lundi 23 mai 2011

23 Mai

Haïti-Logement post-séisme : Destruction de tentes occupées par des personnes déplacées à Delmas

P-au-P, 23 mai 2011 [AlterPresse] — Des autorités municipales de Delmas (au nord-est de la capitale), accompagnées d’agents de la police nationale d’Haïti (Pnh), ont procédé, le lundi 23 mai 2011, à la destruction de plusieurs tentes de personnes déplacées, qui occupaient, depuis le 12 janvier 2010, une des places publiques sises à l’angle du carrefour de Delmas et de la route de l’aéroport international, a constaté l’agence en ligne AlterPresse.

« Au carrefour de l’aéroport, des tirs d’armes retentissent de temps à autre, on vole des téléphones cellulaires (…). Il y a des gangs dans le carrefour. (…) On ne saurait donner aux gens, en cadeau, une place publique pour y établir des tentes favorables aux activités de gangs », affirme le maire de Delmas, Wilson Jeudy.

Cette opération de démolition a eu lieu au milieu de cris, vacarmes et larmes de détresse d’enfants, de jeunes filles, de jeunes garçons et de grandes personnes, se demandant quoi faire, 16 mois après avoir été contraints de se déplacer vers cet espace.

« Un travail en deux étapes a été fait : la première étape consiste en l’élimination de toutes les tentes vides, celles soupçonnées de servir de repaires à des gangs ; la deuxième sera de rentrer en pourparlers aujourd’hui avec les personnes résidant dans d’autres tentes pour voir par quels moyens la mairie peut parvenir à les déplacer », martèle Jeudy.

Plusieurs personnes déplacées, occupant les tentes détruites, ont été surpris par l’opération qui a fait disparaître beaucoup de leurs biens.

La population du camp, démoli sur l’une des places publiques à l’angle de la route de l’aéroport international et de la route de Delmas, fustige les autorités policières qu’elle accuse de faire preuve de laxisme en relâchant les délinquants et voleurs pris en flagrant délit.

Soulignant avoir vécu péniblement les réalités d’existence, dans lesquelles elles se trouvaient avant la démolition de leurs tentes, ces personnes déplacées demandent justice tout en réclamant leur relocalisation dans des logements décents pour leurs familles.

L’aire, comprise entre le carrefour de la route de l’aéroport international et de celle de Delmas, constitue une voie très fréquentée, empruntée par différents transports publics et où le climat sécuritaire est très souvent préoccupant, rapportent des riverains et passants interrogés par AlterPresse. [mm rc apr 23/05/2011 11:55]

 

Haïti – Politique : Le point sur le processus de ratification
23/05/2011 13:10:38

Haïti - Politique : Le point sur le processus de ratificationLe processus de ratification du choix du Premier Ministre désigné sera lancé très prochainement. Le Sénateur de l’Artibonite, Anick François Joseph a révélé qu’une commission spéciale mixte, composée des membres des deux chambres, avait été constituée en vue d’analyser les documents de Daniel Gérard Rouzier, le Premier Ministre désigné.
Les députés actuellement en vacances, devront être convoqués en session extraordinaire par le Président Martelly pour la ratification du Premier Ministre. Le Sénat sera probablement le premier à se prononcer sur le choix du Premier Ministre désigné.
Le Sénateur Kelly Bastien, membre du parti majoritaire (NITE) a précisé que la commission va agir dans les meilleurs délais. Rappelant que la légitimité du Premier Ministre dépend du Parlement il demande aux parlementaires d’inscrire leur décision dans le processus de changement amorcé. Questionné sur le manque d’expérience politique du Premier Ministre désigné, Kelly Bastien rappelle qu’il faut bien un moment pour commencer à faire de la politique, sinon, « il y a bien des personnes qui ne seraient ni Député, ni Sénateur ou Président »
Toutefois, Le Sénateur Joseph Lambert, le chef de file d’INITE ne cesse d’insister sur l’importance du partage du pouvoir.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Insécurité : Les actes de banditisme se multiplient, 6 morts et plusieurs blessés…
23/05/2011 12:37:39

