mardi 31 mai 2011

31 Mai

Haïti – Politique : Ratification de Rouzier ce mercredi 1er juin ?
31/05/2011 09:06:17

Haïti - Politique : Ratification de Rouzier ce mercredi 1er juin ?Jean Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, a annoncé l’ouverture mercredi 1er juin, de la Session extraordinaire [en Assemblée Nationale] convoquée par le Chef de l’État, Michel Martelly, pour la ratification du Premier Ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier.
À l’ouverture de l’Assemblée Nationale, le Premier ministre désigné, sera invité dans un premier temps, à déposer tous les documents requis par la loi. Ils seront examinés par une Commission parlementaire pour en confirmer la validité. Si les documents sont conformes, le Premier Ministre désigné procédera dans un deuxième temps à la présentation de sa politique générale, ainsi qu’à la présentation des membres de son cabinet ministériel pour ratification…
Pour ce qui est des négociations, entre le Groupe de Parlementaires pour le Renouveau (GPR) et l’Exécutif autour de la ratification du premier ministre et la formation du gouvernement, Jean Rodolphe Joazile a révélé que l’ancien Président René Préval avait proposé à INITE, de laisser toute la latitude à son successeur pour former son Gouvernement. Toutefois, le GPR, composé en majorité d’élus d’INITE, a confirmé qu’il tenait à ce que les responsabilités de la gestion du pays soit partagée avec le Chef de l’État et son Premier Ministre….
Rodolphe Joazil, a apporté quelques précisions : « Au niveau de la plateforme INITE nous avons fait plusieurs réunion avec le Président Préval et il a été clair qu’INITE ne participerait pas dans la formation du Gouvernement, c’était clair. Cependant, lorsque que le directoire s’est assit avec le GPR, ils ont dit qu’ils n’est pas question qu’ils ne participent pas dans le Gouvernement. INITE, qui avait évoqué qu’il ne participerait pas dans le gouvernement, dit le contraire maintenant qu’il y a des négociations […] Nous nous sommes réunis avec le Premier-Ministre désigné dimanche en tant que groupe majoritaire au Sénat et je pense que les consultations vont continuer… ce que j’aurais souhaité c’est que les consultations se fassent dans le calme, dans la sérénité pour ne pas rentrer dans des pratiques qui mènent le pays nul part. Je pense qu’aujourd’hui, il nous faut un peu de sagesse au niveau du Sénat […] et au niveau de l’Exécutif, il nous faut un peu de retenu également pour nous permettre d’avancer correctement. »
Le Député Sinal Bertrand, membre du GPR, avertit, lui aussi, que « le Premier Ministre désigné n’aura pas la bénédiction de la chambre des députés si les négociations entre l’Exécutif et les Parlementaires n’arrivent pas à une conclusion satisfaisante. »
Le Sénateur Jocelerme Privert (INITE) souligne que les parlementaires ont l’obligation, de se faire représenter au Gouvernement afin de s’assurer que les ressources et richesses nationales soient distribuées équitablement à travers tout le pays.
Quant au Sénateur Michel Clérié (INITE), il ne partage pas ce point de vue. Il croit qu’aucun secteur politique ne devrait se prévaloir de son poids au Parlement pour réclamer des portefeuilles ministériels, pour lui c’est le Président et son Premier Ministre qui devraient former le Gouvernement. Pour sa part il a déclaré qu’il s’engageait à accorder son vote à M. Daniel Gérard Rouzier.
Cette séance de ratification s’annonce mouvementée compte-tenu des nombreuses divergences tant à la chambre basse qu’au Sénat. Souhaitons que tous et chacun mercredi, trouve le chemin de la raison et privilégie, pour une fois dans notre histoire, l’intérêt de la population au delà des lignes de partis et des intérêts personnels. Malheureusement avec les forces en présence, rien n’est acquis, tout est possible, le meilleur comme le pire…
HL/ HaïtiLibre

 

Ronald Beaudin et Charles Castel attendus ce mercredi au sénat de la République

Le ministre démissionnaire de l’économie et des finances et le gouverneur général de la Banque Centrale sont attendus ce mercredi au sénat de la République. Les deux grands commis de l’Etat doivent être entendus par la commission de l’économie du grand corps sur les nouvelles taxes imposées par le président de la République pour renflouer le compte du Fonds national de l’éducation (FNE).

31/05/2011

Haïti - Économie : Ronald Baudin et Charles Castel vont devoir s’expliquer sur les taxes Le ministre démissionnaire de l’économie et des finances et le gouverneur général de la Banque Centrale sont attendus ce mercredi au sénat de la République. Les deux grands commis de l’Etat doivent être entendus par la commission de l’économie du grand corps sur les nouvelles taxes imposées par le président de la République pour renflouer le compte du Fonds national de l’éducation (FNE).
Cette mesure qui doit entrer en vigueur à partir du 15 juin prochain doit fait l’objet d’une loi de l’avis de plusieurs parlementaires et de certains spécialistes. Selon la constitution, toute nouvelle taxe doit faire l’objet d’une loi, voilà pourquoi le ministre et le gouverneur doivent s’expliquer sur cette mesure du président Martelly.
Selon ce qu’a rappelé le président de la république lors du lancement de ce fonds, 1,5 doit être prélevé sur tous les transferts en provenance de l’étranger et 0,5 centime sur tous les appels internationaux entrant. M. Martelly avait tenu à rappeler également que ce sera pas une nouvelle taxe sans préciser de quoi s’agit-il vraiment.

 

Jean Rodolphe Joazile tire la sonnette d’alarme

Le président du sénat Jean Rodolphe Joazile demande au président de la République de publier dans le journal officiel Le Moniteur les noms des dix neuf (19) élus du BCEN spécial.

