mercredi 01 juin 2011

1 Juin

Haïti – Politique :

Rouzier ne sera pas ratifié aujourd’hui
01/06/2011 16:44:36

Haïti - Politique : Rouzier ne sera pas ratifié aujourd'huiLa séance de ratification du Premier Ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier, qui était prévu pour ce mercredi 1er juin http://www.haitilibre.com/article-3063-haiti-politique-ratification-de-rouzier-ce-mercredi-1er-juin.html n’a pas eu et n’aura pas lieu (normalement). Il semblerait que certains parlementaires se demandent sous quelle constitution la séance va se tenir, celle de 1987 ou la celle amendée.
Déjà hier un groupe de députés avaient conditionné leur participation à la publication de la constitution amendée dans le journal officiel, Le Moniteur.
« Cependant, si les corrections apportées à l’amendement de la Constitution ne sont pas publiées d’abord dans Le Moniteur, la séance n’aura pas lieu », avait prévenu hier le député Lareche, ajoutant « qu’il faut que le président Martelly publie les amendements avant que les parlementaires s’engagent dans le processus de la ratification du Premier Ministre désigné et sa déclaration de politique générale »
De son côté Sorel Jacinthe, le Président de la chambre des députés presse le chef de l’Etat, Michel Martelly, d’acheminer le texte corrigé aux Presses nationales d’Haïti pour publication.
Selon d’autres sources des négociations seraient toujours en cours, surtout au niveau du Groupe Parlementaire du Renouveau (GPR).
Plus d’informations à venir…
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Constitution :

Mirlande Manigat s’exprime de nouveau sur la Constitution
01/06/2011 15:09:45

Haïti - Constitution : Mirlande Manigat s’exprime de nouveau sur la ConstitutionJ’ai été sollicitée pour m’exprimer sur l’actualité constitutionnelle du pays à un moment de dérive, d’atermoiements et d’incertitudes dans lequel ce qui est en jeu est la préservation de la Constitution de 1987, non dans sa pureté originelle, mais dans son rôle vigilant, et surtout le respect de cette base essentielle de la construction de l’état de droit qui ne souffre pas de compromissions au nom de la raison d’état qui est son contraire.
Je l’ai fait en créole sur des stations de radio, mais il me parait utile et opportun de produire mes analyses et d’exprimer mes préoccupations par écrit. Le langage parlé touche le plus grand nombre, mais l’expression écrite demeure comme témoignage d’une position et d’un engagement.
Pour la première fois depuis son adoption, la Constitution de 1987 est en train de subir une procédure d’amendement, initiée conformément à son Article 282 lors de la dernière session de la 48ème Législature, in extremis, le 14 septembre 2009 avant minuit. Un texte a été adopté qui sera publié dans Le Moniteur le 6 octobre. La 49ème Législature installée avec un retard considérable, mais dans les temps, a statué sur le texte le 9 mai avant minuit et l’a envoyé au Président de la République afin qu’il soit promulgué et publié, ce qui a été fait le 13 mai.
A partir de là, l’actualité s’emballe et la procédure est ballotée dans un bateau ivre où se sont multipliés de véritables « sauve qui peut ». On a entendu plusieurs témoignages de parlementaires révélant, avec force détail et animés par une conviction pas toujours concordante, que le texte publié le 13 mai n’est pas celui qu’ils ont voté en Assemblée Nationale. Celui-ci souligne l’absence de sa signature réglementaire, celui-là attire l’attention sur des articles manquants, d’autres révèlent des prescriptions tronquées dans leur substance. Tout un cahier de charges verbales qui a troublé la conscience citoyenne mais aussi déclenché des dérives analytiques et des propositions de solution ahurissantes, quoique parfois sincères dans la volonté d’aider dans la recherche d’une solution, mais qui s’écartent des exigences du Droit, surtout s’agissant d’un texte fondamental comme la Loi-mère du pays qui réclame un minimum de respect. Le respect de la Constitution c’est ce qui me porte à livrer quelques réflexions même si, comme je l’ai maintes fois souligné, la Charte de 1987 présente de nombreuses lacunes qu’il est toutefois possible de combler mais en respectant les règles de procédure. Je rappelle aussi que ma proposition fondamentale va dans le sens de la préparation d’une nouvelle Constitution, mais lorsque le contexte national sera politiquement approprié. Mais j’ai toujours affirmé que je n’avais aucune aversion méthodologique envers la procédure d’amendement s’appliquant à 10, 20 ou, comme c’est le cas présentement, 128 Articles, à condition qu’on observe les principes et le chronogramme idoines.
J’ai travaillé avec 4 textes à partir de la Constitution de 1987 qui sert de référence :

  • Les propositions d’amendement soumises par l’Exécutif, un document en trois colonnes, le premier rapportant la disposition constitutionnelle, le second le changement souhaité et le dernier la justification de la modification estimée souhaitable.
  • Le texte voté séparément par la Chambre des Députés et le Sénat le 14 septembre 2009 avant minuit.
  • La Déclaration correspondante publiée dans Le Moniteur le 6 octobre 2009.
  • La Loi constitutionnelle parue dans Le Moniteur le 13 mai 2011 avec la formule sacramentelle de la promulgation par le Président de la République.

S’agissant de ce dernier texte que j’analyserai plus tard, si l’opportunité se présente, je voudrais faire trois observations rapides. La première concerne l’appellation d’Assemblée Constituante que l’Assemblée Nationale se serait accordée. En l’occurrence, il s’agit d’une Assemblée Nationale Constituante, car le titre précédent se justifie s’il s’agit de fabriquer une nouvelle Constitution et, le plus souvent, en dehors de l’enceinte parlementaire. Lorsqu’elle est dotée de pouvoirs constituants soit pour rédiger un nouveau texte, soit pour amender une charte en vigueur, le titre requis précisément par la fonction est bien Assemblée Nationale Constituante. Rappelons que dans notre histoire, 11 de nos Constitution, dont celle de 1987, ont été fabriquées par des Assemblées Constituantes, et 8 d’entre elles par des Assemblées Nationales Constituantes. Le produit fini dans un cas comme dans l’autre, détient la même valeur juridique. Ce n’est pas un détail car l’identification correcte de l’organe émetteur qualifie l’objet de l’intervention.
La seconde se rapporte à la dernière phrase « Le présent amendement après publication au Journal Officiel Le Moniteur entre en vigueur à l’installation du futur Président de la République le 14 mai 2011 ».
Or, l’Article 284 de la Constitution précise « L’amendement obtenu ne peut entrer en vigueur qu’après l’installation du prochain président élu ».
La grammaire juridique est aussi de la grammaire et il se dégage une différence entre les deux conjonctions de temps qui ne sont pas interchangeables, car la première induit une immédiateté temporelle et même une coïncidence, tandis que la seconde établit un décalage qui va dans le sens voulu par la Constitution.
La troisième est plus importante et saute aux yeux dès la première page du texte publié dans Le Moniteur du 13 mai 2011. Elle concerne le label de Loi constitutionnelle octroyé au texte et qui suscite quatre commentaires critiques :

  • La 49ème Législature a reçu de la précédente non un projet de loi mais une Déclaration telle que publiée dans Le Moniteur du 6 octobre 2009.
  • La Constitution de 1987 ne requiert pas d’adopter des amendements sous forme de loi. L’Assemblée Nationale n’a pas dans ses attributions d’adopter des Lois. Il est inscrit qu’elle peut prendre un décret pour ratifier les Traités et Conventions (Article 276-1), mais la Constitution ne lui reconnait pas une prérogative législative stricto sensu.
  • Il existe toute une procédure d’adoption des lois à partir d’une compétence générique reconnue au Parlement dont il est dit qu’il fait des lois sur tous les objets d’intérêt public (Article 111). Mais plusieurs dispositions établissent l’itinéraire des lois, entre l’initiative, la navette d’abord bilatérale entre la Chambre et le Sénat qui doivent voter un texte dans les mêmes termes, puis triangulaire par l’obligation de solliciter et d’attendre les objections possibles du Président de la République lequel, en fin de parcours, promulgue la loi et l’envoie au Journal Officiel pour la rendre exécutoire. Il est donc impropre de parler de Loi constitutionnelle alors que cette procédure n’était pas de mise, ne se justifie pas et n’a pas été enclenchée. Et il convient de souligner que le Président de la République, en promulguant le texte envoyé au Moniteur, lui aussi, l’identifie comme telle, reprenant et confirmant ainsi l’anachronisme juridique.

