mardi 28 juin 2011

28 Juin

EDITO

Haïti: Artiste pour artiste

A Livres en folie jeudi dernier, Franketienne réclamait, en présence du président de la République, l’émergence d’une République des artistes. Le père de Pèlin tèt a été entendu. Ce week-end, on a cru retrouver, sous le costume du président Martelly, un peu et même beaucoup de notre Sweet Micky national, lors du passage de la délégation présidentielle, dimanche, au Kreyol Fest, cette kermesse qui depuis 13 ans fait le bonheur de la communauté haïtienne de New York.
La veille, le président avait visité la foire Femmes en production au Miami Beach Convention Center de la ville balnéaire de Floride. Son passage a apporté un réconfort supplémentaire aux nombreux artisans et distributeurs qui tenaient salon à l’étranger, une grande première après le succès de cette foire en Haïti.
Certains disent que le président Michel Martelly, déjà à Livres en folie, avait réussi un numéro d’artiste pour le plus grand plaisir de la foule du Parc Historique de la Canne à Sucre. Il faut dire qu’il a son rôle d’amuseur dans le sang, le Président! On ne fait pas l’artiste pendant 22 ans pour tout oublier parce qu’on tient un nouveau rôle. D’autant que cela ne doit pas être rose tous les jours d’être président, responsable de tout après avoir été porté aux nues.
Le ratage avec Daniel Rouzier, son Premier ministre rejeté, la découverte des pouvoirs de la majorité parlementaire, la controverse avec le RNDDH sur les membres de sa sécurité rapprochée, la réception amusée du bilan de son premier mois, le retour à la case Bellerive, la mort de Guiteau Toussaint pendant que le président chantait sur scène en même temps que le chef de la police au gala d’anniversaire de la PNH, tout cela et quelques autres petits hics, méritent bien une salve d’applaudissements pour guérir les bleus à l’âme.
Hier, chanter était si simple et si naturel. La politique, aujourd’hui, si compliquée.
Le président Martelly, combatif comme lui seul, montre son sourire et joue le fier et fort indifférent au temps qui passe, alors que l’on sent qu’il bout de ne pas pouvoir bousculer la réalité comme il le souhaite et comme il l’a promis.
Comment lui faire admettre que la politique a ses raisons que même la raison ignore? Surtout la raison.
Dans les jours qui viennent, le président prévoit de prendre l’avion : privé (cela fera jaser) ou les lignes commerciales (pour faire comme tout le monde dans un pays pauvre), pour un long séjour en terre étrangère. Certains de ses alliés trouvent le voyage déplacé alors qu’il peine à nommer un Premier ministre et ne pourra donc pas se faire accompagner d’une équipe pour assurer les suivis des retombées de son périple. D’autres pensent que mieux vaut qu’il soit loin du terrain des négociations pour donner une marge de manoeuvre à son équipe de quatre mousquetaires chargée des tractations.
Si tout va vite, le président partira auréolé d’une victoire. Si tout va bien, il récoltera les fruits à son retour. Si les pourparlers achoppent, il reviendra en sauveur obligé.
Un seul petit conseil au parlement : le président élu est bien celui qui l’a été pour conduire les destinées du pays. Personne par son appétit ne doit feindre de l’oublier au risque de manger l’amer pain blanc des déceptions.
Les maladresses et tâtonnements de Martelly n’entament pas son crédit. Ils ne lui permettent que de rejoindre la longue liste de nos chefs d’Etat. En fait, il est bien comme les autres avant lui.
Artiste pour artiste, allez savoir qui fera chanter l’autre dans la nouvelle ronde de négociations qui s’ouvre pour trouver un successeur à Jean-Max Bellerive, celui que les mauvaises langues présentent comme le meilleur candidat à sa propre succession.
Frantz duval
duval@lenouvelliste.com

 

Michel Martelly encourage la diaspora à investir en Haïti

28/06/2011 01:26:00 Auteur(e) La Redaction

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Président Martelly a Kreyol Fest

« Haiti is open for business » tel a été le message du chef de l’Etat haïtien aux membres des communautés haïtiennes aux Etats-Unis à l’occasion du «Diaspora appreciation weekend ».