31/05/2011

 Le président du sénat Jean Rodolphe Joazile demande au président de la République de publier dans le journal officiel Le Moniteur les noms des dix neuf (19) élus du BCEN spécial. Il pense que le chef de l’Etat devait choisir une formule pour sortir le pays de l’impasse. L’élu du Nord-Est a fait savoir que trois formules avaient été proposées au président Joseph Michel Martelly.
Le président Martelly pourrait publier les noms des quatorze (14) députés élus qui reflètent le vote populaire en attendant de trancher sur les autres cas.
Madame Laurette Croyance qui avait présidé le Bureau du contentieux électoral national spécial avait déjà fait savoir que la liste des élus avait été déjà acheminée au secrétariat de la présidence deux jours avant l’entrée en fonction de M. Martelly

 

Lettre du Bâtonnier de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, Gervais CHARLES à M. Max Chauvet

Haïti: Le 26 mai 2011
Monsieur Max Chauvet
Directeur du Nouvelliste
En ses Bureaux


Monsieur le Directeur
J’ai lu avec attention l’éditorial publié à la page 3 de l’édition du 25 mai 2011 de votre journal intitulé «Sur quelle Constitution Martelly a-t-il prêté serment ? »
Une erreur s’est glissée dans votre éditorial. Le président Michel Martelly n’a pas prêté serment sur la Constitution amendée comme vous le prétendez. Il a prêté serment sur la Constitution de 1987, non amendée.
L’article 284-2 de la Constitution de 1987 prévoit que l’amendement obtenu ne peut entrer en vigueur qu’après l’installation du prochain président élu. La prestation de serment constitue l’essentiel de l’installation. Le serment est donc prêté avant que l’amendement rentre en vigueur.
Je partage l’opinion que l’amendement en application de l’article 126, est acquis le jour de son adoption définitive par les deux chambres, cette fois en session réunie.
Il est tout aussi exact que la Constitution devra être visée dans toute loi ou arrêté.
Le président Martelly doit absolument prendre une décision de manière urgente pour que le texte inexact publié dans Le Moniteur ne soit considéré comme le véritable amendement.
L’amendement étant acquis sous l’ancienne présidence, rien ne s’oppose à ce que le président Michel Martelly le fasse rectifier ou même publier.
Haute considération.

Gervais Charles, av.
Bâtonnier

 

Haïti – Justice : Le Directeur de l’OAVCT en garde à vue
31/05/2011 13:02:05

Haïti - Justice : Le Directeur de l’OAVCT en garde à vueEdric Léandre, le Directeur Général de l’Office Assurance des Véhicules Contre Tiers (OAVCT), a été placé lundi en garde à vue. Il fait l’objet d’une enquête suite a de nombreuses accusations dont, détournements de fonds publics, corruption, usage de faux… Le Commissaire Félix Léger à indiqué « Nous avons pris une mesure de garde à vue, il est accusé de beaucoup de faits et nous allons continuer de l’interroger… »
Georges Ady, l’un des membres influents du syndicat de l’OAVCT, qui a quitté cette institution, depuis plus de 4 ans, dénonce un réseau, qui selon lui, opèrerait au sein de l’annexe de cette institution. « Beaucoup de véhicules volés en République Dominicaine ou entrés dans le pays, dans des condition peu orthodoxes, en provenance du Canada et des États-Unis, ont été enregistrés au sein de cet annexe par le biais de ce réseau. »
Selon les résultats du rapport d’enquête de l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC) sorti récemment, le Directeur de l’OAVCT aurait détourné plus de 17 millions de gourdes durant son administration entre 2004 et 2009.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Justice : La Commission Sénatoriale d’enquête poursuit ses auditions
31/05/2011 11:45:36

