lundi 6 juin 2011

6 Juin

Haïti – Politique :

Volte-face du Premier Ministre désigné face aux féministes
06/06/2011 09:14:36

Haïti - Politique : Volte-face du Premier Ministre désigné face aux féministesDaniel Gérard Rouzier, le Premier Ministre désigné, a rencontré vendredi dernier des militantes féministes inquiètes des propos et rumeurs rapportés dans la presse locale sur l’éventuelle disparition du Ministère de la Condition féminine et aux droits des femmes (MCFDF) et la création, en remplacement, d’une direction des affaires féminines au sein du Ministère des Affaires sociales.
Mme Yolette Mengual, Chef de cabinet du MCFDF et dirigeante de l’organisation féministe « Fanm Yo la », a fait savoir que cette rencontre où était présente des responsables d’organisations de femmes, a été l’occasion d’une fructueuse discussion sur la question du genre et la problématique du droit des femmes en général. Le message semble être bien passé puisque le Premier Ministre désigné après s’être expliqué, a assuré qu’il maintiendra le MCFDF dans son prochain Gouvernement, si le Parlement ratifie son choix et que sa déclaration de politique générale est approuvée.

Suite à cette rencontre, Yolette Mengual a déclaré aux médias «…je dis, à toutes les organisation de femmes de toutes les régions du pays, qui avaient vu la chose d’un mauvais œil, qui ont été déçues, lorsque nous avons apprit que le Premier Ministre désigné, avait dit, par voie de presse, que le Ministère de la Condition féminine et aux droits des femmes serait intégré à celui du Ministère des Affaires Sociales et du Travail (MAST). Et bien je vous le dis mesdames, le jeu à changé. Notre Ministère va toujours rester, le Premier Ministre désigné nous a donné cette garantie, en plus, le Premier Ministre désigné nous a montré sa volonté de mettre la problématique des femmes au cœur des actions gouvernementales […] nous sommes d’accord et trop contente, parce que dans l’amendement de la constitution il est prévu, que dans les décisions, dans la vie nationale il doit y avoir au minimum 30% de femmes, nous, dans le collectif prenons le Premier Ministre au mot et nous allons veiller à ce que dans son prochain cabinet ministériel, il tienne compte de la question du quota. »
Danièle Magloire, Directrice et co-fondatrice de Kay Fanm, qui avait vivement réagit à cette éventuelle suppression rappelle que le rôle du Ministère est de veiller sur les politiques et les programmes dans tous l’espace de l’État, afin que leurs mises en œuvre, soient appliqués pour qu’il y ait « une égalité des chances dans la société pour les filles comme pour les garçons » ajoutant qu’au delà de cette rencontre,le Premier Ministre désigné doit confirmer publiquement que le MCFDF continuera d’exister « nous avons entendu des paroles qui disent que la position a changé, c’est pour ça que nous nous battons, nous espérons que c’est vrai, mais nous ne pouvons pas rester sur des rumeurs […] c’est publiquement qu’il [Rouzier] avait prit position et dit qu’il allait fermer le Ministère et « l’enfourailler » dans le Ministère des Affaires Sociales et du Travail, […] et bien c’est de la même façon qu’il doit prendre ses responsabilités et dire publiquement que ce n’est pas ça qui va être fait. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3090-haiti-social-des-organisations-de-femmes-contre-la-fermeture-de-leur-ministere.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Climat :

Le lac Azuéi, déborde, premières évacuations
06/06/2011 10:17:33

Haïti - Climat : Le lac Azuéi, déborde, premières évacuationsDepuis jeudi dernier, les fortes pluies qui continuent de s’abattre sur différentes régions du pays ont déjà fait deux morts suite à un éboulement dans le département du Centre. Selon les responsables du Centre national de Météorologie (CNM), qui maintiennent sur Haïti, le niveau d’alerte orange jusqu’à nouvel ordre, cette situation est due à une large zone de basse pression localisée sur la mer des Caraïbes, qui menace de se transformer en dépression tropicale.
Dimanche dernier, le lac Azuéi [Étang saumâtre], commençait à inonder des terres basses, situées autour de plusieurs villages à proximité de Thomazeau, [au Nord-Est de Port-au-Prince]. Les inondations du lac Azuéi constituent un problème depuis plusieurs années. Des canaux de stabilisation du niveau des eaux du lac sont obstrués depuis longtemps par des déchets et des sédiments, qui conjugué au déboisement des versants autour du lac Azuéi qui entraine des sédiments dans les eaux du lac, sont responsables de la montée des eaux et des inondations.
Elaine Nabaa, Porte-parole de l’ONU, à fait savoir que Dimanche, en début de journée, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU, a envoyé un convoi de camions et de bateaux pour évacuer plus de 50 villageois. Des représentants de groupes d’aide humanitaire ont indiqué qu’environ 1,000 personnes auront probablement besoin d’être évacués. Le nombre de personnes à évacuer près du lac Azuéi pourrait bondir au cours des prochains jours, la pluie ne cessant de tomber le long de la frontière séparant Haïti et la République dominicaine.
Selon Nigel Fisher, le coordonnateur humanitaire des Nations Unies en Haïti, un budget de 21 millions de dollars américains a été estimé pour la saison cyclonique 2011 dont 8 millions ont déjà été collectés. De son côté, Damian Merlo, Porte parole du Président Martelly, rapporte sur Twitter que le Président s’est rendu dimanche matin dans les zones inondées.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3004-haitiflash-infos-la-route-vers-malpasse-partiellement-inondee.html
HL/ HaïtiLibre

 

Plongée dans l’enfer d’une prison d’Haïti

De notre envoyé spécial à Port-au-Prince, Nicolas Jacquard | Le Parisien.fr – Publié le 06.06.2011, 07h00

PORT-AU-PRINCE (HAÏTI), le 14 janvier. Un détenu, à l’intérieur de la prison centrale.

