mercredi 8 juin 2011

8 Juin

Début de la ratification de Rouzier

08/06/2011 10:39:00 Auteur(e) La Redaction

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Le bureau de l’Assemblée nationale (de g.a.d: Saurel Jacinthe, Rodolphe Joazile, Francky Exius et Mélius Hyppolite) ouvre la session extraordinaire nécessaire à la ratification du choix du Premier ministre désigné

Les députés étaient réunis mardi en assemblée nationale en vue de lancr la ratification du Premier ministre désigné Daniel-Gérard Rouzier.

Avec moins de 60 présents, les députés ont formé la commission chargée d’étudier les papiers de M. Rouzier avant de l’inviter à présenter l’énoncer de sa politique de gouvernement.

La séance retransmise par la télévision nationale a été suspendue après la formation de la commission, mais n’a pas été reprise.

 

Les parlementaires sont prêts à analyser les dossiers du Premier Ministre désigné

Les législateurs ont lancé officiellement la session extraordinaire consacrée à la ratification du Premier Ministre désigné Daniel Rouzier. 60 députés et 26 sénateurs étaient présents à la séance en assemblée nationale d’hier.
La publication de l’amendement constitutionnel a été au centre de cette séance spéciale et de la première séance plénière de la chambre basse.
Le président de l’Assemblée National, Roudolph Joazile, dans son discours de circonstance a invité le chef de l’Etat à publier le document corrigé qui lui a été soumis. Il a une nouvelle fois de plus assuré que le document comporte les articles votés par l’Assemblée Nationale le 9 mai 2011.
Le sénateur Joazile a toutefois exhorté ses collègues à travailler dans la sérénité afin de répondre aux attentes de la population.
Certains parlementaires ont fait valoir que le processus de ratification ne peut être lancé puisque le chef de l’Etat n’a pas officiellement notifié la constitution en vigueur. Les avis des législateurs sont partagés. Certains d’entre eux à l’instar du député des Gonaïves, Shadrac Dieudonné, estiment que l’amendement n’a pas eu lieu.
Une commission spéciale chargée d’étudier les dossiers du Premier Ministre désigné a été constituée par le bureau de la chambre basse. Les députés Luben Pierre, Bonhomme Louis Mary, Ogline Pierre, Jean Baptiste Kenston, Tolbert Alexis, Polly Faustin et Thimoleon Stenvenson pourraient, à partir de ce mercredi, débuter l’analyse du document du Premier Ministre.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Le président du sénat sur la sellette

imageLe président du sénat, Roudolph Joazile (Inité), se retrouve au centre de la polémique provoquée par la publication d’une fausse loi constitutionnelle. Après 3 semaines de débats et tergiversations le président du sénat a admis hier que le document transmis à la présidence n’était pas celui qu’il avait autorisé.
Interrogé sur la cause de cette erreur monumentale, le sénateur Joazile a fait valoir que le sénateur Jocelerme Privert (Inité) avait transmis à la Présidence un document qu’il avait préparé. M. Joazile n’a pas voulu fournir plus de détails sur les circonstances entourant cette transmission irrégulière du document arguant qu’il fournira toutes les explications nécessaires à la commission d’enquête.
Le sénateur Privert, membre de la commission bicamérale chargée de préparer le rapport de l’amendement, avait contribué à la finalisation du document après le vote de l’Assemblée Nationale.
En réaction plusieurs élus réclament désormais la démission de Roudolph Joazile accusé d’avoir fait montre de légèreté dans le traitement du dossier. Les députés Denius Francenet et Harold Chery soutiennent que le président du sénat est responsable de l’échec de l’amendement.
Nous avons travaillé avec dévouement pendant 3 nuits et ceci n’a servi a rien, se plaint le député de Saint Raphaël –Dondon, Harold Chery, pour qui une enquête est indispensable. Il suggère que l’Assemblée autorise des poursuites légales contre les auteurs de ces faux documents.
Le député de l’Asile, Francenet Denius, exige également le départ du président de la chambre basse. Il n’y a qu’une seule option pour ces  » incompétents » c’est la démission, lance t-il qualifiant de camouflet pour le Parlement l’échec de l’amendement de la constitution.
Il croit que le chef de l’Etat serait peu enclin à publier la loi constitutionnelle du 9 mai en raison des erreurs relevées dans le document.
De son coté le sénateur Joazile s’est dit prêt à accepter le verdict de l’assemblée. Tout en assumant la responsabilité de la faute administrative, le président du sénat croit que l’assemblée doit décider de lui garder ou non sa confiance.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – VIH/SIDA :