Haïti - Justice : La Commission Sénatoriale d'enquête poursuit ses auditionsAprès la comparution vendredi dernier, des conseillers électoraux, Laurette Croyance et Ribel Pierre, la Commission Sénatoriale d’enquête sur la corruption et les fraudes a poursuivi ses auditions lundi avec Ginette Cherubin.
En sortant de cette audition, la conseillère démissionnaire a déclaré aux journalistes : « Nous avons beaucoup parlé de ma position que j’avais rendu publique, où j’expliquais clairement pourquoi j’avais démissionné du CEP [Conseil Électoral Provisoire]
http://www.haitilibre.com/article-2811-haiti-politique-ginette-cherubin-demissionne.html , j’avais trouvé qu’il y avait un manque d’équité, que les choses se sont faites dans la précipitation et j’avais également cité des cas en exemples. »
Précisant qu’elle n’avait pas participé au niveau du Bureau de Contentieux Électoral National (BCEN) et qu’elle avait refusé de siéger au niveau du BCEN Spécial, l’ex-conseillère a expliqué qu’elle avait suivi plusieurs assises où des avocats étaient venu avec des preuves sous forme de duplicata «… lorsqu’un avocat présente un duplicata qui montre, par exemple, le contraire de ce qui est publié sur le site du CEP, pour moi il [le BCEN] aurait du aller au Centre de Tabulation des votes [CTV] pour vérifier… Il y a eu des cas comme ça, malgré ces preuves […] elles n’ont pas été vérifiées au CTV et les jugements ont été rendus, c’est ça que j’appelle un manque d’équité… »
« Nous avons aussi abordé la question d’interdiction de départ, parce que par rapport à des Conventions, comme la Convention Interaméricaine des Droit de l’Homme, tous les citoyens ont droit à leur liberté de mouvement. Ils [les Sénateurs] n’étaient pas supposé demander une telle décision et je l’ai répété plusieurs fois […] j’ai dis que je serais toujours présente pour me mettre au service de la justice, si la justice avait besoin de moi, je suis venue librement, maintenant j’ai une interdiction de départ, je regrette cette décision. »
Le Sénateur Youri Latortue qui préside la Commission à fait savoir que les auditions se poursuivront cette semaine «… avec l’audition des avocats qui ont siégé au niveau du BCEN, puis avec des candidats qui ont répondu à notre appel à témoignage. Nous avons encore des gens à entendre cette semaine, nous attendons et espérons que Mr Gaillot Dorsinvil et Mr Belzin auront le temps de venir, pour que la Commission les entendent, avant que notre délai arrive à terme »
Répondant à la question d’un journaliste sur ce qui va se passer, si Gaillot Dorsinvil, le Président du CEP refusait de se présenter devant la commission, Youri Latortue à répondu :
« de toute façon, nous avons reçu beaucoup de déclarations à propos du Président du CEP et d’autre conseillers, s’il ne se présente pas, la Commission, va quand même conclure en fonction de ce qu’elle a reçu […] Sa présence était importante pour nous mais également pour lui […] nous avons reçu beaucoup de déclarations qui ne vont pas tout le temps dans le sens de Mr Dorsinvil… je pense qu’il devrait venir pour faire l’équilibre. Nous pouvons seulement inviter les personnes, nous ne pouvons pas les forcer. »
Parallèllement, Jean Thélève Pierre Toussaint, Vice-président du (CEP), a invité lundi les conseillers à tout faire pour laver les accusations de fraudes et de corruptions électorales portées contre eux « Il y a des choses avilissantes qui se disent sur des conseillers électoraux, il est du devoir de ceux qui estiment être victimes d’accusations gratuites, de prendre position publiquement contre les faits qu’on leur reproche » soulignant qu’il avait la conscience tranquille, n’ayant été mêlé a aucun acte de corruption ou de fraude électorale…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3046-haiti-politique-des-conseillers-electoraux-devant-la-commission-d-enquete-senatoriale.html
HL/ HaïtiLibre

 

Gaillot Dorsinvil a brillé par son absence

Le président du Conseil électoral provisoire Gaillot Dorsinvil a boudé l’invitation de la commission sénatoriale d’enquête sur les fraudes au sein de l’institution électorale. Le président Gaillot devait s’expliquer sur les accusations de pot-de-vin portées contre certains membres du CEP dont le président lui-même.

31/05/2011

 Le président du Conseil électoral provisoire Gaillot Dorsinvil a boudé l’invitation de la commission sénatoriale d’enquête sur les fraudes au sein de l’institution électorale. Le président Gaillot devait s’expliquer sur les accusations de pot-de-vin portées contre certains membres du CEP dont le président lui-même.
Par ailleurs, la conseillère démissionnaire Ginette Chérubin a répondu ce lundi aux questions de ladite commission. Le président de la commission Youri Latortue s’est dit satisfait de l’audition de madame Chérubin qui s’était faite accompagner de documents pouvant justifier les informations avancées.
Jusqu’à vendredi de cette semaine, les membres de la commission doivent auditionner plusieurs grands manitous du conseil électoral provisoire et certains candidats malheureux des dernières élections. Les résultats du rapport doivent être connus dans moins d’un mois.

 

Un réseau de gang opère au sein de l’OAVCT

L’un des membres influents du syndicat de l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT), Georges Ady dénonce un réseau de gang, qui selon lui, opère au sein de cette institution. Le syndicaliste a fait savoir que ce réseau évolue à l’annexe de l’OAVCT à Carrefour.

31/05/2011

 L’un des membres influents du syndicat de l’Office d’assurance véhicules contre tiers (OAVCT), Georges Ady dénonce un réseau de gang, qui selon lui, opère au sein de cette institution. Le syndicaliste a fait savoir que ce réseau évolue à l’annexe de l’OAVCT à Carrefour.
Il accuse la femme du directeur général de l’institution d’être de connivence avec les malfaiteurs. « Beaucoup de véhicules volés en république Dominicaine ou entrés dans le pays dans des condition peu orthodoxes en provenance du Canada et des Etats-Unis d’Amérique ont été enregistrés au sein de cet annexe par le biais de ce réseau », a précisé monsieur Georges Ady sur une station privée de la Capitale ce mardi.
Ce dernier a cessé de travailler depuis plus de quatre (4) ans sous les ordres du président de la République de l’époque, René Préval. Il a avait demandé à plusieurs syndicalistes d’observer un arrêt de travail en vue d’attendre les résultats du rapport de l’enquête de l’ULCC. Ce rapport accablant sorti, il y a quelques jours, a révélé que le directeur de l’OAVCT , Edric Léandre a détourné plus de 17 millions de gourdes durant son administration de 2004 à 2009.

 

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Haiti-Éducation : Une campagne d’alphabétisation pour les Haïtiens ?

Par Peter Costantini * / AlterPresse le 31 mai 2011

À travers la gamme politique d’Haïti, l’éducation a surgi comme un thème central dans les projets pour la reconstruction et développement du pays.

Le Président Michel Joseph Martelly, dans son discours d’investiture, a proposé l’éducation gratuite et obligatoire pour tous les enfants. Et pour sa part, l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, quand il est rentré à Haïti, a déclaré qu’il voulait contribuer à l’éducation.

L’éducation des enfants est leur intérêt primaire, et avec raison. Mais dans une nation ou 55 pourcent des adultes ne savent ni lire ni écrire, selon l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (l’UNESCO), la valeur potentielle d’un effort à grande échelle pour augmenter leur taux d’alphabétisme vaut bien la peine d’être considérée.