PORT-AU-PRINCE (HAÏTI), le 14 janvier. Un détenu, à l’intérieur de la prison centrale. (lp/philippe de poulpiquet.) Zoom

« Une société se juge à l’état de ses prisons », disait Albert Camus. Cela n’a jamais été aussi vrai qu’en Haïti où le nouveau président, Michel Martelly, va devoir s’atteler à la réforme d’un système judiciaire et carcéral à bout de souffle.

SUR LE MÊME SUJET

En pénétrant en exclusivité dans le plus grand pénitencier de l’île, à Port-au-Prince, nos reporters ont en effet découvert un univers de promiscuité où rôdent violence et choléra.
0,5 m2 par personne
On savait que, sur un territoire où 680 000 réfugiés du séisme de 2010 dorment encore sous des tentes, ce qu’il reste d’Etat avait d’autres priorités que la détention. Mais en pénétrant au cœur du pénitencier national de Port-au-Prince, « le Parisien » – « Aujourd’hui en France » a été confronté à un lieu dont l’état de délabrement dépasse l’entendement, comme le montre notre reportage complet sur notre site Internet.
Ici, les détenus disposent d’à peine 0,5 m2 par personne selon l’ONU, obligés de dormir à tour de rôle dans des cellules bondées.
« Il faut montrer au monde ce qui se déroule sous nos yeux », martèle Haristidas Auguste, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince — l’équivalent d’un procureur général —, conscient des conditions de vie des détenus haïtiens et qui en appelle à la communauté internationale.
Depuis le séisme, les autorités locales, et notamment les directions des centres de détention, sous hiérarchie policière, sont sous le feu des critiques. Les circonstances de l’évasion massive lors du tremblement de terre restent floues. Celles du massacre par les gardiens de 10 prisonniers tués par balles dans la ville des Cayes, les jours suivants, le sont encore plus.
Certes, les geôles crasseuses du pays hébergent de vrais caïds et seulement 15% des 5409 évadés du séisme ont été repris. Mais aux côtés des chefs des anciens gangs qui ont mis l’île à feu et à sang ces dernières décennies, on trouve des dizaines de malchanceux, simples citoyens qui n’ont eu pour seul tort que de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Des prisonniers qui risquent de ne pas voir un juge avant des années.

 

Saurel Yacinthe : «Les peuples ont les dirigeants qu’ils méritent»

05/06/2011 23:55:00 Auteur(e) Jean Monard Metellus

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Wesner Emmanuel – Saurel Yacinthe Ranmasse 04-06-11 (Photo: Wilner St Val)

Le président de la Chambre des députés est  très remonté contre le nouveau chef  de l’Etat et il a tenu à le faire savoir à cette émission de Ranmase sur Radio Caraïbe ce samedi.

Saurel Yacinthe est particulièrement fâché contre la décision de M. Michel Martelly  de rapporter  l’amendement constitutionnel erroné qui a été publié par le président René Préval  la veille de son départ sans publier dans le même arrêté le texte initial que le parlement lui avait fait parvenir. Le vice-président de l’Assemblée Nationale craint le pire avec la nouvelle équipe.

« Un grand danger pèse sur la république et la démocratie », a indiqué le représentant de Moron/Chambellan (Grand’Anse) à la 49e législature faisant allusion aux rumeurs persistantes selon lesquelles le chef de l’Exécutif aurait un plan secret pour dissoudre le parlement.

Me Reynold George venu à l’émission régler une autre question (l’inculpation de son client Edrick Léandre pour corruption et malversation) s’en est pris au président de la Chambre basse l’accusant de même que toute l’équipe INITE d’avoir manifestement falsifié le document initial de l’amendement de la Constitution pour mettre le nouveau président de la République dans ses petits souliers. Me George a par ailleurs accusé la justice et le parquet de Port-au-Prince d’avoir illégalement détenu le directeur général de l’OAVCT. Dans son élan d’accusations et de dénonciations, Me George a provoqué la réaction du commissaire du gouvernement, Me Harystidas Auguste qui est intervenu pour préciser qu’il y avait bien une décision de la Cour des Comptes à l’encontre de son client contrairement à ce qu’avait déclaré le président de l’ALAH.

De même, le ministre des Finances, Ronald Baudin  est intervenu pour s’affirmer en faux contre une insinuation de Me George selon laquelle l’intéressé aurait dit au président Martelly que le dossier serait accablant et que l’on pouvait rien faire pour Edrick Léandre. « Faux et archi-faux », a déclaré le grand argentier de la République qui a d’ailleurs précisé qu’il est démissionnaire et qu’il ne saurait s’impliquer dans des querelles personnelles avec qui que ce soit. L’ancien sénateur Wesner Emmanuel a, dans un autre chapitre, supporté la bataille menée par des organisations féministes et des compatriotes de la diaspora en faveur du maintien du ministère à la Condition  Féminine et celui des Haïtiens Vivant à l’étranger.  Saurel Yacinthe supporte aussi cette lutte en indiquant que leur existence fait partie d’une conquête démocratique qui avait marqué une époque. Le maire de Carrefour, Yvon Gérôme était lui aussi passé à l’émission pour appeler à la conscientisation citoyenne et aux apports de toute la collectivité pour sauver sa commune  menacée par le choléra.

 

Moïse Jean Charles nie toute participation à la fuite de Gaillot Dorsinville

06/06/2011 10:39:00 Auteur(e) La Redaction

image Le parlementaire de INITE réitère toutefois ses critiques contre l’interdiction de départ des membres de l’organisme électoral et la Commission d’enquête dont il fait partie

Le sénateur Moïse Jean Charles (Nord, INITE), a nié samedi sur les ondes de Radio Kiskeya avoir facilité la fuite vers la République dominicaine voisine du président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), M. Gaillot Dorsinvil.

