dimanche 29 mai 2011

29 Mai

Haïti – Élections : Jour d’élections dans 3 circonscriptions
29/05/2011 05:59:59

Haïti - Élections : Jour d'élections dans 3 circonscriptionsAujourd’hui ont lieu les élections partielles pour les circonscriptions de La Vallée de Jacmel, Verrettes, et Fonds-Verrettes / Ganthier. Rappelons que les élections du 28 novembres 2010, dans ces 3 circonscriptions, avaient été annulées, et que la reprise de ces élections, premier tour, avait eu lieu le 20 mars dernier.
Pierre-Louis Opont, Directeur Général du Conseil Électorale Provisoire (CEP) dans le communiqué #107 annonçant la fin de la campagne électorale pour ces trois circonscriptions, demande aux candidats d’éviter toutes manifestations publiques jusqu’à la publication des résultats prévu pour le 2 juin pour les résultats préliminaires et le 13 juin pour les résultats définitifs.
Les candidats en lice pour la députation sont :
La Vallée de Jacmel :
Labbé Ruffine (Ansanm nou fò)
Valentin Jean Edzer (Inite)
Verrettes :
Dérilus Vikens (MODEL-PRDH)
Dorsonne Jean Beauvois (AAA)
Fonds-Verettes / Ganthier :
Sanozier François (Alternativ)
Pierre Jude Destiné (Inite)
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2823-haiti-elections-calendrier-du-second-tour-des-elections-partielles.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique : Rien n’est joué pour Daniel Gérard Rouzier
29/05/2011 10:57:26

Haïti - Politique : Rien n'est joué pour Daniel Gérard RouzierVendredi, lors d’une conférence de presse, Saurel Jacynthe, Président de la Chambre basse a confirmé avoir reçu l’arrêté présidentiel de convocation des députés en session extraordinaire pour la ratification du choix du Premier Ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier. C’est seulement demain lundi que la date de cette dernière sera choisie car Rodolphe Joazile, Président de la Chambre haute (Sénat) n’était pas disponible ce weekend.
Pour que le choix du Président Michel Martelly, de Daniel Gérard Rouzier au poste de Premier Ministre soit ratifié, il doit obtenir un vote favorable dans chacune des deux Chambres, qui sont dominées par la plateforme INITE.
Négociations
Depuis quelque jours les négociations sont ouvertes, entre autres, une rencontre a eu lieu mercredi au restaurant Tiffany entre Premier Ministre désigné et le Groupe des parlementaires du renouveau (GPR). Le partage de cinq ministères entre l’administration Martelly et le GRP aurait été évoqué pendant la rencontre. Le sénateur Fritz Carlos Lebon (INITE) a pour sa part déclaré « Il faut un partage de responsabilités, en d’autres termes un partage des postes ministériels » ajoutant que « le Premier Ministre sait qu’en se présentant devant la majorité qu’il y aura cohabitation. C’est peut-être ce qu’il cherche en demandant cette rencontre ».
Les sénateurs Jean Hector Anacacis et Moise Jean Charles (INITE), membres du bloc majoritaire au Parlement, réclameraient tant qu’à eux des postes ministérielles importants (Finance, Travaux Publiques, Justice…) sinon ils ne ratifieront pas l’énoncé de politique générale du Mr. Rouzier.
Carte de résidence, les avis divergent
Mr Rouzier avait déclaré à propos de sa carte de résidence « J’ai également une carte de résidence américaine, comme j’ai étudié à l’extérieur, j’ai vécu 8 ans aux États-Unis. Quand je suis retourné en Haïti, j’avais près de 26 ans, donc cela fait près de 24 ans que je suis dans le pays et que je travaille, mais j’ai une carte de résidence, que je dois remettre également », mais pour Me Samuel Madistin, un ancien sénateur, Mr Rouzier ne peut pas être ratifié « s’il est résident aux États-Unis, il ne répond tout simplement pas aux critères établis par la constitution » ajoutant que « le parlement n’a qu’à constater cela et statuer sur le dossier. Il n y a pas de marchandage au niveau de la constitution », même constat pour Me Carlos Hercule, du barreau de Port-au-Prince « il ne pourra donc pas être ratifié Premier Ministre, même s’il était dans le pays ». D’autres hommes de loi parlent de résidence primaire et de résidence secondaire qui sont clairement définis au niveau des lois américaines.