Sophia Martelly préside la délégation Haïtienne à l’ONU
08/06/2011 12:53:07

Haïti - VIH/SIDA : Sophia Martelly préside la délégation Haïtienne à l’ONUUne forte délégation des Caraïbes, composées de deux Premiers Ministres, dix Ministres de la santé, un Ministre des affaires étrangères et six Premières Dames des Caraïbes, dont Sophia Martelly, assistent en ce moment à New York, à une réunion de l’Assemblée Générale des Nations Unis de haut niveau sur le VIH / Sida.
Sophia Martelly, la Première Dame de la République d’Haiti, qui préside la Délégation Haïtienne, a laissé Port-au-Prince, à destination de New York hier mardi 7 Juin 2011.
Ce matin, au siège de l’ONU, la Première Dame d’Haïti, a assisté à l’ouverture de cette session spéciale qui se tient jusqu’au 10 Juin. En marge de cette cérémonie, elle aura le privilège de prendre la parole lors d’un événement exceptionnel réunissant les conjoints de chefs d’Etat ou de gouvernement du monde entier autour d’un engagement commun en faveur de l’élimination de la transmission du VIH de la mère à l’enfant d’ici 2015.
Le Dr. Ernest Massiah, Directeur de l’équipe ONUSIDA (UNAIDS) d’appui aux régions pour la Caraïbe, a fait savoir, que bien que cinq pays dans la région, ont connu des diminutions spectaculaires de nouveaux cas d’infections par le VIH, environ 18.000 personnes sont encore infectées chaque année dans les Caraïbes, soit 50 personnes par jour.
La Première Dame, en participant à cette manifestation, tient à souligner la haute contribution d’Haïti à l’avancement de la réponse Mondiale au Sida tant au niveau de la recherche des soins et des traitements que dans celui de l’appui psychosocial et réitère son engagement dans cette lutte.
S/ HaïtiLibre

 

L’Ucref pourrait fouiller dans les comptes des conseillers électoraux

08/06/2011 10:48:00 Auteur(e) La Redaction

imageLa Commission spéciale du Sénat qui enquête sur les allégations de fraudes et de corruptions ayant émaillé les récentes élections a formellement demandé à l’Unité centrale de renseignements financiers (Ucref) de procéder à une analyse minutieuse des transactions effectuées sur les comptes en banque personnels des conseillers électoraux.
« Des déclarations pertinentes de certaines personnes interrogées nous poussent à écrire au directeur de l’Ulcc pour vérifier les mouvements effectués sur les comptes personnels de tous les conseillers électoraux », a annoncé Youri Latortue, président de la Commission spéciale du Sénat. Cette commission d’enquête spéciale a été diligentée suite aux allégations de fraudes et de corruptions relatives aux législatives et sénatoriales partielles de 2010 et 2011. Un candidat, selon une sénatrice, aurait versé de l’argent à un responsable de l’institution électorale pour s’assurer d’un siège au Parlement. Le ministre démissionnaire de la Justice, Paul Denis et celui de l’Intérieur, Paul-Antoine ainsi que le chef de la Police nationale, Mario Andresol, ont été interrogés par la Commission spéciale du Grand corps. Plusieurs conseillers électoraux ont défilé également devant la commission qui avait poussé le Parquet de Port-au-Prince à émettre une interdiction de départ pour les conseillers électoraux.
La Commission s’est rendue, ce lundi, au siège du Conseil électoral provisoire pour vérifier certains documents. Le président de l’institution électorale, Gaillot Dorsainvil, serait en fuite, selon le sénateur Youri Latortue, grâce à la complicité d’une « haute autorité ». Un parlementaire suspecté dans cette fuite vers la République dominicaine a juré ses grands dieux. « Jamais je n’aurais agi de la sorte en faveur de quelqu’un au sujet de qui une investigation est menée », a dit Moïse Jean-Charles sur les ondes de radio Kiskeya.
Moïse Jean Charles a cependant qualifié de « persécutions politiques » la mesure d’interdiction de départ prise contre les membres du CEP par le commissaire du gouvernement. Membre de la commission d’enquête, il a mis en avant l’article 186 de la Constitution qui rend le chef de l’Etat, le premier ministre, les ministres et les membres du Conseil électoral permanent seuls justiciables par-devant la Haute cour de justice.