Haïti - Insécurité : Les actes de banditisme se multiplient, 6 morts et plusieurs blessés...Alors que le Président Michel Martelly ne cesse d’affirmer sa volonté de mettre un terme à l’insécurité qui règne au pays, les actes de banditisme n’ont pas cessé d’augmenter au cours de la semaine qui a suivi sa prestation de serment.
Jeudi 19 mai vers 6:30 du matin, des individus non identifiés, circulant en moto, ont ouvert le feu sur des passants. Bilan :1 mort et un blessé grave.
Jeudi soir, 3 personnes ont été tuées par des hommes armés, au Carrefour de l’aéroport sur la route de Delmas. Un des individus qui venait de dévaliser un citoyen a trouvé la mort dans des échanges de tirs avec la police, ses complices qui n’ont pas encore été identifiés ont réussit à prendre la fuite.
Vendredi dernier, sur la rue Métélus près de la place Boyer, à Pétion-Ville, une femme qui avait effectué un retrait bancaire a été mortellement blessé au volant de sa voiture par des individus en moto, alors qu’elle rentrait chez elle. Transportée d’urgence à l’hôpital par la police, arrivée sur les lieux quelques minutes après l’agression, la victime est malheureusement décédée de la suite de ses blessures.
Un lourd bilan pour ces deux seuls jours : 6 morts et plusieurs blessés ! Notre nouveau Président et les autorités policières auront fort à faire pour rétablirent une sécurité tant attendue par la population…
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – USA : Projet de loi pour aider les efforts de reforestation en Haïti
23/05/2011 11:31:59

Haïti - USA : Projet de loi pour aider les efforts de reforestation en HaïtiLe Sénateur Démocrate de l’illinois, Dick Durbin, [assistant du chef de la majorité au Sénat], qui a voyagé en Haïti à plusieurs reprises, a présenté un projet de loi afin d’aider les efforts de reforestation en Haïti. Ce projet de loi sur la reforestation en Haïti, vise à mettre fin à la déforestation rapide et quasi totale en Haïti et à restaurer les forêts naturelles dans ce pays, à leurs niveaux d’avant 1990. « La déforestation en Haïti a de graves conséquences économiques et environnementales pour un pays qui ne peut guère se le permettre. » a précisé le Sénateur.
Dans les années 1920, plus de 60 % d’Haïti était boisées, mais à la fin de l’année 2006, il restait moins de 2 % de la forêt. La pauvreté généralisée de ces dernières décennies a accéléré la déforestation, les forêts sont coupées à blanc et la terre convertie en petite agriculture de subsistance. Tragiquement, le résultat de l’érosion du sol réduit la productivité des terres, perpétuant la pauvreté et accélèrent la déforestation. L’érosion du sol et la destruction des barrières naturelles, aggravent également les sécheresses et endommages les sources d’eau douce.
Le projet de loi Durbin, permettrait de renverser ces tendances en exigeant que le Gouvernement américain s’engage avec Haïti pour développer une agriculture durable et respectueuse de l’environnement, contribue au reboisement et aide Haïti à élaborer des propositions qui :

  • Englobe des pratiques forestière et agricole largement acceptées et durables
  • Améliore la gouvernance des forêts de manière à engager et protéger les communautés locales et les groupes;
  • Renforce la coordination entre les ministères haïtiens et les organisations privées;
  • Développe des mesures de performance à court et à long terme pour mesurer les résultats, en incluant la technologie pour surveiller les résultats des efforts de conservation.