Le sénateur Steven Benoît avait déclaré mardi « Mon vote est déjà acquis, si le Premier Ministre satisfait les conditions d’éligibilité. Le Premier Ministre n’a aucun problème, c’est une personne qui fonctionne depuis 25 ans dans le pays, il a une carte de résidence [américaine] d’ailleurs il a dit qu’il allait la remettre, tous le monde sait qui est Daniel Rouzier. »
Rien n’est joué
À l’heure actuelle rien n’est joué pour le Premier Ministre désigné, « est-ce que le Parlement va ratifier ou pas le choix ? Étant donné que le Premier ministre désigné entame des pourparlers, attendons-voir » s’interroge Saurel Jacinthe.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3013-haiti-politique-daniel-gerard-rouzier-reponds-aux-questions-de-michel-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-3003-haiti-premier-ministre-le-president-martelly-explique-son-choix.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social : Impact du 12 janvier sur la vie et les opinions des citoyens – Partie I
29/05/2011 08:51:11

Haïti - Social : Impact du 12 janvier sur la vie et les opinions des citoyens - Partie I« Haïti en détresse : impact du séisme de 2010 sur la vie et les opinions des citoyens » présente les résultats d’un sondage face-à-face d’opinion publique. Cette enquête a été spécialement conçue dans le but d’évaluer l’impact humain sur les survivants du séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. L’enquête a été menée par le Projet d’Opinion Publique en Amérique Latine (LAPOP) de l’Université Vanderbilt dans le cadre du projet régional Baromètre des Amériques avec le soutien financier de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).
Dans cette première partie, les opinions des citoyens sur la démocratie après le séisme, l’appui au système politique, la participation politique et capital social, la criminalité et corruption, la Confiance envers le système juridique et soutien envers l’état de droit, le Gouvernement local et les conditions économiques après le séisme.
Les opinions des citoyens sur la démocratie après le séisme
Une des plus encourageantes conclusions de cette étude est que, malgré les conséquences sociales et économiques catastrophiques du séisme, les Haïtiens n’ont pas tournés le dos à la démocratie en continuant de croire qu’elle est le meilleur système de gouvernement. Le degré de soutien à la démocratie après le séisme est demeuré inchangé dans les communes qui ont subi des dommages importants et dans les communes qui ont été moins touchées.
Lorsqu’interrogés sur leur degré d’accord sur la notion que la démocratie est le meilleur système de gouvernement, 64,3 % des sondés en 2010 ont donné une cote de plus de 5 points sur une échelle de 1 à 7. Toutefois, il est important de noter que, comparativement aux autres pays, Haïti est parmi les pays dans les Amériques qui présentent la plus faible moyenne à l’égard du soutien à la démocratie. Les années de scolarité et l’évaluation de la performance de travail du Président actuel sont des facteurs qui déterminent le degré de soutien à la démocratie des citoyens en Haïti.
Appui au système politique
Alors que la catastrophe n’a pas ébranlé le soutien à la démocratie, l’enquête a permis de constater un grand mécontentement concernant la réaction du gouvernement national face à l’urgence, résultant en un découragement généralisé envers le système politique proprement dit. Interrogés après le séisme sur la question de la performance des institutions, les citoyens accordent au gouvernement national le taux le plus bas, soit une moyenne de 40,0 points sur une échelle de 0 à 100. À l’inverse, les ONGs et les gouvernements étrangers ont obtenu les meilleurs résultats, soit 68,1 et 59,7 points respectivement.