A partir de ces documents de base, on peut reconstruire l’itinéraire de la pièce qui devait comporter et authentifier l’amendement. Mais plusieurs zones d’ombre demeurent, la principale étant le document transmis par le Président du Sénat et de l’Assemblée Nationale au Président Préval aux fins de promulgation. C’est le maillon manquant de la chaine et une pièce essentielle, la seule qui permettrait une minutieuse comparaison avec le texte du 13 mai pour repérer les erreurs, altérations de fond, en clair une manipulation. En son absence, il est logiquement et juridiquement impossible, en tout cas pas convaincant de révéler les points de différence ce qui permettrait de confirmer à coup sûr qu’il y a eu manipulation, dans quel sens et, peut-être, au profit de qui. Quelque crédibilité que l’on accorde à la parole de Députés et de Sénateurs qui crient au scandale, dont les propos sont largement repris par la presse parlée et écrite, elle ne constitue pas une preuve, même si elle oriente vers des probabilités surtout psychologiques. Ces propos vibrants de sincérité de parlementaires faisant appel à leur mémoire et non à leurs notes écrites ne sauraient fonder des arguments prouvant l’illégalité de la procédure et la caducité du texte publié le 13 mai.
Il revenait au Président de l’Assemblée Nationale, dès l’éclatement de la controverse, d’y mettre fin en publiant le document voté par l’Assemblée Nationale et transmis au Président de la République. Après tout, il parait logique de croire qu’il en a conservé une copie, sinon ce serait mettre en cause le sérieux avec lequel les choses ont été menées. Il ne s’agit pas, en l’occurrence, de fabriquer un rectificatif après coup, en corrigeant un texte publié car on pourrait douter de l’authenticité d’une initiative qui s’apparenterait plutôt à un rattrapage peu convaincant.
Incontestablement, il y a trois lieux possibles où l’intervention manipulatrice a pu être exécutée. Le premier est le milieu de l’Assemblée Nationale, mais est-ce le Président ou les membres du Bureau tout entier qui auraient agi dans la précipitation des dernières heures de la procédure ? Comment expliquer la disparition des Procès verbaux de la séance à partir desquels on pourrait retracer le fil des évènements, et qui en avait la garde ? Sommes-nous en présence d’un cas de désinvolture administrative ou faut-il soupçonner un geste délibéré? Restent les cassettes d’enregistrement télévisé de cette importante séance qui ne sauraient constituer des preuves intangibles, mais permettraient de révéler qui a dit quoi, quand et quel fut le résultat du vote article par article et à quel moment. On est en droit de se demander si ces documents ne se sont pas, eux aussi, volatilisés et sur ordre de qui.
Le second est la Présidence de la République : faut-il incriminer le Président René Préval, le Premier Ministre Jean Max Bellerive, les Ministres ou tous ensemble réunis et consentants pour mener à bien cette grave intervention ? Ils ont signé le texte envoyé par le Président de l’Assemblée Nationale et cautionné l’envoi au Moniteur. Ont-ils pris la peine de lire ce à quoi ils apposaient leur signature lui accordant ainsi un label d’authenticité et de légitimité, ou ont-ils, en la circonstance, fait confiance au Président qui, en signant le document, a dissipé les interrogations possibles ?
Reste un troisième espace, les Presses Nationales elles-mêmes pour fonder une possibilité technique à défaut d’un intérêt politique. La publication au Moniteur est soumise à des instructions reçues du Bureau du Premier Ministre ou du Ministère du Commerce. Sans en écarter l’hypothèse, une collusion avec des centres extérieurs pour effectuer les changements serait audacieuse et aussi dangereuse, car le Journal Officiel, en principe, ferme l’itinéraire d’un texte. Dans notre histoire, il est arrivé qu’un texte publié soit rappelé afin de corriger une erreur de transcription. On lit dans Le Moniteur le compte rendu de ces cas, rares au demeurant, où des parlementaires demandaient et obtenaient des rectifications au sujet de leurs déclarations mal rapportées ou qu’ils estimaient telles. Mais il s’agissait d’erreurs mineures et, à ces époques-là, le Parlement avait directement accès au Journal Officiel. En la circonstance, un tel rappel devrait être effectué par l’entité qui aura eu l’initiative du premier envoi, c’est-à-dire le Président Préval qui n’est plus en fonction. Et il n’est pas sans intérêt de souligner qu’un texte publié au Moniteur jouit du bénéfice de la
présomption de légalité en ce sens que sa parution représente la dernière étape du chronogramme; mais une judicieuse controverse relativise ce caractère impératif car il suffirait d’inclure n’importe quel document dans le Journal Officiel pour lui attribuer une nécessité juridique. Ce qui demeure valide à cet égard, ce n’est pas la publication en elle-même mais le respect d’une procédure qui inclut la responsabilité de l’entité qui achemine les textes. Jusqu’à nouvel ordre, aucune rectification n’est venue de l’Exécutif quant à l’authenticité du document. On peut ainsi avancer l’hypothèse que, de son point de vue, celui publié le 13 mai est bien la pièce qui a été acheminée, ce qui affranchit les Presses Nationales de toute responsabilité.
Ce n’est pas la police civile qui pourrait directement sanctionner ces manquements; elle pourrait seulement initier une enquête pour déterminer les responsabilités, mais elle devrait être requise de le faire et par qui ? Il ne faut pas oublier que les parlementaires jouissent de l’immunité juridictionnelle, sauf en cas de flagrant délit. Et il en est de même des membres du Pouvoir Exécutif. Mais comment, en l’occurrence, dans ces conditions de précipitation, établir la flagrance ? Ce cas relèverait plutôt de la Haute Cour de Justice car il s’agit bien d’une forfaiture qui resterait d’ailleurs à prouver; mais, faut-il le rappeler, le Président sortant n’est plus justiciable une fois qu’il a quitté le pouvoir et il serait hautement improbable d’obtenir le vote de 66 députés pour le mettre en accusation devant le Sénat érigé en Haute Cour de Justice. Les Ministres sont responsables des décisions du Chef de l’Etat, mais il faudrait identifier lequel d’entre eux aurait pris la lourde responsabilité de cette altération. Les parlementaires sont les seuls détenteurs du pouvoir d’état qui ne sont pas passibles de cette institution (Article 186), ce qui est une anomalie. Dans notre histoire, il n’en a pas toujours été ainsi. La faculté de juger les responsables politiques est inscrite dans toutes nos Constitutions depuis 1806, et trois d’entre elles (1846, 1849, 1874) incluaient les parlementaires comme coupables possibles de forfaiture et de malversations. En les exemptant de toute poursuite devant la Haute Cour de Justice, la Constitution de 1987 n’anticipe pas qu’ils puissent errer dans l’accomplissement de leurs fonctions et leur accorde, avec l’inviolabilité et l’immunité, une totale impunité prospective.
Il est pénible d’anticiper que, malheureusement, comme cela se produit trop souvent, on va assister à une vaste opération de « kase fèy kouvri sa » et, par lassitude et une inertie collective consentie, le souci de préserver les acquis de la révision particulièrement en ce qui concerne la création du Conseil Constitutionnel dont l’intervention serait fort judicieuse en l’occurrence, les dispositions relatives à la nationalité si ardemment attendues de la part de nos compatriotes de l’extérieur, encore que certaines d’entre elles pourraient ne pas combler leurs espérances, on s’achemine vers un « kole piese » par lequel, contrairement à toutes les normes, on sortira prestement d’un chapeau une pièce rafistolée que l’on présentera comme étant l’authentique votée le 9 mai, alors qu’il a déjà été révélé qu’elle a disparu. Pour comble,
il se murmure qu’elle sera promulguée par le nouveau Président qui l’enverra au Moniteur… comportant la même date et revêtue des signatures apposées par l’équipe sortante ! Cet accroc, s’il se réalise au nom de la raison d’état, marquera un nouveau recul dans la construction de l’état de droit.
Je l’écris avec amertume et sans illusion, mais avec une inaltérable conviction en faveur du respect des normes : la seule solution acceptable capable d’assainir les bases juridiques de fonctionnement de l’Etat est de reconnaitre, courageusement, l’échec de la procédure d’amendement et de reporter celle-ci à la fin de la 49ème Législature, en prenant soin de respecter toutes les étapes requises. Ou alors créer les conditions pour organiser une Assemblée Constituante afin de préparer une nouvelle Constitution.
Mirlande MANIGAT
Secrétaire Générale du RDNP
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2900-haiti-constitution-mirlande-manigat-sort-de-son-silence-sur-l-amendement-de-la-constitution.html
HL/ HaïtiLibre