 

La « politisation » des Parquets de la République dénoncée par le président de la Commission justice et sécurité du Sénat, Youri Latortue

Le ministre démissionnaire de la justice, Paul Denis, estime cependant avoir fait du « bon travail »

mercredi 8 juin 2011

Le sénateur de l’Artibonite (Nord), Youri Latortue, a dénoncé mardi le comportement affiché par les commissaires du gouvernement et chefs de Parquet lors des récentes élections dans diverses juridictions du pays.

« Il est évident qu’ils agissaient tous en faveur du parti au pouvoir », a-t-il déclaré à l’issue d’une audition du ministre démissionnaire de la Justice et de la Sécurité publique, Paul Denis, par-devant la Commission justice et sécurité publique du Sénat qu’il dirige.

M. Latortue en a également profité pour dénoncer des arrestations arbitraires, selon lui, effectuées dans le cadre de l’enquête sur le récent incendie à caractère vraisemblablement criminel qui a ravagé le principal marché public de la villes des Gonaïves (Artibonite, Nord). Il soutient que, dans le même temps, de véritables suspects sont en train de se soustraire à la justice en laissant le pays.

L’audition du ministre de la justice concernait le fonctionnement des commissaires du gouvernement qui relèvent de son autorité. Le sénateur du Nord, Moïse Jean Charles (INITE), avait pour sa part souhaité, dans des déclarations faites dans la presse avant l’audition, que le ministre et le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, fassent le jour sur les motifs et la légalité de la mesure d’interdiction de départ prise par le Parquet de la capitale contre les membres du Conseil Electoral Provisoire (CEP).

Le chef du Parquet de la capitale, Harrycidas Auguste, et le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, ont justifié leur absence à l’audition par des contrariétés de dernière minute. Par contre, le ministre de la justice était accompagné du commissaire du gouvernement et chef du Parquet du Tribunal civil des Gonaïves, Me Mesac Philogène.

Au sortir de l’audition, Paul Denis a estimé avoir bien rempli sa mission de ministre tout en reconnaissant que des critiques sont émises concernant son bilan. Il relève les négligences au niveau de certaines juridictions comme facteur du peu de résultats obtenus dans certains domaines, tels la lutte contre la détention préventive prolongée.

Youri Latortue a annoncé une prochaine audition du ministre de la justice mardi prochain, toujours autour du fonctionnement des Parquets. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Haïti – Politique :

Plus de sécurité pour Martelly, moins pour Aristide…
08/06/2011 12:13:27

Haïti - Politique : Plus de sécurité pour Martelly, moins pour Aristide...Les services de sécurité du Président Martelly ont reçu lundi dernier, par avion cargo, 6 nouveaux véhicules blindés pour la nouvelle administration Martelly, pour remplacer les véhicules en mauvais états, de l’ancien Gouvernement.
Dans le même temps, des militants de l’ex-Président Jean-Bertand Aristide, se plaignent de mesures, qui auraient été prises par les autorités gouvernementales, visant à réduire le nombre d’agents de sécurité, affectés à la protection de l’ex-Président « L’équipe de sécurité du Président Aristide a été réduite à presque rien » a fait savoir un militant de Lavalas, « C’est inquiétant […] Nous devons savoir à quoi nous en tenir, nous devons faire quelque chose pour protéger notre leader… »
HL/ HaïtiLibre

 

Le blues des Haïtiens de Dakar

Après le séisme qui a secoué Haïti en janvier 2010, 163 étudiants ont bénéficié d’une bourse pour poursuivre leurs études au Sénégal. Mais l’intégration laisse à désirer.