Le découragement des citoyens quant à la performance du gouvernement national après le séisme a certainement ébranlé la légitimité du système politique déjà contesté, passant de 40,6 points en 2008 à 32,0 points en 2010. L’enquête du Baromètre des Amériques a démontré qu’après le séisme, le faible appui au le système politique était généralisé en Haïti.
Comparativement à 2008, une baisse statistiquement significative d’environ 10 points a été constatée concernant l’appui au système politique dans les communes épargnées où il était plus élevé avant le séisme que dans les communes touchées. Une diminution a également été constatée dans les communes touchées. Ce n’est pas étonnant, car la majorité des survivants ont perdu un parent ou un ami dans la catastrophe et la période prolongée de reconstruction du pays a provoqué un mécontentement généralisé du système politique qui, quoi qu’il en soit, était fortement contesté avant le séisme.
Participation politique et capital social
Au moment où les Haïtiens vivent une des périodes les plus difficiles de leur histoire et qu’ils n’ont plus confiance envers leurs institutions politiques, un nombre important d’entre eux sont descendus dans les rues pour exiger qu’elles agissent et ils se sont joints à des organismes de citoyens.
Les résultats indiquent que 25 % des Haïtiens vivant sous des tentes ont affirmés avoir participé à une manifestation.
Le pays, dans son ensemble, présente le taux de participation le plus élevé à des manifestations dans les Amériques avec un taux moyen de 17,2 %. Les résultats de l’enquête ont également démontrés que, dans les Amériques, le taux de participation le plus élevé à des organismes de citoyens (sans tenir compte des organisations religieuses) appartient à Haïti avec 76,6 % des sondés qui ont déclaré avoir participé à au moins une association civique au cours des douze derniers mois. De plus, nous avons constaté que, entre 2008 et 2010, le taux de participation à des associations d’amélioration des communautés a considérablement augmenté dans les communes touchées par la catastrophe, passant de 34,9 % à 45,6 %
Alors que dans les communes touchées par le séisme, les citoyens participent davantage à des organismes civiques, leur degré de confiance envers leurs concitoyens, un autre élément primordial du capital social, a diminué considérablement à la fois dans les communes touchées et celles épargnées.
Par contre, nous avons constaté que les personnes vivant dans les communes touchées et dont le logement a subi de lourds dommages, parmi lesquelles un grand nombre ont été contraintes de vivre sous des tentes, sont les plus méfiantes de la population. L’ampleur des dommages au logement est associée à un degré de confiance interpersonnelle inférieur, tel qu’évalué par le degré de confiance envers les autres.
Après le séisme, le taux moyen de confiance interpersonnelle en Haïti était de 32 points (sur une échelle de 0 à 100), le plus bas des Amériques. Il est probable que le faible degré de confiance soit la conséquence de la dissolution des réseaux sociaux causée par les gens qui ont quitté leur communauté d’origine pour se réfugier sous des tentes. Nous croyons que le faible degré de confiance est également une conséquence du taux de criminalité tel que décrit plus bas.
Criminalité et corruption
Les statistiques sur la criminalité révèlent qu’en 2010, 19,3 % des sondés ont déclaré avoir été victime d’un crime dans les douze mois précédents l’enquête. Même si le pourcentage de victimes de crime a légèrement diminué entre 2006 et 2008 (de 16,9 % à 14,3 %), une des plus inquiétantes conclusions est qu’environ 63 % des victimes de crime ont déclaré qu’elles ont vécu un crime avec violence. Sur la question du type de crime subit, la majorité des victimes (51,2 %) ont déclaré avoir vécu soit un vol avec agression physique, soit un vol à main armée. Par ailleurs, environ 12 % des victimes de crimes ont été agressées sexuellement, kidnappées ou agressées physiquement.