Bien que beaucoup de pays en voie de développement aient organisé des campagnes nationales d’alphabétisation, l’expérience peut-être la plus pertinente se trouve dans un pays frère d’Amérique Centrale. Nicaragua, comme Haïti, a souffert une longue occupation par les U.S. Marines dans la partie initiale du siècle passé, suivi par des décades d’abus aux mains d’une dictature de famille étroitement alliée avec Washington. La kleptocratie de Somoza père et fils a subjugué le pays de 1936 à 1979, même plus longtemps que les Duvalier. Comme leurs confrères haïtiens, les Somoza ont pillé des grandes étendues de l’économie et étranglé la vie politique du pays. Quand ils sont tombés ils ont laissé leur fief en ruines, aux prises avec une pauvreté profonde et un taux d’analphabétisme d’à peu près 50 %.

Après une insurrection qui a expulsé Anastasio Somoza Debayle, la première initiative du nouveau gouvernement du Frente Sandinista de Liberación Nacional (Front Sandiniste pour la Libération Nationale) était une campagne d’alphabétisation nationale. En 1980, moins d’une année après la fin de la guerre, le FSLN a recruté quelque 60,000 étudiants et 30,000 enseignants, surtout des villes, pour se déployer bénévolement dans la campagne et enseigner plus de 400,000 personnes à lire et écrire. En tout, la campagne a impliqué plus d’un cinquième des citoyens. Soixante pourcent des bénévoles étaient des femmes, ainsi que 50 pourcent des étudiants. Entre cinq mois, l’initiative a réussi à réduire le taux d’analphabétisme par deux-tiers, à 13 pourcent.

La campagne se basait en partie sur la pédagogie de l’éducateur brésilien Paulo Freire, qui a servi de conseiller. Il a souligné l’importance de l’engagement actif des étudiants à lire, écrire et examiner leur propre vie. L’éducation a eu lieu dans les deux sens, et souvent a changé la vie des participants. Pour beaucoup de bénévoles urbains c’était leur première expérience personnelle de la pauvreté écrasante endémique dans la campagne, et elle a inspiré a quelques-uns à se consacrer à diverses formes d’éducation.

À cause de leur grande échelle et inclusivité, les efforts d’alphabétisation ont pris essor rapidement à travers le pays. Ils devenaient un thème central du débat public et touchaient les vies de peut-être la majorité des familles nicaraguayennes. Des amis qui ont vécu ce moment m’ont décrit le sens d’exaltation et de fierté nationale que la campagne a suscité. Avec cette entreprise, le nouveau gouvernement a fait une forte déclaration de ses priorités et ses objectifs.

À la fin de la campagne en septembre 1980, l’UNESCO a octroyé le Prix “Nadezhda K. Krupskaya” au gouvernement et au peuple de Nicaragua pour la campagne. Amadou M. M’Bow, le directeur général en ce temps-là, l’a caractérisé comme « une expérience passionnante du point de vue éthique aussi bien que pédagogique ».

« La croisade, » a dit le Père Fernando Cardenal, le coordinateur national, « n’est pas une histoire de techniques compliquées ou d’une analyse complexe de coûts et d’avantages ; c’est une histoire du peuple et du potentiel extraordinaire de la libération et la création qui existe dans les nations ».

Beaucoup d’autres pays d’Amérique Latine et du reste du monde ont conduit des programmes pareils d’alphabétisation à grande échelle. Ceux-ci renferment un réservoir profond de compréhension, des matériaux et pratiques exemplaires, dont l’UNESCO est un entrepôt important.

En Haïti, comme au Nicaragua, une campagne d’alphabétisation d’une ampleur capable d’atteindre la masse critique pourrait contribuer à renforcer les droits humains et augmenter la productivité de la majorité des Haïtiens.

Ceux qui ne savent ni lire ni écrire ne peuvent guère participer pleinement dans la vie politique, sociale et économique. Une campagne répandue à travers tout le territoire national pourrait accueillir plus de la moitié des haïtiens dans le débat public, en leur offrant les outils nécessaires pour faire écouter leurs revendications et améliorer leur propre vies. Une telle entreprise favoriserait la croissance du capital humain, des capacités humaines et des libertés démocratiques.

Haïti avait réalisé des programmes d’alphabétisation des adultes auparavant sous les deux gouvernements Aristide tronqués. De 2001 à 2004, 300.000 personnes ont participé, selon le philosophe politique canadien Peter Hallward, et le taux d’analphabétisme adulte a été réduit de 65 pourcent à 45 pourcent.

Depuis 2007, l’UNESCO et le gouvernement espagnol ont collaboré avec la Secrétairerie d’État pour l’Alphabétisation d’Haïti sur un petit projet dans le département du Sud-Est. Quelques 5.000 jeunes ont été alphabétisés, ont reçu les compétences professionnelles et en jardinage. Le projet a été mis en œuvre dans le cadre de LIFE (Literacy Initiative for Education – Initiative d’Alphabétisation pour l’Éducation), la campagne globale de l’UNESCO pour vaincre l’illettrisme.

Les chiffres sont minuscules par rapport aux 3 millions d’haïtiens analphabètes. Le budget du programme a été coupé sévèrement par rapport aux estimations originelles, et l’appui politique était maigre, selon les rapports. Mais le Secrétaire d’État à l’Alphabétisation, Carol Joseph, a raconté à Le Nouvelliste que 2.200 nouveaux centres d’alphabétisation, chacun capable de recevoir 25 étudiants, ont été établis dans sept des 10 départements haïtiens. Ces centres pourraient servir des bases d’efforts futurs.

