mercredi 29 juin 2011

29 Juin

Le ministre de la justice Paul Denis jette l’éponge

Haïti - Politique : Paul Denis, le Ministre de la Justice, démissionnePaul Denis, est le seul ministre de Préval à quitter son poste avant la formation d’un nouveau gouvernement. Le Premier Ministre haïtien, Jean Max Bellerive, a révélé que M. Denis avait manifesté la volonté de ne plus liquider les affaires courantes au ministère de la justice.
M. Bellerive, déjà ministre de la Planification a également pris la charge du ministère de la justice. Il bénéficiera du support de Josué Pierre Louis, conseiller du chef de l’Etat. En réalité M. Josué Pierre Louis ex commissaire du gouvernement est pressenti pour le portefeuille de la justice.
Le départ précipité de Paul Denis témoigne d’un malaise entre l’un des principaux dirigeants de l’Inité et le staff du président Martelly. M. Denis n’avait pas pris part à la première réunion du conseil des ministres du président Martelly parce qu’il n’avait pas été invité.
Il s’était également plaint des  » persécutions politiques » de la commission sénatoriale chargée d’enquêter sur les fraudes électorales. M. Denis, qui a été conseiller du président Préval, avait révélé être l’objet de menaces d’incarcération.
Extrait miraculeusement des décombres du ministère de la justice, le 12 janvier, M. Denis avait poursuit inlassablement son action pour améliorer l’accès à la justice dans les régions reculées. Cependant les leaders de l’opposition l’avaient critiqué pour les multiples nominations de commissaires du gouvernement durant la période électorale.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

L’équipe de liaison présidentielle, critiquée

29/06/2011 10:17:32

Haïti - Politique : L’équipe de liaison présidentielle, critiquéeL’équipe de liaison, nommée samedi dernier, par le Président Michel Martelly, pour trouver un accord avec les groupes politiques, afin de garantir dans les deux Chambres un vote favorable au futur Premier Ministre, est ouvertement critiquée par certains parlementaires.
La présence de Thierry Mayard Paul, qui avait affirmé auparavant que le Président Martelly ne voulait faire aucun compromis est l’objet de propos ironiques du Député Levaillant Louis-Jeune (INITE) « Peut-être, qu’il veut apprendre à négocier cette fois, pour ne pas retomber dans les mêmes pièges… »
Pour le Sénateur Jean William Jeanty (Konba), « Cette équipe de liaison n’a aucune importance ». Le Sénateur pense que c’est le Président Martelly qui devrait mener les négociations « au lieu de les confier à des tierces personnes ». Il est convaincu que le Chef de l’État « veut de préférence faire passer du temps…»
Un avis que partage le Sénateur Jean Hector Anacacis « […] je me demande si le Président Martelly fait passer le temps […] jusqu’à présent je ne vois pas son dévouement pour nommer un autre Premier Ministre. Pourquoi il y a un comité de liaison ? […] Le Parlement, c’est le Parlement du Président et le Président, c’est le Président du Parlement, le Président du peuple haïtien. C’est le peuple qui a voté, qui nous a donné un mandat, des responsabilités, nous devons collaborer ensemble, nous ne sommes pas obligé d’avoir un intermédiaire entre nous… »
À n’en pas douter, la stratégie des conseillers de la Présidence dérange. Peut-être est-il moins facile, pour des parlementaires d’expériences de « manipuler » l’équipe de liaison, qu’un Président novice…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3259-haiti-politique-rumeurs-autour-du-nom-du-prochain-premier-ministre-designe.html
http://www.haitilibre.com/article-3248-haiti-politique-martelly-a-forme-une-equipe-pour-negocier-avec-les-parlementaires.html
S/ HaïtiLibre

 

Le commissaire Harrycidas Auguste mis en disponibilité

Le Matin – 28/06/2011

Le commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, a été mis en disponibilité par le ministre demissionnaire de la Justice, Paul Denis, avons-nous appris.
Accusé d’avoir, au Commissariat de police de Petion-Ville, assisté sans intervenir aux tortures infligees au prévenu Serge Démosthène qui en trouvera la mort, le commissaire du gouvernement Auguste rejette toute responsabilité dans cette affaire.
WPC/LM

 

Une Française séquestrée à Pétion-ville est libérée

29/06/2011 10:18:00 Auteur(e) La Redaction

imageUne ressortissante française, a appris HPN, a échappé ce 28 juin à ses ravisseurs suite à une opération d’une unité spécialisée de la police haïtienne à Jalousie (Pétion-ville).

La victime venait d’arriver en Haïti. Elle était à sa résidence à Delmas 31, quartier nord de Port-au-Prince, quand elle a été enlevée le dimanche 26 juin, à 3h du matin, rapporte le commissaire Michel-Ange Gédéon de la Direction départementale de l’Ouest (DDO).
La ressortissante française a été séquestrée à Jalousie, un quartier défavorisé de la commune de Pétion-ville (est de la capitale), poursuit-il.
Elle a été libérée après une opération de la police nationale ce mardi, dans la matinée.