De plus, les résultats de l’enquête du LAPOP révèlent que le séisme a significativement fait augmenter la criminalité et la violence dans les communes touchées. Après le séisme, notre enquête a permis de constater que le taux de criminalité dans les communes touchées était plus que deux fois supérieur à celui des communes épargnées (26,4 % comparativement à 12,1 %). Entre 2008 et 2010, le taux de victimisation est passé de 15,4 % à 26,4 % dans les communes touchées.
Les personnes vivant dans les communes touchées par le séisme n’ont pas toutes été exposées également à la criminalité. Nous avons constaté que les femmes vivant sous des tentes ont été les principales victimes de la vague de violence et de criminalité après le séisme.
Parmi les personnes vivant sous des tentes qui ont déclaré avoir été victime d’un crime, 36,2 % sont des femmes, tandis que 22,9 % sont des hommes. À l’inverse, dans les communes épargnées l’écart est faible entre les femmes et les hommes. Ces résultats confirment ce que les médias rapportaient : les femmes vivant sous des tentes ont été plus vulnérables à des abus après le séisme en Haïti et des mesures ciblées afin de mieux protéger les femmes doivent être entreprises.
Cependant, le degré de corruption chez les fonctionnaires, une autre forme de comportement illégal, est demeuré inchangé après le séisme. Toutefois, il est possible que ce soit parce que le degré de corruption avant le séisme en Haïti était déjà beaucoup plus élevé que partout ailleurs dans le monde et peut-être que la limite supérieure de déclaration a été atteinte. En 2010, 53,6 % de la population a révélé avoir payé un pot-de-vin à un fonctionnaire au cours des douze derniers mois, comparativement à 48,2 % en 2008.
Confiance envers le système juridique et soutien envers l’état de droit
Le pouvoir réduit des institutions judiciaires à cause du séisme et le degré plus élevé d’insécurité ont incité les citoyens à être plus méfiants envers le système juridique national et à approuver davantage les autorités qui agissent en marge de la loi pour combattre le crime. Le degré de confiance envers le système juridique, d’une moyenne de 43,1 points (sur une échelle de 0 à 100) en 2008, est descendu à 36,2 points en 2010. Comme on pouvait s’y attendre, le degré de confiance envers le système juridique a principalement diminué dans les régions où le taux de criminalité est le plus élevé, c’est-àdire dans les communes touchées par le séisme, passant d’une moyenne de 39,1 à 33,0 points.
Le nombre de citoyens qui appuie l’état de droit a considérablement chuté. En 2008, 81,4 % de la population qui habitait dans des communes touchées par le séisme étaient d’avis que pour arrêter les criminels, « les autorités devraient toujours respecter la loi », mais seulement 57,2 % étaient de cet avis après le séisme.
Alors que les Haïtiens ont une mauvaise opinion du système juridique, ils ont une meilleure opinion de la performance de la police nationale. En 2010, le degré de confiance envers la police en Haïti était tout de même élevé comparativement à d’autres pays dans les Amériques. Avec une cote moyenne de 53,7 points sur une échelle de 0 à 100, Haïti se place au 10e rang sur 26 pays. Néanmoins, dans les communes touchées par le séisme avec un taux élevé de criminalité, le degré de confiance envers la police a diminué. Le degré de confiance moyen envers la police est passé de 57,0 à 50,1 points sur une échelle de 0 à 100 dans ces communes.
Étonnamment, même si nous avons constaté qu’une importante proportion d’Haïtiens accepte que les autorités ou la police contournent la loi à l’occasion pour arrêter des criminels, les résultats démontrent qu’après le séisme, un grand nombre de citoyens étaient moins en faveur que des personnes fassent leur propre justice lorsque le gouvernement ne punit pas les criminels, craignant peut-être que ces actes illégaux pourraient entraîner un chaos social.
