samedi 25 juin 2011

25 Juin

Martelly à New-York pour le «Jour de la diaspora haïtienne»

25/06/2011 10:31:00 Auteur(e) La Redaction

imageLe président Martelly se rend le 26 juin à New York pour participer à un ensemble d’activités à l’occasion du « Jour de la diaspora haïtienne ».

Michel Martelly participera à un diner de levée de fonds dont l’objectif est de soutenir son projet d’éducation gratuite, a appris HPN d’une note du Consulat général d’Haïti à New York et des Amis d’Haïti.

L’entrée à ce diner est fixée à 200 dollars par personne et l’activité se tient sous le thème “Haiti means business”.

Le même jour, le président se rendra à un autre diner de levée de fonds donné par la fondation Samuel Dalembert et dont l’entrée est fixée a 500 dollars par tête.

Michel Martelly se rendra également au New York University et au Kimmel Center.  Il s’entretiendra ensuite lors d’un meeting public avec des membres de la communauté haïtienne de la Big Apple.

HPN

 

Haïti – Politique :

Le Président Martelly en voyage officiel en Floride

24/06/2011 17:39:05

Haïti - Politique : Le Président Martelly en voyage officiel en Floride Le Président haïtien Michel Martelly sera à Miami ce samedi 25 juin, 2011 pour son premier voyage officiel dans le sud de la Floride. Le Président tiendra une série d’événements visant à faire participer la communauté haïtienne et dévoilera sa campagne « Haiti Means Business ».
« Cette visite de travail en Floride s’inscrit dans le cadre du Diaspora Appreciation Day visant à reconnaitre et à renforcer l’implication de la diaspora dans l’effort de développement du pays » indique une note de presse du Bureau de Communication de la Présidence.
Le Président Martelly participera à une série d’événements, à commencer par un brunch au Kovens Conference Center de la Florida International University North Campus (3000 N.E. 151st Street Miami, Florida 33181), où il va reconnaître officiellement la Diaspora haïtienne locale, la contribution est de 100.00$ par invité. Pour informations contactez le Bureau du Président (305) 900-9191 ou Stephany Sirius au (305) 731-1476.
Ce brunch est organisé par le Consulat Général d’Haïti à Miami, Tim Hardaway, ancien joueur de basketball des Miami Heat Great, Chazz Woodson, Jean Monestime commissaire du comté de Miami-Dade, Dale Holness commissaire du comté de Broward, Andre Pierre le Maire de Miami Nord et le conseil de ville. Des responsables de la Ville de North Miami Beach assisteront à cet événement.
A 15:30, Tomas Regalado, le Maire de la ville de Miami accueillera le Président Martelly sur le terrain de football Emmanuel Sanon à Little Haiti pour un rassemblement communautaire gratuit. Le président s’adressera aux médias et répondra aux questions dans le parc de 17:30 à 18:00.
Une réception privée, organisée par Michael Jean François Capponi, et sponsorisé par la Haiti Investment Team, discoveringhaiti.com et Soho Beach House aura lieu à 19h00 au Soho Beach House 4385 Collins Ave. Miami Beach. Lors de cet événement, sur invitation seulement, les investisseurs potentiels dans des projets durables à plus grande échelle auront la possibilité de se concerter avec le Président. L’honorable Ralph Latortue, le consul Général d’Haïti à Miami, sera présent à cette réception.
HL/ HaïtiLibre

 

La terre a tremblé ce vendredi

25/06/2011 10:41:00 Auteur(e) La Redaction

image

Ce vendredi 24 juin, la terre a tremblé non seulement en Haïti, mais aussi en République dominicaine à des degrés différents. Six blessés ont été enregistrés en Haïti, selon les médias. En République dominicaine, rien n’a été signalé.
La secousse tellurique de 3,8 sur l’échelle de Richter, ressentie ce vendredi vers 9 h 06 locales à Port-au-Prince et dans ses environs, a provoqué quelques scènes de panique dans plusieurs quartiers et rappelé les durs moments de l’année 2010, au surlendemain du séisme dévastateur qui a fait, selon certaines estimations, au moins 300 000 victimes et un million et demi de déplacés. Le géologue haïtien bien connu, Claude Prepetit, conseiller technique au Bureau des mines, a minimisé ce phénomène, arguant qu’il s’agissait d’un tremblement de terre de basse intensité, qui n’avait pas grand intérêt pour les instituts de sismologie. Toujours est-il qu’ au sein d’une population portant des séquelles d’un traumatisme à l’état latent, ce phénomène a fait ressurgir le spectre d’une menace permanente, qui pèse comme une épée de Damoclès sur notre subconscient. Les blessures enregistrées dans un centre de santé de la capitale témoignent de cette phobie qui sommeille en nous.
La République dominicaine a, pour sa part, enregistré trois tremblements de terre de magnitude supérieure à 3 sur l’échelle de Richter, ressentis dans la région nord-est du pays, selon l’Institut sismologique de l’Université autonome de Santo Domingo cité par plusieurs quotidiens dominicains. Les trois secousses se sont produites respectivement à 3 h 25 a.m. à Higüey, à 3 h 08 a.m. à Samaná et à 6 h 57 a.m. à Cabo Engaño. Il n’ y a eu ni victime ni dégât.
Des secousses ont souvent cours dans la partie est, vers le canal de la Mona et à l’ouest de Porto Rico, sans conséquences fâcheuses pour la population, estime-t-on en République dominicaine.
La vigilance et la prudence s’imposent en Haïti. Dans ce cas de figure précis, il conviendrait de continuer à sensibiliser la population à la nécessité de ne pas faire des risques de secousse sismique une fatalité. La prévention étant la meilleure thérapie, l’éducation et la sensibilisation à plus ou moins brève échéance devraient se poursuivre. Près de quinze mois après le 12 janvier 2010, la construction de maisons n’importe où et n’importe comment se poursuit. Cela représente un énorme risque. De même que la remise apparente à neuf de certains édifices marqués au rouge par les évaluateurs du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPC).
La secousse de ce 24 juin 2011 doit être interprétée comme un coup de semonce. Un rappel à tous qu’il faut continuer à prendre toutes les précautions possibles et réalistes pour éviter moins de casses et de pertes en vies humaines en cas de séisme majeur.

