lundi 16 mai 2011

16 Mai

Haïti – Politique : Martelly choisit Daniel Rouzier comme Premier Ministre
16/05/2011 09:29:53

Haïti - Politique : Martelly choisit Daniel Rouzier comme Premier Ministre24 heures après son investiture, le nouveau Président d’Haïti, Michel Martelly souhaite se tourner vers un chef d’entreprise respecté, pour le poste de Premier Ministre. Cité par AP (The Associated Press) Thierry Mayard-Paul, le Chef de cabinet du Président Martelly, a expliqué que le Président avait porté son choix sur Mr. Daniel Rouzier en raison de son passé d’entrepreneur accompli « son curriculum vitae parle pour lui-même […] Nous pensons qu’il peut être très efficace à la gestion du gouvernement. »
Malgré ses références, la ratification de ce choix pourrait rencontrer de l’opposition au Parlement « Nous croyons qu’il y aura un peu de résistance » à précisé le Chef de Cabinet de Martelly « Mais nous croyons aussi, et le Président Martelly estime, que nous pouvons démontrer que c’est le bon choix. »
Ce choix, sera probablement la première bataille entre le Président Martelly et un Parlement où les législateurs (INITE) fidèle à Préval, jouissent d’une confortable majorité. Ces derniers jours, les rumeurs du choix de Daniel Rouzier, avaient déjà provoqué, avant l’heure, des tensions et des réactions négatives de certains parlementaires en raison de son manque d’expérience politique. Des sources proches des dirigeants du parti INITE, avaient alors fait savoir que le choix de Rouzier comme Premier Ministre, n’avait aucune chance d’être confirmé par le parlement, comme l’exige la Constitution…
Rappelons, que selon la Constitution haïtienne, le choix du Premier Ministre se fait en concertation avec les présidents des deux chambres (Députés et Sénateurs) au cas où le parti du Président de la République n’a pas la majorité au parlement [ce qui est le cas, le parti de Michel Martelly «Respons Peyizan» ne détient que 3 sièges à la chambre basse et aucun au Sénat].
En savoir plus sur Daniel Rouzier :
M. Rouzier est Directeur Général de la Sun Auto, un important concessionnaire automobile, il est également le Président de la centrale électrique E-Power, premier projet de production d’énergie électrique réalisé par le secteur privé en Haïti.
Il a fait se études en gestion et comptabilité, diplômé de l’Ivy League de Dartmouth et de la Georgetown University, Rouzier est profondément religieux. Auteur du livre « Believe, Love and Hope » au travers duquel il explique sa relation intime avec le Christ, sa femme et ses enfants, et de deux essais « The Power of Ideas » et « Vision or Illusion» dans lesquels il aborde des questions importantes comme : la conjoncture économique, la politique économique et le gouvernement politique, la sociologie. Daniel Rouzier a une forte présence dans l’environnement politique et a développé une bonne relation avec la classe politique haïtienne.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2112-haiti-economie-e-power-inaugure-sa-centrale-electrique-de-30-megawatts.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Le Gouvernement Bellerive a démissionné
16/05/2011 08:15:41

Haïti - Politique : Le Gouvernement Bellerive a démissionnéLe Premier Ministre, Jean-Max Bellerive, a remis au Président Préval, la veille de l’investiture du nouveau Président élu d’Haïti, Michel Martelly, la démission de son gouvernement.
« Je confirme que le Premier Ministre a remis sa lettre de démission vendredi soir au Président René Préval » a déclaré Joseph Jasmin, Ministre en charge des relations entre l’Exécutif et le Parlement, précisant que tous les ministres du Gouvernement sont démissionnaires mais qu’ils continueront à travailler jusqu’à ce que soit installé le nouveau Gouvernement « L’État continue à travailler sous les termes de la Constitution. Avant de quitter, le Président Préval nous a recommandé de suivre de près, les transferts des dossiers au nouveau gouvernement. »
Dans sa lettre de démission aux membres du Gouvernement, le Premier Ministre Bellerive explique « J’ai remis la démission du gouvernement que j’ai eu le privilège de diriger au chef de l’État René Préval. Je m’en voudrais en mettant fin à notre mission de ne pas vous exprimer ma satisfaction pour le travail accompli […] Dans un environnement des plus aride, vous avez su assumer votre part du fardeau dans cette entreprise collective de refondation du pays […] Conformément à la Constitution, je vous demande de continuer à assurer les affaires courantes de l’État jusqu’au moment où vous aurez à remettre charge à votre successeur. »
La voie est maintenant ouverte au Président Michel Martelly, pour annoncer son choix d’un nouveau Premier Ministre.
S/ HaïtiLibre