Gouvernement local
Sur l’étude des perceptions des citoyens à propos des gouvernements locaux et le taux de participation à leurs activités. La méfiance envers les autorités communales est un phénomène généralisé en Haïti, qui est demeuré stable ces deux dernières années, malgré les effets dévastateurs du séisme sur celles-ci. En 2010, le degré de confiance moyen envers le gouvernement municipal était de 33,9 points sur une échelle de 0 à 100.
Toutefois, l’enquête révèle que les personnes dont le logement a subi de lourds dommages sont moins confiantes envers le gouvernement municipal, ce qui signifie qu’ils sont particulièrement insatisfaits de la manière que leur administration municipale a géré la crise.
En outre, les résultats de l’enquête démontrent qu’en dépit des grands besoins du pays, la vaste majorité des citoyens, soit 85,8 %, n’a pas demandé d’aide auprès de leur gouvernement municipal. Aussi, la décision de ne pas communiquer avec les gouvernements locaux est fondée sur des évaluations rationnelles puisque seulement un petit nombre de personnes, plus précisément seulement 26,9 %, se sont tournées vers leur gouvernement municipal et ont déclaré que leurs problèmes avaient été résolus. Dans le même ordre d’idées, les citoyens ne participent pas davantage aux activités du gouvernement local, telles que des rencontres organisées par les municipalités, qu’avant le séisme.
Conditions économiques après le séisme
L’enquête de 2010 comprenait une série de questions afin d’évaluer les opinions des citoyens au sujet de leur économie personnelle et de leur condition économique actuelle. Étant donné le taux élevé de pauvreté en Haïti, il n’est pas étonnant que la majorité de la population considère leur situation économique personnelle comme « mauvaise » ou « très mauvaise ». 43,1 % des gens perçoivent leur situation économique en tant que « mauvaise » et 20,3 % la considèrent « très mauvaise ». Les mesures objectives de la situation économique calculées d’après les données recueillies par le LAPOP indiquent que la condition économique de la population en Haïti est critique.
Les résultats indiquent que 47,9 % des sondés n’avaient pas d’emploi lors du sondage, 34,5 % d’entre eux en avaient un et 17,6 % se sont identifiés en tant qu’étudiants ou retraités. Parmi ceux qui ne travaillaient pas, 56,5 % ont affirmé qu’ils étaient activement en recherche d’emploi. En outre, un grand nombre de travailleurs occupaient un emploi de piètre qualité puisque 55,7 % des sondés qui ont déclaré avoir un emploi ont été identifiés comme des travailleurs « informels » ou des employés sans contrat officiel et sans sécurité sociale. (Les travailleurs informels sont des personnes qui travaillent dans le secteur privé sans contrat ni assurance maladie de leur employeur (sans tenir compte des employeurs et des propriétaires d’entreprises).
Les données révèlent également que les femmes sont en grande partie celles qui occupent des postes avec une faible qualité d’emploi, telle que mesurée par l’emploi informel.
Lorsque les données du LAPOP sur les biens ménagers et l’accès aux services de base sont analysées, une diminution significative de la « richesse » des ménages est observée après le séisme. Ce qui signifie une augmentation de la pauvreté et que les conditions de vie des Haïtiens se détériorent. Comme on peut le constater, après le séisme, un très grand nombre de personnes (45 %) se retrouvent dans le premier quintile de richesse (c’est-à-dire le plus pauvre), ce qui signifie qu’un nombre nettement plus grand d’Haïtiens se sont retrouvés pauvres après le séisme. Plus précisément, le pourcentage de la population du premier quintile de richesse est passé d’environ 20 % à 45 %.