Belmondo Ndengué / bndengue@yahoo.com

 

Haïti – Politique :

Gaillot Dorsinvil est de retour…

24/06/2011 13:39:12

Haïti - Politique : Gaillot Dorsinvil est de retour...Convoqué à plusieurs reprises, par le Parquet de Port-au-Prince et la Commission Sénatoriale d’enquête sur la corruption et les fraudes électorales, Gaillot Dorsinvil, le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP), dont la disparition avait laisser place à de multiples rumeurs et spéculations, est de retour a ses bureaux…!
« Le Président du Conseil électoral provisoire n’a pas fui et ne fuira pas » a déclaré Dorsinvil qui a expliqué être parti se reposer sur les recommandations de son médecin. Supposément recherché par la police, Mr Dorsinvil, a nié qu’un quelconque mandat d’amener a été émis à son endroit, ajoutant être « victime de persécutions politiques. »
« M. Dorsinvil avait justifié son absence par des problèmes de santé, s’il peut se présenter à ses bureaux, il peut aussi répondre à l’invitation du Parquet » a fait savoir Le Commissaire du Gouvernement, Me Harrycidas Auguste, qui entends envoyer dès ce vendredi, une convocation au Président du CEP.
Toutefois, il est peu probable que le Président du CEP réponde à cette nouvelle convocation. D’après Me Reynold Georges, un des avocats de Mr Dorsinvil, le Parquet n’a aucune compétence pour convoquer son client « Monsieur Gaillot Dorsinvil n’est pas justiciable par-devant le Parquet qui n’a aucune compétence pour convoquer un conseiller électoral » ajoutant que le Président du CEP, ni aucun autre conseiller électoral, n’ont de compte à rendre au Chef du Parquet.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3094-haiti-justice-ou-est-gaillot-dorsinvil.html
HL/ HaïtiLibre

 

René Préval se fait opérer d’une hernie discale à Cuba

25/06/2011 10:48:00 Auteur(e) La Redaction

image

(AHP)- L’ancien président haïtien René Préval se trouve depuis mardi à la Havane (Cuba) pour se faire opérer d’une hernie discale.
L’ancien chef d’Etat qui a laissé le pouvoir le 14 mai dernier et qui souffre déjà de prostate, doit subir une opération pour une hernie discale, ont indiqué vendredi à l’AHP des membres de son entourage qui ont fait savoir qu’il a des douleurs au niveau du nerf sciatique.
Le président René Préval dont le 2ème mandat s’est terminé en demi-teinte, est, ces derniers jours sous les feux de la rampe  avec au moins deux livres très critiques, dont un du professeur Claude Roumain titré L’Enigme Préval.

 

L’ex-dictateur Jean-Claude Duvalier entendu à nouveau par la justice

(AFP) – 25/06/11

Jean-Claude Duvalier, le 20 mai 2011 à Port-au-Prince

(AFP/Archives, Hector Retamal)

PORT-AU-PRINCE — L’ex-dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a été entendu à nouveau, vendredi, par un juge d’instruction du palais de justice de Port-au-Prince, a indiqué son entourage à l’AFP.

Depuis son retour d’exil en janvier, l’ancien homme fort d’Haïti est poursuivi par l’Etat pour corruption, détournement de fonds publics, concussions et association de malfaiteurs.

Il fait également l’objet de plaintes pour violations des droits de l’Homme, exil forcé, tortures et arrestations arbitraires de la part de plusieurs anciens opposants dont la journaliste Michèle Montas, ancienne porte-parole du secrétaire général de l’ONU.

Revenu au pays en janvier après 25 ans d’exil en France, M. Duvalier « a été entendu pendant 45 minutes par un juge d’instruction dans le cadre des poursuites. Il lui a posé des questions auxquelles il a naturellement répondu avant d’être relâché », a indiqué à l’AFP sa compagne, Véronique Roy.

Il avait déjà été entendu par le juge en mai pendant près de deux heures.

 

Godson Orélus prend les rênes de la police judiciaire

24/06/2011

L’ancien directeur départemental de la police du Sud-est, Godson Orélus a prêté serment ce vendredi 24 juin 2011 comme le nouveau directeur central de la police judiciaire (DCPJ). Il remplace à ce poste le commissaire Frantz Thermilus.
Le commissaire Thermilus allait boucler en juillet prochain sa quatrième année à la tête de la DCPJ. EL/LM

 

Le commissaire de police Vanel Lacroix placé en isolement

24/06/2011

Le commissaire de police Vanel Lacroix, responsable du commissariat de Pétion-ville, a été placé en isolement suite au décès d’un prévenu dénommé Serge Démosthène dans des circonstances quelque peu nébuleuses. Ce dernier a été gardé à vue au commissariat de Pétion-ville avant d’être retrouvé à la morgue de l’hôpital de l’université d’État d’Haïti (HUEH).
Le réseau national de défense des droits humains (RNDDH) a dénoncé l’implication directe du commissaire dans l’arrestation brutale de ce citoyen qui serait mort après avoir été torturé par des policiers, en présence du commissaire Lacroix et du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste.
Serge Démosthène serait, selon le commissaire de police, un des suspects dans l’assassinat du banquier Guiteau Toussaint, assassiné le 12 juin dernier. Une information démentie par l’avocat du défunt, Me Hugues Sylvain qui explique que son client a été arrêté en raison d’un conflit terrien qui l’oppose à un policier.
Le commissaire Lacroix serait aussi impliqué dans la perquisition du domicile du propriétaire de Radio et télé zénith, Rony Colin, en plaine. Une intervention opérée en dehors des limites géographiques de sa juridiction.
EL/LM

 

Le nombre de cas de choléra augmente en Haïti

Mise à jour le vendredi 24 juin 2011 à 17 h 54 HAE

Un Haïtien hospitalisé

Un Haïtien qui souffre du choléra. (archives)

Photo: AFP/Thony BELIZAIRE

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé vendredi que plus de 18 000 nouveaux cas de choléra ont été enregistrés pendant 40 jours au cours des mois de mai et de juin à Port-au-Prince en Haïti.

