dimanche 15 mai 2011

15 Mai

Dans son premier discours à la nation Michel Martelly promet de changer Haïti

Le président haïtien Michel Martelly (G) était entouré de son épouse Sophia et de ses 4 enfants pendant la cérémonie d’investiture à Port-au-Prince, le 14 mai 2011.

Le président haïtien Michel Martelly (G) était entouré de son épouse Sophia et de ses 4 enfants pendant la cérémonie d’investiture à Port-au-Prince, le 14 mai 2011.

Reuters/Swoan Parker

Par RFI

Michel Martelly a prêté serment samedi 14 mai 2011, à Port-au-Prince, en Haïti. Le voilà officiellement président du pays. Le nouveau chef d’Etat a prononcé un discours. Un discours fort, engagé et axé, à l’image de sa campagne électorale, sur le changement.

Avec notre correspondante à Port-au-Prince,Amélie Baron

La marche vers cette victoire aura été longue et douleureuse.

http://telechargement.rfi.fr.edgesuite.net/rfi/francais/audio/modules/actu/201105/HAITI_son_Martelly_fin_long_processus_electoral_1h.mp3

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14/05/2011 par Amélie Baron

Le premier discours de Michel Martelly à la nation était très volontaire avec du caractère, donc à son image. Le nouveau président a dit qu’il était temps d’ouvrir une nouvelle ère. Il a dit que cette période d’humiliation pour Haïti suffisait. Haïti ne doit plus demander mais doit s’imposer en pays indépendant et volontaire.

Il y a en Haïti, le président l’a souligné, des gens qui ont du courage et donc il faut donc se mettre au travail et pour avoir du travail il faut bien sûr la sécurité. Michel Martelly a alors expliqué que si les personnalités continuaient à faire du désordre où si elles continuaient à promouvoir l’instabilité, la justice serait là.

C’était donc vraiment un discours fort et volontaire qu’a prononcé Michel Martelly. Un discours qui a beaucoup plu aux spectateurs qui attendaient de voir ce premier discours du président. Ils étaient massés nombreux devant la place du palais présidentiel. C’est la fête pour les Haïtiens aujourd’hui. On voit un peu partout des chars dignes du carnaval défiler avec bien sûr la musique de Michel Martelly.

 

Haïti – Investiture : Moments importants du discours de Michel Martelly
15/05/2011 09:24:40