Partie II
http://www.haitilibre.com/article-3052-haiti-social-impact-du-12-janvier-sur-la-vie-et-les-opinions-des-citoyens-partie-ii.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social : Impact du 12 janvier sur la vie et les opinions des citoyens – Partie II
29/05/2011 09:55:01

Haïti - Social : Impact du 12 janvier sur la vie et les opinions des citoyens - Partie II

« Haïti en détresse : impact du séisme de 2010 sur la vie et les opinions des citoyens » présente les résultats d’un sondage face-à-face d’opinion publique. Cette enquête a été spécialement conçue dans le but d’évaluer l’impact humain sur les survivants du séisme dévastateur qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010. L’enquête a été menée par le Projet d’Opinion Publique en Amérique Latine (LAPOP) de l’Université Vanderbilt dans le cadre du projet régional Baromètre des Amériques avec le soutien financier de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).
Dans cette deuxième partie, prestation des services de base, la satisfaction face à la vie et accès à l’électricité et à l’eau courante, comment améliorer le niveau de vie en Haïti et les conclusions de l’étude.
Prestation des services de base
L’accès aux services de base comme l’eau, l’électricité, la nourriture, les soins de santé et l’éducation
est considérablement limité au pays et certaines populations ont clairement un accès plus limité aux
services de base que d’autres.
Une inégalité déconcertante dans l’accès aux services de base est une des caractéristiques principales du
sous-développement d’Haïti.
Par exemple, l’étude permet de constater que plus de la moitié de la population (53,2 %) n’avait pas d’accès direct à l’électricité après le séisme. L’inégalité est d’autant plus évidente lorsque l’échantillon est séparé entre les zones rurales et urbaines selon le niveau de richesse. En zone rurale, 79,1 % des personnes du troisième tercile de richesse ont l’électricité à la maison, tandis que seulement 7,9 % des personnes dans le premier tercile y ont accès. De même, en ce qui a trait au service d’eau, seulement 40,1 % de la population a accès à l’eau courante. En revanche, seulement 12,6 % des personnes du premier tercile de richesse qui vivent en zones rurales ont l’eau courante comparativement à 48,2 % à ceux du troisième tercile.
Électricité
– Seulement 48,8 % des ménages ont un accès direct à l’électricité en Haïti.
– Environ 68 % des ménages en zone métropolitaine et 26,7 % en zones rurales ont accès à l’électricité.
– L’inégalité d’accès est plus marquée en zones rurales : seulement 7,9 % des ménages du premier tercile de richesse ont l’électricité comparativement à 79,1 % des ménages du troisième tercile.
– Plus de la moitié des ménages qui ont l’électricité ont le service moins de sept heures par jour.
– Dans les zones rurales, le taux de satisfaction à l’égard du service d’électricité est de loin le plus bas avec 27,5 points sur une échelle de 0 à 100.
Eau
– Seulement 40,1 % des familles ont accès à l’eau courante en Haïti.
– Environ 68 % des ménages en zone métropolitaine et 22,9% en zones rurales ont accès à l’eau courante.
– L’inégalité d’accès est plus marquée en zones rurales : seulement 12,6 % des ménages du premier tercile de richesse ont l’eau courante comparativement à 48.2 % des ménages du troisième tercile.
– Seulement 47 % des gens qui ont l’eau courante ont déclaré qu’ils avaient ce service quotidiennement.
– Les personnes en zones rurales présentent le taux moyen de satisfaction le plus bas à l’égard des installations d’eau courante avec 32,1 points sur une échelle de 0 à 100.
Soins de santé
– Environ 37 % des personnes ont affirmé avoir eu personnellement besoin (ou quelqu’un d’autre vivant sous le même toit) de soins médicaux au cours de la dernière année.
– Environ 30 % des personnes qui ont eu des soins médicaux ont consulté un généraliste, suivi par un spécialiste (28,3 %) ou une infirmière (25,7 %).
– Les personnes qui résident en zone métropolitaine présentent le plus haut taux de satisfaction des installations de soins de santé avec 70,2 points sur une échelle de 0 à 100.
– Les personnes qui résident en zones rurales présentent le taux moyen de satisfaction le plus bas à l’égard des installations de soins de santé (58 points).