Le projet de loi autorise également les échanges « dette-nature » pour Haïti. Sous ce mécanisme, un groupe de conservation non gouvernementale, collaborerait avec le gouvernement haïtien et les créanciers internationaux pour échanger la dette internationale d’Haïti contre des revenus. Ces ONG utiliseraient ces fonds pour poursuivre les efforts de conservation à grande échelle. Des groupes tels que « Conservation International, World Wildlife Fund et Nature Conservancy » ont utilisé avec succès ce mécanisme au niveau mondial, pour sauver les forêts tropicales.
HL/ HaïtiLibre

 

 

Haïti – Politique : Daniel Gérard Rouzier réponds aux questions de Michel Martelly
23/05/2011 10:24:09

Haïti - Politique : Daniel Gérard Rouzier réponds aux questions de Michel MartellyDans une émission spéciale à la télévision d’État (TNH), Daniel Gérard Rouzier a répondu aux questions que lui posait le Président Michel Martelly. Nous reproduisons quelques passages importants de cette entrevue, où le Premier Ministre désigné, dévoile un peu plus sa personnalité et son rôle comme éventuel futur Premier Ministre d’Haïti.
Michel Martelly : « Daniel j’aimerais que tu m’explique, je connais ton amour pour le pays mais je constate que tu as beaucoup hésité, cela t’as pris 3 à 4 mois avant que tu accepte ce poste, pourquoi?
Daniel Gérard Rouzier : …pour moi, participer dans le Gouvernement, assumer le rôle du Premier Ministre, c’est une vocation, c’est un rôle qui est presque le rôle que l’on confie à un prêtre ou à un pasteur, pour qu’il aide, pour qu’il aille aider une population à sortir d’une situation difficile dans laquelle elle se trouve… Un tel poste, demande beaucoup de sacrifice et je ne savais pas, si j’avais, à l’intérieur de moi, toute la force et le courage nécessaire […] le Bon Dieu m’a béni au delà de mes meilleures espérances, je suis une personne qui a bâti des entreprises, mais pour servir à tes cotés, je dois remettre ma démission de toutes ces entreprises, ce que j’ai fait. Je dois également donner ma démission, d’une institution qui me tient beaucoup à cœur, l’ONG « Food for the Poor », où j’ai reçu ma vie de foi, au coté du peuple… J’ai également une carte de résidence américaine, comme j’ai étudié à l’extérieur, j’ai vécu 8 ans aux États-Unis. Quand je suis retourné en Haïti, j’avais près de 26 ans, donc cela fait près de 24 ans que je suis dans le pays et que je travaille, mais j’ai une carte de résidence, que je dois remettre également.
Il y a aussi ma famille qui malheureusement […] vit à l’extérieur du pays en raison du kidnapping de ma femme, le 30 décembre 2005… Lorsqu’après 10 jours, les ravisseurs m’ont rendu ma femme vivante, elle n’était pas en forme psychiquement, elle a été obligée de quitter le pays et actuellement elle est en thérapie avec mes enfants. Nous essayons de reconstruire notre vie, notre foyer, cela fait 25 ans que je suis marié avec ma femme. Avec ce poste, je vais être obligé de moins voir ma famille, car je ne pourrai pas voyager autant. […] Je n’étais pas sûr que j’aurai la force et le courage de faire autant de sacrifices. C’est ta persistance… le rêve que tu m’as vendu […] tu m’as fait réaliser les responsabilités que j’avais, pas seulement par rapport à toi […] mais surtout par rapport au Bon Dieu et par rapport au peuple qui attend le changement. […] C’est pour t’aider à faire atterrir les promesses que tu leur à faites […] que je suis ici aujourd’hui avec toi.
[…] une chose qui est très claire […] tu me demande de devenir Premier Ministre d’un Gouvernement qui aimerait qu’il y ai moins d’ONG dans le pays […] et moi, en tant que Président du conseil de « Food for the Poor » d’où je vais démissionner, comme je te l’ai dit, lors de ma prise de fonction j’ai dit que ma première mission était de faire disparaître cette ONG d’Haïti […], nous ne pouvons pas la faire disparaitre du jour au lendemain, parce qu’il y a des gens qui ont besoin d’elle pour manger, pour avoir une maison… Mais, sous ta direction, sous ton leadership, nous allons construire un pays, où il y aura de moins en moins de besoins pour que « Food for the Poor » ou que n’importe quelles autres ONG aient besoin de s’établir en Haïti.