Tout en renouvelant son soutien à la démarche de la diaspora qui demande la double nationalité pour mieux s’impliquer dans les affaires du pays, Michel Martelly invite nos compatriotes à devenir les premiers touristes et ambassadeurs d’Haïti.
«Il est important que vous compreniez, vous Haïtiens, que vous ne pouvez pas attendre qu’Haïti soit bon, pour y retourner, vous devez vous mettre ensemble, vous devez être les premiers touristes. Nous avons besoin d’investisseurs, pour créer des emplois, pour avoir un développement durable, pour sortir de l’assistanat. »
Le président haïtien a encouragé plus loin les Haïtiens de l’étranger à continuer à supporter le financement du Fonds National pour l’Education qui lui permettra d’ouvrir des portes d’écoles à des milliers d’enfants.
« Je promets d’assurer le bon usage de chaque centime versé dans ce fonds », a déclaré le président de la république devant des membres de la Fédération de la Diaspora lors d’un lunch d’affaires et de levée de fonds à New-York.

Au cours de ses multiples rencontres avec des leaders communautaires, Michel Martelly a incité les Haïtiens résidants à l’étranger à prendre part au mouvement de changement et de renouveau d’Haïti.

Enfin, lors d’une participation au festival de musique haïtien KreyolFest, le président Martelly en a profité pour mettre en avant ses talents de danseur (photo).

Frantz Alcema – HPN Diaspora

 

Martelly promet de publier l’amendement de la constitution

imageLe chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, a annoncé hier que des techniciens de l’exécutif et du législatif devront rétablir le document voté par l’Assemblée Nationale le 9 mai 2011. Il révèle que ces techniciens pourront visionner une quinzaine de cassettes afin de confirmer la véracité des différents articles amendés, supprimés ou ajoutés.
Le président haïtien rappelle que les documents soumis à la présidence pour publication comportaient des erreurs. Le bureau de l’assemblée nationale avait soumis un premier document le 13 mai au président René Préval. Après la publication dans le journal officiel Le Moniteur la quasi-totalité des parlementaires avaient dénoncé le document.
Le président Martelly avait également refusé de publier un second document comportant des erreurs substantielles.
Lors d’une rencontre avec des membres de la communauté haïtienne de Miami le week end écoulé, le président Martelly a fait valoir que la publication du texte d’amendement a été uniquement reportée à une date ultérieure. Nous avons rassuré les haïtiens de la diaspora qui sont intéressés à prendre une part active dans les affaires du pays, ajoute t-il.
Ces dernières semaines plusieurs acteurs politiques avaient critiqué le silence des autorités sur le dossier de l’amendement de la constitution. Le chef d’Etat entend considérer ce dossier comme une priorité. Il révèle que le travail de correction du document débutera ce mardi.
Entre temps la commission sénatoriale spéciale d’enquête poursuit les auditions afin de faire la lumière sur les causes des erreurs dans le document législatif.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Les avocats du prévenus Serge Démosthène portent plainte

28/06/2011 10:08:00 Auteur(e) La Redaction

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Les avocats du prévenus Serge Démosthène, décédé après avoir été battu au commissariat de Pétion-Ville, ont déposé lundi une plainte au cabinet d’instruction contre le commissaire de police Varnel Lacroix et les policiers qui avaient procédé à son arrestation
Me André Victor a démenti toute implication de son défunt client dans la mort du  président du conseil d’administration de la Banque nationale de Crédit (BNC), Guiteau Toussaint comme le commissaire Lacroix et consorts ont voulu, a-t-il dit, le faire croire.
Il a fait savoir que M. Démosthène a été arrêté dans le cadre d’un conflit terrien l’opposant a un proche du commissaire de police. Ce dernier, poursuit-il, après l’avoir fait bastonner et voyant qu’il était mourant, devenant ainsi un cadavre encombrant, a tenté de lier son cas au meurtre de M. Toussaint.
C’est faux, archi faux rétorque-t-il, exigeant que justice soit rendue aux proches du disparu.
André Victor  a aussi dénoncé le comportement du chef du parquet de Port-au-Prince, Me Harricydas Auguste pour n’avoir pas procédé à l’arrestation du commissaire Lacroix après avoir constatéqu’il avait bastonné a mort un prévenu menotté.
Selon lui, le commissaire Lacroix cherche à brouiller les pistes qui pourraient conduire aux assassins de M. Toussaint et pour cela aussi, dit-il, il doit être poursuivi par la justice.
Me Jean Claudet Lamour également membre du conseil des avocats du prévenu décédé dénonce le comportement des policiers et soutienne qu’il faut que ces derniers paient pour leur forfait.
Selon lui, l’assassinat de Serge Démosthène est une manœuvre qui vise à empêcher la justice de faire la lumière sur le meurtre de Guiteau Toussaint.
Le commissaire du gouvernement Harricydas Auguste avait  nié toute implication dans la mort de Serge Démosthène suite à ds acusations portées contre lui par le Reseau national de defense ds droits de l’homme (RNDDH).
Il avait cependant admis avoir quand même pris le temps d’interroger « un homme très malade, qui ne pouvait même pas s’asseoir tout seul, alors que la demarche aurait eté de l’envoyer imediatement `a l’hôpital
L’inspection générale de la PNH a avait annoncé une enquête pour faire le point sur les circonstances de la mort de M. Démosthène. Une note de l’institution policière informait aussi que les policiers impliqués étaient placés en garde-a-vue.