Des étudiants sénégalais prêts à accueillir les boursiers haïtiens, le 14 octobre 2010 à Dakar. REUTERS/Emilie Régnier

Ndèye Khady Lo / Slate Afrique /

Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Une dizaine d’étudiants est en train de discuter dans une langue autre que le wolof (langue la plus parlée au Sénégal). Renseignement pris, ils sont tous Haïtiens et discutent en créole. Après la catastrophe naturelle qui a frappé le pays de Toussaint Louverture le 12 janvier 2010, le président Abdoulaye Wade a accordé des bourses d’études à 163 étudiants de l’île caraïbe. Arrivés au Sénégal en octobre 2010, ils ont été orientés dans plusieurs universités: Cheikh Anta Diop de Dakar, Gaston Berger de Saint-Louis, Université de Ziguinchor, Université de Bambey et Université de Thiès. Le tremblement de terre d’une magnitude de 7 à 7,3 aurait tué plus de 200.000 personnes, dont 4.000 étudiants.

Magloire (*), étudiant dans un institut dakarois, se dit satisfait de sa nouvelle vie même si son pays lui manque. Pour lui, son voyage en Afrique est un retour aux sources, parce que, dit-il, ses ancêtres ont été arrachés au continent noir.

«A Gorée, j’ai versé des larmes de tristesse. C’était très émouvant de voir la porte du voyage sans retour. Je l’ai franchie en portant un tee-shirt sur lequel on a mentionné la Porte du retour», dit-il, très ému.

Comme Magloire, Juvenal apprécie son séjour en terre sénégalaise. «Je me suis bien intégré. J’ai de nombreux amis sénégalais. Je remercie le président Wade de nous avoir permis de poursuivre nos études au moment où tout s’est écroulé», dit le jeune homme.

Une entraide pas toujours acceptée

Magloire habite avec 44 de ses camarades dans un immeuble appartenant à l’Etat du Sénégal. Situé dans le quartier résidentiel du Point E à deux pas de l’université de Dakar, le bâtiment à trois étages est un vrai palace comparé aux pavillons délabrés du campus social de l’université de Dakar. Logés dans de grands appartements de trois chambres meublées avec goût, ces 45 étudiants sont beaucoup plus chanceux que leurs camarades du campus. Ce qui ne manque pas de susciter quelques fois des grincements de dents de la part des étudiants sénégalais.

Amadou Lamine Diongue, président de l’Amicale de la Faculté des sciences et techniques, avait rué dans les brancards peu après leur arrivée:

«Il est absurde que nos frères traînent à la place de ces Haïtiens. L’Université souffre d’une capacité d’accueil insuffisante (5.000 lits pour 50.000 étudiants). Nous n’allons pas sacrifier les étudiants sénégalais au profit des étudiants haïtiens. Nous n’acceptons pas que pour satisfaire une volonté politique, ces Haïtiens prennent la place de nos frères sénégalais.»

Pape Diop, un jeune marchand ambulant, partage l’avis de Diongue. Pour lui, avant d’aider les Haïtiens, Wade devait penser à régler les problèmes des Sénégalais: «Comment peut-il jouer les bons samaritains pour les Haïtiens au moment où son peuple souffre. Ce ne sont pas les Haïtiens qui vont le réélire en 2012.»

Face au flot de questions qui leur semblent gênants, les jeunes étudiants haïtiens s’emmurent dans un silence assourdissant. Il n’est pas facile pour eux de parler à la presse. Le cabinet du  ministre-conseiller Lamine Ba, chargé des Affaires internationales et humanitaires au cabinet du président de la République, veille au grain. Les boursiers n’ont visiblement pas le droit de parler à la presse de leurs difficultés. Une interdiction qui semble être motivée par une volonté d’encadrer leur communication.