Michel Martelly : Comment conçois-tu la façon de m’accompagner pour me permettre de faire de mes promesses, des réalités ? […] j’ai promis… j’ai promis à la population… Aujourd’hui, tu es désigné, mais quand tu seras nommé Premier Ministre, tu seras le Chef du Gouvernement […] c’est toi qui fera en sorte, que ce que j’ai promis, se réalise ou pas. Quels plans as-tu ? […] Que vas-tu faire ? Que me promets-tu aujourd’hui, devant la Nation, parce que moi j’ai fait une promesse, c’est pour cela qu’ils m’ont élu […] Aujourd’hui comment vas-tu leur apporter des résultats ?
Daniel Gérard Rouzier : …la première chose […] tu m’as expliqué clairement ce que tu voulais pour le peuple, tu as un programme à quatre «E» : Éducation, Environnement, État de droit et Emploi, mon rôle, c’est de mettre en place un programme économique qui va assurer que nous allons délivrer ces quatre points. Nous avons, comme tu le sais, une équipe qui travaille sans relâche près de 15 heures par jour, pour que nous ayons des feuilles de route sur l’économie, la santé, les affaires étrangères, le droit, la police, les forces armées, la sécurité sociale et nous allons les inclure dans la plateforme économique que nous construisons pour toi.
Nous identifions également les ressources qui vont nous permettre de trouver l’argent pour réaliser les promesses que tu fais. Je sais que la tâche ne sera pas facile, car il y a beaucoup de choses à faire, mais en même temps, je sais qu’avec la volonté que tu as, que j’ai, avec le savoir faire que nous avons, la volonté du peuple à travailler, à créer des richesses […] nous allons réussir pour que ton programme arrive à terme. Mais, il y aura des sacrifices, des sacrifices que tu as déjà commencé à faire, que je suis prêt à faire et que le peuple va devoir faire également, afin de trouver toutes les ressources nécessaires pour faire atterrir ce programme dans les meilleurs délais.
Michel Martelly :… tu as une tendance à mettre les gens en confiance, les gens sont rassurer lorsqu’il te voit et je crois que le secteur privé des affaire en Haïti est également rassuré. Pourquoi, c’est institutions financières te voient-elles d’un bon œil ? Est ce que c’est parce que tu as déjà fait des affaires avec elles ? Comment sens-tu le secteurs des affaires et quel est ton mot de la fin?
Daniel Gérard Rouzier : … Nous avons monté une centrale électrique à Cité Soleil, c’est un projet de 59 millions de dollars, 14 millions de dollars levés entre 58 investisseurs et la balance, ce sont des institutions financières internationales qui l’ont mit à notre disposition. Nous avons l’habitude de travailler avec ces institutions, nous savons ce qu’elles veulent entendre, quel comportement il faut avoir pour qu’elles sentent que la personne en face d’elle, est responsable, une personne qui sait ce qu’est un engagement, une personne en qui elles peuvent faire confiance. En ce sens, je  suis habitué à trouver des prêts importants déjà, pour mes propres entreprises et je les honore […] que ce soit au niveau national ou international je crois que j’ai une réputation qui parle d’elle-même et qui veut que je sois une personne qui respecte ses engagements […]
Comme tu m’as demandé un mot de la fin, je veux te dire merci, merci de me faire confiance et de me confier une charge aussi importante, je veux que tu sache que je vais faire tout mon possible pour ne pas démérité de cette confiance. Je veux que la population sache qu’en face d’elle, il y a une personne qui a vraiment la foi, avec une attitude essentiellement judéo chrétienne, que je comprends la responsabilité divine qui est dans mes mains et je l’assume. Je crois être capable de mener cette tâche à bon port, de manière à faire atterrir les désirs de la population, le désir de voir un pays meilleur pour ses enfants, un rêve haïtien où tous les parents puissent élever leurs enfants dans la dignité… »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2112-haiti-economie-e-power-inaugure-sa-centrale-electrique-de-30-megawatts.html
http://www.haitilibre.com/article-3007-haiti-politique-deux-chambres-de-commerce-favorables-a-daniel-gerard-rouzier.html
http://www.haitilibre.com/article-2999-haiti-politique-michel-martelly-designe-daniel-gerard-rouzier-comme-premier-ministre.html
http://www.haitilibre.com/article-3003-haiti-premier-ministre-le-president-martelly-explique-son-choix.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Compte-rendu de la visite aux Gonaïves du Président Martelly
23/05/2011 08:54:02