 

Bilan du séisme en Haïti: des experts soulignent le risque d’exagération

De Emily TROUTMAN (AFP)

Une rue de Port-au-Prince, le 14 janvier 2010, deux jours après le séisme en Haïti (AFP/Archives, Juan Barreto)

PORT-AU-PRINCE — Un rapport explosif qui met en cause le nombre de victimes du séisme de 2010 en Haïti conduit des experts à s’interroger sur le risque d’exagération entraîné par des évaluations faites à la hâte, voire gonflées pour tenter d’attirer l’attention mondiale.

Le rapport, commandé par l’agence fédérale américaine d’aide au développement USAID –mais qui n’a pas été publié officiellement– affirme que le séisme du 12 janvier 2010 a fait entre 46.000 et 85.000 morts. Or, le bilan officiel du gouvernement haïtien est de 316.000 morts, même si la fourchette de 200.000 à 250.000 morts est plus couramment citée.

« Plus il y a de morts, plus un séisme a de visibilité. C’est ce que nous appelons ‘l’effet CNN' », explique David Hargitt, responsable de la collecte de données au Cred (Centre for Research on the Epidemiology of Disasters), un centre de recherche sur les catastrophes basé en Belgique.

L’USAID a insisté mercredi auprès de l’AFP sur le fait que ce rapport avait été commandé « à un organisme extérieur » pour évaluer l’état des logements afin d’y reloger les Haïtiens, et que « tout commentaire sur le bilan des morts (…) ne faisait pas partie de la commande et n’engage que son auteur ».

Debarati Guha-Sapir, directrice du Cred, a expliqué à l’AFP que le chiffre de 316.000 victimes provenait d’un haut responsable de la protection civile haïtienne mais n’avait pas été confirmé scientifiquement. « En l’absence de possibilité d’aller compter les corps nous-mêmes, nous devons faire confiance à ce que nous disent nos sources », a-t-elle expliqué.

Or, le décompte des cadavres n’était pas la priorité au lendemain du séisme: les autorités haïtiennes étaient trop occupées à dégager les gravats, porter secours aux personnes prises dans les décombres et aux innombrables sans-abri.

Le chiffre de la protection civile haïtienne a été calculé en partie à partir du nombre de cadavres pouvant être entassés dans un camion-benne et du nombre de camions qui les ont déversés dans des charniers, des images traumatisantes restées dans les mémoires des Haïtiens.

Mais les auteurs du rapport considèrent que leur évaluation du nombre de morts ne doit pas diminuer la gravité de la tragédie.

« Les gens ont tendance à exagérer les chiffres et je ne pense pas que cela soit une bonne chose », estime David Hargitt. « Quoi? 200.000 n’est pas assez pour attirer l’attention? Il faut arriver à 300.000? Qu’est-ce qui va se passer lors de la prochaine catastrophe? Est-ce qu’il faudra qu’on arrive à 500.000? », s’indigne-t-il.

Timothy Schwartz, le principal auteur du rapport réalisé par le cabinet LTL Strategies de Washington, souligne que même son estimation la plus basse représente « énormément de morts, de vie détruites, une tragédie ». « Je ne vois pas en quoi, finalement, cela change quoi que ce soit », écrit-il.

Richard Garfield, professeur de santé publique à l’Université Columbia, pense que les estimations du gouvernement ont été faites « au doigt mouillé ». Pour lui, les coupables sont avant tout les ONG internationales qu’il accuse d’exagérer les bilans pour obtenir plus de dons.

« Plus le chiffre est élevé, plus la possibilité de lever des fonds s’accroît. La mentalité consiste à se dire que si tout le monde gonfle les chiffres, il faut le faire aussi », dit-il.

Il travaille avec des chercheurs de l’Institut Karolinska de Suède à une modélisation du nombre des victimes en fonction de la quantité de téléphones portables en circulation avant et après le séisme, mais n’a publié aucune estimation pour le moment.

« Ce n’est pas que nous ayons décidé de ne pas en publier, mais d’autres problèmes sont plus importants », explique-t-il, craignant aussi que « cela ne devienne un sujet politique ».

 

Haïti – Reconstruction : Inauguration de la Mairie de Caracol
01/06/2011 16:26:13

Haïti - Reconstruction : Inauguration de la Mairie de CaracolCette après-midi a eu lieu la cérémonie d’inauguration de la Mairie de Caracol, commune de l’Arrondissement de Trou-du-Nord dans le département du Nord-Est, nouvellement réhabilitée grâce à un financement de l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID).
Ce nouveau bâtiment est un exemple parmi les nombreux projets qui seront exécutés prochainement dans la ville de Caracol. La Mairie va maintenant disposer d’un espace approprié afin de mieux servir les citoyens de la ville. Le gouvernement américain s’est dit heureux d’appuyer le peuple de Caracol à travers la Mairie.
Plusieurs officiels du gouvernement haïtien et du gouvernement américain dont l’Ambassadeur des Etats-Unis en Haiti, Kenneth Merten, et le chef de cabinet de la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton, Madame Cheryl Mills, étaient présent lors de la cérémonie.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Choléra : Plus de 38 morts en un mois au Plateau central

mercredi 1er juin 2011

Les cas d’admission aux centres de traitement de choléra (Ctc) sont nombreux dans diverses communes du département géographique du Plateau central (Nord-Est d’Haïti).