Source: AHP

 

Le pays en panne de premier ministre: Bellerive préssenti?

28/06/2011 10:19:00 Auteur(e) La Redaction

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Jean Max Bellerive

(AHP) –  Le pays ne dispose toujours pas d’un premier ministre  près d’un mois après l’entrée en fonction du président Joseph Michel Martelly, alors que la situation socio-economique ne fait qu’empirer.
Et Port-au-Prince devient de plus en plus un vaste bidonville où pratiquement tous les quartiers sont gagnés par la pestilence des montagnes de fatras et de detritus de toutes sortes.
La capitale  dejà démolie par le tremblement de terre du 12 janvier 2010, et qui gemit aujourd’hui encore sous le poids des déblais, a également l’air, avec presque toutes ses rues délavées et defoncées,  d’une vaste ravine sèche où chacun n’a plus aucune gêne à déverser ses déchets.
Face à cette situation et surtout après le rejet la semaine dernière de son premier ministre designé, Daniel Gerard Rouzier, le president Joseph Michel Martelly semble vouloir aujourd’hui utiliser une strategie qui ne donne pas l’impression  qu’il veut affronter le parlement ou le bloc majoritaire.
C’est ce que lui recommandent d’aileurs la plupart des secteurs au parlement ou dans la classe politique, s’il ne veut pas voir tous ses choix rejetés.
Dejà, il a rencontré les présidents des deux chambres  pour l’aider à faire un choix susceptible de faire l’unanimité et a formé une commission de liaison avec le parlement en vue du choix du premier ministre.
Entre temps, des noms circulent, dont ceux du professeur Daniel Supplice pourtant pressenti pour être ministre des Affaires étrangères, et du premier ministre sortant Jean-Max Bellerive auquel le  président vient de confier la tache de donner un nouvel élan aux ministères pour  qu’ils soient en mesure de mettre en marche son programme politique, comprenant le retard qu’implique le rejet de M. Rouzier comme premier ministre.
Même si M. Bellerive se refuse jusqu’ici  à tout commentaire sur la question, sa remise en selle  par le président Martelly avec qui il a des liens de parenté, fait croire qu’il est en meilleure position que ses rivaux, surtout qu’il benéficie du support de l’ancien president Bill Clintonj qui co-préside avec lui  la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH).
Pendant ce temps au parlement, il se dit aussi qu’il est le choix du groupe majoritaire GPR composé en majorité de parlementaires de la plateforme Inite (Unité)
Mais, la possible reconduction du premier ministre de l’ancien president Préval ne fait pas l’unanimité.
Un des sénateurs des Nippes, Jean William Jeanty, a estimé que la reconduction de M. Bellerive serait une prime à l’échec et à la mauvaise gestion,  soulignant que pendant les 5 ans que M. Bellerive a été chef de gouvernement , la situation du pays ne s’est pas améliorée.
Il a cité en exemple la crise post-électorale et l’incapacité de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) dont M. Bellerive est co-président, à décoller.
Le 1er sénateur de l’Ouest, Steven Benoit, a fait savoir pour sa part que le chef de l’État peut toujours désigner Jean Max Bellerive, s’il le souhaite .
Cependant, ajoute-t-il aussitôt, le chef du gouvernement sortant doit d’abord rendre compte de l’utilisation de centaines  de millions de dollars  dépensés sous son administration, sans  qu’on ne voit à quoi ils ont servi.
Steven Benoit soutient  par ailleurs que le chef de l’État doit faire en sorte  que son prochain premier ministre désigné ne subisse pas le même sort. que Daniel Rouzier, en  constituant une majorité fonctionnelle au parlement
Il a aussi réitéré sa volonté de ne pas voter en faveur d’un premier ministre qui n’accepte pas  d’acheminer la liste de son cabinet ministériel au Sénat au moins 48 heures avant la déclaration de sa politique générale.