Haïti - Investiture : Moments importants du discours de Michel Martelly« Mes chers compatriotes, en me confiant par votre vote du 20 mars dernier la destiné de la République d’Haïti, vous m’en faites le premier serviteur […] La marche vers cette victoire aura été longue et douloureuse, elle a mobilisée toute notre détermination et le courage du peuple haïtien, je veux vous dire, que sans le support apprécier de la Communauté Internationale, une fois de plus, une fois de trop, le vote populaire aurait été confisqué, que le peuple haïtien en soit fier et que les amis d’Haïti en soit remercié.
[…] Je vous ai dit de me faire confiance et vous pouvez me faire confiance […] main dans la main, épaule contre épaule, nous allons changer Haïti, refaire ce pays, lui redonner une image.
[…] Nous ne pouvons plus continuer à nous humilier en mendiant, avec cette politique de mendicité. Nous sommes des travailleurs, nous travaillons bien lorsque l’on nous donne des opportunités […] Le peuple haïtien est un peuple qui a du courage, comme le courage de Capois La-Mort, Dessalines, Michaëlle Jean, Wyclef Jean, Dumarsais Siméus et bien d’autres…
Haïtiens, ressaisissons-nous, ce pays est le nôtre, regroupons nous pour refaire notre pays. Mais, pour qu’il y ait du travail en Haïti, il faut qu’il y ait la sécurité dans le pays, la sécurité pour les personnes, pour nos biens, pour la production, pour les placements d’argent, pour les investisseurs, pour que les paysans puissent produire… Cela, je ne vais pas le négocier, si une personne vient mettre le désordre, créer l’instabilité pour que le pays ne puisse pas fonctionner, je regrette, la justice va agir contre ces gens là, la justice va agir comme il se doit.
[…] il faut qu’il y ait le respect, pour que les investisseurs prennent confiance, viennent investir, construire, pour que nous puissions trouver le développement que je cherche, le développement que je cherche pour vous, afin que vous sortiez de la misère, pour que vous puissiez vivre d’une autre façon.
[…] aux autorité judiciaires et policières je vous renouvelle ma confiance, je vous dis qu’il y a eu assez de kidnapping, de violence sur les femmes, d’assassinats d’enfants du pays et de policiers, qu’il y a eu assez d’injustice sur la population, nous allons rétablir l’autorité de l’État, l’État de droit. L’ordre et la discipline devront régner sur toute l’étendue du territoire nationale…
[…] Sous ma présidence, l’obligation de l’État, sera de servir le peuple haïtien, de la même façon, sous ma présidence, l’obligation du citoyen, sera de remplir son devoir civique, son devoir de citoyen, payer ses taxes pour qu’il puisse trouver les services que l’État lui doit.
[…] Cela fait longtemps que nous nous servons de la misère du pays pour régler nos affaires, trop de gens se servent de la misère de notre pays… il faut que cela s’arrête. Il est temps que nous commencions à vendre nos richesses culturelles, Haïti est un pays riche , nous avons les plus belles plages du monde, le plus beau soleil de la Caraïbe et la culture la plus profonde, diversifiée et authentique, un passé glorieux, la Citadelle Henry et les ruines du Palais de Milot en témoignent. Oui, peuple haïtien, ce n’est pas seulement la misère que nous avons dans notre pays […] profitons en pour demander au monde entier de mettre la misère d’Haïti dans un tiroir, d’enterrer la misère d’Haïti…
[…] combien de célébrité aurions nous eu, si nous avions encadré notre jeunesse, en les mettant dans le sport, en les retirant de la rue ? Haïtien, Haïtien, Haïti dormait mais aujourd’hui Haïti va se réveiller et se mettre debout. Une société sans morale, une société sans valeur c’est la même chose qu’une voiture sans chauffeur.
[…] aujourd’hui je dis que je vais mettre tous les enfants à l’école gratuitement, ils disent que je suis fou parce que j’ai dit « l’école gratuite », j’ai une nouvelle pour vous, non seulement je vais demander l’école gratuite, mais je vais me battre pour que l’école devienne obligatoire. […] c’est comme ça que je vais retirer les enfants de la rue, c’est comme ça qu’un leader est responsable, c’est comme ça qu’Haïti sortira de sa misère.
Pour ceux qui pense qu’Haïti, c’est Port-au-Prince seulement et bien la décentralisation va venir, ce n’est pas seulement Port-au-Prince qui doit être rebâti, c’est tous le pays qui a besoin d’être construit, reconstruit, qui a besoin d’être reboisé, d’être développé…
[…] un Haïti où les terre seront labourées, où les semences seront disponibles, où les récoltes ne seront pas gaspillées, où les récoltes seront rentables, la terre ne sera pas ingrate, parce que les hommes vont en prendre soin, c’est ça qui est « Repons Payizan »
[…] Un Haïti où la classe moyenne va prospérer, parce que c’est la classe moyenne qui est le moteur économique d’un pays, un Haïti où le changement dans notre mentalité va nous permettre de rentrer dans la modernité du monde […] Un Haïti où ce ne sont pas des bidonville qui sont des villes, où le peuple haïtien va trouver de l’eau, de l’électricité, des services pour que ce pays puisse s’appeler un Pays. Un Haïti où on va donner à la population les moyens de contrôler les naissances, où la santé ne sera pas un luxe…
[…] Mon peuple, mon peuple haïtien, gens des rues, chômeurs, faites moi confiance, les choses vont réellement changer, commerçants, marchandes, ouvriers, les personnes sous les tentes, femmes du pays, les handicapés je ne vous ai pas oublié, vous savez que je suis fait pour vous, embarquez, levez-vous, Haïti vous attends. Votre Président Tet Kalé est prêt à marcher main dans la main avec vous, pour apporter une vie meilleure.
Je demande à la Communauté Internationale, de me faire confiance, vous allez trouvez un autre leadership, dans un bon partenariat, dans le respect des uns et des autres, avec bonne gouvernance, transparence et honnêteté. C’est un nouveau Haïti, ouvert aux affaires dès aujourd’hui.
Avec la volonté de tous, avec la grâce du Grand Maître, nous allons mettre Haïti devant, Haïti d’abord, Haïti toujours, Haïti mon Pays, Haïti Chéri Tet Kalé. »

