vendredi 1 juillet 2011

1 Juil

Haïti – Politique :

Propos de Martelly au 32ème sommet des Chefs d’État du Caricom

01/07/2011 15:48:58

Haïti - Politique : Propos de Martelly au 32ème sommet des Chefs d'État du CaricomLors de sa première intervention au 32ème Sommet des Chefs d’État du CARICOM qui se tient à San Cristóbal et Nieves, jusqu’au 4 juillet, le Président Michel Martelly, à demandé à la Communauté des Caraïbes (CARICOM) de suspendre l’exigence de visas pour les Haïtiens.
Dans le même temps, le Chef de l’État haïtien, s’est engagé à faire tout le nécessaire pour promouvoir le développement du Marché Commun de la Communauté des Caraïbes (CSME) et pour favoriser, la libre circulation des biens, du capital, de la main-d’oeuvre et des services entre les pays de la région.
« Nous allons faire tout notre possible pour activer ce processus et que l’économie haïtienne intègre à court terme celle des autres États du CARICOM, spécialement dans des domaines comme l’agriculture, l’industrie et les services » a affirmé le Président Martelly « Haïti est impatient, d’offrir aux investisseurs du CARICOM un environnement stable, pour participer au développement et à la croissance économique d’Haïti […] Je vais donner des instructions formelles, pour que les négociations soient reprises avec la Banque de Développement des Caraïbes dans ce sens » a-t-il assuré.
Le Président Martelly est confiant que d’ici la fin de son mandat, en 2016, il réussira à améliorer considérablement la vie de ses citoyens, y compris leur formation au travers du renforcement de la coopération avec l’Université West Indies (UWI).

Par ailleurs,le Chef de l’État, a proposé aux 15 pays membres du CARICOM, d’adopter le français comme langue officielle. Le Président Martelly rappelle que « Le système d’intégration du Caricom est l’un des plus avancés du continent, mais aussi l’unique endroit au monde où l’anglais est la seule langue utilisée, malgré le fait, que le français et le Créole soient utilisés par 50 % de la population [des pays membres]. »
Au cours de la réunion avec les Chefs d’État, le Président Martelly, a proposé qu’Haïti soit l’hôte du sommet annuel du CARICOM en 2013.
PI/ HaïtiLibre

 

Le chef de l’Etat dévoilera sou peu le nom du Premier Ministre

imageLe président haïtien Michel Martelly promet que le nom du Premier Ministre désigné sera connu avant la fin de cette semaine.
Dans la phase des négociations politiques préalables à la formation d’un gouvernement le chef de l’Etat s’était impliqué directement. Une rencontre avec les sénateurs doit avoir lieu avant le prochain déplacement du chef de l’Etat.
Outre son implication personnelle, le président Martelly a également changé de stratégie en proposant plusieurs personnalités pouvant éventuellement occuper la fonction de chef de gouvernement. Plusieurs législateurs ont confirmé que Bernard Gousse, Jean Henry Céant et Jean Max Bellerive figurent parmi les personnalités encore en lice.
Le Premier Ministre démissionnaire devra à partir de ce vendredi convaincre les sénateurs de l’opposition minoritaire. Le sénateur Steven Benoît, président de la commission anti corruption, confirme que M. Bellerive répondra à une invitation en vue de fournir des informations sur l’utilisation des 163 millions de dollars de Pétro caribe et l’état d’avancement des projets de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction (CIRH).
De son coté, l’ex candidat a la présidence Jean Henry Céant, silencieux depuis l’investiture de Martelly espère favoriser un consensus entre l’Inité et l’opposition.
Le 3 eme candidat, l’ex ministre de la justice, Bernard Gousse, semble effrayer une frange de l’Inité, proche de la mouvance lavalas. Le sénateur Moise Jean Charles et le député Polly Faustin, accusent le juriste d’avoir été l’instigateur de violations de droits de l’homme durant le gouvernement de transition.
Le chef de l’Etat pourrait tenir compte des réactions des parlementaires avant de designer officiellement son Premier Ministre.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

La Saga du Premier Ministre, continue…

01/07/2011 11:03:47

Haïti - Politique : La Saga du Premier Ministre, continue...Le Président Martelly n’a toujours dévoilé le nom de prochain Premier Ministre. Avant de s’envoler jeudi pour le sommet de la CARICOM, le Chef de l’État a déclaré que sa décision dépendra de l’issue des négociations entre la commission présidentielle et les différentes forces politiques… Des négociations qui font l’objet de spéculations, rumeurs, dénonciations, prises de positions, qui n’en finissent pas d’alimenter un débat souvent passionné, sur les 3 candidats potentiels [mais non officiels] au poste de Premier Ministre.
Me Bernard Gousse affronte la désapprobation de certains parlementaires :
Pour le Sénateur Evallière Beauplan, Me Gousse, ancien Ministre de la justice, sous le gouvernement Alexandre-Latortue, a très peu de chance d’être retenu. Plusieurs membres du Groupe Parlementaire du Renouveau (GPR), pour la plupart du courant Lavalas, ont déjà promis de rejeter la désignation éventuelle de Me Gousse, alléguant « des arrestations abusives et des violations de droits humains » lors de son passage à la tête du ministère de la justice, à la chute de Jean-Bertrand Aristide en 2004.
Jean Max Bellerive en hausse chez les parlementaires :
Le Sénateur Evallière Beauplan, soutient que le Premier ministre démissionnaire, Jean Max Bellerive, aurait la faveur de nombreux parlementaires malgré les reproche de sa soumission à l’ancien Chef de l’Etat… Des parlementaires n’hésitent pas à vanter la compétence du chef du gouvernement sortant. Certains parlementaires du GPR font remarquer, que M. Bellerive n’aura même pas à déposer ses pièces au Parlement, puisqu’il répond déjà aux prescrits constitutionnels. Il ne lui manquera… que la décharge de sa gestion [HL ce qui est loin d’être acquis…] d’autant que l’ex-Premier Ministre, doit se présenter ce vendredi, devant la Commission sénatoriale Justice et corruption. Où il devra répondre de la gestion des fonds de Petrocaribe et des réalisations de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) dont il était le co-Président.
Le notaire Jean Henry Céant peine à convaincre :
Le Sénateur Beauplan croit que, Jean Henry Céant [Renmen Ayiti], candidat malheureux aux présidentielles, aura du mal à s’imposer en raison des attaques et accusations qu’il a formulé, durant sa campagne contre René Préval et la plateforme INITE, aujourd’hui première force politique dans les deux Chambres.
De plus, il faut ajouter au passif de Monsieur Céant, la plainte conjointe déposée avec Yves Cristalin, au tribunal correctionnel où Me Newton Saint Juste [leur avocat] réclamait le 3 mai dernier, des dommages de 250 millions de gourdes… pour violation du droit politique de ses clients…
http://www.haitilibre.com/article-2743-haiti-justice-jean-henry-ceant-et-yves-cristalin-reclament-250-millions-de-gourdes.html « Comment peut-il devenir le Premier-ministre d’un Président dont il avait indirectement contesté l’élection au second tour ? » se demandent des parlementaires opposés à sa désignation.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3275-haiti-politique-3-candidats-en-lice-pour-le-poste-de-premier-ministre.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