« Jamais je n’aurais agi de la sorte en faveur de quelqu’un au sujet de qui une investigation est menée », a-t-il dit. « J’ai entendu la rumeur comme tout le monde. Je ne peux pas la confirmer. Mais, si c’est vraiment le cas, c’est tout à fait à déplorer », a ajouté le parlementaire.

A la question de savoir quand il a rencontré M. Dorsinvil pour la dernière fois, Jean Charles a répondu lui avoir parlé « depuis longtemps », sans plus de précision.

Moïse Jean Charles a par ailleurs une fois de plus qualifié de « persécutions politiques » la mesure d’interdiction de départ prise contre les membres du CEP par le commissaire du gouvernement . Il invoque à ce sujet l’article 186 de la Constitution qui rend le chef de l’Etat, le premier ministre, les ministres et les membres du Conseil Electoral Permanent justiciables seulement par-devant la Haute cour de justice. Estimant que les membres du Conseil Electoral Provisoire jouissent du même statut que ceux du Conseil Electoral Permanent, il affirme croire qu’ils ne sont pas passibles des juridictions ordinaires. Un point de vue que ne partagent pas des juristes et des experts qui se sont déjà exprimés sur la question à maintes reprises dans la presse.

Le fait par M. Jean Charles d’être membre à part entière de la Commission sénatoriale d’enquête sur la corruption au sein du CEP, ne l’empêche pas de se montrer critique vis-à-vis d’elle, ainsi que de son président, son collègue de l’Artibonite Youri Latortue. « Ce dernier avait pris la Commission en otage », s’est-il exclamé, relevant son manque d’impartialité vu que, « personnellement impliqué dans la compétition, nombreux de ses candidats ont été malchanceux ».

Moise Jean Charles invite la presse à la séance d’audition prévue pour mardi au cours de laquelle le ministre de la justice et le commissaire du gouvernement devront faire le jour sur les poursuites judiciaires contre les membres du CEP initiées paradoxalement à la demande expresse de la commission dont il est membre.

Si, pour le sénateur Latortue, une « haute autorité » a organisé la fuite de Gaillot Dorsinvil, pour Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), cette « haute autorité » n’est autre qu’un sénateur de la République.

On ignore si ce nouveau dossier donnera lieu à une enquête de plus au Sénat de la République. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Quand le secteur privé se met au pas…

Dans le cadre du 4e sommet des Pays moins avancés(PMA)) tenu à Istanbul du 9 au 13 mai dernier, un accent particulier a été mis sur le secteur privé qui est appelé à investir davantage dans les économies des pays les plus pauvres de la planète.

Le Matin – 06/06/2011

Le prix des denrées alimentaires, les changements climatiques, la réalisation des progrès en matière de réformes économiques, de gouvernance et de mobilisation de ressources au niveau national sont entre autres points importants qui ont été débattus dans le cadre du 4e sommet des Pays moins avancés(PMA)) tenu à Istanbul du 9 au 13 mai dernier. Cependant, un accent particulier a été mis sur le secteur privé qui est appelé à investir davantage dans les économies des pays les plus pauvres de la planète. En Haïti, ce secteur représente un atout majeur pour sortir le pays du groupe des PMA.
La réduction de la vulnérabilité des Pays moins avancés (PMA) face aux chocs externes, le renforcement de leurs capacités productives et la mise en place des conditions solides d’un développement durable ont fait la toile de fond de ce sommet à Istanbul. Les différents problèmes d’Haïti, forte de la présence d’une grande délégation en Turquie, n’ont pas été laissés aux oubliettes. Les représentants de la société civile, du secteur privé et du secteur public ont posé à fond les difficultés auxquelles Haïti fait face.
Les représentants du secteur privé, l’un des piliers en terme de développement durable, ont fait valoir leur point de vue à Istanbul. L’économiste Kesner Pharel, présent à ce 4e sommet, a plaidé pour une autre forme de partenariat entre les donateurs et les pays en situation de vulnérabilité. Pharel a dit également compter sur de nouvelles formes de relations entre les pays pauvres et les pays riches, relations susceptibles de favoriser les pays en situation d’extrême pauvreté à sortir de ce cercle vicieux.
La création d’emplois, un atout majeur
Les pays moins avancés, comme Haïti, sont caractérisés par une pauvreté extrême qui touche 50% de leur population. Ces pays restent en outre très vulnérables aux chocs politiques ou économiques externes, d’où les hésitations des hommes d’affaires à y investir. Les problèmes relatifs à la création d’emplois et au développement durable y sont permanents.
Le PDG du Group Croissance S.A, Kesner Pharel, estime que les mesures annoncées dans la déclaration d’Istanbul sont plus qu’importantes et paraissent même obligatoires pour tout pays qui veut sortir du cercle infernal des pays les plus pauvres. Des conditions favorables à l’investissement massif, l’Etat de droit, la stabilité politique et une gestion efficace des catastrophes naturelles et des risques et désastres viennent en peloton de tête parmi les mesures qui doivent être appliquées illico dans les quarante huit (48) pays moins avancés dans le monde.
De l’avis de l’économiste, pour qu’Haïti emprunte la voie du développement et laisse le stade des PMA, elle d’abord sortir de la dépendance économique, des dommages causés à l’environnement et de la marginalisation socio-économique. Selon M. Pharel, le cadre qu’offre Haïti est si problématique que la question de l’investissement massif en vue de créer davantage d’emplois parait de plus en plus difficile que jamais.
A ces problèmes viennent s’ajouter l’insécurité, la question du cadastre et celle des propriétés qui contribuent encore plus à embourber le pays dans l’extrême pauvreté. Pour le chroniqueur économique, la création d’emplois peut entrainer la réduction de la pauvreté dans la mesure où ces emplois permettent de réduire le pourcentage de plus 40% de la population qui vit avec seulement moins d’un (1) dollar par jour. Pour ce faire, il prône la mise en place des institutions étatiques pouvant garantir de bonnes conditions à l’investissement et à la création de richesses.
La croissance économique est aussi une composante importante en matière de stratégies de développement pour les Pays moins avancés. La situation d’Haïti, qui n’est pas différente des quarante sept (47) autres, est devenue plus compliquée après la catastrophe du 12 janvier 2010 dans laquelle plus de 120% du Produit intérieur brut (PIB) national ont été pratiquement engloutis. M. Pharel propose un partenariat franc entre le secteur public et le secteur privé dans une perspective de développement durable. Kesner Pharel opte pour une recapitalisation du secteur privé pratiquement sur les genoux après le tremblement de terre.
Une plaidoirie en faveur des PME
La construction et le développement des infrastructures sont également substantiels dans le cadre des mesures qui doivent être prises pour changer le statut du pays. Des taux de croissance qui sont supérieurs à ceux atteints par les pays émergents au cours de la décennie écoulée seront déterminants pour les prochains dix ans dans la mesure où Haïti veut gravir le podium des gradués. Les pays moins avancés comme Haïti doivent également éveiller les intérêts du secteur privé par l’embauche d’une jeune main-d’œuvre et un pouvoir d’achat croissant pouvant transformer la réalité quotidienne.
De l’avis de l’expert en économie John Emmanuel Picard, les pouvoirs publics, à l’heure actuelle, mettent au point des politiques et des programmes dont l’objectif est de permettre aux petites et moyennes entreprises (PME), moteur de tout développement, d’évoluer dans un environnement plus propice à l’investissement. Pour monsieur Picard, tout en identifiant les domaines d’intervention de l’État et ses responsabilités en termes de régulation du marché, ils (pouvoirs publics) élaborent également des recommandations visant à définir le rôle du secteur privé et à renforcer l’efficacité de ces politiques et programmes.
D’autres économistes pensent qu’Haïti est pleinement consciente du potentiel que représentent les petites et moyennes entreprises (PME) pour la croissance et le développement, d’autant que ces PME constituent, comme dans la plupart des autres pays, la forme d’organisation dominante. Représentant plus de 60 % du secteur informel, les PME jouent un rôle moteur essentiel en termes de croissance économique durable et de création d’emplois, croit savoir John Emmanuel Picard.
Haïti est aujourd’hui à la croisée des chemins. Pour sortir de l’impasse, il lui faut un programme d’actions qui vise à accroître la valeur ajoutée, la capacité concurrentielle et le niveau technologique des entreprises. Le secteur privé doit également chercher à accéder aux marchés internationaux et à créer ses propres marques. Les lourdes procédures bureaucratiques précédant l’implémentation des entreprises doivent être aussi simplifiées. L’apport du secteur privé dans les pays moins avancés comme Haïti est primordial.

