jeudi 30 juin 2011

30 Juin

EDITO

Haïti: Affaires courantes et laisser-aller

Le gouvernement d’Abdoula Wade fait face depuis lundi à la grogne musclée de la population du Sénégal qui proteste contre les coupures répétées du courant électrique.
« Lundi soir, rapporte Liberté, un quotidien d’Alger, les émeutes qui se sont déclenchées spontanément un peu partout dans le pays pour protester contre les coupures à répétition, ont bien failli avoir raison physiquement du fils (du président)… Dakar notamment est la proie de coupures régulières d’électricité depuis des mois, qui se sont aggravées ces dernières semaines, durant parfois jusqu’à 24 heures d’affilée dans certains quartiers. Le fils de Wade occupe le poste de ministre de l’Énergie. Excédées par les coupures de courant, de plus en plus longues et de plus en plus fréquentes, les populations se sont attaquées aux locaux de la société publique d’électricité puis à des bâtiments publics, des mairies. »
Dans la capitale haïtienne les coupures d’électricité durent ces derniers temps deux, voire trois jours dans certains quartiers. Plus encore dans des zones oubliées du réseau de la compagnie Electricité d’Haïti.
Heureusement que le ministère de tutelle et les responsables de l’EDH gèrent les affaires courantes. Personne ne peut leur réclamer les explications qu’ils n’ont pas daigné fournir tout seul. Il n’y a rien à craindre nous ne sommes pas Sénégalais.
Dans un autre registre, la situation hygiénique dans la capitale n’est pas au beau fixe. Les amoncellements de détritus ornent, des jours entiers, des quartiers de la région métropolitaine. Quand les bennes à ordures débordent et que le service de ramassage oublie de passer, certaines piles de fatras finissent en fumée ce qui n’est pas la fin la plus heureuse pour les habitants exposés à toutes sortes de maladies et à la pollution visuelle et olfactive.
Autre souci de la vie quotidienne : circuler dans la zone métropolitaine relève du chemin de croix. Depuis que les centres d’activités ont été redistribuées par la force des choses vers Pétion-Ville, Delmas et Tabarre, plus question de savoir combien de temps il faut compter pour se rendre d’un point A à un point B.
Il faut dire que rien n’a encore été proposé pour recalibrer, réaffecter ou réorienter la circulation automobile dans les trois communes citées plus haut. Pas une rue n’a changé de sens. Pas une zone de non stationnement décrétée.
Tout le plan de circulation est laissé à la chance. Au pouvoir autorégulateur de la main invisible.
Energie électrique rare, fatras omniprésents, embouteillages monstres, les affaires courantes laissent libre cours à tout en ces temps de canicule précoce qui pèsent sur les sens des usagers.

Frantz Duval / duval@lenouvelliste.com

 

Le président Martelly à la recherche d’opportunités pour Haiti

30/06/2011

Le bureau de communication de la présidence annonce que le président Michel Martelly se rend à Saint Kitts et Nevis ce 30 juin pour participer au sommet des chefs d’état de la CARICOM.
Selon la note, M. Martelly délivrera le message d’ouverture du sommet et en profitera pour s’entretenir avec d’autres chef d’Etat et leaders de la région en vue de renforcer la coopération bilatérale entre Haïti et les autres nations de la Caraïbe.
De retour, le président laissera le pays, le 7 juillet, en direction de l’Europe en particulier Madrid pour rencontrer le chef du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero ainsi que le Roi Juan Carlos, poursuit la note. Les discussions se porteront sur l’aide du peuple espagnol à Haïti et le renforcement de la coopération entre les deux pays. Il profitera pour rencontrer des hommes d’affaires.
WPC/LM

 

Haïti – Politique :

3 candidats en lice pour le poste de Premier Ministre ?

30/06/2011 09:04:09

Haïti - Politique : 3 candidats en lice pour le poste de Premier Ministre ?Le Député, Jean Tholbert Alexis [Croix-des-Bouquets], a fait savoir que les négociations sur le choix du futur Premier Ministre se poursuivaient entre les parlementaires et l’équipe de liaison du Président Martelly.
Parmi les noms qui ont été proposés, deux d’entre semblent retenir plus particulièrement l’attention des parlementaires d’après le Député Abel Descollines, qui s’est refusé a mentionner ces noms, affirmant que « Pour le moment, le plus important est de connaître la personnalité de celui qui accèdera à la Primature […] cette personne doit avoir la capacité de s’adresser à plusieurs secteurs, de ne pas avoir de problèmes avec des groupes politiques, et être une personnalité dans laquelle tous les secteurs se reconnaissent […] après on verra si l’on peut avancer. »
D’après d’autres sources, généralement bien informées, après avoir écarté plusieurs candidats pour des raisons diverses, il resterait non pas 2 mais 3 noms en tête de liste, il s’agirait :
Du Notaire Jean Henry Céant [Renmen Ayiti] l’ex-candidat malheureux à la Présidence et ami personnel du Chef de l’État.
De Bernard Gousse, ancien Ministre de la justice, sous le gouvernement Alexandre-Latortue, qui était aussi le conseiller juridique de Daniel Gérard Rouzier lors du processus de ratification comme Premier Ministre.
De Jean Max Bellerive, l’ex-Premier Ministre démissionnaire du Gouvernement Préval.
Notez toutefois que ces noms qui circulent au Parlement, n’ont pas été confirmés ni infirmés par les proches du Chef de l’État et doivent donc à ce titre, être considérés avec les réserves habituelles.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3269-haiti-politique-l-equipe-de-liaison-presidentielle-critiquee.html
http://www.haitilibre.com/article-3248-haiti-politique-martelly-a-forme-une-equipe-pour-negocier-avec-les-parlementaires.html
HL/ HaïtiLibre

 

Jean Henry Céant en route vers la Primature?

30/06/2011 00:35:00 Auteur(e) La Redaction

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Notaire Jean Henry Céant

Les discussions se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi entre l’équipe de liaison de la présidence et des groupes de parlementaires. Après épuration, la longue liste d’une dizaine de personnalités pressenties pour la primature, a été réduite à deux noms: Me Bernard Gousse et Me Jean Henry Céant. Ce dernier serait le grand favori à cette étape qui précède la désignation officielle.

Les discussions se sont poursuivies jusqu’à ce mercredi entre l’équipe de liaison de la présidence et des groupes de parlementaires. Après épuration, la longue liste d’une dizaine de personnalités pressenties pour la primature, a été réduite à deux noms: Me Bernard Gousse et Me Jean Henry Céant. Tous deux professionnels du droit, le premier a dirigé le ministère de la Justice sous le gouvernement de transition (2004 – 2006), tandis que le second était l’un des concurrents de Michel Martelly à la dernière présidentielle. Le notaire Jean Henry Céant serait le grand favori à cette étape qui précède la désignation officielle.
Des parlementaires du groupe majoritaire se refusent déjà à voter en faveur de l’ancien ministre de la justice. On reproche à Me Gousse, les arrestations enregistrées après le départ de Jean Bertrand Aristide en 2004 en pleine opération “Bagdad”, vaste mouvement de protestation lancé par les partisans du président déchu.
Par contre, le notaire Céant, s’est toujours présenté comme un lavalassien, allié sûr de Jean Bertrand Aristide. Placé en 4e position suite aux résultats de la dernière présidentielle, il avait promis de réconcilier les duvaliéristes et les lavalassiens. Tenant principal du groupe des 12, il a réclamé l’annulation du premier tour des élections du 28 novembre avant de rejoindre, en catimini, le camp de Michel Martelly au second tour.
Sauf pour des questions politiques ou problèmes de négociation, le notaire Jean Henry Céant pourrait passer sans casse-tête l’étape de dépôt et d’analyse de ses pièces au parlement, vu que la constitution exige presque les mêmes critères pour devenir premier ministre que pour être candidat à la présidence. Eddy Laguerre

Source: Le Matin

 

Le choléra a bien été importé en Haïti par des Casques bleus népalais

(AFP) – 30/06/11

Patients souffrant de choléra à l’hôpital Sainte-Thérèse à Hinche, Haïti, le 20 novembre 2010 (AFP/Archives, Hector Retamal)

WASHINGTON — Des Casques bleus népalais ont bien importé en Haïti la souche de choléra responsable de l’épidémie qui a fait plus de 5.500 morts dans le pays, conclut une étude épidémiologique publiée par les Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Cette recherche, menée par un groupe de médecins français, paraît dans le journal « Emerging Infectious Diseases » des CDC daté de juillet.

Elle est la première, hors d’Haïti, à établir clairement un lien direct entre l’arrivée de ce bataillon de l’ONU près de la petite ville de Mirebalais et l’épidémie qui a éclaté fin 2010.

Ce lien, qui avait été suspecté, a provoqué des émeutes anti-onusiennes sanglantes dans le pays, le plus pauvre du continent américain.

« Il y a eu une parfaite corrélation dans le temps et les lieux entre l’arrivée du bataillon népalais venant d’une région (au Népal) où sévissait une épidémie de choléra et l’apparition des premiers cas, à Meille, quelques jours plus tard », écrivent les auteurs de ce rapport.

« L’isolement de Meille, dans la partie centrale d’Haïti, et l’absence d’information faisant état de la venue d’autres étrangers dans la région » rend improbable l’importation d’une souche de choléra « d’une autre façon ».

En outre, une analyse génétique de la souche conforte l’hypothèse de son origine lointaine, soulignent ces médecins qui notent qu’aucune épidémie de choléra n’avait été observée dans le pays depuis plus d’un siècle.

L’infection s’est rapidement propagée par la rivière Meille dans laquelle les eaux usées et des matières fécales du camp des soldats népalais se déversaient.

« Nous pensons que la rivière Meille a été le vecteur du choléra durant les premiers jours de l’épidémie en véhiculant suffisamment de concentration de la bactérie pour provoquer l’infection chez une personne qui a bu de cette eau », concluent les auteurs de cette recherche.

Ensuite, le choléra s’est propagé via la rivière Artibonite dont la Meille est un affluent.

« Nos enquêtes, aussi bien que les analyses statistiques, révèlent que la contamination s’est produite simultanément dans sept communes situées sur les rives de l’Artibonite », soulignent les chercheurs.

« Nous sommes au courant du rapport et comme pour les autres, nous allons rapidement étudier ses conclusions », a réagi un porte-parole de l’ONU, Farhan Haq. « Nous regardons tout cela très sérieusement », a-t-il ajouté.

« Comme vous le savez, nous sommes très préoccupés par l’épidémie de choléra en Haïti, raison pour laquelle le secrétaire général (Ban Ki-moon) avait mis en place en début d’année un groupe d’experts indépendants » pour enquêter sur l’origine de l’épidémie, a-t-il souligné.

L’ONU avait diffusé il y a quelques semaines une étude qui incriminait une souche d’Asie du Sud tout en se gardant d’accuser le camp des Casques bleus népalais d’être la source de la contamination.

Fin novembre 2010, après avoir mené une mission de plusieurs jours sur place à la demande du gouvernement haïtien, l’épidémiologiste français Renaud Piarroux avait assuré que l’épidémie avait été importée, la souche ne pouvant provenir ni de l’environnement, ni des camps de sinistrés du séisme du 12 janvier 2010.

Selon des chiffres du ministère de la Santé publique haïtienne, 5.506 personnes sont mortes depuis l’apparition du choléra fin 2010.

 

Première rencontre entre le nouveau chef de la MINUSTHA et le chef de l’État Haïtien

Publié le jeudi 30 juin 2011

Le diplomate chilien Mariano Fernandez Amunàtegui qui remplace un autre diplomate latino-américain, le guatémaltèque Edmond Mulet, à la tête de la MINUSTHA a promis au président Haïtien Michel Martelly qu’il ferait tout en son pouvoir pour aider au développement et à la reconstruction d’Haïti. C’est du moins ce qu’a rapporté un communiqué du bureau de communication de la présidence. Selon ce communiqué, le nouveau patron de la MINUSTHA a promis au chef de l’État de mettre à sa disposition un fond devant lui permettre de financer dans l’immédiat des travaux à haute intensité de main d’œuvre. Tous ces engagements ont été pris par le représentant du Secrétaire Général des Nations-Unies suite à une demande expresse du chef de l’État d’une réallocation des ressources de la Mission afin que cette dernière puisse contribuer aux chantiers de la reconstruction et du développement du pays.

Il a en outre exigé l’intensification des rencontres entre la MINUSTHA et la PNH en vue de combattre adéquatement l’insécurité et ses corollaires.

Toujours selon le communiqué, Michel Martelly a exhorté le diplomate chilien à se mettre au travail rapidement. LPP/RK

En savoir plus sur Mariano Fernández Amunátegui :
M. Fernández apporte à ce poste près de quarante ans d’expérience diplomatique de très haut niveau au sein du Ministère des affaires étrangères du Chili, y compris au poste de Ministre de 2009 à 2010. M. Fernández était auparavant Ambassadeur du Chili aux États-Unis de 2006 à 2009, au Royaume-Uni de 2002 à 2006, en Espagne de 2000 à 2002, en Italie de 1992 à 1994 et à la mission du Chili auprès de l’Union européenne entre 1990 et 1992. De 1994 à 2000, M. Fernández était Secrétaire adjoint aux affaires étrangères du Chili. De 2003 à 2007, il a également assumé les fonctions de Commissaire du Chili à la Commission baleinière internationale. Entre 1974 et 1982, pendant la dictature militaire au Chili, M. Fernández vivait en exil en Allemagne où il travaillait comme secrétaire de rédaction pour le magazine Development and Coopération, l’agence de presse IPS Dritte Welt Nachrichten et le Handbook of Development Assistance. De retour au Chili, M. Fernandez a travaillé comme chercheur et membre du Comité exécutif du Centre d’études sur le développement (CED), de 1982 à 1990. M. Fernández est diplômé en droit de l’Université catholique de Santiago au Chili et en méthodes de recherches en sciences sociales de l’Université de Bonn, en Allemagne. Né en 1945 à Santiago, M. Fernández est marié et père de trois enfants.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Taïwan confirme la construction d’un village à St-Michel de l’Atalaye

30/06/2011 10:54:31

Haïti - Reconstruction : Taïwan confirme la construction d’un village à St-Michel de l’AtalayeHou Thomas, le Vice-ministre des Affaires étrangères, a rejeté les allégations de certains médias, qui affirmait que le gouvernement de Taïwan n’avait pas respecté sa promesse et que la Croix-Rouge de la République Populaire de Chine et le ministère s’étaient dérobés à leurs responsabilités concernant le projet de construction « New Hope Village » devant accueillir 200 familles à St Michel de l’Atalaye [à environ 200 km de la capitale, Port-au-Prince].
Hou a déclaré que le projet avait été retardé entre autres, par des difficultés dans le transport de machineries et l’acheminement de matériaux, en raison de l’absence d’une route vers le site et la disponibilité des terre devant être acquises par le Gouvernement haïtien.
Hou Thomas a indiqué que les obstacles à ce projet ont été enfin levés et que la construction du village devrait commencer en Juillet de cette année. 379 hectares pour le site, ont été fournis par le gouvernement haïtien, la construction d’une route a été lancée au mois de mars . « Si la route est complétée d’ici le mois prochain, le village pourrait être achevé dans 14 mois » a précisé Hou. « Le projet progresse maintenant conformément à notre plan », ajoutant que son ministère et la Croix-Rouge Chinoise avaient signé une lettre d’intention en avril et signé des contrats de construction le mois dernier.
Le coût du projet « New Hope Village » a également été revu à la hausse, Initialement de 3,2 millions de dollars, le budget s’élève maintenant à 5,5 millions en raison de l’ajout, d’une école supplémentaire, d’un centre de santé, d’un réservoir d’eau et d’un édifice à bureaux. Outre la construction de maisons pour 200 familles, le projet inclus également un programme agricole pour aider les familles installées, à développer des compétences.
2,8 millions de dollars seront fournis par la Croix Rouge de la République Populaire de Chine et 2,7 millions par le ministère des Affaires étrangères (MOFA) de Taïwan.
Taïwan entretien des relations diplomatiques avec Haïti depuis plus de 50 ans et a été le premier pays asiatique à envoyer une équipe de sauvetage après le séisme de janvier 2010. Le gouvernement de Taïwan et le secteur privé, ont également fait don de 16 millions de dollars à Haïti en cash et en matériel de secours, pour les opérations post-séisme.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2939-haiti-humanitaire-taiwan-donne-300000$-pour-la-reconstruction-et-le-cholera.html
S/ HaïtiLibre

 

L’ex-Senateur Boulos au Senat

30/06/2011 14:22:00 Auteur(e) La Redaction

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L’ancien Sénateur Rudolph Boulos, qui avait été destitué en 2008 en raison de sa présumée nationalité étrangère, a pris mercredi ses fonctions de consultant auprès du bureau du vice-président du Sénat, Jean Hector Anacacis.

Lors de son installation, le puissant homme d’affaires et ex-parlementaire du nord-est a fait savoir que son travail consistera à contribuer à la réussite de la mission du Sénateur Anacacis à travers la recherche du soutien de ses pairs à ses différentes propositions de loi. spp/Radio Kiskeya

 

L’ingénieur Yves Dorvil assassiné

29/06/2011

L’ingénieur Yves Dorvil, un employé du bureau des Cadastres a été tué ce soir par des malfrats sur la route de Delmas non loin de son lieu de travail. Des bandits armés à bord d’un véhicule l’aurait attaqué et tiré à bout portant. Des riverains présents au moment du crime n’ont pas eu le temps de lui venir en aide.

 

Martelly promet de venir en aide aux agriculteurs de Léogâne.

Le président de la République, s’est rendu ce mercredi 29 juin à Léogane au sud de la Capitale, où il a participé au lancement officiel d’une nouvelle formation politique baptisée «Pati Politik Peyizan».
Cette nouvelle structure politique qui est une émanation de Repons Peyizan est une initiative de «Selil Pwodisyon Agrikòl», une organisation communautaire travaillant dans le domaine de l’Agriculture.
Lors de cette visite effectuée, mardi, dans cette commune, Michel Martelly, a annoncé qu’il allait contribuer à la relance de la production agricole durant son mandat.
Tout en rappelant qu’il avait fait de la relance du secteur agricole l’un de ses thèmes de campagne, le chef de l’Etat annoncé qu’il va chercher des fonds dans le but de financer ce secteur qui selon lui, a un rôle très important à jouer dans le développement économique et social du pays.
Il a, par ailleurs, tenu à assurer qu’il n’allait pas changer de style même s’il est devenu président de la république. Une réponse à ses détracteurs qui l’accusent de conserver un comportement qui ne convient pas à sa qualité de chef de l’état.
EJ/Radio Métropole Haïti

 

 Les législateurs sont dans l’attente de la désignation d’un nouveau Premier Ministre

imageLes parlementaires révèlent que deux personnalités sont pressenties pour occuper le poste de Premier Ministre. Le président du bloc Inité et Alliés, Tolbert Alexis, et le premier secrétaire de la chambre basse, Guy Gérard Georges, confirment que deux personnalités sont susceptibles d’être désignées au poste de Premier Ministre. Cependant ils refusent de dévoiler leurs noms.
De son coté le député Abel Descolines lève un peu le voile sur ces personnalités. Il y a un ancien candidat à la présidence et un ministre du gouvernement de transition, explique t-il. D’autres autorités législatives ont révélé qu’il s’agit de Jean Henry Céant et de Bernard Gousse.
Selon certains membres du bloc majoritaire une dizaine de noms ont été mis sur la table lors des rencontres entre le chef de l’Etat et les blocs parlementaires. Le président Martelly avait participé directement aux négociations, révèle un membre du bloc minoritaire RPC.
Certains parlementaires tels Guy Gérard Georges sont dans l’attente de la désignation du Premier Ministre afin de faire des commentaires et recommandations. Tels n’est pas le cas pour le député de Fonds des Negres, Polly Faustin, qui annonce son opposition au juriste Bernard Gousse. Le parlementaire accuse l’ex garde des sceaux d’avoir été à l’ origine de plusieurs cas de violation des droits humains sous le gouvernement de Gérard Latortue.
Le chef de file du bloc majoritaire à la chambre basse espère que le président Martelly pourra designer son Premier Ministre avant la fin de cette semaine.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haiti-Politique :

Fanmi Lavalas soupçonne Martelly de « totalitarisme » et de « martellisme »

mercredi 29 juin 2011

Haiti - Politique : Fanmi Lavalas dénonce l’attitude autoritaire du Président MartellyP-au-P, 29 juin 2011 [AlterPresse] — Le coordonnateur de la commission de mobilisation de Fanmi Lavalas, Ansyto Félix, dénonce une attitude autoritaire de la part du président Michel Martelly, lors d’une conférence de presse donnée ce 29 juin à la capitale haïtienne.

« Le président – Martelly – accède de manière brutale (créole haïtien : an chango) à la présidence et ses actions présagent d’un totalitarisme et d’un martellisme tèt kale (slogan de Martelly) », accuse Ansyto Félix.

Fanmi Lavalas exprime ainsi ouvertement son « désaccord » avec le pouvoir en place, selon l’ancien député lavalassien, Lyonel Étienne, membre de la 47e législature, qui prenait part à la conférence de presse.

« Fanmi Lavalas ne participe jamais à des gouvernements où il est question de partage de gâteau politique », soutient-il.

Le directoire du regroupement politique entend continuer d’accompagner les revendications populaires haïtiennes en ce qui à trait au respect des droits fondamentaux de la population.

Dans une critique du « bilan » que Martelly a présenté sur ses 30 premiers jours de pouvoir, dans la soirée du 14 juin dernier, le parti de l’ancien président Jean Bertrand Aristide décèle, entre autres, de l’incohérence.

Le parti d’Aristide estime également que certaines actions mentionnées par Martelly, comme le nettoyage de canaux d’évacuation d’eaux usées, la réparation de certaines voies de communication, ne s’inscrivent que dans une continuité étatique.

Selon Ansyto Félix, l’ancien chanteur surnommé Sweet Micky « danse et chante », alors que le peuple continue de « se plaindre de la misère ». [rh gp apr 29/06/2011 15 :45]

 

Le cadre légal haïtien inapproprié au développement de l’immobilier en Haïti

« Une législation inappropriée, des surtaxes, des délais de déguerpissement longs…en somme, un environnement non favorable à l’investissement dans l’immobilier », c’est ce que relève en substance le P.D.G. de la Unibank Carl F. Braun qui intervenait, mercredi 29 juin, à une session co-organisée par la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Banque mondiale à Port-au-Prince.
« Le cadre approprié pour la promotion immobilière n’existe pas en Haïti. La loi du 14 septembre 1947 interdit l’augmentation des loyers. 64 ans depuis qu’il est interdit d’augmenter les loyers pour tout type d’immeubles », a lâché le patron de la Unibank, sous l’oeil ébahi des nationaux et des expatriés. Et qui pis est, dit-il, sous Duvalier en 1959 et 1961 le prix des loyers a été diminué de 25% au total, soit en deux occasions (20 puis 5 %).
« Aujourd’hui, un promoteur immobilier qui veut respecter la loi, va-t-il investir des millions et se retrouver devant la justice? », s’est interrogé Carl Braun qui n’y est pas allé par quatre chemins pour répondre que c’est une réalité et un gros problème. Selon lui, les délais de déguerpissement sont extrêmement longs; 2 à 4 ans pour un immeuble résidentiel et 3 à 5 pour un immeuble commercial ou industriel. A ses yeux, de telles situations découragent tout investisseur.
« Si l’on prend en compte l’inapplication de la loi sur la copropriété, l’arrêté d’application de 2009 n’a permis d’arranger quoi que ce soit. En plus, fait remarquer le P.D.G. de la Unibank, l’absence de plans de zonage, la question d’entreprises de promotion et de développement immobilier et les normes de construction n’ont pas toujours été mis à jour, en dépit des dégâts causés par le séisme du 12 janvier 2010.
A l’attention de l’international, Carl Braun souligne que les banques commerciales haïtiennes accordent des prêts au logement sur 20 ans avec des taux d’intérêt variant entre 8 et 12 %. « On peut arriver à 4-9% si on arrive à maintenir le cadre macro-économique », a confié M. Braun qui appelle à l’utilisation des surplus de dépôts disponibles dans le secteur bancaire.
La population de déplacés vivant encore dans les sites a diminué de 7% par rapport aux chiffres de mars 2011, selon une enquête de l’Organisation internationale pour la Migration. La plus forte baisse a été enregistrée entre juillet 2010- lorsque l’apogée a été atteinte- et mai 2011, soit 59 % dans plus de mille camps après le séisme du 12 janvier. 634 000 personnes vivent encore dans les camps selon l’OIM. D’où l’importance d’aborder les grands dossiers relatifs au logement, à l’immobilier.
Dieudonné Joachim / djoachim
@lenouvelliste.com

 

Haïti – Économie :

Conclusion du Forum sur le pôle de développement durable du Nord

29/06/2011 12:23:03

Haïti - Économie : Conclusion du Forum sur le pôle de développement durable du Nord

Le forum sur le Pôle de développement durable du Nord, qui s’est déroulé samedi 25 juin au Cap-Haïtien, s’est achevé sur un appel à la synergie entre les différents acteurs régionaux et locaux, la création d’un Fonds de Développement Régional et à celle d’une bourse d’entreprenariat pour les jeunes.
Les participants, une soixantaine environ, venant du secteur universitaire, de l’Association des Maires du Nord (AMNORD), de la Communauté des affaires et de la Société Civile ont dénoncé la centralisation comme un obstacle majeur au développement régional. Garry Delmour, le Président de l’Association des Maires du Nord, soutient que le développement des communes est compromis par l’insuffisance des moyens financiers, techniques et humains. La tendance des députés et sénateurs à s’impliquer dans la gestion de projets, porte une atteinte grave aux droits des collectivités territoriales d’utiliser pleinement les ressources qui devraient leur être allouées. Les Maires de Pilate, de l’Acul, de Quartier Morin, ont souligné, pour leur part, l’inadéquation des ressources dont disposent les mairies et la mauvaise perception des administrés de la réalité.
Cependant, malgré les difficultés qui se posent, il y a lieu de concevoir de grands rêves et d’adopter une attitude pro active dans la participation au développement, a recommandé Mme Dieudonné Luma Etienne, Vice-présidente de l’Association Touristique du Nord et Directrice régionale du Commerce. Le développement régional demande une reconversion de la fonction des autorités locales, Délégués, Vice-délégués et les Maires, qui doivent prendre en charge l’animation et l’administration du développement local et construire un partenariat avec les universités et les communautés d’affaires, pour que la primauté soit reconnue aux idées, à la réflexion, au dialogue, aux échanges, a souligné Pierre Robert Auguste, le Président de l’Institut du Changement Global d’Haïti (ICGH). « Il faut cesser en Haïti de penser le développement en termes de dépendance et d’aide mais en capacités d’initiative et devoirs de partenariat. »
Plusieurs propositions ont été formulées par les participants du forum, au travers des ateliers de travail, autour des sous-thèmes. En ce qui a trait au tourisme, ils ont prôné la mise en place de véritables écoles de formation spécialisée, tout en mettant l’accent sur l’aspect sécuritaire et l’existence des infrastructures de base. L’absence d’écoles spécialisées, entraine le manque de cadres pouvant contribuer et participer dans le développement des régions. Les participants souhaitent, que des formations continues et adaptées aux besoins soient conçues par les universités. Ils estiment nécessaire pour les collectivités territoriales, d’investir dans l’exploitation et la promotion d’énergie renouvelable. Enfin, un bureau de placement pour les jeunes sera rattaché à l’Observatoire du Développement Durable du Nord (ODDN).
Jacquelin Oxil, résident de la Grande Rivière du Nord, a offert un terrain d’une superficie d’un carreau de terre (± 1.29 hectares) dans la zone de Cadouche, pour l’aménagement d’un jardin botanique. Il a été aussi annoncé, la création de 2 musées à la Grande Rivière du Nord dont l’un portera le nom de Jean-Price Mars et l’autre Jean-Jacques Dessalines, le Père de la patrie. L’observatoire de développement durable du Nord commencera à fonctionner des le mois prochain et sera domicilié à l’université Anténor Firmin. L’observatoire est appelé à jouer un rôle moteur dans le développement régional pour l’encadrement des collectivités territoriales.
Ce forum a été réalisé en partenariat par les Techniciens Associés pour le Développement Local Intégré (TADLI), l’Université Publique du Nord au Cap-Haitien (UPNCH), l’Université Antenor Firmin (UNAF) et l’Institut du Changement Global d’Haïti (ICGH).
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3215-haiti-economie-pour-un-pole-de-developpement-durable-du-nord.html
HL/ Hansy Mars

 

Haïti – Justice :

Deux journalistes haïtiens détenus arbitrairement

29/06/2011 14:33:30

Haïti - Justice : Deux journalistes haïtiens détenus arbitrairementErnst Joseph et Wolf « Duralph » François, les propriétaire de « Radio Prévention » et animateurs de l’émission « Les ont dit », ont été arrêté le 22 juin 2011, pour diffamation, trouble à l’ordre public et bris de biens publics, selon Me Alix Civil, Commissaire du Gouvernement auprès du tribunal de première instance de la ville de Petit-Goâve (Sud),
Reporter sans Frontière, rappelle que la législation haïtienne, contrairement à la tendance générale sur le continent, prévoit toujours des peines de prison en cas de diffamation. Or, une incarcération, pour un délit de presse. est contraire aux standards internationaux en matière de liberté de presse et à la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme.
Outre les poursuites judiciaires pour diffamation, cette procédure arbitraire, à l’encontre de ces deux journalistes révèle un abus de pouvoir qui constitue une autre forme de censure.
Selon Guyteau Mathieu, le Secrétaire Général de l’Association des médias de la région des Palmes, les animateurs ont été convoqués au parquet de Petit-Goâve, le 22 juin 2011, suite à une pétition signée par des officiels, dont Justal Ronald, le Maire de la ville et des membres de la société civile, pour répondre à des questions relatives à des informations et opinions émises au cours de leurs émissions.
Deux groupes de sympathisants accompagnaient respectivement les journalistes et le Maire au tribunal. Des accrochages ont éclaté entre les deux groupes, des pierres ont été lancées contre les locaux du parquet, plusieurs personnes ont été blessées. C’est alors que le Commissaire du Gouvernement a ordonné l’arrestation d’Ernst Joseph et de Wolf « Duralph » François, qui se trouvaient alors dans son bureau.
D’après Joseph Guyler C. Delva, le Secrétaire Général de SOS Journalistes, le Commissaire du Gouvernement aurait considéré les journalistes comme responsables des actes commis par certains de leurs sympathisants. Un juge de Paix a apposé des scellés le même jour sur les locaux de la station et saisi le matériel dans un véhicule de la police. Depuis, les deux journalistes auraient été transférés au commissariat de police de Carrefour, [zone métropolitaine de Port-au-Prince].
Reporters Sans Frontières demande la libération immédiate et inconditionnelle des deux journalistes et exige des autorités l’ouverture d’une enquête impartiale et la restitution des équipements confisqués.
HL/ Reporter Sans Frontière

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