HL/ S/ HaïtiLibre

 

Le nouveau président Michel Martelly promet de « réveiller » Haïti

par Joseph Guyler Delva / dimanche 15 mai 2011 00h57

PORT-AU-PRINCE (Reuters) – L’ancien chanteur pop Michel Martelly a prêté serment comme président samedi à Haïti, où il a demandé à ses compatriotes de l’aider à remettre sur pied leur pays en proie à la pauvreté et dévasté par le séisme du 12 janvier 2010.

« Haïti était endormi et aujourd’hui Haïti se réveille (…) c’est le mandat que vous m’avez confié et, croyez-moi, les choses vont changer », a dit Martelly dans un discours inaugural prononcé en créole.

Une vaste foule a manifesté son approbation en se pressant contre les barrières du palais présidentiel à dôme blanc dont le délabrement témoigne des ravages du séisme de l’an dernier, qui a fait plus de 300.000 morts.

Sans expérience des affaires publiques, Martelly, âgé de 50 ans et surnommé « Sweet Micky », a insisté sur la promesse de changement qui l’a propulsé à la victoire le 20 mars au second tour de la présidentielle, face à l’ancienne « première dame » Mirlande Manigat, 70 ans.

« La main dans la main, épaule contre épaule, nous allons changer Haïti, reconstruire ce pays pour le rendre plus fort », a dit le nouveau président, dont le discours a été précédé par une sonnerie de conques cérémonielles.

« UN NOUVEAU DÉPART »

Dans ce pays instable des Caraïbes, ancienne possession française à l’histoire ponctuée de révoltes et de dictatures, c’est la première fois qu’un président démocratiquement élu a remis le pouvoir à un dirigeant librement élu de l’opposition.

Martelly s’est aussi employé à rassurer les donateurs étrangers qui ont promis une aide de 10 milliards de dollars pour la reconstruction d’Haïti après le séisme. Il s’est engagé à fournir des garanties aux investisseurs et aux propriétaires privés.

Auparavant, la cérémonie d’investiture s’était déroulée devant les élus de l’Assemblée nationale dans un bâtiment préfabriqué érigé à l’emplacement de l’ancien parlement détruit par le tremblement de terre.

Signe des défis que devra tenter de relever le nouveau président, une panne d’électricité a plongé la cérémonie dans une demi-obscurité.

Parmi ses partisans présents samedi figurait son collègue haïtien-américain Wyclef Jean, star du hip-hop qui a évoqué l’enthousiasme soulevé par sa dynamique promesse de changement.

« Cela représente un nouveau départ (…) les gens veulent de l’éducation, pas des dons. Ils ont maintenant un dirigeant qui va les mobiliser », a déclaré Jean à Reuters en comparant l’élection de Martelly à celle de Barack Obama en novembre 2008 aux Etats-Unis.

Dans son discours, Martelly a appelé de ses voeux « un Haïti où la santé ne soit pas un luxe, un Haïti qui ne soit pas fait de bidonvilles », en ajoutant qu’il s’appliquerait à fournir un enseignement gratuit à tous les enfants du pays.