Joseph Chanoine Charles cjchanoine@yahoo.fr

 

Haïti – Constitution :

Un arrêté présidentiel annule l’amendement erroné de la Constitution
05/06/2011 10:29:20

Haïti - Constitution : Un arrêté présidentiel annule l’amendement erroné de la Constitution Suite à la condition du bloc majoritaire au Parlement, [le Groupe Parlementaire du Renouveau (GPR)], de ratifier le Premier Ministre désigné, Daniel Gérard Rouzier, en échange du remplacement de la version de la Constitution amendée qui comportait de nombreuses erreurs par la version authentique, telle qu’adoptée par le Parlement en Assemblée Nationale, le Président Martelly vient de franchir un premier pas dans la bonne direction, en annulant jeudi par décret présidentielle la version erronée de l’amendement de la constitution, à l’origine de la crise constitutionnelle qui empêche la formation du nouveau Gouvernement.
Cet arrêté Présidentiel, publié vendredi dans un numéro spécial du journal officiel « Le Moniteur », précise « Est et demeure rapportée la loi constitutionnelle du 9 mai 2011 publiée au journal officiel « Le Moniteur » No.58 le 13 mai 2011 pour n’être pas conforme au texte authentique adopté par le Parlement en Assemblée Nationale…»
Par ce décret, le Président Martelly, par la reconnaissance de non conformité des amendements constitutionnels publiés, semble de fait, annuler la version « falsifiée » de la Constitution amendée et ouvrir la voie à la publication prochaine du texte authentique… bien que cet arrêté n’en fasse aucune mention explicite.
Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre des Députés a semblé pris de court par la publication de cet arrêté, indiquant son intention de ce concerter avec Rodolphe Joazile, le Président du Sénat avant de faire ses commentaires.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3092-haiti-politique-nous-sommes-d-accord-sur-la-question-du-premier-ministre-dixit-saurel-jacinthe.html
HL/HaïtiLibre

 

Haïti-Environnement :

Danger sur le littoral de Port-au-Prince

P-au-P., 5 juin 2011 [AlterPresse] — Le géologue haïtien Claude Prepetit se montre préoccupé par les constructions anarchiques qui pullulent sur le littoral de Port-au-Prince (côte ouest).

« Cette zone est inondable, ces terres ne sont pas habitables et il y’a dépôt d’alluvions », affirme le géologue à AlterPresse.

Les littoraux haïtiens particulièrement ceux de Port-au-Prince sont le lieu d’activités diverses tels la pêche, le cabotage, la décharge d’ordures, ajoutés aux nombreuses familles qui en font un lieu d’habitation en construisant leurs maisons.

S’il y’a tremblement de terre ces constructions disparaitront sous terre parce et s’il y’a tsunami les riverains seront les premières victimes, prévient le géologue.

La crise économique a conduit des populations issues de l’intérieur du pays à se laisser attirer par le littoral et ses apparentes potentialités. Le séisme de 2010, qui a fait des centaines de milliers de sans-abri, a contribué à aggraver la situation.