Lors d’un point de presse, le porte-parole de l’OMS, Tarik Jasarevic, a expliqué que « depuis mai 2011, il y a une augmentation des cas de choléra dans certaines régions en Haïti, spécialement dans les environs de Port-au-Prince et du sud de la Péninsule »

Du 2 mai au 12 juin, 18 182 cas ont été recensés à Port-au-Prince. L’OMS attribue cette progression à la saison des pluies et aux inondations qui ont touché la capitale.

Le nombre de cas déclarés et d’hospitalisations ont aussi augmenté dans les départements de l’Artibonite, de la Grand’Anse, des Nippes, du Sud, du Nord et du Sud-Est.

Toutefois l’agence onusienne explique que la tendance ne semble pas se confirmer à Port-au-Prince, car « une baisse des nouveaux cas dans la région métropolitaine » a été constatée au cours des deux dernières semaines. En outre, le taux d’occupation des hôpitaux de la ville a diminué au cours de cette période.

Malgré une augmentation dans certaines régions rurales et isolées, le nombre de cas s’était stabilisé au début de l’année. Selon des chiffres du ministère de la Santé publique d’Haïti, l’épidémie de choléra a fait 5397 morts et 344 623 cas ont été diagnostiqués depuis son apparition à la fin de 2010.

Le violent séisme qui a dévasté Haïti le 12 janvier 2010 a fait des centaines de milliers de sans-abri. Depuis ce temps, ils survivent dans des installations de fortune et des conditions précaires.

Au début du mois dernier, l’ONU avait publié une enquête sur l’origine de l’épidémie de choléra qui serait une souche venue d’Asie du Sud. L’organisme avait bien fait attention de ne pas montrer du doigt les Casques bleus népalais qui avaient été accusés par plusieurs scientifiques d’être la source de la contamination.

Radio-Canada.ca avecAgence France Presse

 

Haïti – Éducation :

Inauguration de l’espace numérique polyvalent de l’INUQUA

24/06/2011 13:53:34

Haïti - Éducation : Inauguration de l’espace numérique polyvalent de l’INUQUALe Ministère français des affaires étrangères et européennes, l’Agence Inter-établissements de Recherche pour le Développement (AIRD), l’Ambassade de France en Haïti et l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) ont inauguré cette semaine à Tabarre (Port-au-Prince), dans le cadre du projet PENDHA, l’espace numérique polyvalent de l’Institut Universitaire Quisqueya Amérique (INUQUA).
Cet espace à la pointe de technologie, équipé d’une vingtaine d’ordinateurs portables flambants neufs et d’un système de visioconférence est destiné au renforcement des capacités de l’université bénéficiaire.
En savoir plus sur le projet PENDHA :
Le projet PENDHA (Plan d’Enseignement Numérique à Distance en Haïti) est un projet conjoint entre le Ministère français des affaires étrangères et européennes, l’AIRD et l’AUF. Il est destiné à fournir un appui significatif dans la reconstruction du système universitaire haïtien, à travers : Le déploiement et l’animation d’un réseau de 17 espaces numériques, dont 5 dédiés à la médecine et aux sciences de la santé.
L’espace numérique polyvalent de l’INUQUA est le troisième de ce type en Haïti. Dans le cadre du Projet PENDHA, deux autres espaces ont été ouvert en mars 2011, l’un à l’Université Quisqueya (UniQ) et l’autre à l’École Supérieure d’Infotronique d’Haïti (ESIH). Dans ces deux espaces, la formation des formateurs a déjà débuté. Les enseignants bénéficiaires de cette formation apprennent à construire des programmes d’enseignement numérique qui seront proposés aux étudiants sur internet.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2591-haiti-education-inauguration-de-deux-espaces-numeriques-polyvalents.html
http://www.haitilibre.com/article-2409-haiti-education-formation-des-futurs-gestionnaires-d-espaces-numeriques.html
http://www.haitilibre.com/article-1960-haiti-education-la-plus-grande-bibliotheque-numerique-d-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-1255-haiti-education-nouvel-espace-numerique-aux-cayes.html
http://www.haitilibre.com/article-1213-haiti-education-un-campus-universitaire-numerique.html
http://www.haitilibre.com/article-697-haiti-education-premiere-grande-bibliotheque-numerique-en-haiti.html
HL/ HaïtiLibre / AUF

 

Haïti-Sécurité :

Le flou gouvernemental motif de la recrudescence de l’insécurité

P-au-P, 24 juin 2011 [AlterPresse] — L’absence d’un gouvernement en pleine capacité de prise de décision en Haïti est à l’origine de l’apparition des foyers d’insécurité observés notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, selon l’expert en sécurité publique Réginald Delva, interrogé par AlterPresse.

Le premier ministre désigné par le président Michel Martelly, Daniel Rouzier, n’a pas reçu la bénédiction de la Chambre des députés, ce qui a annihilé du coup les chances de l’homme d’affaires de pouvoir se présenter devant le Senat.

Martelly s’est dit récemment prêt à designer une autre personne, mais le vide gouvernemental risque de durer encore. Une situation qui selon Reginald Delva, expert en sécurité publique, profite aux criminels.

« Avec le flou qu’il y a depuis quelque temps, occasionné par le changement de président et un gouvernement qui liquide les affaires courantes, la tendance des réseaux de criminels à s’en prendre au peu de ressources qu’il nous reste se renforce », déclare Réginald Delva.

Ce flou est aussi généralement le symptôme de « conflit entre la justice et la police », indique t-il.

Il y a toujours des gens qui à un moment bien déterminé font augmenter le volume de l’insécurité ou le font descendre, soutiennent des personnalités qui souhaitent garder l’anonymat. Contexte politique fragile ou manipulation de certains secteurs, quoiqu’il en soit, depuis plusieurs semaines les actes criminels présentent une tendance à la hausse, notamment les assassinats et les braquages de rue.