 

Lundi, 16 mai 2011 05:49

René Préval sort par la grande porte

René Préval, l’unique chef d’Etat à avoir bouclé deux mandats selon les termes de la constitution de 1987, a transmis le pouvoir samedi dernier à Michel Martelly. Lors de cette passation de pouvoir il est également devenu le premier président élu à passer le témoin à un autre président élu issu de l’opposition.
Au Parlement avant la prestation de serment Préval et Martelly se sont rencontrés officiellement pour la deuxième fois. Il y a eu des échanges de sourire et accolades entre les deux hommes qui avaient marqué différemment la campagne électorale. Martelly ayant été le plus convaincant et Préval le plus silencieux.
Accompagnés de leurs épouses Michel Martelly et René Préval se sont assis cote à cote pendant la lecture de l’acte d’élection du CEP. Préval montrait un visage fatigué mais a applaudi rapidement après la lecture de l’acte d’élection.
Martelly souriant sous les yeux de sa femme et de ses 4 enfants n’a été nullement perturbé par la panne d’électricité. Le fondateur de l’Inité, relégué au second plan après la prestation de serment, a tenu à assister aux activités politiques et religieuses. Les deux hommes ont dialogué brièvement durant le Te Deum.
Aujourd’hui dans le calme et la sérénité je prends le relais du président René G. Préval a lancé M. Martelly dans son premier discours à la nation. Il rappelle que M. Préval et ses prédécesseurs ont écrit une page de l’histoire d’Haïti qui doit se réconcilier avec lui même.
Préval aura joué la carte de la réconciliation jusqu’au bout en refusant de publier les résultats contestés de 19 sièges au Parlement.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Lundi, 16 mai 2011 05:53

Michel Martelly, musicien et homme d’Etat entre dans l’histoire

Né le 12 février 1961, Michel Martelly est le fils de Gérard Martelly, superviseur d’entreprise pétrolière, originaire de Cote de Fer. Sa mère, Madeleine de Pradines est une musicienne et la fille du chansonnier satirique Canjo.
Martelly et ses 4 frères et sœurs passeront leur enfance à Martissant, quartier au sud de la capitale. Il a pris conscience très tôt de son talent de musicien et s’est procuré un accordéon afin d’interpréter les chansons françaises et les rythmes haïtiens.
Après avoir bouclé ses études classiques, Martelly parviens à s’inscrire à l’académie militaire mais il est contraint de partir vers les Etats-Unis. Sans qualification il cumule les petits boulots et tire son épingle du jeu. Il rentre une première fois au pays en 1986 et contracte mariage avec une amie d’enfance, Sophia Saint Remy.
Le poste d’employé de banque ne lui sied pas, il part une seconde fois vers les Etats-Unis. C’est à Miami que Sweet Micky commence à prendre corps avec comme déclic un synthétiseur offert en cadeau par sa femme. A cette époque il interprète les hits de la musique haïtienne. La première composition de Sweet Micky est Compas Foret des pins. Le premier album Ou La La sort en 1989.
Pendant 22 ans le groupe Sweet Micky a combiné succès musical et financier grâce au dévouement du couple Martelly. Entre temps en 1993, l’épouse de Martelly, Sophia, commence à distribuer des plats chauds aux malades de l’HUEH et des jouets aux enfants démunis. C’était le point de départ de la fondation Rose et Blanc qui a multiplié les interventions dans divers secteurs notamment l’agriculture.
A la surprise générale Michel Martelly se lance dans la politique pendant la période d’inscription des candidats à la présidence après le violent séisme du 12 janvier 2011. Il a su rallier à sa cause plusieurs secteurs dans un premier temps hostile à la vedette survolté, considérée comme un enfant terrible d’Haïti.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Chávez «rembourse sa dette» envers Haïti, en maintenant son aide
16/05/2011 14:22:54