Les centres hospitaliers ne disposent pas de moyens adéquats pour accueillir convenablement les patientes et patients (enfants et vieillards emmenés sur des brancards), atteints par l’épidémie et contraints à attendre de longues heures avand de recevoir les soins que nécessitent leurs cas.

Les pluies intermittentes, enregistrées depuis une semaine dans le département, viennent compliquer les efforts des autorités sanitaires.

Les consignes d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avec du savon et s’assurer du caractère potable de l’eau consommée, ne sont pas suivies scrupuleusement par les ménages qui cherchent à développer des méthodes artisanales de purification d’eau.

Correspondance : Ronel Odatte

Hinche (Haïti), 1er juin 2011 [AlterPresse] — En un mois (mai 2011), plus de 38 personnes sont décédées du choléra en plusieurs communes du Plateau central, suivant les données rassemblées par AlterPresse auprès de responsables hospitaliers dans ce département géographique.

51 nouveaux cas d’hospitalisation sont enregistrés au Ctc, sis à l’hôpital Sainte Thérèse de Hinche et recevant une moyenne journalière de 30 personnes infectées.

Le personnel médical n’est pas nombreux à ce centre de traitement du choléra, lequel fait face à une carence de matériels, révèle Dr. Lisier Joseph, principal dirigeant du Ctc établi à l’hôpital Sainte Thérèse.

30 personnes sont actuellement sous surveillance médicale au Ctc de Thomonde, où quotidiennement sont admises des personnes ayant de la diarrhée et des vomissements dus au choléra. Plusieurs décès, des suites du choléra, sont signalés aux sections communales de Bailletourib, Tierra Mouscardy et Savannette Cabral au cours du mois de mai 2011.

La municipalité de Thomode fait état du décès de 12 personnes, qui n’ont pas pu se rendre dans un centre de traitement.

« Il faut une campagne d’information et de sensibilisation pour encourager les personnes atteintes de choléra à cesser d’attribuer la maladie à de la sorcellerie, mais à se faire soigner rapidement à l’approche de la nouvelle saison cyclonique », suggère Jean Sauverne Delva, maire de Thomonde.

Faute de Ctc à Cerca Carvajal (Haut Plateau central), les personnes atteintes de choléra doivent se rendre à Hinche. Beaucoup de techniciens cubains, qui fournissaient des services médicaux à Cerca Carvajal, n’ont pas été remplacés au terme de leur mission dans la localité, confrontée à une absence de système adéquat d’eau potable et de latrinisation.

Dans les communes de Thomassique,et de Cerca-la-source, des dizaines de patients fréquentent les Ctc.

Préférant parler de pandémie au lieu d’épidémie, la municipalité de Thomassique affirme craindre une augmentation d’infections au choléra avec la saison pluvieuse en cours et le manque d’infrastructures sanitaires appropriées dans la zone.

A Mirebalais (Bas Plateau central), 10 personnes sont décédées du choléra pendant le mois de mai 2011. Mais, dans la section communale Sarrazin, 22 cas de décès ont été relevés.

Les riverains s’inquiètent d’une éventuelle propagation de l’épidémie du choléra avec les pluies importantes, depuis plusieurs jours, sur le département, souligne Lochard Laguerre, du conseil municipal de Mirebalais.

Moléon, section communale de la municipalité de Savannette (Bas Plateau central), 6 personnes sont mortes du choléra entre le 17 et le 30 mai 2011, fait savoir le pasteur Issanord Petit-Homme qui dirige une église de Dieu dans cette localité. [ro rc apr 1er/06/2011 13 :30]

 

EDITO

Gouverner c’est trancher

Le Nouvelliste

Le président Michel Martelly est en train de tourner en rond depuis son investiture. Si dans l’opinion sa côte de popularité est intacte, dans les faits, mis à part le titre et les honneurs, son pouvoir est encore informe.
Le point le plus visible est l’absence de gouvernement. Daniel Gérard Rouzier est désigné comme Premier ministre, mais son choix est dans les limbes. L’euphorie des premiers jours s’épuise. La procédure parlementaire retarde la naissance du gouvernement. Lentement, sans appui de l’opinion, les élus proches de INITE et leurs alliés regroupés au sein du Groupe des Parlementaires du renouveau (GPR), jouent une partie d’échec pour imposer leurs vues au président.
Députés et sénateurs ont tous les défauts, mais sont détenteurs d’une partie importante de la souveraineté nationale et le pays a soupé des « législatures j’approuve » pour ne pas apprécier cette partie de chat et de souris qui se déroule sous nos yeux depuis le 14 mai.
Il faut dire que la situation est particulière. Pour la première fois dans l’histoire de notre démocratie vieille de vingt ans, le président de la République ne dispose pas de majorité pour gouverner. Le président ne cherche pas non plus à constituer, pour le moment, cette majorité en nouant des alliances ni n’accepte de cohabiter avec ceux qui détiennent le vrai pouvoir.
Les forces parlementaires qui ont la majorité au Parlement sont dans la délicate situation de devoir laisser la préséance au président mais réclament à mots couverts et en signes indiens le paiement d’une taxe, d’une dîme, d’un écot pour céder une partie de leur pouvoir. Martelly et ses conseillers font la sourde oreille, jouent à ceux qui ne comprennent pas. Les jours passent. Les deux parties tirent sur la corde.
Nous ne sommes qu’au début du quinquennat, le temps semble extensible. C’est une apparence trompeuse. Cinq ans ne sont que deux cent soixante semaines. Aucune semaine perdue ne se rattrapera.
Cela dit, si les amis d’Haïti n’avaient pas réservé des inaugurations pour permettre au président d’agrémenter ses journées on se demanderait déjà où est le changement promis. Le président Martelly doit se dire que l’attention médiatique ne va pas suffire à satisfaire les attentes de la population.
Le nouvel élu doit fait un blitz de négociations pour trouver une entente avec les maîtres du GPR. Il doit aussi statuer sur la Constitution qui régit la vie politique. Celle de 1987 ? Celle amendée et publiée ? Ou celle revisée qui n’est pas encore publiée ?
Autre exigence, la composition du Parlement. Il y a des élus qui sont en attente de prendre poste. Garant de la bonne marche des institutions et seule autorité autorisée à faire publier les décisions de l’Etat dans le journal officiel Le Moniteur, le président Martelly doit se décider et trancher pour clore le chapitre des élections 2010-2011.
Constitution, élection, Premier ministre, le président doit se mettre au travail pour passer au travers des inévitables procédures, compromis et alliances qui permettent de gouverner. Quitte à donner d’une main ce qu’il reprendra de l’autre un jour, tout en ne laissant pas sa main gauche deviner ce que sa main droite souhaite.

Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Rouzier Premier ministre grâce à René Préval ?