« Tous les indicateurs sont au rouge », estime Réginald Delva, signalant une augmentation des blessures par armes à feu.

Près de 4 000 détenus se sont évadés de la prison principale du pays suite au séisme du 12 janvier 2010. La majorité sont encore dans la nature et continuent leurs activités criminelles.

En dépit de cette situation alarmante, les autorités en place affichent une grande inertie alors que la police bascule dans les dérives que des organisations de droits humains dénoncent : irrespect des droits de la personne, exécutions extrajudiciaires.

Par ailleurs, cette situation d’insécurité, fait rebondir à nouveau dans l’actualité la question de la reconstitution ou pas des Forces Armées d’Haïti. Martelly a toujours affiché son désir de créer une nouvelle force de sécurité nationale, sans toutefois préciser le statut de cette force.

En attendant, la police nationale avec 9 mille 500 agents est la seule force nationale pour tout le territoire.

« La situation est préoccupante et va avoir des répercussions sur les projets d’investissement dont parle le président Michel Martelly, et surtout la question d’attirer les investisseurs étrangers », indique Delva.

L’insécurité grandissante, risque de bloquer toute vision de changement ou de progrès de ce pays, prévient-il.

« Des mesures doivent être prises au plus haut niveau du gouvernement (…) qui permettraient de dépasser la question de liquider les affaires courantes », martèle Réginald Delva.

Martelly au moment de son investiture avait lancé des mises en garde aux bandits tout comme aux autorités judiciaires . Un mois plus tard, la fermeté annoncée, a, semble t-il, du mal à s’ajuster. [mm kft gp apr 24/06/2011 12 :50]

 

Mission spéciale pour le démissionnaire

Après le rejet de Daniel Gérard Rouzier par la Chambre des députés, le président de la République a vite compris que le pays ne devrait pas mourir pour autant. Il a donc fait appel au service du Premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive, pour l’aider dans l’exécution de son programme de campagne avant la désignation et la ratification par le Parlement d’un nouveau gouvernement. En participant à la 17e édition de Livres en folie, jeudi, Michel Martelly a promis de désigner sous peu son prochain Premier ministre.

Jean-Max Bellerive et Michel Martelly

Son échec avec Daniel Gérard Rouzier n’a pas changé pour autant les principes et la philosophie du président Martelly. « Je reste accroché à mes principes. Je ne vais pas y renoncer à cause de l’échec de M. Rouzier », a-t-il déclaré à la 17e foire du livre tenue jeudi dernier au Parc Historique de la Canne à Sucre. Le chef de l’Etat a promis de désigner sous peu un nouveau Premier ministre. Son nom est déjà là, a précisé Michel Martelly. Mais avant d’y arriver, il a convoqué le chef du gouvernement démissionnaire et lui a confié la mission de faire un inventaire des ressources et des moyens disponibles au niveau de l’Etat pour commencer à mettre son programme à exécution.
Bellerive, le bras exécutant de Martelly en attendant
« Je vois cette mission comme une nécessité », a répondu, vendredi, Jean-Max Bellerive sur les ondes de Radio Magik 9. « Avec l’équipe en place- les ministres démissionnaires- des mesures relatives aux priorités nationales vont être prises», a-t-il promis. Sa première réunion cette semaine avec le président Martelly était spécifiquement axée sur un partage de préoccupations et de vision relativement à ce qui peut être fait avec le budget de l’année fiscal 2010-2011
En outre, M. Bellerive s’est réuni vendredi avec son équipe dans le but de présenter à Michel Martelly un plan d’action et d’opérer certains changements dans le système. Il a promis de mettre le Parlement- qu’il considère comme un élément important dans le fonctionnement du pays- au courant des mesures prises par l’exécutif.
Interrogé sur les informations faisant croire que le président Martelly serait en passe de le désigner comme son Premier ministre, Jean-Max Bellerive a rappelé que le choix d’un chef de gouvernement est la prérogative du chef de l’Etat en consultation avec les présidents des deux branches du Parlement. Il a toutefois reconnu qu’il entretient de bonnes relations avec M. Martelly.
Pour Bellerive, il ne doit pas y avoir de doute là-dessus: il sera toujours prêt à servir son pays, sa patrie. « Quel que soit l’endroit où on me demande de servir, je serai toujours prêt à servir », a-t-il dit.
Le Premier ministre Jean-Max Bellerive, coprésident de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et ministre de la Planification et de la Coopération externe, est considéré comme quelqu’un qui s’est fait beaucoup d’amis au Parlement, et il le reconnaît.
Cinq ans ministre de la Planification, chef de gouvernement depuis le 11 novembre 2009, responsable de la CIRH…,il est toujours en contact avec des parlementaires. « Comme ministre et Premier ministre, pendant 36 fois j’ai été obligé de me présenter au Parlement pour donner des réponses à des questions. Oui, effectivement j’ai de bonnes relations avec beaucoup de parlementaires. J’ai une facilité de contact avec eux… », a-t-il avancé.
Par ailleurs, un membre influant de l’équipe de Martelly, sous le couvert de l’anonymat, a confié au journal Le Nouvelliste, jeudi, que le président Martelly n’avait encore rien dit sur le nom de celui qu’il va désigner comme Premier ministre. « Cela pourrait être fait la semaine prochaine. Pour l’instant, il n’a encore rien dit… », a confié notre source.
Plus d’un pense que le chef de l’Etat devrait tirer leçon de son échec avec Daniel Gérard Rouzier et partir à la recherche de sa majorité au Parlement. Avec M. Rouzier, la tension était très tendue entre l’exécutif et le Parlement, puisque le premier n’a pas voulu négocier, dialoguer ou discuter avec le second. Résultat : un mois et demi après son investiture, Michel Martelly peine à atterrir et tourne sur lui-même.
Le vice-président du Sénat, le sénateur Jean-Hector Anacacis, lui a sévèrement rappelé que, nous citons: « M. Martelly doit comprendre qu’il n’est pas dans une compétition de groupes musicaux. Il s’agit de la politique; il doit y avoir des compromis et de l’entente. Il n’a pas d’autre choix que de négocier avec les parlementaires », fin de citation.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Haïti/Présidence

Michel Joseph Martelly: un bilan peu convaincant….