Haïti - Humanitaire : Chávez «rembourse sa dette» envers Haïti, en maintenant son aideHector Rodriguez, Vice-président du Conseil des Affaires Sociales au Venezuela, a confirmé l’engagement du Gouvernement vénézuélien à maintenir ses efforts de reconstruction en Haïti et a envoyé un message de solidarité au peuple haïtien au nom du Président vénézuélien Hugo Chávez.
Lors d’un entretien sur TeleSUR [canal de nouvelle d’Amérique Latine], après la cérémonie d’investiture du nouveau Président d’Haïti, Michel Martelly, Rodriguez a déclaré que le Venezuela allait « continuer à travailler pour la dignité, la vie, de ce pays frère », pour qu’Haïti puisse « continuer à aller de l’avant. »
« Nous avons une dette historique à payer à nos frères et sœurs d’Haïti, car ils nous ont aidés à libérer notre Amérique latine » a déclaré Rodriguez, en référence à l’appui offert au Venezuela par la nouvelle Nation indépendante d’Haïti, qui a fourni à Simon Bolivar une aide financière, l’asile politique et des soldats haïtiens pendant les guerres d’indépendance.
Les gouvernements vénézuéliens et cubains ont été parmi les premiers à réagir lors du séisme de janvier 2010. Ils ont dirigé leurs efforts de secours en envoyant des centaines de millions de dollars d’aide et se sont engagés à travailler avec la Gouvernement haïtien en vue de construire des missions de développement durable. Depuis, le gouvernement vénézuélien a envoyé en Haïti, plus de 10,000 tonnes de produits alimentaires, médicaments et autres…
La capacité du Venezuela à répondre rapidement a été facilitée, par le fait que le Gouvernement bolivarien était déjà impliqué dans la fourniture d’aide en Haïti avant le séisme. Notamment, Chávez avait signé, en 2007, une série d’accords importants entre Haïti, Cuba et le Venezuela à l’initiative de l’Alliance Bolivarienne (ALBA). Ces accords prévoyaient 80 millions de dollars pour une raffinerie de pétrole, 56 millions pour une centrale électrique, 4 millions pour une usine de gaz liquide, 3 millions pour la collecte des déchets et des ressources pour un programme de soins de santé cubain en Haïti, composée de plus de 1,000 médecins.
En Juin 2010, le Venezuela a également annulé la totalité de la dette d’Haïti avec Pétrocaribe, qui s’élevait à près de 400 millions de dollars. Le Venezuela maintient actuellement ses missions humanitaires en Haïti à son camp Francisco de Miranda, promouvant la durabilité et la gestion de projets dans l’agriculture, l’énergie, les transports et la santé.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti : Encore un chilien à la tête de la MINUSTAH

P-au-P, 16 mai 2011 [Alter Presse] — Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le sud-coréen Ban-Ki Moon a désigné, ce lundi 16 mai, le chilien Mariano Fernandez comme son représentant spécial et nouveau chef civil de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).

Le diplomate chilien Mariano Fernandez est désigné en remplacement du guatémaltèque Edmond Mulet, qui a fait ses adieux à Haiti le 12 mai..

A son départ Edmond Mulet a encensé l’ancien président haïtien René Garcia Préval et souhaité ‘’bon courage’’ au nouveau président Michel Joseph Martelly.

Durant sa carrière, le nouveau chef de la MINUSTAH, âgé de 65 ans, a occupé le poste d’ambassadeur de son pays dans plusieurs pays européens dont le Royaume Uni, et l’Espagne.

Il entre en fonction à Port-au-Prince, immédiatement après l’arrivée d’un nouveau gouvernement en Haïti dirigé par le président Michel Joseph Martelly.

Etablie en juin 2004 en Haiti, 3 mois après la chute de l’ex-président Jean Bertrand Aristide, la MINUSTAH est sous commandement militaire brésilien.