S’il y a eu des doutes sur les chances de Daniel Gérard Rouzier de trouver l’approbation du Parlement pour diriger le prochain gouvernement, ils se sont dissipés suite à une rencontre qui a fait toute la différence, celle qui a eu lieu, lundi soir, dans la résidence privée de l’ancien président René Préval.
En effet, selon des sources concordantes, lors de cette importante rencontre entre le président Préval et les membres du parti INITE, l’ancien locataire du Palais national a formellement demandé au groupe majoritaire au Parlement de ne faire aucune exigence au président de la République, Michel Joseph Martelly, et au Premier ministre désigné, Daniel Rouzier, quant à l’obtention de postes ministériels dans le prochain gouvernement.
M. Préval, le principal instigateur de la mise sur pied de cette structure politique, a demandé aux parlementaires de son parti et aux membres du Groupe des Parlementaires du Renouveau (GPR), le bloc majoritaire, de donner un vote favorable à Rouzier, dans le but de permettre au président Martelly d’avoir les coudées franches pour qu’il puisse délivrer le changement promis à la population.
Lors de cette rencontre, qui a débuté vers les 6 heures PM pour prendre fin peu avant minuit, l’ancien chef de l’Etat et les membres de son groupe ont décidé de former une commission de 7 membres devant rencontrer le président Martelly sur la décision du groupe majoritaire de ratifier Daniel Rouzier, sans exiger de postes ministériels, mais aussi sans exclure toute possibilité, pour des proches du GPR, d’occuper des postes de responsabilité si telle est la volonté du président de la République. Donc, l’octroi de portefeuilles ministériels ou d’autres positions de responsabilité est désormais laissé à la discrétion du Président Martelly et de son Premier ministre Rouzier.
Cette commission, présidée par le senateur Joseph Lambert, est composée entre autres, du sénateur Francky Exius, des députés Levaillant Louis-Jeune et Tolbert Alexis. Deux autres députés et un membre de la coordination de l’INITE complètent la liste des membres du GPR désignés pour rencontrer le chef de l’Etat et le Premier ministre désigné, sur le dossier de la ratification de la nouvelle équipe gouvernementale. Les présidents de la Chambre des députés et du Sénat, respectivement Sorel Jacinthe et Rodolphe Joazil, tous deux de l’INITE, assisteront la commission, lors de cette rencontre avec le chef de l’Etat et dans la mise en oeuvre de la nouvelle position arrêtée par le groupe majoritaire.
Le coordonnateur de l’INITE et du groupe GPR au Grand Corps, le sénateur Joseph Lambert, a confirmé ces informations lors d’une intervention ce mardi, au micro de Gary Pierre-Paul Charles, sur Scoop FM. Selon Lambert, l’INITE et le GPR ne seront pas des éléments de blocage. Selon lui, la plateforme INITE et le président Martelly poursuivent des objectifs communs et entendent travailler ensemble pour répondre aux attentes de la population.
« De même que le président Martelly, nous avons fait campagne sur la gratuité de l’éducation, et nous avons fait campagne sur la décentralisation…, aujourd’hui, le GPR a une seule et unique volonté: faire en sorte que les gens quittent les tentes, en aidant et en accompagnant l’Exécutif, en lui donnant les instruments légaux et les moyens financiers, à travers des lois, pour lui permettre de sortir les gens des camps », a déclaré le sénateur Lambert, qui promet également le soutien de son groupe, pour permettre de concrétiser, dans un temps donné, le projet du président Martelly d’envoyer tous les enfants haitiens à l’école gratuitement.
Le coordonnateur de INITE, qui dit n’avoir pas connu Daniel Rouzier auparavant, déclare avoir pris connaissance de ses réalisations et de ses réussites. Joseph Lambert estime que les chances pour Rouzier de réussir sont aujourd’hui très élevées.
« Un fait est certain, c’est que les chances pour M. Rouzier d’être approuvé sont de plus en plus élevées, à partir de la rencontre d’hier soir », a assuré l’influent sénateur Lambert, annonçant que la commission de 7 membres aura des réunions avec le chef de l’Etat et le Premier ministre désigné pour s’entendre sur un plan pour sortir le pays du marasme socio-économique dans lequel il se trouve et pour monter une équipe à la hauteur des grands défis qui se posent à la nation.
Plusieurs voix, au sein du GPR, se sont élevées ces derniers jours pour réclamer d’importants postes ministériels dans le cadre d’un partage de responsabilité avec le nouvel Exécutif. Le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, a fait savoir que le GPR avait exigé des portefeuilles ministériels en échange d’un vote favorable au dossier de ratification du Premier ministre désigné. A en croire les déclarations de Joseph Lambert, cette position est aujourd’hui révolue.
Cependant, certaines réticences demeurent au niveau de certains membres non INITE du GPR. Toutefois, même sans l’appui des membres du GPR qui ne font pas partie de l’INITE (au nombre d’une vingtaine), Daniel Rouzier maintient toujours toutes ses chances d’être ratifié, puisque les membres de INITE et ceux des groupes minoritaires, déjà favorables à la ratification du Premier ministre désigné, sont suffisants pour lui confier les clés de la Primature.
Après le désastre électoral et les tempêtes politiques, peut-on s’attendre à une accalmie et un éclaircissement de l’horizon sociopolitique si nécessaires à la reconstruction de l’édifice national ? Certains osent y croire, pendant que d’autres pensent que c’est trop beau pour être vrai!
Joseph Guyler C. Delva
josephguylerdelva@gmail.com

 

Haïti – Politique : Le Sénateur Edwin Zenny contre le marchandage politique
01/06/2011 09:01:44

Haïti - Politique : Le Sénateur Edwin Zenny contre le marchandage politiqueLe Sénateur du Sud-Est, Edwin Zenny, rappelle que l’ex-Président Préval, avait souhaité que le nouveau Chef du Gouvernement, puisse former librement son Gouvernement, sans obstacle et que, le Groupe Parlementaire du Renouveau (GPR), bloc majoritaire au Parlement [et branche de la plateforme INITE] ne voulait pas initialement de postes ministériels dans le Gouvernement Martelly.
Le Sénateur Zenny, déplore, que le GPR réclame maintenant, des portefeuilles ministériels en échange de la ratification de Daniel Gérard Rouzier, le Premier Ministre désigné par le Président Martelly, qualifiant d’irrespectueux, le comportement de certains Sénateurs dont : Moise Jean Charles, Wenceslass Lambert et Anacacis Jean Hector qui réclament les Ministères de la Justice, de l’Intérieur, des Finances et de la Planification…
« Je ne suis plus membre du groupe parlementaire INITE », insiste le Sénateur, « Je suis un honnête homme, je ne peux cautionner ce revirement » affirmant devant ce marchandage, avoir pris ses distances avec le GPR.
Edwin Zenny, qui évoque la possibilité qu’INITE réclame des poste de Direction Générale, préconise malgré tout, la poursuite du dialogue, estimant toutefois, qu’un « éclatement » du GPR ne peut être que favorable à la ratification de Daniel Gérard Rouzier. Il a confié, que son ami et Président, Michel Martelly, lui aurait fait part lundi de ses inquiétudes sur le processus de ratification de Daniel Gérard Rouzier, en raison du manque de respect de la parole donnée par les parlementaires…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2352-jacmel-elections-tentative-d-intimidation-contre-edwin-zenny.html
http://www.haitilibre.com/article-2369-jacmel-elections-joseph-lambert-decu-par-les-propos-d-edwin-zenny.html
S/ HaïtiLibre

 

Interdiction de départ contre Mme Hendrick Léandre

Le commissaire du gouvernement Harycidas Auguste déclare qu’il a écrit au directeur du service d’immigration et d’émigration pour lui demander de mettre une interdiction de départ

01/06/2011

Le commissaire du gouvernement Harycidas Auguste déclare qu’il a écrit au directeur du service d’immigration et d’émigration pour lui demander de mettre une interdiction de départ contre Mme Farah Champagne Léandre, qui est la femme de Hendrick Léandre directeur de l’Office assurance des véhicules contre tiers (OAVCT). Mme Farah Léandre est accusée par le commissaire Auguste d’être complice avec son mari de détournements de fonds publics. WPC/LM

 

Haïti : l’épidémie de choléra reprend et fait 10 morts

LEMONDE.FR avec AFP | 01.06.11 Depuis le séisme du 12 janvier 2010, de nombreux Haïtiens vivent toujours dans des camps de réfugiés, où les conditions d'hygiène restent très précaires.