Le changement souhaité par le nouveau président Michel Joseph Martelly pour Haïti débute mal. Après un mois, son bilan, qu’il a lui-même dressé publiquement, suscite des remous. Certains en rient, d’autres y voient une volonté de transparence. Mais, de l’avis presque général, le président n’avait aucunement l’obligation de se soumettre à une telle démarche, d’autant que « krab pa gra ».

2011-06-24 10:41:53

Un mois déjà et le changement promis peine à montrer les premières prémices. La situation socio-économique de la population se détériore un peu plus chaque jour. Le bras de fer entre le Parlement et l’Exécutif sur la question du Premier ministre désigné – dont le choix sera rejeté, le mardi 21 juin, par la Chambre des députés – irrite l’opinion publique. Les coups bas et les harangues propagandistes lassent. Les menaces, dit-on, de dissolution du corps législatif sont restées à date sans effet. Au contraire, les parlementaires haussent le ton. S’il est vrai que le Parlement est accusé d’excès dans son rôle de contre-pouvoir vu le marchandage politique et les tractations qui s’y déroulent, il constitue pourtant la seule force de pression capable d’orienter les actions du chef de l’Etat dans le sens des intérêts de la nation et dans un cadre légal. En tout cas, le président Martelly multiplie les poses de première pierre et les inaugurations autant que les maladresses. La dernière en date, selon plus d’un, serait son premier bilan rendu public.
Dans ce contexte tendu où chaque nouveau dossier constitue un terrain d’affrontements, le premier bilan de M. Martelly constituerait un acte de propagande qui aurait visé, dit-on, à faire avancer la cause du Premier ministre désigné. En effet, le refrain « sans les fonds de l’Etat et sans chef de gouvernement, seulement avec l’aide de quelques amis du secteur privé» qui terminait son allocution-bilan, est symbolique et témoigne des frictions qui existent entre les deux pouvoirs : Exécutif et Législatif. Inquiétant ! Très inquiétant ce premier bilan, estiment certains observateurs. Le malaise au sommet de l’Etat est flagrant, le doute s’installe, même chez le président qui se serait finalement réveillé à la réalité du pouvoir. Le rêve, qu’il a vendu lors de sa campagne électorale, serait-il en train de s’évaporer ? A vouloir aller vite, trop vite, s’est-il emmêlé les pinceaux ? Le président parle trop, estiment ses détracteurs. Il devrait, dit-on, laisser la responsabilité de porte-parole à quelqu’un d’autre.
Relocalisation et reconstruction…
Au début de cet été, une solution aux problèmes de ceux qui croupissent, depuis janvier 2010, sous des tentes dans des conditions infrahumaines semble de plus en plus compromise. Les maisons promises aux sinistrés dans les discours de campagne électorale de Michel Joseph Martelly sont attendues avec impatience. Déjà, les complaintes montent des camps de sinistrés. Les huit maisonnettes, construites à l’initiative du président de la république dans la zone de Furcy, n’atténueront en rien la frustration des victimes du séisme du 12 janvier 2010. D’environ 4 mètres carrés de surface, ces maisonnettes, aux couleurs de la « Fondation rose et blanc » créée par M. Martelly, contrastent avec les rêves de grandeur avoués.
Inaugurées en fanfare, ces constructions sont une vraie gageure et semblent sonner le glas de l’espoir des milliers de sans- abris. La crise du logement que traverse actuellement le pays est pourtant à son paroxysme. La fierté du chef de l’Etat en parlant des « maisons construites dans le marché de Furcy » fait planer le doute sur sa volonté et surtout sa méthode pour résoudre ce problème et est une preuve flagrante de l’immaturité politique de Michel Joseph Martelly.
Les analystes estiment qu’il n’y avait nullement lieu pour M. Martelly de dresser un bilan après un mois de présidence marqué l’absence d’un gouvernement Martelly. D’autant que les actions les plus significatives auxquelles ont pris part M. Martelly ont été initiées par l’administration Préval, administration qu’il critiquait avec désinvolture.
En effet, au cœur du bilan du premier mois de présidence de Michel Martelly, ces petites maisons et la pose de première pierre pour le « projet 400 % » dans la zone de « Zoranje», au nord de la capitale, constituent les seuls éléments ayant rapport avec la reconstruction du pays. Le second projet mentionné par le président, qui ne fait toutefois pas partie de son bilan, vise la construction de 400 maisons en cent jours, et sera financé par la Banque interaméricaine de développement (Bid) et le Fonds d’assistance économique et sociale(FAES). Plusieurs milliers de sans-abri devront y être relogés, selon le président de la République. La mise à l’écart de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dans ce projet soulève des interrogations opportunes, compte tenu de la prédominance de l’international dans la démarche de reconstruction du pays.
Le « projet 400 % » entre dans le cadre de la première phase d’un projet de 30 millions de dollars de la Banque interaméricaine de développement (Bid) en partenariat avec le ministère de l’Économie et des Finances, à travers le Fonds d’assistance économique et social (FAES). Le gros du projet est de construire environ deux mille maisons dans trois départements du pays, savoir l’Ouest, le Nord’Est et le Sud’Est. Il témoignerait entre autres de la volonté des autorités gouvernementales de reloger les victimes du séisme tout en mettant l’accent sur la décentralisation du pays.
Dans cette perspective, le déguerpissement des occupants des espaces publics est déjà lancé dans plusieurs communes du département de l’Ouest. Le maire de Delmas, Wilson Jeudy, est entré en action. Le camp des victimes aménagé à Delmas 17 (carrefour de l’aéroport) a été vidé. D’autres camps sont dans le viseur du maire. Des rencontres se multiplient pour désoccuper également le Champ de Mars. Le nom du président de la République est cité dans ces dossiers, notamment par le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles. Beaucoup y voient une action politique pour alléger la charge du président Martelly en ce qui a trait à ses promesses de maison faites aux victimes. Selon le maire Jeudy, «les clés de maisons » promises par le président de la République ne seront pas remises de sitôt. La population doit comprendre que cela prendra du temps et, probablement, ne se réalisera pas, a-t-il déclaré, lors d’une interview accordée la semaine écoulée au journal « Le Matin ».