– Environ la moitié de la population a évalué le système de soins de santé primaires dans leur pays comme étant « ni bon ni mauvais ».
Alimentation
– Environ le tiers des sondés ont déclaré qu’au moins un adulte de leur ménage a été privé de nourriture pendant toute une journée au moins une fois au cours des trois mois précédents l’enquête.
– L’insécurité alimentaire est un problème important dans toutes les zones du pays.
Éducation
– Environ 65 % des ménages en Haïti ont des enfants d’âge scolaire (entre 6 et 17 ans).
– Un enfant d’âge scolaire dans une famille moyenne de deux enfants d’âge scolaire a 73 % de chance de fréquenter l’école.
– Un enfant d’âge scolaire dans une famille de quatre enfants d’âge scolaire a 44 % de chance de fréquenter l’école.
– Les sondés qui habitent avec des enfants qui étudient dans des écoles privées sont considérablement plus satisfaits de la qualité de l’éducation que ceux qui ont des enfants qui fréquentent les écoles publiques, indépendamment du lieu de résidence.
– Environ 44 % de la population a évalué la qualité du système d’éducation comme étant « ni bon ni mauvais ». Par contre, 36,2 % de la population a une perception négative de l’éducation, jugeant les services comme « mauvais » ou « très mauvais ».
Satisfaction face à la vie et accès à l’électricité et à l’eau courante
Comme c’est le cas pour de nombreux autres indicateurs dans l’étude, nous avons constaté qu’Haïti est au dernier rang comparativement aux autres pays des Amériques pour ce qui est du degré de satisfaction des citoyens à l’égard de la vie. Sur une échelle de 0 à 100, le degré moyen de satisfaction face à la vie en Haïti est de seulement 35,4 points. Inversement, le Brésil et le Costa Rica sont les pays qui affichent les résultats les plus élevés avec 67,7 et 71,6 points respectivement. De plus, le degré moyen de satisfaction face à la vie en Haïti est bien inférieur à la deuxième cote la plus faible de tous les pays avec un peu plus de 50 points.
Le degré de satisfaction face à la vie, les Haïtiens sont de loin les citoyens les plus tristes dans l’hémisphère occidental.
Les facteurs de l’accès à l’électricité et à l’eau courante ont un effet important sur l’insatisfaction généralisée face à la vie en Haïti. Même si le degré général de satisfaction face à la vie est faible au pays, les gens n’ayant pas accès à l’électricité ou à l’eau courante présentent des résultats encore plus inférieurs.
Comment améliorer le niveau de vie en Haïti?
Nous constatons que, parce que les Haïtiens ont peu confiance à la performance du gouvernement, le soutien du public à l’égard des mesures gouvernementales pour améliorer le sort des pauvres est très faible. En effet, Haïti présente le degré de soutien le plus faible pour les mesures actuelles de réduction de la pauvreté et de l’inégalité en Amérique latine et aux Caraïbes avec 62,7 points sur une échelle de 0 à 100.
Comme on peut le constater, le soutien aux mesures économiques gouvernementales est fortement lié aux opinions des citoyens sur la performance du président, donc, du gouvernement. Les personnes qui perçoivent négativement la performance du président sont peu en faveur des mesures publiques visant à améliorer les conditions de vie des personnes dans le besoin. Cette constatation a d’importantes répercussions dans l’élaboration de stratégies de développement en Haïti.
Les conclusions de l’étude tendent à démontrer que, compte tenu du faible degré de confiance envers le gouvernement, une stratégie de développement en Haïti a plus de chances de réussir si elle implique la participation du secteur privé et des institutions non-gouvernementales combinée à des efforts visant à renforcer la capacité des institutions gouvernementales.
PARTIE I
http://www.haitilibre.com/article-3051-haiti-social-impact-du-12-janvier-sur-la-vie-et-les-opinions-des-citoyens-partie-i.html
HL/ HaïtiLibre

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