 

La Police enquête sur l’implication du commissaire Lacroix dans le décès d’un détenu

Le chef de la police haïtienne, Mario Andrésol, révèle que le commissaire de police Pétion ville, Varnel Lacroix, est l’objet de mesures conservatoires. Il n’a pas voulu préciser si M. Lacroix a été placé en isolement à l’instar des 5 autres policiers impliqués dans l’arrestation de Serge Démosthène.
 » Il devra demeurer au commissariat ou à la direction générale en attendant les conclusions de l’enquête », a expliqué le chef de la police.
L’inspection générale de la PNH est chargée de réaliser une enquête administrative avant que le dossier puisse éventuellement être acheminé aux autorités judiciaires.
En marge d’une rencontre avec la commission sénatoriale de justice et sécurité, M. Andrésol a mis en garde contre toute conclusion hâtive dans l’enquête sur le décès de M. Démosthène au commissariat de Pétion ville. Les premières informations obtenues dans le cadre de l’enquête confirment que M. Démosthène a été appréhendé dans le cadre d’un conflit terrien. Selon M. Andrésol certains policiers auraient pu être en rapport avec des personnes impliquées dans ce conflit terrien dans le quartier de Vivi Michel.
Les premières informations du commissariat de Pétion ville avaient fait état de l’éventuelle implication de M. Démosthène dans l’assassinat de Guyto Toussaint.
Dans le cadre de cette affaire les avocats de des parents de la victime ont porté plainte contre le commissaire Lacroix qui l’aurait torturé.

LLM / radio Métropole Haïti

 

5 morts et 7 disparus dans un naufrage

29/06/2011 10:03:00 Auteur(e) La Redaction

imageCinq personnes sont mortes et sept sont portées disparues après le naufrage lundi soir d’un petit bateau à voiles sur l’île de la Gonâve située en face de la capitale Port-au-Prince, a annoncé hier soir la police haïtienne.
« Les premières recherches ont permis de sauver 11 personnes, cinq cadavres ont été repêchés sur un rivage », a indiqué M. Arsène Charmant-Saint-Jean, inspecteur de la police nationale d’Haïti. Les cinq victimes sont des femmes.
« Un garçon de 8 ans a survécu au naufrage en se servant d’un sac de charbon pour gagner le littoral tandis que sa mère est morte dans l’accident », a ajouté le policier.
Le petit bateau « Fierté gonavienne » sur lequel avait pris place une vingtaine de personnes, des petits commerçants, était chargé de sacs de charbon et transportait d’autres marchandises vers une petite ville côtière quand il a été pris dans une bourrasque qui a soufflé lundi soir sur Haïti.
« Il y a peu de chances de retrouver les disparus », a de son côté indiqué mardi à l’AFP un responsable des gardes-côtes d’Haïti, un corps de la police nationale (PNH).
Les accidents maritimes sont assez fréquents en Haïti où le transport entre les villes côtières se fait le plus souvent sur des embarcations peu sécurisées.

AFP

 

Mario Andrésol au sénat

29/06/2011 10:38:00 Auteur(e) La Redaction

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Directeur Andrésol et Président Martelly

Le directeur général de la Police nationale d’Haïti, Mario Andrésol, s’est entretenu, mardi, avec la commission Justice et Sécurité du Sénat, en dépit de la démission de Paul Denis – qui devrait l’accompagner – du ministère de la Justice et de la Sécurité publique. Le chef du gouvernement démissionnaire, Jean-Max Bellerive, qui assure l’intérim au ministère de la Justice, devra accompagner, dans une semaine, le chef de l’institution policière ainsi que les chefs des parquets au Sénat de la République.
L’affaire du commissaire de police de Pétion-Ville, Vanel Lacroix, soupçonné de complicité dans le décès d’un détenu, le plan de carrière des policiers et la police parlementaire ont été au centre des discussions entre Mario Andrésol et la commission Justice et Sécurité du Sénat. « C’était une rencontre informelle, en raison de l’absence de Paul Denis qui a cessé de liquider les affaires courantes comme ministre de la Justice et de la Sécurité publique », a précisé le sénateur Youri Latortue, président de la commission sénatoriale. Le chef de la Police nationale d’Haïti, dit-il, lui a fourni des détails pertinents sur le cas de Vanel Lacroix placé en isolement depuis cinq jours suite au décès de Serge Démosthène, un prévenu qui a succombé lors d’un interrogatoire apparemment musclé. Des mesures conservatoires sont également appliquées contre cinq autres agents du commissariat de Pétion-Ville dans le cadre de l’enquête diligentée sur la mort le 15 juin dernier de M. Démosthène.
« Le Premier ministre démissionnaire, Jean-Max Bellerive, qui gère désormais les affaires courantes au ministère de la Justice – une quatrième casquette pour Bellerive déjà chef de gouvernement et ministre de la Planification et de la Coopération externe et co-président de la CIRH – sera convoqué la semaine prochaine par la commission Justice et Sécurité », a annoncé le sénateur Latortue. « Le fonctionnement des parquets sera questionné par la commission lors de la prochaine rencontre avec le nouveau ministre de la Justice », a fait savoir le parlementaire. Youri Latortue dénonce particulièrement l’arrestation aux Gonaïves d’un militant de son parti Ayiti an aksyon par le commissaire du gouvernement de la Cité de l’Indépendance, « alors que le dossier est censé être au cabinet d’instruction ». Plusieurs membres du Parti Ayiti an aksyon sont dans le collimateur de la justice suite à l’incendie du marché public des Gonaïves, en mai dernier.
Lors de cette rencontre informelle avec la commission Justice et Sécurité du Sénat, Mario Andrésol a annoncé des dispositions qui seront prises pour assurer la sécurité de la population de Belladère. Cette commune a été à feu et à sang après la publication, en avril dernier, des résultats des législatives dans la circonscription. Un employé de Zanmi Lasante a été tué et les locaux de diverses institutions ont été incendiés.
En attendant, le Premier ministre démissionnaire, à qui de nouvelles missions sont confiées par le chef de l’Etat, Michel Martelly, sera vendredi face à la commission Anticorruption et Justice du Grand Corps pour rendre compte de la gestion du fonds Petrocaribe créé sous la présidence de René Préval.
Source:Nouvelliste