La MINUSTAH a déjà été dirigée par un chilien en la personne du diplomate Juan Gabriel Valdès. [mm gp apr 16/05/2011 13:00]

 

Haïti – Agriculture : Le Gouvernement a rendu hommage à l’aide dominicaine
16/05/2011 09:58:30

Haïti - Agriculture : Le Gouvernement a rendu hommage à l’aide dominicaineJoanna Gué, Ministre de l’agriculture et les membres du Bureau agricole ont remis, la semaine dernière, une plaque au Ministre dominicain de l’agriculture, Salvador (Chío) Jiménez, pour la solidarité manifestée par les agriculteurs dominicains, après le séisme de janvier 2010.
Lors de la cérémonie, où était présent entre autres : l’Ambassadeur dominicain en Haïti, Rubén Silié, le représentant en Haïti de l’Institut interaméricain de la coopération agricole (IICA), Alfredo Mena et diverses personnalités politiques, Joanna Gué a souligné la collaboration reçue de la part des autorités agricoles dominicaines. Rappelant que lorsque la tragédie s’est produite, le Ministre Jiménez a mis à son service les bureaux du Ministère de l’Agriculture dominicaine. Suite à l’événement, le Ministre dominicain a ordonné l’envoi de 30 tracteurs et de l’équipement lourd, avec leurs opérateurs respectifs pour aider les agriculteurs haïtiens, ils ont ainsi préparé plus de 100,000 hectares.
Joanna Gué a également souligné, l’excellente coopération et l’assistance technique reçue du Ministre dominicain et de son équipe lors de la préparation d’un projet agricole qui a été présenté à la coopération internationale, qualifiant « d’inestimable » l’aide technique reçue, ajoutant que grâce à elle, les haïtiens disposent aujourd’hui d’un projet de développement agricole de cinq ans, avec un investissement prévu de 800 millions de dollars.
En recevant la distinction, Salvador Jiménez, a remercié ce geste, au nom des producteurs agricoles et du peuple dominicain et a expliqué que la contribution des autorités dominicaines à l’agriculture haïtienne s’inscrivait dans le cadre de la solidarité exprimée par le président Leonel Fernández.
S/ HaïtiLibre

 

Haiti – Humanitaire : Les Chiffres de l’espoir…
16/05/2011 12:07:22

Haiti - Humanitaire : Les Chiffres de l'espoir...L’Agence Espagnole de Coopération Internationale au développement (AECI) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont mis en évidence les « chiffres de l’espoir », seize mois après le tremblement de terre qui a frappé Haïti.
L’UNICEF a facilité la scolarisation de 720,000 enfants, plus de 800,000 personnes disposent aujourd’hui de 11,300 latrines, près de onze tonnes de chlore et plus de 45 millions de comprimés de purification de l’eau ont été distribué et deux millions d’enfants ont été vaccinés avec l’aide de l’OMS.
« Il y a beaucoup à faire, mais ce qui est fait est très important et on a fait un travail remarquable avec l’effort de tous », a déclaré l’actrice Ana Duato, ambassadrice de l’UNICEF-Espagne, qui vient de rentrer d’Haïti.
Vendredi dernier, Soraya Rodriguez, la Secrétaire d’État à la Coopération international, qui représentait l’Espagne lors des actes d’investiture du nouveau chef d’Etat haïtien a eut une première réunion formelle avec le Président élu Michel Martelly, dans laquelle il a été notamment question, des travaux de déblaiement « Il est nécessaire de mettre un terme aux opérations de déblaiement, c’est une étape importante afin de commencer les travaux du réseau d’approvisionnement en eau et d’assainissement qui profitera à plus d’un tiers de la population de Port-au-Prince » a-t-elle précisé, ajoutant que dans trois mois pourrait ouvrir la première usine d’épuration des résidus solides.
« En Haïti, il y a beaucoup d’images de désespoir, mais aussi d’espoir,» a souligné Soraya Rodriguez, qui a reconnu « qu’il est très difficile d’expliquer les difficultés réelles que nous rencontrons dans les travaux de reconstruction d’une ville qui a pratiquement disparu avec le tremblement de terre. »
Consuelo Crespo, la Présidente de UNICEF-Espagne a rappelée que plus de la moitié des personnes qui travaillent dans les projets de l’UNICEF sont haïtiens, ajoutant « je suis fier des progrès » soulignant que 1,400 enfants qui avaient été laissés seuls après le séisme ont été réunis avec leurs familles.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation : Fin des problèmes des étudiants boursiers à Cuba
16/05/2011 12:50:08