Depuis le séisme du 12 janvier 2010, de nombreux Haïtiens vivent toujours dans des camps de réfugiés, où les conditions d’hygiène restent très précaires. AP/Dieu Nalio Chery

Au moins dix personnes sont mortes ces derniers jours en Haïti en raison d’une recrudescence de l’épidémie de choléra, d’après les autorités sanitaires du pays. Le directeur général du ministère de la santé a estimé qu’outre la « dizaine de décès », « un millier de personnes ont été hospitalisées à Carrefour, au sud de Port-au-Prince ».

Des responsables locaux ont évoqué dans les médias un bilan plus élevé d’une cinquantaine de morts, mais ce chiffre n’a pas été confirmé par le ministère de la santé.

« RELÂCHEMENT DANS LES RÈGLES D’HYGIÈNE »

Selon le ministère de la santé, « il s’agit d’une recrudescence du choléra causée par les eaux de ruissellement de la saison pluvieuse, mais également par un relâchement dans l’observation des règles d’hygiène. » Depuis le séisme du 12 janvier 2010, des milliers de personnes vivent encore dans des conditions d’hygiène très précaires.

Le gouvernement devraient annoncer très prochainement de nouvelles mesures pour tenter d’enrayer l’épidémie. Le directeur général du ministère de la santé a annoncé l’ouverture de nouveaux centres de traitement du choléra (CTC) dans les localités où des malades ont été dénombrés.

Hautement contagieuse, la maladie peut tuer en quelques heures. Sa propagation est favorisée par les défaillances des réseaux sanitaires et le manque d’hygiène et de soins. Depuis son apparition fin 2010, l’épidémie de choléra en Haïti a tué 5 332 personnes et 310 000 cas ont été diagnostiqués. Au plus fort de l’épidémie, plusieurs dizaines de morts étaient enregistrées par jour.

 

Haïti – Environnement : La protection de l’environnement est l’affaire de chaque haïtien
01/06/2011 11:31:00

Haïti - Environnement : La protection de l’environnement est l’affaire de chaque haïtienLa Fondation Seguin estime que son programme de reboisement du Parc National « La Visite » où 300,000 plantules doivent être mises en terre, est en bonne voie de réalisation.
Gesner Champagne, le Président et Directeur de la Fondation Seguin, a fait savoir qu’actuellement plus de 50,000 arbustes ont été plantés, soulignant que le plus gros du travail avait déjà été effectué. Il soutient que dans moins de 2 mois, l’objectif pourra être atteint. Il rappelle qu’actuellement 20 hectares de terre ont été reboisés, 10 km linéaires de clôtures métalliques, ont été érigés pour assurer la protection des arbres plantés, 15,000 arbres fruitiers ont été mis en terre et 20 millions de gourdes [± 40 gdes = 1 dollars US] ont déjà été injectées dans la communauté sous forme d’un projet « cash for work » [argent contre travail].
Le Président de la Fondation a souligné « que la protection de l’environnement doit être l’affaire de chaque haïtien et pas seulement de la Fondation » Il se dit ouvert au dialogue avec toute autre organisation ou institution qui œuvre dans le domaine en vue de partager les expériences acquises pour le bien du pays. Pour Gesner Champagne, il faut plus que jamais continuer à développer et à renforcer une conscience nationale sur la problématique du déboisement dans le pays.
Le Parc National «La Visite», a été créé en 1983 afin de protéger la flore de la déforestation. D’une superficie de 30 km2, il est situé dans la chaîne de la Selle [Sud-Est d’Haïti] et culmine à 2,680 mètres et s’étend jusqu’à la frontière Dominicaine.
lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-340-haiti-environnement-la-survie-d-haiti-depend-d-une-reforestration-massive.html
http://www.haitilibre.com/article-2975-haiti-environnement-lancement-du-projet-de-reforestration-transfrontiere.html
http://www.haitilibre.com/article-2690-haiti-environnement-projet-de-parc-lineaire-entre-dajabon-et-ouanaminthe.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le directeur de l’OAVCT se dit victime d’un complot

Le directeur général de l’Office assurance véhicules contre tiers (OAVCT), Hendrick Léandre, a été placé en garde à vue lundi après-midi suite à son audition par le substitut du commissaire du gouvernement, Me. Félix Léger.

31/05/2011

 Le directeur général de l’Office assurance véhicules contre tiers (OAVCT), Hendrick Léandre, a été placé en garde à vue lundi après-midi suite à son audition par le substitut du commissaire du gouvernement, Me. Félix Léger. Il est accusé de détournements de fonds, de corruption et d’associations de malfaiteurs.
Selon un audit de la Cour supérieure des comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA), 17 millions de gourdes ont été détournées et pour lesquelles n’existe aucune pièce justificative. Mais, c’est un rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), remis au parquet le 12 mai dernier, qui a conduit à l’invitation M. Léandre devant la justice, selon Ardy John Georges, président du syndicat de l’OAVCT.
Le directeur de l’OAVCT a déclaré que, lors de son installation, l’OAVCT avait une dette de plus de 200 millions de gourdes qu’il est arrivé à éponger.
M. Léandre dénonce un complot qui viserait à ternir son image. Ce complot serait ourdi par un réseau de voleurs de voitures. Il n’a pas voulu citer de nom, craignant d’être assassiné dans sa cellule.
« Je suis ‘clean’. Tous les faits qui me sont reprochés sont faux. Il s’agit d’un complot qui vise à ternir mon image », a répété le directeur général de l’OAVCT qui a dit avoir toujours ordonné des dépenses avec le visa de la CSC/CA.
M. Léandre a été invité par le parquet quelques heures avant son garde à vue. Il n’a pas eu le temps de se présenter avec les dossiers des faits qui lui sont reprochés, regrette son avocat André Michel.
M. Léandre a dénoncé « des bras puissants » derrière les accusations qui pèsent sur lui.

 

Pierre-Marie Boisson : il faut créer le cadre pour attirer les investissements

Pierre-Marie Boisson regarde l’avenir avec optimisme. Il analyse, indexe, propose l’adoption de nouvelles lois et la révison de l’amendement, en vue de rendre le pays plus attractif aux yeux des investisseurs, au début de l’administration Martelly. « Ne pas créer le cadre pour attirer les investissements, c’est maintenir Haïti dans la dépendance inacceptable de l’aide internationale », a-t-il dit.