Dans l’immeuble où logent 45 étudiants haïtiens avec cinq étudiants sénégalais, le mutisme est apparemment la règle. «Avez-vous eu l’aval du cabinet de M. Lamine Ba? On nous a interdit de parler aux journalistes sans la présence d’un membre du cabinet», nous souffle l’un d’entre eux.

Il est vrai qu’un peu après leur arrivée au Sénégal, la presse a multiplié les articles les décrivant comme incapables de s’adapter à la culture sénégalaise.

«Un journal avait écrit que les Haïtiens ont du mal à manger les plats sénégalais et qu’ils ne pouvaient pas utiliser les toilettes de l’université. Des informations sans fondement qui font que le ministre a donné des instructions pour éviter ce genre d’incident», ajoute la même source.

Wade, le bienfaiteur

«Son excellence Me Abdoulaye Wade, le génie que possède le Sénégal.» Ce commentaire accompagnant une photo, postée sur Facebook et montrant le Président sénégalais en compagnie d’étudiants haïtiens, en dit long sur la fascination qu’exerce Abdoulaye Wade sur les étudiants haïtiens. Rosalie considère Wade comme le sauveur de toute une génération d’étudiants haïtiens.

«Nous étions désœuvrés. On n’avait plus de perspective après le tremblement de terre. Les universités étaient détruites. Quand on a appris que le Sénégal voulait nous accueillir, on priait tout le temps pour faire partie des sélectionnés. Il y a eu 2.050 demandes et 163 étudiants ont été choisis. Le président Wade est un homme généreux qui occupe une place importante dans nos prières», témoigne la jeune femme.

Pour Vladimir, cette bourse d’études accordée par les autorités sénégalaises est, d’une certaine manière, une renaissance.

«C’est une grande chance pour nous. A Haïti, tout est à reconstruire. Nous n’entrevoyions pas d’avenir dans ces conditions. Avec la bourse, nous avons une opportunité de poursuivre nos études dans de bonnes conditions», souligne-t-il.

Malgré ces éloges, certains d’entre eux trouvent insuffisant le montant de la bourse d’études de 36.000 francs CFA (55 euros) qui leur est allouée. Sous couvert de l’anonymat, un étudiant se plaint des conditions difficiles:

«Nous sommes certes redevables au président Wade et à l’Etat du Sénégal mais c’est très dur pour ceux d’entre nous qui ont perdu leurs parents dans le séisme. Ils ne reçoivent pas de soutien financier et la bourse semble dérisoire face à leurs besoins.»

Autre source d’inquiétude, le manque de suivi médical pour certains étudiants dont l’état de santé mentale laisse à désirer. Avec le choc du séisme, certains étudiants souffrent de troubles post-traumatiques. Ils ont besoin d’être assistés mais rien ne semble être fait dans ce sens.

(*) Les noms utilisés dans cet article sont des noms d’emprunt

Ndèye Khady LO

 

Haïti – Élections :