 

Haïti – Agriculture :

Le Président Martelly aux côtés de paysans

29/06/2011 08:20:09

Haïti - Agriculture : Le Président Martelly aux côtés de paysansLe Président de la République, Michel Martelly, a lancé, mardi 28 juin 2011, à Léogâne, la Cellule de Production Agricole (CEPA), une structure du « Pati Politik Peyizan » qui vise à renforcer le secteur agricole.
Cette cérémonie, déroulée en présence des Députés de « Repons Peyizan » M’Zou Naya Jean-Baptiste, Frédély Georges et Jean Fenel Thanis ainsi que des représentants de la plupart des régions du pays, a été l’occasion pour le Chef de l’Etat de renouveler son engagement à travailler aux côtés des paysans afin d’aboutir véritablement à la relance agricole.
Dans cette perspective, le Chef de l’État, qui mettra en place des Banques de crédit agricole à travers tout le pays, s’engage à accompagner la CEPA et tout autre regroupement ou association de paysans dans les dix départements géographiques du pays.

Malgré l’absence d’un nouveau Gouvernement, le Président de la République reste déterminé à respecter ses engagements afin d’améliorer les conditions de vie du peuple haïtien.
HL/ HaïtiLibre

 

Steven Benoit conseille le président

voir vidéo du Président à Kreyol Fest à N.Y. le weekend dernier:

http://www.youtube.com/watch?v=oexGFCHgPPo

La sortie du chef de l’Etat Michel Martelly, sur la scène où se sont produits des groupes musicaux haïtiens dans le cadre du festival de compas baptisé Kreol fest, à Brooklyn, dans l’Etat de New York, le week end écoulé, suscite des remous.
En effet, après avoir sollicité la participation de la diaspora haïtienne au développement du pays et expliqué le bien-fondé des « taxes » prélevées sur les transferts d’argent et les appels téléphoniques en provenance des Etats-Unis, le président de la République en a profité pour amuser le public en interprétant plusieurs extraits de ses anciennes compositions. Fringant dans son costume, le chef de l’Etat a aussi donné libre cours à sa spontanéité en effectuant quelques pirouettes sous les applaudissements du public qui criait « Micky Micky… », son nom d’artiste. Micro en main, l’ancien chanteur a dansé allégrement. Une attitude qui gêne le premier sénateur de l’Ouest, Steven Benoit, intervenant ce mardi à « Panel Magik », le magazine matinal de Radio Magik 9.
Tout cela n’était pas nécessaire, rechigne le parlementaire. Michel Martelly aurait pu préenregistrer l’essentiel de son message dans lequel il préciserait qu’il est occupé à faire avancer des dossiers très importants en Haïti et le faire tourner au moment de la prestation des formations musicales, a poursuivi Steven Benoit. Le sénateur se dit davantage humilié par le comportement du premier citoyen de la nation quand, raconte-t-il, un policier étranger qui était sur place s’est montré surpris et a dévisagé le président avec dédain.
Loin de vouloir s’en prendre au chef de l’Etat le parlementaire explique qu’il entend par ses propos aider ce dernier à éviter tout comportement qui peut, dit-il, ternir davantage l’image du pays. et compromettre son avenir. Il en a profité pour attirer l’attention du président de la République sur le caractère extravagant de son cortège constitué de près d’une vingtaine de véhicules.
Ce n’est pas nécessaire d’avoir un cortège aussi long, dit le sénateur de l’Ouest. Plus c’est long, plus le VIP s’expose au danger, explique le parlementaire faisant aussi référence au manque d’infrastructures routières dans le pays. Le senateur de l’Alternative propose au chef de l’Etat de réduire son cortège à environ six véhicules.
Quant aux motards, précise-t-il, ils peuvent être utilisés dans les grandes occasions, c’est-à-dire lors des sorties officielles, les jours de fêtes nationales et au moment des voyages dans les villes de provinces.
Steven Benoit pense que le chef de l’Etat devrait trouver une entente avec les victimes qui occupent la cour de la primature depuis le tremblement de terre pour les déloger et y aménager son bureau il ne faudra à ce moment au chef de l’Etat que quelques minutes pour gagner son bureau s’il décide d’habiter la résidence officielle achetée pour loger le Président René Préval à Musseau . Ce qui lui permettrait d’économiser le temps perdu généralement dans le trafic, explique le sénateur, ajoutant que deux heures perdues dans les allers et retours au bureau représentent beaucoup de choses pour un chef d’Etat qui a tant de dossiers à traiter.
« Je ne souhaite que la réussite de Michel Martelly, affirme Steven Benoit. La réussite du chef de l’Etat est la condition sine qua non du décollage du pays ».
S’agissant du choix du prochain Premier ministre haïtien, le sénateur Benoit suggère au président d’y mettre un peu plus de coeur. Michel Martelly devrait surseoir pour un bout de temps à ses voyages à l’étranger et entamer les discussions en vue d’éviter la répétition de l’échec de Daniel Gérard Rouzier.
Selon le parlementaire, les négociations doivent être menées d’abord avec les responsables des partis politiques. Stratégie qui, selon lui, devrait augmenter la possibilité pour Michel Martelly d’obtenir la majorité au Parlement haïtien. « Avec les députés et les sénateurs, les discussions viendront après ».
Danio Darius
daniodarius001@yahoo.com

 

Haïti – Éducation :

Sophia Martelly et le rôle des Universités dans les questions sociétales

29/06/2011 11:33:04

Haïti - Éducation : Sophia Martelly et le rôle des Universités dans les questions sociétalesMme Sophia Martelly, la Première Dame de la République d’Haiti, a assisté aux séances de présentation des travaux de recherche des étudiantes finissantes de 4 ème année de l’École des Sciences Infirmières (ESI) de l’Université Notre Dame d’Haïti (UNDH). Un groupe de cinq étudiantes de l’ESI-UNDH, soutenaient leur mémoire de sortie sur le thème : « Les conditions sanitaires de prisonniers au Pénitencier National après le séisme du 12 Janvier 2010 ».
Il s’agit des étudiantes : Eveline Coquillon, Nadège Célius, Chedelyne Jean-Baptiste, Marie Christelle Jean-Louis et Marlène Fortuné.
Ces 5 étudiantes ont obtenu la note globale de 98 sur 100 avec mention « Excellente ».
La Première Dame a apprécié le fait, que beaucoup de problèmes et de pistes de solutions aient été identifiés par ces étudiantes, qui souhaitent voir leurs recommandations prises en compte par les structures étatiques concernées.

La Première Dame, qui croit nécessaire de continuer à s’engager dans le social a souligné l’importance de la place de l’Université dans les questions sociétales. « Cet espace de recherche, d’investigations et de savoir constitue un réservoir de pensées et de réflexions pour tout pays et Haïti va devoir en bénéficier pour parvenir au changement tant souhaité. »
S/ HaïtiLibre

 

« Nous ne faisons pas le vêting. C’est au gouvernement haïtien de déterminer ceux qui peuvent travailler pour la police et la justice »

29/06/2011 10:29:00 Auteur(e) La Redaction

imageUne affaire vieille de 12 ans fait des gorges chaudes dans les hautes sphères. Entre suspicions,insinuations, doutes, dénonciations…, elle jete une lumière crue sur un pan de l’histoire de la PNH et sur la faiblesse de la justice qui n’a jamais pû établir qui est blanc ou noir, qui a une « moralité douteuse » ou pas.

Le porte-parole de l’ambassade des Etats-Unis en Haïti, Jon E. Piechowsky est clair comme de l’eau de roche : « Nous ne faisons pas le vêting. C’est au gouvernement haïtien de déterminer ceux qui peuvent travailler pour la police et la justice », a-t-il confié au journal, quelques jours après que le président Michel Joseph Martelly eut révélé, le 15 juin 2011, avoir contacté la DEA, la CIA et des ambassades dans le cadre de sa propre enquête afin de savoir s’il pouvait ou non s’attacher les services d’ex-policiers indexés par le RNDDH pour « moralité douteuse », bien avant la réception de la lettre de l’organisation de défense des droits de la personne.
Rien pipé
Selon Jon E. Piechowsky, « les informations au sujet des investigations de la DEA sur le trafic de stupéfiants ne peuvent pas être partagées en dehors des conditions établies par la loi américaine ». « Il y a beaucoup de restrictions sur les sujets que nous pouvons discuter. Les questions d’immigration et d’investigation, par exemple », a-t-il ajouté. « Je ne vais pas parler de tous les contacts que nous avons avec le gouvernement haïtien. Je ne vais pas rentrer dans les détails», a-t-il dit, suite à une question sur la rencontre que le président Martelly dit avoir eue avec la DEA, la CIA et l’ambassade en vue de collecter des informations et non des on-dit sur des ex-policiers attachés à sa garde rapprochée.
La DEA n’est pas instrumentalisée
« Nous avons une coopération très active dans le domaine de la sécurité et de la justice. Nous allons la poursuivre pour aider au développement des institutions haïtiennes », a par ailleurs indiqué Jon E. Piechowsky qui a précisé que la DEA est « invitée » par le gouvernement haïtien. « Nous sommes les invités du gouvernement. Nous avons une coopération étroite avec la PNH », a-t-il dit, rejetant les allégations d’instrumentalisation de la DEA à des fins politiques, comme le prétend l’ex-commissaire de police Guy Phillipe.
Selon une lettre du RNDDH au président Martelly citant l’IGPNH,une réunion préparatoire à laquelle prirent part des ex-policiers attachés à la sécurité du chef d’Etat avait été organisée le 8 septembre 1999 à la résidence de Guy PHILIPPE, située à Pèlerin 6, aux fins de préparer l’atterrissage d’un petit avion en provenance de la Colombie avec à son bord une cargaison de 450 kilogrammes de cocaïne.
Guy Philippe est recherché et il le sait.
Guy Philippe, promu commissaire principal et transféré au Cap-Haïtien après cette affaire de 450 kilos de cocaïne, a confié dans la presse avoir été lui et ses amis « persécutés » politiquement. Il n’y pas de dossier à l’Inspection générale de la PNH pour étayer les accusations, avait expliqué Guy Philippe.
« La DEA n’effectue pas d’opérations et d’arrestations en Haïti. Ses agents assistent aux opérations du BLTS », a confié, laconique, un haut responsable de la DCPJ sous le couvert de l’anonymat. « Guy Philippe est recherché pour son implication présumée dans le trafic de stupéfiants. Il le sait », a ajouté ce responsable qui a réagi après des interviews à la radio de Guy Phillipe qui clame son innocence et dénonce un complot politique ourdi contre lui et contre les ex-commissaires de police indexés par le RNDHH.
Le dossier est là.

Contrairement à ce que croit Guy Philippe, le dossier de l’enquête menée par l’IGPNH existe. En dépit du vol de dossiers et de la mise à sac de l’IGPNH après le départ de Jean-Bertrand Aristide le 29 février 2004 », ont révélé des sources concordantes. « Des organisations de défense des droits de l’homme travaillaient en étroite collaboration avec l’IGPNH et elles ont la copie du « dossier des 450 kilos de cocaïne », a précisé une source gouvernementale, au courant de la gestion faite de ce dossier à l’époque.
Le dossier de l’enquête a été remis au ministre de la Justice de l’époque, Me Camille Leblanc, au Premier ministre Jacques-Edouard Alexis et au président René Préval. Aucune suite n’a été donnée et l’inspecteur général Luc Eucher Joseph avait été contraint de laisser le pays en avril 2000 pour un poste diplomatique en Europe. Les policiers trouvés à l’hôtel « Le Voyageur » le 9 septembre 1999 lors d’une perquisition, dont Didier SEIDE, commissaire municipal, alors responsable de l’Unité de sécurité générale du palais national (USGPN); Godwork NOEL, commissaire municipal, responsable alors du commissariat de l’Arcahaie ; Lewis BOURGOUIN, Commissaire Commissariat de Pétion-Ville; Dragon GILBERT, commissaire municipal, responsable du commissariat de la Croix-des-Bouquets; Patrick DORMEVIL, commissaire municipal, responsable du commissariat de l’Aéroport de Port-au-Prince; Jean Frislet François, inspecteur municipal, affecté au Commissariat de l’Aéroport de Port-au-Prince… avec Roger Momprevil et des trafiquants de drogue avaient organisé une fronde contre Eucher», a révélé cette source gouvernementale.
« Le CSPN n’avait pas donné de suite à ce dossier. C’était dans une période de transition politique entre Préval et Aristide, et personne n’avait levé le petit doigt », a ajouté cette source.
Officiellement et contrairement à la lettre du RNDDH, Guy Philippe, Jacky Nau, Gilbert Dragon ont été révoqués de la police pour abandon de poste, selon notre source. On n’avait pas fait le suivi de l’enquête de l’IGPNH. Cependant, Patrick Dormevil et Noël Goodwork ont été renvoyés de la PNH pour affaire de stupéfiants, a confié cette source, préoccupée aujourd’hui face aux prémices d’une politisation de la PNH comme c’était le cas sous Jean-Bertrand Aristide.
Inquiétudes quant à la politisation de la PNH
« L’insistance du président Martelly à s’entourer de ses amis indexés, le transfert sans avis du CSPN du responsable de la DCPJ, Frantz Thermilus inquiètent. Ce tranfert serait lié à des arrestations de personnes aux bras longs effectuées récemment par la police judicaire », croit notre source.
Quelque peu préoccupés, des coopérants étrangers, sous le couvert de l’anonymat, ont appelé au respect du « principe d’indépendance » de la PNH et de la reprise du vêting.
Le président Michel Joseph Martelly s’est-il trompé d’adresse en recherchant des informations de la DEA, de la CIA et dans les ambassades dans le cadre, selon lui, de sa propre enquête avant de savoir s’il pouvait ou non s’attacher les services d’ex-policiers indexés par le RNDDH d’avoir « une moralité douteuse » ?
La question est brûlante d’actualité autant que la nécessité de sérénité au sein de la police, croient ces coopérants qui sont pour la conservation des acquis des dernières années en termes de respect des droits de la personne et de lutte contre le trafic de stupéfiants.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com Courtoisie: Journal Le Nouvelliste

 

Les dessous des relations entre Haïti et les États-Unis selon Wikileaks

29/06/2011 13:53:00 Auteur(e) La Redaction

image[AlterPresse] — Des révélations se multiplient depuis plusieurs semaines sur les relations entre les États-Unis et Haiti avec la publication par l’hebdomadaire Haiti-Liberté des câbles diplomatiques américains interceptés par Wikileaks.

Les câbles révèlent que le gouvernement des Etats-Unis joue un rôle de premier plan dans la politique haïtienne, dirigeant le pays indépendant depuis plus de 200 ans à coup de manipulations et de pressions.

La dernière parution en date révèle que la police s’est transformée (en 2004) en « milice privée de la bourgeoisie haïtienne ». Le journal affirme en se basant sur des câbles diplomatiques américains que plusieurs propriétaires ont donné des armes et des munitions à la police. Il mentionne le nom d’un industriel et homme d’affaires, qui a « distribué des armes à la police et encouragé d’autres à faire de même afin d’occulter ses propres actions ».

Le document contient les propos de l’ex-ambassadeur américain en Haïti, James Foley, et renvoie à la période suivant le départ d’Aristide en 2004. La source de Foley, n’est autre qu’un membre de l’une des familles les plus riches du pays, qui parle de l’existence d’une mafia incluant entre autres des entrepreneurs, des anciens militaires et des avocats, impliquée dans les meurtres, la drogue et les enlèvements.

A l’époque, les quartiers de Cité Soleil et de Bel Air, favorables à l’ancien président Jean Bertrand Aristide, préoccupent grandement les propriétaires. Inquiets de voir la situation leur échapper, les Etats-Unis font pression sur la MINUSTAH pour qu’elle prenne les choses en main. En 2005, la mission intervient brutalement à Cité Soleil, tuant entre autres des femmes et des enfants, selon le journal.

Epopée d’une domination impitoyable

Le journal Haïti-Liberté dispose de près de deux mille câbles, et entend publier des articles relatifs à leur contenu chaque semaine pendant les 6 prochains mois, indique Yves Pierre Louis, représentant du journal en Haïti.

« Il s’agit de rétablir la vérité sur certains pays qu’on dit ‘’amis d’Haïti’’. Mais pour l’instant nous disposons uniquement des câbles des Etats-Unis… nous allons continuer à les traiter et montrer son rôle véritable dans la politique en Haïti », explique Pierre Louis, « pour que le peuple haïtien comprenne qu’ils n’agissent pas dans son intérêt mais dans celui de leur puissance ».

Selon le journal du 1er juin, citant les câbles de Wikileaks, Washington s’est opposé à l’accord Petrocaribe entre Haïti et le Venezuela. Cet accord permet au pays d’acheter du pétrole vénézuélien à un prix préférentiel et remboursable…

L’idée d’un tel accord est d’abord apparue sous le gouvernement de transition (2004-2006). Mais l’ambassade américaine a vite fait de taper sur les doigts du ministre des finances de l’époque, Henri Bazin, pour qu’il repousse l’offre.

Selon Haïti-Liberté, l’entêtement de René Préval à faire aboutir le processus et son « accommodement » avec Chavez, auront miné ses relations avec le grand voisin d’Haïti. Mécontents, les Etats-Unis ont réagi en ruinant les chances de son dauphin, Jude Célestin à lui succéder au pouvoir.

« Washington est agressivement intervenu, écartant du scrutin de ballotage Jude Célestin, le candidat du parti de Préval, Inite (Unité), pour le remplacer par Martelly, un chanteur de konpa néoduvaliériste qui soutint haut et fort les coups d’État de 1991 et 2004 contre l’ancien président Jean-Bertrand Aristide », souligne l’hebdomadaire.

Les Etats Unis, ainsi que la classe bourgeoise ont également influencé le vote du salaire minimum de 200 gourdes. Les propriétaires d’usines ont à plusieurs reprises rencontré le président Préval et fait pression sur les parlementaires.

Les tractations sur le salaire minimum, qui ont aussi poussé le premier ministre de l’époque, Michel Duvivier Pierre Louis, à se retirer, ont été habilement conduites par les américains, selon ce qui ressort des câbles. En outre, les Etats-Unis ont instauré un étroite « surveillance » des manifestations.

« L’ambassade des États-Unis… s’est ouvertement inquiétée de l’impact politique de la bataille pour le salaire minimum. Les troupes de l’ONU ont été appelées pour réprimer les manifestations étudiantes », souligne Haïti-Liberté.

La hantise d’un peuple peu « civilisé » ?

Les câbles mettent en lumière une image très négative que Washington possède de la République caribéenne et de son peuple. Après le séisme, les Etats-Unis se sont montrés très préoccupés par les risques de violences et de pillages, des scènes qui ne se sont jamais produites, rappelle le journal.

Cependant plus de 22 mille soldats américains ont débarqué dans le pays. L’image d’un hélicoptère des forces américaines atterrissant sur la pelouse du palais national en ruine a fait le tour du monde. Selon Haïti-Liberté, les troupes ont commencé à arriver autour du 14 janvier 2010, alors que le président de la République d’alors, René Préval, ne les avait pas sollicitées.

Pour le peuple haïtien et même ses dirigeants, après la catastrophe, la sécurité n’était pas une priorité. Washington et le secteur des affaires en Haïti voyaient pour leur part les choses différemment, dévoilent les câbles. Résultats : militarisation de l’aide, occupation de l’Hôpital de l’Université d’Etat d’Haïti(HUEH).

Haïti-Liberté, rapportant les propos d’un anthropologue ayant travaillé pour l’Agence internationale d’aide des États-Unis (USAID), Timothy Schawtz, écrit :

« C’est : ‘Probablement la peur qui pousse les soldats à établir leur camp avec tout ce matériel militaire derrière une clôture de dix pieds. Ce doit être la peur qui les motive à se promener dans la chaleur étouffante avec près de 8 livres de matériel sur eux, mitraillettes à l’épaule’ ».

Par ailleurs, l’ambassade des Etats-Unis a eu vent d’un ordre verbal donné aux policiers haïtiens d’exécuter sur le champ les évadés du Pénitencier national qu’ils auront attrapés. Les câbles n’indiquent pas si les américains ont tenté d’empêcher ces violations de droits humains, souligne Haïti-Liberté. [kft gp apr 29/06/2011 07 :00]

 

Haïti – Politique :

Le travail de correction de la Constitution a commencé

28/06/2011 15:30:34

Haïti - Politique : Le travail de correction de la Constitution a commencéPlusieurs juristes et acteurs politiques, avaient vu dans l’arrêté présidentiel du 6 juin [qui annonçait un report de la version amendée, mais erronée, de la Constitution et le retour à la Constitution de 1987] [1], la fin du processus d’amendement, à l’origine d’une grave crise constitutionnelle en Haïti. Il n’en est rien, le Président Martelly a annoncé hier lundi, qu’une équipe d’experts de l’Exécutif et du législatif, vont dès aujourd’hui, commencer un minutieux travail de corrections à partir des minutes de l’Assemblée Nationale et des enregistrements vidéo des séances, afin de confirmer l’exactitude ou non des articles amendés, supprimés ou ajouté et rectifier ce qui doit l’être.
Le Chef de l’État a fait savoir que la publication du texte d’amendement a été uniquement reportée et a confirmé, que la Constitution amendée sera bien publié de nouveau dans le journal officiel « Le Moniteur » après les corrections, sans toutefois se prononcer sur le temps que cela prendra…
Une annonce qui va rassurer la Diaspora qui s’inquiétait, en l’absence d’une nouvelle publication corrigée, de la perte de l’acquis de la double nationalité voté à l’Assemblé Nationale.
1 « Est et demeure rapportée la loi constitutionnelle du 9 mai 2011 publiée au journal officiel « Le Moniteur » No.58 le 13 mai 2011 pour n’être pas conforme au texte authentique adopté par le Parlement en Assemblée Nationale…»
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Situation difficile pour les syndicats et les travailleurs

28/06/2011 12:43:02

Haïti - Social : Situation difficile pour les syndicats et les travailleurs

Les employeurs, les travailleurs, les ONG, les gouvernements et les institutions internationales ont tous un mot à la bouche : travail. Le communiqué final de la Conférence de New York déclare sans équivoque: « Les Haïtiens ont besoin d’accéder à l’emploi ». Les organisations syndicales s’inquiètent cependant du type d’emploi dont il est question. « Les politiques de travail décent dans le cadre de la reconstruction ne sont pas envisagées par les institutions gouvernementales, les employeurs ou la communauté internationale, y compris les Nations Unies, plus préoccupés par les questions urgentes », alerte Antonio Cruciani, le représentant de l’Organisation internationale du travail (OIT) en Haïti. « L’OIT est la seule à s’être efforcée d’inclure la notion de travail décent dans ses stratégies ».
Le principal défi pour le mouvement syndical haïtien est désormais de diffuser une culture de promotion du travail décent dans tous les secteurs de la société, une première dans l’histoire d’Haïti. Les lois n’existent que sur le papier. La plupart des syndicats n’ont pas les moyens d’agir. Qui plus est, les travailleurs vivent dans la peur et l’intimidation. Ils savent que toute rumeur ou tentative de s’organiser ou de promouvoir les syndicats est une menace pour leur emploi. Les exemples ne manquent pas, ici ou ailleurs, de personnes qui ont tenté de soulever certaines questions ou de promouvoir le changement et qui, par représailles, ont été licenciées.
« Compte tenu de la pénurie d’emplois, les travailleurs n’osent en aucune façon irriter leur employeur. Par conséquent, ce n’est pas seulement le syndicalisme, mais également un ensemble d’actions pouvant améliorer les conditions des travailleurs qui ne sont pas abordés ni débattus […] » précise Anthony Jones, représentant de la CSI en Haïti.
Le mouvement ouvrier essaie d’entrer dans la reconstruction du pays, mais connait de grandes difficultés « Les syndicats en Haïti, à bien des égards, reflètent l’état de l’économie. […] Aujourd’hui, les travailleurs formels ne représentent qu’environ 2% du total et quelques syndicats ont des membres dans le secteur informel. Par conséquent, la capacité d’influence des syndicats est faible » souligne Anthony Jones, le Représentant de la CSI et de la Confédération syndicale des travailleurs / des Amériques (CSA).
Un autre coup dur pour le mouvement syndical haïtien, sont les privatisations commencées il y a quelques années [Minoterie, et Ciments d’Haïti entre autres…] et toujours d’actualité. Quelques jours avant le séisme, le Président René Préval a privatisé la compagnie de téléphone Teleco [vendu à la compagnie vietnamienne Viettel] conduisant au licenciement de 2 800 salariés. «…La vague de privatisation, promue par le Gouvernement, affecte tous les syndicats du pays […] parce que seul le secteur public est vraiment organisé. Dans le secteur privé, les employeurs n’acceptent pas que l’on mentionne le mot – syndicat – » explique Raphaël Dukens, le Secrétaire Général de la Confédération des travailleurs Public et du Secteur Privé (CTSP).
Les zones franches, sont clairement identifiées comme des endroits où les employeurs ne respectent pas les droits des travailleurs. Comme ces zones n’ont pas été affectées par le séisme de janvier 2010, elles sont la cible de nombreux Haïtiens qui cherchent un emploi « stable », prêt a accepter n’importe quelles conditions y compris l’absence d’un plan social minimum.
Malgré les conditions de travail pénible dans les ateliers, un projet public-privé de 248 millions de dollars a été signé pour la création d’un nouveau parc industriel au Nord d’Haït, avec la promesse de création de plusieurs dizaines de milliers d’emplois. Un projet où les syndicats n’ont pas été invités à participer…
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Seulement 37.8% des sommes promises (2010-2011) décaissées

27/06/2011 12:45:17

Haïti - Reconstruction : Seulement 37.8% des sommes promises (2010-2011) décaisséesLe bureau de l’Envoyé Spécial pour Haïti aux Nations Unies, a effectué une nouvelle analyse en ce qui concerne les promesses de dons pour la reconstruction de Haïti après le séisme de janvier 2010. Cette analyse révèle un taux de déboursement, parmi les donateurs du secteur public, de 37,8 % pour la période 2010-2011.
L’analyse est basée sur les engagements de 55 donateurs du secteur public lors de la Conférence Internationale des bailleurs de fonds tenue le 31 Mars 2010. Ces donateurs ont promis 4,58 milliards de dollars pour les activités de redressement d’Haïti en 2010-2011. (Ce chiffre n’inclut pas les engagements d’allégement de la dette, qui totalisent 1,01 milliard.)
Des 4,58 milliards promis, 1,74 milliards (37,8%) ont été décaissés. Les donateurs ont pris l’engagement d’accroître l’aide, avec un soutien supplémentaire de $1,61 milliards…
Ces 1,74 milliards de dollars ont été versés à travers quatre filières:

258 millions à l’appui budgétaire du Gouvernement d’Haïti;

280,9 millions en subvention mis dans un fonds commun pour l’Organisme des Nations Unies, la Banque Interaméricaine du Développement et la Banque Mondiale, à travers le Fond de Reconstruction de Haïti;

1,04 milliards en subvention au Gouvernement d’Haïti, des agences multilatérales, des ONGs et des entrepreneurs privés

153 millions de prêts et autre financement au Gouvernement d’Haïti

Ces bailleurs de fonds ont décaissé un montant supplémentaire de 389,3 millions pour le développement général en Haïti, en dehors des engagements de dons pris lors de la conférence sur la récupération à New York. Cette analyse ne contient pas les fonds promis pour les activités de secours humanitaires. Elle est également exclusive des promesses faites par les organisations privées lors de la conférence des donateurs de New York.
HL/ HaïtiLibre

 

 

Haïti – Culture :

Sophia Martelly encourage la créativité des femmes

28/06/2011 14:29:05

Haïti - Culture : Sophia Martelly encourage la créativité des femmesMadame Sophia Martelly, la Première Dame d’Haïti, s’est jointe à l’Organisation « Femmes en Démocratie » et à la Chambre de Commerce Haïtiano-américaine de Floride pour inaugurer le Salon de la Production Féminine « Femmes en Production », à Miami. Cette démarche vise à encourager la production et le travail de plus de 50 femmes haïtiennes engagées dans la création et la production nationale.
L’exposition, qui a eu lieu les 25 et 26 juin au Miami Beach Convention Center, a été précédée d’une réception d’ouverture organisée par la Présidente de l’Université de Miami, Dr. Donna E. Shalala. Deux journées d’exposition-vente se sont tenues dans le cadre de cette première édition à l’étranger de « Femmes en Production ».
La cérémonie d’ouverture a été marquée par un hommage à cinq femmes-entrepreneurs, dont Leanna Archer, Présidente de Leanna’s Inc., une des plus jeunes femmes d’affaires que compte la communauté haïtienne des États-unis; Mme Roberte Laurent, Présidente de « Bèlzèb and Moi Spa Spiritual » qui a été honorée par l’Ambassadeur Luis Andrade Falla, Secrétaire Générale de l’Association des Etats de la Caraïbe et Madame Murielle Leconte.

Murielle Leconte, connue depuis plus de 20 ans pour ses créations, a reçu un hommage spécial de la part de la Première Dame pour sa contribution au rehaussement de l’image d’Haïti. Mme Sophia Martelly tenait à préciser à l’assistance « combien il est important de supporter et d’encourager  les talents de ces femmes. Car, leur travail représente  l’une des richesses d’Haïti ».
HL/ HaïtiLibre

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