L’ex-président Bill Clinton, émissaire spécial de l’Onu en Haïti, conduisait la délégation américaine. La France était représentée par le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé.

INVESTISSEMENTS ET SÉCURITÉ

Des centaines de milliers de survivants du séisme de janvier 2010 attendent toujours des logements décents et du travail, et une épidémie de choléra a coûté la vie depuis l’automne dernier à près de 5.000 personnes.

Pour appliquer sa politique, « Sweet Micky » doit s’appuyer sur des structures étatiques traditionnellement faibles, minées par la corruption et le favoritisme, et une administration aux effectifs décimés par le tremblement de terre.

« Depuis la chute de la dictature de Duvalier (en 1986), mettre sur pied un gouvernement efficace s’est révélé une gageure, quel qu’ait été le président », dit Mark Weisbrot, codirecteur du Center for Economic and Policy Research, un groupe de réflexion dont le siège est à Washington.

« Par le passé, l’Etat a exploité la population. Les fonctionnaires se sont enrichis. Ils ont perdu le sens du service de la nation. La fonction publique signifie être au service de la population », notait Martelly le mois dernier.

Il met en avant ses liens privilégiés avec la population mais devra tenir compte d’un Parlement dominé par les députés et sénateurs de la coalition Inite du président sortant René Préval, qui ne pouvait briguer de nouveau mandat.

La communauté internationale, qui maintient plus de 12.000 casques bleus à Haïti, paraît décidée à soutenir Martelly. L’aide extérieure, essentielle au relèvement du pays, représente les deux tiers du budget de l’Etat.

Martelly a promis de prendre des mesures pour attirer les investissements, notamment dans des projets d’infrastructures et de tourisme.

Le maintien de la sécurité est également une de ses priorités. Martelly a proposé de rétablir l’armée haïtienne, trop impliquée par le passé dans la vie politique et dissoute par le président Jean-Bertrand Aristide au milieu des années 1990. En raison de la situation économique du pays, son idée suscite de nombreuses réserves, notamment au Congrès américain.

Le nouveau chef de l’Etat est issu du parti Repons Peyizan, dont le message aux accents populistes et anti-establishment prône la justice sociale.

Guy Kerivel et Philippe Bas-Rabérin pour le service français

 

Haïti-Présidence

Martelly parle en apôtre du « changement » à son investiture

Résolument offensif et harangueur de foule dans son discours d’intronisation, le nouveau chef de l’Etat, qui identifie l’éducation, la sécurité et l’emploi parmi ses grandes priorités, impose le respect absolu de l’ordre et de la discipline et enjoint aux autorités judiciaires et policières de décréter la tolérance zéro contre toute forme de violence et de transgression de la loi

samedi 14 mai 2011

Le nouveau Président haïtien, Michel Joseph Martelly, 50 ans, a placé son mandat sous le signe du « changement » avec des promesses de restaurer l’image de marque du pays et d’améliorer les conditions de vie de la population, mais aussi en lançant une sévère mise en garde à la justice et à la police contre toute forme de complaisance vis-à-vis de la violence et de la déstabilisation.

« Nous allons changer Haïti », a lancé dans sa première adresse à la nation M. Martelly qui a exalté la capacité des haïtiens à atteindre des objectifs ambitieux aussi bien dans leur propre pays qu’en terre étrangère. Il a cité en exemple deux héros nationaux, l’Empereur Jean-Jacques Dessalines et le général Capois La-Mort, ainsi que trois personnalités d’origine haïtienne issues de la diaspora et présentes à la cérémonie, l’ex-Gouverneure générale du Canada, Michaëlle Jean, Envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti, la star du hip-hop, Wyclef Jean, et l’homme d’affaires Dumarsais Siméus.

