord d’un bateau à voile de 60 pieds au nord-ouest de la Grande Inagua, Bahamas. Le bateau haïtien, fortement surchargé, a été localisé par un avion de la garde côtière, ensuite l’équipage du bateau a distribué des gilets de sauvetage aux 114 migrants haïtiens, pour finalement être embarqués à bord du USCGC VIGILANT.
« Il n’y a rien de plus satisfaisant pour un équipage que de savoir que vous avez aidé à sauver 114 vies contre les dangers de la mer, en même temps que de protéger nos frontières contre l’immigration clandestine », a déclaré le Maître de 2e classe Ryan Smith, un membre d’équipage du Vigilant.
Une fois à bord du navire de la garde-côte, tous les migrants ont reçu de la nourriture, de l’eau et des soins médicaux de base.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2596-haiti-social-91-boat-people-rapatries-hier-au-cap-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-2003-haiti-social-80-boat-people-rapatries-hier-au-cap-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-822-haiti-social-323-boat-people-rapatries.html
http://www.haitilibre.com/article-213-haiti-social-85-boat-people-interceptes-a-3-miles-au-sud-de-french-cay.html
http://www.haitilibre.com/article-656-haiti-usa-97-boat-people-rappatries-au-cap-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-40-haiti-seisme-105-boat-people-interceptes.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti. Chronique d’un effondrement annoncé (2)

Par Claude Carré

Port au Prince. Vendredi 13 mai 2011.CCN. Ce samedi, le nouveau président haïtien, Michel « Sweet Micky » Marthélly sera officiellement investi. Claude Carré, depuis Port au Prince continue avec sa chronique d’un » effondrement d’analyser la société haïtienne pour CCN. Cette fois sil s’appuie sur les réflexions de Jared Diamond dans son ouvrage « Effondrement » comment les sociétés décident de leur disparition »

Depuis le 13 décembre, date de ma première chronique (la 22 ème) sur l’effondrement de la société haïtienne, j’avais promis de « visiter » les théories de Jared Diamond ainsi que le chapitre consacré à Haïti et la République Dominicaine de son livre sur le sujet. Malheureusement, la conjoncture électorale, avec ses nombreux rebondissements, ne m’a pas permis de poursuivre les recherches et les réflexions dans cette direction. Aujourd’hui après l’élection de Michel « Sweet Micky » Martelly, alors que les dernières magouilles électorales au niveau des législatives sont (je suppose) en passe de se dissiper et que les intrigues de palais quand à la succession battent leur plein, j’ai l’opportunité de poursuivre, presque sereinement, mes réflexions sur l’effondrement de notre société initiées depuis le 13 décembre 2010.Le titre de cette présente (chroniques de l’effondrement) est symptomatique et quelque peu hardi et récursif. Il semble dire que les présentes réflexions ne sont que les chroniques de l’effondrement de la société (au sens de témoignage historique) pendant que le sujet de la présente chronique n’est autre que l’effondrement de la société lui-même.La première partie de l’essai avait posé les jalons (le sens de l’effondrement, le concept de société, l’allure générale des théories de l’effondrement des sociétés), il importe maintenant de rentrer dans le vif du sujet. Pour ce faire Jared Diamond parait être une étape importante. Non seulement il est un des plus grands théoriciens actuels de l’effondrement mais de plus il a essayé de dégager les facteurs qui sembleraient selon lui pouvoir expliquer l’effondrement (programmé) de notre société par contraste avec le relatif succès de la république voisine.Jared Diamond  » les facteurs d’effondrement et la méthode comparative « Jared Diamond est un intellectuel, un scientifique, un chercheur et érudit doté d’un savoir presqu’encyclopédique. Alors que les savants sociologues-anthropologues, historiens, écologistes, environnementalistes,… semblent, non seulement, se confiner à l’unique champ de leur spécialité, mais encore, limitent l’objet de leur étude dans l’espace et dans le temps, Jared Diamond n’hésite pas, non seulement, à combiner plusieurs disciplines à la fois, mais encore, ne se fixe en principe pas de contraintes d’espace et de temps par rapport à l’objet de ses recherches. En témoigne ses deux derniers ouvrages: « De l’inégalité parmi les sociétés (Essai sur l’homme et l’environnement dans l’histoire) » publié en 1997, où il tente d’expliciter les facteurs pouvant expliquer le succès et la réussite de certaines sociétés et celui plus récent 2005 : l’ « Effondrement (Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie) » où il s’attaque au problème inverse ; c’est-à-dire essayer de dégager les facteurs pouvant rendre compte du déclin, de l’échec et de l’effondrement des sociétés.Les facteurs d’effondrement des sociétés chez Jared sont au nombre de cinq :« Je suis finalement parvenu à définir une grille d’analyse constituée de cinq facteurs […] , quatre facteurs – dommages environnementaux, changement climatique, voisins hostiles et partenaires commerciaux amicaux – peuvent se révéler significatifs ou pas pour une société donnée. Le cinquième facteur – les réponses apportées par une société à ses problèmes environnementaux – est toujours significatif. »Bien qu’il semble donc attacher beaucoup d’importance, trop selon certains de ces critiques, aux facteurs environnementaux (deux sur quatre et non cinq comme on le verra plus loin), il place le cinquième facteur proprement social (« les réponses apportées par la société aux problèmes environnementaux ») comme étant toujours significatif. Cependant trois remarques intéressantes peuvent être formulées. 
D’abord, « les réponses apportées par les sociétés » dépendent de l’organisation sociale de cette société et incluent donc un vaste champ de connections et de causalités ce que semble évacuer la formulation ; c’est en fait tout l’ensemble social qui est en cause à travers les solutions réponses apportées aux problèmes environnementaux.
Ensuite ces « réponses » ne s’adressent pas seulement aux problèmes environnementaux (comme il le postule implicitement) mais à tous les autres défis auxquels la société est confrontée, y compris ceux des « voisins hostiles et des partenaires commerciaux » soient les troisième et quatrième facteurs qu’il énumère. 
Enfin, alors que les « dommages environnementaux » (premier facteur) sont causés par l’activité des hommes-en-société, les « changements climatiques » (deuxième facteur) sont relativement (et dans la grande majorité des cas) indépendants de l’activité des hommes. Par conséquent la liste des facteurs de Jared pourrait être remaniée en tenant compte que :- Le facteur « réponses de la société », tenu pour être le plus « significatif » par l’auteur devrait en outre être considéré de manière beaucoup plus large car impliquant toute la structure et l’organisation sociale interne.- Les « changements climatiques » représentent un facteur externe d’environnement physique.- Les « voisins hostiles et les partenaires commerciaux » qui au fond sont souvent confondus (comme il le dit lui-même) et devraient être considérés comme un seul facteur : l’environnement social externe.- Enfin les « dommages environnementaux », s’ils peuvent être un facteur d’effondrement social, de par les effets néfastes qu’ils peuvent exercer sur la survie d’une société, devront aussi être considérés aussi comme des effets de l’effondrement social car étant une conséquence des « réponses » de la société aux défis auxquels elle est confrontés. La déforestation atteignant un seuil critique par exemple (qui est peut-être le cas le plus probant et le plus dramatique de dommages environnementaux) est autant un facteur menaçant la survie de la société qu’un effet de la réponse inappropriée que la société apporte au problème de l’énergie et/ou de l’habitat et autres… En fait l’écologie est un système à causalité circulaire où d’un côté on a l’homme-en-société et de l’autre l’environnement physique.En conclusion on pourrait s’en tenir aux facteurs suivants :- L’organisation sociale et les réponses apportées aux problèmes de la société (environnementaux, internes, externes) peut-être causes et effets de l’effondrement.