L’économiste Pierre-Marie Boisson ne lorgne aucun portefeuille au gouvernement. Il l’a dit haut et fort. Servir le pays n’implique pas nécessairement un poste aux affaires, croit le créateur de Sogesol et pionnier de E-power, une centrale électrique ayant coûté 54 millions de dollars us. Cependant, Boisson, l’un des plus brillants et plus influents économistes haïtiens ne fait pas l’économie de ses analyses, jetant une lumière crue sur les conditions objectives du pays, et de ce qu’il faudra faire pour attirer les investisseurs et forcer la croissance, moins de 22 jours après l’investiture de Michel Joseph Martelly à la présidence d’Haïti.
« Nous avons besoin de montrer au monde entier que nous allons avoir un gouvernement cohérent, libre des influences d’un groupe au détriment d’un autre », a-t-il dit, faisant de la compétence, de l’efficacité et de l’honnêteté les seuls critères d’accès au cabinet ministériel, contrairement à la logique de « séparation du gâteau » affichée par des parlementaires en échange de la ratification du choix de Daniel Gérard Rouzier et de la politique générale du prochain gouvernement.
« Il faudra débloquer des dossiers en souffrance, dont une nouvelle loi sur les banques et une autre sur le bureau national de crédit, restées dans les tiroirs du Parlement depuis deux ans », a par ailleurs conseillé Pierre-Marie Boisson, favorable à la révision de l’article du code du travail doublant le salaire pour le travail de nuit. Outre ces lois, les législateurs, a-t-il poursuivi, devraient plancher sur la loi sur les « frais d’hypothèque horriblement élevés ».
Revisiter la loi sur l’impôt locatif est aussi souhaité. L’impôt locatif se situe entre 15 et 18 %, et 30 % de taxe sont perçues sur le revenu global du bailleur. « Cela signifie près de 50 % d’impôt perçus sur le loyer », a déploré M. Boisson, qui rappelle aux décideurs et faiseurs de politiques publiques que « l’immobilier est le démarrage du secteur financier ».
Prompt à indexer les taxes qui asphyxient, l’économiste croit, en revanche, qu’il faut élargir l’assiette fiscale, augmenter la pression fiscale. « Le premier secret de la recette fiscale se trouve dans la base économique à taxer », selon Pierre-Marie Boisson, qui croit dans l’amélioration du cadre des affaires, la levée des verrous en vue de créer des emplois en Haïti où les recettes fiscales se situent entre 700 et 800 millions de dollars us, alors qu’en République Dominicaine, où beaucoup d’emplois ont été créés,elles sont de 9 milliards de dollars us.
«Il faut envoyer un signal clair aux investisseurs», a soutenu l’économiste appelant de ses voeux la loi sur les zones économiques spéciales. Cette disposition allègerait les tracasseries administratives et permettrait d’attirer des investissements déjà à nos portes.
Des investisseurs disposent de 600 millions de dollars pour construire un port de transbordement qui aura un impact très positif sur l’économie haïtienne, a révélé Pierre-Marie Boisson. « Ne pas créer les cadres pour attirer les investissements, c’est maintenir Haïti dans la dépendance inacceptable de l’aide internationale », a-t-il dit, invitant les décideurs dans la fonction publique à adopter une attitude proactive.
L’économiste avait proposé après le 12 janvier la création d’un fonds de garantie partielle pour relancer l’économie et aider les entreprises affectées par le tremblement de terre. Il avait aussi invité des ONG à mettre en place des outils financiers pour encourager les entreprises fraîchement créées (start-up) en partenariat avec le secteur financier.
« En 2010, Haïti a reçu un flux de devises de 5 milliards de dollars. Un niveau jamais atteint avant. L’ironie, c’est que des montants importants ont été alloués à des ONG, sous le label de l’aide au développement», a argumenté l’économiste, soulignant que les banques commerciales ne peuvent pas supporter les besoins de crédit des PME. « Il y a des crédits trop risqués que les banques commerciales ne peuvent pas prendre toutes seules », a poursuivi Pierre-Marie Boisson.
Elogieux à l’égard du Premier ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier, Pierre-Marie Boisson a indiqué que le pays a besoin dans la fonction publique des gens pragmatiques qui prennent des décisions rapidement et qui n’ont pas peur de prendre des risques.
Optimiste aussi, l’économiste a appelé les acteurs des secteurs privé et public à enterrer la hache de guerre en vue de travailler au progrès d’Haïti, comme en République Dominicaine où le revenu per capita est passé de 700 à 5400 dollars l’an. Ce qui dit tout!!!
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Paul Denis n’a pas mis les pieds au Parlement

Le ministre démissionnaire de la justice, Paul Denis a brillé par son absence ce mardi au sénat de la République où il était attendu, accompagné du commissaire du gouvernement du tribunal civil de Port-au-Prince Harrycidas Auguste, par devant la commission sénatoriale spéciale chargée d’enquêter sur les cas de fraudes au sein du conseil électoral provisoire.

31/05/2011

 Le ministre démissionnaire de la justice, Paul Denis a brillé par son absence ce mardi au sénat de la République où il était attendu, accompagné du commissaire du gouvernement du tribunal civil de Port-au-Prince Harrycidas Auguste, par devant la commission sénatoriale spéciale chargée d’enquêter sur les cas de fraudes au sein du conseil électoral provisoire.
< Le ministre qui était interrogé la semaine dernière par ladite commission, fragmentée à l’époque, devrait retourner après la réélection de Youri Latortue (AAA/Artibonite) à la tête de la commission. Le sénateur Moise Jean-Charles (INITE/Nord) s’était formellement opposé à l’audition de M. Denis arguant que l’élu de l’Artibonite était en train de régler ses comptes avec l’opposant politique par les formes de questions qu’il posait.
Après les tapages créées par le sénateur du Nord, cherchant même à interrompre la séance d’audition, une entente a été trouvée entre tous les membres de la commission. Les sénateurs avaient jugé bon de lancer une nouvelle invitation au garde des sceaux de la République.
Le commissaire du gouvernement prés du tribunal de première instance de Port-au-Prince devait s’expliquer sur un ensemble de mesures prises en un temps record. Me Harrycidas Auguste devait fournir clairement des explications aux pairs conscrits sur l’audition de certains membres du conseil électoral provisoire (CEP) et son directeur général.

 

Haïti-Duvalier : A quoi sert l’ordonnance de mise en résidence surveillée de l’ancien dictateur ?

P-au-P, 31 mai 2011[AlterPresse] — Me Reynold Georges, un des avocats de l’ancien président dictateur haïtien Jean Claude Duvalier, qualifie de « stérile » l’ordonnance de mise en résidence surveillée prise à l’encontre de son client par la justice haïtienne.

« Le président a été (récemment) à Thomassique (Est) pour baptiser un mariage, il a dormi à Mirebalais, il va à la plage et mange la viande de chèvre boucanée », déclare Me Georges à AlterPresse pour montrer la nullité de l’acte produit par le juge d’instruction Carves Jean, en charge de l’enquête sur Duvalier pour crimes contre l’humanité.

Le dictateur a reçu en mars dernier cette assignation à résidence limitant ses déplacements à la capitale, Port-au-Prince, ainsi que ses possibilités de recevoir chez lui.

« Je fais ce que la loi demande, j’ai suspendu l’ordonnance par un acte d’appel et tout est calme », ajoute-t-il.

Des victimes de la dictature duvaliériste, qui va de 1957 à 1986 (soit 1957-1971 François Duvalier / père, 1971-1986 Jean Claude Duvalier / fils) ont porté plaintes par devant la justice haïtienne contre l’ancien tyran pour crimes contre l’humanité.

La Commission Interaméricaine des Droits de l’homme a enjoint les responsables haïtiens de prendre toutes les dispositions pour que la justice puisse se prononcer sur le cas Duvalier.