La diaspora critique la visite du Président Martelly aux USA

01/07/2011 09:41:32

Haïti - Politique : La diaspora critique la visite du Président Martelly aux USALe Président Michel Martelly qui a réalisé le week end dernier, une visite aux Etats Unis dans le cadre du « Diaspora Weekend Appreciation » fait l’objet de critiques de certains leaders communautaires de la diaspora. Ils estiment, que le Chef de l’État n’a pas su démontrer sa volonté politique d’établir de nouveaux rapports avec les expatriés et que les discours du Président, n’étaient rien d’autres que la reprise de ses thèmes de campagne électorale.
Jean Robert Lafortune, un leader communautaire n’hésite pas à qualifier le voyage de Michel Martelly d’ « opération de relations publiques et de lever de fonds, sans aucun objectif tendant à renforcer les rapports institutionnels entre l’État haïtien et la diaspora » rejoignant ainsi ce que beaucoup pense, mais ne disent pas.
Le prélèvement de taxes sur les communications téléphoniques et les transferts d’argent pour financer le Fonds National d’Éducation (FNE) fait l’objet de nombreuses critiques.
Bien que la création du FNE, ne soit pas remis en cause, l’application de cette taxe [1.50 $ par transfert] sans tenir compte du montant d’argent transféré est injuste car elle pénalise les petites bourses et les petits transferts qui sont les plus nombreux.
La taxe sur les minutes téléphoniques [5 cents la minute] rend la vie encore plus difficile pour les faibles revenus qui avaient déjà des difficultés avec le coût élevé des communications avec Haïti. Une taxe, qui selon certaines sources ne fait pas l’unanimité chez les opérateurs téléphoniques…
La diaspora constate que les amendements sur la double nationalité et le droit de vote sont toujours en attente d’une éventuelle publication de la Constitution amendée et corrigée et que l’incertitude demeure…
La diaspora croit également que le Ministère des haïtiens vivant à l’étranger est marginalisé, après avoir été menacé d’être intégré comme une Direction, dans le Ministère des Affaires Étrangères. La diaspora s’inquiète qu’aucune personnalité n’a été proposée pour prendre la tête de ce ministère et malgré les propos du Président Martelly à New York, qui a déclaré « prendre très au sérieux le dossier du Ministère des Haïtiens vivant à l’Etranger » cela ne suffit pas à rassurer les leaders communautaires.
Devant cette insatisfaction, il se murmure, qu’un mouvement de protestation serait en préparation à New York…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3252-haiti-politique-discours-de-martelly-devant-la-diaspora-a-new-york.html
http://www.haitilibre.com/article-3251-haiti-politique-fin-de-la-visite-de-martelly-aux-usa.html
http://www.haitilibre.com/article-3249-haiti-politique-quelques-propos-du-president-martelly-en-floride.html
http://www.haitilibre.com/article-3240-haiti-politique-le-president-martelly-en-voyage-officiel-en-floride.html
http://www.haitilibre.com/article-3242-haiti-politique-le-president-martelly-en-voyage-officiel-a-new-york.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti / Politique

Michel Martelly: l’ombre de Préval

2011-07-01 10:44:37

Le duel entre continuité et changement perdure. Déjà, les victimes se comptent. Daniel Gérard Rouzier en est une. Triste fin pour celui qu’on présentait comme étant le complément idéal de Michel Joseph Martelly. Son calme, sa science et son culte du succès contrastaient avec la fougue démesurée du chef de l’Etat dont la prolixité dérange, énerve. L’homme d’affaires devait être l’élément de conciliation entre les différentes forces politiques du pays et l’instrument qui ferait fleurir les prémices du changement prôné par le chef de l’Etat. Bon chrétien, homme intègre et honnête ? Ce fut là la carte de visite de M. Rouzier. Le Parlement, notamment la Chambre des députés, a fait voler en éclats ce bouclier de cristal derrière lequel le propriétaire de Sun auto s’était réfugié.
En effet, des parlementaires du groupe majoritaire GPR se sont attelés à détruire cette image de bon père de famille prêtée à Daniel Gérard Rouzier. Impôts payés non proportionnels aux rentrées du fondateur de E-Power, fonction politique occupée au service d’un autre pays, absence de documents et de preuves tangibles sur une éventuelle vente de ses actions dans l’entreprise ci-dessus mentionnée – afin d’éviter les conflits d’intérêt lors des passassions de marché entre le gouvernement et tiers – sont parmi les raisons avancées pour justifier le rejet de M. Rouzier.
Des raisons politiques…
« Daniel Rouzier n’a pas réussi à la Chambre des députés parce qu’il n’a pas fait ce qu’il fallait », estime Levaillant Louis Jeune, membre du Groupe des parlementaires pour le renouveau. Le président se voyait en super chef et pensait pouvoir imposer au Parlement un Premier ministre par la force. « Je suis le chef suprême, je peux dissoudre le Parlement et démissionner ensuite », auraient été les propos tenus par M. Martelly lors de plusieurs rencontres avec des parlementaires, rencontres auxquelles prirent part le député Levaillant et le sénateur Youri Latortue. Les parlementaires ont donc ramené le chef de l’Etat à la réalité en le plaçant devant un fait accompli. Dans un tel contexte, « il ne peut y avoir de Premier ministre sans négociation ».
Les menaces du président n’ont pas eu les effets escomptés. La pression des rues ne peut permettre au président de diriger, fait remarquer le député de Desdunes. Contrairement à ce que suggèrent les discours du président, la gouvernance n’est pas une chose ponctuelle et personnelle, c’est l’affaire de l’Etat, c’est-à-dire des trois pouvoirs reconnus par la constitution : l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire. N’ayant aucune majorité au Parlement, le président de la République devait choisir le Premier ministre en concertation avec le Pouvoir législatif. Avoir les documents exigés par la constitution, fait remarquer Levaillant, c’est une bonne chose, mais ce n’est pas suffisant. Il y a d’autres critères éminemment politiques. Le Parlement doit être en confiance et obtenir des garanties sur l’avenir de la démocratie, a soutenu le député. Ces garanties n’ont pas été fournies par M. Martelly, dont la manière de procéder rappelle étrangement, dit-on, les Duvalier.
Des membres du cabinet particulier de M. Martelly constitueraient un autre instrument de blocage. Nombre de parlementaire se sont déjà plaints de l’attitude des frères Mayard Paul. Leur présence dans la commission, formée pour discuter avec le Parlement du choix d’un Premier ministre, est très mal vue par les analystes politiques. Des propos désobligeants de Thierry Mayard-Paul, chef de cabinet de M. Martelly, à l’endroit des membres du GPR furent très mal reçus par les parlementaires du groupe majoritaire. Bien que, sur demande de M. Rouzier, M. Mayard-Paul ait présenté des excuses au GPR, le mal était déjà fait. Les parlementaires avaient estimé que le président n’offrait aucune garantie de diriger selon la loi et avec les institutions. Le respect des droits des citoyens et d’autres prérogatives démocratiques étant non négociable, dès lors, les chances de Daniel Gérard Rouzier d’accéder politiquement à la primature était quasiment nulles.
Des raisons économiques…
Certains dossiers sont brûlants et ne peuvent être abordés qu’avec précaution et dextérité. L’ex-Premier ministre désigné s’est peut-être vu trop beau trop tôt. Fort du soutien du président au tout début, il se croyait en position de force et considérait la primature comme acquise. Pourtant, certaines de ses priorités avouées constituaient une véritable menace pour les intérêts de la communauté internationale, laquelle fait figure de chef d’orchestre dans les grandes décisions nationales, notamment celles ayant rapport avec la reconstruction, dans le cadre de la CIRH. Les déclarations peu rassurantes de Daniel Gérard Rouzier sur l’avenir de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) auraient aussi contribué à son échec.
En effet, suite à ces déclarations, des sources proches du Parlement informent que l’ex- président américain Bill Clinton, co-président de la CIRH, s’est réuni de toute urgence avec des parlementaires pour, dit-on, tenir les représentants du peuple informés des activités de la commission. Selon l’un des participants, depuis cette fameuse rencontre, le sort était jeté et M. Rouzier n’avais plus aucune chance. « La CIRH est intouchable ».
Daniel Gérard Rouzier était-il le vrai choix ? En tout cas, dans la dernière ligne droite, le fondateur d’E-power a été, parait-il, lâché par le chef de l’Etat. Parmi les raisons soulevées qui justifieraient cette démarcation : les contrats signés, par le gouvernement du Premier ministre sortant Jean-Max Bellerive, avec des compagnies dominicaines pour la réalisation de 15 projets, dont la plupart dans le quartier de Fort national. Ces contrats qui ont eu l’aval de M. Martelly selon M. Bellerive, M. Rouzier projetait de les remettre en question dès son entrée en fonction. Cette prise de position aurait été préjudiciable à Daniel Rouzier qui s’est vu priver du support de Michel Martelly à un moment crucial. Le président allait, en effet, subir un « check-up médical » aux Etats-Unis alors que l’avenir de son Premier ministre se jouait au Parlement.
Et après…
Le président mène désormais campagne auprès du Parlement afin d’aplanir le terrain pour le prochain Premier ministre qu’il désignera. Une commission de négociation est formée. Cette commission ne fait pas l’unanimité au Parlement pour des raisons diverses, notamment sa composition et la perte de temps que constituent des négociations intermédiaires. En tout cas, c’est une marque de flexibilité comparativement à l’intransigeance affichée en face du choix de M. Rouzier.
L’identité du prochain prétendant à la primature devra être connue sous peu. Dans les couloirs du Parlement, des noms circulent. Bernard Gousse et Jean Henri Céant sont du nombre. Le Premier ministre démissionnaire Jean Max Bellerive aussi. Un choix, s’il devait s’avérer exact, serait, selon certains parlementaires, notamment ceux du Regroupement des parlementaires pour le changement (RPC), un retour à la continuité et contrasterait avec le discours de changement que portait le président lors de la campagne électorale.
Le feuilleton continue donc. La bataille entre les forces de la continuité et celles du changement au plus haut sommet de l’Etat est loin de son terme. Comment faire cohabiter ces deux courants ? Michel Martelly fera-t-il du changement sur fond de continuité ? Autant de questions qui restent à date sans réponse.