D’après le géologue, le problème est global et est lié à la misère, au manque de logement, aux difficultés économiques que connait le pays.

Il préconise un véritable plan d’aménagement du territoire afin de savoir les zones qui peuvent servir de lieu d’habitation ou non.

D’autres experts consultés par AlterPresse font état de l’avancement vers la mer de Cite Soleil (périphérie nord), Carrefour (périphérie sud) et de la zone métropolitaine, à cause d’un cumul de déchets le long du littoral.

Des bidonvilles se multiplient sur la côte, comme Cité de l’Eternel et Cité Liberté, où les habitants font face également aux problèmes sanitaires et l’absence de service de base, rendant la population plus vulnérable aux catastrophes.

Ces différents quartiers ne sont pas en fait desservis par des réseaux d’évacuation des effluents, ni par un service de ramassage des déchets. Dans ces conditions, la mer et les ravines sont perçues comme des espaces vacants, utilisés comme dépotoirs.

Les spécialistes attribuent cette évolution anarchique à l’incapacité des autorités à faire respecter les normes. Ils recommandent aux autorités de renforcer les institutions qui doivent faire le travail parce qu’ils ont l’obligation de protéger les gens contre leur gré. [bd gp apr 05/06/2011 08 :30 ]

 

Haïti – Europe :

683 volontaires formés aux techniques d’intervention d’urgence
05/06/2011 11:37:08

Haïti - Europe : 683 volontaires formés aux techniques d'intervention d'urgenceHier a eu lieu, à Moulin sur Mer, Côte des Arcadins – Montrouis, la cérémonie de clôture d’une session de formation de volontaires aux techniques d’intervention d’urgence financée par l’Union Européenne.
M. Alain Damit, Chef du Projet PER-SNGRD, Lut Fabert, Chef de la Délégation de l’Union Européenne en Haïti et M. Paul Antoine Bien Aimé, Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales ainsi que le Président Michel Martelly, qui étaient également présent à la cérémonie ont fait des discours de circonstance. Une démonstration a aussi eu lieu suivit de la remise des certificats des volontaires aux Chefs de Groupes.
Financé par l’Union Européenne à hauteur de 14.5 millions d’Euros (± 20 millions de dollars), ce projet majeur, vise le renforcement du système haïtien de Gestion de Risques et Désastres (le Programme Européen PER-SNGRD). Plusieurs activités du programme sont déjà en cours, dont la formation des volontaires aux différentes techniques de sauvetage : sauvetage en milieu aquatique, sauvetage et déblaiement et sauvetage et premiers soins.
À ce jour, les instructeurs européens et nationaux ont déjà assuré la formation de 683 volontaires. D’ici la mi-juillet ils auront atteint plus de 2,000 volontaires, ce qui permettra de couvrir 104 communes sélectionnées pour leur vulnérabilité. Ces volontaires seront les premiers à pouvoir utiliser leurs nouvelles compétences liées aux opérations de secours et ainsi faire face à la saison des ouragans.
Cette formation résolument pratique permettra aux volontaires d’utiliser tout le matériel et les outils de secours qu’ils retrouveront prochainement dans les 252 containeurs, qui seront placés dans les 104 communes. En effet, ces communes recevront du matériel de secours adapté et organisé sous forme de Dispositifs d’Intervention de Premiers secours (DIPS), qui seront sous la responsabilité administrative des comités communaux et sous la responsabilité fonctionnelle des volontaires locaux nouvellement formés. L’intégralité du matériel deviendra la propriété de l’Etat haïtien (DPC).
Ces formations techniques et le programme PER-SNGRD en général devraient donc apporter une importante valeur ajoutée, pratique et visible aux services de secours. Les orientations tiennent compte d’une part des risques auxquels Haïti est exposée, notamment les failles sismiques et les ouragans et d’autre part, de l’importance de fournir aux communes un matériel d’intervention adapté à leurs spécificités géographiques.
Enfin, par l’appui technologique qu’apportera l’Union Européenne au Centre Opérationnel d’Urgence National (COUN) et le renforcement des capacités des différents acteurs de la chaine de communication liés à la gestion des risques et des désastres, il s’agit ici d’un réel effort pour diminuer les disparités régionales et améliorer ainsi le sort des populations vis-à-vis des multiples catastrophes auxquelles Haïti est fréquemment confrontée.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2633-haiti-catastrophe-l-eu-finance-le-renforcement-de-la-protection-civile.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Nouveau marché agricole dans la commune de Saint Raphaël
05/06/2011 11:14:46