S’exprimant généralement sur un ton de campagne, le chef de l’Etat, qui intervenait au Palais National devant des centaines d’invités, a renouvelé son engagement de faciliter l’accès de tous les enfants à l’éducation gratuite qu’il compte également rendre obligatoire. Sur un autre plan, l’accent a été mis sur la relance de la production agricole, la création de conditions favorables aux investissements étrangers et la création d’emplois sans oublier l’exploitation des potentialités touristiques d’Haïti.

« Nous avons les plus belles plages du monde, le plus beau soleil de la Caraïbe et la culture la plus profonde, diversifiée et authentique », a répété le successeur de René Préval qui s’insurge contre l’instrumentalisation de la misère de la population pratiquée par certains à leur profit personnel.

Soulignant sa volonté de rétablir l’autorité de l’Etat, M. Martelly a intimé l’ordre aux autorités judiciaires et policières d’assumer pleinement leurs responsabilités face à toute violation de la loi susceptible de nuire à l’ordre public et à la stabilité politique du pays.

« L’ordre et la discipline devront régner sur le pays tout entier », a averti le nouveau dirigeant qui affirme que la délinquance, les protestations violentes, kidnappings et assassinats ne seront nullement tolérés sous son administration.

Il s’est aussi prononcé pour la fin de l’assistanat international auquel Haïti est condamnée depuis un certain temps, mais a, dans le même temps, rendu un vibrant hommage à la communauté internationale pour son rôle déterminant dans le processus démocratique. « Le vote populaire aurait été encore une fois confisqué sans l’intervention de la communauté internationale », a estimé Michel Martelly en référence aux nombreux rebondissements ayant abouti à son élection le 20 mars dernier à la suite d’une grave crise électorale dont l’issue avait été décidée par l’Organisation des Etats américains (OEA).

S’exprimant en créole, en français et en anglais, l’ancien chanteur surnommé « Sweet Micky » a promis d’engendrer le « réveil d’une société endormie » sous les acclamations de plusieurs milliers de partisans massés derrière les grilles du Palais National en ruine depuis le séisme dévastateur de janvier 2010.

Les spectateurs ont bruyamment chahuté l’ancien Président René Préval et les membres du conseil électoral provisoire salués dans un passage du discours.

Peu après son intervention, Martelly a passé en revue les unités de la Police Nationale en compagnie du commandant en chef, Mario Andrésol.

Au cours du traditionnel Te Deum, qui s’est déroulé au Palais National à cause de la destruction, le 12 janvier, de la cathédrale de Port-au-Prince, le célébrant principal, Mgr Louis Kébreau, archevêque métropolitain du Cap-Haïtien (nord) et président de la Conférence épiscopale, a exhorté le Président à mettre en place une politique fondée sur la justice sociale, l’honnêteté, le progrès et la récupération de la « souveraineté nationale hypothéquée ».

L’homme d’affaires Daniel Rouzier, un fervent catholique présenté comme le Premier ministre pressenti de M. Martelly, a eu l’insigne honneur d’assurer la lecture de l’évangile, lors de cette cérémonie eucharistique.

Après sa prestation de serment, réalisée dans le black-out devant Députés et Sénateurs réunis en assemblée nationale, avec son épouse Sophia et leurs quatre enfants, l’ancienne vedette du Compas Direct a déposé une gerbe de fleurs en mémoire des ancêtres au Musée du panthéon national haïtien (MUPANAH).

Pour clôturer la journée, un déjeûner en l’honneur des dignitaires étrangers a été offert à l’hôtel Karibe, à Pétion-Ville (banlieue est de la capitale), avant des audiences privées entre le nouveau dirigeant et les chefs de délégations.