La Saga de la Commission Sénatoriale d’enquête se poursuit…
07/06/2011 12:52:25

Haïti - Élections : La Saga de la Commission Sénatoriale d’enquête se poursuit...La Commission Sénatoriale d’enquête sur la corruption et les fraudes électorale tente de poursuivre cette semaine ses auditions dans l’espoir que se présenteront devant la commission : Gaillot Dorsinvil, le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP) mais aussi Edmond Mulet, l’ex-Chef de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah) et Colin Granderson, le Président de la mission d’observation électorale OEA/ CARICOM (MOEC).
Le Sénateur Youri Latortue qui préside la Commission Sénatoriale d’enquête a déclaré hier lundi « …nous sommes supposé recevoir tous les greffiers et huissiers du Conseil électoral, mais ils doivent venir avec leurs documents […] pour que nous puissions examiner les décisions, comment elles ont été prises, […] nous savons qu’il y a des minutes, des délibérés, qu’il y a des décisions proprement dites… […] étant donné qu’il y a beaucoup de documents, le Vice-Président du CEP nous a dit qu’il les mettraient à notre disposition, au lieu de les déplacer […] nous allons donc aller aujourd’hui au siège du Conseil Électoral pour regarder tous ces documents […] nous espérons que cela va nous permettre d’y voir plus clair, surtout qu’il y a beaucoup de déclarations d’avocats du contentieux qui sont très pertinentes et nous espérons pouvoir vérifier leurs déclarations.
Nous avons aussi écrit au Directeur de l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), pour qu’en même temps, il regarde par rapport aux déclarations qui ont étaient faites, les mouvements de comptes, au niveau des membres du Conseil Électoral […] donc l’enquête se poursuit. Nous allons aller au Centre de Tabulation également et nous attendons cette semaine, la réponse à la correspondance que nous avons adressée à M. Edmond Mulet et M. Colin Granderson, pour qu’ils puissent venir d’ici vendredi, témoigner devant la Commission […] à partir de l’ensemble de ces déclarations, nous pensons que d’ici la première semaine d’ouverture de la deuxième session parlementaire, nous allons travailler sur le rapport, pour que nous puissions le remettre à l’Assemblée Nationale. »
Gaillot Dorsinvil, le Président du CEP était toujours absent ce lundi sans que l’on sache trop où il se trouve. Interrogé sur ce sujet, Pierre-Louis Opont, le Directeur Général du Conseil Électoral n’a pas pu fournir de précision déclarant « Je ne suis pas allé au bureau des conseillers pour savoir qui était là et qui n’était pas là. »
En marge de la cérémonie de lancement de la semaine de l’enfance organisée par l’Institut du Bien-être social et de recherches (IBSR) avec l’appui du Fonds des Nations-Unies pour l’enfance (UNICEF), le Président Martelly a tenu à faire savoir que « la Présidence va convoquer le CEP et nous souhaitons qu’ils [les membres du CEP] se présentent devant nous […] s’ils ne se présentent pas, alors nous pourrons dire clairement la position que nous allons prendre […] une fois que je les aurais convoqué, en tant que Président de la République, et s’ils ne se présentent pas, je saurais ce que cela veut dire. Je vais les convoquer dès aujourd’hui. »
De nombreux secteurs estiment que Gaillot Dorsinvil n’est pas le seul responsable, que les autres conseillers et le Directeur Général sont tout aussi responsables d’avoir avalisé les résultats communiqués par le CEP. Ces secteurs accusent aussi, sans les nommer, certains responsables du gouvernement sortant ainsi que des personnalités et dignitaires de la Communauté Internationale, qui ont joué un rôle de premier plan dans l’organisation des dernières élections…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3094-haiti-justice-ou-est-gaillot-dorsinvil.html
http://www.haitilibre.com/article-3065-haiti-justice-la-commission-senatoriale-d-enquete-poursuit-ses-auditions.html
http://www.haitilibre.com/article-3046-haiti-politique-des-conseillers-electoraux-devant-la-commission-d-enquete-senatoriale.html
http://www.haitilibre.com/article-3028-haiti-justice-gaillot-dorsinvil-desobeissance-envers-l-autorite.html
http://www.haitilibre.com/article-3023-haiti-justice-pierre-louis-opont-convoque-au-parquet-ce-mercredi.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Martelly travaille sur un projet de fonds pour les enfants des rues
07/06/2011 14:24:08

Haïti - Social : Martelly travaille sur un projet de fonds pour les enfants des ruesL’Institut du Bien-être social et des recherches (IBSR) et le Fonds des Nations-Unies (UNICEF) ont lancé lundi la semaine de l’enfant haïtien en présence du Président Michel Martelly et de la Première Dame Madame Sophia Martelly.
« Respectez nos droits, c’est ce que nous, enfants demandons » (Respekte dwa nou, se sa nou menm timoun nou mande) est le thème retenu pour la semaine consacrée à la situation des enfants en Haïti. Des activités de sensibilisation sur les besoins essentiels des enfants comme l’éducation, la santé, et la nutrition se tiendront tout au long de cette semaine.
Les différents acteurs se donnent pour objectif d’attirer l’attention de la société haïtienne sur l’importance de veiller aux droits des enfants qui ont besoin d’être protégés et préservés de toutes formes d’abus. « Arrêtons d’être tolérant, nous devons protéger l’enfant contre toutes les formes d’exploitations » a déclaré Françoise Gruloos-Ackermans, la représentante de l’Unicef en Haïti.