Haïti - Reconstruction : Nouveau marché agricole dans la commune de Saint Raphaël Un nouveau marché agricole, comprenant deux hangars, un bloc administratif et un bloc sanitaire vient d’être installé dans la commune de Saint Raphaël, dans le département du Nord à environ 50 km de Cap Haïtien. La construction de ce marché s’inscrit dans le cadre du « Projet Transport et Développement Territorial (PTDT) » dans la microrégion du Nord qui inclut les cinq communes suivantes : Milot, Dondon, Saint-Raphaël, Grande-Rivière et Bahon. Son objectif est d’« améliorer les conditions de travail et de sécurité des commerçants ainsi que les conditions sanitaires et d’hygiène dans lesquelles les produits frais sont commercialisés ».
Ce marché, dont le coût global s’élève à 244 000 dollars américain, est le résultat d’un partenariat entre le gouvernement haïtien, à travers le Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BM-PAD) du Ministère de l’Économie et des Finances, de la Banque Mondiale et du Centre d’Étude et de Coopération Internationale (CECI) qui joue le rôle de maître d’œuvre délégué.
« Ce marché agricole est une infrastructure économique et stratégique », a expliqué Guypsy Michel, le Directeur du CECI, pour qui, Saint-Raphaël est non seulement un « grenier », mais aussi « un carrefour stratégique entre les régions du Nord, de l’Artibonite et du Plateau central ».
le Directeur du CECI, a par ailleurs souligné que la construction de ce marché agricole est le résultat d’un consensus entre les cinq communes de la micro-région. « Ce marché est donc aussi celui de toutes ces communes » exhortant les commerçants à protéger cet ouvrage. « A notre prochaine visite, nous souhaiterions constater que vous gardez votre marché propre. Les canaux ne sont pas construits pour recevoir des détritus mais pour assurer l’écoulement des eaux. Ils doivent toujours être propres. »
La micro-région Nord a déjà bénéficié de deux autres projets dans le cadre du PDDT.  Celui de l’électrification de la commune de Bahon et l’atelier de poterie de Lory (localité de la commune de Milot) qui ont été inaugurés le 19 mai 2011. Plusieurs autres projets sont en voie d’achèvement et concernent le développement de l’agriculture, la santé, les infrastructures et l’environnement.
Le Maire Anthiocus Jean Baptiste, s’est réjouit que les commerçants disposent maintenant d’un lieu approprié pour leurs commerces « Saint Raphaël est le grenier du pays pour ce qui est des produits maraîchers et vivriers » a déclaré le Maire qui souhaiterait que soit ajouté une chambre froide au marché [dès que l’électricité sera disponible à St-Raphaël], pour une meilleure conservation des produits.
HL/ HaïtiLibre / Minustah

 

Haïti – Environnement :

L’Environnement doit être une priorité du Gouvernement Martelly
05/06/2011 09:41:33

Haïti - Environnement : L'Environnement doit être une priorité du Gouvernement Martelly« Le Gouvernement de Michel Joseph Martelly doit faire de l’environnement l’une des priorités pendant les cinq ans de son mandat ». C’est le principal message du Centre de Réflexion d’Education et de Débat (CRED) au nouveau gouvernement à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Environnement qui a lieu aujourd’hui 5 juin.
Dans une interview exclusive accordée à Haitilibre, Jean-Laurent Dieudonné, le Secrétaire à la communication du CRED a indiqué qu’Haïti doit avoir une politique environnementale au plus haut niveau incluant la jeunesse, moteur clef du développement du pays.
Selon Jean-Laurent Dieudonné « la reconstruction du pays ne sera pas efficace sans une politique environnementale », rappelant que l’épidémie de choléra qui sévit dans le pays depuis novembre 2010 « est dûe en grande partie, au manque de gestion de l’environnement par nos autorités […] Pendant les quatre dernières années Haïti a été frappé par plusieurs catastrophes naturelles et la communauté internationale est toujours l’instance qui apporte l’aide aux victimes… »
Le CRED entend poursuivre son objectif. Dans le cadre d’un projet pilote, qui sera exécuté dans la commune de Jacmel au cours de ce mois, 500 jeunes écoliers, étudiants seront formés, entre autres sur des thèmes relatifs à l’éducation civique et l’environnement. Au terme de cette formation, une campagne de sensibilisation sera lancée à travers les écoles et de portes en portes dans la communauté afin de développer chez les jeunes un sentiment de citoyenneté et de patriotisme pour protéger l’environnement qui se dégrafe de jour en jour…
Un comité de jeunes sera mis sur pied en vue de faire un plaidoyer auprès des autorités locales pour exiger les instances concernées de doter la ville d’un site de décharge, afin de ne pas continuer à utiliser le bord de la rivière de Jacmel, comme « décharge sauvage. »
Compte-tenu de la vulnérabilité d’Haïti aux ouragans, le Secrétaire à la communication du CRED, invite le nouveau Gouvernement, à appliquer une bonne stratégie afin de limiter les dégâts lors de la saison cyclonique et exhorte les dirigeants du pays, à ne pas se remplir les poches avec les fonds réservés aux victimes…
Rappelons que dans le cadre du suivi de l’activité organisée par l’institution lors de la journée mondiale du service des jeunes, du vendredi 15 au dimanche 17 avril 2011, à travers trois principales villes du pays, notamment la ville de Jacmel, la Gonâve et Port-au-Prince. Des séances de sensibilisations et des actions bénévoles ont été réalisées avec l’appui de plusieurs centaines de jeunes, étudiants, écoliers, l’association des petits commerçants et des membres d’organisations de jeunes de ces régions, une vaste opération de nettoyage d’ordures et des déchets avait été organisée
http://www.haitilibre.com/article-2768-haiti-jacmel-des-jeunes-benevoles-nettoient-le-marche-de-fer.html au niveau du marché de fer de Jacmel, un patrimoine historique.
HL/ HaïtiLibre / Claudy Bélizaire

 

En do majeur

Piétinement!

René Préval a laissé la République en mille morceaux. Il l’a amplement dépecée. Tout est à rapiécer, reconstituer et recomposer.