À la suite du tremblement de terre de l’année passée, Haïti possède une ressource que Nicaragua n’avait pas : un réservoir de probablement plusieurs milliers de gens éduqués dont les emplois et les maisons ont été détruits et qui restent coincés dans les camps pour personnes déplacées. J’en ai connu quelques-uns quand je travaillais comme bénévole dans un centre d’hébergement en mai dernier. Dans ces mêmes camps se trouvent beaucoup de gens pauvres et illettrés.

Dans cette situation, employer les gens lettrés à entreprendre l’alphabétisation de leurs voisins qui en ont besoin représenterait une récolte des fruits les plus mûrs. Bien que les programmes d’espèces-contre-travail qui paient les gens pour creuser des fossés peuvent être utiles lorsqu’il y a besoin des fossés, utiliser ses compétences de plus haut niveau serait un engagement plus fructueux des ressources humaines qui existent déjà en Haïti.

Au-delà des camps, des initiatives répandues dans les régions rurales pourraient atteindre des quantités plus importantes de gens qui ont besoin d’apprendre à lire et écrire. Recruter des étudiants et enseignants urbains (aussi bien que les habitants des camps) à faire l’alphabétisation dans la campagne représenterait aussi une étape modeste vers la décentralisation. En exportant l’expertise des villes, il renforcerait les communautés et économies rurales. Un effort assez massif, couplé avec d’autres incitations, pourrait aider à alléger le surpeuplement de la métropole.

Dans un pays déchiré par de profondes divisions historiques entre les classes sociales, la participation pourrait accroître la compréhension de la vie de l’autre côté de la rupture sociale, et ouvrir un chemin vers la réconciliation entre les couches aliénées de la société.

La campagne de Nicaragua était principalement volontaire et n’a coûté qu’environ 30 $ US par personne alphabétisée. Il se peut que Haïti ferait mieux de payer les enseignants avec de l’aide internationale pour l’éducation, générant ainsi des emplois et de la demande intérieure sur le marché.

Quoi que l’éducation des adultes puisse paraître concourir avec celle des enfants, en fait elles sont complémentaires. Des programmes d’alphabétisation des adultes inspirent les parents à respecter l’éducation et la revendiquer pour leurs enfants (même si, dans mon expérience, bien d’haïtiens montrent déjà une vénération pour l’éducation). De telles campagnes peuvent également servir de terrains de formation de futurs professeurs qui pourraient ensuite être recrutés dans l’éducation formelle des jeunes.

Évidemment, ces efforts doivent faire partie d’une stratégie d’alphabétisation à long terme intégrée avec des plans nationaux et locaux pour l’éducation, afin que des gens ne glissent de nouveau dans l’illettrisme. Il faut également les coordonner avec des initiatives de développement qui permettent aux gens d’utiliser leurs nouvelles capacités pour améliorer leurs conditions économiques.

Haïti pourrait apprendre des difficultés du Nicaragua à maintenir ses progrès. Les avances en alphabétisation du début des années 80 ont été érodées plus tard dans la décennie par la guerre des « Contras » et la crise économique résultante. Des programmes de suivi ont continué pendant les années 80, mais ont été terminés par les gouvernements suivants. Au cours de ces dernières années, néanmoins, un gouvernement sandiniste élu de nouveau a repris des efforts d’alphabétisation à grande échelle encore une fois.

Historiquement, les dictatures et oligarchies d’Amérique Latine ont réprimé l’éducation populaire. Mais à moins que, comme eux, on préfère un modèle de capitalisme sauvage style-19e Siècle, érigé sur les dos cicatrisés d’une force de main-d’œuvre malnutrie, sans instruction et « flexible », il faut comprendre l’alphabétisation des agriculteurs et travailleurs comme une clé à la croissance de la productivité dans tout modèle économique moderne de développement. Elle jette les bases pour la formation continue et impulse la croissance de revenu et demande domestiques. Elle permet des approches au développement rural axées sur les petits agriculteurs, aussi bien que des stratégies pour la croissance industrielle et technologique qui ajoute de la valeur grandissante.

Au-delà du capital humain, cependant, l’alphabétisme sert aussi de catalyseur pour la croissance d’autres capacités et libertés humaines. C’est une nécessité pour permettre aux gens de participer de manière significative à la démocratie et d’autres formes de la vie publique. À un niveau plus personnel, il constitue un élément fondamental du respect de soi, et une porte qui s’ouvre sur le monde entier.

Dans Le Développement Comme La Liberté, l’économiste Amartya Sen, lauréat du prix Nobel, réfléchit sur les divers apportés de l’éducation : « si l’éducation rend une personne plus efficace dans la production des produits de base, alors c’est clairement une augmentation du capital humain. Elle peut ajouter à la valeur de la production dans l’économie et également au revenu de la personne qui a été instruite. Mais même avec le même niveau de revenu, un individu peut bénéficier de l’éducation – en lisant, en communiquant, en inter-changeant, en pouvant choisir de manière plus informée, en étant pris au sérieux par d’autrui, et ainsi de suite ».

La reconnaissance de l’importance des qualités humaines dans la promotion de la croissance économique, affirme-t-il, « ne nous dit rien sur la raison pour laquelle on recherche la croissance économique en premier lieu. »

« Si, au contraire, on met l’accent en fin de compte sur l’expansion de la liberté humaine à vivre les genres de vies que les gens ont raison de valoriser, » conclut-il, « puis le rôle de la croissance économique dans l’expansion de ces opportunités doit être intégrée dans cette compréhension plus fondamentale du processus de développement comme l’expansion de la capacité humaine à mener des vies plus dignes et plus libres. »

Références

Peter Hallward. Damming the Flood : Haiti, Aristide and the Politics of Containment. Verso Press, 2007, p. 133.