Le Président Martelly a promis de jeter un regard particulier sur les petits haïtiens durant son mandat renouvelant sa volonté de garantir l’accès gratuit à l’école à tous les enfants haïtiens. «… je veux dire aux enfants des rues, c’est que même lorsque je faisais campagne, j’ai toujours parlé de vous. Ça me fait mal que par le passé on c’est servi de vous pour faire de la politique. Je vous dis, j’ai des projets pour vous, jusqu’à hier je travaillais sur deux projets pour faire rentrer des fonds, de la même façon que je l’ai fait pour le Fonds National pour l’Éducation (FNE), je veux faire un fonds qui apportera de l’argent pour les enfants des rues, pour vous retirer de la rue, car la rue ce n’est pas pour vous, c’est pour les voitures. »
HL/ HaïtiLibre

 

Gaillot Dorsinvil en fuite

Haïti: Seuls trois des sept conseillers électoraux ont répondu lundi à une convocation du président Joseph Michel Martelly qui voulait s’enquérir de la situation qui prévaut au sein de l’institution électorale, concernant le second tour controversé des législatives du 20 mars 2011.
Il s’agit du vice-président, Jean Thélève Pierre-Toussaint, des conseillers Ribel Pierre et Laurette Croyance. Mme Croyance, qui a confirmé la tenue de cette rencontre, s’est refusée à révéler l’essentiel de la conversation. Elle a fait savoir qu’une autre rencontre est prévue pour ce mardi. Le sort des dix-sept députés et des deux sénateurs devrait être au menu des discussions.
S’agissant de l’absence des quatre autres conseillers, notamment le président Gaillot Dorsinvil qui se serait réfugié en République dominicaine, aucun des trois membres présents à la rencontre avec le chef de l’Etat n’a voulu confirmer ni infirmer la disparition du président. Monsieur Dorsinsil s’était déclaré souffrant à la fin du mois de mai lors des convocations du parquet du tribunal civil de Port-au-Prince. Il s’était gardé de rencontrer la presse et ne se présentait pas à son bureau.
Depuis la démission suivie du décès de Jean Enel Désir le 1er mai dernier, ajouté à la démission de Mme Ginette Chérubin, le Conseil électoral provisoire fonctionne avec un effectif réduit de sept conseillers. L’indisponibilité de quatre des sept membres du conseil rend l’institution inopérante. Traversé par une série de scandales depuis l’organisation des élections en vue du renouvellement du tiers du Sénat en avril 2009 en passant par le tirage au sort déroulé en décembre de la même année 2009, suivi des accusations de fraude de toutes sortes le 28 novembre 2010, ce Conseil électoral a battu le record de l’institution la plus discréditée durant ces vingt-quatre dernières années.

 