Haïti - Éducation : Fin des problèmes des étudiants boursiers à Cuba145 étudiants qui avaient obtenu des bourses d’études à la Havane grâce à des démarches de particuliers et notamment des responsables de partis politiques et d’ONG, ont occupé début de semaine dernière, les locaux de l’Ambassade d’Haïti à La Havane, pour réclamer au Gouvernement haïtien, le versement de leur allocation mensuelle de 50 dollars américains que les étudiants n’ont pas reçu depuis 2007 !
Un second groupe, d’environ 450 étudiants haïtiens à Santiago, éprouvait de sérieuses difficultés à recevoir leurs allocations en raison des restrictions sur les transferts d’argent à Cuba.
« Ce ne sont pas formellement des boursiers de l’État haïtien » a précisé Edwin Paraison le Ministre des Haïtiens Vivant à l’Étranger, (MHAVE), expliquant que malgré tout, l’administration Préval-Bellerive avait décidé de leur venir en aide. De fait, environ 200,000 dollars américains ont été débloqués par les Ministères de la Planification, Santé et Finances, afin de répondre aux revendications légitimes des étudiants.
Pour les étudiants de Santiago, un contrat a été signé avec une compagnie privée en Haïti qui permet à chaque étudiant d’avoir une carte de débit avec laquelle il peut faire des retraits dans des guichets électroniques. Edwin Paraison a précisé que les étudiants devraient, au courant de cette semaine pouvoir commencer à recevoir et/ou retirer leurs allocations. Il s’est déclaré satisfait de la réponse du Gouvernement suite aux démarches de la mission diplomatique haïtienne à Cuba et aux rapports de missions effectuées à Cuba par le MHAVE.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Education : Transformer un privilège en un droit

Dans la cour de l’école, les enfants débordent d’énergie. Ils se poursuivent, rient, poussent des cris à n’en plus finir. Certains ont le regard rivé vers la sortie où les parents attendent déjà. Il est une heure de l’après-midi. Nous sommes dans un établissement à Delmas. La cloche annonçant le renvoi vient tout juste de retentir. Fondamentalement, ces enfants quitteront l’école sans être conscients du fait qu’ils sont des « privilégiés ».

P-au-P, 16 mai 2011 [AlterPresse] — « J’ai failli être analphabète », confie Antonal Mortimé, secrétaire exécutif de la Plateforme des Organisations Haïtiennes des Droits Humains(POHDH) dans une interview accordée à AlterPresse.

« J’ai appris à lire très tard. J’avais alors plus de 10 ans. Dans mon environnement il y avait très peu d’écoles. Mes parents ignoraient l’importance de l’éducation. D’ailleurs bon nombre des miens ne savent pas lire », poursuit-il.

En Haïti le taux moyen de scolarisation atteint à peine 50%, selon l’UNICEF. L’éducation reste le privilège de quelques-uns et le pays, qui s’est pourtant engagé en faveur d’une éducation pour toutes et tous en 2000 à Dakar est loin de pouvoir atteindre les objectifs du millénaire. Le droit à l’éducation comme beaucoup d’autres droits humains, tarde à se concrétiser.

Une exigence constitutionnelle et économique

« L’éducation est une charge de l’Etat et des collectivités territoriales. Ils doivent mettre l’école gratuitement à la portée de tous, et veiller au niveau de formation des enseignants des Secteurs Public et non Public », stipule la nouvelle formulation de l’article 32-1 de la Constitution. Une légère modification de cet article a été approuvée lors de la séance d’amendement de la Loi mère le 11 mai. Mais l’exigence demeure la même. Le rôle de l’Etat reste clairement défini.

Antonal Mortimé précise que sans éducation on ne peut jouir du droit au travail, à un logement décent, à l’alimentation ou à la sécurité sociale. « C’est un besoin » et « un droit fondamental qui est en même temps lié à d’autres droits fondamentaux », souligne t-il.

Selon des chiffres récents dévoilés par le recteur de l’Université Quisqueya, Jacky Lumarque, environ 800 enfants naissent chaque jour en Haïti. Sur ce chiffre, 574 ont la chance de fréquenter une école primaire, 27 passeront leur baccalauréat et seulement 7 obtiendront une licence universitaire. Parmi ces 7 licenciés, entre 5 et 6 iront s’installer à l’étranger.

Les moins chanceux s’inscrivent au chômage ou évoluent dans l’informel où leurs activités ne sont pas reconnues par l’Etat. De manière plus marquée depuis le séisme, ces personnes deviennent également tributaires de l’assistance internationale. Avant la catastrophe le pays recevait une aide alimentaire « indispensable » selon le PNUD, autour de 100 000 tonnes par an.