Lionel Edouard


Haïti / Présidence

Martelly et l’international : des relations imprécises

Le président Michel Martelly avait promis, en campagne électorale, d’en finir avec cette Haïti qui tend toujours sa sébile pour quémander l’aumône dans les couloirs internationaux. Prônant un pays digne, voire auto-suffisant, le candidat qu’il était semblait y voir le premier pas vers la reconquête de la souveraineté nationale. Mais à vouloir hâter la fin de l’assistanat, il s’était, sans en prendre conscience, attelé à la lourde tâche d’enterrer une politique qui avait caractérisé la diplomatie branlante de son prédécesseur, René Préval.

Le Matin – 24/06/2011

image

L’ex-president americain Bill Clinton accompagne du president haitien Miche J.Martelly; en arriere plan a gauche le conseiller politique de Michel Martelly, Daniel Supplice.

Le président Michel Martelly avait promis, en campagne électorale, d’en finir avec cette Haïti qui tend toujours sa sébile pour quémander l’aumône dans les couloirs internationaux. Prônant un pays digne, voire auto-suffisant, le candidat qu’il était semblait y voir le premier pas vers la reconquête de la souveraineté nationale. Mais à vouloir hâter la fin de l’assistanat, il s’était, sans en prendre conscience, attelé à la lourde tâche d’enterrer une politique qui avait caractérisé la diplomatie branlante de son prédécesseur, René Préval. Aujourd’hui, dès les premiers jours de son règne et pour poser rapidement les jalons de ses promesses, Martelly en appelle à l’international. Mais ce dernier rechigne encore en raison d’un contexte politique particulièrement fragile et des mises en place structurelles jugées peu rassurantes.
Avec le Fonds national pour l’éducation (FNE), Martelly a voulu éviter un financement direct de la communauté internationale pour la concrétisation de l’une de ses grandes priorités. Le fonds ne sera pas un don ni l’une de ces fameuses « aides publiques au développement (APD) », mais il proviendra quand même de l’extérieur, à travers les appels et les transferts d’argent de la diaspora haïtienne. Aussi pour implémenter d’autres aspects de son projet de scolarisation universelle gratuite, lui faudra-t-il un appui plus direct des pays dits amis d’Haïti.
Plusieurs fois, dans le bilan de ses 30 premiers jours, le président Martelly a fait état de financement de pays étrangers pour des projets en cours ou en perspective. Dès le premier point de sa présentation, il parle de « bailleurs de fonds » qui doivent aider à la reconstruction du marché des Gonaïves récemment incendié. Aussi, pour solutionner la crise alimentaire, le président dit être en négociations avec « des gouvernements amis » qu’il n’a pas jugé bon de spécifier.
On ne saurait oublier que la communauté internationale a joué un rôle déterminant dans l’élection de Michel Martelly. Une fois élu, celui-ci s’est lui-même déplacé pour recevoir les félicitations et rencontrer certains grands barons de l’international. Dès le 5 avril 2011, le nouveau président d’Haïti a été invité à déjeuner au département d’Etat en compagnie de la secrétaire d’Etat américaine, Hilary Clinton.
« Nous sommes derrière lui, nous sommes très enthousiastes », disait, souriante, la chef de la diplomatie américaine qui venait de féliciter le 56e président d’Haïti. Prenant la parole par la même occasion, Michel Martelly avait renouvelé sa promesse d’engager toutes sortes de reformes en Haïti tout en déplorant « la désespérante lenteur » de la reconstruction. Ironie de l’histoire : cette lenteur et cette hésitation qu’il dénonçait hier, apparaissent comme les premiers reproches adressés aujourd’hui à son équipe par les potentiels donateurs étrangers.
Les tergiversations sur le sort de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), le manque de coordination au sein de l’équipe Martelly, notamment dans la mise en œuvre des priorités de la reconstruction et dans la gestion des relations internationales, sont autant de points de recul pour l’international.
Avant l’investiture de Martelly, on croyait que les jours de la CIRH étaient comptés. Déjà, lors d’un débat électoral avant sa participation au second tour de la présidentielle, le candidat de Repons Peyizan avait déploré la lenteur des travaux de la CIRH. Après avoir rencontré les deux co-présidents de cette commission au Karibe convention center, Michel Martelly s’était montré toujours insatisfait quant aux résultats probants de la commission.
Des parlementaires qui ont récemment rencontré l’un des co-présidents de la CRIH, Bill Clinton, ont clairement souhaité que ladite commission soit réduite à la seule partie haïtienne actuelle. Cette position des parlementaires intervient quelques mois avant la fin du mandat de la CIRH en octobre prochain, alors qu’il est déjà question de transformer la CIRH en agence de la reconstruction. Parallèlement, dans les rangs de Michel Martelly, certains conseillers et ministres potentiels souhaitent que cette commission soit complètement revue et corrigée. L’avenir incertain de la CIRH semble traduire aujourd’hui une réalité qui va au-delà d’une simple commission et dénote l’indécision et l’hésitation qui plane sur la reconstruction.
Avec le rejet, par la Chambre des députés, du choix de M. Daniel Rouzier comme Premier ministre désigné, Michel Martelly perd un temps précieux alors que la communauté internationale insiste sur les échéances et s’inquiète des lenteurs. S’il est vrai que c’est le Parlement qui traine les pieds, mais c’est la Présidence qui va devoir en payer les frais. Refaire la diplomatie haitienne, rassurer les bailleurs dans un contexte politique particulièrement tendu, ce sont là des tâches ardues qui attendent le prochain cabinet ministériel.