Edito

Durcissement de ton

Le Nouvelliste

Haïti: En prenant un arrêté présidentiel vendredi pour rapporter la version erronée du texte de l’amendement constitutionnel publié dans Le Moniteur, le président de la République est, semble-t-il, sur le point de clarifier sa position sur ce dossier litigieux que lui a légué son prédécesseur moins de vingt-quatre heures avant sa prestation de serment. En agissant ainsi, Michel Martelly a du même coup rétabli la Constitution de 1987 dans son application pleine et entière. Le nouveau chef de l’Etat a justifié cette décision en évoquant de nouvelles erreurs retrouvées dans la version originale du texte de l’amendement – voté le 9 mai 2011 par l’Assemblée nationale – qui lui a été transmise par les présidents des deux Chambres la semaine dernière.
L’initiative du président de la République a provoqué un début de bras de fer entre les pouvoirs exécutif et législatif. Rodolphe Joazile et Saurel Jacinthe, respectivement président du Sénat de la République et président de la Chambre des députés, ont réfuté les allégations de Michel Martelly sur le dossier de l’amendement. Ces incompréhensions de part et d’autres ont en effet bloqué le processus de ratification du choix de Daniel Gérard Rouzier comme Premier ministre, désigné depuis le vendredi 20 mai dernier par le président de la République. L’arrêté présidentiel convoquant les parlementaires en session extraordinaire n’a toujours eu aucun effet, alors que la deuxième session annuelle du Parlement s’ouvrira le deuxième lundi de juin, c’est-à-dire le lundi 13 du mois en cours.
Selon toute vraisemblance, Michel Martelly ne va plus se pencher sur le dossier de l’amendement constitutionnel avec le rétablissement de la charte de 1987. S’il s’y était attaché, il aurait pu en faciliter la reproduction sans laisser passer tout ce temps. Par ailleurs, le président de la République devra clarifier sa position dans les meilleurs délais en ce qui a trait aux dix-sept députés et deux sénateurs élus au second tour des législatives. Dans les pourparlers entrepris avec les parlementaires, Michel Martelly devait faire un choix entre les deux propositions formulées par les parlementaires : organiser des élections partielles pour les dix-neuf postes en question ou bien publier les résultats du BCEN spécial dans le journal officiel Le Moniteur pour les 14 circonscriptions non contestées et les deux sénateurs du Plateau central, en renvoyant aux élections partielles les trois députés contestés par l’Organisation des Etats américains et les organisations de défense des droits humains. L’une ou l’autre de ces deux propositions devrait être adoptée par le Chef de l’Etat avant la rentrée parlementaire, afin de compléter dans l’immédiat ou dans les semaines à venir les deux Assemblées législatives.

Lemoine Bonneau

 

29 millions de gourdes non justifié

Haïti: Invité, ce mardi, à la célébration de la journée latino-américaine de la liberté de la presse, le chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly a fait une révélation concernant un sac d’argent au palais national. « Je viens de tomber sur un sac comptant 2,4 de millions de gourdes. La personne qui le détient ne peut fournir d’explications claires et précises. Certains disent que cet argent était alloué au nettoyage des places publiques, d’autres relatent c’est pour calmer les agitateurs qui veulent déstabiliser le pays », a révélé M. Martelly disant qu’il préfère utiliser cet argent dans le domaine de l’éducation.
Pour démontrer à quel point, le gaspillage est ancré dans le système qui, avant d’accéder à la magistrature suprême de l’Etat il critique, Martelly a cité un autre exemple. Il s’agit toujours des faits impressionnants qu’il rencontre au palais national. « Environ 268 personnes sont affectées au service de nettoyage du palais. Pourtant, une cinquantaine de personnes sont suffisantes pour effectuer ce boulot », a indiqué M. Martelly qui compte trouver d’autres lieux d’affectation pour ces gens.
Malgré ces désordres, le président Michel Martelly a fait savoir que l’Entreprise publique de Promotion de logements sociaux (EPPLS) dont la mission consiste à construire des bâtiments pour les personnes défavorisées ne détient pas un seul dollar dans sa caisse. Le chef de l’Etat réitère son engagement d’investir dans l’éducation et les logements sociaux.
Invité également à la conférence-débat de l’association SOS journalistique, le directeur de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), M. Amos Desrosiers a annoncé que le pays est signataire de deux conventions internationales : La convention interaméricaine de lutte contre la corruption, et la convention des Nations-Unies contre la corruption.
Selon le responsable de l’ULCC, il y a lieu de modifier le code pénal haïtien. « Le code pénal doit prévoir des sanctions aussi contre les corrupteurs. Les corrupteurs doivent payer les pots cassés au même prix que les corrompus quand il y a un cas de corruption », a exigé M. Amos Desrosiers.
Les conventions signées par le pays doivent contribuer à une meilleure gouvernance. Elles vont contraindre ceux à qui est confiée la gestion du trésor public de le faire dans la transparence. « Il n’y a plus de place sur la terre pour donner refuge à ceux qui pillent les caisses de l’Etat. Il y a la mise en place de mécanisme pour le recouvrement des sommes pillées où qu’elles soient », a rassuré M. Amos Desrosiers précisant que l’Etat doit néanmoins s’engager à poursuivre les pilleurs.

Gérard Jeanty Junior
gjeantyjr@lenouvelliste.com

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