Haïti - Politique : Compte-rendu de la visite aux Gonaïves du Président MartellyLe Président Michel Martelly, s’est rendu hier dimanche aux Gonaïves, en compagnie de Mario Andresol, le Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), pour s’enquérir personnellement de la situation, quarante-huit heures après l’incendie qui a ravagé le marché communal de la Cité de l’indépendance.
Le Chef de l’État qui était, à cette occasion, accompagné d’Edo Zenny, le Sénateur du Département du Sud-Est, a été accueilli à la Direction départementale de la police par Jean Claude Jeune, le Commissaire divisionnaire et le Sénateur de l’Artibonite Youri Latortue. Le Président Martelly a fait comprendre aux autorités policières et judiciaires du département, que l’enquête sur ce dossier devait aboutir. Il a exhorté tout un chacun, à jouer son rôle au niveau de la machine judiciaire pour punir les responsables de l’incendie et invité ceux qui détiennent des informations à les fournir aux responsables. Insistant sur le fait qu’un climat sécuritaire doit être établi dans le pays, le Chef de l’État a fait savoir que ce dossier doit servir de signal pour dissuader les criminels « L’État ne dispose pas de moyens pour recapitaliser chaque catastrophe, chacun doit assumer ses responsabilités pour empêcher les bandits d’agir impunément. »
Le Directeur départemental de la Police qui soutien la thèse de l’incendie criminel, a promis, au nom de l’institution policière, que justice sera rendue. Me Mesack Philogène, le Commissaire du Gouvernement, a fait savoir pour sa part, que des personnes ont déjà été auditionnées dans le cadre de cette affaire et que la justice détient des pistes sûres pouvant l’aider à conduire une enquête fructueuse.
Le Chef de l’État s’est rendu ensuite à pied, au local du marché totalement ravagé par les flammes. Sur la route, des centaines de personnes réclamaient justice en faveur des victimes.
Le Président Martelly a profité de sa visite aux Gonaïves pour participer, au local de la Délégation départementale, à une importante rencontre avec l’ensemble des autorités locales et départementales et des représentants de la Minustah. Cette réunion, à laquelle ont assisté des membres de la Protection Civile et des Directeurs régionaux de plusieurs institutions publiques, visait notamment à faire le point sur les dispositions devant être prises dans la perspective de la saison des pluies. Le Président voulait s’assurer que la ville des Gonaïves était prête à aborder cette période tumultueuse de l’année.
Les responsables régionaux présents à la réunion, ont fait état du fonctionnement du Comité Départemental de la Gestion des Risques et Désastres (CDGRD) ainsi que d’autres structures comme le plan de contingence communal, le plan de contingence départemental, le plan d’évacuation des Gonaïves vers des abris provisoires et le système d’alerte précoce. Ils ont notamment exprimé leurs craintes par rapport à la propagation du Choléra. Gérarda Elysée, la Coordonnatrice départementale de la Protection Civile, a particulièrement mis l’emphase sur les difficultés que confronte sa structure dans le cadre de sa mission.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3008-haiti-politique-michel-martelly-aux-gonaives-ce-dimanche.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Rép. Dominicaine : La frontière, une épreuve de feu pour la nouvelle administration haïtienne

Par Wooldy Edson Louidor

P-au-P., 23 mai 2011 [AlterPresse] — Parmi toutes les questions épineuses qui attendent la nouvelle administration du président Michel Martelly dans le cadre des rapports entre Haïti et la République Dominicaine, la gestion de la frontière commune constitue une épreuve de feu.