Dr. Ulrike Hanemann. “Nicaragua’s literacy campaign”. UNESCO Institute for Education, Hamburg, Germany, March 2005. http://unesdoc.unesco.org/images/00…

Le Nouvelliste. « Discours d’investiture du président Michel Joseph Martelly ». 14 mai 2011. http://www.lenouvelliste.com/articl…

“Orígenes de la Cruzada Nacional de Alfabetización”. 1 febrero 2004. http://www.sandinovive.org/cna/CNA-…

Amartya Sen. Development as Freedom. New York : Alfred A. Knopf, 1999.

Jean Max St-Fleur. « L’alphabétisation : entre l’alpha et l’oméga ». Port-au-Prince : Le Nouvelliste, 14 Juillet 2008. http://www.lenouvelliste.com/articl…

UNESCO Haiti (newsletter). June 2010. http://unesdoc.unesco.org/images/00…

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* Peter Costantini est un journaliste et analyste basé à Seattle dans le nord-ouest des États-Unis. Il a fait des reportages sur Haiti, Nicaragua et d’autre parties d’Amérique Latine au cours des dernières 25 années.

 

Libéré, l’ex commissaire de police, Ernst Dorfeuille, est acclamé aux Gonaïves

Le juge d’instruction n’a retenu aucune charge contre l’ancien commissaire de police des Gonaïves, Ernst Dorfeuille, jusque-là inculpé d’enlèvement, de meurtre et d’association de malfaiteurs. Il a laissé la plus grande prison d’Haïti, le pénitencier national, le lundi 23 mai 2011 après y avoir passé environs deux ans et cinq mois. Ce weekend, il s’est rendu aux Gonaïves où il a été acclamé comme un leader.

30/05/2011

L’ex commissaire de police, Ernst Dorfeuille

Le juge d’instruction n’a retenu aucune charge contre l’ancien commissaire de police des Gonaïves, Ernst Dorfeuille, jusque-là inculpé d’enlèvement, de meurtre et d’association de malfaiteurs. Il a laissé la plus grande prison d’Haïti, le pénitencier national, le lundi 23 mai 2011 après y avoir passé environs deux ans et cinq mois. Ce weekend, il s’est rendu aux Gonaïves où il a été acclamé comme un leader.
Ses avocats, Mes Rigaud Duplan et Ephésien Joassaint n’avaient pas cessé de clamer l’innocence de leur client dans l’enlèvement suivi de l’assassinat de sa femme, Monique Pierre.
Le commissaire de police a été arrêté en décembre 2008, seulement une semaine après le meurtre de Monique Pierre. Cette dernière avait de grands moyens financiers et était impliquée dans des histoires de drogue. Elle était aussi la propriétaire de plusieurs maisons louées par la mission des Nations-Unies pour la stabilisation d’Haïti (Minustah). Sophie Boutaud de Lacombe, alors porte-parole de la mission onusienne, l’avait confirmé à la presse peu après l’assassinat.
Lors du tremblement de terre du 12 janvier 2010 en Haïti, le commissaire Dorfeuille avait profité de l’évasion des prisonniers du pénitencier national. Il s’est ensuite rendu aux autorités policières et judiciaires, deux mois après.
L’ordonnance de non-lieu qui blanchit l’ancien chef de la police des Gonaïves, a été rendue par un nouveau juge instructeur ayant hérité de son dossier.
Ernst Dorfeuille, ancien joueur du Violette athlétique club a rendu, ce weekend, une visite de courtoisie aux footballeurs du Racing des Gonaïves. Il a été accueilli triomphalement dans la cité de l’indépendance.
Parallèlement, l’ancien commissaire de police, Carel Alexandre chercherait actuellement à réintégrer la police nationale. Le directeur général de la PNH Mario Andrésol s’y oppose, en dépit des accointances politiques de M. Alexandre. Ce dossier soulève déjà des malaises au sein de l’institution policière.

 

Le CEP a fait son boulot

30/05/2011

Richardson Dumesle, porte-parole du CEP

Six (6) candidats s’affrontaient pour les trois places restantes à la chambre basse. Le premier tour des élections ayant été annulé dans trois circonscriptions du pays à cause des actes de violences et des irrégularités enregistrées. Ces élections, reprises le 20 mars dernier, ont été tenues sans aucune difficulté selon des membres du Conseil électoral provisoire. Et, hier dimanche, les électeurs de La Vallée de Jacmel, de Verrettes, et de Fonds-Verrettes / Ganthier se rendaient aux urnes pour un second tour afin d’élire leurs représentants. Pour ce faire, quarante-et-un (41) superviseurs, quarante-cinq (45) agents de sécurité électoraux et neuf cents soixante-quinze (975) membres de bureaux, desservaient les 325 bureaux de vote repartis dans les quarante (40) centres de vote destinés à cet effet.
Au cours de ces législatives partielles, Labbé Ruffine de l’Ansanm nou fò affrontait Jean Etzer Valentin de l’Inite dans la circonscription de la Vallée de Jacmel. A Verrettes, dans le département de l’Artibonite l’ancien député, Dorsonne Jean Beauvois de l’AAA faisait face à Vikens Dérilus de MODEL-PRDH. Et, dans la commune de Fonds-Verettes / Ganthier, Sanozier François de l’Alternativ et Pierre Jude Destiné de l’Inite étaient en course pour remporter le siège de la chambre basse. .
A en croire Richardson Dumesle, porte-parole de l’institution électorale, la journée du 29 mai a été une réussite dans ces trois circonscriptions. Cependant, un homme a été surpris avec plusieurs cartes électorales et a été appréhendé par la police dans un bureau de vote à Verettes, tandis qu’un superviseur a été arrêté après avoir tenté d’orienter le vote des électeurs, à La Vallée de Jacmel. Hormis ces deux forfaits, aucun grave incident n’a été enregistré au cours de la journée, a-t-il dit en substance. .
Si l’on respecte le calendrier électoral, les résultats préliminaires du scrutin partiel du 29 mai, seront publiés le jeudi 02 juin. La phase contentieuse s’étendra du 2 au 13 juin et la publication des résultats définitifs est prévue pour le 13 du même mois. Tout compte fait, le processus électoral arrivera sous peu à son terme. Pourtant, dix-neuf parlementaires approuvés par le Conseil électoral provisoire (CEP) sont encore en attente suite à de nombreuses contestations qui ont suivi le scrutin du 20 mars.

 

Politique / Partage du pouvoir

Pourquoi convoiter le ministère de l’Agriculture ?

Le président de la République Michel Martelly envisage-t-il de concéder le ministère de l’Agriculture à la plateforme Inite ? C’est en tout cas ce que laissent croire les rumeurs. Comment mesurer les conséquences de ce « deal » politique si tel était le cas ?

30/05/2011

 Partout où il s’était rendu au cours de sa campagne électorale, Michel Martelly s’était efforcé de persuader ses partisans que sa vision gouvernementale priorise le développement agricole. L’autosuffisance agricole était au centre de ses discours électoraux.
M. Martelly a vendu son plan de renforcement économique d’Haïti, lequel devrait passer par la grande culture dans la paysannerie, soit la mise ensemble des propriétés parcellaires à travers des associations paysannes qui auraient à faire usage de l’outillage moderne et bénéficieraient de formation adéquate en vue du développement du secteur. Notons que les statistiques indiquent que la population rurale haïtienne représente 62% de la population totale.
Michel Martelly avait annoncé que les paysans haïtiens pourraient « retourner » à la terre, car des banques agricoles, hangars de conservation des produits et marchés d’État seraient mis à leur disposition. « C’est à ce prix, uniquement, que l’autosuffisance alimentaire, véritable affranchissement de notre asservissement économique honteux, serait atteinte », avait soutenu le candidat Michel Martelly, estimant que l’exportation des produits locaux (production nationale de façon globale, production agricole en particulier), saurait arrêter l’exode rural chronique et diminuerait, du même coup, le taux de chômage et l’importation des denrées alimentaires de l’étranger.
Son gouvernement s’évertuerait à estomper l’assistanat, disait-il à chaque occasion. Sous le contrôle et la coordination de l’État, les ONG auxquelles on reproche, à tort ou à raison, d’accorder une aide déstabilisante au peuple haïtien, devraient rendre leur travail plus visible en réalisant des projets de développement communautaire durable, procéder à la construction de villages un peu partout à travers le pays avec toutes les infrastructures de base.
Toutes les promesses du candidat Martelly renvoyaient à la production nationale dont l’agriculture serait le pilier.
Aujourd’hui, si l’on tient compte des rumeurs , quelques jours après son investiture comme chef de l’Etat et avant la présentation au Parlement du Premier ministre désigné, Daniel G. Rouzier, le président de la République, Michel Martelly, serait prêt à concéder le ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR). Une organisation en position confortable au Parlement aurait obtenu la promesse d’avoir ce portefeuille ministériel dans le contexte des « deals » politiques qui se font dans le cadre du processus de ratification du Premier ministre désigné. Mais, se demandent des observateurs, comment le président Michel Martelly pourra-t-il tenir ses promesses électorales relatives à l’agriculture si le MARNDR échappe à son contrôle ?
La question est d’autant plus pertinente quand on sait que le MARNDR est l’organe étatique chargé de : « définir la politique du secteur économique du gouvernement haïtien dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage, des ressources naturelles renouvelables et du développement rural ». Les obligations de ce ministère ne s’arrêtent pas là. C’est au MARNDR de « promouvoir l’augmentation des principales productions, la formation paysanne, le transfert de technologies adaptées, la recherche de créneaux porteurs et de marchés favorables aux producteurs, la promotion de l’entreprenariat agricole, la recherche de valeurs ajoutée par la promotion des techniques de transformation des produits, la création d’emplois agricole et non-agricole dans le milieu rural ». Ces attributions du ministère de l’Agriculture ont reçu l’aval de M. Martelly et ont même été présentées comme base du développement de l’économie haïtienne sous sa présidence. Concéder ce ministère ne reviendra-t-il pas à renoncer à des objectifs annoncés lors de la campagne électorale. De plus, sur le plan politique, l’organisation qui héritera du MARNDR aura la latitude de renforcer sa popularité auprès des couches paysannes dans la perspective d’élections futures.
Des perspectives électorales non négligeables
Selon un ancien haut fonctionnaire du ministère, l’agronome Jean-Marie Binette, bien d’élus de la République auraient pu se servir de la large représentativité qu’offre cet appareil de l’Etat à l’intérieur du pays pour accéder au pouvoir. A en croire M. Binette, ancien chef de cabinet de l’ex-ministre Séverin, cela arrive très souvent que certains fonctionnaires du ministère profitent de leur poste pour poser leurs tentacules sur de potentiels électeurs. Bien avant 1991, dans chaque zone, chaque section communale, il y avait des agents agricoles, des animateurs ruraux, à représenter le MARNDR au niveau national. Actuellement, ce ministère s’occupe des tâches dites essentielles, laissant certaines de ses attributions au ministère de l’Environnement, suivant les prescrits du décret de janvier 2005.
Le ministère de l’Agriculture dispose à sa tête d’un ministre. Vient ensuite un secrétaire d’Etat. Il y a aussi le « Bureau central de Damien, comprenant une direction générale, 14 directions techniques réparties entre quatre filières d’intervention, une direction de la Planification, Suivi et Evaluation, une Direction administrative ». L’agronome Jean-Marie Binette a aussi rappelé que dix Directions départementales agricoles (DDA) contrôlent les Bureaux agricoles communaux. Ces Bureaux agricoles communaux (BAC) sont placés dans les communes et fournissent un appui aux autorités locales.
Trois organismes autonomes fonctionnent sous le label du MARNDR : l’ODVA (dans l’Artibonite), l’INARA (pour la réforme agraire), l’INCAH (dans la filière café), le BCA (Bureau de crédit agricole). De plus, il faut aussi compter la CNSA, une institution publique attachée au ministère et qui opère dans le domaine de la sécurité alimentaire. Le ministère de l’Agriculture offre donc des atouts considérables pour un responsable politique soucieux de la popularité de son organisation et de son intégration dans les milieux ruraux aux frais de l’Etat. De plus, n’offre-t-il pas l’opportunité de caser des militants à un titre ou à un autre. D’où l’objet de la convoitise dont il fait l’objet dans cette conjoncture où l’on parle tant du partage du pouvoir. Vouloir un ministère peut ne pas être seulement pour le salaire, mais aussi pour le tremplin pour l’avenir politique que ce ministère peut représenter.