Un « rêve »

« Parce que l’éducation est l’exigence cardinale qui donne son sens à tout le reste, l’éducation est la condition essentielle du développement. Ne l’oublions pas ! », avait proclamé René Préval à New York lors de la conférence des donateurs du 31 mars 2010.

Le chef de l’Etat sortant avait alors plaidé pour que l’éducation soit au cœur de la « refondation », pour un « nouveau projet d’école » capable de forger « un nouveau projet de société ».

Le terrible séisme du 12 janvier a détruit ou endommagé plus de 4 mille 800 établissements scolaires. Si trois mois plus tard, des efforts ont été consentis pour permettre à la plupart des écoliers et écolières de retourner dans les salles de classe, on est encore loin du « rêve » de Préval.

Des centaines de milliers d’enfants n’ont toujours pas la possibilité d’aller à l’école. Et l’éducation des adultes affiche peu de progrès. 57% de la population est analphabète, selon les estimations officielles. Il s’agit du taux le plus élevé de la Caraïbe.

« Sans éducation certains pensent même qu’on ne peut parler de développement, ni de démocratie. Et le droit à l’éducation par son caractère global, est lié à des droits politiques et des droits civils », rappelle Antonal Mortimé.

En Haïti, l’éducation est aussi un immense marché, alors qu’elle est présentée comme la première demande sociale de la population.

Marcel Orvil, 17 ans, n’est plus retourné à l’école depuis le séisme. Il était en 6e année fondamentale. Entre retourner en classe et se « débrouiller » pour vivre, il a choisi.

« J’avais commencé à faire des économies pour pouvoir retourner à l’école mais ma mère est tombée malade et je ne pouvais pas la laisser mourir. Je voulais m’inscrire à un lycée [école publique]. Mais l’argent a fondu dans les frais de santé de ma mère…depuis que ma mère ne travaille plus je me suis pris en charge », explique t-il.

Devoir de maison aux élus

Selon l’UNICEF, le coût élevé de l’éducation est l’un des principaux obstacles à la transformation de ce privilège en droit véritable en Haïti.

Pour sa part, Lourdes Edith Delouis, coordonatrice de la Confédération Nationale des Educatrices et Educateurs d’Haïti (CNEH) croit que la solution est de favoriser davantage l’enseignement public.

« C’est au niveau des écoles publiques que les valeurs de démocratie, de solidarité, de partage peuvent acquérir tout leur sens. Parce que dans les écoles privées, lorsque l’enfant ne paie pas, il est renvoyé. Après le 12 (de chaque mois), il a des comptes à rendre à l’économat. Par contre dans le public il y a un souci différent », juge t-elle.

Mais l’Etat a-t-il les moyens d’assurer entièrement ce service ? Quels seraient les défis pour aboutir au respect véritable du droit à l’éducation ?

Quoi qu’il en soit, permettre aux familles de surmonter les coûts de l’éducation est aussi l’une des promesses du nouveau président élu, Michel Martelly. Stratégies, mise en œuvre, coûts : tout reste cependant à préciser alors que l’espoir est plus que jamais ravivé.

« Mes huit enfants et les trois de ma sœur décédée sont à ma charge. Quatre des miens vont à l’école. (…) Parmi les enfants de ma sœur, j’ai permis au plus âgé de finir sa dernière année… J’aimerais beaucoup que l’éducation soit gratuite. Tous pourront ainsi fréquenter une école et plus tard quand je serai morte, ils pourront se prendre en charge », témoigne Ermissile Lauredan.

Assise devant un abri de tissu et de carton situé en face du Palais présidentiel en ruine au Champs de Mars, cette mère de famille fait griller des pistaches (arachides) qu’elle compte vendre ensuite. Son unique source de revenu, rapporte t-elle. [kft gp apr 16/05/2011 13 :40]

 

Haïti – République Dominicaine : Nécessité de réactiver la Commission Mixte Bilatérale
15/05/2011 13:34:52