– Les voisins hostiles (facteurs externes)
– Les changements climatiques (facteurs externes)
– Les dommages environnementaux (peuvent être causes et effets)
De tous ces facteurs le premier (l’organisation sociale) demeure le plus significatif, ou encore, pour le ramener à une terminologie plus stricte, le plus déterminant.
Il est regrettable que l’auteur n’ait pas jugé important opportun de dresser une sorte de typologie des effondrements des sociétés qui ont eu lieu dans l’histoire ni qu’il n’est vu la nécessité de faire un inventaire descriptif des signes d’effondrement bien qu’il soit possible de les tirer de ces études. (Dans une prochaine chronique j’aborderai ces questions.)
Pour expliquer l’effondrement des sociétés Jared Diamond utilise la méthode comparative :
« Dans le présent ouvrage, […], je compare différentes sociétés passées et présentes qui se distinguent par leur fragilité environnementale, leurs relations avec leur voisins, leurs institutions politiques ainsi que d’autres variables d’ « entrée » dont on reconnaît qu’elles influent sur la stabilité d’une société. Les variables de « sortie » que j’examine sont l’effondrement, et les formes qu’il revêt, ou la survie. »
Pour de nombreux théoriciens des sociétés, la méthode comparative demeure utile (voir même indispensable) pour dégager les lois des changements sociaux. Elle consiste essentiellement à extraire des réponses justes en posant les mêmes questions pertinentes à plusieurs sociétés données.
Le grand sociologue Seymour Martin avait l’habitude de dire qu’un observateur qui connaît uniquement un seul pays n’en connaît aucun. […] Sans comparaison, il est impossible de savoir si un comportement ou une pratique particulière est unique à la société en question ou commune à plusieurs ».
On peut, par exemple, se demander (avec Francis Fukuyama) pourquoi la Chine possède un état fort alors que l’Inde voisine n’a jamais connu ce degré de centralisation ?

Pourquoi la démocratie et le règne de la loi ont pris pied en Scandinavie, alors que la Russie, qui est sujet à des conditions climatiques et géographiques similaires, est régie par un absolutisme débridé ?

On peut aussi se demander, cette fois en nous plaçant dans la perspective de Jared Diamond, pourquoi de deux pays partageant une même île (Haïti et la République dominicaine) le premier semble « sans avenir » (pour reprendre l’expression de l’auteur) alors que le second, malgré les difficultés, a pu enclencher un processus de développement ?
Le chapitre de son livre sur Haïti et la République dominicaine promet donc d’éclairer notre lanterne sur le sujet qui nous préoccupe.
Ce sera pour la prochaine chronique qui vient tout de suite après.
Claude Carré

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