Parmi les personnalités haïtiennes et étrangères ayant assisté à la passation des pouvoirs entre MM. Préval et Martelly figuraient l’ex-Présidente provisoire, Hertha Pascal Trouillot (1990-1991), Me Gérard Gourgue, les ex-candidats à la Présidence Jean Henry Céant, Chavannes Jeune, Eric Smarcki Charles, les Présidents dominicain Leonel Fernàndez, hondurien Porfirio Lobo et surinamien Desire Bouterse. On notait également la présence de l’ancien Président américain, Bill Clinton, co-président de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), du Premier ministre jamaïcain, Bruce Golding, et du chef de la diplomatie française, Alain Juppé. spp/Radio Kiskeya

 

Le Canada félicite M. Martelly et confirme son soutien à Haïti

Agence France-Presse 
14/05/2011 19h39

Assermentation du président d'Haïti - Le Canada félicite M. Martelly et confirme son soutien à HaïtiOTTAWA – Le premier ministre canadien Stephen Harper a félicité samedi le nouveau président haïtien Michel Martelly à l’occasion de son investiture et a assuré que le Canada l’aiderait à affronter «les défis qui se dressent devant lui».

«Le peuple haïtien a fait preuve de patience et de détermination et a affirmé son attachement à la démocratie et au processus électoral», relève M. Harper dans son message.

«Cette transition marque une étape importante sur la voie du redressement après le tremblement de terre de janvier 2010 ainsi qu’un tournant vers la stabilité et le développement à long terme», poursuit-il.

Rappelant que plus de cent mille Canadiens ont des racines haïtiennes, le Premier ministre déclare que son pays soutiendra Haïti «dans ses efforts pour rebâtir ses communautés et renforcer la primauté du droit».

«Je me réjouis à la perspective de travailler avec le président Martelly pour l’aider à relever les défis qui se dressent devant lui», conclut M. Harper.

 

Samedi, 14 mai 2011 08:07

Des chrétiens évangéliques prient pour Martelly et le progrès d’Haïti

Plusieurs centaines de chrétiens évangéliques avaient pris part hier soir à une réunion de prière spéciale devant le Palais National. Ce programme spécial d’animation musicale et de prière débuté à 6 heures du soir s’est poursuivi jusqu’à l’aube.
Le pasteur Muscadin André et Jacques Maurice, les deux principaux responsables de radio Shalom, avaient invité plusieurs artistes et pasteurs haïtiens de la diaspora à prendre part à cette grande première. Le président élu, Michel Martelly, avait personnellement sollicité la présence de l’équipe de radio Shalom lors de la cérémonie d’investiture.
Quoique tenu à l’écart par le protocole qui accorde la primauté à l’église catholique pour la cérémonie religieuse officielle, les chrétiens évangéliques ont donné une belle manifestation de la vitalité de leur religion.
Radio Shalom, qui ne diffuse que des émissions évangéliques, a réussi le pari de se hisser parmi les stations de radio les plus écoutées en Haïti en moins d’une année. Des leaders influents de la communauté évangélique haïtienne, tel pasteur Joël R. Jeune, appuient l’initiative de radio Sahlom.
Le pasteur Jeune milite depuis une vingtaine d’années pour que les chefs d’Etat haïtiens  » révoquent un contrat avec les forces du mal » qui selon lui empêche le progrès du pays.
Qualifiant cette réunion d’historique le pasteur Jeune a exhorté les chrétiens à contribuer au renouveau d’Haïti. Michel Martelly arrive sous le signe de la nouveauté parce qu’il a réclamé la prière des chrétiens avant de prendre l’investiture a insisté le leader religieux. Pour que le pays ne sombre plus dans l’usure nous devons continuer à prier pour le nouveau président.
Cet avis est partagé par le révérend Fanfan, pasteur d’une église haïtienne a Miami (Etats-Unis). M. Martelly a pu rallier les protestants haïtiens à sa cause en effectuant des déplacements dans des églises avant et après son élection.
Le président élu s’est également entretenu avec les membres de la hiérarchie de l’église catholique et des francs mâcons haïtiens.
LLM / radio Métropole Haïti

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