Haïti - République Dominicaine : Nécessité de réactiver la Commission Mixte BilatéraleLe Président dominicain Leonel Fernández, s’est rendu samedi en Haïti pour participer aux cérémonies d’investiture du nouveau Président d’Haïti, Michel Martelly. Leonel Fernández, a déclaré que c’était la première fois qu’un Président dominicain assistait à l’assermentation d’un Président Haïtien élu lors d’élections libres « Le fait que le Président de la République Dominicaine puisse assister à une transition présidentielle en Haïti, indique que nous vivons à l’ère de la démocratie en Amérique latine » ajoutant que « le processus de consolidation de la démocratie en Amérique latine, se reflète dans l’autonomie d’Haïti et de la République Dominicaine et la capacité de prendre ensemble des décisions. »
En marge de la prestation de serment, le Président Leonel Fernandez, soulignant l’importance des relations multiple entre les deux pays, a abordé hier, avec son homologue haïtien, la nécessité de réactiver concrètement la Commission Mixte Bilatérale (CMB) afin de traiter de questions : économiques, de commerce, d’investissements, d’immigration, de tourisme, d’éducation, de santé et de reconstruction, communes aux 2 pays.
La CMB a été créée en 1996 pour coordonner les politiques gouvernementales entre les deux pays.Inactive depuis l’an 2000, c’est seulement en Août 2010 que le Président Préval, lors d’une rencontre à Santo-Domingo avec le Président Fernández, que la Commission a été officiellement réactivée pour travailler sur des thèmes communs. Malheureusement, depuis août dernier, malgré une visite à Port-au-Prince du Président Leonel Fernández, en raison de la situation politique complexe en Haïti, la Commission n’a pas été en mesure de travailler efficacement.
Souhaitons que notre nouveau Président, relance la CMB sans délai, car les sujets de tensions avec nos voisins, sont nombreux et appellent des solutions rapides.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-807-haiti-republique-dominicaine-reprise-des-travaux-de-la-commission-mixte-bilaterale.html
http://www.haitilibre.com/article-785-haiti-republique-dominicaine-la-commission-mixte-bilaterale-samedi-a-port-au-prince.html
http://www.haitilibre.com/article-475-haiti-republique-dominicaine-reprise-des-travaux-de-la-commission-mixte-bilaterale.html
http://www.haitilibre.com/article-487-haiti-republique-dominicaine-commission-bilaterale-rencontre-positive.html
http://www.haitilibre.com/article-585-haiti-republique-dominicaine-commission-mixte-bilaterale-themes-de-la-prochaine-reunion.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – USA : Des milliers d’Haïtiens craignent d’être obligés de retourner en Haïti
15/05/2011 11:14:13

Haïti - USA : Des milliers d’Haïtiens craignent d’être obligés de retourner en HaïtiLe programme Fédéral de Statut de Protection Temporaire pour Haïti (Temporary Protected Status TPS), un statut spécial, permettant aux évacués du séisme de janvier 2010 de quitter Haïti, de vivre et travailler légalement aux États-Unis, sans papiers, pour une période de 18 mois. Ce programme, qui a officiellement commencé le 21 janvier de l’année dernière, arrive à échéance le 22 juillet 2011. Des milliers d’haïtiens vivant entre autres, à New York, craignent d’être obligés de retourner dans leur pays d’origine dévasté.
Mathieu Eugene, Conseiller municipal de Flatbush, lui même immigrant d’origine haïtienne, a déclaré à NBC New York, jeudi dernier, que la communauté haïtienne dans son district, a augmentée considérablement depuis le tremblement de terre et que le manque d’infrastructures, de ressources et de soins médicaux en Haïti font de ce retour une option inacceptable. Il appelle le Gouvernement américain au renouvellement de ce programme humanitaire « La plupart des gens ici n’ont même pas un endroit pour vivre […] Leurs maisons ont été détruites […] Ils sont venu d’Haïti aux Etats-Unis parce qu’ils ont perdu leur famille, leur maison, leur travail… »
Le conseiller municipal et d’autres défenseurs des droits humains, font pression sur le gouvernement américain afin d’étendre le programme après la date d’expiration de Juillet.
Adam Fetcher, Porte parole du Département de la Sécurité intérieure des États-Unis a déclaré que toute modification apportée au statut TPS d’un pays « est examiné en fonction des conditions actuels du pays et en consultation avec d’autres agences du gouvernement américain. »
Bien que le programme ait été adopté en réponse au grand nombre de déplacés du séisme de janvier 2010, il affecte également des milliers d’Haïtiens qui vivaient précédemment en situation irrégulière aux États-Unis et qui risque maintenant être renvoyé en Haïti, en l’absence de la protection spéciale que leur offrait le TPS.
BF/ HaïtiLibre

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