Eddy Laguerre / edgu85@yahoo.fr

 

Il n’y a pas 36 solutions

Haïti: Le rideau vient de tomber et le président Michel Martelly d’essuyer son premier camouflet : son poulain, Daniel Gérard Rouzier, doit faire son deuil de la primature et retourner à ses entreprises que, dit-on, il gère si bien.
À vrai dire, le rejet du choix de M. Rouzier ne doit pas étonner, car il était prévisible. Trois raisons majeures nourrissent un tel réalisme.
D’abord, la couleur de sa peau. On me rétorquera qu’il n’y a pas de problème de couleur en Haïti. Que Blancs, Noirs, Bleus, Gris vivent en parfaite harmonie. Vrai. Sauf quand il ne s’agit pas de politique. Depuis la chute de Lescot en 1946, chaque fois qu’un homme de couleur se mêle de politique tout est mis en oeuvre pour le détruire. Parce que dans l’esprit de beaucoup de compatriotes, la politique, facteur de jouissances et de fortunes vite faites, est la chasse gardée de la classe majoritaire, les Blancs et les mulâtres ayant déjà leurs commerces et leurs usines.
Ensuite, Daniel Rouzier est coupable d’un délit gravissime : le délit de possession. C’est un homme d’affaires qui a réussi, qui a pignon sur rue. Or, on n’aime pas cette race-là par ici, même si on passe son temps à rêver d’en faire partie et qu’on est prêt à tout pour y arriver, y compris par le pillage systématique des deniers de l’État.
Enfin, il n’échappe à personne qu’il existe une volonté manifeste de mettre des bâtons dans les roues du nouveau président. Le mot d’ordre semble être punir ce « just come » qui, non content d’avoir remporté la présidentielle, croit pouvoir faire mieux que tout le monde avant lui. Il parle, Martelly, de changer les choses, de mettre de l’ordre dans l’administration, de rendre l’école primaire gratuite, de montrer la différence avec ses prédécesseurs dès les cent premiers jours de son mandat. Il ose même déjà parler de ses 15 réalisations en seulement trente jours de mandat. Vous vous rendez compte ! Mais il se prend pour qui, ce mec-là ? Puisqu’il ne comprend rien à rien, il faut donc l’instruire, lui mettre les points sur les « i », lui rappeler qu’il est seulement au pouvoir mais qu’il ne détient encore aucun pouvoir.
Peut-être que les très honorables députés n’ont rien véritablement contre le label Rouzier. Peut-être aussi qu’ils le trouvent fort sympathique. Mais il est fautif d’avoir été désigné par cet empêcheur de tourner en rond de Martelly.
Certains des arguments avancés par les députés pour motiver leur décision sont assez pertinents. D’autres le sont moins. On peut avec raison reprocher à certains d’entre eux de privilégier leurs petits intérêts personnels ou partisans au détriment de la population. On peut encore leur reprocher leur indifférence cynique devant la misère collective. Mais, de même qu’on ne peut blâmer un chat de faire son boulot de chat en croquant de temps en temps une gentille petite souris, on ne peut les blâmer de faire leur travail de parlementaires. Que cela plaise ou que cela blesse. Ce sont là les inconvénients de la démocratie parlementaire, et il faut faire avec.
Le GPR a prouvé, s’il en était besoin, qu’on ne peut ni ne doit le tenir pour quantité négligeable. Il est une force politique et il l’a démontré. Il faudra désormais compter avec lui. S’il reste uni, il peut, si cela lui chante, s’opposer systématiquement, et avec succès, au Président. Que peut faire celui-ci ? Il n’a de majorité dans aucune des deux Chambres et aucun pouvoir sur le Parlement. Il ne peut le renvoyer et convoquer des élections anticipées, pas plus qu’il ne peut lui couper tout moyen de fonctionnement. Même bénéficiaire de la ferveur populaire, il ne peut pas, comme cela se faisait jadis, lancer ses partisans à l’assaut de la chambre. Le Parlement est une conquête démocratique. Il est à la démocratie ce que la respiration est à l’homme : il la maintient en vie. Aussi personne ne doit-il souffrir qu’il lui soit porté la moindre atteinte. Alors que faire ? Il n’y a pas trente-six solutions : le président doit négocier avec le GPR. Faute de quoi, il risque de voir tous ses choix rejetés les uns après les autres. Il doit imprégner l’idée que la politique est un rapport de forces qui, pour le moment, n’est pas en sa faveur. La donne politique étant ce qu’elle est, il doit être assez intelligent pour comprendre qu’il n’a nul intérêt à s’engager dans une partie de bras de fer avec l’une ou l’autre des deux Chambres : il est parti perdant.
Le président doit négocier pour enfin commencer à diriger. Car chaque jour qui passe sans gouvernement repousse l’espoir d’un lendemain passable pour la population et augmente son désespoir et sa colère. Cela pourrait, à la longue, constituer un mélange explosif.

Garry Azémar

 

Le parti Opl relance le plaidoyer autour de « la paternité responsable »

P-au-P, 24 juin 2011 [AlterPresse] — Le comité exécutif pour le département géographique de l’Ouest du parti politique Organisation du peuple en lutte (Opl) reprend le plaidoyer autour de la Loi sur la paternité responsable, à la veille de la fête des pères ce 26 juin.

Lors d’une conférence de presse, ce vendredi 24 juin 2011, le comité exécutif de l’Opl lance un appel aux parlementaires, notamment les nouveaux élus, pour qu’ils sortent cette loi des « tiroirs » et l’adoptent.

En souffrance au Parlement depuis 2008, la loi sur la paternité responsable n’a été votée qu’au niveau de la chambre des députés.

Marie Claude Dorcé, de l’Opl, rappelle le rôle clé joué en ce sens par la députée Gérandale Thelusma, décédée dans un accident de la circulation survenu le 20 décembre 2010, sur la route nationale # 1 (Nord), à hauteur de Marchand Dessalines.

Katia Bonté, coordonnatrice de l’Opl pour le département de l’Ouest, annonce que le parti entend faire un faisceau avec toutes les organisations de base pour pousser le Parlement à boucler le processus.

Le parti exprime son inquiétude devant le nombre d’enfants, dans le pays, élevés sans leurs pères.

« Cette situation est l’une des plus grandes formes de violence subies par les femmes dans notre société. L’irresponsabilité des pères contribue à la pauvreté des femmes », souligne Marie Claude Dorcé, rappelant que, dans 40% des familles, c’est uniquement la mère qui est présente.