 

Début des négociations entre l’exécutif et le groupe majoritaire

Les négociations entre le groupe majoritaire au Parlement et l’exécutif ont débuté. Le président de la chambre basse Sorel Jacinthe (Inité) a révélé qu’une première rencontre entre les dirigeants du groupe  » Inité et alliés » (GPR) et la commission de liaison s’est tenue hier.
La commission de liaison, présidée par le chef de cabinet du chef de l’Etat, Me Thierry Mayard Paul, doit négocier avec les parlementaires en vue d’assurer un vote favorable au prochain Premier ministre désigné. Sorel Jacinthe révèle que le profil du prochain Premier Ministre était à l’ordre du jour de la première rencontre.
Cette stratégie du chef de l’Etat est accueillie favorablement pas le député de Moron Chambellan. Il soutient qu’il faut construire une majorité pour ratifier le choix et l’énoncé de politique générale du prochain Premier Ministre désigné.
Le président de la chambre basse est confiant dans le déroulement des négociations et estime qu’une entente pourrait être trouvée dans les 72 heures. Jeudi au plus tard nous devons avoir un accord puisque le président Martelly effectuera un déplacement à l’étranger en fin de semaine, explique t-il.
A cette phase des négociations les autorités législatives assurent qu’aucun nom n’a été évoqué pour occuper le poste de chef de gouvernement.
La commission de liaison a été constituée quelques heures après une longue séance de travail entre le chef d’Etat et les présidents des deux chambres, Roudolph Joazile et Sorel Jacinthe. Outre Thierry Mayard Paul les autres membres de la commission sont Grégory Mayard Paul, Calixte Valentin et Pierre Pompée.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Gaillot Dorsinvil reprend la main au CEP

M. Gaillot Dorsinvil, qui a récupéré la semaine dernière son fauteuil président du Conseil Electoral Provisoire (CEP), est plus que jamais déterminé à poursuivre sa mission. Il annonce des initiatives en vue notamment de présenter un bilan du processus électoral et un projet de modification de la loi électorale.
Entre temps le CEP n’a pas encore publié les résultats officiels des dernières élections partielles. Il faudra attendre le retour d’un autre conseiller convalescent depuis la publication des résultats définitifs du second tour des législatives. Les conseillers Gaillot Dorsinvil, Telev Toussaint, Laurette Croyance et Ribel Pierre devront assurer la continuité au sein de l’organisme électoral.
En dépit des absences l’organisme électoral envisage de réaliser les élections municipales et des collectivités territoriales.
Interrogé sur ce sujet M. Dorsinvil a fait valoir qu’il s’agit d’une question technique puisque l’institution demeurera. Il rappelle également que les conseillers actuels avaient un mandat prévoyant l’organisation des élections pour les collectivités territoriales. Selon le président du CEP le calendrier élaboré mais ne pourra prendre effet qu’en cas de demande formelle de l’exécutif.
M. Dorsinvil qui avait la semaine dernière dénoncé le comportement de certains de ses collègues a également révélé qu’il était l’objet de persécutions politiques. Même s’il n’avait pas identifié le secteur coupable, M. Dorsinvil avait estimé qu’il est persécuté pour avoir publié les résultats du 4 avril.
Selon les résultats préliminaires du 4 avril 2011 une quinzaine de candidats de l’opposition l’avaient emporté face à des candidats de l’Inité.
Par son retour M. Dorsinvil tente de favoriser une reprise du fonctionnement normal de l’organisme électoral. Certains dirigeants du CEP et le chef de l’Etat avaient début juin constaté un dysfonctionnement du CEP en raison de l’absence de plus de 5 conseillers électoraux.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Le premier ministre démissionnaire critique un rapport qui remet en question le nombre de victimes du 12 janvier