Le Matin – 04/06/2011

René Préval a laissé la République en mille morceaux. Il l’a amplement dépecée. Tout est à rapiécer, reconstituer et recomposer. Du prestige du pays à l’appareil d’État. Rares, dans notre histoire, sont les régimes à avoir fait si peu de cas de l’ordre républicain et de la morale publique. L’anarchie s’érigeait en principe de gouvernement. Son régime aimait également flirter avec le vide et le chaos. Il laissait pourrir les choses au point de laisser derrière lui un bilan pourri. La première moitié du mandat du président Préval promettait beaucoup. Ses initiatives et l’idée d’ouverture qu’il préconisait donnaient de bonnes raisons de croire que le renouveau était possible après les années d’enfer que le pays a vécues sous Aristide II. Mais à mi-mandat, René Préval n’était intéressé qu’à demeurer au pouvoir au travers d’élections scandaleusement frauduleuses. Il ne gouvernait pas. Il complotait plutôt contre la République. Indifférent aux malheurs et misères du pays, il a laissé le pays orphelin d’un chef et d’un président pendant neuf jours suite au séisme du 12 janvier 2010. Sauf les mots de pourrissement et de scandale peuvent définir adéquatement les deux dernières années de Préval au pouvoir. Au point de se demander si de telles dérives ne procédaient pas d’une certaine vision du monde et du pouvoir. Cette tranquille insolence dans la déstabilisation de l’État, la manipulation des âmes et des consciences, et dans la dislocation en accéléré des structures sociales, ne saurait être uniquement le fait de l’incompétence. Quelque chose de plus profond et insidieux semble avoir servi de socle idéologique à l’action de cet ancien homme fort. Des pans entiers de l’héritage empoisonné qu’il a laissé à son successeur au Palais national, Michel Martelly, sont, donc, à défaire. Ceci, sans arrière-pensée ni hésitation. Le président Martelly saisit-il assez le sens de son mandat et l’urgence de l’enjeu ?
Ce rappel des années Préval est pour signifier à Michel Martelly qu’il n’a pas été élu pour continuer son prédécesseur dans son irresponsabilité ni Sweet Micky dans ses frasques langagières et comportementales. Le mandat est celui de la rupture. Rupture par rapport à ces deux contre-modèles. Sinon, le pays aurait souri et opté pour le souriant Jude Célestin, et tout Haïtien aurait, ainsi, pour Inite les yeux de René Préval. Par ailleurs, contrairement à ce que l’émerveillement naïf de l’homme de rue ordinaire, peu soucieux de normes conventionnelles et de convenances, pourrait laisser croire au nouveau chef d’État, tout le pays n’a pas toujours été en amour avec les grivoiseries d’un Sweet Micky. Autant dire qu’il n’y a aucune fierté à dupliquer le registre langagier de ce dernier dans des prestations publiques qui se veulent officielles.
Les premiers jours de M. Martelly au pouvoir sont loin d’être rassurants. Il est partout. Il virevolte. Tantôt en super flic. Tantôt en Maire. Tantôt en amuseur public. Tantôt en assistant et accompagnateur ébahi d’ambassadeurs étrangers lors de banales inaugurations d’ouvrages publics. Ces circonvolutions lui ont fait perdre, évidemment, le sens des priorités de l’heure. Il piétinait alors qu’il aurait dû signaler très tôt son sens de l’État sur deux dossiers incontournables. D’abord la crise constitutionnelle, ensuite la crise électorale. M. Martelly a trop procrastiné dans la résolution de ces contentieux. Il a finalement agi. Mais c’est faire preuve de panne de leadership que d’agir sous pression. Tout cela n’a fait que renforcer les suspicions contre lui et susciter le doute sur ses intentions déclarées d’établir l’État de droit en Haïti. Résoudre la crise constitutionnelle et, s’il n’y est pour rien, renseigner la nation sur les auteurs intellectuels et matériels du crime d’État du 13 mai 2011 contre la constitution amendée et adoptée par l’Assemblée nationale, auraient dû être au top de son agenda une fois investi en tant que président. Car, un État de droit suppose avant tout un cadre constitutionnel, légal et réglementaire défini.
Inexpérimenté et inadéquatement équipé pour bien assumer la plus haute fonction de l’État, M. Martelly devrait savoir qu’il n’aura pas de période de grâce. On le voit déjà avec ces critiques sévères et prématurées dont il fait l’objet. Il est surveillé de près, dès les premières heures de son intronisation comme président, par une presse sceptique et anxieuse, une classe moyenne orpheline et méfiante, et par une intelligentsia abasourdie et devenue plus hautaine et méprisante que jamais. Ces crispations s’alimentent du préjugé, apparemment indéracinable, que Michel Martelly ne peut que conduire le pays à la catastrophe. Les galas à dominante mulâtre à la Lescot, genre Karibe 14 mai 2011, ne sont pas non plus pour apaiser les esprits de ceux-là qui sont nombreux, dans les couches sociales intermédiaires, à voir dans l’élection de M. Martelly une revanche et un complot de l’élite bourgeoise et aristocratique au teint clair. Il n’y a pas qu’une demande de partage des responsabilités gouvernementales dans les cahiers de charge au président Martelly émanant du Groupe parlementaire pour le Renouveau (GPR), groupe que contrôle la plateformeInite. De vieux préjugés, de vieilles peurs et des traumatismes collectifs coriaces sont aussi à l’œuvre dans les raidissements des uns et des autres.
Par un curieux paradoxe, pour limité qu’il puisse être dans ses moyens et ses capacités, le président Martelly a tout l’air du pilote d’avion qui n’a pas droit à l’erreur. Le pays attend des résultats. Et surtout une Haïti post-Préval. Vite.

Daly Valet

 

Haïti – Justice :