Dorcé rejette en même temps l’idée que la Loi sur la paternité responsable serait « amorale ». Face aux détracteurs de la loi, elle brandit le droit de tout enfant à un même traitement, sans discrimination. [kft gp apr 24/06/2011 11:00]

 

ONU: Plaidoyer pour le respect du droit à un logement convenable en Haiti

ONU: Plaidoyer pour le respect du droit a un logement convenable en Haiti Port-au-Prince, le 24 juin 2011 – Le Bureau du Haut Commissariat des Droits de l’Homme des Nations Unies (HCDH) en Haïti est profondément préoccupé par la situation du respect du droit des personnes à un logement convenable, et ce plus particulièrement s’agissant des personnes vivant dans les camps qui se sont formés après le séisme et dans les communautés informelles – parfois appelées bidonvilles.

Le droit à un logement convenable est intrinsèquement  lié à d’autres droits de l’homme, tels que les droits à la santé, à l’eau, à l’emploi,  à l’éducation et à l’intégrité physique de la personne, et il nécessite des moyens économiques, ainsi que l’accès à l’eau et l’assainissement. Le Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme en Haïti estime qu’une reconstruction réussie ainsi qu’une sécurisation et une stabilisation à long terme du pays dépendront en partie du respect du droit à un logement convenable.

En vue de formuler des recommandations sur la situation du logement et des efforts de reconstruction au Gouvernement d’Haïti et à la communauté internationale, la Rapporteur Spéciale des Nations Unies sur le droit à un logement convenable, Mme Raquel Rolnik, a effectué une visite de travail en Haïti du 8 au11 Juin 2011. Dans le cadre de cette visite, elle a participé à un atelier de travail sur le droit au logement en cas de catastrophes naturelles, organisé conjointement par ONU-Habitat, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH).  Elle a aussi visité des camps de personnes déplacées ainsi que des quartiers de la capitale endommagés par le tremblement de terre. Cette visite a été organisée par le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme en Haïti

Peu de temps avant cette visite, les 20, 23 et 25 mai, trois camps (Place du Camp-Dame, camp de Delmas 3/Foyer culturel et Assistance Camp Plus) dans la municipalité de Delmas, à Port-au-Prince  avec environ 850 familles ont été fermés avec usage de la force par les autorités locales. Des abris ont été démolis, et dans de nombreux cas irrémédiablement endommagés. Certains effets personnels ont été détruits ou perdus et certains habitants des camps auraient été battus. Des familles ont été contraintes de quitter les camps sans aucune vérification préalable de leur accès à un logement alternatif, quand bien même les autorités indiquent qu’elles ont financièrement compensé les familles.

La fermeture des camps de Delmas s’inscrit dans le cadre d’une série d’incidents similaires qui ont eu lieu au cours des douze derniers mois. Le 26 mai, les autorités haïtiennes  ont fait part  aux Nations Unies de leur opposition à  la manière dont les camps ont été fermés. Cependant, le 6 Juin, environ 70 familles auraient été contraintes de quitter le camp Place Mache à Grand-Goâve, (département de l’ouest). Le HCDH se félicite de la position exprimée par les autorités et de leur réponse rapide à la fermeture du camp de Delmas, mais demeure profondément préoccupé que d’autres camps continuent d’être fermés avec l’usage de la force.

Certaines personnes vivent actuellement dans des camps à cause de la perte de leurs maisons lors du séisme tandis que d’autres se sont déplacés dans des camps pour échapper à des conditions de vie difficiles dans les communautés informelles. Le HCDH reconnaît le défi exceptionnel à relever pour les autorités haïtiennes dans le développement de solutions durables pour des centaines de milliers de personnes dans les camps et logements spontanés. Les autorités municipales doivent répondre à des demandes souvent concurrentes  de  fermeture des camps qui occupent des terres privées, ou qui obstruent des écoles, routes et autres espaces publics, tout en offrant un soutien aux populations et prévenant la criminalité. Néanmoins, comme mentionné par la Rapporteur Spéciale lors de sa visite, « l’expulsion de personnes sans fournir un logement de remplacement convenable est une violation du droit international des droits humains».

Pendant toute l’année 2010, le HCDH, à plusieurs reprises, a encouragé le Gouvernement  haïtien  à adopter une approche globale prévoyant  des délais raisonnables pour la fermeture des camps, assortie de la construction de logements alternatifs. Le HCDH a insisté pour que le plan englobe tous les camps et inclue des dispositions pour améliorer les conditions de vie dans des logements informels, et qu’il envisage la transformation d’un nombre restreint de camps en quartiers informels destinés à perdurer. Étant donné le cycle continuel de mouvements des quartiers aux camps, le HCDH estime que seul un plan global peut permettre de faire avancer la cause du progrès durable et du respect des droits de l’homme.

Le HCDH se joint à la Rapporteur Spéciale pour féliciter les autorités nouvellement élues d’avoir manifesté leur volonté de travailler avec la communauté humanitaire et de préparer une stratégie initiale pour la fermeture de six camps conformément aux normes internationales. La Rapporteur Spéciale a insisté que la sélection des camps destinés à  être fermés en priorité le soient sur la base de critères de vulnérabilité.  Le Bureau du Haut Commissariat insiste sur l’importance, pour les autorités haïtiennes, de s’assurer que la fermeture des ces camps spécifiques fasse partie d’un plan global qui puisse réellement être mis en œuvre dans le cadre du droit à un logement convenable pour tous, tant dans les camps que dans les logements informels.  La sélection de ces six camps prioritaires ne constitue pas en soi une solution au problème plus large de la relocalisation. 

Le HCDH est convaincu que ni le Gouvernement ni les autorités municipales ne souhaitent la fermeture des camps à n’importe quel prix. Le HCDH recommande au  Gouvernement de s’assurer que la fermeture des camps soit réalisée dans le respect du droit international, et encourage le Gouvernement et la communauté internationale à envisager un soutien croissant aux autorités municipales à cet égard.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :