Archive | juin, 2011

jeudi 30 juin 2011

30 Juin

EDITO

Haïti: Affaires courantes et laisser-aller

Le gouvernement d’Abdoula Wade fait face depuis lundi à la grogne musclée de la population du Sénégal qui proteste contre les coupures répétées du courant électrique.
« Lundi soir, rapporte Liberté, un quotidien d’Alger, les émeutes qui se sont déclenchées spontanément un peu partout dans le pays pour protester contre les coupures à répétition, ont bien failli avoir raison physiquement du fils (du président)… Dakar notamment est la proie de coupures régulières d’électricité depuis des mois, qui se sont aggravées ces dernières semaines, durant parfois jusqu’à 24 heures d’affilée dans certains quartiers. Le fils de Wade occupe le poste de ministre de l’Énergie. Excédées par les coupures de courant, de plus en plus longues et de plus en plus fréquentes, les populations se sont attaquées aux locaux de la société publique d’électricité puis à des bâtiments publics, des mairies. »
Dans la capitale haïtienne les coupures d’électricité durent ces derniers temps deux, voire trois jours dans certains quartiers. Plus encore dans des zones oubliées du réseau de la compagnie Electricité d’Haïti.
Heureusement que le ministère de tutelle et les responsables de l’EDH gèrent les affaires courantes. Personne ne peut leur réclamer les explications qu’ils n’ont pas daigné fournir tout seul. Il n’y a rien à craindre nous ne sommes pas Sénégalais.
Dans un autre registre, la situation hygiénique dans la capitale n’est pas au beau fixe. Les amoncellements de détritus ornent, des jours entiers, des quartiers de la région métropolitaine. Quand les bennes à ordures débordent et que le service de ramassage oublie de passer, certaines piles de fatras finissent en fumée ce qui n’est pas la fin la plus heureuse pour les habitants exposés à toutes sortes de maladies et à la pollution visuelle et olfactive.
Autre souci de la vie quotidienne : circuler dans la zone métropolitaine relève du chemin de croix. Depuis que les centres d’activités ont été redistribuées par la force des choses vers Pétion-Ville, Delmas et Tabarre, plus question de savoir combien de temps il faut compter pour se rendre d’un point A à un point B.
Il faut dire que rien n’a encore été proposé pour recalibrer, réaffecter ou réorienter la circulation automobile dans les trois communes citées plus haut. Pas une rue n’a changé de sens. Pas une zone de non stationnement décrétée.
Tout le plan de circulation est laissé à la chance. Au pouvoir autorégulateur de la main invisible.
Energie électrique rare, fatras omniprésents, embouteillages monstres, les affaires courantes laissent libre cours à tout en ces temps de canicule précoce qui pèsent sur les sens des usagers.

Frantz Duval / duval@lenouvelliste.com

 

Le président Martelly à la recherche d’opportunités pour Haiti

30/06/2011

Le bureau de communication de la présidence annonce que le président Michel Martelly se rend à Saint Kitts et Nevis ce 30 juin pour participer au sommet des chefs d’état de la CARICOM.
Selon la note, M. Martelly délivrera le message d’ouverture du sommet et en profitera pour s’entretenir avec d’autres chef d’Etat et leaders de la région en vue de renforcer la coopération bilatérale entre Haïti et les autres nations de la Caraïbe.
De retour, le président laissera le pays, le 7 juillet, en direction de l’Europe en particulier Madrid pour rencontrer le chef du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero ainsi que le Roi Juan Carlos, poursuit la note. Les discussions se porteront sur l’aide du peuple espagnol à Haïti et le renforcement de la coopération entre les deux pays. Il profitera pour rencontrer des hommes d’affaires.
WPC/LM

 

Haïti – Politique :

3 candidats en lice pour le poste de Premier Ministre ?

30/06/2011 09:04:09

Haïti - Politique : 3 candidats en lice pour le poste de Premier Ministre ?Le Député, Jean Tholbert Alexis [Croix-des-Bouquets], a fait savoir que les négociations sur le choix du futur Premier Ministre se poursuivaient entre les parlementaires et l’équipe de liaison du Président Martelly.
Parmi les noms qui ont été proposés, deux d’entre semblent retenir plus particulièrement l’attention des parlementaires d’après le Député Abel Descollines, qui s’est refusé a mentionner ces noms, affirmant que « Pour le moment, le plus important est de connaître la personnalité de celui qui accèdera à la Primature […] cette personne doit avoir la capacité de s’adresser à plusieurs secteurs, de ne pas avoir de problèmes avec des groupes politiques, et être une personnalité dans laquelle tous les secteurs se reconnaissent […] après on verra si l’on peut avancer. »
D’après d’autres sources, généralement bien informées, après avoir écarté plusieurs candidats pour des raisons diverses, il resterait non pas 2 mais 3 noms en tête de liste, il s’agirait :
Du Notaire Jean Henry Céant [Renmen Ayiti] l’ex-candidat malheureux à la Présidence et ami personnel du Chef de l’État.
De Bernard Gousse, ancien Ministre de la justice, sous le gouvernement Alexandre-Latortue, qui était aussi le conseiller juridique de Daniel Gérard Rouzier lors du processus de ratification comme Premier Ministre.
De Jean Max Bellerive, l’ex-Premier Ministre démissionnaire du Gouvernement Préval.
Notez toutefois que ces noms qui circulent au Parlement, n’ont pas été confirmés ni infirmés par les proches du Chef de l’État et doivent donc à ce titre, être considérés avec les réserves habituelles.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3269-haiti-politique-l-equipe-de-liaison-presidentielle-critiquee.html
http://www.haitilibre.com/article-3248-haiti-politique-martelly-a-forme-une-equipe-pour-negocier-avec-les-parlementaires.html
HL/ HaïtiLibre

 

Jean Henry Céant en route vers la Primature?

30/06/2011 00:35:00 Auteur(e) La Redaction

image 

Notaire Jean Henry Céant

Les discussions se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi entre l’équipe de liaison de la présidence et des groupes de parlementaires. Après épuration, la longue liste d’une dizaine de personnalités pressenties pour la primature, a été réduite à deux noms: Me Bernard Gousse et Me Jean Henry Céant. Ce dernier serait le grand favori à cette étape qui précède la désignation officielle.

Les discussions se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi entre l’équipe de liaison de la présidence et des groupes de parlementaires. Après épuration, la longue liste d’une dizaine de personnalités pressenties pour la primature, a été réduite à deux noms: Me Bernard Gousse et Me Jean Henry Céant. Tous deux professionnels du droit, le premier a dirigé le ministère de la Justice sous le gouvernement de transition (2004 – 2006), tandis que le second était l’un des concurrents de Michel Martelly à la dernière présidentielle. Le notaire Jean Henry Céant serait le grand favori à cette étape qui précède la désignation officielle.
Des parlementaires du groupe majoritaire se refusent déjà à voter en faveur de l’ancien ministre de la justice. On reproche à Me Gousse, les arrestations enregistrées après le départ de Jean Bertrand Aristide en 2004 en pleine opération “Bagdad”, vaste mouvement de protestation lancé par les partisans du président déchu.
Par contre, le notaire Céant, s’est toujours présenté comme un lavalassien, allié sûr de Jean Bertrand Aristide. Placé en 4e position suite aux résultats de la dernière présidentielle, il avait promis de réconcilier les duvaliéristes et les lavalassiens. Tenant principal du groupe des 12, il a réclamé l’annulation du premier tour des élections du 28 novembre avant de rejoindre, en catimini, le camp de Michel Martelly au second tour.
Sauf pour des questions politiques ou problèmes de négociation, le notaire Jean Henry Céant pourrait passer sans casse-tête l’étape de dépôt et d’analyse de ses pièces au parlement, vu que la constitution exige presque les mêmes critères pour devenir premier ministre que pour être candidat à la présidence. Eddy Laguerre

Source: Le Matin

 

Le choléra a bien été importé en Haïti par des Casques bleus népalais

(AFP) – 30/06/11

Patients souffrant de choléra à l’hôpital Sainte-Thérèse à Hinche, Haïti, le 20 novembre 2010 (AFP/Archives, Hector Retamal)

WASHINGTON — Des Casques bleus népalais ont bien importé en Haïti la souche de choléra responsable de l’épidémie qui a fait plus de 5.500 morts dans le pays, conclut une étude épidémiologique publiée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Cette recherche, menée par un groupe de médecins français, paraît dans le journal « Emerging Infectious Diseases » des CDC daté de juillet.

Elle est la première, hors d’Haïti, à établir clairement un lien direct entre l’arrivée de ce bataillon de l’ONU près de la petite ville de Mirebalais et l’épidémie qui a éclaté fin 2010.

Ce lien, qui avait été suspecté, a provoqué des émeutes anti-onusiennes sanglantes dans le pays, le plus pauvre du continent américain.

« Il y a eu une parfaite corrélation dans le temps et les lieux entre l’arrivée du bataillon népalais venant d’une région (au Népal) où sévissait une épidémie de choléra et l’apparition des premiers cas, à Meille, quelques jours plus tard », écrivent les auteurs de ce rapport.

« L’isolement de Meille, dans la partie centrale d’Haïti, et l’absence d’information faisant état de la venue d’autres étrangers dans la région » rend improbable l’importation d’une souche de choléra « d’une autre façon ».

En outre, une analyse génétique de la souche conforte l’hypothèse de son origine lointaine, soulignent ces médecins qui notent qu’aucune épidémie de choléra n’avait été observée dans le pays depuis plus d’un siècle.

L’infection s’est rapidement propagée par la rivière Meille dans laquelle les eaux usées et des matières fécales du camp des soldats népalais se déversaient.

« Nous pensons que la rivière Meille a été le vecteur du choléra durant les premiers jours de l’épidémie en véhiculant suffisamment de concentration de la bactérie pour provoquer l’infection chez une personne qui a bu de cette eau », concluent les auteurs de cette recherche.

Ensuite, le choléra s’est propagé via la rivière Artibonite dont la Meille est un affluent.

« Nos enquêtes, aussi bien que les analyses statistiques, révèlent que la contamination s’est produite simultanément dans sept communes situées sur les rives de l’Artibonite », soulignent les chercheurs.

« Nous sommes au courant du rapport et comme pour les autres, nous allons rapidement étudier ses conclusions », a réagi un porte-parole de l’ONU, Farhan Haq. « Nous regardons tout cela très sérieusement », a-t-il ajouté.

« Comme vous le savez, nous sommes très préoccupés par l’épidémie de choléra en Haïti, raison pour laquelle le secrétaire général (Ban Ki-moon) avait mis en place en début d’année un groupe d’experts indépendants » pour enquêter sur l’origine de l’épidémie, a-t-il souligné.

L’ONU avait diffusé il y a quelques semaines une étude qui incriminait une souche d’Asie du Sud tout en se gardant d’accuser le camp des Casques bleus népalais d’être la source de la contamination.

Fin novembre 2010, après avoir mené une mission de plusieurs jours sur place à la demande du gouvernement haïtien, l’épidémiologiste français Renaud Piarroux avait assuré que l’épidémie avait été importée, la souche ne pouvant provenir ni de l’environnement, ni des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier 2010.

Selon des chiffres du ministère de la Santé publique haïtienne, 5.506 personnes sont mortes depuis l’apparition du choléra fin 2010.

 

Première rencontre entre le nouveau chef de la MINUSTHA et le chef de l’État Haïtien

Publié le jeudi 30 juin 2011

Le diplomate chilien Mariano Fernandez Amunàtegui qui remplace un autre diplomate latino-américain, le guatémaltèque Edmond Mulet, à la tête de la MINUSTHA a promis au président Haïtien Michel Martelly qu’il ferait tout en son pouvoir pour aider au développement et à la reconstruction d’Haïti. C’est du moins ce qu’a rapporté un communiqué du bureau de communication de la présidence. Selon ce communiqué, le nouveau patron de la MINUSTHA a promis au chef de l’État de mettre à sa disposition un fond devant lui permettre de financer dans l’immédiat des travaux à haute intensité de main d’œuvre. Tous ces engagements ont été pris par le représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies suite à une demande expresse du chef de l’État d’une réallocation des ressources de la Mission afin que cette dernière puisse contribuer aux chantiers de la reconstruction et du développement du pays.

Il a en outre exigé l’intensification des rencontres entre la MINUSTHA et la PNH en vue de combattre adéquatement l’insécurité et ses corollaires.

Toujours selon le communiqué, Michel Martelly a exhorté le diplomate chilien à se mettre au travail rapidement. LPP/RK

En savoir plus sur Mariano Fernández Amunátegui :
M. Fernández apporte à ce poste près de quarante ans d’expérience diplomatique de très haut niveau au sein du Ministère des affaires étrangères du Chili, y compris au poste de Ministre de 2009 à 2010. M. Fernández était auparavant Ambassadeur du Chili aux États-Unis de 2006 à 2009, au Royaume-Uni de 2002 à 2006, en Espagne de 2000 à 2002, en Italie de 1992 à 1994 et à la mission du Chili auprès de l’Union européenne entre 1990 et 1992. De 1994 à 2000, M. Fernández était Secrétaire adjoint aux affaires étrangères du Chili. De 2003 à 2007, il a également assumé les fonctions de Commissaire du Chili à la Commission baleinière internationale. Entre 1974 et 1982, pendant la dictature militaire au Chili, M. Fernández vivait en exil en Allemagne où il travaillait comme secrétaire de rédaction pour le magazine Development and Coopération, l’agence de presse IPS Dritte Welt Nachrichten et le Handbook of Development Assistance. De retour au Chili, M. Fernandez a travaillé comme chercheur et membre du Comité exécutif du Centre d’études sur le développement (CED), de 1982 à 1990. M. Fernández est diplômé en droit de l’Université catholique de Santiago au Chili et en méthodes de recherches en sciences sociales de l’Université de Bonn, en Allemagne. Né en 1945 à Santiago, M. Fernández est marié et père de trois enfants.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Taïwan confirme la construction d’un village à St-Michel de l’Atalaye

30/06/2011 10:54:31

Haïti - Reconstruction : Taïwan confirme la construction d’un village à St-Michel de l’AtalayeHou Thomas, le Vice-ministre des Affaires étrangères, a rejeté les allégations de certains médias, qui affirmait que le gouvernement de Taïwan n’avait pas respecté sa promesse et que la Croix-Rouge de la République Populaire de Chine et le ministère s’étaient dérobés à leurs responsabilités concernant le projet de construction « New Hope Village » devant accueillir 200 familles à St Michel de l’Atalaye [à environ 200 km de la capitale, Port-au-Prince].
Hou a déclaré que le projet avait été retardé entre autres, par des difficultés dans le transport de machineries et l’acheminement de matériaux, en raison de l’absence d’une route vers le site et la disponibilité des terre devant être acquises par le Gouvernement haïtien.
Hou Thomas a indiqué que les obstacles à ce projet ont été enfin levés et que la construction du village devrait commencer en Juillet de cette année. 379 hectares pour le site, ont été fournis par le gouvernement haïtien, la construction d’une route a été lancée au mois de mars . « Si la route est complétée d’ici le mois prochain, le village pourrait être achevé dans 14 mois » a précisé Hou. « Le projet progresse maintenant conformément à notre plan », ajoutant que son ministère et la Croix-Rouge Chinoise avaient signé une lettre d’intention en avril et signé des contrats de construction le mois dernier.
Le coût du projet « New Hope Village » a également été revu à la hausse, Initialement de 3,2 millions de dollars, le budget s’élève maintenant à 5,5 millions en raison de l’ajout, d’une école supplémentaire, d’un centre de santé, d’un réservoir d’eau et d’un édifice à bureaux. Outre la construction de maisons pour 200 familles, le projet inclus également un programme agricole pour aider les familles installées, à développer des compétences.
2,8 millions de dollars seront fournis par la Croix Rouge de la République Populaire de Chine et 2,7 millions par le ministère des Affaires étrangères (MOFA) de Taïwan.
Taïwan entretien des relations diplomatiques avec Haïti depuis plus de 50 ans et a été le premier pays asiatique à envoyer une équipe de sauvetage après le séisme de janvier 2010. Le gouvernement de Taïwan et le secteur privé, ont également fait don de 16 millions de dollars à Haïti en cash et en matériel de secours, pour les opérations post-séisme.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2939-haiti-humanitaire-taiwan-donne-300000$-pour-la-reconstruction-et-le-cholera.html
S/ HaïtiLibre

 

L’ex-Senateur Boulos au Senat

30/06/2011 14:22:00 Auteur(e) La Redaction

image

L’ancien Sénateur Rudolph Boulos, qui avait été destitué en 2008 en raison de sa présumée nationalité étrangère, a pris mercredi ses fonctions de consultant auprès du bureau du vice-président du Sénat, Jean Hector Anacacis.

Lors de son installation, le puissant homme d’affaires et ex-parlementaire du nord-est a fait savoir que son travail consistera à contribuer à la réussite de la mission du Sénateur Anacacis à travers la recherche du soutien de ses pairs à ses différentes propositions de loi. spp/Radio Kiskeya

 

L’ingénieur Yves Dorvil assassiné

29/06/2011

L’ingénieur Yves Dorvil, un employé du bureau des Cadastres a été tué ce soir par des malfrats sur la route de Delmas non loin de son lieu de travail. Des bandits armés à bord d’un véhicule l’aurait attaqué et tiré à bout portant. Des riverains présents au moment du crime n’ont pas eu le temps de lui venir en aide.

 

Martelly promet de venir en aide aux agriculteurs de Léogâne.

Le président de la République, s’est rendu ce mercredi 29 juin à Léogane au sud de la Capitale, où il a participé au lancement officiel d’une nouvelle formation politique baptisée «Pati Politik Peyizan».
Cette nouvelle structure politique qui est une émanation de Repons Peyizan est une initiative de «Selil Pwodisyon Agrikòl», une organisation communautaire travaillant dans le domaine de l’Agriculture.
Lors de cette visite effectuée, mardi, dans cette commune, Michel Martelly, a annoncé qu’il allait contribuer à la relance de la production agricole durant son mandat.
Tout en rappelant qu’il avait fait de la relance du secteur agricole l’un de ses thèmes de campagne, le chef de l’Etat annoncé qu’il va chercher des fonds dans le but de financer ce secteur qui selon lui, a un rôle très important à jouer dans le développement économique et social du pays.
Il a, par ailleurs, tenu à assurer qu’il n’allait pas changer de style même s’il est devenu président de la république. Une réponse à ses détracteurs qui l’accusent de conserver un comportement qui ne convient pas à sa qualité de chef de l’état.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

 Les législateurs sont dans l’attente de la désignation d’un nouveau Premier Ministre

imageLes parlementaires révèlent que deux personnalités sont pressenties pour occuper le poste de Premier Ministre. Le président du bloc Inité et Alliés, Tolbert Alexis, et le premier secrétaire de la chambre basse, Guy Gérard Georges, confirment que deux personnalités sont susceptibles d’être désignées au poste de Premier Ministre. Cependant ils refusent de dévoiler leurs noms.
De son coté le député Abel Descolines lève un peu le voile sur ces personnalités. Il y a un ancien candidat à la présidence et un ministre du gouvernement de transition, explique t-il. D’autres autorités législatives ont révélé qu’il s’agit de Jean Henry Céant et de Bernard Gousse.
Selon certains membres du bloc majoritaire une dizaine de noms ont été mis sur la table lors des rencontres entre le chef de l’Etat et les blocs parlementaires. Le président Martelly avait participé directement aux négociations, révèle un membre du bloc minoritaire RPC.
Certains parlementaires tels Guy Gérard Georges sont dans l’attente de la désignation du Premier Ministre afin de faire des commentaires et recommandations. Tels n’est pas le cas pour le député de Fonds des Negres, Polly Faustin, qui annonce son opposition au juriste Bernard Gousse. Le parlementaire accuse l’ex garde des sceaux d’avoir été à l’ origine de plusieurs cas de violation des droits humains sous le gouvernement de Gérard Latortue.
Le chef de file du bloc majoritaire à la chambre basse espère que le président Martelly pourra designer son Premier Ministre avant la fin de cette semaine.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haiti-Politique :

Fanmi Lavalas soupçonne Martelly de « totalitarisme » et de « martellisme »

mercredi 29 juin 2011

Haiti - Politique : Fanmi Lavalas dénonce l’attitude autoritaire du Président MartellyP-au-P, 29 juin 2011 [AlterPresse] — Le coordonnateur de la commission de mobilisation de Fanmi Lavalas, Ansyto Félix, dénonce une attitude autoritaire de la part du président Michel Martelly, lors d’une conférence de presse donnée ce 29 juin à la capitale haïtienne.

« Le président – Martelly – accède de manière brutale (créole haïtien : an chango) à la présidence et ses actions présagent d’un totalitarisme et d’un martellisme tèt kale (slogan de Martelly) », accuse Ansyto Félix.

Fanmi Lavalas exprime ainsi ouvertement son « désaccord » avec le pouvoir en place, selon l’ancien député lavalassien, Lyonel Étienne, membre de la 47e législature, qui prenait part à la conférence de presse.

« Fanmi Lavalas ne participe jamais à des gouvernements où il est question de partage de gâteau politique », soutient-il.

Le directoire du regroupement politique entend continuer d’accompagner les revendications populaires haïtiennes en ce qui à trait au respect des droits fondamentaux de la population.

Dans une critique du « bilan » que Martelly a présenté sur ses 30 premiers jours de pouvoir, dans la soirée du 14 juin dernier, le parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide décèle, entre autres, de l’incohérence.

Le parti d’Aristide estime également que certaines actions mentionnées par Martelly, comme le nettoyage de canaux d’évacuation d’eaux usées, la réparation de certaines voies de communication, ne s’inscrivent que dans une continuité étatique.

Selon Ansyto Félix, l’ancien chanteur surnommé Sweet Micky « danse et chante », alors que le peuple continue de « se plaindre de la misère ». [rh gp apr 29/06/2011 15 :45]

 

Le cadre légal haïtien inapproprié au développement de l’immobilier en Haïti

« Une législation inappropriée, des surtaxes, des délais de déguerpissement longs…en somme, un environnement non favorable à l’investissement dans l’immobilier », c’est ce que relève en substance le P.D.G. de la Unibank Carl F. Braun qui intervenait, mercredi 29 juin, à une session co-organisée par la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Banque mondiale à Port-au-Prince.
« Le cadre approprié pour la promotion immobilière n’existe pas en Haïti. La loi du 14 septembre 1947 interdit l’augmentation des loyers. 64 ans depuis qu’il est interdit d’augmenter les loyers pour tout type d’immeubles », a lâché le patron de la Unibank, sous l’oeil ébahi des nationaux et des expatriés. Et qui pis est, dit-il, sous Duvalier en 1959 et 1961 le prix des loyers a été diminué de 25% au total, soit en deux occasions (20 puis 5 %).
« Aujourd’hui, un promoteur immobilier qui veut respecter la loi, va-t-il investir des millions et se retrouver devant la justice? », s’est interrogé Carl Braun qui n’y est pas allé par quatre chemins pour répondre que c’est une réalité et un gros problème. Selon lui, les délais de déguerpissement sont extrêmement longs; 2 à 4 ans pour un immeuble résidentiel et 3 à 5 pour un immeuble commercial ou industriel. A ses yeux, de telles situations découragent tout investisseur.
« Si l’on prend en compte l’inapplication de la loi sur la copropriété, l’arrêté d’application de 2009 n’a permis d’arranger quoi que ce soit. En plus, fait remarquer le P.D.G. de la Unibank, l’absence de plans de zonage, la question d’entreprises de promotion et de développement immobilier et les normes de construction n’ont pas toujours été mis à jour, en dépit des dégâts causés par le séisme du 12 janvier 2010.
A l’attention de l’international, Carl Braun souligne que les banques commerciales haïtiennes accordent des prêts au logement sur 20 ans avec des taux d’intérêt variant entre 8 et 12 %. « On peut arriver à 4-9% si on arrive à maintenir le cadre macro-économique », a confié M. Braun qui appelle à l’utilisation des surplus de dépôts disponibles dans le secteur bancaire.
La population de déplacés vivant encore dans les sites a diminué de 7% par rapport aux chiffres de mars 2011, selon une enquête de l’Organisation internationale pour la Migration. La plus forte baisse a été enregistrée entre juillet 2010- lorsque l’apogée a été atteinte- et mai 2011, soit 59 % dans plus de mille camps après le séisme du 12 janvier. 634 000 personnes vivent encore dans les camps selon l’OIM. D’où l’importance d’aborder les grands dossiers relatifs au logement, à l’immobilier.
Dieudonné Joachim / djoachim
@lenouvelliste.com

 

Haïti – Économie :

Conclusion du Forum sur le pôle de développement durable du Nord

29/06/2011 12:23:03

Haïti - Économie : Conclusion du Forum sur le pôle de développement durable du Nord

Le forum sur le Pôle de développement durable du Nord, qui s’est déroulé samedi 25 juin au Cap-Haïtien, s’est achevé sur un appel à la synergie entre les différents acteurs régionaux et locaux, la création d’un Fonds de Développement Régional et à celle d’une bourse d’entreprenariat pour les jeunes.
Les participants, une soixantaine environ, venant du secteur universitaire, de l’Association des Maires du Nord (AMNORD), de la Communauté des affaires et de la Société Civile ont dénoncé la centralisation comme un obstacle majeur au développement régional. Garry Delmour, le Président de l’Association des Maires du Nord, soutient que le développement des communes est compromis par l’insuffisance des moyens financiers, techniques et humains. La tendance des députés et sénateurs à s’impliquer dans la gestion de projets, porte une atteinte grave aux droits des collectivités territoriales d’utiliser pleinement les ressources qui devraient leur être allouées. Les Maires de Pilate, de l’Acul, de Quartier Morin, ont souligné, pour leur part, l’inadéquation des ressources dont disposent les mairies et la mauvaise perception des administrés de la réalité.
Cependant, malgré les difficultés qui se posent, il y a lieu de concevoir de grands rêves et d’adopter une attitude pro active dans la participation au développement, a recommandé Mme Dieudonné Luma Etienne, Vice-présidente de l’Association Touristique du Nord et Directrice régionale du Commerce. Le développement régional demande une reconversion de la fonction des autorités locales, Délégués, Vice-délégués et les Maires, qui doivent prendre en charge l’animation et l’administration du développement local et construire un partenariat avec les universités et les communautés d’affaires, pour que la primauté soit reconnue aux idées, à la réflexion, au dialogue, aux échanges, a souligné Pierre Robert Auguste, le Président de l’Institut du Changement Global d’Haïti (ICGH). « Il faut cesser en Haïti de penser le développement en termes de dépendance et d’aide mais en capacités d’initiative et devoirs de partenariat. »
Plusieurs propositions ont été formulées par les participants du forum, au travers des ateliers de travail, autour des sous-thèmes. En ce qui a trait au tourisme, ils ont prôné la mise en place de véritables écoles de formation spécialisée, tout en mettant l’accent sur l’aspect sécuritaire et l’existence des infrastructures de base. L’absence d’écoles spécialisées, entraine le manque de cadres pouvant contribuer et participer dans le développement des régions. Les participants souhaitent, que des formations continues et adaptées aux besoins soient conçues par les universités. Ils estiment nécessaire pour les collectivités territoriales, d’investir dans l’exploitation et la promotion d’énergie renouvelable. Enfin, un bureau de placement pour les jeunes sera rattaché à l’Observatoire du Développement Durable du Nord (ODDN).
Jacquelin Oxil, résident de la Grande Rivière du Nord, a offert un terrain d’une superficie d’un carreau de terre (± 1.29 hectares) dans la zone de Cadouche, pour l’aménagement d’un jardin botanique. Il a été aussi annoncé, la création de 2 musées à la Grande Rivière du Nord dont l’un portera le nom de Jean-Price Mars et l’autre Jean-Jacques Dessalines, le Père de la patrie. L’observatoire de développement durable du Nord commencera à fonctionner des le mois prochain et sera domicilié à l’université Anténor Firmin. L’observatoire est appelé à jouer un rôle moteur dans le développement régional pour l’encadrement des collectivités territoriales.
Ce forum a été réalisé en partenariat par les Techniciens Associés pour le Développement Local Intégré (TADLI), l’Université Publique du Nord au Cap-Haitien (UPNCH), l’Université Antenor Firmin (UNAF) et l’Institut du Changement Global d’Haïti (ICGH).
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3215-haiti-economie-pour-un-pole-de-developpement-durable-du-nord.html
HL/ Hansy Mars

 

Haïti – Justice :

Deux journalistes haïtiens détenus arbitrairement

29/06/2011 14:33:30

Haïti - Justice : Deux journalistes haïtiens détenus arbitrairementErnst Joseph et Wolf « Duralph » François, les propriétaire de « Radio Prévention » et animateurs de l’émission « Les ont dit », ont été arrêté le 22 juin 2011, pour diffamation, trouble à l’ordre public et bris de biens publics, selon Me Alix Civil, Commissaire du Gouvernement auprès du tribunal de première instance de la ville de Petit-Goâve (Sud),
Reporter sans Frontière, rappelle que la législation haïtienne, contrairement à la tendance générale sur le continent, prévoit toujours des peines de prison en cas de diffamation. Or, une incarcération, pour un délit de presse. est contraire aux standards internationaux en matière de liberté de presse et à la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.
Outre les poursuites judiciaires pour diffamation, cette procédure arbitraire, à l’encontre de ces deux journalistes révèle un abus de pouvoir qui constitue une autre forme de censure.
Selon Guyteau Mathieu, le Secrétaire Général de l’Association des médias de la région des Palmes, les animateurs ont été convoqués au parquet de Petit-Goâve, le 22 juin 2011, suite à une pétition signée par des officiels, dont Justal Ronald, le Maire de la ville et des membres de la société civile, pour répondre à des questions relatives à des informations et opinions émises au cours de leurs émissions.
Deux groupes de sympathisants accompagnaient respectivement les journalistes et le Maire au tribunal. Des accrochages ont éclaté entre les deux groupes, des pierres ont été lancées contre les locaux du parquet, plusieurs personnes ont été blessées. C’est alors que le Commissaire du Gouvernement a ordonné l’arrestation d’Ernst Joseph et de Wolf « Duralph » François, qui se trouvaient alors dans son bureau.
D’après Joseph Guyler C. Delva, le Secrétaire Général de SOS Journalistes, le Commissaire du Gouvernement aurait considéré les journalistes comme responsables des actes commis par certains de leurs sympathisants. Un juge de Paix a apposé des scellés le même jour sur les locaux de la station et saisi le matériel dans un véhicule de la police. Depuis, les deux journalistes auraient été transférés au commissariat de police de Carrefour, [zone métropolitaine de Port-au-Prince].
Reporters Sans Frontières demande la libération immédiate et inconditionnelle des deux journalistes et exige des autorités l’ouverture d’une enquête impartiale et la restitution des équipements confisqués.
HL/ Reporter Sans Frontière

mercredi 29 juin 2011

29 Juin

Le ministre de la justice Paul Denis jette l’éponge

Haïti - Politique : Paul Denis, le Ministre de la Justice, démissionnePaul Denis, est le seul ministre de Préval à quitter son poste avant la formation d’un nouveau gouvernement. Le Premier Ministre haïtien, Jean Max Bellerive, a révélé que M. Denis avait manifesté la volonté de ne plus liquider les affaires courantes au ministère de la justice.
M. Bellerive, déjà ministre de la Planification a également pris la charge du ministère de la justice. Il bénéficiera du support de Josué Pierre Louis, conseiller du chef de l’Etat. En réalité M. Josué Pierre Louis ex commissaire du gouvernement est pressenti pour le portefeuille de la justice.
Le départ précipité de Paul Denis témoigne d’un malaise entre l’un des principaux dirigeants de l’Inité et le staff du président Martelly. M. Denis n’avait pas pris part à la première réunion du conseil des ministres du président Martelly parce qu’il n’avait pas été invité.
Il s’était également plaint des  » persécutions politiques » de la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur les fraudes électorales. M. Denis, qui a été conseiller du président Préval, avait révélé être l’objet de menaces d’incarcération.
Extrait miraculeusement des décombres du ministère de la justice, le 12 janvier, M. Denis avait poursuit inlassablement son action pour améliorer l’accès à la justice dans les régions reculées. Cependant les leaders de l’opposition l’avaient critiqué pour les multiples nominations de commissaires du gouvernement durant la période électorale.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

L’équipe de liaison présidentielle, critiquée

29/06/2011 10:17:32

Haïti - Politique : L’équipe de liaison présidentielle, critiquéeL’équipe de liaison, nommée samedi dernier, par le Président Michel Martelly, pour trouver un accord avec les groupes politiques, afin de garantir dans les deux Chambres un vote favorable au futur Premier Ministre, est ouvertement critiquée par certains parlementaires.
La présence de Thierry Mayard Paul, qui avait affirmé auparavant que le Président Martelly ne voulait faire aucun compromis est l’objet de propos ironiques du Député Levaillant Louis-Jeune (INITE) « Peut-être, qu’il veut apprendre à négocier cette fois, pour ne pas retomber dans les mêmes pièges… »
Pour le Sénateur Jean William Jeanty (Konba), « Cette équipe de liaison n’a aucune importance ». Le Sénateur pense que c’est le Président Martelly qui devrait mener les négociations « au lieu de les confier à des tierces personnes ». Il est convaincu que le Chef de l’État « veut de préférence faire passer du temps…»
Un avis que partage le Sénateur Jean Hector Anacacis « […] je me demande si le Président Martelly fait passer le temps […] jusqu’à présent je ne vois pas son dévouement pour nommer un autre Premier Ministre. Pourquoi il y a un comité de liaison ? […] Le Parlement, c’est le Parlement du Président et le Président, c’est le Président du Parlement, le Président du peuple haïtien. C’est le peuple qui a voté, qui nous a donné un mandat, des responsabilités, nous devons collaborer ensemble, nous ne sommes pas obligé d’avoir un intermédiaire entre nous… »
À n’en pas douter, la stratégie des conseillers de la Présidence dérange. Peut-être est-il moins facile, pour des parlementaires d’expériences de « manipuler » l’équipe de liaison, qu’un Président novice…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3259-haiti-politique-rumeurs-autour-du-nom-du-prochain-premier-ministre-designe.html
http://www.haitilibre.com/article-3248-haiti-politique-martelly-a-forme-une-equipe-pour-negocier-avec-les-parlementaires.html
S/ HaïtiLibre

 

Le commissaire Harrycidas Auguste mis en disponibilité

Le Matin – 28/06/2011

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, a été mis en disponibilité par le ministre demissionnaire de la Justice, Paul Denis, avons-nous appris.
Accusé d’avoir, au Commissariat de police de Petion-Ville, assisté sans intervenir aux tortures infligees au prévenu Serge Démosthène qui en trouvera la mort, le commissaire du gouvernement Auguste rejette toute responsabilité dans cette affaire.
WPC/LM

 

Une Française séquestrée à Pétion-ville est libérée

29/06/2011 10:18:00 Auteur(e) La Redaction

imageUne ressortissante française, a appris HPN, a échappé ce 28 juin à ses ravisseurs suite à une opération d’une unité spécialisée de la police haïtienne à Jalousie (Pétion-ville).

La victime venait d’arriver en Haïti. Elle était à sa résidence à Delmas 31, quartier nord de Port-au-Prince, quand elle a été enlevée le dimanche 26 juin, à 3h du matin, rapporte le commissaire Michel-Ange Gédéon de la Direction départementale de l’Ouest (DDO).
La ressortissante française a été séquestrée à Jalousie, un quartier défavorisé de la commune de Pétion-ville (est de la capitale), poursuit-il.
Elle a été libérée après une opération de la police nationale ce mardi, dans la matinée.

 

La Police enquête sur l’implication du commissaire Lacroix dans le décès d’un détenu

Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, révèle que le commissaire de police Pétion ville, Varnel Lacroix, est l’objet de mesures conservatoires. Il n’a pas voulu préciser si M. Lacroix a été placé en isolement à l’instar des 5 autres policiers impliqués dans l’arrestation de Serge Démosthène.
 » Il devra demeurer au commissariat ou à la direction générale en attendant les conclusions de l’enquête », a expliqué le chef de la police.
L’inspection générale de la PNH est chargée de réaliser une enquête administrative avant que le dossier puisse éventuellement être acheminé aux autorités judiciaires.
En marge d’une rencontre avec la commission sénatoriale de justice et sécurité, M. Andrésol a mis en garde contre toute conclusion hâtive dans l’enquête sur le décès de M. Démosthène au commissariat de Pétion ville. Les premières informations obtenues dans le cadre de l’enquête confirment que M. Démosthène a été appréhendé dans le cadre d’un conflit terrien. Selon M. Andrésol certains policiers auraient pu être en rapport avec des personnes impliquées dans ce conflit terrien dans le quartier de Vivi Michel.
Les premières informations du commissariat de Pétion ville avaient fait état de l’éventuelle implication de M. Démosthène dans l’assassinat de Guyto Toussaint.
Dans le cadre de cette affaire les avocats de des parents de la victime ont porté plainte contre le commissaire Lacroix qui l’aurait torturé.

LLM / radio Métropole Haïti

 

5 morts et 7 disparus dans un naufrage

29/06/2011 10:03:00 Auteur(e) La Redaction

imageCinq personnes sont mortes et sept sont portées disparues après le naufrage lundi soir d’un petit bateau à voiles sur l’île de la Gonâve située en face de la capitale Port-au-Prince, a annoncé hier soir la police haïtienne.
« Les premières recherches ont permis de sauver 11 personnes, cinq cadavres ont été repêchés sur un rivage », a indiqué M. Arsène Charmant-Saint-Jean, inspecteur de la police nationale d’Haïti. Les cinq victimes sont des femmes.
« Un garçon de 8 ans a survécu au naufrage en se servant d’un sac de charbon pour gagner le littoral tandis que sa mère est morte dans l’accident », a ajouté le policier.
Le petit bateau « Fierté gonavienne » sur lequel avait pris place une vingtaine de personnes, des petits commerçants, était chargé de sacs de charbon et transportait d’autres marchandises vers une petite ville côtière quand il a été pris dans une bourrasque qui a soufflé lundi soir sur Haïti.
« Il y a peu de chances de retrouver les disparus », a de son côté indiqué mardi à l’AFP un responsable des gardes-côtes d’Haïti, un corps de la police nationale (PNH).
Les accidents maritimes sont assez fréquents en Haïti où le transport entre les villes côtières se fait le plus souvent sur des embarcations peu sécurisées.

AFP

 

Mario Andrésol au sénat

29/06/2011 10:38:00 Auteur(e) La Redaction

image 

Directeur Andrésol et Président Martelly

Le directeur général de la Police nationale d’Haïti, Mario Andrésol, s’est entretenu, mardi, avec la commission Justice et Sécurité du Sénat, en dépit de la démission de Paul Denis – qui devrait l’accompagner – du ministère de la Justice et de la Sécurité publique. Le chef du gouvernement démissionnaire, Jean-Max Bellerive, qui assure l’intérim au ministère de la Justice, devra accompagner, dans une semaine, le chef de l’institution policière ainsi que les chefs des parquets au Sénat de la République.
L’affaire du commissaire de police de Pétion-Ville, Vanel Lacroix, soupçonné de complicité dans le décès d’un détenu, le plan de carrière des policiers et la police parlementaire ont été au centre des discussions entre Mario Andrésol et la commission Justice et Sécurité du Sénat. « C’était une rencontre informelle, en raison de l’absence de Paul Denis qui a cessé de liquider les affaires courantes comme ministre de la Justice et de la Sécurité publique », a précisé le sénateur Youri Latortue, président de la commission sénatoriale. Le chef de la Police nationale d’Haïti, dit-il, lui a fourni des détails pertinents sur le cas de Vanel Lacroix placé en isolement depuis cinq jours suite au décès de Serge Démosthène, un prévenu qui a succombé lors d’un interrogatoire apparemment musclé. Des mesures conservatoires sont également appliquées contre cinq autres agents du commissariat de Pétion-Ville dans le cadre de l’enquête diligentée sur la mort le 15 juin dernier de M. Démosthène.
« Le Premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive, qui gère désormais les affaires courantes au ministère de la Justice – une quatrième casquette pour Bellerive déjà chef de gouvernement et ministre de la Planification et de la Coopération externe et co-président de la CIRH – sera convoqué la semaine prochaine par la commission Justice et Sécurité », a annoncé le sénateur Latortue. « Le fonctionnement des parquets sera questionné par la commission lors de la prochaine rencontre avec le nouveau ministre de la Justice », a fait savoir le parlementaire. Youri Latortue dénonce particulièrement l’arrestation aux Gonaïves d’un militant de son parti Ayiti an aksyon par le commissaire du gouvernement de la Cité de l’Indépendance, « alors que le dossier est censé être au cabinet d’instruction ». Plusieurs membres du Parti Ayiti an aksyon sont dans le collimateur de la justice suite à l’incendie du marché public des Gonaïves, en mai dernier.
Lors de cette rencontre informelle avec la commission Justice et Sécurité du Sénat, Mario Andrésol a annoncé des dispositions qui seront prises pour assurer la sécurité de la population de Belladère. Cette commune a été à feu et à sang après la publication, en avril dernier, des résultats des législatives dans la circonscription. Un employé de Zanmi Lasante a été tué et les locaux de diverses institutions ont été incendiés.
En attendant, le Premier ministre démissionnaire, à qui de nouvelles missions sont confiées par le chef de l’Etat, Michel Martelly, sera vendredi face à la commission Anticorruption et Justice du Grand Corps pour rendre compte de la gestion du fonds Petrocaribe créé sous la présidence de René Préval.
Source:Nouvelliste

 

Haïti – Agriculture :

Le Président Martelly aux côtés de paysans

29/06/2011 08:20:09

Haïti - Agriculture : Le Président Martelly aux côtés de paysansLe Président de la République, Michel Martelly, a lancé, mardi 28 juin 2011, à Léogâne, la Cellule de Production Agricole (CEPA), une structure du « Pati Politik Peyizan » qui vise à renforcer le secteur agricole.
Cette cérémonie, déroulée en présence des Députés de « Repons Peyizan » M’Zou Naya Jean-Baptiste, Frédély Georges et Jean Fenel Thanis ainsi que des représentants de la plupart des régions du pays, a été l’occasion pour le Chef de l’Etat de renouveler son engagement à travailler aux côtés des paysans afin d’aboutir véritablement à la relance agricole.
Dans cette perspective, le Chef de l’État, qui mettra en place des Banques de crédit agricole à travers tout le pays, s’engage à accompagner la CEPA et tout autre regroupement ou association de paysans dans les dix départements géographiques du pays.

Malgré l’absence d’un nouveau Gouvernement, le Président de la République reste déterminé à respecter ses engagements afin d’améliorer les conditions de vie du peuple haïtien.
HL/ HaïtiLibre

 

Steven Benoit conseille le président

voir vidéo du Président à Kreyol Fest à N.Y. le weekend dernier:

http://www.youtube.com/watch?v=oexGFCHgPPo

La sortie du chef de l’Etat Michel Martelly, sur la scène où se sont produits des groupes musicaux haïtiens dans le cadre du festival de compas baptisé Kreol fest, à Brooklyn, dans l’Etat de New York, le week end écoulé, suscite des remous.
En effet, après avoir sollicité la participation de la diaspora haïtienne au développement du pays et expliqué le bien-fondé des « taxes » prélevées sur les transferts d’argent et les appels téléphoniques en provenance des Etats-Unis, le président de la République en a profité pour amuser le public en interprétant plusieurs extraits de ses anciennes compositions. Fringant dans son costume, le chef de l’Etat a aussi donné libre cours à sa spontanéité en effectuant quelques pirouettes sous les applaudissements du public qui criait « Micky Micky… », son nom d’artiste. Micro en main, l’ancien chanteur a dansé allégrement. Une attitude qui gêne le premier sénateur de l’Ouest, Steven Benoit, intervenant ce mardi à « Panel Magik », le magazine matinal de Radio Magik 9.
Tout cela n’était pas nécessaire, rechigne le parlementaire. Michel Martelly aurait pu préenregistrer l’essentiel de son message dans lequel il préciserait qu’il est occupé à faire avancer des dossiers très importants en Haïti et le faire tourner au moment de la prestation des formations musicales, a poursuivi Steven Benoit. Le sénateur se dit davantage humilié par le comportement du premier citoyen de la nation quand, raconte-t-il, un policier étranger qui était sur place s’est montré surpris et a dévisagé le président avec dédain.
Loin de vouloir s’en prendre au chef de l’Etat le parlementaire explique qu’il entend par ses propos aider ce dernier à éviter tout comportement qui peut, dit-il, ternir davantage l’image du pays. et compromettre son avenir. Il en a profité pour attirer l’attention du président de la République sur le caractère extravagant de son cortège constitué de près d’une vingtaine de véhicules.
Ce n’est pas nécessaire d’avoir un cortège aussi long, dit le sénateur de l’Ouest. Plus c’est long, plus le VIP s’expose au danger, explique le parlementaire faisant aussi référence au manque d’infrastructures routières dans le pays. Le senateur de l’Alternative propose au chef de l’Etat de réduire son cortège à environ six véhicules.
Quant aux motards, précise-t-il, ils peuvent être utilisés dans les grandes occasions, c’est-à-dire lors des sorties officielles, les jours de fêtes nationales et au moment des voyages dans les villes de provinces.
Steven Benoit pense que le chef de l’Etat devrait trouver une entente avec les victimes qui occupent la cour de la primature depuis le tremblement de terre pour les déloger et y aménager son bureau il ne faudra à ce moment au chef de l’Etat que quelques minutes pour gagner son bureau s’il décide d’habiter la résidence officielle achetée pour loger le Président René Préval à Musseau . Ce qui lui permettrait d’économiser le temps perdu généralement dans le trafic, explique le sénateur, ajoutant que deux heures perdues dans les allers et retours au bureau représentent beaucoup de choses pour un chef d’Etat qui a tant de dossiers à traiter.
« Je ne souhaite que la réussite de Michel Martelly, affirme Steven Benoit. La réussite du chef de l’Etat est la condition sine qua non du décollage du pays ».
S’agissant du choix du prochain Premier ministre haïtien, le sénateur Benoit suggère au président d’y mettre un peu plus de coeur. Michel Martelly devrait surseoir pour un bout de temps à ses voyages à l’étranger et entamer les discussions en vue d’éviter la répétition de l’échec de Daniel Gérard Rouzier.
Selon le parlementaire, les négociations doivent être menées d’abord avec les responsables des partis politiques. Stratégie qui, selon lui, devrait augmenter la possibilité pour Michel Martelly d’obtenir la majorité au Parlement haïtien. « Avec les députés et les sénateurs, les discussions viendront après ».
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

 

Haïti – Éducation :

Sophia Martelly et le rôle des Universités dans les questions sociétales

29/06/2011 11:33:04

Haïti - Éducation : Sophia Martelly et le rôle des Universités dans les questions sociétalesMme Sophia Martelly, la Première Dame de la République d’Haiti, a assisté aux séances de présentation des travaux de recherche des étudiantes finissantes de 4 ème année de l’École des Sciences Infirmières (ESI) de l’Université Notre Dame d’Haïti (UNDH). Un groupe de cinq étudiantes de l’ESI-UNDH, soutenaient leur mémoire de sortie sur le thème : « Les conditions sanitaires de prisonniers au Pénitencier National après le séisme du 12 Janvier 2010 ».
Il s’agit des étudiantes : Eveline Coquillon, Nadège Célius, Chedelyne Jean-Baptiste, Marie Christelle Jean-Louis et Marlène Fortuné.
Ces 5 étudiantes ont obtenu la note globale de 98 sur 100 avec mention « Excellente ».
La Première Dame a apprécié le fait, que beaucoup de problèmes et de pistes de solutions aient été identifiés par ces étudiantes, qui souhaitent voir leurs recommandations prises en compte par les structures étatiques concernées.

La Première Dame, qui croit nécessaire de continuer à s’engager dans le social a souligné l’importance de la place de l’Université dans les questions sociétales. « Cet espace de recherche, d’investigations et de savoir constitue un réservoir de pensées et de réflexions pour tout pays et Haïti va devoir en bénéficier pour parvenir au changement tant souhaité. »
S/ HaïtiLibre

 

« Nous ne faisons pas le vêting. C’est au gouvernement haïtien de déterminer ceux qui peuvent travailler pour la police et la justice »

29/06/2011 10:29:00 Auteur(e) La Redaction

imageUne affaire vieille de 12 ans fait des gorges chaudes dans les hautes sphères. Entre suspicions,insinuations, doutes, dénonciations…, elle jete une lumière crue sur un pan de l’histoire de la PNH et sur la faiblesse de la justice qui n’a jamais pû établir qui est blanc ou noir, qui a une « moralité douteuse » ou pas.

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis en Haïti, Jon E. Piechowsky est clair comme de l’eau de roche : « Nous ne faisons pas le vêting. C’est au gouvernement haïtien de déterminer ceux qui peuvent travailler pour la police et la justice », a-t-il confié au journal, quelques jours après que le président Michel Joseph Martelly eut révélé, le 15 juin 2011, avoir contacté la DEA, la CIA et des ambassades dans le cadre de sa propre enquête afin de savoir s’il pouvait ou non s’attacher les services d’ex-policiers indexés par le RNDDH pour « moralité douteuse », bien avant la réception de la lettre de l’organisation de défense des droits de la personne.
Rien pipé
Selon Jon E. Piechowsky, « les informations au sujet des investigations de la DEA sur le trafic de stupéfiants ne peuvent pas être partagées en dehors des conditions établies par la loi américaine ». « Il y a beaucoup de restrictions sur les sujets que nous pouvons discuter. Les questions d’immigration et d’investigation, par exemple », a-t-il ajouté. « Je ne vais pas parler de tous les contacts que nous avons avec le gouvernement haïtien. Je ne vais pas rentrer dans les détails», a-t-il dit, suite à une question sur la rencontre que le président Martelly dit avoir eue avec la DEA, la CIA et l’ambassade en vue de collecter des informations et non des on-dit sur des ex-policiers attachés à sa garde rapprochée.
La DEA n’est pas instrumentalisée
« Nous avons une coopération très active dans le domaine de la sécurité et de la justice. Nous allons la poursuivre pour aider au développement des institutions haïtiennes », a par ailleurs indiqué Jon E. Piechowsky qui a précisé que la DEA est « invitée » par le gouvernement haïtien. « Nous sommes les invités du gouvernement. Nous avons une coopération étroite avec la PNH », a-t-il dit, rejetant les allégations d’instrumentalisation de la DEA à des fins politiques, comme le prétend l’ex-commissaire de police Guy Phillipe.
Selon une lettre du RNDDH au président Martelly citant l’IGPNH,une réunion préparatoire à laquelle prirent part des ex-policiers attachés à la sécurité du chef d’Etat avait été organisée le 8 septembre 1999 à la résidence de Guy PHILIPPE, située à Pèlerin 6, aux fins de préparer l’atterrissage d’un petit avion en provenance de la Colombie avec à son bord une cargaison de 450 kilogrammes de cocaïne.
Guy Philippe est recherché et il le sait.
Guy Philippe, promu commissaire principal et transféré au Cap-Haïtien après cette affaire de 450 kilos de cocaïne, a confié dans la presse avoir été lui et ses amis « persécutés » politiquement. Il n’y pas de dossier à l’Inspection générale de la PNH pour étayer les accusations, avait expliqué Guy Philippe.
« La DEA n’effectue pas d’opérations et d’arrestations en Haïti. Ses agents assistent aux opérations du BLTS », a confié, laconique, un haut responsable de la DCPJ sous le couvert de l’anonymat. « Guy Philippe est recherché pour son implication présumée dans le trafic de stupéfiants. Il le sait », a ajouté ce responsable qui a réagi après des interviews à la radio de Guy Phillipe qui clame son innocence et dénonce un complot politique ourdi contre lui et contre les ex-commissaires de police indexés par le RNDHH.
Le dossier est là.

Contrairement à ce que croit Guy Philippe, le dossier de l’enquête menée par l’IGPNH existe. En dépit du vol de dossiers et de la mise à sac de l’IGPNH après le départ de Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004 », ont révélé des sources concordantes. « Des organisations de défense des droits de l’homme travaillaient en étroite collaboration avec l’IGPNH et elles ont la copie du « dossier des 450 kilos de cocaïne », a précisé une source gouvernementale, au courant de la gestion faite de ce dossier à l’époque.
Le dossier de l’enquête a été remis au ministre de la Justice de l’époque, Me Camille Leblanc, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et au président René Préval. Aucune suite n’a été donnée et l’inspecteur général Luc Eucher Joseph avait été contraint de laisser le pays en avril 2000 pour un poste diplomatique en Europe. Les policiers trouvés à l’hôtel « Le Voyageur » le 9 septembre 1999 lors d’une perquisition, dont Didier SEIDE, commissaire municipal, alors responsable de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN); Godwork NOEL, commissaire municipal, responsable alors du commissariat de l’Arcahaie ; Lewis BOURGOUIN, Commissaire Commissariat de Pétion-Ville; Dragon GILBERT, commissaire municipal, responsable du commissariat de la Croix-des-Bouquets; Patrick DORMEVIL, commissaire municipal, responsable du commissariat de l’Aéroport de Port-au-Prince; Jean Frislet François, inspecteur municipal, affecté au Commissariat de l’Aéroport de Port-au-Prince… avec Roger Momprevil et des trafiquants de drogue avaient organisé une fronde contre Eucher», a révélé cette source gouvernementale.
« Le CSPN n’avait pas donné de suite à ce dossier. C’était dans une période de transition politique entre Préval et Aristide, et personne n’avait levé le petit doigt », a ajouté cette source.
Officiellement et contrairement à la lettre du RNDDH, Guy Philippe, Jacky Nau, Gilbert Dragon ont été révoqués de la police pour abandon de poste, selon notre source. On n’avait pas fait le suivi de l’enquête de l’IGPNH. Cependant, Patrick Dormevil et Noël Goodwork ont été renvoyés de la PNH pour affaire de stupéfiants, a confié cette source, préoccupée aujourd’hui face aux prémices d’une politisation de la PNH comme c’était le cas sous Jean-Bertrand Aristide.
Inquiétudes quant à la politisation de la PNH
« L’insistance du président Martelly à s’entourer de ses amis indexés, le transfert sans avis du CSPN du responsable de la DCPJ, Frantz Thermilus inquiètent. Ce tranfert serait lié à des arrestations de personnes aux bras longs effectuées récemment par la police judicaire », croit notre source.
Quelque peu préoccupés, des coopérants étrangers, sous le couvert de l’anonymat, ont appelé au respect du « principe d’indépendance » de la PNH et de la reprise du vêting.
Le président Michel Joseph Martelly s’est-il trompé d’adresse en recherchant des informations de la DEA, de la CIA et dans les ambassades dans le cadre, selon lui, de sa propre enquête avant de savoir s’il pouvait ou non s’attacher les services d’ex-policiers indexés par le RNDDH d’avoir « une moralité douteuse » ?
La question est brûlante d’actualité autant que la nécessité de sérénité au sein de la police, croient ces coopérants qui sont pour la conservation des acquis des dernières années en termes de respect des droits de la personne et de lutte contre le trafic de stupéfiants.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com Courtoisie: Journal Le Nouvelliste

 

Les dessous des relations entre Haïti et les États-Unis selon Wikileaks

29/06/2011 13:53:00 Auteur(e) La Redaction

image[AlterPresse] — Des révélations se multiplient depuis plusieurs semaines sur les relations entre les États-Unis et Haiti avec la publication par l’hebdomadaire Haiti-Liberté des câbles diplomatiques américains interceptés par Wikileaks.

Les câbles révèlent que le gouvernement des Etats-Unis joue un rôle de premier plan dans la politique haïtienne, dirigeant le pays indépendant depuis plus de 200 ans à coup de manipulations et de pressions.

La dernière parution en date révèle que la police s’est transformée (en 2004) en « milice privée de la bourgeoisie haïtienne ». Le journal affirme en se basant sur des câbles diplomatiques américains que plusieurs propriétaires ont donné des armes et des munitions à la police. Il mentionne le nom d’un industriel et homme d’affaires, qui a « distribué des armes à la police et encouragé d’autres à faire de même afin d’occulter ses propres actions ».

Le document contient les propos de l’ex-ambassadeur américain en Haïti, James Foley, et renvoie à la période suivant le départ d’Aristide en 2004. La source de Foley, n’est autre qu’un membre de l’une des familles les plus riches du pays, qui parle de l’existence d’une mafia incluant entre autres des entrepreneurs, des anciens militaires et des avocats, impliquée dans les meurtres, la drogue et les enlèvements.

A l’époque, les quartiers de Cité Soleil et de Bel Air, favorables à l’ancien président Jean Bertrand Aristide, préoccupent grandement les propriétaires. Inquiets de voir la situation leur échapper, les Etats-Unis font pression sur la MINUSTAH pour qu’elle prenne les choses en main. En 2005, la mission intervient brutalement à Cité Soleil, tuant entre autres des femmes et des enfants, selon le journal.

Epopée d’une domination impitoyable

Le journal Haïti-Liberté dispose de près de deux mille câbles, et entend publier des articles relatifs à leur contenu chaque semaine pendant les 6 prochains mois, indique Yves Pierre Louis, représentant du journal en Haïti.

« Il s’agit de rétablir la vérité sur certains pays qu’on dit ‘’amis d’Haïti’’. Mais pour l’instant nous disposons uniquement des câbles des Etats-Unis… nous allons continuer à les traiter et montrer son rôle véritable dans la politique en Haïti », explique Pierre Louis, « pour que le peuple haïtien comprenne qu’ils n’agissent pas dans son intérêt mais dans celui de leur puissance ».

Selon le journal du 1er juin, citant les câbles de Wikileaks, Washington s’est opposé à l’accord Petrocaribe entre Haïti et le Venezuela. Cet accord permet au pays d’acheter du pétrole vénézuélien à un prix préférentiel et remboursable…

L’idée d’un tel accord est d’abord apparue sous le gouvernement de transition (2004-2006). Mais l’ambassade américaine a vite fait de taper sur les doigts du ministre des finances de l’époque, Henri Bazin, pour qu’il repousse l’offre.

Selon Haïti-Liberté, l’entêtement de René Préval à faire aboutir le processus et son « accommodement » avec Chavez, auront miné ses relations avec le grand voisin d’Haïti. Mécontents, les Etats-Unis ont réagi en ruinant les chances de son dauphin, Jude Célestin à lui succéder au pouvoir.

« Washington est agressivement intervenu, écartant du scrutin de ballotage Jude Célestin, le candidat du parti de Préval, Inite (Unité), pour le remplacer par Martelly, un chanteur de konpa néoduvaliériste qui soutint haut et fort les coups d’État de 1991 et 2004 contre l’ancien président Jean-Bertrand Aristide », souligne l’hebdomadaire.

Les Etats Unis, ainsi que la classe bourgeoise ont également influencé le vote du salaire minimum de 200 gourdes. Les propriétaires d’usines ont à plusieurs reprises rencontré le président Préval et fait pression sur les parlementaires.

Les tractations sur le salaire minimum, qui ont aussi poussé le premier ministre de l’époque, Michel Duvivier Pierre Louis, à se retirer, ont été habilement conduites par les américains, selon ce qui ressort des câbles. En outre, les Etats-Unis ont instauré un étroite « surveillance » des manifestations.

« L’ambassade des États-Unis… s’est ouvertement inquiétée de l’impact politique de la bataille pour le salaire minimum. Les troupes de l’ONU ont été appelées pour réprimer les manifestations étudiantes », souligne Haïti-Liberté.

La hantise d’un peuple peu « civilisé » ?

Les câbles mettent en lumière une image très négative que Washington possède de la République caribéenne et de son peuple. Après le séisme, les Etats-Unis se sont montrés très préoccupés par les risques de violences et de pillages, des scènes qui ne se sont jamais produites, rappelle le journal.

Cependant plus de 22 mille soldats américains ont débarqué dans le pays. L’image d’un hélicoptère des forces américaines atterrissant sur la pelouse du palais national en ruine a fait le tour du monde. Selon Haïti-Liberté, les troupes ont commencé à arriver autour du 14 janvier 2010, alors que le président de la République d’alors, René Préval, ne les avait pas sollicitées.

Pour le peuple haïtien et même ses dirigeants, après la catastrophe, la sécurité n’était pas une priorité. Washington et le secteur des affaires en Haïti voyaient pour leur part les choses différemment, dévoilent les câbles. Résultats : militarisation de l’aide, occupation de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti(HUEH).

Haïti-Liberté, rapportant les propos d’un anthropologue ayant travaillé pour l’Agence internationale d’aide des États-Unis (USAID), Timothy Schawtz, écrit :

« C’est : ‘Probablement la peur qui pousse les soldats à établir leur camp avec tout ce matériel militaire derrière une clôture de dix pieds. Ce doit être la peur qui les motive à se promener dans la chaleur étouffante avec près de 8 livres de matériel sur eux, mitraillettes à l’épaule’ ».

Par ailleurs, l’ambassade des Etats-Unis a eu vent d’un ordre verbal donné aux policiers haïtiens d’exécuter sur le champ les évadés du Pénitencier national qu’ils auront attrapés. Les câbles n’indiquent pas si les américains ont tenté d’empêcher ces violations de droits humains, souligne Haïti-Liberté. [kft gp apr 29/06/2011 07 :00]

 

Haïti – Politique :

Le travail de correction de la Constitution a commencé

28/06/2011 15:30:34

Haïti - Politique : Le travail de correction de la Constitution a commencéPlusieurs juristes et acteurs politiques, avaient vu dans l’arrêté présidentiel du 6 juin [qui annonçait un report de la version amendée, mais erronée, de la Constitution et le retour à la Constitution de 1987] [1], la fin du processus d’amendement, à l’origine d’une grave crise constitutionnelle en Haïti. Il n’en est rien, le Président Martelly a annoncé hier lundi, qu’une équipe d’experts de l’Exécutif et du législatif, vont dès aujourd’hui, commencer un minutieux travail de corrections à partir des minutes de l’Assemblée Nationale et des enregistrements vidéo des séances, afin de confirmer l’exactitude ou non des articles amendés, supprimés ou ajouté et rectifier ce qui doit l’être.
Le Chef de l’État a fait savoir que la publication du texte d’amendement a été uniquement reportée et a confirmé, que la Constitution amendée sera bien publié de nouveau dans le journal officiel « Le Moniteur » après les corrections, sans toutefois se prononcer sur le temps que cela prendra…
Une annonce qui va rassurer la Diaspora qui s’inquiétait, en l’absence d’une nouvelle publication corrigée, de la perte de l’acquis de la double nationalité voté à l’Assemblé Nationale.
1 « Est et demeure rapportée la loi constitutionnelle du 9 mai 2011 publiée au journal officiel « Le Moniteur » No.58 le 13 mai 2011 pour n’être pas conforme au texte authentique adopté par le Parlement en Assemblée Nationale…»
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Situation difficile pour les syndicats et les travailleurs

28/06/2011 12:43:02

Haïti - Social : Situation difficile pour les syndicats et les travailleurs

Les employeurs, les travailleurs, les ONG, les gouvernements et les institutions internationales ont tous un mot à la bouche : travail. Le communiqué final de la Conférence de New York déclare sans équivoque: « Les Haïtiens ont besoin d’accéder à l’emploi ». Les organisations syndicales s’inquiètent cependant du type d’emploi dont il est question. « Les politiques de travail décent dans le cadre de la reconstruction ne sont pas envisagées par les institutions gouvernementales, les employeurs ou la communauté internationale, y compris les Nations Unies, plus préoccupés par les questions urgentes », alerte Antonio Cruciani, le représentant de l’Organisation internationale du travail (OIT) en Haïti. « L’OIT est la seule à s’être efforcée d’inclure la notion de travail décent dans ses stratégies ».
Le principal défi pour le mouvement syndical haïtien est désormais de diffuser une culture de promotion du travail décent dans tous les secteurs de la société, une première dans l’histoire d’Haïti. Les lois n’existent que sur le papier. La plupart des syndicats n’ont pas les moyens d’agir. Qui plus est, les travailleurs vivent dans la peur et l’intimidation. Ils savent que toute rumeur ou tentative de s’organiser ou de promouvoir les syndicats est une menace pour leur emploi. Les exemples ne manquent pas, ici ou ailleurs, de personnes qui ont tenté de soulever certaines questions ou de promouvoir le changement et qui, par représailles, ont été licenciées.
« Compte tenu de la pénurie d’emplois, les travailleurs n’osent en aucune façon irriter leur employeur. Par conséquent, ce n’est pas seulement le syndicalisme, mais également un ensemble d’actions pouvant améliorer les conditions des travailleurs qui ne sont pas abordés ni débattus […] » précise Anthony Jones, représentant de la CSI en Haïti.
Le mouvement ouvrier essaie d’entrer dans la reconstruction du pays, mais connait de grandes difficultés « Les syndicats en Haïti, à bien des égards, reflètent l’état de l’économie. […] Aujourd’hui, les travailleurs formels ne représentent qu’environ 2% du total et quelques syndicats ont des membres dans le secteur informel. Par conséquent, la capacité d’influence des syndicats est faible » souligne Anthony Jones, le Représentant de la CSI et de la Confédération syndicale des travailleurs / des Amériques (CSA).
Un autre coup dur pour le mouvement syndical haïtien, sont les privatisations commencées il y a quelques années [Minoterie, et Ciments d’Haïti entre autres…] et toujours d’actualité. Quelques jours avant le séisme, le Président René Préval a privatisé la compagnie de téléphone Teleco [vendu à la compagnie vietnamienne Viettel] conduisant au licenciement de 2 800 salariés. «…La vague de privatisation, promue par le Gouvernement, affecte tous les syndicats du pays […] parce que seul le secteur public est vraiment organisé. Dans le secteur privé, les employeurs n’acceptent pas que l’on mentionne le mot – syndicat – » explique Raphaël Dukens, le Secrétaire Général de la Confédération des travailleurs Public et du Secteur Privé (CTSP).
Les zones franches, sont clairement identifiées comme des endroits où les employeurs ne respectent pas les droits des travailleurs. Comme ces zones n’ont pas été affectées par le séisme de janvier 2010, elles sont la cible de nombreux Haïtiens qui cherchent un emploi « stable », prêt a accepter n’importe quelles conditions y compris l’absence d’un plan social minimum.
Malgré les conditions de travail pénible dans les ateliers, un projet public-privé de 248 millions de dollars a été signé pour la création d’un nouveau parc industriel au Nord d’Haït, avec la promesse de création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Un projet où les syndicats n’ont pas été invités à participer…
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Seulement 37.8% des sommes promises (2010-2011) décaissées

27/06/2011 12:45:17

Haïti - Reconstruction : Seulement 37.8% des sommes promises (2010-2011) décaisséesLe bureau de l’Envoyé Spécial pour Haïti aux Nations Unies, a effectué une nouvelle analyse en ce qui concerne les promesses de dons pour la reconstruction de Haïti après le séisme de janvier 2010. Cette analyse révèle un taux de déboursement, parmi les donateurs du secteur public, de 37,8 % pour la période 2010-2011.
L’analyse est basée sur les engagements de 55 donateurs du secteur public lors de la Conférence Internationale des bailleurs de fonds tenue le 31 Mars 2010. Ces donateurs ont promis 4,58 milliards de dollars pour les activités de redressement d’Haïti en 2010-2011. (Ce chiffre n’inclut pas les engagements d’allégement de la dette, qui totalisent 1,01 milliard.)
Des 4,58 milliards promis, 1,74 milliards (37,8%) ont été décaissés. Les donateurs ont pris l’engagement d’accroître l’aide, avec un soutien supplémentaire de $1,61 milliards…
Ces 1,74 milliards de dollars ont été versés à travers quatre filières:

258 millions à l’appui budgétaire du Gouvernement d’Haïti;

280,9 millions en subvention mis dans un fonds commun pour l’Organisme des Nations Unies, la Banque Interaméricaine du Développement et la Banque Mondiale, à travers le Fond de Reconstruction de Haïti;

1,04 milliards en subvention au Gouvernement d’Haïti, des agences multilatérales, des ONGs et des entrepreneurs privés

153 millions de prêts et autre financement au Gouvernement d’Haïti

Ces bailleurs de fonds ont décaissé un montant supplémentaire de 389,3 millions pour le développement général en Haïti, en dehors des engagements de dons pris lors de la conférence sur la récupération à New York. Cette analyse ne contient pas les fonds promis pour les activités de secours humanitaires. Elle est également exclusive des promesses faites par les organisations privées lors de la conférence des donateurs de New York.
HL/ HaïtiLibre

 

 

Haïti – Culture :

Sophia Martelly encourage la créativité des femmes

28/06/2011 14:29:05

Haïti - Culture : Sophia Martelly encourage la créativité des femmesMadame Sophia Martelly, la Première Dame d’Haïti, s’est jointe à l’Organisation « Femmes en Démocratie » et à la Chambre de Commerce Haïtiano-américaine de Floride pour inaugurer le Salon de la Production Féminine « Femmes en Production », à Miami. Cette démarche vise à encourager la production et le travail de plus de 50 femmes haïtiennes engagées dans la création et la production nationale.
L’exposition, qui a eu lieu les 25 et 26 juin au Miami Beach Convention Center, a été précédée d’une réception d’ouverture organisée par la Présidente de l’Université de Miami, Dr. Donna E. Shalala. Deux journées d’exposition-vente se sont tenues dans le cadre de cette première édition à l’étranger de « Femmes en Production ».
La cérémonie d’ouverture a été marquée par un hommage à cinq femmes-entrepreneurs, dont Leanna Archer, Présidente de Leanna’s Inc., une des plus jeunes femmes d’affaires que compte la communauté haïtienne des États-unis; Mme Roberte Laurent, Présidente de « Bèlzèb and Moi Spa Spiritual » qui a été honorée par l’Ambassadeur Luis Andrade Falla, Secrétaire Générale de l’Association des Etats de la Caraïbe et Madame Murielle Leconte.

Murielle Leconte, connue depuis plus de 20 ans pour ses créations, a reçu un hommage spécial de la part de la Première Dame pour sa contribution au rehaussement de l’image d’Haïti. Mme Sophia Martelly tenait à préciser à l’assistance « combien il est important de supporter et d’encourager  les talents de ces femmes. Car, leur travail représente  l’une des richesses d’Haïti ».
HL/ HaïtiLibre

mardi 28 juin 2011

28 Juin

EDITO

Haïti: Artiste pour artiste

A Livres en folie jeudi dernier, Franketienne réclamait, en présence du président de la République, l’émergence d’une République des artistes. Le père de Pèlin tèt a été entendu. Ce week-end, on a cru retrouver, sous le costume du président Martelly, un peu et même beaucoup de notre Sweet Micky national, lors du passage de la délégation présidentielle, dimanche, au Kreyol Fest, cette kermesse qui depuis 13 ans fait le bonheur de la communauté haïtienne de New York.
La veille, le président avait visité la foire Femmes en production au Miami Beach Convention Center de la ville balnéaire de Floride. Son passage a apporté un réconfort supplémentaire aux nombreux artisans et distributeurs qui tenaient salon à l’étranger, une grande première après le succès de cette foire en Haïti.
Certains disent que le président Michel Martelly, déjà à Livres en folie, avait réussi un numéro d’artiste pour le plus grand plaisir de la foule du Parc Historique de la Canne à Sucre. Il faut dire qu’il a son rôle d’amuseur dans le sang, le Président! On ne fait pas l’artiste pendant 22 ans pour tout oublier parce qu’on tient un nouveau rôle. D’autant que cela ne doit pas être rose tous les jours d’être président, responsable de tout après avoir été porté aux nues.
Le ratage avec Daniel Rouzier, son Premier ministre rejeté, la découverte des pouvoirs de la majorité parlementaire, la controverse avec le RNDDH sur les membres de sa sécurité rapprochée, la réception amusée du bilan de son premier mois, le retour à la case Bellerive, la mort de Guiteau Toussaint pendant que le président chantait sur scène en même temps que le chef de la police au gala d’anniversaire de la PNH, tout cela et quelques autres petits hics, méritent bien une salve d’applaudissements pour guérir les bleus à l’âme.
Hier, chanter était si simple et si naturel. La politique, aujourd’hui, si compliquée.
Le président Martelly, combatif comme lui seul, montre son sourire et joue le fier et fort indifférent au temps qui passe, alors que l’on sent qu’il bout de ne pas pouvoir bousculer la réalité comme il le souhaite et comme il l’a promis.
Comment lui faire admettre que la politique a ses raisons que même la raison ignore? Surtout la raison.
Dans les jours qui viennent, le président prévoit de prendre l’avion : privé (cela fera jaser) ou les lignes commerciales (pour faire comme tout le monde dans un pays pauvre), pour un long séjour en terre étrangère. Certains de ses alliés trouvent le voyage déplacé alors qu’il peine à nommer un Premier ministre et ne pourra donc pas se faire accompagner d’une équipe pour assurer les suivis des retombées de son périple. D’autres pensent que mieux vaut qu’il soit loin du terrain des négociations pour donner une marge de manoeuvre à son équipe de quatre mousquetaires chargée des tractations.
Si tout va vite, le président partira auréolé d’une victoire. Si tout va bien, il récoltera les fruits à son retour. Si les pourparlers achoppent, il reviendra en sauveur obligé.
Un seul petit conseil au parlement : le président élu est bien celui qui l’a été pour conduire les destinées du pays. Personne par son appétit ne doit feindre de l’oublier au risque de manger l’amer pain blanc des déceptions.
Les maladresses et tâtonnements de Martelly n’entament pas son crédit. Ils ne lui permettent que de rejoindre la longue liste de nos chefs d’Etat. En fait, il est bien comme les autres avant lui.
Artiste pour artiste, allez savoir qui fera chanter l’autre dans la nouvelle ronde de négociations qui s’ouvre pour trouver un successeur à Jean-Max Bellerive, celui que les mauvaises langues présentent comme le meilleur candidat à sa propre succession.
Frantz duval
duval@lenouvelliste.com

 

Michel Martelly encourage la diaspora à investir en Haïti

28/06/2011 01:26:00 Auteur(e) La Redaction

image

Président Martelly a Kreyol Fest

« Haiti is open for business » tel a été le message du chef de l’Etat haïtien aux membres des communautés haïtiennes aux Etats-Unis à l’occasion du «Diaspora appreciation weekend ».

Tout en renouvelant son soutien à la démarche de la diaspora qui demande la double nationalité pour mieux s’impliquer dans les affaires du pays, Michel Martelly invite nos compatriotes à devenir les premiers touristes et ambassadeurs d’Haïti.
«Il est important que vous compreniez, vous Haïtiens, que vous ne pouvez pas attendre qu’Haïti soit bon, pour y retourner, vous devez vous mettre ensemble, vous devez être les premiers touristes. Nous avons besoin d’investisseurs, pour créer des emplois, pour avoir un développement durable, pour sortir de l’assistanat. »
Le président haïtien a encouragé plus loin les Haïtiens de l’étranger à continuer à supporter le financement du Fonds National pour l’Education qui lui permettra d’ouvrir des portes d’écoles à des milliers d’enfants.
« Je promets d’assurer le bon usage de chaque centime versé dans ce fonds », a déclaré le président de la république devant des membres de la Fédération de la Diaspora lors d’un lunch d’affaires et de levée de fonds à New-York.

Au cours de ses multiples rencontres avec des leaders communautaires, Michel Martelly a incité les Haïtiens résidants à l’étranger à prendre part au mouvement de changement et de renouveau d’Haïti.

Enfin, lors d’une participation au festival de musique haïtien KreyolFest, le président Martelly en a profité pour mettre en avant ses talents de danseur (photo).

Frantz Alcema – HPN Diaspora

 

Martelly promet de publier l’amendement de la constitution

imageLe chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, a annoncé hier que des techniciens de l’exécutif et du législatif devront rétablir le document voté par l’Assemblée Nationale le 9 mai 2011. Il révèle que ces techniciens pourront visionner une quinzaine de cassettes afin de confirmer la véracité des différents articles amendés, supprimés ou ajoutés.
Le président haïtien rappelle que les documents soumis à la présidence pour publication comportaient des erreurs. Le bureau de l’assemblée nationale avait soumis un premier document le 13 mai au président René Préval. Après la publication dans le journal officiel Le Moniteur la quasi-totalité des parlementaires avaient dénoncé le document.
Le président Martelly avait également refusé de publier un second document comportant des erreurs substantielles.
Lors d’une rencontre avec des membres de la communauté haïtienne de Miami le week end écoulé, le président Martelly a fait valoir que la publication du texte d’amendement a été uniquement reportée à une date ultérieure. Nous avons rassuré les haïtiens de la diaspora qui sont intéressés à prendre une part active dans les affaires du pays, ajoute t-il.
Ces dernières semaines plusieurs acteurs politiques avaient critiqué le silence des autorités sur le dossier de l’amendement de la constitution. Le chef d’Etat entend considérer ce dossier comme une priorité. Il révèle que le travail de correction du document débutera ce mardi.
Entre temps la commission sénatoriale spéciale d’enquête poursuit les auditions afin de faire la lumière sur les causes des erreurs dans le document législatif.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Les avocats du prévenus Serge Démosthène portent plainte

28/06/2011 10:08:00 Auteur(e) La Redaction

image

Les avocats du prévenus Serge Démosthène, décédé après avoir été battu au commissariat de Pétion-Ville, ont déposé lundi une plainte au cabinet d’instruction contre le commissaire de police Varnel Lacroix et les policiers qui avaient procédé à son arrestation
Me André Victor a démenti toute implication de son défunt client dans la mort du  président du conseil d’administration de la Banque nationale de Crédit (BNC), Guiteau Toussaint comme le commissaire Lacroix et consorts ont voulu, a-t-il dit, le faire croire.
Il a fait savoir que M. Démosthène a été arrêté dans le cadre d’un conflit terrien l’opposant a un proche du commissaire de police. Ce dernier, poursuit-il, après l’avoir fait bastonner et voyant qu’il était mourant, devenant ainsi un cadavre encombrant, a tenté de lier son cas au meurtre de M. Toussaint.
C’est faux, archi faux rétorque-t-il, exigeant que justice soit rendue aux proches du disparu.
André Victor  a aussi dénoncé le comportement du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Harricydas Auguste pour n’avoir pas procédé à l’arrestation du commissaire Lacroix après avoir constatéqu’il avait bastonné a mort un prévenu menotté.
Selon lui, le commissaire Lacroix cherche à brouiller les pistes qui pourraient conduire aux assassins de M. Toussaint et pour cela aussi, dit-il, il doit être poursuivi par la justice.
Me Jean Claudet Lamour également membre du conseil des avocats du prévenu décédé dénonce le comportement des policiers et soutienne qu’il faut que ces derniers paient pour leur forfait.
Selon lui, l’assassinat de Serge Démosthène est une manœuvre qui vise à empêcher la justice de faire la lumière sur le meurtre de Guiteau Toussaint.
Le commissaire du gouvernement Harricydas Auguste avait  nié toute implication dans la mort de Serge Démosthène suite à ds acusations portées contre lui par le Reseau national de defense ds droits de l’homme (RNDDH).
Il avait cependant admis avoir quand même pris le temps d’interroger « un homme très malade, qui ne pouvait même pas s’asseoir tout seul, alors que la demarche aurait eté de l’envoyer imediatement `a l’hôpital
L’inspection générale de la PNH a avait annoncé une enquête pour faire le point sur les circonstances de la mort de M. Démosthène. Une note de l’institution policière informait aussi que les policiers impliqués étaient placés en garde-a-vue.

Source: AHP

 

Le pays en panne de premier ministre: Bellerive préssenti?

28/06/2011 10:19:00 Auteur(e) La Redaction

image

Jean Max Bellerive

(AHP) –  Le pays ne dispose toujours pas d’un premier ministre  près d’un mois après l’entrée en fonction du président Joseph Michel Martelly, alors que la situation socio-economique ne fait qu’empirer.
Et Port-au-Prince devient de plus en plus un vaste bidonville où pratiquement tous les quartiers sont gagnés par la pestilence des montagnes de fatras et de detritus de toutes sortes.
La capitale  dejà démolie par le tremblement de terre du 12 janvier 2010, et qui gemit aujourd’hui encore sous le poids des déblais, a également l’air, avec presque toutes ses rues délavées et defoncées,  d’une vaste ravine sèche où chacun n’a plus aucune gêne à déverser ses déchets.
Face à cette situation et surtout après le rejet la semaine dernière de son premier ministre designé, Daniel Gerard Rouzier, le president Joseph Michel Martelly semble vouloir aujourd’hui utiliser une strategie qui ne donne pas l’impression  qu’il veut affronter le parlement ou le bloc majoritaire.
C’est ce que lui recommandent d’aileurs la plupart des secteurs au parlement ou dans la classe politique, s’il ne veut pas voir tous ses choix rejetés.
Dejà, il a rencontré les présidents des deux chambres  pour l’aider à faire un choix susceptible de faire l’unanimité et a formé une commission de liaison avec le parlement en vue du choix du premier ministre.
Entre temps, des noms circulent, dont ceux du professeur Daniel Supplice pourtant pressenti pour être ministre des Affaires étrangères, et du premier ministre sortant Jean-Max Bellerive auquel le  président vient de confier la tache de donner un nouvel élan aux ministères pour  qu’ils soient en mesure de mettre en marche son programme politique, comprenant le retard qu’implique le rejet de M. Rouzier comme premier ministre.
Même si M. Bellerive se refuse jusqu’ici  à tout commentaire sur la question, sa remise en selle  par le président Martelly avec qui il a des liens de parenté, fait croire qu’il est en meilleure position que ses rivaux, surtout qu’il benéficie du support de l’ancien president Bill Clintonj qui co-préside avec lui  la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).
Pendant ce temps au parlement, il se dit aussi qu’il est le choix du groupe majoritaire GPR composé en majorité de parlementaires de la plateforme Inite (Unité)
Mais, la possible reconduction du premier ministre de l’ancien president Préval ne fait pas l’unanimité.
Un des sénateurs des Nippes, Jean William Jeanty, a estimé que la reconduction de M. Bellerive serait une prime à l’échec et à la mauvaise gestion,  soulignant que pendant les 5 ans que M. Bellerive a été chef de gouvernement , la situation du pays ne s’est pas améliorée.
Il a cité en exemple la crise post-électorale et l’incapacité de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) dont M. Bellerive est co-président, à décoller.
Le 1er sénateur de l’Ouest, Steven Benoit, a fait savoir pour sa part que le chef de l’État peut toujours désigner Jean Max Bellerive, s’il le souhaite .
Cependant, ajoute-t-il aussitôt, le chef du gouvernement sortant doit d’abord rendre compte de l’utilisation de centaines  de millions de dollars  dépensés sous son administration, sans  qu’on ne voit à quoi ils ont servi.
Steven Benoit soutient  par ailleurs que le chef de l’État doit faire en sorte  que son prochain premier ministre désigné ne subisse pas le même sort. que Daniel Rouzier, en  constituant une majorité fonctionnelle au parlement
Il a aussi réitéré sa volonté de ne pas voter en faveur d’un premier ministre qui n’accepte pas  d’acheminer la liste de son cabinet ministériel au Sénat au moins 48 heures avant la déclaration de sa politique générale.

 

Début des négociations entre l’exécutif et le groupe majoritaire

Les négociations entre le groupe majoritaire au Parlement et l’exécutif ont débuté. Le président de la chambre basse Sorel Jacinthe (Inité) a révélé qu’une première rencontre entre les dirigeants du groupe  » Inité et alliés » (GPR) et la commission de liaison s’est tenue hier.
La commission de liaison, présidée par le chef de cabinet du chef de l’Etat, Me Thierry Mayard Paul, doit négocier avec les parlementaires en vue d’assurer un vote favorable au prochain Premier ministre désigné. Sorel Jacinthe révèle que le profil du prochain Premier Ministre était à l’ordre du jour de la première rencontre.
Cette stratégie du chef de l’Etat est accueillie favorablement pas le député de Moron Chambellan. Il soutient qu’il faut construire une majorité pour ratifier le choix et l’énoncé de politique générale du prochain Premier Ministre désigné.
Le président de la chambre basse est confiant dans le déroulement des négociations et estime qu’une entente pourrait être trouvée dans les 72 heures. Jeudi au plus tard nous devons avoir un accord puisque le président Martelly effectuera un déplacement à l’étranger en fin de semaine, explique t-il.
A cette phase des négociations les autorités législatives assurent qu’aucun nom n’a été évoqué pour occuper le poste de chef de gouvernement.
La commission de liaison a été constituée quelques heures après une longue séance de travail entre le chef d’Etat et les présidents des deux chambres, Roudolph Joazile et Sorel Jacinthe. Outre Thierry Mayard Paul les autres membres de la commission sont Grégory Mayard Paul, Calixte Valentin et Pierre Pompée.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Gaillot Dorsinvil reprend la main au CEP

M. Gaillot Dorsinvil, qui a récupéré la semaine dernière son fauteuil président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), est plus que jamais déterminé à poursuivre sa mission. Il annonce des initiatives en vue notamment de présenter un bilan du processus électoral et un projet de modification de la loi électorale.
Entre temps le CEP n’a pas encore publié les résultats officiels des dernières élections partielles. Il faudra attendre le retour d’un autre conseiller convalescent depuis la publication des résultats définitifs du second tour des législatives. Les conseillers Gaillot Dorsinvil, Telev Toussaint, Laurette Croyance et Ribel Pierre devront assurer la continuité au sein de l’organisme électoral.
En dépit des absences l’organisme électoral envisage de réaliser les élections municipales et des collectivités territoriales.
Interrogé sur ce sujet M. Dorsinvil a fait valoir qu’il s’agit d’une question technique puisque l’institution demeurera. Il rappelle également que les conseillers actuels avaient un mandat prévoyant l’organisation des élections pour les collectivités territoriales. Selon le président du CEP le calendrier élaboré mais ne pourra prendre effet qu’en cas de demande formelle de l’exécutif.
M. Dorsinvil qui avait la semaine dernière dénoncé le comportement de certains de ses collègues a également révélé qu’il était l’objet de persécutions politiques. Même s’il n’avait pas identifié le secteur coupable, M. Dorsinvil avait estimé qu’il est persécuté pour avoir publié les résultats du 4 avril.
Selon les résultats préliminaires du 4 avril 2011 une quinzaine de candidats de l’opposition l’avaient emporté face à des candidats de l’Inité.
Par son retour M. Dorsinvil tente de favoriser une reprise du fonctionnement normal de l’organisme électoral. Certains dirigeants du CEP et le chef de l’Etat avaient début juin constaté un dysfonctionnement du CEP en raison de l’absence de plus de 5 conseillers électoraux.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Le premier ministre démissionnaire critique un rapport qui remet en question le nombre de victimes du 12 janvier

Jean Max Bellerive qualifie d’indécent le comportement des membres d’une organisation ayant conduit une enquête sur le nombre de personnes décédées en Haïti lors du séisme du 12 janvier.
Selon le rapport fourni par cette organisation entre 45 et 85 mille personnes étaient mortes lors du tremblement de terre, au lieu de 220 mille mentionnées par les autorités haïtiennes.
Le premier ministre sortant pense qu’il faut respecter la mémoire des personnes qui ont péri dans cette catastrophe.
Il indique que des progrès ont été réalisés par l’équipe sortante en vue de normaliser la vie après le passage du séisme. Jean Max Bellerive croit en outre que le président Martelly a d’énormes défis à relever.
Par ailleurs interrogé sur le fonctionnement de la CIRH ,le premier ministre démissionnaire est très remonté contre tous ceux-là qui réclament la mise à l’écart de cette structure .
Jean Max Bellerive croit que les bailleurs qui interviennent dans le cadre de la CIRH ont droit de demander comptes.
Il pense que la mise en place de cette structure n’est pas un affront à la souveraineté nationale comme le font croire certaines personnes.
« Si vous ne voulez pas de la CIRH vous ne voulez pas aussi de son argent » lance Jean Max Bellerive.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti Post-séisme :

La sécurité dépend du relogement et du Développement selon Crisis Group

Un an et demi après qu’un séisme meurtrier ait dévasté sa capitale, 650,000 victimes attendent toujours un logement permanent dans plus de 1,000 camps d’urgence instables à travers Haïti alors que la saison cyclonique s’approche.
Le dernier briefing politique de l’International Crisis Group, examine le défi immédiat auquel fait face Michel Martelly, qui remplace René Préval, comme président depuis le 14 mai. Les frustrations des victimes vivant encore sous les tentes vulnérables aux tempêtes qui ont déjà commencé sont en croissance, comme celles de ceux qui habitent dans les innombrables bidonvilles pauvres de l’île dont des besoins de base presqu’identiques ne sont pas satisfaites.
« Haïti et ses supporteurs doivent à présent se tourner vers la priorité humanitaire de reconstruction nationale : reloger les victimes du séisme, enlever les décombres et reconstruire les quartiers », dit Bernice Robertson, l’Analyste Senior du Crisis Group en Haïti. « L’Adoption, la communication et la mise en œuvre d’une stratégie globale de relogement avec la pleine participation des victimes et des communautés locales, est le premier défi décisif de la reconstruction que doit lever le Président Martelly pour consolider la stabilité. ».
La catastrophe de 2010 a tué plus de 250,000 et forcé approximativement 1.5 millions vers les camps dans les endroits les plus frappés. L’absence d’une politique gouvernementale de relogement uniforme a entravé le progrès promis sur la décentralisation, la renaissance économique et la réduction de la vulnérabilité des communautés urbaines surpeuplées. Les quartiers, victimes de décennies de constructions anarchiques et faibles et la non-existence de titres de propriété ou de zonage, demeurent très vulnérables aux catastrophes naturelles. Les expulsions rampantes – sans procédures régulières ou d’alternatives de logement valable – ont forcé des retours massifs non-planifiés. Entretemps, près de la moitié des déplacés sont restés dans les camps d’origine, sans une vision claire de leur avenir et avec leur malheur grandissant face à la recrudescence de la violence.
Dans le but de développer le consensus nécessaire pour accélérer la construction et soulager les problèmes, le nouveau gouvernement doit étendre le dialogue national au-delà des partis politiques et des groupes de la société civile basés principalement à Port-au-Prince. En outre, il devrait accélérer les plans d’investissement dans les huit grandes villes portuaires et dans les zones agricoles environnantes, afin de générer des emplois et enrayer le flux des migrants ruraux à la capitale. La transition de la Commission Intérimaire de Reconstruction Haïtienne (CIRH) devrait être chronométrée de manière flexible et viser le renforcement de la capacité des ministères du pays et des pouvoirs municipaux pour gérer la reconstruction effective. Pour que la stabilité s’ensuive, le régime foncier doit être plus sécurisé, et les registres fonciers doivent être améliorés.
Tous les acteurs politiques doivent rendre les alternatives de logement plus sécuritaires et plus durables à Port-au-Prince et dans les zones adjacentes frappées par le séisme. Cela requière un programme de reconstruction nationale décentralisé tel que stipulé dans le Plan d’Action pour la Reconstruction et le Développement National (PARDN) et approuvé lors de la conférence des bailleurs en Mars 2010.
« Le gouvernement Martelly doit rapidement adopter une politique de relogement nationale et les bailleurs doivent accélérer le financement du logement et de la reconstruction des quartiers si Haïti doit corriger les déséquilibres qui l’ont rendue sujettes aux catastrophes, violences et conflits. », a déclaré Mark Schneider, Vice-président Senior du Crisis Group. « Cette politique devrait être portée moins sur la fermeture des camps mais plutôt sur la construction de communautés stables et moins violentes, et pas seulement dans la capitale. ».
EJ/Radio Metropole Haiti

 

lundi 27 juin 2011

27 Juin

Haïti – Politique :

Fin de la visite de Martelly aux USA

27/06/2011 08:51:51

Haïti - Politique : Fin de la visite de Martelly aux USA
Le Président Michel Martelly, vient de terminer un weekend de travail en faveur du Fonds National pour l’Education et de l’implication effective de la diaspora haïtienne dans le développement du pays. Ce voyage, qui entre dans le cadre du « Diaspora Weekend Appreciation » faisant partie du plan d’action de la Présidence pour les 100 premiers jours, l’a conduit à Miami et à NY les 25 et 26 juin 2011.
À Miami, le Président de la République a rencontré des hommes d’affaires, des leaders communautaires ainsi que des élus locaux dont le Maire de Miami, Thomas Regalado, qui lui a remis les clés de la ville.
Le Président a profité de ces rencontres, pour continuer à promouvoir le mouvement de changement et de renouveau du pays et signifier à ses interlocuteurs qu’une nouvelle ère se dessine pour Haïti. Il a invité les compatriotes haïtiens à devenir, désormais, les premiers touristes et les ambassadeurs de cette nouvelle Haïti. Il a, entre autre, renouvelé son soutien à la démarche de la diaspora qui exigent la double citoyenneté pour mieux s’impliquer dans les affaires du pays.
Le pays est désormais « ouvert à l’investissement », c’est l’un des plus retentissants messages livrés par le Chef de l’État qui invite les haïtiens de partout, à divorcer d’avec la pratique qui consiste à dire du mal de son propre pays pour se donner bonne conscience. Il les invite, à offrir au monde tout ce qu’Haïti a de merveilleux, toutes ses potentialités touristiques et économiques.
Le Président a exhorté les compatriotes de l’étranger à continuer à supporter le financement du Fonds National pour l’Éducation qui lui permettra d’ouvrir des portes d’écoles à plus de 500,000 enfants dans un premier temps et garantir l’accès à plus de 2,000,000 qui en ont besoin, avant la fin de son mandat. Le Chef de l’État promet de s’assurer du bon usage de chaque centime appartenant à ce fonds.
A New York, le Président a été reçu par les membres de la Fédération de la Diaspora pour un lunch d’affaires et de levée de fonds. Il s’est donc rendu, ensuite, à la Fondation Sam Dalembert pour un diner, également de levée de fonds, en l’honneur d’Haïti et en faveur du projet d’éducation du Président de la République.
Dans ces deux cas, et dans bien d’autres évènements ayant marqué ce séjour aux Etats-Unis, l’implication de ces compatriotes dans le renouveau d’Haïti et leur support au Fonds National pour l’Education du Président Martelly ont été au centre des échanges.

Discours de Martelly devant la diaspora à New York
http://www.haitilibre.com/article-3252-haiti-politique-discours-de-martelly-devant-la-diaspora-a-new-york.html
Quelques propos du Président Martelly en Floride
http://www.haitilibre.com/article-3249-haiti-politique-quelques-propos-du-president-martelly-en-floride.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3240-haiti-politique-le-president-martelly-en-voyage-officiel-en-floride.html
http://www.haitilibre.com/article-3242-haiti-politique-le-president-martelly-en-voyage-officiel-a-new-york.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Politique :

Martelly affirme vouloir dialoguer avec le parlement

Miami, 27 juin 2011 [AlterPresse] — Le président Michel Martelly affirme vouloir dialoguer avec le parlement pour parvenir à la mise en place de de son prochain gouvernement.

Martelly pourrait ainsi reconsidérer son approche avec le parlement, dans le cadre de la désignation du prochain premier ministre, selon des déclarations qu’il a faites le week-end écoulé durant un déplacement à Miami.

Le chef de l’État estime important d’avancer dans le « dialogue avec le parlement » pour dégager une majorité capable de ratifier son choix.

Le président s’exprimait le samedi 25 juin devant un groupe de journalistes, à Emmanuel Sanon Soccer Park, dans le quartier de little Haiti, où il a tenu une rencontre avec la communauté haïtienne en Floride.

Martelly était accompagné des membres de son cabinet privé et du maire de la ville de Miami, Tomas Regalado.

Le dialogue a déjà commencé avec les dirigeants du parlement en vue de la mise en place d’un gouvernement fonctionnel pour concrétiser ses promesses électorales, souligne le président.

Reconnaissant que le changement qu’il prône ne sera pas facile à réaliser, Martelly déclare qu’il veut avancer pour le bien-être de la population.

« Nous ne pourrons peut-être pas changer en cinq ans les pratiques érigées en système depuis 25 ans, mais nous avons la volonté d’amorcer un processus que nous souhaitons irréversible », dit-il.

Il y a 25 ans, s’est produite une insurrection populaire en Haiti, qui a abouti à la chute de la dictature sanguinaire des Duvalier et, depuis, le pays est entré dans une phase de transition qui perdure encore.

D’autre part, Martelly a confié que l’un de ses conseillers politiques, Daniel Suplice, devrait devenir son prochain ministre des affaires étrangères.

Durant son séjour à Miami, Michel Martelly a participe a un diner avec un groupe d’hommes d’affaires, des officiels élus dont le Congresswoman Fredrica Wilson et des leaders de la communauté haïtienne dans le cadre de ce qu’il appelle « jour de la diaspora ».

Cette activité, qui s’est déroulée à Florida International University, a été une initiative de levée de fonds (100 dollars par personne) en vue de financer le programme d’éducation gratuite prôné par le nouveau président.

Cette rencontre tenue sous le thème « Haiti means Business », visait à mobiliser la diaspora sur la nécessité de contribuer au changement du pays.

Le président Martelly dit compter fermement sur l’aide de la diaspora pour opérer des changements dans le pays. « Soyez les premiers touristes, contribuez à changer l’image de notre pays et venez investir », lance Martelly.

« Le fonds pour l’éducation est géré par la Banque Centrale, et nous serons en mesure d’envoyer 100 mille enfants gratuitement a l’école d’ici le mois de septembre », se félicite le chef de l’état.

Il donne la garantie que les prélèvements effectués sur les appels téléphoniques (5 cents) et les transferts d’argents ($ 1.50) vers Haïti seront bien gérés au bénéfice de l’éducation des enfants du pays.

Une controverse demeure encore en Haïti sur les mécanismes de formalisation et de gestion de ce fonds, qui selon des parlementaires devrait, entre autres, être basé sur une loi approuvée par le parlement. [pe gp apr 27/06/2011 08 :00]

 

Insécurité:

Un mort et deux policiers blessés à Carrefour

27/06/2011 12:41:00 Auteur(e) La Redaction

imageUn employé de la mairie de Carrefour a été tué et deux policiers blessés par balle samedi lors d’un hold-up au cours duquel six bandits, dont certains portant l’uniforme de la police, ont tenté sans succès de dévaliser une maison de transfert dans le quartier de Thor (Carrefour, banlieue sud-ouest de Port-au-Prince).

Selon le commissaire de police de Carrefour, Jean Alex Pierre-Louis, interrogé par Radio Kiskeya, la victime non identifiée et affectée au service de la voirie a été mortellement touchée alors que les braqueurs venaient de neutraliser le propriétaire de Isaac Transfert d’Argent qui ouvrait à peine son entreprise.

Une intervention rapide de la police a entraîné des échanges de tirs qui ont fait deux blessés dans les rangs des forces de l’ordre. Cependant, leurs jours ne sont pas en danger.

Le commissaire Pierre-Louis informe d’autre part que deux des bandits, Frico Charles et Fanel Altéus, un résident du bidonville dénommé Village de Dieu, ont été appréhendés.

Les malfrats n’ont pas eu le temps de faire main basse sur l’argent stocké dans la maison de transfert. Mais, les quatre fuyards activement recherchés sont repartis avec les deux téléphones du responsable de l’entreprise.

Une nette recrudescence du grand banditisme est observée depuis quelques semaines à Port-au-Prince où le déploiement des agents de l’ordre n’est pas toujours visible. spp/Radio Kiskeya

 

DID, FADQDI et l’IICA s’associent au gouvernement haïtien pour structurer le secteur agricole en Haïti avec l’appui financier de l’ACDI

LÉVIS, QC, le 27 juin 2011 /CNW Telbec/ – Développement international Desjardins (DID), Financière agricole du Québec – Développement international (FADQDI) et l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) joindront leurs efforts au cours des sept prochaines années afin de mener à bien un ambitieux projet visant la structuration du secteur agricole en Haïti.

Ce projet, initié par le gouvernement haïtien, bénéficie d’un appui financier de 19 M$ de l’Agence canadienne de développement international (ACDI). Il permettra de jeter les bases d’un système de financement agricole et d’assurance récolte dans ce pays durement éprouvé au cours des dernières années. Le gouvernement haïtien apportera une contribution financière de 1,2 M$ afin d’alimenter le fonds d’assurance récolte.

Compte tenu de l’ampleur du projet, celui-ci sera divisé en deux phases. La première, d’une durée approximative de trois ans, aura essentiellement pour but de développer, de tester et de documenter les composantes du système de financement et d’assurance ainsi que de former les acteurs clés. La deuxième phase visera principalement à élargir la portée des produits financiers offerts et à mettre en place un cadre réglementaire propice au développement à long terme du secteur.

« En offrant aux Haïtiens des instruments financiers accessibles et adaptés à leur réalité, le projet qui s’amorce leur permettra de mieux contrôler la ressource agricole, d’en tirer un meilleur revenu et ainsi d’améliorer significativement leurs conditions de vie », a déclaré Mme Anne Gaboury, présidente-directrice générale de DID.

De son côté, M. Jacques Brind’Amour, président du conseil d’administration de FADQDI, confirme qu’ « en développant de façon durable l’offre de services financiers en Haïti, le projet aura nécessairement un impact sur la capacité du pays à augmenter la proportion des besoins alimentaires couverts par les producteurs locaux et ainsi, à combattre l’insécurité alimentaire ».

Des interventions complémentaires, pour un impact durable

Développement international Desjardins agira à titre de chef de file du groupement et sera en charge d’assurer la coordination des interventions. L’organisation a également le mandat de professionnaliser les activités de crédit agricole au sein des institutions financières locales participantes. Pour ce faire, DID mettra à profit sa vaste expérience en financement agricole. Celle-ci se traduit entre autres par une gamme complète d’outils et de méthodologies éprouvés dont fait partie Crédit+, un outil innovateur d’évaluation du risque de crédit. Présent en Haïti depuis 1995, DID y appuie La Fédération des caisses populaires haïtiennes Le Levier à laquelle se rattachent une cinquantaine de caisses fortement ancrées dans la communauté. Le Levier est aujourd’hui un acteur socio-économique de premier plan au pays et sera appelé à jouer un rôle significatif dans la mise en œuvre du projet.

Financière agricole du Québec – Développement international aura la responsabilité de créer un fonds de fiducie destiné à appuyer le financement des productions ciblées et à garantir partiellement les portefeuilles de prêts agricoles admissibles des institutions financières participantes. Elle concevra également un premier programme d’assurance récolte adapté à la réalité locale, sélectionnera et formera le personnel local chargé d’appliquer le mécanisme retenu dans chacune des régions désignées afin d’en assurer la pérennité et développera le matériel d’information, d’éducation et de vulgarisation à l’intention des producteurs et des acteurs concernés.

L’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture appuiera le ministère haïtien de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) dans la promotion et la dissémination de nouvelles technologies et innovations dans ce secteur, assurera la formation des agro-entrepreneurs et appuiera le gouvernement haïtien, par le biais du MARNDR, dans la révision de son cadre légal ainsi que dans l’adoption de nouvelles lois qui favoriseront le développement du système de crédit agricole et d’assurance récolte et qui permettront une meilleure gestion des terres agricoles en Haïti.

En structurant ainsi l’ensemble du secteur agricole et agroalimentaire haïtien, ces interventions conjointes auront pour impact d’améliorer l’accès au crédit agricole, d’aider les exploitants agricoles à mieux gérer les risques reliés à leurs productions, de stimuler l’entrepreneuriat, la création d’emplois et l’adoption de pratiques de production performantes et, à terme, de combattre l’insécurité alimentaire par une meilleure capacité de production locale. À ce chapitre, rappelons que 60 % des aliments consommés en Haïti sont importés. Dans le cas du riz, ce chiffre s’élève à 80 %.

Des défis imposants, des ressources pour y faire face

Les défis auxquels font face les trois organisations ainsi que leurs partenaires locaux sont nombreux : une agriculture locale historiquement peu rentable, des désastres naturels qui sévissent sur une base régulière, une économie encore fragilisée par le séisme de janvier 2010. Dans cette perspective, l’excellente connaissance qu’ont d’Haïti les membres du consortium, leur expertise confirmée dans leurs secteurs d’intervention respectifs, leur volonté de collaboration ainsi que leur approche misant sur le renforcement des capacités locales et l’autonomisation des acteurs haïtiens peuvent être considérées comme autant de facteurs porteurs de succès. L’étalement du projet sur deux phases se veut également un moyen de réduire les risques qui lui sont associés, tout comme le rôle central que jouera le gouvernement haïtien afin d’assurer la concertation de tous les acteurs impliqués.

À propos de DID
Développement international Desjardins (DID) est une composante du Mouvement Desjardins qui appuie, depuis plus de 40 ans, la création, le développement et le renforcement d’institutions financières dans une trentaine de pays d’Afrique, d’Amérique latine, des Caraïbes, d’Asie et d’Europe centrale et de l’Est. Spécialisé en appui technique et en investissement dans le domaine de la finance de proximité, DID s’appuie sur la richesse et la diversité de l’expérience acquise au fil de ses collaborations avec de nombreux partenaires ainsi que sur les quelque 110 ans d’expérience du Mouvement Desjardins, le premier groupe financier coopératif du Canada. Pour en savoir plus, consultez le site
www.did.qc.ca.

À propos de FADQDI
Financière agricole du Québec – Développement international (FADQDI) est une entreprise sans but lucratif affiliée à La Financière agricole du Québec, dont la mission est de partager le savoir-faire développé en agriculture et en agroalimentaire par La Financière agricole, ses filiales et ses partenaires.  Regroupant des compétences en assurances agricoles, en financement, en développement de systèmes, en géomatique et dans la réalisation d’études sur les coûts de production, ce savoir-faire est offert aux gouvernements étrangers, aux institutions internationales et aux entreprises publiques ou privées. Plusieurs projets sont actuellement en cours en Afrique, Asie et Amérique latine. Les solutions proposées se distinguent par leur caractère innovateur, leur efficacité et leur adaptabilité. Pour des informations complémentaires, visitez le site
www.fadqdi.qc.ca.

À propos de l’IICA
L’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture (IICA) est une agence spécialisée faisant partie du système interaméricain dont la mission consiste à appuyer les efforts de ses États Membres dans le développement de leur secteur agricole et du bien-être de leur population rurale. Dans la réalisation de sa mission, l’IICA travaille dans six champs d’action prioritaires : contribuer au repositionnement de l’agriculture et du monde rural et à l’adoption d’un nouveau cadre institutionnel ; promouvoir le commerce et la compétitivité de l’industrie agricole et agroalimentaire ; promouvoir la protection sanitaire et l’innocuité des aliments ; promouvoir la gestion durable des ressources naturelles et de l’environnement ; promouvoir la dissémination de nouvelles technologies et encourager l’innovation afin de favoriser la modernisation de l’agriculture et le développement rural. L’IICA possède une expertise et une expérience considérables de la situation qui prévaut en Haïti puisque travaillant sur le terrain depuis 1972 avec les intervenants du secteur agricole et agroalimentaire et avec les représentants du MARNDR.

 

99% de l’aide post séisme versée aux ONG, indique Bill Clinton

26/06/2011 15:38:00 Auteur(e) La Redaction

image

Dans un nouveau rapport publié jeudi sur l’aide en Haïti, Bill Clinton estime que les flux financiers de l’aide internationale doivent davantage passer par l’Etat afin d’accélérer la reconstruction, renforcer les institutions, créer des emplois et améliorer les services publics.

Selon le rapport, environ 99% de l’aide d’urgence post-séisme à été décaissé au profit des agences humanitaires bilatérales ou multilatérales, la Croix-Rouge, et des fournisseurs de services non étatiques, y compris des ONG et des contractants privés.

Pour les experts du rapport, davantage de ces fonds devraient transiter par l’Etat afin que les Haïtiens soient en mesure de disposer de ces fonds.

« Le fait que 99% du financement de secours contourne les institutions publiques haïtiennes rend par exemple le leadership du gouvernement d’autant plus difficile », a déclaré l’Envoyé spécial adjoint pour Haïti, Paul Farmer, en introduction du rapport.

Intitulé « L’aide-t-elle changé ? Acheminement de l’aide en Haïti avant et après le séisme », le rapport a pour objectif de comprendre comment l’aide a été acheminée en Haïti avant et après le tremblement de terre.

Le Bureau de l’Envoyé spécial plaide pour le renforcement « des secteurs publics et privés, créant ainsi plus d’opportunités pour les citoyens haïtiens, en commençant par changer les modalités et les bénéficiaires de l’aide ». HPN

 

Haïti – Politique :

Quelques propos du Président Martelly en Floride

26/06/2011 11:52:56

Haïti - Politique : Quelques propos du Président Martelly en FlorideAu brunch, organisé hier samedi, par le Consulat Général d’Haïti à Miami, au Kovens Conference Center de la « Florida International University North Campus » le Président Martelly à été accueilli par une ovation debout d’élus locaux, de chefs d’entreprises et de membres de la diaspora.
Dans son allocation, le Président Martelly a repris le même message que lors de ses précédents voyages en Floride, insistant sur la nécessité du retour de la Diaspora pour aider Haïti « Retournez au pays et aidez Haïti » ajoutant, « Tout le monde ici a un rôle important » devant plus de 150 invités.
Malgré quelques difficultés, « Haïti est ouverte aux affaires » a déclaré le Chef de l’État. Citant en exemple les investissements à Jacmel dans le domaine touristique, Michel Martelly n’a pas hésité à qualifier la ville « d’un des joyaux du monde…»
Au cours de son intervention, le Président Martelly a demandé à plusieurs reprises au public, d’avoir confiance en lui et en son administration.
Bien que les personnes présentes, lui était majoritairement acquises, le Président a répondu à certaines critiques de la diaspora entre autres : sur le report de la réforme constitutionnelle qui permettait aux Haïtiens d’avoir la double nationalité. Se voulant rassurant, le Président Martelly a déclaré « Je défendrai la double nationalité parce que c’est bon pour Haïti ». D’autres ont contesté sa décision d’imposer une taxe sur les transfert d’argent pour financer le Fonds National pour l’Éducation (FNE), destiné à permettre à plus de 500,000 enfants haïtien, d’accéder à l’école gratuite. « Aucun enfant haïtien ne doit être oublié » a répondu Martelly, « nous allons donner une éducation à tout nos enfants » ajoutant « Il y a obligation de rendre des comptes dans mon gouvernement, et je promets de mettre en œuvre un processus de vérification pour s’assurer que les revenus provenant de cette initiative pour l’éducation gratuite, ne sera pas détourné. »
Alors que Reita Bourget, membre de l’Alliance haïtienne d’Atlanta, visiblement conquise a déclaré qu’elle était disposée à lui donner une chance, Joe Celestin, l’ancien maire de North Miami, s’est montré plus réservé « Il a encore beaucoup à faire pour rassembler le pays […] nous devons attendre et voir si cela peut arriver. »
Ce dimanche, Michel Martelly est à New York.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3242-haiti-politique-le-president-martelly-en-voyage-officiel-a-new-york.html
http://www.haitilibre.com/article-3240-haiti-politique-le-president-martelly-en-voyage-officiel-en-floride.html
http://www.haitilibre.com/article-3169-haiti-education-irina-bokova-salue-l-initiative-de-michel-martelly-pour-la-creation-du-fne.html
BF/ HaïtiLibre

samedi 25 juin 2011

25 Juin

Martelly à New-York pour le «Jour de la diaspora haïtienne»

25/06/2011 10:31:00 Auteur(e) La Redaction

imageLe président Martelly se rend le 26 juin à New York pour participer à un ensemble d’activités à l’occasion du « Jour de la diaspora haïtienne ».

Michel Martelly participera à un diner de levée de fonds dont l’objectif est de soutenir son projet d’éducation gratuite, a appris HPN d’une note du Consulat général d’Haïti à New York et des Amis d’Haïti.

L’entrée à ce diner est fixée à 200 dollars par personne et l’activité se tient sous le thème “Haiti means business”.

Le même jour, le président se rendra à un autre diner de levée de fonds donné par la fondation Samuel Dalembert et dont l’entrée est fixée a 500 dollars par tête.

Michel Martelly se rendra également au New York University et au Kimmel Center.  Il s’entretiendra ensuite lors d’un meeting public avec des membres de la communauté haïtienne de la Big Apple.

HPN

 

Haïti – Politique :

Le Président Martelly en voyage officiel en Floride

24/06/2011 17:39:05

Haïti - Politique : Le Président Martelly en voyage officiel en Floride Le Président haïtien Michel Martelly sera à Miami ce samedi 25 juin, 2011 pour son premier voyage officiel dans le sud de la Floride. Le Président tiendra une série d’événements visant à faire participer la communauté haïtienne et dévoilera sa campagne « Haiti Means Business ».
« Cette visite de travail en Floride s’inscrit dans le cadre du Diaspora Appreciation Day visant à reconnaitre et à renforcer l’implication de la diaspora dans l’effort de développement du pays » indique une note de presse du Bureau de Communication de la Présidence.
Le Président Martelly participera à une série d’événements, à commencer par un brunch au Kovens Conference Center de la Florida International University North Campus (3000 N.E. 151st Street Miami, Florida 33181), où il va reconnaître officiellement la Diaspora haïtienne locale, la contribution est de 100.00$ par invité. Pour informations contactez le Bureau du Président (305) 900-9191 ou Stephany Sirius au (305) 731-1476.
Ce brunch est organisé par le Consulat Général d’Haïti à Miami, Tim Hardaway, ancien joueur de basketball des Miami Heat Great, Chazz Woodson, Jean Monestime commissaire du comté de Miami-Dade, Dale Holness commissaire du comté de Broward, Andre Pierre le Maire de Miami Nord et le conseil de ville. Des responsables de la Ville de North Miami Beach assisteront à cet événement.
A 15:30, Tomas Regalado, le Maire de la ville de Miami accueillera le Président Martelly sur le terrain de football Emmanuel Sanon à Little Haiti pour un rassemblement communautaire gratuit. Le président s’adressera aux médias et répondra aux questions dans le parc de 17:30 à 18:00.
Une réception privée, organisée par Michael Jean François Capponi, et sponsorisé par la Haiti Investment Team, discoveringhaiti.com et Soho Beach House aura lieu à 19h00 au Soho Beach House 4385 Collins Ave. Miami Beach. Lors de cet événement, sur invitation seulement, les investisseurs potentiels dans des projets durables à plus grande échelle auront la possibilité de se concerter avec le Président. L’honorable Ralph Latortue, le consul Général d’Haïti à Miami, sera présent à cette réception.
HL/ HaïtiLibre

 

La terre a tremblé ce vendredi

25/06/2011 10:41:00 Auteur(e) La Redaction

image

Ce vendredi 24 juin, la terre a tremblé non seulement en Haïti, mais aussi en République dominicaine à des degrés différents. Six blessés ont été enregistrés en Haïti, selon les médias. En République dominicaine, rien n’a été signalé.
La secousse tellurique de 3,8 sur l’échelle de Richter, ressentie ce vendredi vers 9 h 06 locales à Port-au-Prince et dans ses environs, a provoqué quelques scènes de panique dans plusieurs quartiers et rappelé les durs moments de l’année 2010, au surlendemain du séisme dévastateur qui a fait, selon certaines estimations, au moins 300 000 victimes et un million et demi de déplacés. Le géologue haïtien bien connu, Claude Prepetit, conseiller technique au Bureau des mines, a minimisé ce phénomène, arguant qu’il s’agissait d’un tremblement de terre de basse intensité, qui n’avait pas grand intérêt pour les instituts de sismologie. Toujours est-il qu’ au sein d’une population portant des séquelles d’un traumatisme à l’état latent, ce phénomène a fait ressurgir le spectre d’une menace permanente, qui pèse comme une épée de Damoclès sur notre subconscient. Les blessures enregistrées dans un centre de santé de la capitale témoignent de cette phobie qui sommeille en nous.
La République dominicaine a, pour sa part, enregistré trois tremblements de terre de magnitude supérieure à 3 sur l’échelle de Richter, ressentis dans la région nord-est du pays, selon l’Institut sismologique de l’Université autonome de Santo Domingo cité par plusieurs quotidiens dominicains. Les trois secousses se sont produites respectivement à 3 h 25 a.m. à Higüey, à 3 h 08 a.m. à Samaná et à 6 h 57 a.m. à Cabo Engaño. Il n’ y a eu ni victime ni dégât.
Des secousses ont souvent cours dans la partie est, vers le canal de la Mona et à l’ouest de Porto Rico, sans conséquences fâcheuses pour la population, estime-t-on en République dominicaine.
La vigilance et la prudence s’imposent en Haïti. Dans ce cas de figure précis, il conviendrait de continuer à sensibiliser la population à la nécessité de ne pas faire des risques de secousse sismique une fatalité. La prévention étant la meilleure thérapie, l’éducation et la sensibilisation à plus ou moins brève échéance devraient se poursuivre. Près de quinze mois après le 12 janvier 2010, la construction de maisons n’importe où et n’importe comment se poursuit. Cela représente un énorme risque. De même que la remise apparente à neuf de certains édifices marqués au rouge par les évaluateurs du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPC).
La secousse de ce 24 juin 2011 doit être interprétée comme un coup de semonce. Un rappel à tous qu’il faut continuer à prendre toutes les précautions possibles et réalistes pour éviter moins de casses et de pertes en vies humaines en cas de séisme majeur.

Belmondo Ndengué / bndengue@yahoo.com

 

Haïti – Politique :

Gaillot Dorsinvil est de retour…

24/06/2011 13:39:12

Haïti - Politique : Gaillot Dorsinvil est de retour...Convoqué à plusieurs reprises, par le Parquet de Port-au-Prince et la Commission Sénatoriale d’enquête sur la corruption et les fraudes électorales, Gaillot Dorsinvil, le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP), dont la disparition avait laisser place à de multiples rumeurs et spéculations, est de retour a ses bureaux…!
« Le Président du Conseil électoral provisoire n’a pas fui et ne fuira pas » a déclaré Dorsinvil qui a expliqué être parti se reposer sur les recommandations de son médecin. Supposément recherché par la police, Mr Dorsinvil, a nié qu’un quelconque mandat d’amener a été émis à son endroit, ajoutant être « victime de persécutions politiques. »
« M. Dorsinvil avait justifié son absence par des problèmes de santé, s’il peut se présenter à ses bureaux, il peut aussi répondre à l’invitation du Parquet » a fait savoir Le Commissaire du Gouvernement, Me Harrycidas Auguste, qui entends envoyer dès ce vendredi, une convocation au Président du CEP.
Toutefois, il est peu probable que le Président du CEP réponde à cette nouvelle convocation. D’après Me Reynold Georges, un des avocats de Mr Dorsinvil, le Parquet n’a aucune compétence pour convoquer son client « Monsieur Gaillot Dorsinvil n’est pas justiciable par-devant le Parquet qui n’a aucune compétence pour convoquer un conseiller électoral » ajoutant que le Président du CEP, ni aucun autre conseiller électoral, n’ont de compte à rendre au Chef du Parquet.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3094-haiti-justice-ou-est-gaillot-dorsinvil.html
HL/ HaïtiLibre

 

René Préval se fait opérer d’une hernie discale à Cuba

25/06/2011 10:48:00 Auteur(e) La Redaction

image

(AHP)- L’ancien président haïtien René Préval se trouve depuis mardi à la Havane (Cuba) pour se faire opérer d’une hernie discale.
L’ancien chef d’Etat qui a laissé le pouvoir le 14 mai dernier et qui souffre déjà de prostate, doit subir une opération pour une hernie discale, ont indiqué vendredi à l’AHP des membres de son entourage qui ont fait savoir qu’il a des douleurs au niveau du nerf sciatique.
Le président René Préval dont le 2ème mandat s’est terminé en demi-teinte, est, ces derniers jours sous les feux de la rampe  avec au moins deux livres très critiques, dont un du professeur Claude Roumain titré L’Enigme Préval.

 

L’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier entendu à nouveau par la justice

(AFP) – 25/06/11

Jean-Claude Duvalier, le 20 mai 2011 à Port-au-Prince

(AFP/Archives, Hector Retamal)

PORT-AU-PRINCE — L’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a été entendu à nouveau, vendredi, par un juge d’instruction du palais de justice de Port-au-Prince, a indiqué son entourage à l’AFP.

Depuis son retour d’exil en janvier, l’ancien homme fort d’Haïti est poursuivi par l’Etat pour corruption, détournement de fonds publics, concussions et association de malfaiteurs.

Il fait également l’objet de plaintes pour violations des droits de l’Homme, exil forcé, tortures et arrestations arbitraires de la part de plusieurs anciens opposants dont la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

Revenu au pays en janvier après 25 ans d’exil en France, M. Duvalier « a été entendu pendant 45 minutes par un juge d’instruction dans le cadre des poursuites. Il lui a posé des questions auxquelles il a naturellement répondu avant d’être relâché », a indiqué à l’AFP sa compagne, Véronique Roy.

Il avait déjà été entendu par le juge en mai pendant près de deux heures.

 

Godson Orélus prend les rênes de la police judiciaire

24/06/2011

L’ancien directeur départemental de la police du Sud-est, Godson Orélus a prêté serment ce vendredi 24 juin 2011 comme le nouveau directeur central de la police judiciaire (DCPJ). Il remplace à ce poste le commissaire Frantz Thermilus.
Le commissaire Thermilus allait boucler en juillet prochain sa quatrième année à la tête de la DCPJ. EL/LM

 

Le commissaire de police Vanel Lacroix placé en isolement

24/06/2011

Le commissaire de police Vanel Lacroix, responsable du commissariat de Pétion-ville, a été placé en isolement suite au décès d’un prévenu dénommé Serge Démosthène dans des circonstances quelque peu nébuleuses. Ce dernier a été gardé à vue au commissariat de Pétion-ville avant d’être retrouvé à la morgue de l’hôpital de l’université d’État d’Haïti (HUEH).
Le réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a dénoncé l’implication directe du commissaire dans l’arrestation brutale de ce citoyen qui serait mort après avoir été torturé par des policiers, en présence du commissaire Lacroix et du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste.
Serge Démosthène serait, selon le commissaire de police, un des suspects dans l’assassinat du banquier Guiteau Toussaint, assassiné le 12 juin dernier. Une information démentie par l’avocat du défunt, Me Hugues Sylvain qui explique que son client a été arrêté en raison d’un conflit terrien qui l’oppose à un policier.
Le commissaire Lacroix serait aussi impliqué dans la perquisition du domicile du propriétaire de Radio et télé zénith, Rony Colin, en plaine. Une intervention opérée en dehors des limites géographiques de sa juridiction.
EL/LM

 

Le nombre de cas de choléra augmente en Haïti

Mise à jour le vendredi 24 juin 2011 à 17 h 54 HAE

Un Haïtien hospitalisé

Un Haïtien qui souffre du choléra. (archives)

Photo: AFP/Thony BELIZAIRE

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi que plus de 18 000 nouveaux cas de choléra ont été enregistrés pendant 40 jours au cours des mois de mai et de juin à Port-au-Prince en Haïti.

Lors d’un point de presse, le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, a expliqué que « depuis mai 2011, il y a une augmentation des cas de choléra dans certaines régions en Haïti, spécialement dans les environs de Port-au-Prince et du sud de la Péninsule »

Du 2 mai au 12 juin, 18 182 cas ont été recensés à Port-au-Prince. L’OMS attribue cette progression à la saison des pluies et aux inondations qui ont touché la capitale.

Le nombre de cas déclarés et d’hospitalisations ont aussi augmenté dans les départements de l’Artibonite, de la Grand’Anse, des Nippes, du Sud, du Nord et du Sud-Est.

Toutefois l’agence onusienne explique que la tendance ne semble pas se confirmer à Port-au-Prince, car « une baisse des nouveaux cas dans la région métropolitaine » a été constatée au cours des deux dernières semaines. En outre, le taux d’occupation des hôpitaux de la ville a diminué au cours de cette période.

Malgré une augmentation dans certaines régions rurales et isolées, le nombre de cas s’était stabilisé au début de l’année. Selon des chiffres du ministère de la Santé publique d’Haïti, l’épidémie de choléra a fait 5397 morts et 344 623 cas ont été diagnostiqués depuis son apparition à la fin de 2010.

Le violent séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010 a fait des centaines de milliers de sans-abri. Depuis ce temps, ils survivent dans des installations de fortune et des conditions précaires.

Au début du mois dernier, l’ONU avait publié une enquête sur l’origine de l’épidémie de choléra qui serait une souche venue d’Asie du Sud. L’organisme avait bien fait attention de ne pas montrer du doigt les Casques bleus népalais qui avaient été accusés par plusieurs scientifiques d’être la source de la contamination.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse

 

Haïti – Éducation :

Inauguration de l’espace numérique polyvalent de l’INUQUA

24/06/2011 13:53:34

Haïti - Éducation : Inauguration de l’espace numérique polyvalent de l’INUQUALe Ministère français des affaires étrangères et européennes, l’Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD), l’Ambassade de France en Haïti et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) ont inauguré cette semaine à Tabarre (Port-au-Prince), dans le cadre du projet PENDHA, l’espace numérique polyvalent de l’Institut Universitaire Quisqueya Amérique (INUQUA).
Cet espace à la pointe de technologie, équipé d’une vingtaine d’ordinateurs portables flambants neufs et d’un système de visioconférence est destiné au renforcement des capacités de l’université bénéficiaire.
En savoir plus sur le projet PENDHA :
Le projet PENDHA (Plan d’Enseignement Numérique à Distance en Haïti) est un projet conjoint entre le Ministère français des affaires étrangères et européennes, l’AIRD et l’AUF. Il est destiné à fournir un appui significatif dans la reconstruction du système universitaire haïtien, à travers : Le déploiement et l’animation d’un réseau de 17 espaces numériques, dont 5 dédiés à la médecine et aux sciences de la santé.
L’espace numérique polyvalent de l’INUQUA est le troisième de ce type en Haïti. Dans le cadre du Projet PENDHA, deux autres espaces ont été ouvert en mars 2011, l’un à l’Université Quisqueya (UniQ) et l’autre à l’École Supérieure d’Infotronique d’Haïti (ESIH). Dans ces deux espaces, la formation des formateurs a déjà débuté. Les enseignants bénéficiaires de cette formation apprennent à construire des programmes d’enseignement numérique qui seront proposés aux étudiants sur internet.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2591-haiti-education-inauguration-de-deux-espaces-numeriques-polyvalents.html
http://www.haitilibre.com/article-2409-haiti-education-formation-des-futurs-gestionnaires-d-espaces-numeriques.html
http://www.haitilibre.com/article-1960-haiti-education-la-plus-grande-bibliotheque-numerique-d-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-1255-haiti-education-nouvel-espace-numerique-aux-cayes.html
http://www.haitilibre.com/article-1213-haiti-education-un-campus-universitaire-numerique.html
http://www.haitilibre.com/article-697-haiti-education-premiere-grande-bibliotheque-numerique-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre / AUF

 

Haïti-Sécurité :

Le flou gouvernemental motif de la recrudescence de l’insécurité

P-au-P, 24 juin 2011 [AlterPresse] — L’absence d’un gouvernement en pleine capacité de prise de décision en Haïti est à l’origine de l’apparition des foyers d’insécurité observés notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, selon l’expert en sécurité publique Réginald Delva, interrogé par AlterPresse.

Le premier ministre désigné par le président Michel Martelly, Daniel Rouzier, n’a pas reçu la bénédiction de la Chambre des députés, ce qui a annihilé du coup les chances de l’homme d’affaires de pouvoir se présenter devant le Senat.

Martelly s’est dit récemment prêt à designer une autre personne, mais le vide gouvernemental risque de durer encore. Une situation qui selon Reginald Delva, expert en sécurité publique, profite aux criminels.

« Avec le flou qu’il y a depuis quelque temps, occasionné par le changement de président et un gouvernement qui liquide les affaires courantes, la tendance des réseaux de criminels à s’en prendre au peu de ressources qu’il nous reste se renforce », déclare Réginald Delva.

Ce flou est aussi généralement le symptôme de « conflit entre la justice et la police », indique t-il.

Il y a toujours des gens qui à un moment bien déterminé font augmenter le volume de l’insécurité ou le font descendre, soutiennent des personnalités qui souhaitent garder l’anonymat. Contexte politique fragile ou manipulation de certains secteurs, quoiqu’il en soit, depuis plusieurs semaines les actes criminels présentent une tendance à la hausse, notamment les assassinats et les braquages de rue.

« Tous les indicateurs sont au rouge », estime Réginald Delva, signalant une augmentation des blessures par armes à feu.

Près de 4 000 détenus se sont évadés de la prison principale du pays suite au séisme du 12 janvier 2010. La majorité sont encore dans la nature et continuent leurs activités criminelles.

En dépit de cette situation alarmante, les autorités en place affichent une grande inertie alors que la police bascule dans les dérives que des organisations de droits humains dénoncent : irrespect des droits de la personne, exécutions extrajudiciaires.

Par ailleurs, cette situation d’insécurité, fait rebondir à nouveau dans l’actualité la question de la reconstitution ou pas des Forces Armées d’Haïti. Martelly a toujours affiché son désir de créer une nouvelle force de sécurité nationale, sans toutefois préciser le statut de cette force.

En attendant, la police nationale avec 9 mille 500 agents est la seule force nationale pour tout le territoire.

« La situation est préoccupante et va avoir des répercussions sur les projets d’investissement dont parle le président Michel Martelly, et surtout la question d’attirer les investisseurs étrangers », indique Delva.

L’insécurité grandissante, risque de bloquer toute vision de changement ou de progrès de ce pays, prévient-il.

« Des mesures doivent être prises au plus haut niveau du gouvernement (…) qui permettraient de dépasser la question de liquider les affaires courantes », martèle Réginald Delva.

Martelly au moment de son investiture avait lancé des mises en garde aux bandits tout comme aux autorités judiciaires . Un mois plus tard, la fermeté annoncée, a, semble t-il, du mal à s’ajuster. [mm kft gp apr 24/06/2011 12 :50]

 

Mission spéciale pour le démissionnaire

Après le rejet de Daniel Gérard Rouzier par la Chambre des députés, le président de la République a vite compris que le pays ne devrait pas mourir pour autant. Il a donc fait appel au service du Premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive, pour l’aider dans l’exécution de son programme de campagne avant la désignation et la ratification par le Parlement d’un nouveau gouvernement. En participant à la 17e édition de Livres en folie, jeudi, Michel Martelly a promis de désigner sous peu son prochain Premier ministre.

Jean-Max Bellerive et Michel Martelly

Son échec avec Daniel Gérard Rouzier n’a pas changé pour autant les principes et la philosophie du président Martelly. « Je reste accroché à mes principes. Je ne vais pas y renoncer à cause de l’échec de M. Rouzier », a-t-il déclaré à la 17e foire du livre tenue jeudi dernier au Parc Historique de la Canne à Sucre. Le chef de l’Etat a promis de désigner sous peu un nouveau Premier ministre. Son nom est déjà là, a précisé Michel Martelly. Mais avant d’y arriver, il a convoqué le chef du gouvernement démissionnaire et lui a confié la mission de faire un inventaire des ressources et des moyens disponibles au niveau de l’Etat pour commencer à mettre son programme à exécution.
Bellerive, le bras exécutant de Martelly en attendant
« Je vois cette mission comme une nécessité », a répondu, vendredi, Jean-Max Bellerive sur les ondes de Radio Magik 9. « Avec l’équipe en place- les ministres démissionnaires- des mesures relatives aux priorités nationales vont être prises», a-t-il promis. Sa première réunion cette semaine avec le président Martelly était spécifiquement axée sur un partage de préoccupations et de vision relativement à ce qui peut être fait avec le budget de l’année fiscal 2010-2011
En outre, M. Bellerive s’est réuni vendredi avec son équipe dans le but de présenter à Michel Martelly un plan d’action et d’opérer certains changements dans le système. Il a promis de mettre le Parlement- qu’il considère comme un élément important dans le fonctionnement du pays- au courant des mesures prises par l’exécutif.
Interrogé sur les informations faisant croire que le président Martelly serait en passe de le désigner comme son Premier ministre, Jean-Max Bellerive a rappelé que le choix d’un chef de gouvernement est la prérogative du chef de l’Etat en consultation avec les présidents des deux branches du Parlement. Il a toutefois reconnu qu’il entretient de bonnes relations avec M. Martelly.
Pour Bellerive, il ne doit pas y avoir de doute là-dessus: il sera toujours prêt à servir son pays, sa patrie. « Quel que soit l’endroit où on me demande de servir, je serai toujours prêt à servir », a-t-il dit.
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive, coprésident de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et ministre de la Planification et de la Coopération externe, est considéré comme quelqu’un qui s’est fait beaucoup d’amis au Parlement, et il le reconnaît.
Cinq ans ministre de la Planification, chef de gouvernement depuis le 11 novembre 2009, responsable de la CIRH…,il est toujours en contact avec des parlementaires. « Comme ministre et Premier ministre, pendant 36 fois j’ai été obligé de me présenter au Parlement pour donner des réponses à des questions. Oui, effectivement j’ai de bonnes relations avec beaucoup de parlementaires. J’ai une facilité de contact avec eux… », a-t-il avancé.
Par ailleurs, un membre influant de l’équipe de Martelly, sous le couvert de l’anonymat, a confié au journal Le Nouvelliste, jeudi, que le président Martelly n’avait encore rien dit sur le nom de celui qu’il va désigner comme Premier ministre. « Cela pourrait être fait la semaine prochaine. Pour l’instant, il n’a encore rien dit… », a confié notre source.
Plus d’un pense que le chef de l’Etat devrait tirer leçon de son échec avec Daniel Gérard Rouzier et partir à la recherche de sa majorité au Parlement. Avec M. Rouzier, la tension était très tendue entre l’exécutif et le Parlement, puisque le premier n’a pas voulu négocier, dialoguer ou discuter avec le second. Résultat : un mois et demi après son investiture, Michel Martelly peine à atterrir et tourne sur lui-même.
Le vice-président du Sénat, le sénateur Jean-Hector Anacacis, lui a sévèrement rappelé que, nous citons: « M. Martelly doit comprendre qu’il n’est pas dans une compétition de groupes musicaux. Il s’agit de la politique; il doit y avoir des compromis et de l’entente. Il n’a pas d’autre choix que de négocier avec les parlementaires », fin de citation.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Haïti/Présidence

Michel Joseph Martelly: un bilan peu convaincant….

Le changement souhaité par le nouveau président Michel Joseph Martelly pour Haïti débute mal. Après un mois, son bilan, qu’il a lui-même dressé publiquement, suscite des remous. Certains en rient, d’autres y voient une volonté de transparence. Mais, de l’avis presque général, le président n’avait aucunement l’obligation de se soumettre à une telle démarche, d’autant que « krab pa gra ».

2011-06-24 10:41:53

Un mois déjà et le changement promis peine à montrer les premières prémices. La situation socio-économique de la population se détériore un peu plus chaque jour. Le bras de fer entre le Parlement et l’Exécutif sur la question du Premier ministre désigné – dont le choix sera rejeté, le mardi 21 juin, par la Chambre des députés – irrite l’opinion publique. Les coups bas et les harangues propagandistes lassent. Les menaces, dit-on, de dissolution du corps législatif sont restées à date sans effet. Au contraire, les parlementaires haussent le ton. S’il est vrai que le Parlement est accusé d’excès dans son rôle de contre-pouvoir vu le marchandage politique et les tractations qui s’y déroulent, il constitue pourtant la seule force de pression capable d’orienter les actions du chef de l’Etat dans le sens des intérêts de la nation et dans un cadre légal. En tout cas, le président Martelly multiplie les poses de première pierre et les inaugurations autant que les maladresses. La dernière en date, selon plus d’un, serait son premier bilan rendu public.
Dans ce contexte tendu où chaque nouveau dossier constitue un terrain d’affrontements, le premier bilan de M. Martelly constituerait un acte de propagande qui aurait visé, dit-on, à faire avancer la cause du Premier ministre désigné. En effet, le refrain « sans les fonds de l’Etat et sans chef de gouvernement, seulement avec l’aide de quelques amis du secteur privé» qui terminait son allocution-bilan, est symbolique et témoigne des frictions qui existent entre les deux pouvoirs : Exécutif et Législatif. Inquiétant ! Très inquiétant ce premier bilan, estiment certains observateurs. Le malaise au sommet de l’Etat est flagrant, le doute s’installe, même chez le président qui se serait finalement réveillé à la réalité du pouvoir. Le rêve, qu’il a vendu lors de sa campagne électorale, serait-il en train de s’évaporer ? A vouloir aller vite, trop vite, s’est-il emmêlé les pinceaux ? Le président parle trop, estiment ses détracteurs. Il devrait, dit-on, laisser la responsabilité de porte-parole à quelqu’un d’autre.
Relocalisation et reconstruction…
Au début de cet été, une solution aux problèmes de ceux qui croupissent, depuis janvier 2010, sous des tentes dans des conditions infrahumaines semble de plus en plus compromise. Les maisons promises aux sinistrés dans les discours de campagne électorale de Michel Joseph Martelly sont attendues avec impatience. Déjà, les complaintes montent des camps de sinistrés. Les huit maisonnettes, construites à l’initiative du président de la république dans la zone de Furcy, n’atténueront en rien la frustration des victimes du séisme du 12 janvier 2010. D’environ 4 mètres carrés de surface, ces maisonnettes, aux couleurs de la « Fondation rose et blanc » créée par M. Martelly, contrastent avec les rêves de grandeur avoués.
Inaugurées en fanfare, ces constructions sont une vraie gageure et semblent sonner le glas de l’espoir des milliers de sans- abris. La crise du logement que traverse actuellement le pays est pourtant à son paroxysme. La fierté du chef de l’Etat en parlant des « maisons construites dans le marché de Furcy » fait planer le doute sur sa volonté et surtout sa méthode pour résoudre ce problème et est une preuve flagrante de l’immaturité politique de Michel Joseph Martelly.
Les analystes estiment qu’il n’y avait nullement lieu pour M. Martelly de dresser un bilan après un mois de présidence marqué l’absence d’un gouvernement Martelly. D’autant que les actions les plus significatives auxquelles ont pris part M. Martelly ont été initiées par l’administration Préval, administration qu’il critiquait avec désinvolture.
En effet, au cœur du bilan du premier mois de présidence de Michel Martelly, ces petites maisons et la pose de première pierre pour le « projet 400 % » dans la zone de « Zoranje», au nord de la capitale, constituent les seuls éléments ayant rapport avec la reconstruction du pays. Le second projet mentionné par le président, qui ne fait toutefois pas partie de son bilan, vise la construction de 400 maisons en cent jours, et sera financé par la Banque interaméricaine de développement (Bid) et le Fonds d’assistance économique et sociale(FAES). Plusieurs milliers de sans-abri devront y être relogés, selon le président de la République. La mise à l’écart de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dans ce projet soulève des interrogations opportunes, compte tenu de la prédominance de l’international dans la démarche de reconstruction du pays.
Le « projet 400 % » entre dans le cadre de la première phase d’un projet de 30 millions de dollars de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en partenariat avec le ministère de l’Économie et des Finances, à travers le Fonds d’assistance économique et social (FAES). Le gros du projet est de construire environ deux mille maisons dans trois départements du pays, savoir l’Ouest, le Nord’Est et le Sud’Est. Il témoignerait entre autres de la volonté des autorités gouvernementales de reloger les victimes du séisme tout en mettant l’accent sur la décentralisation du pays.
Dans cette perspective, le déguerpissement des occupants des espaces publics est déjà lancé dans plusieurs communes du département de l’Ouest. Le maire de Delmas, Wilson Jeudy, est entré en action. Le camp des victimes aménagé à Delmas 17 (carrefour de l’aéroport) a été vidé. D’autres camps sont dans le viseur du maire. Des rencontres se multiplient pour désoccuper également le Champ de Mars. Le nom du président de la République est cité dans ces dossiers, notamment par le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles. Beaucoup y voient une action politique pour alléger la charge du président Martelly en ce qui a trait à ses promesses de maison faites aux victimes. Selon le maire Jeudy, «les clés de maisons » promises par le président de la République ne seront pas remises de sitôt. La population doit comprendre que cela prendra du temps et, probablement, ne se réalisera pas, a-t-il déclaré, lors d’une interview accordée la semaine écoulée au journal « Le Matin ».

Lionel Edouard


Haïti / Présidence

Martelly et l’international : des relations imprécises

Le président Michel Martelly avait promis, en campagne électorale, d’en finir avec cette Haïti qui tend toujours sa sébile pour quémander l’aumône dans les couloirs internationaux. Prônant un pays digne, voire auto-suffisant, le candidat qu’il était semblait y voir le premier pas vers la reconquête de la souveraineté nationale. Mais à vouloir hâter la fin de l’assistanat, il s’était, sans en prendre conscience, attelé à la lourde tâche d’enterrer une politique qui avait caractérisé la diplomatie branlante de son prédécesseur, René Préval.

Le Matin – 24/06/2011

image

L’ex-president americain Bill Clinton accompagne du president haitien Miche J.Martelly; en arriere plan a gauche le conseiller politique de Michel Martelly, Daniel Supplice.

Le président Michel Martelly avait promis, en campagne électorale, d’en finir avec cette Haïti qui tend toujours sa sébile pour quémander l’aumône dans les couloirs internationaux. Prônant un pays digne, voire auto-suffisant, le candidat qu’il était semblait y voir le premier pas vers la reconquête de la souveraineté nationale. Mais à vouloir hâter la fin de l’assistanat, il s’était, sans en prendre conscience, attelé à la lourde tâche d’enterrer une politique qui avait caractérisé la diplomatie branlante de son prédécesseur, René Préval. Aujourd’hui, dès les premiers jours de son règne et pour poser rapidement les jalons de ses promesses, Martelly en appelle à l’international. Mais ce dernier rechigne encore en raison d’un contexte politique particulièrement fragile et des mises en place structurelles jugées peu rassurantes.
Avec le Fonds national pour l’éducation (FNE), Martelly a voulu éviter un financement direct de la communauté internationale pour la concrétisation de l’une de ses grandes priorités. Le fonds ne sera pas un don ni l’une de ces fameuses « aides publiques au développement (APD) », mais il proviendra quand même de l’extérieur, à travers les appels et les transferts d’argent de la diaspora haïtienne. Aussi pour implémenter d’autres aspects de son projet de scolarisation universelle gratuite, lui faudra-t-il un appui plus direct des pays dits amis d’Haïti.
Plusieurs fois, dans le bilan de ses 30 premiers jours, le président Martelly a fait état de financement de pays étrangers pour des projets en cours ou en perspective. Dès le premier point de sa présentation, il parle de « bailleurs de fonds » qui doivent aider à la reconstruction du marché des Gonaïves récemment incendié. Aussi, pour solutionner la crise alimentaire, le président dit être en négociations avec « des gouvernements amis » qu’il n’a pas jugé bon de spécifier.
On ne saurait oublier que la communauté internationale a joué un rôle déterminant dans l’élection de Michel Martelly. Une fois élu, celui-ci s’est lui-même déplacé pour recevoir les félicitations et rencontrer certains grands barons de l’international. Dès le 5 avril 2011, le nouveau président d’Haïti a été invité à déjeuner au département d’Etat en compagnie de la secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton.
« Nous sommes derrière lui, nous sommes très enthousiastes », disait, souriante, la chef de la diplomatie américaine qui venait de féliciter le 56e président d’Haïti. Prenant la parole par la même occasion, Michel Martelly avait renouvelé sa promesse d’engager toutes sortes de reformes en Haïti tout en déplorant « la désespérante lenteur » de la reconstruction. Ironie de l’histoire : cette lenteur et cette hésitation qu’il dénonçait hier, apparaissent comme les premiers reproches adressés aujourd’hui à son équipe par les potentiels donateurs étrangers.
Les tergiversations sur le sort de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), le manque de coordination au sein de l’équipe Martelly, notamment dans la mise en œuvre des priorités de la reconstruction et dans la gestion des relations internationales, sont autant de points de recul pour l’international.
Avant l’investiture de Martelly, on croyait que les jours de la CIRH étaient comptés. Déjà, lors d’un débat électoral avant sa participation au second tour de la présidentielle, le candidat de Repons Peyizan avait déploré la lenteur des travaux de la CIRH. Après avoir rencontré les deux co-présidents de cette commission au Karibe convention center, Michel Martelly s’était montré toujours insatisfait quant aux résultats probants de la commission.
Des parlementaires qui ont récemment rencontré l’un des co-présidents de la CRIH, Bill Clinton, ont clairement souhaité que ladite commission soit réduite à la seule partie haïtienne actuelle. Cette position des parlementaires intervient quelques mois avant la fin du mandat de la CIRH en octobre prochain, alors qu’il est déjà question de transformer la CIRH en agence de la reconstruction. Parallèlement, dans les rangs de Michel Martelly, certains conseillers et ministres potentiels souhaitent que cette commission soit complètement revue et corrigée. L’avenir incertain de la CIRH semble traduire aujourd’hui une réalité qui va au-delà d’une simple commission et dénote l’indécision et l’hésitation qui plane sur la reconstruction.
Avec le rejet, par la Chambre des députés, du choix de M. Daniel Rouzier comme Premier ministre désigné, Michel Martelly perd un temps précieux alors que la communauté internationale insiste sur les échéances et s’inquiète des lenteurs. S’il est vrai que c’est le Parlement qui traine les pieds, mais c’est la Présidence qui va devoir en payer les frais. Refaire la diplomatie haitienne, rassurer les bailleurs dans un contexte politique particulièrement tendu, ce sont là des tâches ardues qui attendent le prochain cabinet ministériel.

Eddy Laguerre / edgu85@yahoo.fr

 

Il n’y a pas 36 solutions

Haïti: Le rideau vient de tomber et le président Michel Martelly d’essuyer son premier camouflet : son poulain, Daniel Gérard Rouzier, doit faire son deuil de la primature et retourner à ses entreprises que, dit-on, il gère si bien.
À vrai dire, le rejet du choix de M. Rouzier ne doit pas étonner, car il était prévisible. Trois raisons majeures nourrissent un tel réalisme.
D’abord, la couleur de sa peau. On me rétorquera qu’il n’y a pas de problème de couleur en Haïti. Que Blancs, Noirs, Bleus, Gris vivent en parfaite harmonie. Vrai. Sauf quand il ne s’agit pas de politique. Depuis la chute de Lescot en 1946, chaque fois qu’un homme de couleur se mêle de politique tout est mis en oeuvre pour le détruire. Parce que dans l’esprit de beaucoup de compatriotes, la politique, facteur de jouissances et de fortunes vite faites, est la chasse gardée de la classe majoritaire, les Blancs et les mulâtres ayant déjà leurs commerces et leurs usines.
Ensuite, Daniel Rouzier est coupable d’un délit gravissime : le délit de possession. C’est un homme d’affaires qui a réussi, qui a pignon sur rue. Or, on n’aime pas cette race-là par ici, même si on passe son temps à rêver d’en faire partie et qu’on est prêt à tout pour y arriver, y compris par le pillage systématique des deniers de l’État.
Enfin, il n’échappe à personne qu’il existe une volonté manifeste de mettre des bâtons dans les roues du nouveau président. Le mot d’ordre semble être punir ce « just come » qui, non content d’avoir remporté la présidentielle, croit pouvoir faire mieux que tout le monde avant lui. Il parle, Martelly, de changer les choses, de mettre de l’ordre dans l’administration, de rendre l’école primaire gratuite, de montrer la différence avec ses prédécesseurs dès les cent premiers jours de son mandat. Il ose même déjà parler de ses 15 réalisations en seulement trente jours de mandat. Vous vous rendez compte ! Mais il se prend pour qui, ce mec-là ? Puisqu’il ne comprend rien à rien, il faut donc l’instruire, lui mettre les points sur les « i », lui rappeler qu’il est seulement au pouvoir mais qu’il ne détient encore aucun pouvoir.
Peut-être que les très honorables députés n’ont rien véritablement contre le label Rouzier. Peut-être aussi qu’ils le trouvent fort sympathique. Mais il est fautif d’avoir été désigné par cet empêcheur de tourner en rond de Martelly.
Certains des arguments avancés par les députés pour motiver leur décision sont assez pertinents. D’autres le sont moins. On peut avec raison reprocher à certains d’entre eux de privilégier leurs petits intérêts personnels ou partisans au détriment de la population. On peut encore leur reprocher leur indifférence cynique devant la misère collective. Mais, de même qu’on ne peut blâmer un chat de faire son boulot de chat en croquant de temps en temps une gentille petite souris, on ne peut les blâmer de faire leur travail de parlementaires. Que cela plaise ou que cela blesse. Ce sont là les inconvénients de la démocratie parlementaire, et il faut faire avec.
Le GPR a prouvé, s’il en était besoin, qu’on ne peut ni ne doit le tenir pour quantité négligeable. Il est une force politique et il l’a démontré. Il faudra désormais compter avec lui. S’il reste uni, il peut, si cela lui chante, s’opposer systématiquement, et avec succès, au Président. Que peut faire celui-ci ? Il n’a de majorité dans aucune des deux Chambres et aucun pouvoir sur le Parlement. Il ne peut le renvoyer et convoquer des élections anticipées, pas plus qu’il ne peut lui couper tout moyen de fonctionnement. Même bénéficiaire de la ferveur populaire, il ne peut pas, comme cela se faisait jadis, lancer ses partisans à l’assaut de la chambre. Le Parlement est une conquête démocratique. Il est à la démocratie ce que la respiration est à l’homme : il la maintient en vie. Aussi personne ne doit-il souffrir qu’il lui soit porté la moindre atteinte. Alors que faire ? Il n’y a pas trente-six solutions : le président doit négocier avec le GPR. Faute de quoi, il risque de voir tous ses choix rejetés les uns après les autres. Il doit imprégner l’idée que la politique est un rapport de forces qui, pour le moment, n’est pas en sa faveur. La donne politique étant ce qu’elle est, il doit être assez intelligent pour comprendre qu’il n’a nul intérêt à s’engager dans une partie de bras de fer avec l’une ou l’autre des deux Chambres : il est parti perdant.
Le président doit négocier pour enfin commencer à diriger. Car chaque jour qui passe sans gouvernement repousse l’espoir d’un lendemain passable pour la population et augmente son désespoir et sa colère. Cela pourrait, à la longue, constituer un mélange explosif.

Garry Azémar

 

Le parti Opl relance le plaidoyer autour de « la paternité responsable »

P-au-P, 24 juin 2011 [AlterPresse] — Le comité exécutif pour le département géographique de l’Ouest du parti politique Organisation du peuple en lutte (Opl) reprend le plaidoyer autour de la Loi sur la paternité responsable, à la veille de la fête des pères ce 26 juin.

Lors d’une conférence de presse, ce vendredi 24 juin 2011, le comité exécutif de l’Opl lance un appel aux parlementaires, notamment les nouveaux élus, pour qu’ils sortent cette loi des « tiroirs » et l’adoptent.

En souffrance au Parlement depuis 2008, la loi sur la paternité responsable n’a été votée qu’au niveau de la chambre des députés.

Marie Claude Dorcé, de l’Opl, rappelle le rôle clé joué en ce sens par la députée Gérandale Thelusma, décédée dans un accident de la circulation survenu le 20 décembre 2010, sur la route nationale # 1 (Nord), à hauteur de Marchand Dessalines.

Katia Bonté, coordonnatrice de l’Opl pour le département de l’Ouest, annonce que le parti entend faire un faisceau avec toutes les organisations de base pour pousser le Parlement à boucler le processus.

Le parti exprime son inquiétude devant le nombre d’enfants, dans le pays, élevés sans leurs pères.

« Cette situation est l’une des plus grandes formes de violence subies par les femmes dans notre société. L’irresponsabilité des pères contribue à la pauvreté des femmes », souligne Marie Claude Dorcé, rappelant que, dans 40% des familles, c’est uniquement la mère qui est présente.

Dorcé rejette en même temps l’idée que la Loi sur la paternité responsable serait « amorale ». Face aux détracteurs de la loi, elle brandit le droit de tout enfant à un même traitement, sans discrimination. [kft gp apr 24/06/2011 11:00]

 

ONU: Plaidoyer pour le respect du droit à un logement convenable en Haiti

ONU: Plaidoyer pour le respect du droit a un logement convenable en Haiti Port-au-Prince, le 24 juin 2011 – Le Bureau du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) en Haïti est profondément préoccupé par la situation du respect du droit des personnes à un logement convenable, et ce plus particulièrement s’agissant des personnes vivant dans les camps qui se sont formés après le séisme et dans les communautés informelles – parfois appelées bidonvilles.

Le droit à un logement convenable est intrinsèquement  lié à d’autres droits de l’homme, tels que les droits à la santé, à l’eau, à l’emploi,  à l’éducation et à l’intégrité physique de la personne, et il nécessite des moyens économiques, ainsi que l’accès à l’eau et l’assainissement. Le Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme en Haïti estime qu’une reconstruction réussie ainsi qu’une sécurisation et une stabilisation à long terme du pays dépendront en partie du respect du droit à un logement convenable.

En vue de formuler des recommandations sur la situation du logement et des efforts de reconstruction au Gouvernement d’Haïti et à la communauté internationale, la Rapporteur Spéciale des Nations Unies sur le droit à un logement convenable, Mme Raquel Rolnik, a effectué une visite de travail en Haïti du 8 au11 Juin 2011. Dans le cadre de cette visite, elle a participé à un atelier de travail sur le droit au logement en cas de catastrophes naturelles, organisé conjointement par ONU-Habitat, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).  Elle a aussi visité des camps de personnes déplacées ainsi que des quartiers de la capitale endommagés par le tremblement de terre. Cette visite a été organisée par le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme en Haïti

Peu de temps avant cette visite, les 20, 23 et 25 mai, trois camps (Place du Camp-Dame, camp de Delmas 3/Foyer culturel et Assistance Camp Plus) dans la municipalité de Delmas, à Port-au-Prince  avec environ 850 familles ont été fermés avec usage de la force par les autorités locales. Des abris ont été démolis, et dans de nombreux cas irrémédiablement endommagés. Certains effets personnels ont été détruits ou perdus et certains habitants des camps auraient été battus. Des familles ont été contraintes de quitter les camps sans aucune vérification préalable de leur accès à un logement alternatif, quand bien même les autorités indiquent qu’elles ont financièrement compensé les familles.

La fermeture des camps de Delmas s’inscrit dans le cadre d’une série d’incidents similaires qui ont eu lieu au cours des douze derniers mois. Le 26 mai, les autorités haïtiennes  ont fait part  aux Nations Unies de leur opposition à  la manière dont les camps ont été fermés. Cependant, le 6 Juin, environ 70 familles auraient été contraintes de quitter le camp Place Mache à Grand-Goâve, (département de l’ouest). Le HCDH se félicite de la position exprimée par les autorités et de leur réponse rapide à la fermeture du camp de Delmas, mais demeure profondément préoccupé que d’autres camps continuent d’être fermés avec l’usage de la force.

Certaines personnes vivent actuellement dans des camps à cause de la perte de leurs maisons lors du séisme tandis que d’autres se sont déplacés dans des camps pour échapper à des conditions de vie difficiles dans les communautés informelles. Le HCDH reconnaît le défi exceptionnel à relever pour les autorités haïtiennes dans le développement de solutions durables pour des centaines de milliers de personnes dans les camps et logements spontanés. Les autorités municipales doivent répondre à des demandes souvent concurrentes  de  fermeture des camps qui occupent des terres privées, ou qui obstruent des écoles, routes et autres espaces publics, tout en offrant un soutien aux populations et prévenant la criminalité. Néanmoins, comme mentionné par la Rapporteur Spéciale lors de sa visite, « l’expulsion de personnes sans fournir un logement de remplacement convenable est une violation du droit international des droits humains».

Pendant toute l’année 2010, le HCDH, à plusieurs reprises, a encouragé le Gouvernement  haïtien  à adopter une approche globale prévoyant  des délais raisonnables pour la fermeture des camps, assortie de la construction de logements alternatifs. Le HCDH a insisté pour que le plan englobe tous les camps et inclue des dispositions pour améliorer les conditions de vie dans des logements informels, et qu’il envisage la transformation d’un nombre restreint de camps en quartiers informels destinés à perdurer. Étant donné le cycle continuel de mouvements des quartiers aux camps, le HCDH estime que seul un plan global peut permettre de faire avancer la cause du progrès durable et du respect des droits de l’homme.

Le HCDH se joint à la Rapporteur Spéciale pour féliciter les autorités nouvellement élues d’avoir manifesté leur volonté de travailler avec la communauté humanitaire et de préparer une stratégie initiale pour la fermeture de six camps conformément aux normes internationales. La Rapporteur Spéciale a insisté que la sélection des camps destinés à  être fermés en priorité le soient sur la base de critères de vulnérabilité.  Le Bureau du Haut Commissariat insiste sur l’importance, pour les autorités haïtiennes, de s’assurer que la fermeture des ces camps spécifiques fasse partie d’un plan global qui puisse réellement être mis en œuvre dans le cadre du droit à un logement convenable pour tous, tant dans les camps que dans les logements informels.  La sélection de ces six camps prioritaires ne constitue pas en soi une solution au problème plus large de la relocalisation. 

Le HCDH est convaincu que ni le Gouvernement ni les autorités municipales ne souhaitent la fermeture des camps à n’importe quel prix. Le HCDH recommande au  Gouvernement de s’assurer que la fermeture des camps soit réalisée dans le respect du droit international, et encourage le Gouvernement et la communauté internationale à envisager un soutien croissant aux autorités municipales à cet égard.

vendredi 24 juin 2011

24 Juin

Haiti – Séisme :

Nouvelle réplique ce matin

24/06/2011 10:03:14

Haiti - Séisme : Nouvelle réplique ce matin (MISE A JOUR 11h23)

Ce matin peu après 9 heures (9h06), une secousse sismique a été ressentie dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, elle a été ressenti au niveau de Pélerin, de Pétion-Ville, de Frères, du Champs-de-Mars…. Dans certain quartier les habitants ont été pris de panique et sont sorti de chez eux.
La magnitude et la localisation de cette réplique n’est pas connu à l’heure actuelle et n’a toujours pas été rapportée par l’U.S. Geological Survey (USGS), tandis qu’elle apparait au niveau des sismographes du Collège Catts Pressoir et du Lycée Alexandre Dumas (Lycée français).
Brigitte Gimenez, proviseur du Lycée français confirme avoir eu une conversation téléphonique avec le sismologue français Eric Calais, et que ce dernier lui a dit que « la secousse avait été de magnitude 3,7 ».
Tant qu’à lui le directeur de l’Institut de sismologie de l’Université Autonome de Santo Domingo (UASD), Eugenio Polanco, a déclaré que le séisme s’est produit « très près de Port-au-Prince, » bien qu’un « peu à l’ouest » de la capitale haïtienne, et à environ 25 km profondeur.
Des blessés auraient été reportés au niveau de la faculté de médecine, information non-confirmée pour le moment.
Pour le moment la protection civile n’a rapportée aucun dommage ni victimes.
Plus d’informations à venir.
HL/ HaïtiLibre

 

Une secousse provoque la panique à la capitale et fait quelques blessés

P-au-P, 24 juin [AlterPresse] — Une faible secousse sismique a été ressentie ce 24 juin à Port-au-Prince et a fait quelques blessés à cause de la panique provoquée au sein de la population de plusieurs quartiers de la capitale, apprend AlterPresse.

Le tremblement de terre s’est produit vers 09 : 06 (heure locale) et a créé une forte émotion au niveau de plusieurs franges de la population.

Au moins 5 étudiants de l’Institut national de gestion et des hautes études internationales (INAGHEI) ont été blessés au moment où il tentaient d’abandonner l’édifice, rapporte un témoin à AlterPresse.

Les 5 étudiants blessés, dont une fille, ont été rapidement transportés à l’hôpital, selon la même source. La fille se serait fracturé un bras, après avoir chuté en tentant de courir.

« Ce n’est pas de la même manière que le 12 janvier dernier, mais elle (la terre) a tremblé », commente un habitant de la zone de Portail Léogane (centre de P-au-Prince).

A proximité de cet endroit, les patients du Centre Gheskio au bicentenaire (côte ouest de la capitale) ont également été pris de panique. « Les génératrices ont arrêté de fonctionner et les gens se sont mis à courir », explique une patiente à AlterPresse.

Une femme serait blessée, selon les informations communiquées à AlterPresse.

Contacté par l’agence, l’ingénieur géologue Claude Prépetit, conseiller technique au bureau des mines et de l’énergie, a indiqué que le phénomène est de faible intensité et n’est pas enregistré par le réseau mondial.

Le calme est rapidement revenu à la capitale et les gens ont recommencé à vaquer normalement à leurs occupations coutumières. [rh gp apr 24 /06/2011 11 :00]

 

La nouvelle mission du Premier Ministre Bellerive

imageLe Premier Ministre démissionnaire, Joseph Jean Max Bellerive, a été investi par le chef de l’Etat d’une nouvelle mission alors qu’il s’apprêtait a rendre le tablier. En bon serviteur de l’Etat, M. Bellerive devra redynamiser les ministères quelques habitués depuis deux mois à liquider les affaires courantes.
C’est une nécessité, dit-il en commentant la décision du président Martelly moins de 24 heures après le rejet de la candidature de Daniel Rouzier. Bellerive ministre de la planification au cours des 5 ans de mandat de M. Préval revient au devant de la scène. Il révèle que le président Martelly n’a pas voulu reporter le lancement des activités de son gouvernement en dépit du vote sanction de la chambre basse.
Pour accomplir sa mission Jean Max Bellerive fait remarquer qu’il faudra ternir compte de la réalité budgétaire afin de concentrer les actions sur des priorités du chef de l’Etat. La première rencontre du nouveau conseil de gouvernement est prévue ce vendredi. M. Bellerive promet de soumettre au chef de l’Etat un plan d’action au début de la semaine prochaine.
Si le président Martelly est impatient à réaliser ses activités M. Bellerive est déterminé à l’aider. Il admet toutefois qu’il pourrait y avoir des difficultés avec le Parlement si on veut changer des membres du gouvernement. Commentant la stratégie novatrice du président Martelly, le Premier Ministre a fait valoir qu’il ne s’agit pas de contourner le processus parlementaire mais de trouver les moyens pour accomplir sa mission.
Même s’il est un proche de M. Martelly, le Premier Ministre ne veut pas analyser pour l’instant l’éventualité d’une nomination.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Martelly prêt à présenter un autre candidat

24/06/2011 10:07:00 Auteur(e) La Redaction

image 

Député Gracia Delva, Président Martelly, Sénateur Latortue (Courtoisie Service de Presse de la Présidence)

Le Président Michel Martelly s’est déclaré jeudi prêt à désigner bientôt, sans renoncer à sa philosophie politique, un nouveau candidat au poste de Premier ministre avouant, sans le révéler, qu’il avait déjà « un nom en tête », en marge de la foire annuelle Livres en folie au cours de laquelle il a eu des retrouvailles très chaleureuses avec le célèbre écrivain Frankétienne.

Arrivé au pouvoir à la mi-mai, le chef de l’Etat a enregistré mardi son premier échec politique en voyant la Chambre des Députés rejeter le choix qu’il avait porté sur Daniel Rouzier, un important chef d’entreprise opérant sur le marché de l’automobile et de l’électricité.

« Je reste accroché à mes principes. Je ne vais pas y renoncer à cause de l’échec de M. Rouzier », a fait valoir Martelly qui attribue la décision prise à l’encontre de l’ex-Premier ministre désigné à l’approche politique des parlementaires dont trois seulement appartiennent à la formation sous la bannière de laquelle il a été élu, Repons Peyizan .

Il a toutefois reconnu la nécessité de créer une majorité au Parlement et de rechercher un consensus avec les forces politiques qui y sont représentées afin de s’assurer que le nouveau candidat à la Primature bénéficiera d’un « vote favorable ».

Le Président dit attendre, comme préalable à la relance du processus de formation d’un autre gouvernement, une correspondance du président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, lui notifiant officiellement le rejet du choix de Daniel Rouzier.

Accompagné de l’ambassadeur de France, Didier Le Bret, du Député de Marchand-Dessalines, Gracia Delva, et du maire de Carrefour, Yvon Jérôme -ces deux derniers issus comme lui du monde musical- Michel Martelly dont le nom de scène était « Sweet Micky » s’est rappelé au bon souvenir de ses fans en fredonnant quelques notes, lors de la 17e édition de Livres en folie, objet d’un immense succès populaire au Parc historique de la Canne à Sucre.

Premier chef de l’Etat à assister à l’événement, M. Martelly, qui en était également à sa toute première participation personnelle, a salué le travail des organisateurs et des créateurs ainsi que l’engouement du public. Il a eu une marque d’attention particulière pour l’écrivain haïtiano-américaine Edwige Danticat, invitée d’honneur de l’édition 2011, et pour Frankétienne, l’un des patriarches de la littérature haïtienne contemporaine.

Reconnaissant entretenir une grande amitié avec Michel Martelly -qui lui un proposé en vain un poste de responsabilité au sommet de l’Etat- l’écrivain septuagénaire a exhorté l’actuel dirigeant à faire d’Haïti la « république des artistes », la seule voie, selon lui, capable de redonner au pays sa place dans le concert des nations.

Pour Frankétienne, avec un budget minimaliste, l’Etat peut, en très peu de temps, provoquer un foisonnement d’activités créatrices en érigeant dans les quartiers et sections communales des « tonnelles de la culture ».

Ces lieux constitueraient aussi un espace d’exercice démocratique où les citoyens se réuniraient, ce qui serait pour le régime de Martelly un rempart contre toute tentative de déstabilisation, conclut l’auteur de « Pèlen Têt » et de L’oiseau schizophone.

Les organisateurs de Livres en folie se sont félicités du succès, encore une fois, retentissant de la foire marquée par la vente de milliers d’ouvrages allant de la création littéraire à des essais politiques en passant par des travaux scientifiques. spp/Radio Kiskeya

 

Vanel Lacroix, sur la sellette

24/06/2011

Le commissaire de Pétion-Ville, Vanel Lacroix, dément les accusations portées contre lui dans l’affaire Serge Démosthène et accuse à son tour certaines organisations et organes de presse de partisannerie. Selon le commissaire, ces institutions accordent plus d’importance aux bandits qu’aux citoyens de bien, notamment les policiers qui s’efforcent de travailler dans le sens des intérêts de la population.
Serge Démosthène, selon les mots de Vanel Lacroix qui répondait aux questions de Vénel Casséus et de Roberde Céliné, de Radio Caraïbes, serait impliqué dans l’assassinat de Guyteau Toussaint. Accusé de superflic par nombre d’organisation de défense de droits humains, M. Lacroix serait également impliqué dans la perquisition de la maison du propriétaire de Radio et télé zénith qui se trouve être hors de sa juridiction.
Cependant l’avocat de M. Démosthène, Me Hugue Sylvain, prend le contre pied des déclarations du commissaire Lacroix et annonce que justice sera rendue. Ce dernier estime que son client est mort des suites de séances de bastonnade répétées que lui a infligé le commissaire de police. Actuellement, Vanel Lacroix fait face à des mesures conservatoires prises à son encontre par l’inspection générale de la PNH, pour son implication présumée dans la mort de M. Démosthène.

Lionel Edouard

 

Haïti – Formation :

Martelly et l’importance des filières techniques

24/06/2011 08:40:19

Haïti - Formation : Martelly et l’importance des filières techniquesLe Président Michel Martelly, a procédé hier, à l’inauguration d’un atelier de construction bois et d’un atelier d’électricité au Centre Polyvalent de Formation Professionnelle à Carrefour. La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur de France, M. Didier Le Bret, du Maire de la commune de Carrefour, Yvon Jérôme, des recteurs de l’Académie de Guadeloupe et de l’Université Quisqueya, et du Député de Marchand-Dessalines, M. Gracia Delva.
Ce projet est le fruit de la coopération entre les secteurs privés et publics de la République française et Haïti à travers l’ONG « Aide et Action », les Ministères haïtien et français de l’Education Nationale, la Fondation Schneider Electric/France et l’Université Quisqueya.
En se présentant personnellement à cet évènement, le Président Martelly a souhaité renouveler l’importance qu’il accorde à la filière technique qui doit occuper une place fondamentale dans le contexte actuel où il est question de reconstruire les infrastructures physiques du pays.
« La reconstruction s’impose comme l’une de nos priorités majeures. Il est donc impératif que nous nous attachions à former des ouvriers et cadres de bon niveau dans le secteur du bâtiment. Car il faut empêcher que le non-respect des normes dû à un manque de professionnalisme, contribue à nous endeuiller davantage, comme cela s’est produit le 12 janvier 2010. », a fait savoir le Chef de l’Etat. Il encourage les jeunes à apprendre un métier technique afin de contribuer à leur épanouissement personnel et à la reconstruction de leur pays.

Le Président a promis d’encadrer et de promouvoir, toutes les initiatives qui permettent aux jeunes de se doter d’une profession et s’est engagé à prendre les mesures qui s’imposent pour multiplier pareilles expériences à travers le pays.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

«Reconstruire Haïti à l’ère Martelly»

24/06/2011 09:41:21

Haïti - Économie : «Reconstruire Haïti à l’ère Martelly»Au cours d’une audience publique, devant la Commission des relations extérieures du Sénat américain, à Washington DC, Georges Barau Sassine, Président de l’Association des Industries d’Haïti (ADIH) a exposé, hier jeudi, dans le cadre du panel « Reconstruire Haïti à l’ère Martelly » la situation et le développement du secteur du textile en Haïti.
«… le programme HOPE (1) [Haiti Hemispheric Opportunity through Partnership Encouragement] est un succès incontestable. Cependant, nous ne faisons que commencer à capitaliser sur son potentiel. Grâce à HOPE, le secteur du textile est florissant et approche de sa capacité maximale, étant donné la capacité industrielle actuelle en Haïti. Nous pourrions produire davantage et créer davantage d’emplois, mais notre plus grand obstacle est maintenant un manque d’espace industrielle pour les usines.
Chaque jour, je reçois des appels d’investisseurs potentiels étrangers, qui veulent commencer la production de vêtements en Haïti. Malheureusement, je dois leur dire que le secteur est à pleine capacité, et que nous n’avons tout simplement pas d’espace de fabrication supplémentaire à offrir pour le moment. Je l’avoue, c’est un vrai problème, si ce problème persiste pendant trop longtemps, alors les acheteurs commenceront à mettre Haïti  plus bas sur leur liste d’endroit potentiel.
C’est pourquoi, CTMO-HOPE a poursuivi une double approche de la revitalisation du secteur de la fabrication de vêtements : augmenter les avantages commerciaux sous HOPE et simultanément, accroître la capacité d’Haïti à utiliser les avantages. En ma qualité de directeur exécutif du CTMO (Commission présidentielle Tripatite de Mise en Oeuvre) -HOPE, j’ai été intimement impliqué dans les efforts pour accroître la capacité du secteur de la fabrication en Haïti par le biais d’une stratégie internationale coordonnée avec les États-Unis et les grandes institutions internationales comme la Banque Interaméricaine de Développement (BID) et de la Banque Mondiale-IFC.  L’objectif de nos efforts combinés est la construction de deux nouveaux parcs industriels majeurs en Haïti, l’un dans le Nord du pays, dans la région de Cap-Hatien, qui sera conduite dans le cadre de développement d’une stratégie intégrée pour le Nord et un second parc industriel en dehors de Port-au-Prince. Chaque parc sera capable de plus que doubler, la capacité de fabrication existante en Haïti, et supporter 25,000 à 50,000 emplois.
La construction d’un parc industriel est une énorme entreprise. Il commence avec la faisabilité financière et les études d’impact environnemental, puis requiert une coordination du financement de la construction, les engagements de bail des locataires, le développement d’infrastructure pour l’électricité et l’eau, le logement des travailleurs et de la formation et le développement des infrastructures portuaires et de transit.
Le Département d’Etat américain, à travers le Coordonnateur spécial d’Haïti, Mme Cheryl Mills, a fourni un soutien inestimable en travaillant avec tous les intervenants pour donner suite à leurs engagements au cours du processus. Je tiens aussi à exprimer ma sincère gratitude à d’autres agences du Gouvernement américain et au Congrès américain pour l’énorme soutien fourni à Haïti ces dernières années.
Parc Industriel du Nord :
En janvier dernier, le Gouvernement d’Haïti, la BID, la plus grande entreprise coréenne de vêtements, Sae-A et le Gouvernement américain, ont signé un protocole d’entente pour lancer la construction du premier nouveau parc industriel dans le nord. Nous sommes optimistes que le projet sera achevée et opérationnel, dès le deuxième trimestre 2012. Nous avons déjà des engagements d’autres grands fabricants de vêtements étrangers pour commencer à opérer dans le parc après son achèvement.
La BID finance la structure principale du parc, y compris les hangars d’usine, les routes et autres moyens logistiques et aménagements. La participation du Gouvernement américain dans le parc industriel Nord comprendra des projets dans les infrastructures énergétiques et de logements, ainsi que l’expansion des capacités portuaires. En outre, nous nous attendons que ce développement du parc industriel et l’infrastructure associée, catalysent aussi les développements dans d’autres secteurs, tels que le tourisme et l’agriculture.
Parc Industriel de Ganthier (à l’extérieur de Port-au-Prince) :
Nous travaillons également avec le Gouvernement américain sur un second projet de développement de parc industriel, qui serait situé en dehors de Port-au-Prince. La Société financière internationale, qui fait partie de la Banque Mondiale (BM), a accepté de financer la les études de faisabilité et d’impact pour le développement du parc industriel de Ganthier.
Le Gouvernement américain s’est engagé à fournir les mêmes types de support aux infrastructures pour le parc industriel de Ganthier, que ceux fournis pour le parc du Nord, tels que l’alimentation électrique et des logements pour les travailleurs. En attendant, nous travaillons avec le support de la BID à agrandir le parc industriel existant dans la région de Port-au-Prince, SONAPI, avec l’ajout de cinq hangars d’usine qui pourrait être utilisé pour créer probablement un minimum de 2,500 emplois supplémentaires.
Les efforts de marketing :
Une partie du mandat du CTMO-HOPE est de s’assurer que les acheteurs de vêtements étrangers, soient conscients des avantages commerciaux offerts par le programme HOPE. Au cours des quatre dernières années, nous avons accueilli plusieurs événements, tenu des conférences téléphoniques, et avons été impliqués dans d’autres forums pour présenter et promouvoir les nombreux avantages de faire des affaires en Haïti.
La BM appuie nos efforts en finançant les mission commerciales à l’étranger de la CTMO-HOPE. Mon équipe et moi même, avons jusqu’à présent fait plusieurs voyages, notamment en Corée et au Brésil, où nous nous sommes réunis à la fois avec le gouvernement et les représentants du secteur privé pour discuter des synergies potentielles et des possibilités d’utiliser le programme HOPE. Les voyages ont donné lieu à des engagements d’investissements directs étrangers dans le secteur du vêtement en Haïti qui auront lieu à l’achèvement des parcs industriels.
« Haiti Apparel Center » (HAC) :
Le Gouvernement d’Haïti a entrepris des efforts pour établir un centre de formation de fabrication de vêtements et a fourni le bâtiment principal de formation. Le HAC, situé dans le parc industriel SONAPI à Port-au-Prince, forme des Haïtiens à devenir des opérateurs et des gestionnaires dans le secteur à forte croissance de la fabrication de vêtements. Grâce à une subvention de l’USAID, le HAC a déjà diplômé 2,000 stagiaires, et environ 60 % de ces diplômés ont été embauchés par les usines existantes. Ma compréhension, c’est que l’USAID continuera à soutenir ce programme.
Le succès de l’AHC de Port-au-Prince démontre la nécessité d’une opération similaire dans le Nord d’Haïti. La capacité imminente des nouveaux parcs industriels, exigera la formation de milliers de travailleurs haïtiens supplémentaires.
Zones économiques spéciales :
Haïti est également en train de travailler avec la Société de financement international (SFI) en vue d’élaborer un modèle pour les zones spéciales de développement économique dans le pays qui faciliteront l’investissement privé. L’objectif de ces zones est de rationaliser le processus de démarrage d’une entreprise. Initialement, nous envisageons de cinq à six zones qui comprendront les industries comme le tourisme et l’industrie légère.
Conformité sociale :
Le programme commercial de la HOPE a été novateur car il inclus, à la demande du CTMO-HOPE, un mécanisme pour s’assurer que les droits des travailleurs seront protégés dans le secteur manufacturier du vêtement, mis en œuvre sous HOPE. L’Organisation internationale du Travail gère un programme « Better Works » (Meilleur Travaux) dans le secteur de l’habillement en Haïti, qui surveille les normes relatives aux droits des travailleur dans les usines, aide à remédier aux problèmes et publie des rapports publics sur le dossier de la conformité de toutes les usines en Haïti.
Haïti est le premier pays de l’hémisphère à avoir un programme « Better Works » parce que nous sommes bien conscients, que le respect, est une question importante pour les acheteurs majeurs américains et nous sommes déterminés à bâtir un secteur du vêtement de classe mondiale et non pas simplement, sur la base du travail bon marché, mais aussi sur la base de grande qualité et de conformité sociale de classe mondiale.
Le programme « Better Works » est bien accepté par les usines haïtiennes et les acheteurs américains préoccupés par le respect sociale et la protection de la marque. Ce mois-ci « Better Works » a organisé un forum des acheteurs en Haïti qui a été bien suivie par l’industrie. »
(1) La loi HELP (Haiti Economic Lift Program) prolonge jusqu’à 2020, la Loi HOPE I et II votée en 2008]
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Agriculture :

Reconstruire le secteur agricole

24/06/2011 12:06:25

Haïti - Agriculture : Reconstruire le secteur agricoleLors d’une séance d’information cette semaine, au département d’État américain, M. Victor Villalobos, Directeur Général de l’Institut Interaméricain de Coopération pour l’Agriculture (IICA), David C. Hatch, Représentant de l’IICA aux Etats-Unis, et le Dr Alfredo Mena, Représentant de l’IICA en Haïti, ont donné un aperçu annuel des activités de l’institut, pour contribuer à la reconstruction du secteur agricole du Haïti. La réunion d’information a servi dans le cadre de la stratégie globale de l’IICA, à souligner l’importance du développement de l’agriculture dans les pays d’Amérique latine et les Caraïbes, notamment en Haïti.
« Assurer la coopération technique a été le cœur du travail de l’IICA depuis plus de 70 ans » a déclaré M. Victor Villalobos « Les défis d’aujourd’hui dans le développement de l’agriculture, appellent à une augmentation des investissements, l’innovation et la gestion des risques […] Les gouvernements doivent trouver des moyens pour promouvoir le développement durable, afin d’aider à sortir les populations rurales de la pauvreté. L’IICA réitère son plein engagement à soutenir ses pays membres dans cette tâche essentielle. »
Pendant la session, Alfredo Mena, Représentant de l’IICA en Haïti, a mis en évidence, certains défis auxquels fait face le secteur « Aider à renforcer le Ministère de l’Agriculture pour mettre en œuvre une politique et des plans est primordiale […] Sans cette composante, il sera plus difficile de mettre en place des systèmes qui permettent d’accroître l’investissement, qui finira par créer des emplois pour les populations rurales et nourrir Haïti, tout en protégeant ses ressources naturelles et son environnement. »
Mena a également cité des exemples de coopération latérale, des projets actuellement en négociation et a fourni les points saillants de la Stratégie 2010-2014 pour le Pays d’Haïti. Il a réitéré les priorités des activités de l’IICA « Assurer la sécurité alimentaire demeure une priorité […] Nous avons juste commencé la 4 ème année du projet Pro-Huerta, un programme d’agriculture familiale, qui a bénéficié à plus de 15,000 familles à ce jour […]les bénéficiaires comprennent également de nombreuses autres familles qui ont reçu des fonds de Pro-Huerta de l’Espagne et du Fonds International de Développement Agricole (FIDA) » ajoutant que « Le Bureau de l’IICA en Haïti, travaille en coordination avec le Ministère de l’Agriculture, des Ressources Naturelles et du Développement Rural (MARNDR) et a mis en œuvre, 17 projets prioritaires avec la communauté des donateurs… »
La Stratégie d’Haïti, est une feuille de route pour aider le Ministère de l’agriculture dans la reconstruction du secteur agricole en Haïti et a pour but, d’accroître la production nationale pour soutenir la sécurité alimentaire; appuyer les programmes de santé animale et végétale; développer le reboisement, promouvoir l’agro-industrie et le secteur privé; fournir une assistance technique au Ministère de l’Agriculture; notamment avec le nouveau Gouvernement; préserver les ressources naturelles et renforcer la coopération entre les organisations engagés et le Gouvernement. « La Stratégie d’Haïti constitue un guide important sur la façon dont l’IICA peut mieux aider les besoins au niveau du pays, pour construire une agriculture durable. » a conclu Victor Villalobos.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2287-haiti-argentine-l-auto-suffisance-alimentaire-bientot-une-realite-en-haiti.html
PI/ HaïtiLibre

jeudi 23 juin 2011

23 Juin

L’édito

Nouvelle étape, nouvelles exigences

Pour sa deuxième intervention publique sur l’échec de Daniel Gérard Rouzier dans sa course à la Primature, Michel Martelly a su garder son calme en annonçant une nouvelle consultation avec les présidents des deux Chambres pour choisir un autre Premier ministre, conformément à la Constitution. S’exprimant sur la Télévision nationale d’Haïti vingt-quatre heures après le verdict de la Chambre des députés, le président de la République a réitéré son attachement à M. Rouzier en vantant les qualités de citoyen honnête et intègre de ce dernier.
Par-delà cet exercice démocratique qui rentre dans les prérogatives des parlementaires, Martelly n’a pu s’empêcher d’afficher son inquiétude face aux promesses formulées lors de sa campagne électorale et qui tardent à devenir réalité. La lutte efficace contre le choléra, la recherche des voies et moyens nécessaires à la planification de la rentrée scolaire avec des centaines de milliers d’enfants non scolarisés ne peuvent être opérationnelles sans l’installation d’un gouvernement capable d’imprégner la vision de l’équipe conduite par le président Michel Martelly, qui croit dur comme fer que l’heure du changement véritable pour Haïti est arrivée.
Les menaces à peine voilées des uns et des autres n’ont pas été suffisantes pour porter les députés du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), fidèles à la plateforme INITE, à voter contre leur gré. Pas de manifestation de rue, ni aucun acte répréhensible à Port-au-Prince et dans les villes de province, suite au verdict de la Chambre des députés sur le dossier du Premier ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier. Ce constat visible aux yeux de l’homme de la rue, voire de l’observateur avisé, a poussé le chef de l’Etat, dans son court message à la nation, à féliciter la population pour avoir accueilli avec sérénité le vote de la Chambre basse.
Il reste maintenant à Martelly de prouver sa capacité d’homme d’Etat en choisissant un nouveau Premier ministre avec l’assentiment du parti majoritaire au Parlement. La cohabitation de l’équipe de Martelly avec les hommes de INITE, pour le temps que dure ce contrôle dans les deux Assemblées législatives, sera l’expression d’une volonté réelle de changement de culture politique qui fait défaut dans la gestion des affaires de l’Etat conséquemment au respect des mécanismes de fonctionnement de ce régime mi-parlementaire mi-présidentiel imposé par la Constitution de 1987.
Combien de temps durera la domination du GPR dans les deux Chambres, si Martelly peut saisir le sens et la nature des rapports de force au sein du Parlement ?

Lemoine Bonneau / bonneau@lenouvelliste.com

 

     “Le pays ne peut plus attendre” déclare Martelly

23/06/2011 17:03:00 Auteur(e) La Redaction

image

[AlterPresse] — Le président Michel Martelly, appelle les parlementaires à « être conscients que le pays ne peut plus attendre et que les gens sont fatigués », au lendemain du rejet par la chambre des députés du choix de l’entrepreneur Daniel Rouzier comme premier ministre.

Dans un discours préenregistré, diffusé dans la soirée du 22 juin, Martelly demande au parlement de faire de son mieux pour résoudre les problèmes du peuple haïtien, car « Haiti doit passer avant les intérêts personnels ».

Il exprime sa déception et estime que le rejet de Rouzier « ralentit toutes les possibilités de matérialiser » ses promesses électorales.

Martelly se dit prêt à recommencer le processus en consultation avec les présidents du sénat et de la chambre des députés, mais affirme qu’il ignore le temps que prendra le parlement avant de ratifier le premier ministre qu’il choisira.

Cependant, indique-t-il, cette situation ne l’empêchera pas d’adopter certaines décisions relatives aux grands problèmes qui affectent Haïti, dont celui de l’épidémie de choléra et celui des centaines de milliers de déplacés qui vivent encore sous des tentes.

Il dit avoir en ce sens convoqué le premier ministre sortant, Jean Max Bellerive, afin d’évaluer les ressources disponibles pour faire fonctionner l’administration publique et apporter des solutions aux problèmes de la population.

« Il est grand temps que ma vision et mon programme soient appliqués (…) et que le pays soit débloqué », martèle-t-il.

Quelques heures avant l’allocution de Martelly, des secteurs politiques minoritaires au parlement ont invité le chef de l’État à accélérer le processus de nomination d’un nouveau premier ministre et à travailler dans le même temps à dégager une majorité parlementaire capable de soutenir son choix.

L’ex maire Evans Paul, dirigeant de l’Alternative (principale force d’opposition à l’ancienne administration de René Préval), estime que le rejet de Rouzier est « la conséquence d’un manque de dialogue politique et d’une méconnaissance du système démocratique par monsieur Martelly ».

« Martelly et Rouzier devaient faire de leur mieux pour convaincre les députés », déclare-t-il à AlterPresse.

L’ex sénateur Edgar Leblanc, également membre du directoire de l’Alternative rappelle, dans des déclarations à AlterPresse, qu’« un premier ministre est toujours issu de la majorité ».

Martelly a certes remporté l’élection présidentielle, mais son parti ne dispose que de trois députés à la chambre basse, dominé par les forces de l’Inité, formation dirigée par René Préval.

Leblanc souligne que dès le début, la stratégie de Martelly a été de faire un « appel direct au peuple » afin d’exercer des « pressions » sur les parlementaires, alors que c’est à l’exécutif de « construire une majorité parlementaire » pour assurer la ratification du premier ministre et se donner les capacités de gouverner.

L’Alternative n’écarte pas des négociations avec Martelly pour participer à la construction de cette majorité. « Nous sommes ouverts et prêts à discuter » afin d’établir « un pacte politique », déclare Leblanc.

D’autres secteurs de la société haïtienne, consultés par AlterPresse, estiment également qu’il faut faire vite. Selon la Plateforme des Organisations Haïtiennes de Défense des Droits Humains (Pohdh), « la présidence ne doit pas tarder à désigner un nouveau premier ministre », car « il y a urgence de doter le pays d’un gouvernement qui puisse répondre aux besoins sociaux de la population notamment dans le domaine de la sante et de l’éducation ».

Plus d’un mois s’est déjà écoulé depuis qu’un nouveau gouvernement est attendu, suite à la prise de fonction du président Martelly le 14 mai. [rh gp apr 23/06/2011 10 :00]

 

Haïti – Politique :

  Message à la Nation du Président Martelly

23/06/2011 08:31:08

Haïti - Politique : Message à la Nation du Président MartellySuite au rejet mardi, du Premier Ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier, par la Chambre des Députés http://www.haitilibre.com/article-3217-haiti-flash-politique-le-premier-ministre-designe-rejete-maj-17-14.html , dans un message à la Nation, le Président Michel Martelly a fait savoir hier soir, qu’il allait prendre les décisions qui s’imposent, afin de permettre aux bureaux de l’État de fonctionner comme il se doit, pour commencer à apporter des solutions aux problèmes de la population…
« Peuple haïtien,
Comme la constitution du pays le demande, j’avais choisi Pierre Daniel Gérard Rouzier pour qu’il devienne mon Premier Ministre. Comme vous avez entendu la nouvelle, la Chambre des Députés avec le pouvoir de la Constitution, a prit la décision de le mettre de coté. Beaucoup de gens ont été surpris de voir quelles raisons ils ont donné, pour ne pas avoir voté pour lui. Je regrette la décision que les Députés ont prit, c’est une décision qui empêcher le pays d’avoir les services d’un citoyen honnête, qui voulait travailler pour le peuple, pour son pays et qui est droit dans sa vie. Cette décision ralentie toutes les possibilités qui permettent de faire de mes promesses des réalités. Maintenant, je suis obligé de constater ce qui est arrivé et je dois recommencer à m’assoir pour discuter, avec le Président du Sénat et de la Chambre des Députés pour choisir un autre Premier Ministre. Il faut que je vous dise, nous ne savons pas combien de temps encore, le Parlement va prendre, avant de ratifier un autre Premier Ministre […] Pendant ce temps, je ne peux pas accepter que la bataille contre le choléra s’arrête, que la bataille contre les détritus dans la rue s’arrête, que la bataille pour mettre le pays sur les rails s’arrête, que la bataille contre les problèmes des gens sous les tentes s’arrête, que mon programme d’école gratuite pour les enfants s’arrête, parce que mon Gouvernement ne peut pas s’installer, pour commencer à travailler pour la population.
Il faut que tout de suite, je prenne quelques décisions et je vais les prendre. J’ai convoquer le Premier Ministre sortant, M. Jean Max Bellerive, pour regarder les moyens qui existent, […] pour permettre au Gouvernement et aux bureaux de l’État de fonctionner comme il se doit, pour commencer à apporter des solutions pour résoudre les problèmes de la population. Il est l’heure, il est temps pour que ma vision, et mon programme commence à s’étendre, il est l’heure, il est temps que le pays soit débloqué.
Je continue à croire, que le Parlement va faire ce qu’il doit faire, pour résoudre les problèmes du peuple haïtien comme il se doit. J’en profite pour complimenter tout le peuple, pour ce bel exercice de démocratie, lorsque vous avez décidé de ne pas prendre la rue et que vous avez laisser les parlementaires travailler dans la Paix. De la même façon, je souhaite que les parlementaires prennent conscience que la pays ne peut plus attendre et que le peuple est fatiguer et souffre. Un fois encore, je le redis, […] il faut qu’Haïti passe avant tous les intérêts personnels. Je demande au peuple haïtien qui souffre, qui attend, qui a l’espoir dans une vie meilleure, de continuer à avoir confiance […] le changement va arriver et Haïti va changer quand même Tet Kalé. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3211-haiti-politique-la-verite-sur-le-contenu-du-rapport-de-la-commission.html
http://www.haitilibre.com/article-3217-haiti-flash-politique-le-premier-ministre-designe-rejete-maj-17-14.html
http://www.haitilibre.com/article-3218-haiti-politique-reactions-de-martelly-au-rejet-du-premier-ministre-designe.html
http://www.haitilibre.com/article-3219-haiti-politique-reactions-de-daniel-gerard-rouzier.html
http://www.haitilibre.com/article-3220-haiti-politique-les-fausses-et-vraies-raisons-du-rejet-de-daniel-gerard-rouzier.html
HL/ HaïtiLibre

 

Bellerive devra appliquer la politique du président Martelly

Le chef de l’Etat haïtien, Michel Martelly, demande au Premier Ministre sortant Jean Max Bellerive d’appliquer son programme. Craignant que le Parlement, dominé par le parti Inité ne perde trop de temps pour ratifier son prochain Premier Ministre, M. Martelly a indiqué que le chef du gouvernement ne devra plus liquider les affaires courantes.
M. Bellerive aura la charge de lancer des initiatives dans des projets urgents tels la lutte contre le cholera, la relocalisation des sans abris et la mise en branle du Fonds National d’Education.
Martelly, impatient de se mettre au travail pour la population réitère sa détermination à provoquer le changement. Cette stratégie du président Martelly est innovante. C’est la première fois qu’un chef de gouvernement applique le programme de deux présidents élus distincts.
M. Martelly n’a pas fixé un délai pour l’application de cette formule. Il promet toutefois de choisir une nouvelle personnalité en consultation avec les présidents des deux chambres. On ignore si les ministres démissionnaires resteront en poste ou si le chef de la Primature aura la latitude de choisir de nouveaux ministres.
En tant que Premier Ministre actif mais démissionnaire Jean Max Bellerive ne pourra pas être interpellé par les parlementaires.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Emouvantes funérailles de Guyto Toussaint

23/06/2011 10:29:00 Auteur(e) La Redaction

image 

Les funérailles du président du conseil d’administration de la Banque nationale de crédit, Guiteau Toussaint, assassiné de façon odieuse, ont été chantées dans une atmosphère émouvante mercredi en présence d’une assistance imposante à l’église Saint-Pierre de Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince).

Aux côtés de la famille éplorée, le Président Michel Martelly, accompagné de son épouse, le Premier ministre sortant, Jean-Max Bellerive, et les membres de son gouvernement ainsi que les représentants du secteur bancaire ont pris part à la cérémonie au cours de laquelle le disparu a été décoré, à titre posthume, de l’ordre national Honneur et Mérite.

Dans son homélie de circonstance, le célébrant principal, Mgr Guire Poulard, archevêque métropolitain de Port-au-Prince, a jugé que sur la base du témoignage de son existence de chrétien catholique, “même mort, Guiteau Toussaint n’a pas cessé de vivre”.

Dans le même registre que le prélat, Mgr André Pierre a décrit la victime comme quelqu’un qui était d’une grande modestie et “l’ami de tout le monde”.

Les membres du conseil d’administration et le personnel de la BNC, des Sénateurs et Députés, des dirigeants de la classe politique et de la société civile, le haut commandement de la Police Nationale incluant le directeur général, Mario Andrésol, des membres du corps diplomatique, dont l’ambassadeur de France, Didier Le Bret, se sont également associés à cet ultime hommage au banquier unanimement salué comme un grand serviteur de l’Etat.

Après les funérailles auxquelles beaucoup ont assisté le visage larmoyant, la dépouille de Guiteau Toussaint a été transportée aux Etats-Unis pour y être inhumée à Boston où vit la famille du défunt, en particulier sa mère de 92 ans, et ses quatre enfants, trois garçons et une fille.

Agé de 57 ans, le patron de la banque commerciale d’Etat, qui occupe le troisième rang dans le système bancaire, avait été tué le 12 juin dernier d’une balle au visage par des inconnus qui s’étaient introduits dans sa résidence privée à Vivy Mitchell (Pétion-ville, banlieue est).

Une dizaine de mandats d’amener ont été décernés par le parquet de la capitale et plusieurs suspects interpellés dans le cadre de l’enquête ouverte sur ce crime qui a révolté la conscience nationale.

En signe de protestation, toutes les banques commerciales, d’épargne et de logement du pays sont restées fermées mercredi. spp/Radio Kiskeya

 

 

Gaillot Dorsinvil revient en grande pompe

image

Alors que les informations laissaient croire qu’il avait pris la fuite suite aux graves accusations de corruption dont il faisait l’objet, le président du CEP, Gaillot Dorsinvil a annoncé en grande pompe son retour à la tête de l’institution électorale. Gaillot Dorsinvil se dit victime d’une persécution politique et indique qu’il n’a jamais pris la fuite.
« Je suis quelqu’un responsable. Le terme prendre la fuite n’est pas approprié pour parler de moi. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris de vacance et ma santé n’était pas stable. Vu qu’après les résultats des élections il n’y avait pas trop d’activité, j’avais décidé de prendre un peu de repos sur les recommandations de mon médecin. Je suis là et je vais faire ce qui mérite d’être fait au sein du CEP », a expliqué Gaillot Dorsinvil à la presse.
Selon le président du CEP, il n’y a aucun mandat d’amené émis contre lui. « Il était bruit d’une interdiction de départ, mes avocats vont voir de quoi il en retourne », a-t-il dit.
M. Dorsinvil veut qu’on ne parle plus de lui comme quelqu’un qui a pris la fuite. « J’ai parlé à beaucoup de personnes. Elles savent que je suis là », a-t-il avancé.
Sans donner de précisions, le président du CEP se dit victime de persécution politique pour avoir publié les résultats du 4 avril qui ont consacré Michel Martelly comme le 56e président du pays.
La proclamation, lundi dernier, par le Conseil électoral provisoire (CEP), des résultats définitifs du second tour des élections législatives déroulées le 29 mai 2011 dans les circonscriptions de Fond-Verrettes/ Ganthier, La Vallée de Jacmel et Verrettes, vient mettre un terme au long processus électoral.
Robenson Geffrard

 

Martelly et la réalité politique

23/06/2011 11:14:00 Auteur(e) La Redaction

image

Nombreux sont ceux qui pensent que le président de la République n’avait pas assez fait pour assurer la ratification du choix de Daniel Gérard Rouzier, son Premier ministre désigné. Pour le sénateur Jean-Hector Anacacis, Michel Martelly n’a pas d’autre choix que de négocier avec les parlementaires. L’ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier Le Bret, voit dans ce rejet le jeu de la démocratie, tout en appelant les concernés à tirer leçon de cet exercice. Même position pour Edgard Leblanc Fils, responsable de l’Alternative.

Avec le rejet de Daniel Gérard Rouzier, Michel Martelly a essuyé son premier échec et doit tirer la leçon de ce qui s’est passé, de l’avis de plus d’un. Pour l’ambassadeur de France à Port-au-Prince, ce vote de la Chambre des députés fait partie du jeu de la démocratie. Didier Le Bret estime que le chef de l’Etat devrait désigner un autre chef de gouvernement. Selon lui, des leçons doivent étre tirées de cet exercice.
De son côté, le vice-président du Sénat croit que M. Martelly n’a d’autre choix que de négocier avec la majorité de l’INITE au Parlement, s’il veut arriver à mettre sur pied son gouvernement. « M. Martelly doit comprendre qu’il n’est pas dans une compétition de groupes musicaux. Il s’agit de la politique; il doit y avoir des compromis et de l’entente », a martelé le sénateur Jean-Hector Anacacis sur les ondes de Radio Magik 9 ce mercredi.
« Ce vote ne me surprend pas. Je l’avais dit. Car, la façon dont le président Martelly gérait l’affaire, cela était prévisible. Le choix de Daniel Gérard Rouzier n’avait pas fait l’unanimité dans l’équipe du président. Il y avait des désaccords sur sa désignation », a-t-il expliqué. Pour le parlementaire, la politique est un jeu de compromis. Il faut aller à la recherche de la majorité lorsqu’on ne l’a pas au Parlement.
« Dans les prochains six mois, M. Martelly est condamné à fonctionner avec la majorité de l’INITE », a-t-il dit.
Selon Anacacis, M. Rouzier a décidé de négocier avec la minorité au Parlement aux dépens de la majorité de INITE. C’est ce qui a conduit à sa perte. Sa plus grande erreur, c’est de s’attaquer à la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH). « Bill Clinton est incontournable », disait-il à qui veut l’entendre.
« Daniel Gérard Rouzier est victime de sa méconnaissance de la réalité du pays. Il est pris au piège. Michel Martelly ne l’a jamais voulu comme son chef de gouvernement. Sinon, il n’aurait pas laissé le pays le jour même où la Chambre des députés devait se prononcer sur son cas. Sa visite médicale à Miami aurait pu attendre. Il n’était pas son vrai choix », selon les réflexions du sénateur.

Par ailleurs, l’intervention dans la presse du chef de cabinet de M. Martelly, Thierry Mayard Paul, disant que l’Exécutif ne va rien négocier du tout et que la négociation est un terme impropre, n’a pas joué en faveur du Premier ministre désigné. Au contraire, il a contribué à endurcir la position des députés, selon Anacacis.
« Le président Martelly ne doit pas dire à la population qu’il est bloqué par le Parlement. Comme lui, les parlementaires ont été élus par le peuple. Ils ont une responsabilité partagée », a fait savoir le vice-président du Sénat.
Pour l’ancien sénateur Edgard Leblanc Fils, responsable de la plateforme politique Alternative, le vote de la Chambre des députés prouve un très faible appui à Daniel Gérard Rouzier. Lui aussi croit que les interventions de Thierry Mayard Paul n’ont pas du tout facilité les choses à Daniel Gérard Rouzier.
« Le président doit tirer des leçons de ce vote pour ne pas essuyer un autre échec de ce genre », a-t-il avancé, tout en appelant les différentes parties en litige à prioriser le chemin du dialogue et de la négociation.
Pour sa part, la mission de l’ONU en Haiti encourage vivement les pouvoirs constitués de l’Etat à tout mettre en oeuvre afin de doter le pays, sans plus tarder, d’un gouvernement qui, de concert avec le Parlement, les acteurs de la classe politique, la société civile et les partenaires internationaux, pourra lancer les grands axes de la stratégie présidentielle pour l’éducation, l’emploi, l’Etat de droit, et l’environnement.
« Chaque jour qui passe repousse davantage l’ancrage de la nouvelle dynamique politique constructive réclamée par les citoyens par la voie des urnes. Il ne fait aucun doute que tous les Haïtiens sont unis dans leur volonté de voir les grands chantiers à venir, y compris ceux relatifs à l’amélioration de leurs conditions de vie, avancer le plus rapidement possible », lit-on dans un communiqué de la MINUSTAH en date du 22 juin 2011.
En consultation avec les présidents des deux branches du Parlement- tous deux membres de l’INITE- le président Martelly doit désigner un autre Premier ministre, puisque Daniel Gérard Rouzier a été lamentablement rejeté par la Chambre des députés avec 19 voix pour, 42 contre et 3 abstensions.
Après cet échec, l’homme d’affaires Daniel Gérard Rouzier a fait savoir à l’AFP qu’il va reprendre ses activités antérieures. « J’étais prêt à servir mon pays, mais je réalise que je ne réponds pas au profil politique que certains recherchaient. Alors je continuerai à faire ce que je faisais auparavant », a avancé le PDG de la Sun Auto et de E-Power.

Robenson Geffrard / rgeffrard@lenouvelliste.com Courtoisie Le Nouvelliste

 

L’ambassadeur de France souhaite la nomination d’un nouveau Premier Ministre

L’ambassadeur de France à Port-au-Prince, Didier le Bret, espère que les autorités haïtiennes pourront former un gouvernement dans le meilleur délai. Ce qu’on peut souhaiter pour le pays c’est que le président puisse se mettre au travail rapidement dans l’intérêt des citoyens, a insisté le diplomate français.
Au nombre des priorités auxquelles le gouvernement devra faire face, M. Le Bret cite la lutte contre l’épidémie de cholera et la reconstruction des villes détruites par le séisme.
Interrogé sur la poursuite de la coopération franco-haïtienne, M. Le Bret a assuré que les programmes n’ont pas été interrompus. En ce qui a trait au rejet de la candidature de Daniel Rouzier, le diplomate français a fait valoir qu’il s’agit du résultat d’un processus conforme au fonctionnement des institutions. C’est une décision souveraine du Parlement juge le diplomate français rappelant que leaders de l’exécutif et du législatif ont été élus lors du dernier scrutin.
L’ambassadeur de France plaide pour un consensus entre le chef de l’Etat et les leaders du Parlement en vue de ratifier un Premier Ministre. Il considère la ratification du Premier Ministre comme une étape indispensable pour que le gouvernement puisse relancer véritablement les activités. Perdre un mois supplémentaire ne sera pas profitable pour le pays, conclut M. Le Bret.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Rouzier reprend ses activités

23/06/2011 11:19:00 Auteur(e) La Redaction

image

L’entrepreneur Daniel Rouzier a annoncé la reprise de ses activités après le vote de la chambre basse mardi rejetant sa candidature au poste de Premier ministre.

L’homme d’affaires Daniel-Gérard Rouzier, PDG de la Sun Auto et de E-Power, a fait savoir à l’AFP qu’il reprend ses activités dès ce mercredi.

“J’étais prêt à servir mon pays mais je réalise que je ne réponds pas au profil politique que certains recherchaient. Alors je continuerai à faire ce que je faisais auparavant”, a indiqué M. Rouzier.

Par ailleurs, le businessman annonce la publication de ses déclarations d’impôts de 18 millions de gourds pour toutes ses entreprises.

“Il ne faut pas qu’on abime ma réputation”, conclut-il.

Certains avaient avancé que l’entrepreneur ne paierait que 25 000 gourdes d’impôts sur 50 millions de gourdes collectés chaque année.

HPN

 

Lesly Manigat se porte bien après une chute

22/06/2011

L’ancien président Lesly François Manigat, 80 ans, a été brièvement hospitalisé après avoir fait chez lui une chute, selon ce que nous avons appris auprès de sa famille.
Il est rentré chez lui ce mercredi 22 juin, après avoir passé quelques heures dans un centre hospitalier de la capitale. Le professeur ressentait de fortes douleurs au fémur mais les radiographies n’ont révélé aucune fracture.
WPC/LM

 

Le PDG de Digicel, décoré par le Président Martelly

23/06/2011 09:46:14

Haïti - Social : Le PDG de Digicel, décoré par le Président MartellyLe Président Michel Martelly, a décoré mardi au Palais National, le Président Directeur Général de la compagnie Digicel, Denis O’Brian, pour sa dynamique implication dans le social et sa contribution dans le développement des télécommunications dans le pays.
Dans son allocution de circonstance, le Chef de l’État a déclaré : « Cette distinction témoigne de mon appréciation personnelle et de celle de la Nation pour ce que vous et votre compagnie avez réalisés en Haïti. Non seulement la Digicel est devenu un partenaire incontournable de notre secteur des télécommunications, mais elle s’est lancée dans des investissements sociaux sans précédents dans le pays; l’art, l’enseignement ou le sport, ont bénéficié des attentions de votre équipe dans les différents Départements du pays.
Lorsque le séisme de janvier 2010 a secoué non seulement la terre, mais l’ensemble des familles haïtiennes, votre compagnie s’est révélée être un modèle de solidarité pour ses clients et également pour l’ensemble des citoyens affectés […] Nous n’oublierons jamais, que grâce à la Digicel, un des joyaux de l’architecture de Port-au-Prince : « le Marché Hyppolite » communément appelé – marché en fer -, a pu être restauré. Nous n’oublierons pas non plus, la mise sur pied d’un programme de réhabilitation de 50 écoles affectée par le séisme.

C’est l’ensemble de vos démarches et celles de votre compagnie, que nous entendons saluer par la décoration qui vous ai décernée. Décoration dont la citation, je cite : pour sa dynamique collaboration à la promotion de l’investissement en Haïti et son apport solidaire au développement des télécommunication dans le pays exprime éloquemment, les sentiments du peuple Haïtien à l’endroit de votre personne.
Monsieur le Président de la Digicel, je vous remercie pour tous ce que vous nous avez apporté et je vous engage à continuer sur cette lancée de solidarité agissante qui vous honore. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3176-haiti-education-inauguration-de-l-ecole-mixte-presbyterale-sacre-coeur-de-pont-sonde.html
ttp://www.haitilibre.com/article-2662-haiti-education-digicel-a-deja-livre-11-ecoles-20-autres-sont-en-construction.html
http://www.haitilibre.com/article-2246-haiti-education-la-fondation-digicel-inaugure-une-nouvelle-ecole.html
http://www.haitilibre.com/article-1871-haiti-patrimoine-marche-hyppolite-a-35-jours-de-sa-reouverture.html
S/ HaïtiLibre

 

Le président haïtien veut interdire les adoptions individuelles

PORT-AU-PRINCE – Le président d’Haïti Michel Martelly a annoncé jeudi qu’il allait prendre un arrêté pour organiser les demandes d’adoption à travers des organismes agréés et interdire ainsi, de facto, les adoptions individuelles.
Des représentants de dix pays adoptants, dont la France, premier pays d’accueil d’enfants haïtiens en 2010, étaient réunis jeudi à Port-au-Prince pour faire le point sur l’adoption en Haïti un an et demi après le séisme qui a ravagé ce pays et laissé de nombreux orphelins.
Lors de cette réunion, dont le but est d’envisager la reprise des adoptions gelées, Michel Martelly s’est engagé à mener à terme au cours de son mandat de cinq ans le processus de ratification par Haïti de la Convention de la Haye sur les adoptions qui empêche les adoptions dites privées ou individuelles.
Dans l’attente du vote de cette loi, dans des délais que je souhaite aussi rapprochés que possible, j’entends prendre un arrêté présidentiel rendant obligatoire le passage des demandes d’adoption devant des organismes agréés, comme le prévoit la Convention de La Haye, a déclaré M. Martelly.
Cette mesure très attendue, selon M. Martelly, devrait empêcher de facto les procédures d’adoption individuelle.
(©AFP / 23 juin 2011 20h31)