Jean Max Bellerive qualifie d’indécent le comportement des membres d’une organisation ayant conduit une enquête sur le nombre de personnes décédées en Haïti lors du séisme du 12 janvier.
Selon le rapport fourni par cette organisation entre 45 et 85 mille personnes étaient mortes lors du tremblement de terre, au lieu de 220 mille mentionnées par les autorités haïtiennes.
Le premier ministre sortant pense qu’il faut respecter la mémoire des personnes qui ont péri dans cette catastrophe.
Il indique que des progrès ont été réalisés par l’équipe sortante en vue de normaliser la vie après le passage du séisme. Jean Max Bellerive croit en outre que le président Martelly a d’énormes défis à relever.
Par ailleurs interrogé sur le fonctionnement de la CIRH ,le premier ministre démissionnaire est très remonté contre tous ceux-là qui réclament la mise à l’écart de cette structure .
Jean Max Bellerive croit que les bailleurs qui interviennent dans le cadre de la CIRH ont droit de demander comptes.
Il pense que la mise en place de cette structure n’est pas un affront à la souveraineté nationale comme le font croire certaines personnes.
« Si vous ne voulez pas de la CIRH vous ne voulez pas aussi de son argent » lance Jean Max Bellerive.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti Post-séisme :

La sécurité dépend du relogement et du Développement selon Crisis Group

Un an et demi après qu’un séisme meurtrier ait dévasté sa capitale, 650,000 victimes attendent toujours un logement permanent dans plus de 1,000 camps d’urgence instables à travers Haïti alors que la saison cyclonique s’approche.
Le dernier briefing politique de l’International Crisis Group, examine le défi immédiat auquel fait face Michel Martelly, qui remplace René Préval, comme président depuis le 14 mai. Les frustrations des victimes vivant encore sous les tentes vulnérables aux tempêtes qui ont déjà commencé sont en croissance, comme celles de ceux qui habitent dans les innombrables bidonvilles pauvres de l’île dont des besoins de base presqu’identiques ne sont pas satisfaites.
« Haïti et ses supporteurs doivent à présent se tourner vers la priorité humanitaire de reconstruction nationale : reloger les victimes du séisme, enlever les décombres et reconstruire les quartiers », dit Bernice Robertson, l’Analyste Senior du Crisis Group en Haïti. « L’Adoption, la communication et la mise en œuvre d’une stratégie globale de relogement avec la pleine participation des victimes et des communautés locales, est le premier défi décisif de la reconstruction que doit lever le Président Martelly pour consolider la stabilité. ».
La catastrophe de 2010 a tué plus de 250,000 et forcé approximativement 1.5 millions vers les camps dans les endroits les plus frappés. L’absence d’une politique gouvernementale de relogement uniforme a entravé le progrès promis sur la décentralisation, la renaissance économique et la réduction de la vulnérabilité des communautés urbaines surpeuplées. Les quartiers, victimes de décennies de constructions anarchiques et faibles et la non-existence de titres de propriété ou de zonage, demeurent très vulnérables aux catastrophes naturelles. Les expulsions rampantes – sans procédures régulières ou d’alternatives de logement valable – ont forcé des retours massifs non-planifiés. Entretemps, près de la moitié des déplacés sont restés dans les camps d’origine, sans une vision claire de leur avenir et avec leur malheur grandissant face à la recrudescence de la violence.
Dans le but de développer le consensus nécessaire pour accélérer la construction et soulager les problèmes, le nouveau gouvernement doit étendre le dialogue national au-delà des partis politiques et des groupes de la société civile basés principalement à Port-au-Prince. En outre, il devrait accélérer les plans d’investissement dans les huit grandes villes portuaires et dans les zones agricoles environnantes, afin de générer des emplois et enrayer le flux des migrants ruraux à la capitale. La transition de la Commission Intérimaire de Reconstruction Haïtienne (CIRH) devrait être chronométrée de manière flexible et viser le renforcement de la capacité des ministères du pays et des pouvoirs municipaux pour gérer la reconstruction effective. Pour que la stabilité s’ensuive, le régime foncier doit être plus sécurisé, et les registres fonciers doivent être améliorés.
Tous les acteurs politiques doivent rendre les alternatives de logement plus sécuritaires et plus durables à Port-au-Prince et dans les zones adjacentes frappées par le séisme. Cela requière un programme de reconstruction nationale décentralisé tel que stipulé dans le Plan d’Action pour la Reconstruction et le Développement National (PARDN) et approuvé lors de la conférence des bailleurs en Mars 2010.
« Le gouvernement Martelly doit rapidement adopter une politique de relogement nationale et les bailleurs doivent accélérer le financement du logement et de la reconstruction des quartiers si Haïti doit corriger les déséquilibres qui l’ont rendue sujettes aux catastrophes, violences et conflits. », a déclaré Mark Schneider, Vice-président Senior du Crisis Group. « Cette politique devrait être portée moins sur la fermeture des camps mais plutôt sur la construction de communautés stables et moins violentes, et pas seulement dans la capitale. ».
EJ/Radio Metropole Haiti

 

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