« La République d’Haïti, en sa qualité d’État membre de la Convention américaine, a l’obligation internationale d’enquêter sur les graves violations des droits humains commises sous le régime de Jean-Claude Duvalier et, s’il y a lieu, d’en punir les auteurs », indique la déclaration de la CIDH. [rh gp apr 31 /05/2011 12 :55]

 

L’Ambassadeur projeté, Haiti propulsé !

A l’invitation de madame Irina Bokova, directrice générale de l’UNESCO et de Frédéric Mitterand, ministre de la Culture et de la Communication de France, de nombreuses personnalités ont participé à l’avant-première du nouveau long métrage réalisé par Charles Najman, titré « Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres », ce lundi 30 mai, à la Maison de l’Unesco, à Paris.

Le Nouvelliste

L’ambassadeur pour la paix de l’UNESCO, Frankétienne jouant le rôle central du film a, une fois de plus, insuflé son âme et son verbe dans le plaidoyer pour une Haiti nouvelle !
Un décor d’évocation, un discours d’interpellation !
La majeure partie du film a été tournée dans les ruines de la cathédrale de Port-au-Prince détruite dans le tremblement de terre du 12 janvier 2010. Entre chants, récits, discours sans détour, témoignages émouvants et plaidoyers poético-tragique, le monstre de la littérature haitienne dénommé Frankétienne a tenté, au lendemain du drame de reconstituer les « zenglen» d’espoir, de rêves et de détermination qui nourissaient l’âme spirituelle des Haitiens, dans ce chaos matériel et structurel, des villes balayées par la magnitude de tous les maux.
Après la projection du film, Frankétienne a, au cours d’une allocution, tenu à remercier la France, pour son support à Haiti, notamment au lendemain de la catastrophe, et pour la contribution à ce projet nouvellement inauguré dans cet espace aussi prestigieux, qui sert à l’auteur de «Melovivi », de prétexte, d’une occasion privilégiée pour continuer à défendre la culture de ce peuple aux racines profondes et nombreuses !
Pour Rutshelle Guillaume, chanteuse ayant interpreté le titre « Wale, la nati ou fem mal !», le 12 janvier dernier, lors du premier anniversaire de la catastrophe, « c’est une production fortement symbolique qui met en valeur Haiti, et qui permet une fois de plus à l’assistance de revivre le désaroi de ce peuple, résistant et rebelle à la mort ».
«Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres », me permet de revivre des moments difficiles qu’a connus mon pays pendant que je poursuivais mes études à Paris. C’est un film qui interpelle chaque Haitien, chaque citoyen du monde. La poésie de Frankétienne est comme un manifeste qui nous invite à nous engager dans la veritable reconstruction du pays, a laissé entendre Nerlande Bazelais, cette ancienne étudiante de l’Ecole nationale des Arts (ENARTS) prépare un master en Médiation culturelle.
Les morts honorés par la prière, les chants et les danses, et les vivants réanimes par cet écrivain, homme de théàtre et créateur polyvalent. Voilà en gros ce que traduit ce nouvel instrument cinématographique du réalisateur français Charles Najman qui a déjà mis en scène l’écrivain Dominique Batraville, dans « Royal Bonbon ». « Une étrange cathédrale dans la graisse des ténèbres », a été produite par La Huit, en coproduction avec Les Productions Fanal et Trace TV, du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), avec la participation de TV5 Monde et de l’ambassade de France à Port-au-Prince, avec le soutien de la Région Île-de-France, de la société civile des Producteurs de Cinéma et de Télévision (Procirep), de l’Agence Nationale de Gestion des OEuvres Audiovisuelles (Angoa) et de la Fondation Connaissance & Liberté (Fokal).

Dominique Domerçant

 

Près de 2 000 câbles de WikiLeaks concernant Haïti vont être rendus publics

P-au-P., 31 mai 2011 [AlterPresse] — L’hebdomadaire Haïti Liberté, qui parait aux États-Unis, annonce la publication d’une série d’articles tirés de 1.918 câbles diplomatiques secrets à propos d’Haïti, provenant d’ambassades des États-Unis à travers le monde.

Ces documents été obtenus par le groupe de défense de la transparence, WikiLeaks, et mis à la disposition d’Haïti Liberté, indique la direction de cette publication dans une transmise à AlterPresse.

Ces câbles couvrent une période de près de sept ans, du 17 avril 2003 au 28 février 2010, juste après le tremblement de terre du 12 janvier. Ils sont classifiés “Secret”, “Confidentiel”, “Non classifié”.

« Nous y voyons l’obsession de Washington à vouloir maintenir (l’ancien président Jean Bertrand) Aristide hors d’Haïti et de l’hémisphère, sa fixation sur les bidonvilles en révolte tels que Cité Soleil et Bel Air, et son étroite supervision de la direction de la police haïtienne, de la sélection des agents, et des 9000 membres de la force d’occupation des Nations unies (MINUSTAH) », indique la note.

Le premier article, que publie cette semaine Haiti Liberté, « examine comment Washington et les compagnies pétrolières des États-Unis ont cherché à saboter la mise en œuvre de l’accord pétrolier PetroCaribe entre le Venezuela et Haïti », annonce l’hebdomadaire.

« Les prochains articles montreront comment Washington a soutenu les propriétaires des industries d’assemblage contre la hausse du salaire minimum et leur militarisation de l’aide à Haïti après le tremblement de terre en 2010 », ajoute-t-il.

En novembre 2010, après avoir commencé à rendre publics les 251.287 câbles obtenus en provenance d’ambassades des États-Unis en les remettant à des quotidiens à grand tirage tels que le New York Times, The Guardian et Der Spiegel, WikiLeaks a choisi, à présent, des médias de plusieurs autres pays à qui confier les câbles concernant leur pays respectif. [gp apr 31/05/2011 17 :00]

 

Martelly prône des réponses multisectorielles aux risques cycloniques

P-au-P, 31 mai 2011 [AlterPresse] — Le président Michel Martelly invite la Direction de la Protection Civile (DPC) à « renforcer les lignes de coordination entre l’institution – la DPC – et ses différents partenaires (…) afin de protéger la population à l’approche de la saison cyclonique », annonce la présidence.

La période des perturbations cycloniques s’étend annuellement du 1er juin au 30 novembre.

Martelly a rencontré le lundi 30 mai les autorités de la DPC et les organes impliqués dans la Gestion des risques et désastres pour s’entretenir des dispositions à adopter en vue de faire face à la saison cyclonique.

Michel Martelly, rappelle aux responsables de la gestion des risques et désastres qu’il ne faut pas limiter les désastres aux intempéries, tout en insistant « sur la nécessité de rendre le système (de gestion des risques et des désastres) plus efficace et plus apte à intervenir dans d’autres cas dont les pandémies et autres risques de pertes considérables en vies humaines. »

Le nouveau président haïtien souligne que la responsabilité en matière de réponse aux désastres est multisectorielle et requiert l’appui et la collaboration de tous les secteurs de la vie nationale.

Déjà, la saison pluvieuse a favorisé une augmentation des cas de personnes atteintes par l’épidémie de choléra, qui frappe le pays depuis le octobre 2010.

Dans la commune de carrefour (périphérie sud de Port-au-Prince) environ 50 personnes sont déjà mortes dans les dernières 48 heures. Mille autres seraient hospitalisées.

Le dernier bilan présenté par les autorités sanitaires fait état de plus de 5 000 mille décès.[rh gp apr 31/05/2011 10 :55]

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