Durant les dernières années, l’ex-président René Préval a mis en avant son amitié personnelle avec le chef d’état dominicain Leonel Fernández pour aborder les rapports entre les deux gouvernements.

Que faut-il espérer de la nouvelle administration haïtienne ?

Construire les rapports binationaux sur l’amitié entre les deux présidents

L’ex-président Préval et l’actuel chef d’état dominicain évoquaient à maintes reprises, au cours de leurs mandats respectifs, leur amitié personnelle comme l’expression de l’harmonie dans les rapports entre les deux gouvernements.

L’actuel président haïtien Joseph Michel Martelly semble suivre la voie de son prédécesseur. Avant son investiture, il s’est rendu en République Dominicaine pour inviter son homologue dominicain à la cérémonie.

Avant d’entrer en fonction comme président d’Haïti, il aurait demandé des conseils à son homologue dominicain sur un ensemble de sujets.

Les deux dirigeants sont en train de tisser de véritables rapports de proximité et de bon voisinage qu’ils projettent de mettre à profit dans les rapports entre les deux pays.

Durant sa participation à la cérémonie d’investiture, Fernández s’est entretenu avec son homologue haïtien au sujet de la nécessité de réactiver la Commission Mixte Bilatérale en vue de reprendre le dialogue sur des sujets communs aux deux pays.

Importance historique de la participation de Fernández à l’investiture de son homologue haïtien

Au lendemain de sa participation à la cérémonie d’investiture du nouveau président haïtien, le chef d’État dominicain a souligné l’importance historique de cette action pour les rapports entre les deux pays.

« C’est pour la première fois qu’un président dominicain a assisté à l’investiture de son homologue haïtien », déclare Fernandez à la presse internationale.

« Le fait qu’un président de la République Dominicaine assiste à une transition démocratique en Haïti indique que nous sommes en train de vivre une époque démocratique en Amérique latine », affirme Fernández.

Un incident malheureux à la frontière vient troubler la fête

En fait, la veille de l’investiture du président haïtien, un incident malheureux survenu à la frontière Nord entre Haïti et la République Dominicaine a assombri cette belle page d’amitié qui s’ouvrait entre les deux pays.

Des organismes de défense des droits humains ont rapporté un grave incident au nord de la frontière haïtiano-dominicaine, où un soldat du Corps spécialisé dans la sécurité frontalière dominicaine (Cesfront) a blessé par balle une commerçante haïtienne, Mariette Pierre, au portail frontalier de Dajabón.

« La commerçante qui fréquente le marché frontalier de Dajabón pour la vente de ses produits a été atteinte d’une balle au dos, le vendredi 13 mai, jour de marché », rapportent ces organisations haïtiennes.

« Peu de temps auparavant, la commerçante avait refusé de répondre aux appels d’un groupe de militaires dominicains qui voulaient apparemment la rançonner ; l’un d’entre eux a alors tiré dans sa direction », expliquent-elles.

Cet incident n’est pas isolé, comme veulent toujours le faire croire les autorités dominicaines, suite à la perpétration de ces genres d’abus contre des citoyens haïtiens.

Cet incident signale une situation de non-droit à la frontière, où des institutions étatiques, principalement dominicaines, promeuvent la corruption et exercent la violence et des violations systématiques des droits humains à l’encontre des citoyens haïtiens, surtout dans le cadre des marchés binationaux.

Il met à nu l’indifférence et l’irresponsabilité des autorités haïtiennes qui restent les bras croisés face à ces abus contre leurs compatriotes.

En même temps, il pointe du doigt l’impunité dont jouissent les agresseurs dominicains.