Où est Gaillot Dorsinvil ?
04/06/2011 09:28:33

Haïti - Justice : Où est Gaillot Dorsinvil ?Le Sénateur Youri Latortue qui préside la Commission Sénatoriale d’enquête sur la corruption et les fraude au sein du Conseil Électoral Provisoire (CEP) a révélé que M. Dorsinvil, le Président du CEP « aurait » quitté le pays, bien qu’une mesure d’interdiction de départ pèse contre lui. Toujours selon le Sénateur il « aurait » reçu l’aide d’une grande personnalité, sans citer le nom de celle-ci [?] Nous vous conseillons de prendre ces informations avec la réserve d’usage
Le 30 avril M. Latortue avait dit «…nous attendons et espérons que M. Gaillot Dorsinvil et M. Belzin auront le temps de venir, pour que la Commission les entendent, avant que notre délai arrive à terme » et répondant à la question d’un journaliste sur ce qui va se passer, si Gaillot Dorsinvil, le Président du CEP refusait de se présenter devant la commission, Youri Latortue avait répondu « de toute façon, nous avons reçu beaucoup de déclarations à propos du Président du CEP et d’autre conseillers, s’il ne se présente pas, la Commission, va quand même conclure en fonction de ce qu’elle a reçu […] Sa présence était importante pour nous mais également pour lui […] nous avons reçu beaucoup de déclarations qui ne vont pas tout le temps dans le sens de Mr Dorsinvil… je pense qu’il devrait venir pour faire l’équilibre. Nous pouvons seulement inviter les personnes, nous ne pouvons pas les forcer. »
Le 25 avril, M. Gaillot Dorsinvil n’avait pas répondu a « l’invitation » du Commissaire du Gouvernement de Port-au-Prince, Me Haricidas Auguste, autour des allégations de fraudes et de corruption dont l’institution électorale fait l’objet. Me Haricidas Auguste avait qualifié les absences [dont celle de M. Dorsinvil ] de « désobéissance envers l’autorité » déclarant vouloir interroger particulièrement M. Gaillot Dorsinvil le Président du CEP sur la création d’un tribunal électoral spécial, après la publication des résultats définitifs du second tour des élections. «… nous voulons qu’il nous dise où il a trouver ces provisions légales pour créer un BCEN spécial alors que la constitution dit qu’il n’y a pas de tribunal qui puissent être créer dans le pays, sans loi de référence ».
De son coté Gaillot Dorsinvil, dans une correspondance au CEP, motiverait son absence pour des raisons de santé. Comme nous l’avons constaté, les derniers communiqués émis par le CEP, ne sont plus signés par M. Dorsinvil mais par Me Jean Thélève PIERRE-TOUSSAINT, Vice-Président.
Il y a encore six jours, cela ne semblait pas vraiment déranger M. Latortue que M. Dorsinvil ne se présente pas devant la Commission, mais maintenant qu’il « semblerait » ne plus être dans le pays c’est autre chose. Où est Gaillot Dorsinvil ? Telle est la question.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3065-haiti-justice-la-commission-senatoriale-d-enquete-poursuit-ses-auditions.html
http://www.haitilibre.com/article-3046-haiti-politique-des-conseillers-electoraux-devant-la-commission-d-enquete-senatoriale.html
http://www.haitilibre.com/article-3028-haiti-justice-gaillot-dorsinvil-desobeissance-envers-l-autorite.html
HL/ HaïtiLibre

 

Livres en folie –

«100% Préval»: pour cerner René Préval dans toute sa dimension

RTVCaraibes – 04/06/2011 20:26:00 Auteur(e) La Redaction

image Moins d’une semaine avant le départ du pouvoir de René Préval en mai, est paru « 100% Préval », un ouvrage qui lui est consacré.
Ce collectif est publié sous la direction de l’ancien journaliste Fred Brutus.

Cet ouvrage collectif réunit des articles témoignages et des analyses de onze personnalités du milieu politique et intellectuel, dont l’analyse politique et critique littéraire Pierre-Raymond Dumas, l’ancien Premier ministre Rosny Smarth, Evans Paul, Victor Benoît, Jude Célestin,  Edouard Francisque.

A travers cet ouvrage, les auteurs cernent l’ancien président, l’homme et le politique. « Ce livre répond à toutes les questions d’ordre systémique et intimiste. Qui est le président Préval ? « Ce n’est pas un bilan inventaire sur l’administration ou sur les administrations Préval, mais c’est plutôt in vitro l’homme dans son plus for intérieur », indique Fred Brutus.

Les contributeurs à l’ouvrage jettent également, selon son coordonateur Fred Brutus, un regard critique sur la gestion des deux administrations de l’ancien chef d’Etat haïtien.

« C’est un parti pris clair et net. C’est un livre d’analyse qui apporte un point de vue pour les historiens d’aujourd’hui et pour ceux de demain. En quelque sorte, c’est une radioscopie, radiographie de la situation actuelle », précise Fred Brutus.

« 100 % Préval » est loin d’offrir une lecture biographique de René Préval. « Ce n’était pas l’objectif du livre, déclare Fred Brutus. L’aspect biographique est volontairement ignoré pour porter un regard intimiste sur l’homme, le président, et pour analyser les impacts sur la vie politique haïtienne ».

Dans le cadre de la réalisation de ce livre, le coordonateur Fred Brutus avait appel à contribution à des personnalités qui connaissent l’homme, celles qui ont collaboré avec lui dans le pouvoir.

Les critères de contribution étaient, selon Fred Brutus, « la probité ».  « Celui de consolider chaque dire par des faits, pour éviter ce qu’on pourrait appeler un « voye monte ». C’est pourquoi, j’avais fait surtout appel à des gens », souligne-t-il.

Si la plupart des auteurs sont considérés comme des « adversaire ou des ennemis de René Préval », le directeur du projet avoue avoie contacté des gens de l’entourage de l’ancien président et lui-même.

« La plupart des membres de son entourage contactés, rapporte Fred Brutus, ont dû se démettre, une fois le président Préval contacté, parce que ce dernier n’a pas voulu que ces collaborateurs participent à ce projet. Donc, c’est pourquoi que l’on a retrouvé des gens plutôt un petit peu à l’opposé. »

Le prochain projet de Fred Brutus consiste à publier un ouvrage collectif au lendemain des 100 premiers jours du président Michel Martelly. « Nous nous penchons déjà sur la conception de ce livre. Le livre est à 80 % en construction », annonce-t-il.

Fred Brutus dirige la firme de communication C3 Group dont il est le fondateur. Il a étudié les relations internationales à l’Inaghei,  le droit à la Faculté de Droit des Gonaïves, l’administration à l’ISCPAD et le journalisme à l’Institut national de l’audiovisuel (INA), en France. Il se dit un éternel membre du KID dont il est le responsable des relations internationales.

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