lundi 4 juillet 2011

4 Juil

Haïti / Premier ministre

Céant, Gousse et Bellerive : les 3 favoris!

Le temps des tâtonnements et des conjectures doit, selon toute vraisemblance, prendre fin au début de cette nouvelle semaine. Après la cuisante défaite de Martelly au Parlement avec le rejet en bloc de la candidature de Daniel Gérard Rouzier, le nom du prochain Premier ministre désigné aura été connu plus d’une semaine après. Le président de la République a, cette fois, pris tout un ensemble de dispositions pour ne pas être broyé à la cité de l’Exposition.

2011-07-04 10:40:46

Parlementaires, commission de liaison et le président Martelly lui-même se sont entretenus dans un dialogue constant en vue de permettre au pays de connaitre sous peu son nouveau Premier ministre.
Les discussions, a-t-on appris, vont bon train entre l’équipe du président Joseph Michel Martelly et les différents blocs au Parlement sur le choix de la personnalité appelée à former et à conduire le prochain gouvernement. Les présidents des deux Chambres ayant été consultés, le président de la République est prêt, informent des sources proches du palais national, à dévoiler le nom du prochain chef de la Villa d’Accueil.
Le Premier ministre désigné devrait normalement découler d’une liste d’une dizaine de personnalités dont les plus connues sont l’ex-candidat à la présidence Lesly Voltaire, l’ex-président du CEP en 2009, Frantz Gérard Verret, le Premier ministre démissionnaire Jean-Max Bellerive, l’ex-candidat à la présidence Charles Henri Baker, l’ancien ministre de la Justice sous le gouvernement intérimaire de Gérard Latortue, Bernard Gousse, le conseiller politique du président Martelly, Daniel Supplice, et le notaire Jean Henri Céant, ex-candidat à la présidence au cours des dernières élections présidentielle et législatives.
Céant, le favori
L’ex-candidat de Renmen Ayiti à la présidence, Jean Henry Céant, fait aujourd’hui figure de grandissime favori parmi les personnalités suscitées. Le président Martelly, qui avait promis de faire son choix avant un périple d’une quinzaine de jours qui doit l’emmener dans plusieurs pays, semble avoir opté pour son ex-concurrent à la présidence qui l’avait, quelque peu en catimini, rejoint aux dernières heures de la campagne électorale du second tour.
Le notaire Céant est aujourd’hui en pôle position pour diriger le prochain gouvernement. Jean Henry Céant, ami personnel du président de la République, serait le candidat qui aurait toute la bienveillance du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), majoritaire à la 49e législature, et de certains proches du mouvement Lavalas.
Le notaire et professeur à la faculté de Droit et des Sciences économiques. Connu pour être un fidèle de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, ses chances de passer les multiples étapes de la ratification au niveau du Parlement paraissent grandes. Plusieurs rencontres se sont déjà tenues entre les représentants de plusieurs groupes au Parlement pour passer au crible les noms des personnalités pressenties pour être le 16e Premier ministre depuis l’entrée en vigueur de la Constitution de 1987.
Bernard Gousse, contesté ?
Bernard Gousse est actuellement le conseiller juridique de l’homme d’affaires Daniel Gérard Rouzier dont la ratification comme Premier ministre a échoué, il y a deux semaines, à la Chambre basse. Egalement proche du nouveau pouvoir, l’homme de loi fait aussi figure de favori dans le camp Rose et vert. Son nom est d’ailleurs retenu parmi les deux dernières personnalités ayant toute leur chance de former le premier gouvernement du président Martelly.
Cependant, auprès de la 49e législature, Bernard Gousse n’aurait pas la cote. Le vice-président du groupe majoritaire, Faustin Poly (Miragoâne/Fond-des-nègres/Inite), se prononce publiquement contre un tel choix. A l’ex-ministre de la Justice du gouvernement de transition (2004-2006) sont reprochés son comportement à la tête de ce ministère et l’incarcération de partisans et grands manitous du pouvoir lavalas, dont l’actuel sénateur Jocelerme Privert et l’ex-Premier ministre Yvon Neptune.
Selon des parlementaires contactés par la rédaction du Matin, le choix de Me Bernard Gousse serait problématique. Certains députés, membres de plusieurs blocs, annoncent formellement qu’ils s’opposeront à un tel profil qu’ils jugent contestable.
Bellerive en attente
Le choix de l’actuel Premier ministre démissionnaire Jean-Max Bellerive a été pendant longtemps une grande option pour le président Martelly. Bien avant sa prestation de serment, il avait affirmé que M. Bellerive est un franc technicien, d’une compétence de haut niveau, mais que l’équipe de Préval l’avait très mal compris. Par cette déclaration, tout le monde avait compris que le président de la République ne voulait pas se dissocier de Jean-Max Bellerive.
Les deux cousins, lien de parenté reconnu d’ailleurs publiquement par l’actuel Premier ministre, pensent qu’à la primature ou ailleurs, Bellerive sera un proche conseiller de Michel Martelly. Jean-Max Bellerive souligne d’ailleurs qu’il y a un discours de campagne et une pédagogie de gouvernance. Il pense qu’il peut bien s’adapter à la politique de M. Martelly malgré qu’il ait été membre de l’ancien régime. D’une façon ou d’une autre, Jean-Max Bellerive ne sera pas exclu du nouveau pouvoir. Toutefois, les promesses de rupture avec le passé, avec l’ancien système, de changement et d’obligation de résultats pourront bien constituer un inconvénient majeur dans la reconduction du Premier ministre Bellerive.
Dès lors, Joseph Michel Martelly et Jean Henry Céant constitueraient peut-être le nouveau tandem qui sera bientôt à la tête du Pouvoir exécutif.

Joseph Chanoine Charles / cjchanoine@yahoo.fr

 

Haïti – Politique :

Martelly partage son rêve d’Haïti, au sommet de la CARICOM

04/07/2011 09:27:46

Haïti - Politique : Martelly partage son rêve d’Haïti, au sommet de la CARICOM

Dans son discours d’ouverture du 32ème Sommet des Chefs d’État du CARICOM [qui s’achève ce lundi 4 juillet] à Saint Kitts et Nevis, devant les représentants des 14 États membres, le Président Martelly a partagé, dans la première partie de son allocution, son rêve d’un Haïti meilleur et de ceux qui l’ont inspiré. Dans le seconde partie, le Chef de l’État a fait plusieurs propositions et pris des engagements, tout en expliquant les grandes orientations de la politique étrangère de son Gouvernement. Nous publions en deux articles les points essentiels de son discours. Ce premier article, concerne la vision de Martelly pour l’Haïti de demain.
Discours d’ouverture du Président Martelly – Première partie :
« Permettez moi de vous remercier, le Gouvernement et le Peuple de Saint Kitts et Nevis, pour l’accueil chaleureux qu’ils nous on réservé, cela ne fait que renforcer le sentiment d’admiration que j’ai pour ce peuple en particulier et pour les caribéens en général, dont on ne finira jamais de louer le sens de l’hospitalité et surtout, celui des arts qui fleurissent sous toutes les formes sur cette terre, sur cette terre qui a produit, non seulement de très grands écrivains et de très grands poètes, mais aussi de très grands artistes.
Je profite de l’occasion pour rendre un hommage particulier et mérité, à Monsieur Edwin Carrington, ex-Secrétaire Général de la CARICOM, qui a su, pendant plus de vingt ans, mener à bon port la barque de notre organisation. Le travail effectué par lui, témoigne combien il est un grand caribéen et nous souhaitons qu’il serve de modèle aux générations actuelles et futures.
Je profite de l’occasion pour saluer mon collègue de la Colombie, Monsieur Juan Manuel Santos et lui confirmer combien nous sommes intéressés à approfondir les relations entre nos deux pays. Je salue aussi la présence parmi nous de Monsieur José Miguel Insulza et le remercie une fois de plus pour l’assistance apporté par l’OEA en Haïti.
Monsieur le Président, Chers Collègues, Mesdames, Messieurs,
Ma présence ici ce soir avec vous, ne représente pas seulement une simple formalité protocolaire ou a une simple participation, à un sommet de la CARICOM. Je connais l’importance que vous accordez à Haïti, c’est un pays qui vous est cher, non seulement pour des raisons ethno-culturelle, mais aussi pour des raisons d’ordre historique. Vous lui avez accordé une attention très grande et nous vous en sommes reconnaissant, même si parfois, il y a des moments passagers d’incompréhension. Ce sont des choses, qui arrive dans toutes les bonnes familles, qui servent parfois à resserrer d’avantage les liens de fraternité et de convivialité. Je suis venu ce soir, vous apporter le message d’amour et d’amitié du peuple haïtien, je suis aussi venu vous apporter le message d’espérance du peuple qui m’a voté et m’a permis d’être son porte-parole ce soir, auprès de la grande famille caribéenne.
Le Révérend Martin Luther King avait fait un rêve pour les États-Unis, moi aussi j’ai fais un rêve pour Haïti et son peuple. J’ai rêvé d’une Haïti où après mon mandat de cinq ans, la plupart des enfants d’Haïti apprendront à lire et à écrire. J’ai rêvé d’une Haïti, où au-delà de la force de capacité de résilience du peuple haïtien, nous pourrons arriver à créer ou à jeter les bases d’un environnement moins dégradé et successible de mieux résister aux intempéries, aux séismes et à l’action insidieuse des pluies sur le sol et les habitats. J’ai rêvé d’une Haïti où la croissance économique et la durabilité du processus de développement permettra au peuple haïtien, de mieux exprimer son étonnante capacité créatrice, non seulement à travers les arts, mais aussi à travers la science et la technologie. Je rêve d’une Haïti forte, belle et prospère, tels que l’ont rêvé les héros de notre indépendance, Toussaint Louverture, Jean-Jacques Dessalines, Henri Christophe, Alexandre Pétion… Ce sont eux qui inspirent ma vision et ma mission.
Certains diront, qu’il y a des difficultés apparemment insurmontables auxquelles est confronté Haïti, mais tout est une question de leadership, c’est-à-dire de la capacité d’engager ses compatriotes à avoir une vision positive et constructive de l’avenir. Mon équipe et moi, nous voulons influer de façon positive le cours de l’histoire haïtienne et mettre fin au cercle vicieux qui l’accable depuis plus de trois décennies. Notre vision, est une vision autre que celle montrée par certains médias. Nous voulons changer Haïti pour le meilleur et nous la changeront. Impossible «is not in my vocabulary» [Impossible n’est pas dans mon vocabulaire]. Ce changement qui fait partie intégrante de notre vision et de notre mission, nous entendons le faire avec vous, leaders et peuple de la CARICOM. Nous aimerions que vous puissiez nous accompagner tout au cours de notre mandat, afin que mon rêve et celui du peuple haïtien puisse se réaliser.
[…] Nous avons prit l’habitude de parler de la reconstruction d’Haïti, mais il s’agit en fait, d’un pays à construire selon un nouveau modèle et de nouvelles normes. La tâche est immense, mais elle est exaltante. Quelle sera l’Haïti de demain ? Je n’en connait pas encore les contours exacts, mais je sais que son cœur jaillira de ce capital humain dont je vais favoriser l’épanouissement à travers la politique d’éducation qui est au centre de mon action. Mais cette Haïti de demain, ne pourra pas se faire sans l’apport des capitaux nécessaires, le taux d’épargne nationale en Haïti, en raison de certaines vicissitudes historiques et du choix de stratégies inappropriées, est extrêmement bas et nous manquons cruellement de capitaux pour construire une Haïti conforme à la vision du peuple haïtien. C’est pourquoi du haut de cette tribune qui m’est offerte ce soir, je lance un pressant appel aux hommes d’affaires, pour qu’ils viennent investir en Haïti et aider à créer cette richesse indispensable à notre développement et à notre reconstruction.
Je suis en train de créer, tant avec le secteur privé qu’avec le secteur public, les conditions nécessaires pour qu’Haïti devienne, elle aussi, une destination naturelle pour les investissements directs et étrangers. En 2009, le montant total des investissements direct se chiffraient à 400 millions de dollars, dont la plus grande partie, relevait du secteur des télécommunications. Nous espérons, que d’ici une dizaine d’années, avec les nouvelles politiques qui vont être mises en place, le montant total des investissements directs annuel pourra se chiffrer à quatre milliards de dollars américains ou même davantage. Nous croyons à l’investissement et à sa capacité de contribuer à façonner une vision solide et correcte du futur, nous croyons à l’être humain et à la politique de l’éducation, car c’est à travers des hommes, des femmes et des enfants bien éduqués, en fonction d’un objectif fondamental que nous pourrons façonner cet avenir rêvé par Toussaint Louverture et Alexandre Pétion. »

Martelly parle de sa politique étrangère au sommet de la CARICOM
http://www.haitilibre.com/article-3300-haiti-politique-martelly-parle-de-sa-politique-etrangere-au-sommet-de-la-caricom.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3289-haiti-politique-le-president-martelly-de-retour-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-3288-haiti-politique-propos-de-martelly-au-32eme-sommet-des-chefs-d-etat-du-caricom.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Martelly parle de sa politique étrangère au sommet de la CARICOM

04/07/2011 11:22:02

Haïti - Politique : Martelly parle de sa politique étrangère au sommet de la CARICOM

Dans la seconde partie de son discours d’ouverture au 32ème Sommet des Chefs d’État du CARICOM [qui s’achève ce lundi 4 juillet] à Saint Kitts et Nevis, le Président Martelly, a fait plusieurs propositions et pris des engagements, tout en expliquant les grandes orientations de la politique étrangère de son Gouvernement. Ce second article expose les points essentiels de son discours.
Monsieur le Président,
Madame le Secrétaire par intérim de la CARICOM,
Chers Collègues,
Distingués Représentants des Nations de la CARICOM,
Au cours de ce sommet, nous n’allons pas seulement parler de notre pays et de son avenir, nous allons profiter de cette occasion, pour vous offrir aussi notre vision à part entière de la CARICOM, telle qu’elle s’exprimera à travers notre politique étrangère au cours des cinq prochaines années. Pour nous, la CARICOM, c’est avant tout, ce lieu qui doit servir de lien consistant et durable entre nos Nations au sein de la grande Caraïbe.
L’idée d’une Fédération des iles des caraïbes, a germée au 19è siècle, dans l’esprit de certains écrivains haïtiens, comme Anténor Firmin, qui prônait avant la lettre – l’unité de la caraïbe, pour ne pas dire de la grande caraïbe – si l’on part de l’idée que font partie des caraïbes, tous les pays baignés par la mer des Caraïbes. La CARICOM est composée de 14 États, qui à eux seuls, représentent près de la moitié des États de l’hémisphère occidental. Elle est au cœur même d’une organisation régionale, comme l’Association des États de la Caraïbes et sans aucun doute, elle sera également une force avec laquelle il faudra compter au sein de la nouvelle communauté des États d’Amérique Latine et de la Caraïbe.
La CARICOM a encore un autre point positif à son actif, elle représente le schéma d’intégration, le plus avancé de l’hémisphère, tous ces aspects positifs, font que la CARICOM, représentera, à coté d’autres schémas d’intégrations, comme l’Association des États de la Caraïbes, le système d’intégration d’Amérique Centrale, un élément très important dans notre politique régionale et multilatérale. À ce sujet, mon pays continuera d’apporter son soutien à la politique en faveur d’une gestion durable de la mer des Caraïbes et de ses écosystèmes, ainsi que la lutte contre le réchauffement climatique. Ce sont de telles approches, au-delà des questions économiques, monétaires et financières, qui feront la force de notre région. Nous devrions penser en terme de programmes, au travers desquels, les Nations caribéennes, deviendront un ensemble géopolitique qui aura un poids déterminant dans la conception et la réalisation de l’ordre mondial du 21è siècle.
En ce sens, je n’hésiterais pas à vous proposer la mise en place d’un vaste programme, que l’on pourrait appeler « Union pour la Grande Caraïbes ». Dans le cadre de ce programme, la CARICOM, le SICA, le CALC, l’OEA, l’ONU et l’AEC pourraient travailler ensemble sur un terme commun, qui servirait de catalyseur à nos espérances fondamentales. La véritable force de la Caraïbe, réside aussi dans sa culture plurielle et multidimensionnelle, elle sera aussi au cœur de notre action diplomatique régionale, car nous devrions cultiver, avec force, l’approche culturelle que je chéri tout particulièrement, si nous voulons que la Caraïbe soit vraiment forte.
Mesdames, Messieurs,
La force de la Caraïbe et de la CARICOM, réside aussi dans sa diversité linguistique. C’est dans ce sens, que je recommande au groupe de travail intergouvernemental sur la révision du traité de Chaguaramas, d’ajouter à son agenda, la question de la diversité linguistique au sein de notre communauté et de l’intégration du français comme langue officielle et de travail, au niveau du Secrétariat et des autres instances de la CARICOM. Le schéma d’intégration de la CARICOM, qui est le plus avancé de notre hémisphère, est en même temps le seul au monde, où l’anglais est la seule langue officielle, tandis que plus de 50% de sa population est francophone ou créolophone. Nous espérons que nos amis et collègues comprendront nos appréhensions et appuieront cette demande légitime. Je dois rencontrer prochainement le Secrétaire de l’Organisation Internationale de la Francophonie, Monsieur Abdou Diouf et je lui demanderai de voir comment son organisation pourrai travailler de façon positive et efficiente sur cette question, avec le Secrétariat de la CARICOM.
Nous accorderons aussi, une très grande attention aux questions de changement climatique, de prévention et de gestion des risques naturelles. Notre région, plus que toutes autres, est menacée par les impacts du changement climatique, qui représente un danger à moyen terme, pour nos écosystèmes marins et terrestres, mais aussi l’habitat et la sécurité alimentaire de nos populations.
Une autre question, qui fera partie intégrante de la politique d’Haïti au sein de la CARICOM, est celle de la sécurité régionale et hémisphérique, d’ores et déjà, nous affirmons notre appui et celui de la Diplomatie haïtienne, à toutes les initiatives prises par la CARICOM en matière de sécurité régionale, que ce soit dans le domaine de la lutte contre le crime organisé ou celui de la lutte contre le trafic illicite de stupéfiants. Une attention particulière sera également accordé à la lutte contre le trafic illicite des petites armes. Quant à ce qui a trait à la lutte contre le terrorisme international, le gouvernement haïtien appuiera toutes les mesures adoptées par la CARICOM, dans le cadre de la mise en œuvre de la résolution 15-40 du Conseil de Sécurité des Nations Unis et des autres résolutions des Nations Unis et de l’Organisation des États Américains et relatif.
Nous nous proposons aussi, dans la perspective de notre partition à jouer dans le cadre de la problématique de la sécurité régionale, de renforcer les capacité de la Police Nationale d’Haïti et le système des gardes-côtes, afin qu’Haïti puisse répondre aux normes internationales et régionales en matière de sécurité. La question de la sécurité multidimensionnelle sera en ce sens, au cœur de notre action dans ce domaine. Mon Gouvernement appui et continuera d’appuyer, toutes les décisions adoptées par la communauté hémisphérique et la CARICOM, en vu du renforcement de la sécurité régional. La coopération entre les institutions et les autorités compétentes haïtiennes, doivent être renforcées. Dans ce contexte, je ferai appliquer intégralement sur le territoire haïtien, les principes et les recommandations de la déclaration de San Salvador sur la sécurité citoyenne et de la déclaration de Lima sur la sécurité et la Paix dans les Amériques, qui ont été adoptées en 2010 et 2011, par l’Assemblée Générale de l’Organisation des États Américains.
Mesdames, Messieurs,
Nous accorderons également au cours de notre mandat, une importance capitale au processus d’intégration d’Haïti au marché uni de la Caraïbe. Le Gouvernement précédent, a déjà entamé des démarches au niveau des procédures d’harmonisation de nos normes avec celles en vigueurs au niveau de la CARICOM, ainsi que le processus de certification des produits, d’origine communautaires par la CARICOM, que ce soit au niveau de l’agriculture, de l’industrie ou des services. Haïti a un très grand potentiel économique, qui une fois libéré de certaines entraves, pourra devenir un partenaire fiable et consistant pour les 13 autres États membres de la CARICOM. En ce sens, nous sommes disposés à travailler avec les investisseurs institutionnels de l’espace géo-économique de la CARICOM, afin qu’ils puissent participer activement à la croissance économique et au développement durable d’Haïti.
Je tiens à remercier la CARICOM, d’avoir octroyé un tarif et un accès préférentiel non-réciproque, pour certains produits haïtiens au marché de la CARICOM. D’après les informations qui m’ont été communiqué par les instances compétentes, une première cargaison de produits a été expédiée de la Gonâve sur la base de cette disposition. Cela prouve une fois de plus, que mon pays est prêt a certifier les produits d’origine communautaire, ce qui est un élément important et nécessaire dans le cadre de la mise en œuvre, par mon Gouvernement, de certaines composantes du marché de la CARICOM.
Je voudrais aussi souligner à votre attention, qu’en 2009, le Parlement haïtien a ratifié et harmonisé environ 40% du tarif haïtien au tarif extérieur commun de la CARICOM. Nous envisagerons avec vous, comment Haïti et la CARICOM, pourront lancer et dynamiser le commerce des marchandises, sur la base de ces modifications et établir un échéancier de mise en œuvre pour les 60% restant.
Lors du 3ème sommet CARICOM à Cuba, qui s’est tenu en septembre 2010, une décision avait été adoptée en vu de la création du fonds CARICOM Haïti pour la reconstruction d’Haïti. Des pas significatifs ont été accomplis depuis lors dans la concrétisation de ce fonds. Je vais passer des instructions formelles en vu de relancer les négociations avec la Banque Caribéenne de Développement, sur le statut actuel d’Haïti au sein de cette banque. Je laisse cependant à mes collaborateurs immédiats, le soin de mieux s’imprégner des objectifs de ce fonds, qui très certainement, rejoindra la vision et la mission pour lesquelles le peuple haïtien a voté pour moi.
J’espère que les ajustements nécessaires seront réalisés le plus tôt possible, pour voir avec vous, comment m’aider a réaliser ce rêve de changement réel pour Haïti et son peuple, qui me hante depuis plusieurs années.
Une autre question qui me tient à cœur, est celle des visas. J’aurai souhaité que mes compatriotes ne rencontrent plus de difficultés en se rendant dans un pays de la CARICOM, à cause de visa non-obtenus.
J’aurai aussi souhaité approfondir la coopération avec l’Université West Indies (UWI) afin de renforcer le système éducatif en Haïti.
Je ne saurais terminer, sans porter à votre attention, que la République d’Haïti souhaiterait organiser le Sommet des Chefs d’États et de Gouvernement de la CARICOM au cours du premier semestre de l’année 2013. Comme vous le savez déjà, Haïti devait présider ce sommet en 2010, mais n’a pu le réaliser en raison du séisme du 12 janvier 2010. J’espère que vous appuierez cette demande.
Je vous remercie de votre attention. »
Martelly parle de sa politique étrangère au sommet de la CARICOM
http://www.haitilibre.com/article-3299-haiti-politique-martelly-partage-son-reve-d-haiti-au-sommet-de-la-caricom.html
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3289-haiti-politique-le-president-martelly-de-retour-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-3288-haiti-politique-propos-de-martelly-au-32eme-sommet-des-chefs-d-etat-du-caricom.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti/ Législation

Quid de la révision constitutionnelle ?

La question de la révision constitutionnelle semble être oubliée dans les débats. Malgré que la constitution amendée ait été rapportée, il semble qu’on soit encore loin de trouver une issue à cette crise. Suite à une enquête que nous avons menée auprès de certains secteurs clés de la société civile et de parlementaires impliqués dans le processus, tout montre qu’un complot a été concocté entre les équipes sortante et rentrante et le Parlement. Ce véritable jeu à trois a compromis la révision à cause de l’échec du jeu gagnant-gagnant entre ces protagonistes.

2011-07-04 10:33:43

Rétablissons les faits
La commission bicamérale, mise sur pied pour travailler sur la déclaration d’amendement, a débuté son travail le jeudi 5 mai au salon diplomatique de la Chambre haute. Divisée en quatre sous-commissions, la commission bicamérale a rencontré plusieurs secteurs de la vie nationale. Elle s’est également entretenue avec plusieurs experts en droit constitutionnel. Certains parlementaires, membres de cette commission, ne se sont présentés qu’une ou deux fois aux séances de travail.
Cependant, tout le hic reste au niveau des négociations devant déboucher sur l’harmonisation des mandats. Pour ce faire, plusieurs rencontres se sont tenues entre les parlementaires, l’équipe du président Martelly et celle du président sortant René Préval. Deux groupes différents de parlementaires auraient rencontré les deux équipes, mais aucun consensus n’a été trouvé. Les demandes du groupe des sénateurs dont le mandat arrive à terme en mai 2012 et celles du groupe des nouveaux sénateurs étaient à la hausse.
En vue d’harmoniser le mandat des élus, la commission avait proposé que les sénateurs en fin de mandat soient réélus pour une période de trois (3) ans. Une proposition rejetée d’un revers de main par le 3e sénateur du Nord’Ouest, Evalière Beauplan, qui n’était pourtant pas membre de ladite commission. Le sénateur, élu sous la bannière du Pont, avait promis de voter contre le rapport, arguant que si l’amendement ne passe pas, il sera de préférence réélu pour six (6) ans.
Un jeu gagnant-gagnant
L’article 134.1 amendé stipule que le président est élu pour une période de cinq ans et est immédiatement rééligible. Alors qu’il est formellement interdit de faire des ajouts dans la déclaration d’amendement, le glissement de cet article dans le rapport de la commission bicamérale est resté pendant longtemps comme un mystère. Cependant, du point de vue des différents secteurs et parlementaires que nous avons rencontrés, c’était un vrai deal politique à trois (3).
Ce deal politique aurait été trouvé entre un émissaire du président d’alors, René Préval, et quatre sénateurs membres de la commission bicamérale. Les sénateurs Youri Latortue, François Anick Joseph, Joseph Lambert et Steven Benoit et l’ancien directeur général du ministère de la Justice, Josué Pierre-Louis, aujourd’hui chargé de mission au sein de ce même ministère, se seraient entendus sur l’article 134.1, le samedi 7 mai en début de soirée dans le salon diplomatique du Sénat , en présence de l’envoyé spécial du président Préval, Enex Jean-Charles, après un diner en tête-à-tête.
L’entente qui a été trouvée est que le président soit immédiatement rééligible, les sénateurs fraichement élus qui devraient perdre un an de leur mandat auraient demandé comme dédommagement près de dix millions de gourdes, l’immunité parlementaire pendant un an et tous les avantages liés au poste de sénateur. Les sénateurs en fin de mandat devraient, eux-mêmes, bénéficier d’un prolongement d’un an de leur mandat, soit en mai 2013 au lieu de mai 2012, selon un sénateur membre de la commission bicamérale, lequel a requis l’anonymat.
Le président Préval, de son côté, avait demandé que les maires restent en fonction si les sénateurs devraient bénéficier d’une prolongation. Une demande que la commission bicamérale avait vertement rejetée. M. Préval avait qualifié l’attitude des parlementaires de « recul démocratique », mais en rien il n’était dérangé puisque, dans la matinée du lundi 9 mai, le président Préval avait appelé personnellement le sénateur Moïse Jean-Charles pour lui demander de voter favorablement l’article 134.1. Ce qu’il avait également demandé au responsable du GPR, le sénateur Joseph Lambert. Ce dernier n’avait pas transmis publiquement la demande présidentielle aux membre du bloc majoritaire comme l’avait demandé le sénateur du Nord. Pour comble, M. Jean-Charles a voté contre cet article.
Y avait-il manipulation ?
Le texte voté en date du 9 mai 2011 a été effet bel et bien manipulé selon les sénateurs Jocelerme Privert, Steven Benoit et les députés Guy Gérard Georges et Descollines Abel rencontrés au cours de notre démarche. Ces manipulations se seraient survenues dans la nuit du mercredi 11 au jeudi 12 juin après que le secrétaire général adjoint, Alex Saint-Cyr, eut envoyé la version corrigée pour tous les sénateurs en début de soirée du mercredi 11 juin, par e-mail sous le titre « Texte final », e-mail dont nous détenons une copie.
Le mercredi 11 juin, il semble que seul le sénateur Youri Latortue est intervenu sur le texte en vue d’insérer quelques corrections dans certains articles ayant rapport à l’Armée d’Haïti. Le sénateur Privert, ayant travaillé de concert avec d’autres membres de la commission bicamérale pendant toute la journée du mardi 10 juin, n’avait pas participé à cette correction au cours de la journée du mercredi 11 juin en dépit du fait qu’il ait reçu un appel du sénateur Latortue l’invitant à venir participer aux dernières corrections.
Malgré cet-e-mail d’Alex Saint-Cyr, d’autres parlementaires, dont Steven Benoit et Descollines Abel, ont été invités par le président du Sénat, Jean Rodolphe Joazile, pour une dernière correction. Durant cette journée de travail, des corrections ont été dûment apportées dans la question de l’harmonisation des mandats, ce que le texte soi-disant final envoyé aux sénateurs par courriel vingt-quatre heures auparavant ne contenait pas.
Cependant, outre le sénateur Joazile qui n’était pas disponible pour répondre à nos questions, tous les signataires ont fait savoir que la question du mandat des élus a été bien réglée. Mais le texte envoyé au Palais national ne contenait pas ces corrections. Selon le sénateur Benoit, le sénateur Privert aurait changé le texte rien que pour faire plaisir au président Préval. Selon toujours le sénateur de l’Ouest, Jocelerme Privert aurait tout simplement attaché la feuille contenant les signatures dans le texte dans lequel l’harmonisation des mandats n’a pas été faite.
De son côté, Jocelerme Privert soutient que l’assemblée n’avait pas reconsidéré les articles 63 à 95, lesquels sont mentionnés par ceux qui alimentent la controverse ou la crise autour de cette prétendue manipulation de l’amendement constitutionnel. Voilà pourquoi, à son avis, le texte publié reflète mieux ce qui a été voté en assemblée. Une thèse rejetée par le sénateur Benoit qui soutient qu’un consensus a été trouvé autour de la question et que M. Privert n’a nullement le droit qu’il s’est octroyé.
La commission chargée d’enquêter sur les manipulations du texte constitutionnel révisé doit remettre sous peu son rapport. La présidente de la commission, Edmonde Supplice Beauzile, qui n’avait participé à aucune séance durant le vote de l’amendement, promet de rétablir la vérité. Un véritable fait insolite pour plus d’un. Dans l’intervalle, M. Martelly annonce que la publication du texte dument voté au Parlement sera fait sous peu.

Joseph Chanoine Charles / cjchanoine@yahoo.fr

 

La Minustah souhaite de nouvelles études sur l’origine du choléra en Haïti

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La MINUSTAH annonce dans un communiqué qu’elle a pris note de la publication, dans par des Centres de contrôle et de prévention des maladies (Cdc) (Etats-Unis), d’un article présentant l’étude sur les origines de l’épidémie de choléra en Haïti.
Selon ce communiqué cette enquête a été menée par l’épidémiologiste Renaud Piarroux (France) et les principales conclusions de cette étude avaient déjà été rendues publiques en décembre 2010.
« La MINUSTAH réitère son intérêt soutenu à toute nouvelle étude relative à l’origine de la propagation de l’épidémie du choléra en Haïti, tout comme elle s’était montrée vivement concernée par cette étude, ainsi que par les nombreuses autres qui ont suivi, chacune présentant différents scenarios possibles », peut –on lire dans ce communiqué.
La mission onusienne rappelle que la dernière étude, conduite par un panel d’experts indépendants, avait conclu que l’éruption de l’épidémie de choléra en Haïti a été causée par une conjonction de multiples circonstances épidémiologiques, environnementales et sanitaires, qui ne sont la faute ou l’action d’aucun groupe ou individu.
Elle précise que, la priorité pour les Nations Unies et la MINUSTAH est et restera la lutte contre l’épidémie, le soutien aux autorités haïtiennes dans la réponse à cette dernière, et l’appui au renforcement des structures sanitaires du pays, y compris le mécanisme de surveillance et de réponse.
Dans ce cadre, les Nations Unies et la MINUSTAH ont déjà pris un important train de mesures pour adresser les questions soulevées depuis l’éruption de l’épidémie de choléra. L’une d’entre elles consiste en l’installation – en cours – de 28 centrales mobiles autonomes de traitement des déchets dans les bases principales de la MINUSTAH sur l’ensemble du territoire haïtien. Cette mesure vise à renforcer le contrôle de toute la chaine de gestion des déchets, laquelle implique d’autres acteurs que la MINUSTAH.
Rappelons que depuis son apparition à la mi-octobre de l’année dernière dans le département de l’Artibonite, l’épidémie de Choléra a déjà fait plus de 5000 morts en Haïti
EJ/Radio Métropole Haïti

 

Des personnalités de la société civile préconisent la concertation

Plusieurs leaders de la société civile haïtienne dont Patrice Dumont, Rosny Desroches et Georges Michel exhortent le chef d’Etat et les parlementaires à éviter la confrontation et à s’engager dans la concertation pour former un nouveau gouvernement.
M. Dumont, qui avait supporté la candidature de Mme Manigat, estime que le chef de l’Etat n’avait pas engagé le dialogue à temps afin de former s’assurer de la ratification de son Premier Ministre. Intervenant à l’émission Le Point de Télé et radio Métropole, M. Dumont a invité l’exécutif et le législatif à trouver une solution pour la formation d’un nouveau gouvernement.
Pour sa part, le directeur de l’Initiative de la société civile (ISC), Rosny Desrosches, croit que Martelly n’a pas le choix mais doit trouver une entente avec les parlementaires de l’Inité. Il ne peut appliquer une politique de rupture puisque le Parlement est contrôlé par l’Inité, rappelle M. Desroches pour qui un compromis entre la rupture et la continuité doit être trouvé.
De son coté, Georges Michel, fait remarquer que Daniel Rouzier était le Premier Ministre idéal de M. Martelly qui devra désormais revoir ses ambitions à la baisse. Commentant les chances de succès des trois personnalités encore en lice pour le poste de Premier Ministre, l’historien signale que M. Martelly peut opter pour un Premier Ministre de transition. Des membres de l’entourage de Bellerive affirment qu’il n’avait pas la latitude nécessaire pour agir, rapporte M. Georges Michel. Il estime que le Bellerive nouvelle version n’aurait rien à voir avec celui avait à ses cotés des ministres de René Préval.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Martelly rencontre journalistes et directeurs de medias

03/07/2011 02:06:00 Auteur(e) La Redaction

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, Patrick Moussignac, Frantz Duval, Jacques Sampeur, Robert Denis, Jean Lucien Borges, Albert Chancy

Le président Martelly a reçu samedi les directeurs de medias de la capitale et des directeurs d’opinions de la presse haïtienne au palais National.

Cette rencontre visait à présenter la vision du président aux responsables des medias.
Le président Martelly n’a pas peur de la critique des medias, mais souhaitent que la population soit motivée par la presse qui devrait relater le calme pour encourager les investisseurs à venir en Haïti.

« Il ne faut pas créer le doute dans la tête des investisseurs, lorsqu’il y a la perception que rien ne va, les gens ne vont pas venir en Haïti », a déclaré le président Martelly.

« Je ne demande pas à la presse de m’accompagner personellement, mais de rassurer les gens en accompagnant les programmes du gouvernement », a ajouté M. Martelly.

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Lors d’une rencontre informelle le samedi 2 juillet au palais national avec des patrons de presse et des représentants de medias, le président Michel Martelly a souhaité que la presse haïtienne soit plus positive, qu’elle «rassure».

Le président Martelly, de retour de son voyage à St-Kits and Nevis vendredi, a tenu une rencontre ce samedi au palais national afin notamment d’harmoniser les relations entre la presse et l’Exécutif. Une réunion cordiale, décontractée, à l’image du président portant une chemise rose à raies blanches et un blue-jean, avec des patrons et des représentants de divers medias de la capitale.

Lors de cette rencontre, Michel Martelly a reproché à la presse nationale d’entretenir une perception négative d’Haiti. Il a appelé la presse haïtienne non à l’accompagner personnellement mais à « accompagner le développement du pays ».

«Je ne vous demande pas de me porter aux nues mais de donner des nouvelles positives de nature à rassurer ceux qui sont à l’extérieur et à mettre en confiance ceux qui sont à l’intérieur d’Haïti, de maintenir aussi longtemps la flamme de l’espoir », a-t-il plaidé.

Le locataire du palais national a déclaré par ailleurs qu’il ne craint pas la critique. « Michel Martelly aime qu’on parle de lui en bien ou en mal. Cela me sert finalement. Mais lorsque vous alimentez le doute, la perception que rien ne va, cela n’est pas à l’avantage du pays », a-t-il lancé.

« Si vous souhaitez qu’il y ait plus d’investissement en Haïti, il faut maintenir cette paix, cette stabilité relative pour amener des investisseurs dans le pays», a-t-il fait comprendre en indexant certains medias qui critiquent certaines de ses actions, comme le fonds d’éducation ou ses fréquents voyages.

Marcus Garcia, directeur de Mélodie FM, a déclaré que la presse ne constitue pas une opposition, mais qu’elle se doit de dire la vérité sans exagérer dans un sens comme dans l’autre.

En ce qui concerne l’image du pays, M. Garcia a indiqué que plusieurs organisations internationales, des medias internationaux, véhiculent aussi des messages négatifs sur Haïti afin de faire leur beurre. « C’est au président de s’assurer qu’elles n’aient plus l’occasion de le faire ».

Plusieurs autres journalistes comme Frantz Duval du Nouvelliste, Garry Pierre Paul Charles de Scoop FM, Jacques Sampeur de Radio Antilles ont avancé que la presse ne fait que son devoir en rapportant les faits. Elle ne constitue pas une force d’opposition, ses critiques ne font pas d’elle une ennemie de l’Exécutif.

Globalement, la rencontre s’est déroulée dans la bonne humeur avec des échanges entre le président Martelly et les représentants des medias. Les journalistes présents, comme Patrick Moussignac de Radio Caraïbes, ont indiqué qu’ils ont apprécié la rencontre et la volonté du président d’établir une relation harmonieuse avec les medias.

Le président s’est présenté comme un ami de la presse et a souhaité que celle-ci se renforce pendant les 5 ans de son mandat. Il a aussi demandé à la fin de la réunion aux patrons de presse de lui soumettre des projets à réaliser au profit des medias.

Jonel Juste / Source: HPN

 

Rencontre entre le président Martelly et des responsables de média

Le président de la République a rencontré patrons de presse et directeurs d’opinion, samedi, lors d’une rencontre informelle au palais national. Le président Michel Martelly a souhaité que la presse haïtienne soit plus responsable et utile à la nation.

04/07/2011

President Michel J.MATELLY rencontre les directeurs des medias de la capitale.Photo JJAUGUSTIN

Le président de la République a rencontré patrons de presse et directeurs d’opinion, samedi, lors d’une rencontre informelle au palais national. Le président Michel Martelly a souhaité que la presse haïtienne soit plus responsable et utile à la nation.
Au cours de cette rencontre amicale, le président Martelly a fait certaines reproches à la presse en entretenant une perception négative d’Haïti. Une réunion cordiale, décontractée, à l’image du président portant une chemise rose à raies blanches et un blue-jean, avec des patrons et des représentants de divers medias de la capitale.
Se réclamant de la presse, le président demande aux responsables de média de l’aider personnellement dans sa mission afin de sortir le pays de cette impasse. Le locataire du palais national a également déclaré qu’il ne craint pas la critique.
Plusieurs responsables de média ont prodigué des conseils au président et déclaré que la presse ne constitue pas une opposition à la nouvelle administration. Le président en a profité pour annoncer certaines nouvelles dont son périple en Europe où l fera escale en Espagne, à Bruxelles et en France.

Joseph Chanoine Charles

 

Haïti – Économie :

Le secteur immobilier est défavorable aux investisseurs

03/07/2011 13:34:30

Haïti - Économie : Le secteur immobilier est défavorable aux investisseurs

Alors que les besoins immobiliers en Haïti sont importants, qu’entre 600,000 et 800,000 personnes vivent encore dans des camps et que le pays est à la recherche d’investisseurs, Carl Braun, le Président Directeur Général de la Unibank, à déclaré cette semaine, au cours d’une réunion avec la Banque interaméricaine de développement (BID) et la Banque Mondiale, à Port-au-Prince, qu’actuellement, l’environnement n’était pas favorable en Haïti pour des investissements dans l’immobilier en raison, entre autres, d’une législation inappropriée. »
Le PDG de la Unibank, a expliqué que « Le cadre approprié pour la promotion immobilière n’existe pas en Haïti » rappelant que « La loi du 14 septembre 1947 […] interdit depuis 64 ans, d’augmenter les loyers pour tout type d’immeubles » ajoutant que les délais d’expulsion d’un locataire sont également très long : 2 à 4 ans pour le résidentiel et 3 à 5 ans pour un immeuble commercial ou industriel. De plus, l’absence de plans de zonage, de cadastre et les normes de construction qui ne sont pas toujours à jour, sont autant de facteurs pour décourager les investisseurs. « Aujourd’hui, un promoteur immobilier qui veut respecter la loi, va-t-il investir des millions de dollars et se retrouver devant la justice ? » a demandé Carl Braun a ses interlocuteurs.
Il faut ajouter à ce constat négatif, des infrastructures déficientes, l’absence de véritables services publics, les lenteurs administratives, le manque d’incitation fiscale et l’insécurité. Autant de points sur lesquels le Président Martelly s’est engagé à apporter des solutions durant son mandat. Le nouveau Gouvernement n’aura pas la tâche facile devant un tel passif, mais si la volonté politique du Président, reçoit l’appui des parlementaires, il est tout à fait envisageable, de transformer demain, le négatif en positif et favoriser les investissements immobiliers au pays. Rien ne sera facile, ni ne changera du jour au lendemain, mais tout est possible en Haïti, même « l’impossible. »
HL/ HaïtiLibre

 

Le « Ti-TA-TO » du « changement » dans le « statu quo »

Le changement : tel que le conçoit Martelly ou Préval ou le « blanc » ?

Publié le samedi 2 juillet 2011

De quel changement est-il question dans les démarches actuelles du président Martelly, quand on se réfère à ses mirobolantes promesses de campagne ?

On se pose la question rien qu’à voir le nom du premier ministre démissionnaire Jean Max Bellerive sur « sa » liste de « premier ministrables ». Car, même si Martelly peut se sentir confortable avec un chef du gouvernement qu’on dit être son « cousin », on est en droit de se demander contre quoi il a livré bataille lors de la campagne (et qui lui a en partie assuré la victoire) quand on considère que le personnage en question était aux commandes de la barque du « désespoir » de LESPWA-INITE-Préval.

S’il y a des gens qui ne se trompent pas sur la fausseté du « changement » qu’apporterait Bellerive, ce sont bien les gens de INITE. Car, en perdant la présidence, ils ont toujours lorgné la primature. Tous les efforts en vue de conquérir la majorité absolue au parlement ne visaient que cet objectif. L’échec de Rouzier en est la preuve. Les déclarations sans nuance des Lambert sur le « partage » du gâteau en sont la confirmation. On se frotte probablement les mains dans le camp de INITE à la perspective du maintien de Bellerive à la primature.

Bellerive de nouveau au timon des affaires ? Qui de Martelly, de Préval ou de Clinton aura le contrôle effectif de la situation ? Ce dernier « maitre du jeu » en serait peut-être le premier. N’a-t-on pas laissé entendre dès le départ qu’il avait clairement demandé au « chanteur-président » de reconduire le locataire de la primature, son alter ego au sein de la fameuse Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) ? Ce à quoi le vainqueur de la présidentielle du 20 mars avait répondu que ceci serait contraire au changement qu’il prônait. Alors, que s’est-il passé entretemps concernant un tel revirement ? Bellerive aurait-il, dans l’intervalle, et « dans les cercles familiaux », prouvé qu’il pouvait impulser le « changement » ?

A noter qu’un éventuel accord entre Préval-Bellerive-Martelly-Clinton peut toujours être considéré, l’ancien président américain symbolisant la présence dans le « jeu » à la fois de Washington et des grands groupes financiers (nationaux et internationaux) qui nous vouent une passion sans borne en voulant par tous les moyens « reconstruire » notre pays… !

Me Bernard Gousse paraît jouer le rôle de « joker » sur la liste des « premier ministrables ». Il ne semble pas qu’il ait manifesté aucun intérêt à occuper une telle fonction. Il n’aurait même pas souhaité être de nouveau titulaire de la justice, selon certains de ses proches. On savait bien que son éventuel choix serait rejeté par les parlementaires d’origine Lavalas.

Le nom du notaire public Jean Henry Céant devrait être pris plus au sérieux. Candidat malheureux à la présidence, pourfendeur des élections controversées, critique aguerri du régime Préval, il se présente malgré tout comme un rassembleur. Allié de Jean Bertrand Aristide et donc de Lavalas, il jouit aussi de la réputation d’avoir ses entrées dans tous les secteurs. En quoi l’équilibre et la convergence qu’il pourrait impulser avec son slogan « Tout moun ladan l » peuvent-ils être vecteurs de changement ? Il lui reste à établir, de façon plus claire que pendant la campagne électorale, le rapport pouvant exister entre le concept de la participation de tous et l’objectif de changement. Il importe aussi qu’il précise à la fois ses intentions par rapport à Préval qu’il n’a guère ménagé durant la campagne, les perspectives d’éventuelles relations avec INITE-GPR et de partage du pouvoir avec les membres de ce bloc parlementaire ainsi que la gestion de ses rapports particuliers avec Jean Bertrand Aristide et une aile importante de la base de ce dernier qui avait soutenu sa candidature à la présidence.

De telles exigences sont en rapport direct avec le rôle important que doit vraisemblablement jouer Préval dans les négociations ouvertes en vue du contrôle du pouvoir. Elles concernent aussi les appréhensions de certains secteurs, proches de l’actuel chef de l’Etat et de certaines capitales occidentales, par rapport à un éventuel retour en force d’Aristide-Lavalas sur la scène politique à travers l’accession au pouvoir de l’ex-candidat à la présidence de « Renmen Ayiti ».

Me Jean Henry Céant devrait aussi pouvoir articuler une réponse convaincante à ses critiques qui, tapis dans l’ombre et se servant du pouvoir immense d’Internet, se sont déjà lancés à l’assaut de son intégrité.

Cependant, le grand problème du notaire Céant est qu’il exposerait dangereusement sa carrière politique en se lançant dans une campagne publique d’explication et de promotion de ses idées et de son image, s’il n’est pas absolument certain de l’intention du « chanteur-président » de le désigner au poste de premier ministre. Car, rien n’est vraiment sûr à ce sujet, le président ne donnant pas encore l’impression d’avoir changé de « scène ».

En définitive, compte tenu des données de la conjoncture et du « TI-TA-TO » en cours concernant le choix d’un premier ministre, la cause du changement semble être bien dans les langes et la frange du peuple qui a voté peut s’être encore largement trompée…

Marvel DANDIN

 

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