« Le 29 novembre 2010, un incident similaire s’est produit à la frontière (Nord) où plusieurs commerçants haïtiens ont été blessés par balle par des militaires dominicains ; on ignore si ces militaires ont reçu une sanction pour leur regrettable forfait », souligne, indigné, l’organisme Solidarite Fwontalye du Service Jésuite aux Réfugiés (SJR) dans une note de presse.

« Deux commerçantes originaires de Ouanaminthe, l’une âgée de 34 ans, enceinte de six mois et l’autre de 16 ans, enceinte de trois mois, ont été agressées au centre-ville de Dajabon (frontière haitiano-dominicaine) par deux agents du CESFRONT (Corps spécialisé de surveillance frontalière) le lundi 21 mars 2011 », avait rapporté le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) dans une note de presse. Dans ce cas, on ne sait pas non plus si les agresseurs ont été punis.

Face à cette situation d’impunité prévalant à la frontière, la nouvelle administration du président Martelly est invitée à agir pour réclamer justice et réparation pour les victimes haïtiennes.

Le nouveau chef d’état devrait profiter de l’occasion pour aborder avec urgence le problème de la gestion de la frontière commune, où les Haïtiens constituent les principales victimes d’abus et de violations des droits humains de la part des militaires dominicains.

La défense de la vie, de la dignité, des droits humains et des intérêts des citoyens haïtiens à la frontière et dans la diaspora en général devrait être le principe qui guide la diplomatie de l’administration de Michel Martelly, au-delà de son amitié personnelle avec ses homologues, dominicain et autres. [wel gp apr 23/05/2011 06 :00]

 

Michel Martelly aux Gonaïves ce dimanche
22/05/2011 10:04:04

Haïti - Politique : Michel Martelly aux Gonaïves ce dimancheLe Président Michel Martelly qui se rendra ce dimanche 22 mai, dans la « Cité de l’Indépendance » (1), déplore l’incendie du Marché communal des Gonaïves vendredi dernier et partage la douleur des victimes de ce drame. Michel Martelly a instruit de ce drame Mario Andresol, le Directeur de la Police Nationale d’Haïti (PNH), et demande qu’une enquête soit ouverte sans délai, afin de déterminer la cause de l’incendie et de punir les éventuels coupables.
Le Chef de l’Etat tient également à rappeler à la population que le Secrétariat Permanent pour la Gestion des Risques et des Désastres (SPGRD) a maintenu la phase d’alerte météorologique au niveau de vigilance orange face aux menaces de fortes pluies avec risques de crues, d’éboulements, de glissements de terrain, d’effondrements et d’inondations pour tous les départements. Il demande à la population de rester vigilante et de suivre les instructions du SPGRD afin d’éviter des pertes de vie.
La situation climatique ne préoccupe pas seulement le Président Martelly, vendredi dernier, Bill Read, le Directeur du Centre National des Ouragans (National Hurricane Center) a déclaré que la capacité d’Haïti à réagir à des tempêtes tropicales, reste sa plus grande préoccupation pour la saison des ouragans (2) à venir, ajoutant qu’il n’était pas sûr qu’Haïti dispose d’assez d’abris, si le pays était frappé directement par un ouragan.
(1) En savoir plus sur la ville de Gonaïves :
La Ville des Gonaïves fut fondée en 1422 par les Indiens qui l’appelaient du nom de « Gonaibo » (pour désigner une localité du caciquat de la Maguana). La population de la ville des Gonaïves est estimée à environ 300,000 habitants. Pour tous les haïtiens, Gonaïves est la « Cité de l’indépendance » puisque c’est sur la place d’Armes, à l’ombre du palmier de la liberté, que fut proclamée l’indépendance du pays, le 1 er janvier 1804. L’acte officiel fut rédigé et signé à l’habitation Vernet. Aujourd’hui, à l’angle des rues Liberté et Toussaint-Louverture, se trouve, le mémorial de l’indépendance.
(2) Noms des ouragans pour la saison 2011 :
Les noms des ouragans pour cette année sont : Arlene, Bret, Cindy, Don, Emily, Franklin, Gert, Harvey, Irene, Jose, Katia, Lee, Maria, Nate, Ophelia, Philippe, Rina, Sean, Tammy, Vince, Whitney.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie : Le marché de Pétion ville reconstruit au coût de 230,000 dollars
22/05/2011 13:15:04