 

Haïti – Politique : La Commission Mixte attend la ratification du Premier Ministre haïtien
30/05/2011 13:44:21

Haïti - Politique : La Commission Mixte attend la ratification du Premier Ministre haïtienCarlos Morales Troncoso, le Ministre des Affaires étrangères dominicaines à fait savoir que lorsque le Premier Ministre haïtien sera ratifié, la Commission Mixte Bilatérale se réunira pour discuter, sans délai, des problèmes du choléra et de l’immigration illégale qui affectent les deux Nations.
Morales Troncoso a informé, qu’il restait en contact avec les autorités de la santé publique haïtienne, qui lui avait signalé une diminution des cas de choléra dans leur pays. Il a insisté sur la nécessité pour les services de santé des deux pays, d’être très prudent et de ne pas renvoyer la question.
Un second point qui sera a l’ordre du jour est le dossier sensible de l’immigration haïtienne illégale en République Dominicaine. Sur ce point, Morales a noté, que la modernisation du contrôle des documents à la Direction Générale de l’immigration, devrait permettre une amélioration de la situation « Je dois souligner l’excellent travail que fait José Ricardo Taveras, le nouveau Directeur de l’Immigration et la mise en œuvre d’une technologie, en temps réel, permettant le contrôle de tous les étrangers entrant au pays par la frontière. »
De son côté, Vinicio Marino Castillo, l’influent avocat dominicain, consultant au Gouvernement, a rappelé que la migration haïtienne illégale sur le territoire dominicain, était un mal qui affecte la République Dominicaine depuis de nombreuses années. Il a fait savoir, qu’il était nécessaire de fournir des documents aux Haïtiens dans le pays, mais avec un statut d’étrangers et non pas comme des ressortissants dominicains… « Le grand échec a été les centaines de milliers de fausses cédulas [carte d’identité] émises depuis 25 ans qui permettent de procurer aux haïtiens illégaux une fausse identité « dominicaine ».
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Climat : Martelly se prépare à faire face à la saison cyclonique
30/05/2011 16:39:29

Haïti - Climat : Martelly se prépare à faire face à la saison cycloniqueAujourd’hui, Michel Martelly, le Président de la République, a rencontré au Palais National les responsables de la Direction de la Protection Civile (DPC). La DPC a été représentée, entre autres, par sa directrice Mme Alta Jean–Baptiste et la coordonnatrice du Programme d’Urgence de Gestion des Risques et Désastres (PUGRD), Mme Yolène Suréna. Il s’agissait pour le Chef de l’État de s’informer des planifications de la DPC et les structures mises en place afin de protéger la population à l’approche de la saison cyclonique qui débute ce 1er juin. Le Président a donné des instructions claires à la DPC afin de renforcer les lignes de coordination entre l’institution et ses différents partenaires.
Des représentants de certains partenaires de la DPC, dont Edgard Célestin du programme d’appui au Système National de Gestion des Risques et Désastres (PASNGRD), et Ronald  Semelfort du Centre National de Météorologie (CNM) ont aussi pris part à cette rencontre.
Voulant se démarquer de la tendance qui consiste à limiter les « désastres » aux intempéries, le Président Martelly a mis l’accent sur la nécessité de rendre le système plus efficace et plus apte à intervenir dans d’autres cas dont les pandémies et autres risques de pertes considérables en vies humaines.

Durant cette réunion, l’équipe de la DPC a présenté au Président de la République son plan national de gestion des risques et désastres.  Ce fut une occasion pour la Présidence et la DPC de s’entretenir sur les mesures préventives à prendre dans l’immédiat et pendant toute la saison cyclonique. Le Président de la République entend visiter le Centre d’opération d’urgence, les centres hébergement en cas d’intempéries et s’assurer de la participation citoyenne et une bonne coordination entre les différents partenaires.
La responsabilité en matière de réponse aux désastres est multisectorielle et requiert l’appui et la collaboration de tous les secteurs de la vie nationale.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2886-haiti-climat-preparatifs-pour-le-debut-de-la-saison-des-ouragans.html
http://www.haitilibre.com/article-2732-haiti-climat-les-usa-inquiet-des-consequences-d-un-ouragan-majeur-sur-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2695-haiti-climat-previsions-annuelles-des-ouragans-pour-la-saison-2011.html
HL/ HaïtiLibre

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