Lionel Edouard

 

Haïti/Politique :

Deuxième défection dans le gouvernement démissionnaire avec Marie Michèle Rey

Jeudi, 30 Juin 2011 16:11

Mariemichellerey30062011Des ministres de l’actuel gouvernement démissionnaire prennent de plus en plus les portes de sortie.  Après la décision, en effet,  de Paul Denis du Ministère de la Justice et de la Sécurité publique de plier bagages, c’est au tour de Marie Michèle Rey des Affaires étrangères et des cultes de jeter l’éponge.

Mme Rey est l’un des sept nouveaux ministres qui rejoignaient le cabinet ministériel avec  l’accession de Jean-Max Bellerive au poste de Premier ministre en 2009 sous la présidence de René Préval.

A cette époque, dix ministres ont été reconduits. Il s’agit, entre autres, de Paul Antoine Bien-Aimé de l’intérieur et des collectivités territoriales, Joanas Gué de l’agriculture, Jacques Gabriel des travaux publics, Alex Larsen de la santé publique, Joël Desrosier Jean-Pierre de l’éducation nationale, Evans Lescouflair de la jeunesse et des sports, et Marie-Laurence Jocelyn Lassègue de la culture et de la communication.

Proche du précédent pouvoir, Marie Michèle Rey était responsable du dossier de l’intégration d’Haïti au sein de la Communauté Caraïbe (CARICOM).  En 1991, elle fut la ministre des finances sous l’Administration Aristide/Préval.

 

Haïti – Gouvernement :

Le bloc majoritaire du parlement opte pour la continuité

Vendredi, 01 Juillet 2011 19:26

CeantBellerive01072011Me Jean Henry Céant ne serait plus sur la liste des personnalités pressenties au poste de premier ministre. Le Groupe des Parlementaires du Renouveau est plus favorable à Jean-Max Bellerive. Des tractations qui surviennent alors que le président de la République est en voyage.

Déjà plus d’un mois et demi depuis que le président Michel Martelly a été installé dans ses fonctions. Plus de 40 jours après, le nouveau président peine à trouver un nouveau premier ministre pour conduire le prochain gouvernement. Après la tentative avortée de Daniel Rouzier, d’aucuns croyaient que le président Martelly allait tirer des leçons pour ainsi mieux rebondir. Ces leçons, le premier citoyen de la nation parait les avoir bien apprises, mais en apparence seulement, disons-nous, puisque jusqu’à ce moment, le Président Michel Martelly n’arrive toujours pas à désigner officiellement un nom pour occuper le fauteuil de la primature.

Si monsieur Jean Henry Céant, l’espace d’un matin, a fait vibrer certains députés du Groupe des Parlementaires du Renouveau, la position du sénateur Joseph Lambert est venu rappeler à qui veut bien l’entendre que le véritable patron du GPR c’est lui et personne d’autres. Et pour en attester, il a pratiquement fait la leçon au président de la République en affirmant que si Jean-Max Bellerive était désigné, le pays aurait un gouvernement dans les 72 heures qui suivent. Autant dire que toute décision de la présidence qui n’irait pas dans ce sens risquerait de se voir rejeter à nouveau par la 49e législature.

Si le nom de Jean Henry Céant est écarté vigoureusement par le sénateur du Sud-est, que dire de celui de Bernard Gousse ? Celui-ci n’a pas la moindre chance d’avoir une dizaine de voix au parlement, à en croire certains parlementaires.

Promettant officiellement un nom avant ce week-end, le président Martelly est comme dos au mur. Mais, pour qui a un bon commerce avec le numéro I d’Haïti, il n’est jamais aussi performant que quand il se sent coincé. Nous parlons, bien entendu de sa vie privée et professionnelle.

Le président Martelly pourra-t-il réaliser ses mêmes prouesses dans le cadre de la gestion de la République ? Finira-t-il par trouver l’issue salutaire à ce qui s’apparente à un véritable labyrinthe politique ? Attendons voir !

Lucien Jura / lucienjura2005@yahoo.com Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

La politique c’est du donnant-donnant, dixit le sénateur Wencesclas Lambert

Vendredi, 01 Juillet 2011 19:11

Le Groupe des Parlementaires du Renouveau n’aurait aucun problème à ratifier le choix de Me Jean Henry Céant ou du premier ministre démissionnaire Joseph Jean-Max Bellerive. Cette précision a été apportée par le sénateur Wencesclas Lambert ce vendredi à la rubrique « l’Invité du Jour » sur Signal FM.

L’élu du Sud-est qui déclare que le président Martelly semble avoir finalement compris la logique politique (Exécutif –Législatif)  au regard de ses récentes déclarations et approches prévient néanmoins que le GPR n’est pas prêt à faire de cadeau à la présidence.

« Je maintiens mes exigences antérieures, à savoir : il faut un partage de responsabilités, notamment au niveau des ministères régaliens », a réitéré M. Lambert qui, par ailleurs a exprimé son désaccord avec la présidence de la République concernant la Commission de Liaison fraichement créé afin de faciliter les discussions entre l’Exécutif et le Législatif dans la perspective d’obtention d’une majorité au parlement, condition sine qua non, selon lui, pour assurer la ratification du prochain premier ministre désigné.

Plus loin, le sénateur Wencesclas Lambert a donné la garantie que le nom du premier ministre désigné, une fois communiqué au parlement, s’il répond à tous les critères, les députés et les sénateurs enclencheront très rapidement la procédure de manière à doter le pays au plus vite d’un gouvernement.

Lucien Jura

 

Des sénateurs préconisent un dialogue direct entre le chef de l’Etat et les leaders politiques

Des membres du bloc minoritaire au sénat appellent le chef de l’Etat à engager un dialogue direct avec les leaders de l’opposition.
Le sénateur Andrice Riché exhorte le président Michel Martelly à dialoguer directement avec les chefs de partis. Je déplore les rencontres individuelles avec des parlementaires, dit-il faisant remarquer que les partis politiques demeurent des piliers de la démocratie. Rappelant que M. Daniel Rouzier avait eu une rencontre avec les dirigeants de l’Alternative, le sénateur Riché croit que le dialogue avec les leaders permettra de consolider les formations politiques.
Le point de vue du sénateur Riché n’est pas différent de celui du questeur Evalière Beauplan. Le chef de file du Pont, croit que le président Martelly n’a d’autre choix que de partager les responsabilités.
Selon le sénateur élu dans le Nord-Ouest le chef de l’Etat doit tenir compte des prérogatives constitutionnelles de tous les élus. Le Premier Ministre doit être à la fois compétent et apte à négocier avec les parlementaires, insiste M. Beauplan.
Il souligne que M. Martelly doit composer avec les élus de l’Inité, du Pont, de AAA, de l’Alternative notamment au grand corps afin de dégager une majorité. Analysant la conjoncture le sénateur du Pont juge qu’un échec de l’Etat à répondre aux besoins de la population aura des conséquences néfastes pour les élus de l’exécutif et du législatif. La population attend une entente entre le gouvernement et le Parlement afin d’améliorer les conditions de vies des citoyens, insiste le sénateur Beauplan.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti-Police :

Epuration en suspend alors que des cas de violations de droits humains par des policiers se multiplient

P-au-P, 01 juil. 2011 [AlterPresse] — Le processus d’épuration de la Police Nationale d’Haiti (PNH) est actuellement en suspend alors que des soupçons pèsent de plus en plus sur des policiers, hauts gradés et subalternes, dans des actes de violations de droits humains.

Le processus subit actuellement « un blocage, faute de moyens », confie à AlterPresse l’inspecteur général en chef de la police Fritz Jean.

L’Inspection Générale, appuyée par la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) a la charge de conduire le processus de vérification et de certification. Il s’agit d’une enquête administrative devant aboutir à des recommandations, selon Fritz Jean.

« C’est un ensemble d’enquêteurs haïtiens et étrangers qui vérifient [les dossiers] du personnel de la police, depuis leur passage à l’école, les activités qu’ils mènent, les problèmes qu’ils ont rencontré au sein de l’institution. Et s’il y en a qui sont reconnus coupables de violation de droits humains c’est au ministre de la justice de trancher », souligne le chef de l’Inspection Générale de la PNH.

Le ministre de la justice du gouvernement sortant, Paul Denis, censé liquider les affaires courantes a jeté l’éponge récemment en remettant sa démission. C’est le premier ministre démissionnaire, Jean Max Bellerive, également ministre de la planification externe et co-président de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH) qui assure l’intérim.

Le vide gouvernemental, un mois après l’investiture du nouveau président Michel Martelly n’a toujours pas été comblé. « Nous ne pouvons que faire des recommandations à l’Etat. C’est à l’Etat de savoir ce qu’il veut en faire. Nous faisons uniquement un travail technique », affirme, prudent, Fritz Jean.

Il indique que les enquêteurs entendent relancer le processus en partant du département de l’Ouest, où plusieurs cas de tortures et d’exécutions extrajudiciaires ont été rapportés par des organismes de défense des droits humains depuis le début de cette année.

Trois poseurs d’affiches lors des dernières élections présidentielles, ont été victimes de la part de policiers. Récemment, le commissaire de Pétion-Ville, Vanel Lacroix, et 5 autres policiers ont été placés en isolement dans le cadre de l’affaire du meurtre de Serge Démosthène, arrêté illégalement, interrogé sous la torture puis assassiné.

Des mesures d’isolement sont fréquemment prises à l’encontre de policiers ayant commis des crimes, à l’image de la policière Francine Desruisseaux qui a abattu le professeur Jean Philibert Louis, lors d’une manifestation en octobre 2010.

« Le problème c’est qu’il n’y a pas la police de la police »

Pour l’avocat Mario Joseph, directeur du Bureau des Avocats Internationaux (BAI), les actes de violation de droits humains commis par des agents des forces de l’ordre sont tout simplement liés au dysfonctionnement de l’Inspection Générale de la PNH (IG-PNH).

« Le problème c’est qu’il n’y a pas la police de la police. Si l’inspection générale, censée être la police de la police, faisait son travail, c’est-à-dire menait des enquêtes, appliquait la loi contre ces policiers, il n’y aurait pas ces cas là », soutient-il dans une interview accordée à AlterPresse. Il pense que l’IG-PNH est trop dépendante du commandement de la police.

« Le cas du commissaire Lacroix n’est pas un cas isolé, c’est une pratique coutumière de la police…malheureusement certaines fois la police a l’appui des autorités judiciaires », déplore Mario Joseph. Il souligne même que le Parquet sert parfois de couverture à ces arrestations illégales.

L’Etat doit user de la dernière rigueur avec les policiers rendus responsables de violations de droits humains et dédommager les victimes, prône l’avocat.

« En plus lorsque c’est un subalterne qui est en faute, il faut chercher à savoir si son supérieur avait pris des mesures pour qu’il soit puni. Autrement il faut arrêter et condamner ceux qui l’ont couvert, il faut remonter jusqu’en haut » dans la hiérarchie, souligne Me Joseph.

Des liaisons dangereuses

Les dérives observées au niveau de la police posent la question de l’Etat de droit en Haïti qui sans cesse revient dans les discours, mais uniquement dans les discours. La reforme de la justice n’a pas encore été posée par le président Michel Martelly qui s’est borné jusqu’ici à des mises en garde et des sollicitations d’enquêtes.

« Alors que la volonté de réforme de la police avait clairement été exprimée par les responsables politiques dans un contexte national important de recherche de sécurité, il n’en va pas de même pour la réforme de la justice, car celle-ci doit s’attaquer aux fondements même de ce qui est archaïque et donc résiste aux changements », souligne une étude sur la reforme de la police conduite en 2008 par l’Institut Nord-Sud.

Selon l’étude de l’Institut Nord-Sud, jusqu’à la fin de l’année 2006, ce sont les américains qui faisaient l’épuration au sein de la police nationale et « sans consultation ». [kft apr 01/07/2011 11:00]

 

Haiti-Choléra :

La Minustah continue de nier être à l’origine de l’épidémie, malgré de nouvelles preuves

P-au-P, 1e juillet 2011[AlterPresse] — Sylvie Van Den Wildenberg, la porte parole de la Mission des Nations-Unies pour la Stabilisation d’Haiti(Minustah) rejette à nouveau toute implication des casques bleus de l’Onu, dans l’apparition de l’épidémie en Haiti, en dépit de nouvelles preuves apportées par des scientifiques nord-américains.

« L’épidémie de choléra en Haïti a été causée par une convergence de circonstances » et « on ne saurait (l’)imputer à l’action d’un individu ou d’un groupe d’individus », déclare Sylvie Wildenberg, au cours de la conférence hebdomadaire de la Mission le 30 juin.

« … Aucune des études qui avaient été réalisées n’avaient pu établir un lien scientifique entre la base des casques bleus et l’explosion de l’épidémie de choléra en Haïti (…) », ajoute t-elle

Pourtant les résultats d’une recherche menée par des scientifiques nord-américains et l’épidémiologiste français Renaud Piarroux, ont démontré un « lien direct » entre la propagation de l’épidémie et un contingent de soldats onusiens natifs du Népal qui ont contaminé un fleuve à cause des mesures sanitaires inappropriées sur leur base à l’Est d’Haiti (Lieu des premières manifestations du choléra).

Les conclusions de cette étude sont publiées dans le volume 17 de la revue « Emerging Infectious Disease – Émergence de Maladies Infectieuses – » du mois de juillet 2011. C’est une publication des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Cdc) des États-Unis.

Par ailleurs, en début de semaine, plusieurs organisations sociales haïtiennes, telles, la Plate-forme haitienne de plaidoyer pour un développement alternatif ( Papda) et la Solidarité des femmes haïtiennes ( Sofa) ont réclamé justice et réparation pour les familles affectées par l’épidémie.

Elles appellent la Minustah à verser au peuple haïtien, 25 à 30% de la somme de 853 millions de dollars américains, budget annuel de son fonctionnement, en guise de dédommagement.

À cela, Wildenberg répond qu’ « il est légitime que les familles des victimes, les victimes qui ont été touchées par le choléra essayent de trouver quelqu’un qui puisse compenser les dommages qui leur ont été infligés par la terrible souffrance que cette épidémie leur a infligée ».

En outre, elle préfère se remettre à la conclusion de l’enquête des experts engagés par l’Onu, laquelle (publiée au début du mois de mai 2011) laisse un flou sur la cause et l’origine du vibrio cholérae.

À date, le choléra a fait plus de 5 500 morts et a touché plus de 300 000 personnes à travers le pays. [rh gp apr 1/07/2011 11 :40]

 

La MINUSTAH se tient aux conclusions du rapport des experts indépendants

Vendredi, 01 Juillet 2011 18:13

Voici l’intégralité de l’intervention de Sylvie van den Wildenberg, porte-parole de la MINUSTAH, concernant les conclusions d’une nouvelle étude confirmant que les soldats népalais sont à l’origine de l’épidémie de choléra en Haïti :

J’ai vu comme vous les dépêches de l’agence Associated Press et d’autres agences hier, qui ont rapporté qu’un Institut américain – CDC – (Centers for Disease control and prevention) venait de publier dans l’édition de juillet 2011 de sa revue,  l’étude du Docteur Piarroux.  Si je ne me trompe pas, ce n’est pas une étude nouvelle, c’est une étude qui a été faite il y a plusieurs mois, bien avant même que le panel d’experts indépendants mis sur pied à la demande du Secrétaire général de l’ONU ne conduise son enquête sur les origines de l’épidémie de choléra en Haïti. L’étude du Professeur Piarroux, épidémiologiste français,  était une des premières études qui avaient été faites  après l’émergence de l’épidémie de choléra en Haïti.  Il semble qu’elle ait été republiée en anglais  dans l’édition de juillet 2011 de la revue de cet institut de recherches scientifique américain.  L’étude « suggérait  que » mais n’était pas parvenue à établir un lien scientifique entre la base des Casques bleus et l’épidémie de choléra.

Le panel d’experts indépendants convoqué par le Secrétaire général de l’ONU, dans  son enquête approfondie, a tenu compte des études qui avaient été faites,  notamment de celle-là, et dans son rapport, publié en mai dernier, a d’ailleurs noté qu’aucune des études qui avaient été réalisées n’avaient pu établir un lien scientifique entre la base des casques bleus et l’explosion de l’épidémie de choléra en Haïti. Nous nous en tenons aux conclusions du  rapport des experts  indépendants. Je réponds  en même temps à votre deuxième question : la conclusion du panel d’experts indépendants a été que l’épidémie de choléra en Haïti a été causée par une convergence de circonstances et que l’on saurait imputer l’épidémie de choléra en Haïti à l’action d’un individu ou d’un groupe d’individus.

Je suis désolée, peut être que ne suis-je pas en possession de toute l’information car je n’ai pas encore pu prendre connaissance de l’entièreté de l’étude telle que publiée dans la revue américaine. Comme vous, j’ai vu  des dépêches de presse sur le sujet. Nous pourrons y revenir des que nous aurons pu examiner cette publication dans son intégralité. Merci

Source : www.minustah.org

 

La PNH ciblée et anémiée, les bandits requinqués

01/07/2011 10:50:00 Auteur(e) La Redaction

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67 personnes ont été tuées par balles entre le 1er mai et le 21 juin 2011. La police, privée de ressources adéquates par le gouvernement démissionnaire qui liquide les affaires courantes, peine à damer le pion aux bandits.

L’odeur de formol et de cadavre est atténuée dans le bureau du responsable de la morgue de l’HUEH où un vieux climatiseur ronronne. Sur un fauteuil, une femme dans la quarantaine, lunettes sur le nez, plume rouge et règle en main, trace, cherche de la place dans le cahier d’admission. Les « semeurs de morts » ne chôment pas. « Du 1 mai au 21 juin 2011, 67 personnes ont été tuées par balles dans divers communes de la zone métropolitaine. Un seul jour, le 9 mai, on a reçu 6 cadavres. Cité Soleil remporte la palme », conte-elle, avec ccrochées à un pan de mur derrière elle, une photo de Jésus les bras grands ouverts, celle du Che et une citation imprimée sur une feuille blanche passablement froissée : « On mourra tous un jour, mais seul Dieu sait quand et comment ».
Seul Dieu savait que le nom de l’ingénieur Yves Dorvil, cadre de l’office national du cadastre, professeur à l’université, abattu de sang froid à Delmas 9, mercredi 29 juin en début de soirée allait être inscrit dans ce « cahier funeste » au milieu de nombreux anonymes dont la mort n’a pas fait de vague dans la presse. Le président Michel Joseph Martelly, comme pour Guyto Toussaint le 12 juin, condamne l’assassinat de M. Dorvil et réclame l’ouverture d’une enquête. « Je demande l’ouverture d’une enquête », confie-t-il avant de se rendre à St Kitts et Nevis à une réunion de la CARICOM.
Cependant, si le chef de l’Etat annonce « la fin de l’impunité », sur le terrain la prévention des actes criminels connait une baisse de régime illustrant l’inefficacité des forces préposées à la sécurité publique : la PNH et la MINUSTAH. « La police est invisible. Les bandits volent et tuent en toute impunité », fulmine un homme d’affaire de Pétion-Ville.
« Chaque soir, à Pétion-Ville, on abat des murs, on défonce et cambriole des magasins. C’est un signe évident que la ville est livrée », ajoute-t-il. « C’est désolant. Quand on appelle la police, on vous répond qu’il n’y a pas de véhicules », se plaint-t-il.

« Le commissariat de Pétion-ville compte 18 véhicules dont 10 sont en panne actuellement », confirme un policier sous couvert de l’anonymat. Le moral des troupes n’est pas au beau fixe, confie-t-il, quelques jours après l’application de mesures conservatoires contre le commissaire de Pétion-ville Vanel Lacroix et de cinq policiers dans une scabreuse affaire d’un détenu mort en garde à vue.
Sous couvert de l’anonymat, un cadre de la PNH explique une partie du problème. « Les suites aux réquisitions pour acheter du matériels, réparer des véhicules, du carburant sont données au compte-goutte par le ministère des finances », indique-t-il, rappelant que la police ne peut pas souffrir de manque de fonds à cause de la transition politique, d’un gouvernement qui liquide les affaires courantes. « 105 véhicules qui devraient être dans les rues pour patrouiller, réaliser des opérations, sont cloués au garage. Je ne parle de ceux qui seront bientôt inutilisables à cause de problèmes de pneus », ajoute-t-il, déplorant le temps perdu et l’irresponsabilité des uns et des autres dans le processus visant à installer un nouveau gouvernement.
« C’est ça une partie de la réalité », souligne-t-il, sans négliger les luttes d’influences de certains proches du président Martelly pour jeter le discrédit sur le commandement. « On veut monter que le commandement est incompétent. Et tous les moyens sont bons », déplore cette source sous le couvert de l’anonymat.
« Ce n’est pas nouveau. Le flou, les conflits dans la chaine pénale ont des répercussions sur la sécurité du public », relève Réginald Delva, spécialiste en sécurité publique. « On accuse des retards dans la liquidation des affaires courantes et les réseaux de criminels liquident les maigres ressources humaines du pays », se désole le responsable de Alerte Haïti.
Le président Michel Joseph Martelly, le 14 mai 2011, avait fait la promesse de combattre l’insécurité. « Je vous renouvelle ma confiance, ressaisissez-vous », avait lâché le président à l’attention des autorités policières et judicaires. Mais, entre-temps, le temps passe et d’autres forces politiques réclament un partage de poste, un partage de responsabilité en Haïti où les réquisitions pour les dépenses courantes de la PNH sont décaissées au compte-goutte alors que les bandits ouvrent les vannes, font couler le sang…
Entre-temps, à la morgue de l’HUEH le cahier est là. Et Dieu seul sait qui sera la prochaine victime des chevaliers de l’apocalypse…
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com Source: Le Nouvelliste

 

Selon des leaders communautaires: la diaspora peu satisfaite de la dernière tournée du président Martelly

01/07/2011 10:23:00 Auteur(e) La Redaction

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(AHP) –Le président haïtien  Joseph Michel Masrtelly qui a réalisé le week end dernier, aux Etats Unis, l’une des activités prévues pour ses 100 premiers jours, n’a pas su démontrer sa volonté politique d’enretenir les meilleurs rapports avec les expatriés, ont estimé plusieurs leaders de la diaspora, estimant qu’il n’y a rien eu de nouveau, que  le même discours de campagne et des rencontres du type de celles organisées après sa victoire invitant  la diaspora a « être les premiers touristes » et a « protéger l’image d’ Haïti » .

Placé sous le titre « week end d’appréciation de la diaspora », cet évènement qui au départ, devrait être la « Semaine de la diaspora » annoncée  par la présidence dans le cadre d’activités thématiques comme la promotion du tourisme haïtien, a créé certaines confusions dans son contenu, selon l’ancien consul géneral d’Haïti à New-York, Harry Fouché.
Il a fait savoir qu’à Miami, le président a parlé de « Jour de la diaspora »,  alors qu’il existe déjà par  arrêté présidentiel la « journée Nationale de la Diaspora » lancée  officiellement le 20 avril passé par le Ministère des Haïtiens Vivant a l’Etranger (MHAVE).
« Un rally prévu  à New York, en face des Nations Unies, sur une place où habituellement s’organisent des activités de protestations pacifiques, a été annulé apparemment par manque d’assistance » ont rapporté des journalistes de la diaspora.

Le président Joseph Martelly a quand même pu, sans attirer la grande foule, rencontrer  au stade  « Manno Sanon » de Litlle Haïti,  des supporters , en compagnie du maire de la ville Tomas Regalado, de certains élus haitiens-américains et de  membres de son équipe, pour faire la promotion de son programme d’éducation en faveur de 100,000 écoliers dont il pense pouvoir assurer l’ écolage à partir de septembre 2011.
Dans ce contexte, le chef de l’Etat a rappelé  que depuis le 15 Juin, des prélèvements de US$ 1,50 sur tous les transferts et de 5 centimes américains sur tous les appels téléphoniques, sont réalisés par la Banque de la République d’ Haïti (BRH) pour alimenter le Fonds National pour l’ Education (FNE) qui devrait permettre la scolarisation, durant son mandat de 5 ans, de  500,000 enfants qui actuellement ne vont pas a l’ école en Haïti.
Ces prélèvements ont provoqué des réactions très négatives dans la diaspora. « Les appels téléphoniques déjà chers sont devenus plus élevés. Les transferts pour les petites bourses sont  affectés disproportionnellement par rapport aux transferts d’importantes sommes », s’est plainte Jeanne, vendeuse dans un mall.
Certains évoquent même un possible mouvement de protestation qui serait en gestation à New York contre  ces mesures qui ne font pas non plus  l’unaminité chez les opérateurs des deux secteurs concernés dont des representants n’ont pas accompagné le chef de l’Etat lors de  son deplacement. .
La diaspora longtemps considérée comme une « vache au lait » semble n’avoir rien reçu de substantiel de ce voyage du président Martelly, les amendements sur la double nationalité et la participation politique, sont pour le moment mis entre parenthèses.
Des haïtiens de l’Etranger croient aussi que le  Ministère de la diaspora est marginalisé apres avoir été menacé d’absortion par le Ministere des Affaires Etrangeres.
Ils en veulent pour preuve le fait  que  le président de la République s’ est fait accompagner de M. Daniel Supplice qu’ il a présenté comme son ministre désigné des affaires Étrangères, sans présenter aucune personnalité comme ministre des Haïtiens vivant a l’ étranger.
Il a seulement  designé la dame Bérénice Fidelia, une activiste pro-Martelly à Miami durant la campagne électorale, comme liaison de la présidence avec la diaspora.
Ce qui, pour certains leaders communautaires de Miami, comme Jean Robert Lafortune, est « institutionnellement et politiquement préoccupant ».
Lafortune qualifie le voyage du président comme « une opération de relations  publiques et de lever de fonds » sans aucun objectif tendant à renforcer les rapports institutionnels entre l’Etat haïtien et sa diaspora.
Toutefois, lors d’une rencontre avec des représentants de la dispora de New-York, le  président Martelly a declaré prendre très au sérieux le dossier du Ministère des Haïtiens vivant à l’´Etranger, a rapporté Harry Fouché.

 

Portrait de Laurent Lamothe, le sulfureux patron de Global Voice

vendredi 1er juillet 2011

Mr Laurent Lamothe CEO for Global Voice and important NOPIN Partner enjoying the party with his fiancee at Sweet Micky's 2006 New Year Eve Gala

Mr Laurent Lamothe CEO for Global Voice and important NOPIN Partner enjoying the party with his fiancee at Sweet Micky’s 2006 New Year Eve Gala

NDLE – LISEZ AUSSI : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/coke-en-stock-xxxvi-retour-en-91815#forum2876431

C’est l’homme par qui le scandale arrive. Depuis plusieurs mois, le dispositif de contrôle des appels entrants qu’il a introduit au Sénégal moyennant le paiement de faramineux pots de vin défraie la chronique. Après avoir corrompu à tout va, utilisé des batteries de millions de dollars pour défoncer les portes de la République et sorti du palais avec un décret signé par le chef de l’Etat sénégalais Abdoulaye Wade instituant un système de taxation des appels entrants, Laurent Lamothe, patron de la nébuleuse Global Voice, réitère un forfait dont il est coutumier dans d’autres pays d’Afrique.

Ce Haïtien de 39 ans, installé dans un château à Cape Town, qui se déplace en Maserati dans les artères de cette station balnéaire sud-africaine et voyage en jet privé, est le prototype de l’escroc parfait, spécialisé dans la corruption de dirigeants de républiques bananières pour piller leurs maigres ressources. La liste des Etats où il a sévi en fait foi. Global Voice a réussi à s’implanter et à « faire affaire » en République démocratique du Congo, en Centrafrique, en Guinée…

En Gambie, où règne un despote aussi absolu que prédateur, il a réussi à obtenir le marché de l’interco par le biais d’un deal assurant à Yaya Jammeh, l’homme fort du pays, des millions de dollars qui tombent régulièrement dans sa cassette personnelle et un dispositif d’écoute des communications téléphoniques des Gambiens. Aux pires moments du show tragique puis comique de Moussa Dadis Camara, en Guinée, Laurent Lamothe et son associé Patrice Baker, tels des vautours sur les restes de l’Etat guinéen, n’ont pas hésité à « faire affaire » avec Dadis pour renouveler leur contrat que le gouvernement du défunt Lansana Conté avait refusé de reconduire.

L’épopée de Lamothe à Conakry est d’ailleurs très riche en rebondissements, dont le plus fantasque est le déballage opéré par Lamine Niang, son ancien country manager en Guinée, petit- frère de Serigne Ben Niang (vice président du groupe). Dans une contribution parue dans un journal dakarois, Lamine Niang a décrit par le menu les pratiques de son ancien boss. Après une sortie, on s’est empressé de le faire taire. Comment ? A son arrivée à Dakar, Lamothe n’a pas failli à sa réputation. Il a pas posé des actes dignes d’un scénario de série B dans une République bananière. Dakaractu.com va revenir point par point sur les péripéties de ce vaudeville, en commençant dans la prochaine enquête par publier des mails et documents internes de Global Voice qui établissent les pratiques de corruption à grande échelle (autorités corrompues, montants alloués, intermédiaires…) mises en oeuvre. Nous reviendrons également sur le deal en cours entre Global Voice et la très sulfureuse société Tell. Ing.

Lorsque le scandale a éclaté et que les accusations de corruption ont poussé l’administration américaine à s’intéresser à Global Voice, qui a son siège à Miami, Laurent Lamothe a trouvé la parade : ordonner à sa filiale locale sénégalaise de se présenter dorénavant Global Voice comme une entreprise de droit haïtien, avant de fuir lui-même dans son pays d’origine, Haïti, pour échapper aux enquêtes du fisc et de la police des Etats-Unis. Après avoir financé la campagne de Joseph Michel Martely, devenu président de la République, Laurent Lamothe cherche aujourd’hui un poste dans le gouvernement de ce dernier pour s’assurer une immunité. C’est à un personnage de cet acabit que le Sénégal s’est livré…

Cheikh Yérim Seck  (Source : Dakaractu, 1er juin 2011)

 

Michel Martelly au Sommet des Chefs d’Etat de la CARICOM à St. Kitts & Nevis

Jeudi, 30 Juin 2011 16:25

martelly11042011Le président Michel Joseph Martelly laisse la capitale de Port-au-Prince ce jeudi 30 juin 2011 à destination de St.Kitts & Nevis où il participera au Sommet des Chefs d’Etat de la CARICOM. Selon un communiqué du bureau de communication de la présidence,  le chef de l’Etat délivrera le message d’ouverture du sommet et en profitera pour s’entretenir avec d’autres leaders en vue de renforcer la coopération bilatérale entre Haïti et d’autres nations de la Caraïbe.

24 heures avant son voyage, M. Martelly a eu une série de rencontres au Palais national avec différentes personnalités de la communauté internationale pour parler, entre autres, de sécurité, de reconstruction, d’investissement et de relations bilatérales.

Ont défilé à cet effet au bureau du président Martelly : l’ambassadeur dominicain à Port-au-Prince, Ruben Sillie Valdez ; l’ambassadeur de la Grande Bretagne, Steven Fisher ; le nouveau chef civil de la MINUSTAH, Mariano Fernandez Amunátegui, le successeur du diplomate guatémaltèque Edmond Mulet ; ainsi qu’une délégation des représentants des pays de l’Amérique du Sud ayant leurs troupes au sein de la mission onusienne en Haïti.

Concernant la présence des casques bleus dans le pays, Michel Martelly a exigé « que des rencontres fréquentes soient tenues entre la mission onusienne et la PNH afin de s’attaquer de front à l’insécurité et démanteler les réseaux de malfaiteurs ». Il a demandé à M. Fernandez de canaliser les ressources et les moyens de la MINUSTAH vers l’effort de développement et de reconstruction du pays.

Hier mercredi 29 juin, M. Martelly a également rencontré Jean Rodolphe Joazile et Saurel Jacinthe, respectivement  présidents du Sénat et de la Chambre des députés. Ils se sont entretenus sur la désignation et la ratification du prochain Premier ministre désigné.

Par ailleurs, à partir du 7 juillet prochain,  le président Martelly, en quête de plus d’opportunités pour le pays, sera en tournée en Europe où  il rencontrera, entre autres, à Madrid (Espagne) le président du Gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero ainsi que le Roi Juan Carlos. Les discussions se porteront sur l’aide du peuple espagnol à Haïti et le renforcement de la coopération entre les deux pays, selon le communiqué susmentionné.

Au cours de cette tournée, le chef de l’Etat devra s’entretenir également avec des hommes d’affaires européens intéressés à investir en Haïti,  « pour les encourager et leur garantir un environnement propice aux affaires ».

 

Reporters Sans Frontières réclame la libération de deux journalistes arrêtés à Petit Goâve

P-au-P, 30 juin 2011 [AlterPresse] — Reporters Sans Frontières (RSF) réclame la libération immédiate et inconditionnelle de deux journalistes arrêtés récemment à Petit Goâve sous l’accusation de diffamation.

Ernst Joseph et Wolf Duralph Francois, animateurs d’une émission intitulée « Les ont dit » sur la Radio Prévention ont été arrêtés le 22 juin dernier, et accusés par le commissaire du gouvernement, Alix Civil, de diffamation, trouble à l’ordre public et bris de biens publics. Des équipements dont l’émetteur de la radio ont été confisqués par les autorités judiciaires.

Dans un communiqué, Reporters sans Frontières(RSF) rappelle que l’accusation de diffamation est synonyme d’emprisonnement en Haïti.

« Or, une incarcération pour un délit de presse est contraire aux standards internationaux en matière de liberté de presse et à la jurisprudence de la Cour interaméricaine des droits de l’homme. Outre les poursuites judiciaires pour « diffamation », cette procédure arbitraire à l’encontre de ces deux journalistes révèle un abus de pouvoir qui constitue une autre forme de censure », indique l’organisation.

Reporters Sans Frontières exige que les autorités conduisent une enquête impartiale sur le dossier et que les équipements confisqués soient restitués. [kft gp apr 30/06/2011 15:00]

 

Des individus tentent de s’emparer du journal Haïti Progrès

Le Fondateur et seul propriétaire de l’hebdomadaire « Haïti Progrès », Benjamin Dupuy, a donné une conférence de presse ce jeudi 30 juin, pour informer l’opinion publique de l’agression et du vol à main armée dont il a été victime en sa résidence le 11 juin en cours à 2 h 30 de l’après-midi. Cette action a été perpétrée par des individus désirant s’approprier illégalement le journal Haïti Progrès. Il a aussi apporté un démenti formel aux allégations mensongères diffusées par les commanditaires de ces actions violentes et illégales.

Le propriétaire du Journal Haiti-Progrès, M. Benjamin Dupuy

(Photo: John Smith Sanon)

La police de Port-au-Prince s’étant rendue chez M. Benjamin Dupuy, a constaté les indices révélant que la maison a été cambriolée. Il a donc informé la justice haïtienne de l’agression subie par M. Dupuy, tout de suite après l’incident, selon un procès-verbal dressé par la justice haïtienne, lu par M. Dupuy durant la conférence. Un procès-verbal qui certifie que son domicile, sis impasse Dupuy, ruelle Chrétien # 6, a bel et bien été cambriolé le 11 juin dernier à 2 heures 30 de l’après-midi.
Le propriétaire du journal Haïti Progrès explique que ce jour-là, en rentrant dans la cour avec sa voiture, il avait remarqué que des bandits s’y trouvaient. Il était arrivé avec un ami et avait trouvé cinq individus armés de son propre pistolet et de ses trois fusils de chasse. Les bandits les ont tiré (lui et son ami) de force de la voiture et les ont obligés à se coucher par terre sous la menace des armes volées dans l’armoire se trouvant dans sa chambre. Ils ont saisi de force les clés de la voiture. Durant l’incident, la principale victime est blessée au poignet droit où ils lui ont appliqué un coup de machette. Ils ont finalement pris son portefeuille, sa voiture et sont partis avec les objets précités.
Après leur départ, M. Dupuy a constaté qu’ils ont emporté son laptop de marque Dell, les clés de sa maison et celles de sa génératrice dont ils ont également emporté la batterie. Il a donc appelé sa fille qui l’a accompagné au commissariat pour déposer une plainte. Entre-temps, les bandits ont abandonné la voiture à la rue Saint Gérard (une Jeep Mitsubishi Montero de couleur verte), ouverte, avec ses clés et l’un des deux trousseaux des clés de toutes les portes de la maison. Ils ont donc gardé l’un des trousseaux. Dans la voiture, les malfrats ont abandonné deux armes et le portefeuille vidé de l’argent qui s’y trouvait ; ils ont gardé deux fusils avec leur permis et sa carte d’identification nationale. Ben Dupuy fait remarquer qu’au moment de l’intervention, les voleurs ont pris en otages les nommés Cocotte, Milaure, Babien et Merlande, dont ils ont pris les téléphones cellulaires.
Cette attaque, que la victime qualifie d’agression caractérisée, serait commise par des individus désirant s’approprier illégalement le journal Haïti Progrès. Il accuse Georges Honorat, membre du comité central et du bureau politique du Parti populaire national (PPN), et rédacteur en chef d’Haïti Progrès, qui a démissionné le 3 juin dernier à la fois du Parti et du journal, et Maude Leblanc, codirectrice du journal Haïti-Progrès, et également membre du comité central et du bureau politique. Ces deux personnalités seraient, selon lui les auteurs intellectuels de cet attentat survenu au moment où il prenait des dispositions pour rétablir l’ordre au sein du journal qui siégeait provisoirement dans sa résidence privée, car il estimait que l’institution fonctionnait mal : « il n’ ya jamais eu de rencontre, ni de suivi et personne n’avait eu une responsabilité clairement définie. », indique M. Dupuy.
La victime a eu recours à la justice, d’ailleurs elle entreprend des démarches en vue d’interrompre la parution de ce journal sous le titre d’Haïti Progrès. « Ils peuvent toujours continuer de publier un journal s’ils veulent, mais pas avec le titre d’Haïti Progrès, qui reste ma propriété. Ils n’ont pas ce droit », a-t-il ajouté. Pour l’instant, Ben Dupuy a perdu le contrôle du journal qui continue d’être publié depuis les Etats-Unis comme une sorte de contrebande, a-t-il dit, avec une série d’employés que Georges Honorat lui-même avait placés dans l’institution. « Alors qu’il était responsable des opérations, Georges Honorat a embauché ces gangsters, et ce sont eux qui ont réalisé l’attentat dont je suis victime. »
« L’événement s’est produit aussitôt après que Georges Honorat ait remis sa démission », a-t-il fait remarquer. « Ces individus contre lesquels des avis, de recherche ont été lancés répondent aux noms de Yves Joseph, embauché par Honorat comme administrateur, Emmanuel Saintus, et un certain Seluis dont je ne me souviens pas très bien du nom. » ils fonctionnaient dans sa résidence, mais ayant remarqué que c’étaient des truands, il les avait mis à la porte, et c’est ce qui aurait provoqué ce coup, selon ce qu’il a expliqué.
Le secrétaire général du PPN, un parti récemment exclu des élections, affirme que ces individus cherchent à s’emparer du journal au nom de ce parti dont ils sont également membres, alors qu’Haïti Progrès et PPN sont deux institutions strictement différentes. « Ils utilisent des moyens tout à fait illégaux, comme une sorte de coup d’Etat pour y parvenir », a-t-il dit, apportant un démenti formel aux allégations mensongères diffusées par les commanditaires de ces actions violentes et illégales.
John Smith Sanon
rtnh2005@yahoo.com

 

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