Haïti - Économie : Le marché de Pétion ville reconstruit au coût de 230,000 dollarsCette semaine, le nouveau marché public « La Coupe » de Pétion ville, qui avait été partiellement détruit par le séisme de janvier 2010 et ravagé par un incendié en février 2011, a été inauguré.
Les travaux de reconstruction de ce nouveau marché, d’une superficie de 6,000 m2, ont coûté 230,000 dollars et ont été financé par le Gouvernement américain, au travers de l’Agence américaine pour le développement international (USAID).
Au cours de cette cérémonie où étaient présents, les autorités municipales et Kenneth H. Merten, l’Ambassadeur des États-Unis à Port-au-Prince, Claire Lydie Parent, la mairesse de Pétion-Ville, s’est réjouie du soutien du Gouvernement et du peuple américain qui « permettra à la mairie de continuer à mettre en œuvre sa politique consistant à changer l’image de la commune […] notre slogan : les trottoirs aux piétons, les rues aux voitures et les marchés aux marchands » n’a pas changé, a-t-elle fait savoir, appelant ces derniers à faire un bon usage du marché.

De son côté, l’Ambassadeur américain, a indiqué que son pays « éprouvait un grand plaisir à aider le peuple haïtien à travers notamment le financement de projets visant l’amélioration de sa qualité de vie. […] Il s’agit d’un bon  exemple de ce que le peuple américain et le peuple haïtien peuvent faire ensemble », s’est réjoui Kenneth Merten qui a également appelé les marchands à bien utiliser le marché, en leur rappelant que lorsqu’ils étalent leurs produits sur le trottoir, ils s’exposent à des risques d’accidents de la circulation, souvent mortels.
Si certains marchands ont salué cette initiative d’autres estiment que qu’il n’y ait toujours pas moyens pour les sapeur-pompiers de faire une intervention rapide en cas d’incendie et critiquent la taille du marché qu’ils jugent insuffisante pour leur permettre de vendre correctement leurs marchandises… « Les marchands sont comme dans un trou et pas assez visibles »…
BF/ HaïtiLibre

 

L’incendie dévastateur du week-end écoulé au marché public des Gonaïves serait vraisemblablement d’origine criminelle, selon les autorités locales

Une enquête est ouverte

dimanche 22 mai 2011

L’incendie qui a entièrement dévasté le principal marché public des Gonaïves dans la nuit de vendredi à samedi, serait vraisemblablement d’origine criminelle, selon le maire de la ville, Saint Justin Pierrelus interrogé samedi par Radio Kiskeya.

Il annonce l’ouverture d’une enquête afin de traduire en justice les auteurs éventuels d’une telle catastrophe qui a semé l’émoi et le désarroi parmi les centaines de marchands et marchandes desservant le marché, ainsi qu’au sein de toute la population de la Cité de l’indépendance.

Une évaluation des dégâts est en cours de concert avec les commerçants victimes, dans la perspective d’une assistance, informe le maire.

Les marchands et marchandes ont lancé un véritable cri d’alarme en sollicitant l’aide urgente des autorités. La plupart d’entre eux affirment avoir contracté des prêts et sont astreints à les rembourser selon un calendrier précis.

La thèse du caractère criminel de l’incendie est également avancée par le directeur départemental de la police dans le département de l’Artibonite (Nord). Le commissaire Jean Claude Jeune informe lui aussi de l’ouverture d’une enquête.

Malgré les faibles moyens de la Police Nationale d’Haïti dans le département, celle-ci a fait de son mieux pour aider les autorités locales à circonscrire le sinistre, a conclu M. Jeune.

L’incendie de marchés publics constitue généralement une pratique politique en Haïti. [jmd/Radio Kiskeya]

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :