mardi 5 juillet 2011

5 Juil

EDITO

Haïti: Un grand voyage en Europe

Le président de la République entame, ce mercredi, un grand voyage en Europe pour aller refaire l’image de notre pays auprès de vieux amis, l’Angleterre, l’Espagne et la France qui ont colonisé tout ou une partie du bout de terre qui deviendra Haïti le 1er janvier 1804.
Selon les déclarations du président Martelly, samedi au palais national, alors qu’il recevait la presse, il délivrera des discours importants partout. En Grande Bretagne, pays qui a renoué avec Haïti depuis le séisme et dont nous étions fâché depuis « Les Comédiens » de Graham Greene, il sera le premier Chef d’Etat haïtien pleinement en fonction à prendre la parole. En France, autre première, une prise de parole devant l’Assemblée nationale française devrait être le point d’orgue du passage de Martelly au pays de Voltaire. En Espagne, une rencontre avec les souverains régnants est au programme.
Cette tournée du président Martelly doit beaucoup au travail des ambassadeurs accrédités en Haïti des pays qu’il visitera. Lui, cependant, n’a, dans le meilleur des cas, que des chargés d’affaires en poste et personne ne sait pour combien de temps encore. Fallait-il différer le voyage et attendre que nous soyons mieux représentés sous les cieux amicaux d’Europe?
Dans le même registre du voyage, le président a dévoilé avoir demandé aux services du protocole de réduire drastiquement le coût de sa tournée européenne chiffré dans un premier budget à trois cent mille dollars américains. Des hommes d’affaires et des parlementaires, en plus de ses conseillers, devraient accompagner le président. Dans la note rendue publique ce lundi le service de presse de la présidence, qui communique beaucoup mais informe peu, n’a pas fait mention de la composition de la délégation qui ira avec le président Martelly en Europe.
La presse n’a pas non plus été invitée, même en prenant en charge ses frais, – puisqu’il faut faire des économies – à couvrir le premier voyage officiel du président sur l’ancien continent.
Dans ses déclarations faites à la presse samedi depuis son appartement blindé érigé dans les jardins du Palais national, le président est revenu sur son goût pour les voyages en avion privé et a annoncé qu’il va continuer à utiliser ce mode de transport qui ne coûte pas un sou à l’Etat haïtien.
Aucun journaliste n’a osé lui demander s’il ne se sentait pas gêné de prendre ainsi des roues libres qui risquent, somme toute et dans un futur proche, de revenir cher le kilomètre.

Frantz Duval / duval@lenouvelliste.com

 

Martelly part, le PM désigné volera de ses propres ailes

Le président de la République Michel Martelly laissera le pays ce mercredi 6 juillet pour une tournée européenne de 10 jours qui le conduira, entre autres, en Espagne, en France, en Belgique et en Grande-Bretagne, a annoncé lundi son service de communication.
Au cours de ce voyage de travail qui vise à promouvoir une nouvelle image du pays, le président de la République s’entretiendra avec des chefs d’Etats et de gouvernement de plusieurs pays ainsi que des potentiels investisseurs. L’objectif principal étant de trouver des débouchés économiques et financiers en faveur de la relance de l’économie nationale, le président entend motiver les investisseurs intéressés, rassurer les traditionnels bailleurs et inciter les touristes et potentiels consommateurs à avoir confiance dans le « brand » Haïti.
Ce voyage intervient alors que les négociations avec le Parlement n’arrivent pas à déboucher sur la désignation d’un nouveau Premier ministre après l’échec de Michel Martelly de faire ratifier Daniel Rouzier. Le pays ne dispose pas non plus d’ambassadeurs dans la majorité des pays avec lesquels Haïti entretient des relations diplomatiques.
Selon la note de la présidence ce voyage sera, non seulement l’occasion pour le président de refaire l’image, trop longtemps ternie, du pays à l’extérieur, mais également le temps de renforcer les relations bilatérales avec la plupart des pays d’Europe en vue d’en tirer le maximum.
 » La relance de l’économie nationale passe nécessairement par la production, la création de marché pour Haïti, le renforcement des relations bilatérales et la promotion de l’image de marque d’Haïti à travers le monde. Le chef de l’Etat s’y applique avec toute son énergie et en appelle à l’appui de tous « , conclut la note parvenue à la rédaction du Nouvelliste.
Samedi lors d’une rencontre avec des directeurs de médias et des journalistes, le président a fait savoir qu’il a déjà fait parvenir aux Chambres la lettre qui désigne son prochain Premier ministre. Appelé par le président pour dévoiler le nom de l’heureux élu, le président de la Chambre des députés Sorel Jacinthe a refusé de jouer le jeu et a mis de l’eau dans l’enthousiasme du président.
« J’ai nommé un Premier ministre dont j’ignore le numéro de cellulaire », a précisé le président Martelly devant la presse samedi. Pressé de dire s’il s’agit de Bernard Gousse, le seul du lot des trois prétendants rescapés de la liste des dix personnalités soumis par le président aux parlementaires qui ne soit pas de ses amis, Michel Martelly n’a ni démenti ni confirmé que l’ancien ministre de la Justice de la transition soit celui sur qui son choix se soit fixé.
Selon une procédure qui n’avait pas été utilisée depuis l’exil du président Jean-Bertrand Aristide après le coup d’Etat de septembre 1991, le président de la République a soumis une liste de dix noms aux présidents des deux Chambres qui, après négociations avec un comité de quatre membres choisi par le président, a été réduite à trois personnes. Parmi ces trois, le président a désigné un Premier ministre.
En toute logique, le choix du président qui ne revient qu’à lui seul devrait être accepté par les parlementaires. Ce n’est pas le cas au constat des pourparlers qui se poursuivent encore lundi soir.
Le choix de Bernard Gousse, juriste, professeur d’Université, fils d’un ancien ministre de Jean-Claude Duvalier et réputé avoir été la main de fer du gouvernement de Gérard Latortue (2004-2006) ne fait pas l’unanimité ni dans la population, interrogée dans de nombreux micros trottoirs par les médias, ni dans la classe politique qui garde un souvenir mitigé du passage de Gousse aux affaires.
Cependant, Martelly a bien joué et personne ne peut lui enlever le droit constitutionnel de choisir en dernier ressort celui qui sera son Premier ministre.
En prenant l’avion mercredi alors que le processus de ratification va commencer, le président donne cependant le signal que son Premier ministre devra voler de ses propres ailes et savoir nager en eaux profondes pour convaincre députés et sénateurs.

Frantz Duval / duval@lenouvelliste.com

 

Le président Martelly part à la recherche d’opportunités en Europe

2011-07-05 10:41:51

Le bureau de communication de la présidence annonce que le président Michel Martelly, laissera la capitale haitienne ce mercredi 6 juillet pour une tournée européenne de 10 jours qui le conduira, entre autres, en Espagne, en France, en Belgique et en Grande-Bretagne.
Le président va tenter de donner et de promouvoir une autre image du pays a indiqué la note. Le président s’entretiendra avec les chefs d’Etats et de Gouvernement de plusieurs pays ainsi que des potentiels investisseurs, explique la note.
WPC/LM

 

Haïti/politique

Bernard Gousse le choix d’un échec annoncé

Choisir un premier ministre dans un tel contexte politique, suivant l’avis de nombre de parlementaire est une affaire éminemment politique. Le président de la République Michel Joseph Martelly le sait. Sans une majorité parlementaire convaincue que maitre Gousse est l’homme de la situation, c’est un échec assuré.

2011-07-05 10:25:02

Anacacis Jean Hector, vice président du sénat, estime que ce choix est une perte de temps tant les contentieux entre les parlementaires, pro Lavalas majoritaires au parlement, et l’ex-ministre de la justice sous le dernier gouvernement de transition sont encore vifs. D’autres parlementaires abondent dans le même sens. « Des trois favoris de M. Martelly, Bernard Gousse serait le moins bien placé », suivant le 2e sénateur de l’Ouest John Joël Joseph.
Par ailleurs, Anacacis voit dans cette succession de mauvais choix du chef de l’Etat, une manœuvre politique visant à déplacer ses responsabilités. Le parlementaire croit que le président n’est pas en mesure de répondre à ses promesses de campagne dans les délais qu’il s’était fixé. « Les structures devant accueillir les 100 mille nouveaux scolarisés et les maisons promis aux victimes du séisme », sont loin, très loin même d’être une réalité.

 

Bernard Gousse assuré d’être le nouveau candidat du Président Michel Martelly, selon le Sénateur Edwin Zenny

05/07/2011 10:33:00 Auteur(e) La Redaction

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L’annonce officielle de la désignation d’un nouveau Premier ministre se faisait toujours attendre alors qu’un énième round de discussions, présenté comme le dernier, réunissait les présidents des deux Chambres du Parlement et le Président Michel Martelly dont un ami proche, le Sénateur Edwin Zenny, a révélé que le choix s’était arrêté sur Me Bernard Gousse.

Le numéro un de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, et son homologue du Sénat, Rodolphe Joazile, issus tous deux de l’ancienne plateforme présidentielle INITE, fer de lance de l’actuelle majorité parlementaire, s’entretenaient lundi soir au Palais National (siège de la Présidence) avec le chef de l’Etat au moment où d’intenses rumeurs continuaient d’agiter l’opinion publique.

Rappelant que la nomination du chef de gouvernement relevait des attributions présidentielles, le Député Jacinthe a déclaré peu avant le début des consultations qu’il espérait que M. Martelly allait enfin se prononcer en faveur de l’un des trois premierministrables en course.

Un peu plus tôt, le premier Sénateur du sud-est, Edwin Zenny, avait affirmé, sans oser citer son nom, que le candidat retenu était bel et bien Bernard Gousse, ex-ministre de la justice durant la turbulente transition post-Aristide (2004-2006).

« Nous ne sommes pas partisans de la continuité, ni nous ne voulons pas d’un Premier ministre ayant son propre agenda politique », a lancé le parlementaire élu sous la bannière de INITE dans une allusion à peine voilée au Premier ministre sortant, Jean-Max Bellerive, et à l’ancien candidat à la Présidence, Jean Henry Céant.

Les parlementaires du bloc majoritaire dénommé Groupe parlementaire pour le renouveau (GPR) ont, pour la plupart, juré de faire échouer une éventuelle candidature de Bernard Gousse. Ils l’accusent d’avoir été un GNBiste et un farouche anti-Lavalas qui aurait été l’auteur intellectuel de graves violations des droits humains lors de son passage au ministère de la justice alors engagé dans une lutte sans merci contre les stratèges et soldats de la sinistre « Opération Bagdad ». spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Premier Ministre :

Le Président Martelly a décidé

Mardi, 05 Juillet 2011 17:10

Bernard_Gousse_articleLe président Michel Martelly a décidé entre Jean-Max Bellerive, Jean Henry Céant et Bernard Gousse. Il a communiqué sa décision aux présidents des deux chambres lors d’une ultime réunion tenue lundi soir. C’est en fin de compte l’ancien ministre de la justice du gouvernement de transition (2004-2006) qu’il a désigné pour diriger le prochain gouvernement. Le président de la Chambre des Députés, Sorel Jacinthe, qui en a fait l’annonce, dit attendre la correspondance confirmative de la présidence.

En réaction, le vice-président du bureau du Sénat, Jean Hector Anacacis estime que le chef de l’Etat n’a pas encore besoin de premier ministre. Michel Martelly laisse passer du temps en nommant un premier ministre dont la chance de ratification est minime pour se dédouaner de ses responsabilités urgentes, notamment la rentrée des classes, soutient-il ajoutant que Me Gousse ne s’aimerait pas s’il acceptait de jouer à ce jeu.

L’élu de l’Ouest rejoint son collègue du Nord, Kelly C. Bastien, qui avait mis en garde contre tout plan (de l’Exécutif) qui viserait à discréditer le parlement en nommant comme premier ministre de personnalités inappropriées.

Le député Patrick Joseph dénonce lui aussi la velléité du président de la République de retarder le processus de mise en place d’un nouveau gouvernement. Si Michel Martelly cherche à imposer Bernard Gousse alors qu’il sait que l’ancien ministre de la justice  a très peu de chance d’être ratifié c’est qu’il n’a pas vraiment la volonté de débloquer la situation, affirme l’élu de Marmelade.

A l’instar de Poly Faustin, son collègue du GPR, Patrick Joseph affirme que Bernard Gousse est loin d’être un démocrate. M. Joseph est parmi les parlementaires qui soutiennent la candidature de Jean-Max Bellerive. Le premier ministre démissionnaire est le mieux placé pour diriger le prochain gouvernement, croit-il.

Le député Rony Célestin n’arrive pas non plus à admettre le choix de Bernard Gousse comme premier ministre. L’élu de Thomassique / Cerca-La-Source reproche à l’ancien ministre de la justice ses agissements au cours des années 2004-2006, dont des arrestations sans mandat en pleine nuit. Bernard Gousse désigné premier ministre n’aura pas l’approbation de Rony Célestin, prévient le membre de la Chambre Basse.

Bernard Gousse ne croit pas dans la démocratie et ne peut donc bénéficier du fruit de la démocratie, a déclaré pour sa part le vice-président du Groupe des Parlementaires du Renouveau en réaction au choix du juriste Bernard Gousse comme premier ministre. Poly Faustin a rappelé que Me Bernard Gousse avait systématiquement violé les principes des droits humains lorsqu’il était ministre de la justice entre 2004 et 2006.

Le parlementaire a également cité les mêmes exemples que son collègues Joseph, à savoir, des arrestations sans mandats, dont beaucoup perpétrées en pleine nuit.

Le député Joseph Wilbert Deshommes est l’un des rares membres du GPR à ne pas s’en prendre à l’ancien ministre de la Justice. Ce parlementaire n’a pas d’objection quant aux trois personnalités en lice pour devenir premier ministre. N’empêche que l’élu de Grande Saline croit que Jean-Max Bellerive est mieux placé pour accéder à la primature.

Tout ce que Joseph Wilbert Deshommes espère d’un premier ministre c’est que sa circonscription soit inscrite dans la politique générale du prochain gouvernement.

 

Haïti/Politique:

Martelly préférerait Gousse à Bellerive et à Céant

Mardi, 05 Juillet 2011 16:01

belleriveGousseCeantLe président Michel Martelly aurait jeté son dévolu sur l’ancien ministre de la transition Bernard Gousse  pour  le poste de Premier ministre.  D’importantes discussions se sont tenues lundi soir afin de trouver une entente à ce sujet. Au Parlement, les avis sont partagés. Certains optent pour Jean-Max Bellerive,  d’autres pour le notaire Jean-Henry Céant. Selon les informations, quelques rares parlementaires accepteront le choix de M. Gousse.

Pour l’instant, rien n’est encore officiel. Le chef de l’Etat devra incessamment annoncer le nom de celui qui remplacera Jean-Max Bellerive à la Primature.

Le week-end dernier, M. Martelly a laissé entendre que cette semaine ne passera sans que le nom du prochain Premier ministre désigné soit connu.

Chose certaine, le locataire du  Palais national laissera le pays ce mercredi 6 juillet pour une tournée européenne de 10 jours qui le conduira, entre autres, en Espagne, en France, en Belgique et en Grande-Bretagne, a confirmé lundi son bureau de communication dans un communiqué de presse.

« La relance de l’économie nationale passe nécessairement par la production, la création de marché pour Haïti, le renforcement des relations bilatérales et la promotion de l’image de marque d’Haïti à travers le monde. Le chef de l’Etat s’y applique avec toute son énergie et en appelle à l’appui de tous », selon cette note transmise à Signal FM.

Au retour, le président de la République souhaitera voir son choix ratifié d’abord par les députés puis par les sénateurs selon le vœu de la Constitution. Attendons voir.

Juriste et professeur d’Université, Bernard Gousse est le  fils d’un ancien ministre de Jean-Claude Duvalier. Il avait joué un rôle important sous le gouvernement de transition Alexandre/Latortue (2004-2006).

 

Michel Martelly en Europe pour une semaine

Mardi, 05 Juillet 2011 17:01

michel_martelly_president_dhaitiLe président Michel Martelly entame dès ce 6 Juillet une tournée européenne de 10 jours qui doit l’emmener entre autres, en France, en Belgique, en Espagne et en Grande-Bretagne.

Selon une note publiée sur la page facebook du chef de l’Etat, Michel Martelly « s’entretiendra avec des chefs d’Etats et de Gouvernement de plusieurs pays ainsi que des potentiels investisseurs ».

Ce voyage, le premier du nouveau président sur le vieux continent depuis son élection au printemps dernier a pour principal objectif « de trouver des débouchés économiques et financiers en faveur de la relance de l’économie nationale ».

Le Président en profitera « pour motiver les investisseurs intéressés, rassurer les traditionnels bailleurs et inciter les touristes et potentiels consommateurs à avoir confiance » dans la nouvelle Haïti, poursuit le Bureau de Communication de la présidence.

« Ce sera, non seulement, l’occasion pour le Président de refaire l’image, trop longtemps ternie, du pays à l’extérieur, mais également le temps de renforcer les relations bilatérales avec la plupart des pays d’Europe en vue d’en tirer le maximum », poursuit le texte.

 

Charles Henry Baker n’est pas pressenti comme premier ministre

imageL’ancien candidat à la présidence du parti Respè, Charles Henry Baker, dément les informations selon lesquelles, il aurait été choisi par le président Martelly , comme premier ministre.
Charles Baker qui se montre toutefois disposé à servir son pays estime qu’il allait être très difficile pour lui de passer cette étape au parlement en raison de la rigueur et de la rectitude dont il fait montre.
Il a fait remarquer qu’il n’a jamais été contacté à ce sujet, toutefois il a entendu les rumeurs comme tout le monde.
Par ailleurs, le responsable de RESPECT, fustige avec véhémence le comportement des parlementaires en ce qui concerne le retard accumulé dans la formation du prochain gouvernement.
Monsieur Baker qui assimile le rejet de l’ancien premier ministre désigné à des manœuvres déloyales de la part des députés, exige que lumière soit faite sur ce dossier.
Le Chef de file du parti Respè, souhaite la mise en place au plus vite d’un nouveau gouvernement, ce qui selon, lui pourrait éviter au pays de tomber dans une crise.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haiti – Police :

Nouveau Commissaire de police à Pétion ville

05/07/2011 10:03:10

Haiti - Police : Nouveau Commissaire de police à Pétion villeDepuis quelque jours de nombreux changements sont intervenus au niveau de l’appareil judiciaire et policier, hier Alex Pierre-Louis est devenu le nouveau commissaire de police de Pétion ville en remplacement du commissaire Varnel Lacroix placé en isolement dans l’affaire Serge Démosthène.
La semaine dernière, Me Harrycidas Auguste, le Commissaire du Gouvernement, au cœur du scandale du décès du prévenu, Serge Démosthène, suite à des brutalités policières dans le dossier de l’assassinat du Président du Conseil d’Administration de la Banque Nationale de Crédit (BNC), Guiteau Toussaint, a été démis de ses fonctions, et remplacé par Sonel Jean-François, l’un des substituts du Commissaire.
Le 28 juin, Paul Denis, le Ministre de la Justice et de la sécurité publique du Gouvernement sortant, et membre influant de la plateforme INITE, a remis sa démission pour des raisons de « convenance personnelles », en attendant le nouveau Gouvernement, l’intérim sera assuré par Jean-Max Bellerive, le Premier Ministre démissionnaire.
Le 24 juin, l’inspecteur Général, Jean Yonel Trécil et Mario Andrésol, Directeur Général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), ont procédé à l’installation du Commissaire divisionnaire Godson Orélus, nommé au poste de Directeur Central de la Police Judiciaire (DCPJ), en remplacement de Frantz Thermilus, qui occupait ce poste depuis 4 ans.
Lors de son discours à New York le 26 juin, le Président Martelly avait déclaré « Dès demain, nous allons mettre des commissions dans les différents ministères, notamment au ministère de la justice pour commencer à mettre l’ordre dans le pays. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3294-haiti-justice-le-commissaire-du-gouvernement-demis-de-ses-fonctions.html
http://www.haitilibre.com/article-3268-haiti-politique-paul-denis-le-ministre-de-la-justice-demissionne.html
http://www.haitilibre.com/article-3252-haiti-politique-discours-de-martelly-devant-la-diaspora-a-new-york.html
http://www.haitilibre.com/article-3244-haiti-securite-nomination-de-godson-orelus-a-la-tete-de-la-dcpj.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le projet « Kay pam » bientôt lancé

Le président Joseph Michel Martelly s’apprête à lancer le projet « Kay pam » le vendredi 22 juillet prochain. L’annonce a été faite samedi dernier, lors d’une réunion informelle tenue entre des patrons de presse et des directeurs d’opinion, par le président lui-même. Un fonds de cinq cent millions(500 000 000) de gourdes est disponible pour le lancement de ce projet.

2011-07-05 11:26:52

« Kay pam » est un vaste projet de construction de logements sociaux visant à aider surtout les éléments de la classe moyenne. Un montant de 30 millions de gourdes étaient initialement alloué à ce projet qui consiste à aider certaines personnes de la classe moyenne à se doter de maisons décentes. Le projet « Kay pam » est une initiative de la Banque Nationale de Crédit (BNC) et de la Banque Populaire Haïtienne (BPH).
Ce projet devrait être lancé le mardi 14 juin dernier par l’ex-président du conseil d’administration de la BNC, Guiteau Toussaint assassiné deux (2) jours plutôt, soit le dimanche 12 juin, en sa résidence privée à Vivy Mitchel par des malfrats inconnus. Ce dossier fait encore les choux gras de la presse. Un haut gradé de la police nationale, le commissaire Vanel Lacroix a été mis en isolement et le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, a été mis en disponibilité suite à la mort de Serges Démosthène, prévenu arrêté dans le cadre de ce dossier.

Joseph Chanoine Charles

 

Le Senateur Youri Latortue va porter plainte

05/07/2011 13:05:00 Auteur(e) La Redaction

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Latortue a livre en folie

Le sénateur de l’Artibonite Youri Latortue qualifie d’ « extrêmement grave » l’article publié dans l’édition du 29 juin au 5 juillet dans les colonnes du journal Haïti-Liberté dans lequel il a été cité comme « mafieux, vendeur de drogue et champion de la corruption politique ». Un article paru après analyse par le journal de nouveaux câbles de Wikileaks. Invité à Panel Magik ce lundi, le parlementaire rejette d’un revers de main de telles accusations et décide de porter plainte.
« Je vais poursuivre le journal en justice, a-t-il annoncé. Il est trop facile de vouloir détruire des gens en Haïti », enchaîne le sénateur, qui estime que le journal serait allé au-delà des révélations faites par le câble.
Selon l’article, le responsable de la commission Justice et Sécurité au Sénat de la République serait impliqué dans l’assassinat du prêtre Jean-Marie Vincent. Entre 2002 et 2004, toujours selon l’article, il aurait entrepris plusieurs voyages aux États-Unis, au Canada et en République dominicaine pour rencontrer Guy Phillipe, Jodel Chambelain et d’autres membres du groupe de « rebelles » qui se formaient, et lançaient des raids sur Haïti.
Youri Latortue s’en prend aussi à l’homme d’affaires Fritz Mevs dont le nom a été cité dans l’article. Ce dernier selon l’article de Haïti-Liberté qui cite Wikileaks l’a accusé auprès de l’ambassade américaine en 2005 de faire partie d’ « une petite clique de gens puissants et bien introduits » qui travaillaient pour des trafiquants de drogue colombiens. Des accusations que le parlementaire attribue à un règlement de compte.
« J’avais dénoncé l’illégalité d’un contrat signé entre l’Etat haïtien et l’industriel pour l’occupation du Port de Sedren aux Gonaïves, a confié Youri Latortue. Selon ce contrat, Fritz Mevs devait fournir à l’État haïtien neuf cent mille (900 000) gourdes par année. Une somme qui était nettement en deça de ce que pouvait rapporter en réalité la location du port en question », a fait savoir Youri Latortue.
« Cette bataille sera juridique, a indiqué le leader du Parti Ayiti An Aksyon. Elle servira aussi d’exemple pour décourager ceux qui font partie de camarillas et ont des embranchements dans les grandes ambassades et qui accusent leurs compatriotes dans l’unique but de satisfaire leurs intérêts personnels », a conclu le sénateur de l’Artibonite qui n’entend faire aucune autre déclaration en attendant l’action de son conseil d’avocats déjà constitué.

Danio Darius / daniodarius001@yahoo.com

 

Kyung-wha Kang évalue la situation des droits humains en Haïti

La Haut commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Kyung-wha Kang, s’est entretenue hier avec les membres des commissions justice et droits humains du sénat.
Au cours de la rencontre le président de la commission justice, Youri Latortue, a souhaité que l’ONU aide au renforcement des capacités de l’état haïtien en matière de justice et des droits humains. Il a déploré que 3 législations consacrant l’indépendance du pouvoir judiciaire, votées par Parlement ne sont toujours pas promulguées. L’ONU devrait présuré les acteurs pour que le système judiciaire soit effectivement indépendante, insiste le sénateur Latortue.
La haute commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme durant son séjour a évalué l’état des droits humains en Haïti et l’action de la commission des droits humains de la Minustah. Au cours de la rencontre, les sénateurs haïtiens ont dénoncé l’impunité dont bénéficient les casques bleus de la Minustah coupables de viol et de l’introduction du choléra sur le sol haïtien.
De son coté, Mme Kyung-wha Kang a attiré l’attention sur l’importance du Parlement dans l’élaboration et le vote de législations permettant de respecter les droits de la personne. Les parlementaires ont un rôle essentiel dans le respect des droits humains, insiste t-elle.
Au cours de sa visite Mme Kyung-wha Kang avait effectué un déplacement à Fort Liberté ( Nord-est). Elle a pu évaluer la situation des détenus du Centre pénitentiaire de Fort Liberté. Après une visite à la frontière haitiano-dominicaine Mme Kang avait eu des entretiens avec les autorités locales et les dirigeants d’organisations impliqués dans la lutte contre le trafic d’êtres humains.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

99% des financements de l’aide, contournent les institutions publiques haïtiennes

05/07/2011 11:42:30

Haïti - Reconstruction : 99% des financements de l'aide, contournent les institutions publiques haïtiennes111 donateurs bilatéraux et multilatéraux ont déboursé environ 1,69 milliard de dollars pour financer l’aide humanitaire en réponse au séisme de janvier 2010 et à l’épidémie de choléra au cours de la première moitié de l’année 2011. Une somme supplémentaire de 740,6 millions a été promise, indique le rapport « Has Aid Changed ? Channeling assistance to Haiti before and after the earthquake » publié en juin par le Bureau de l’Envoyé Spécial (OSE) pour Haïti.
Le rapport explique que sur 2,4 milliards de dollars promis ou déboursé en fonds humanitaires, 40% ont été fournis à titre de dons en nature, de biens et services et 60% sous forme de subventions. Près de la moitié de la subvention (674,900,000) a été accordée à des projets énumérés dans les appels de l’ONU.
Le rapport se penche sur l’architecture de l’aide et les différents canaux que les donateurs utilisent pour fournir une aide en appui aux efforts humanitaires et de relèvement. Il explique que les bailleurs de fonds, ainsi que l’ONU, le Mouvement de la Croix-Rouge et les ONG internationales ont mené leurs propres évaluations, ont préparé leurs propres plans et émis leurs propres appels de fonds.
Sur les 2,43 milliards promis ou déboursés en aide humanitaire, 34 % ont été fournis aux entités civiles et militaires; 28 % l’ont été aux agences et ONG internationales; 26 $ à d’autres ONG internationales et aux entrepreneurs privés; 6 % fournis en nature à des bénéficiaires indéterminés; 5 % à la Fédération internationale de la Croix-Rouge et aux sociétés nationales de la Croix- Rouge et 1 % au Gouvernement d’Haïti .
D’autre part, sur les 4,06 milliards de dollars promis ou versés pour l’aide au relèvement, environ 55 % ont été accordés directement aux organismes multilatéraux, aux fournisseurs de services internationaux non-étatiques et à des bénéficiaires non spécifiés; 33 % à l’appui du secteur public et 12 % directement au gouvernement.
Ce n’est pas tant le décaissement des fonds, mais la manière dont l’aide est canalisée qui détermine l’impact sur la vie du peuple haïtien, insiste le rapport. Dans sa préface, Paul Farmer, Envoyé spécial adjoint pour Haïti, soutient qu’« avec plus de 99 % des financements de l’aide au relèvement qui contournent les institutions publiques haïtiennes, la tâche déjà difficile de passer du secours d’urgence au relèvement, qui nécessite avant tout un leadership du gouvernement, devient presque impossible ».
Le rapport ne fournit pas de recommandations, mais conclut que « les donateurs peuvent faire beaucoup pour accroître la proportion des fonds qui transitent par les secteurs publics et privés haïtiens dans le cadre des efforts de relèvement. »
HL/ HaïtiLibre

 

Sonel Jean François, nouveau chef du Parquet de Port-au-Prince

M. Sonel Jean François, est le nouveau commissaire du gouvernement près le tribunal civil de Port-au-Prince, le vendredi 1 juillet. Ce juriste de 42 ans, avocat au barreau de Petit Goave, a pris la relève de Harycidas Auguste.
M. Jean François qui avait exercé auparavant sa profession à Port-au-Prince devient ainsi le premier fonctionnaire de haut rang nommé par l’administration Martelly.
M. Auguste, nommé par l’ex ministre de la justice Paul Denis, a été mis en disponibilité quelques heures avant l’installation de M. Jean François.
Auparavant le chef du Parquet avait révélé au grand public l’inculpation d’un présumé coupable de l’assassinat de Guyto Toussaint. Selon M. Auguste l’enquête sur l’assassinat de M. Toussaint n’avance pas rapidement en raison d’une nouvelle investigation, celle sur l’assassinat de Serge Démosthène.
La semaine dernière le sénateur Kelly Bastien (Inité) avait souhaité que des dispositions soient adoptées pour qu’une investigation soit réalisée sur le niveau d’implication du chef du Parquet dans les tortures ayant entraîné le décès de Serge Démosthène.
Les autorités policières enquêtent également sur l’implication du commissaire de police de Pétion ville, Varnel Lacroix et de 5 autres policiers dans le décès de M. Démosthène. Le dossier de l’assassinat de Guyto Toussaint a été transmis à un juge d’instruction alors que l’enquête sur le décès de M. Démosthène est réalisée par l’Inspection générale de la Police.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Daniel Gérard Rouzier – Lettre ouverte à mes compatriotes

05/07/2011 13:19:44

Haïti - Politique : Daniel Gérard Rouzier - Lettre ouverte à mes compatriotesChers concitoyens,
Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est essentiel que tous les citoyens se soumettent à la volonté des institutions qui les dirigent ; mieux qu’ils les consolident et acceptent sans ciller le verdict qui en émane toutes les fois que celui-ci est transparent et conforme à la Loi. Pour qu’un système démocratique fonctionne correctement, il est tout aussi essentiel que les élus chargés de faire les lois s’engagent à les respecter sans exclusion.
Nos députés ont été légitimement élus par le peuple et, en votant contre ma ratification comme Premier Ministre, ils ont rempli le rôle que leur conscience leur a dicté. Rien ne les autorisait cependant à violer mes droits ou, tout au moins, à laisser que certains des leurs les violent en toute impunité.
Me retrouvant face à un pouvoir d’Etat complaisant dans l’arbitraire et le mensonge, je prends la responsabilité de corriger les calomnies et les contrevérités qui en sont malheureusement sorties, alors que la Commission Parlementaire chargée d’analyser mon dossier avait tout en main pour contredire les diffamateurs et rétablir la vérité et alors que j’avais pris le soin de tenir, en compagnie du Président de la République, une conférence de presse le 21 juin écoulé pour présenter les faits. Je soulignerai au passage que ni le Député de la circonscription où je suis né et où je réside, ni les Députés des deux circonscriptions où je fais partie des plus importants créateurs d’emplois et des plus grands contribuables, encore moins les chambres de commerce dont mes entreprises sont membres n’ont pris ma défense.
Seul dans la proverbiale fosse aux lions, je tiens à rétablir la vérité :

Premièrement, je suis Haïtien et je n’ai jamais renoncé à ma nationalité. Toute ma vie, je n’ai utilisé le passeport que d’un seul pays, mon pays, Haïti. Mon passeport valide de même que mes deux derniers passeports expirés ont été soumis à l’analyse de la Commission Parlementaire.

Deuxièmement, pour avoir été Consul Honoraire de la Jamaïque en Haïti, je n’ai pas perdu ma nationalité haïtienne. Je n’ai de surcroît jamais pris d’engagement de nature politique envers une nation étrangère ou quelqu’autre engagement à défendre les intérêts d’une nation étrangère au détriment de ceux de mon pays. C’est au demeurant une véritable aberration que nos parlementaires prétendent ignorer la différence entre les attributions d’un consul de carrière et celles d’un consul honoraire qui n’est, en aucun cas et dans aucun pays, un poste politique.

Troisièmement, je travaille en Haïti depuis un peu plus de 30 ans et je m’enorgueillis de faire partie des citoyens haïtiens qui se sont toujours acquittés régulièrement de tous taxes et impôts dus à l’Etat haïtien. Je suis fier de dire haut et fort que je suis totalement et absolument en règle avec le fisc. La Direction Générale des Impôts (DGI) peut en témoigner et, comme de fait, n’a jamais manqué de me remettre chaque année un certificat en conséquence.

J’invite les députés qui se croient autorisés à salir, en toute impunité, l’image des honnêtes et intègres citoyens de notre pays à contacter la DGI pour s’assurer de l’authenticité de mes pièces et de la véracité de mes assertions.
Pour l’histoire et pour la vérité, j’attache, à cette lettre, une copie scannée de ma déclaration définitive d’impôts de l’année passée, le reçu de caisse de la DGI pour le montant payé en surplus des retenues à la source effectuées, chaque mois, sur mon salaire pour le compte de la DGI de même que le certificat d’accomplissement fiscal délivré par la DGI. Ces mêmes informations sont disponibles pour les cinq dernières années allant de l’année fiscale 2005-2006 à l’année fiscale 2009-2010, comme l’exige la loi.
Je profite de cette occasion pour remercier le Président Martelly de m’avoir proposé à la Nation pour occuper le rôle de Premier Ministre de mon pays. Sans que je ne le lui demande, il m’a déjà rendu une justice historique : celle d’informer la Nation en lui répétant plus d’une fois que je n’ai pas cherché ce poste, que je n’ai ni manigancé, ni n’ai fait aucun lobby auprès de lui pour obtenir cet honneur ; au contraire!
En tant que citoyen, j’avais accepté de servir mon pays en mémoire de tous nos compatriotes morts du séisme, des intempéries, du choléra, de la misère, des naufrages en haute mer, de la violence armée, des kidnappings et des assassinats, comme ce fut le cas hier encore, de Guiteau Toussaint… Tous, victimes de notre échec collectif à assumer le triptyque de notre République : Liberté, Egalité et, surtout et avant tout, Fraternité.
C’est en pensant spécialement à eux que j’avais accepté de me présenter devant le Parlement et devant la Nation à un moment où le peuple haïtien, confronté à une interminable série de catastrophes politiques, sociales, économiques, institutionnelles, météorologiques et sismiques, les unes plus meurtrières que les autres, avait poussé un cri clair et fort de rupture avec le passé et de progrès pour le futur en portant Michel Joseph Martelly à la présidence de la République.
Une Population bafouée, trahie, méprisée par ceux et celles qui lui avaient promis l’espoir, la démocratie et le développement, pour ne leur délivrer que, le chômage, la misère, la mendicité et l’insécurité ;
Une Population confrontée pendant plus de 50 ans à l’effondrement progressif de l’Etat, à la déliquescence de ses institutions et au règne de la médiocrité, de la corruption, de la violence, et de l’anarchie ;
Une Population finalement décimée par des désastres cataclysmiques comme si la nature voulait, elle aussi, se joindre à la curée entamée par les Gardiens du Troupeau ;
Une Population angoissée, affaiblie, désabusée, traumatisée, à genoux mais jamais vaincue, relevait la tête et assenait un Non sonore et péremptoire au statu quo et à ses partisans.
J’acceptais de servir aux côtés du Président Martelly parce qu’en le portant au pouvoir, Haïti, Première Nation Libre d’Amérique après avoir aboli l’esclavage et Première République Noire du Monde, proclamait aussi par son vote, son droit à un nouveau rêve haïtien dans un Pays redevenu Souverain.
Un nouveau rêve haïtien qui veut que toutes les familles puissent, de par le fruit de leur travail, élever dignement leurs enfants dans une société normalisée et où les notions d’inclusion, de création d’emplois, de distribution de richesses, de solidarité, de justice, de reddition de compte, de transparence, d’ordre et de discipline ne soient plus de simples vues de l’esprit mais une pratique quotidienne commençant à la tête de l’Etat, se propageant à travers l’Exécutif vers la fonction publique et atteignant la société civile par une forme de percolation contagieuse.
C’est parce que je crois fermement à la réalisation de ce rêve que j’avais mis en veilleuse mon implication caritative, démissionné des fonctions de Président de mes compagnies et accepté de sacrifier d’inestimables moments de vie familiale pour assumer la responsabilité de former le nouveau gouvernement qui aurait eu le mandat de construire notre pays.
De nombreux signaux, émanant des rangs du Parlement et insistant sur la nécessité d’une autre politique, résolument et uniquement engagée vers l’amélioration de la qualité de vie de nos compatriotes, m’avaient aussi convaincu qu’ensemble nous aurions pu réussir ce pari et travailler à résoudre les problèmes que nous avons collectivement créés.
Quand les générations futures tourneront leurs regards vers le passé, elles retiendront que l’année 2010 aura été celle de toutes les catastrophes. Cependant si, ensemble, nous nous mettons honnêtement au travail, je suis convaincu que nos descendants seront stupéfaits par le contraste que pourra leur offrir l’année 2011.
Elle pourrait être en effet le point de départ d’une période aussi difficile qu’exaltante. Et me vient à l’esprit le mémorable discours de Winston Churchill quand il devint Premier Ministre d’une Angleterre sur laquelle pesait la menace allemande. Churchill s’exprimait ainsi à ses compatriotes :
« Je dirais au Parlement, comme je l’ai dit à ceux qui ont rejoint ce Gouvernement, que je n’ai rien à leur offrir que du sang, du labeur, des larmes et des sueurs… Vous demandez quelle est notre politique ? Je dirai : elle est de faire la guerre, en mer, sur terre et dans les airs, avec toute notre volonté et toute la force que Dieu pourra nous donner : de faire la guerre à une monstrueuse tyrannie, sans rivale dans le noir et lamentable catalogue du crime. C’est notre politique. Vous demandez : quel est notre but ? Je peux répondre en un mot : c’est la victoire, victoire à tout prix, victoire en dépit de toute la terreur, la victoire quelque soit la longueur du chemin qui y mène ; car sans victoire, il n’y a pas de survie. »
Si nous traitons la misère et les affres du sous-développement comme une monstrueuse tyrannie, nous devons être prêts à leur faire la guerre et cette guerre là, le Président Martelly, le prochain Premier Ministre, vous et moi n’avons simplement pas le droit de la perdre. La politique que je voulais proposer à la Nation était celle d’entrer en guerre contre les conséquences dévastatrices des catastrophes créées par la nature et par l’homme qu’a connues notre pays pendant les 50 dernières années, en embrassant sans réserve le changement promu par le Chef de l’État.
Ce changement devait s’exprimer avant tout dans la défense du bien commun ; ce patrimoine qui englobe l’existence des biens nécessaires au développement du citoyen haïtien et la possibilité réelle pour tous d’y avoir accès. Ce bien commun exige le bien-être social et le développement de tous les enfants du pays, de tous, sans exclusion et sans exclusive; et il implique la paix, la stabilité et la sécurité d’un ordre juste.
Le bien commun est, en ce sens, différent de l’intérêt général qui, dans un groupe, ne prend pas en compte chaque personne et, par conséquent, en ne considérant qu’une entité globale, pourrait accepter le sacrifice nécessaire de certains membres du groupe, d’ordinaire les plus faibles, pour la survie des autres.
Le bien commun, tel que je l’envisage, engagera tous les membres de la société ; personne ne sera exempt de participer, selon ses possibilités, afin de chercher à l’atteindre et à le développer et personne ne sera abandonné. Fok tout moun lité, fok tout moun travay e fok tout moun jwenn !
Pour assurer le bien commun, le prochain gouvernement doit s’engager à harmoniser les différents intérêts sectoriels avec les exigences de la justice et à utiliser toute la force de l’Etat à cet effet.
C’est au nom de cette quête du bien commun au profit de mes concitoyens que j’avais accepté de servir aux côtés du Président Martelly à l’aune de ma foi. Cette foi qui soulève les montagnes; cette foi qui me fait chercher le Christ dans mon prochain; cette foi qui me fait croire que le Bon Dieu a un plan d’amour et d’excellence pour Haïti, que j’ai l’obligation de m’impliquer et que je ne mourrai pas avant d’avoir vu le changement, le vrai dans notre pays.
Ces deux derniers mois, j’ai entendu toutes sortes de voix, les unes plus étonnantes que les autres, s’ériger contre le fait que j’assume publiquement et sans retenue ma foi chrétienne.
Suite au vote des parlementaires, un journaliste, pour lequel j’ai le plus grand respect, écrivait, non sans une note d’amertume : « M. Rouzier a sans doute oublié, dans sa foi et ses prières, que Dieu ne vote pas au Sénat ni à la Chambre des députés. » Je me permettrai de lui répondre que le Bon Dieu a voté et que, dans son grand amour pour moi, il m’a probablement épargné un sort autrement plus douloureux.
J’avais accepté de servir mon pays et je voyais dans cette désignation un appel, un sacerdoce, une occasion de plus de servir le Christ et de le toucher chaque jour dans :

les 680,000 sans-abris qui croupissent sous les tentes ;

les 8 millions d’Haïtiens qui ce soir dormiront sans électricité ;

les 5 millions d’analphabètes qui continuent d’être maintenus dans le noir ;

nos milliers de compatriotes qui croupissent en prison pour des peccadilles sans espoir de voir un jour leur juge naturel ;

les millions de jeunes qui ne savent plus à quel saint se vouer pour trouver un emploi ;

les millions de moins jeunes que notre société a complètement oubliés et mis à l’écart ;

les millions de femmes qui doivent trimer quotidiennement juste pour satisfaire les besoins de base de leurs enfants ;

nos compatriotes qui souffrent d’incapacités physiques ou de troubles mentaux et qui sont les laissés-pour-compte de notre société ;

nos paysans à qui nous avons tourné le dos depuis bien trop longtemps.

Pour toutes ces raisons, je vais continuer à garder mes yeux rivés sur le Christ et continuer à servir. Je n’ai qu’une vie à vivre et j’entends profiter de toutes les opportunités qui me sont offertes pour la faire compter pour quelque chose. Ma vie et ma foi jusqu’ici ont été faites d’efforts et de persévérance dans l’adversité, plus qu’elles n’ont été faites de dogme et de théologie. Le Bon Dieu a planté un rêve d’amour et d’excellence pour tous dans mon cœur et Il m’a permis de comprendre que faire mon possible est normal et qu’aller au-delà de mes capacités est un défi. Là où s’arrêtent mes capacités commence ma Foi. Une Foi forte voit l’invisible, croit l’incroyable et reçoit l’impossible.
Si vous et moi, ensemble, joignons nos efforts et menons la bataille pour une Haïti prospère avec tout le talent, toutes les ressources que Dieu nous a donnés, alors et alors seulement, les générations futures verront l’année 2011 comme le début de la Renaissance.
Que le Bon Dieu bénisse Haïti, qu’Il bénisse le Président de la République, qu’Il bénisse le Parlement et qu’Il nous bénisse tous avec nos familles, toujours.
Respectueusement,

Daniel Gérard ROUZIER

Documents attachés :
http://www.haitilibre.com/images/RECEPISSE_ET_CERTIFICAT.pdf
http://www.haitilibre.com/images/DECLARATION_DEFINITIVE.pdf

HL/ HaïtiLibre

 

Bilan convaincant de Jean-Max Bellerive devant les sénateurs

Lundi, 04 Juillet 2011 18:53

bellerive160310Jean-Max Bellerive s’est expliqué vendredi par devant les commissions Anti-corruption/droits humains et Justice/sécurité du Sénat de la République. Ses explications ont porté sur la gestion des fonds générés par le programme Petro-Caribe et les résultats de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti. M. Bellerive a soumis aux sénateurs toute une série de documents justifiant l’utilisation de ces fonds.

Le premier ministre démissionnaire a expliqué que les fonds du programme de coopération énergétique avec le Venezuela ont été utilisés en toute transparence dans la mise en place des infrastructures routières et des ponts. Il a déploré le tollé suscité par ce dossier dans le milieu politique haïtien.

En ce qui a trait aux résultats de la CIRH, Jean-Max Bellerive a présenté aux membres des deux commissions les actions de cette structure en deux phases. Au cours de la première, 14 projets ont été approuvés pour 107 millions de dollars contre 17 projets pour la deuxième phase dont le montant est de 108.8 millions de dollars.

Le Ministre des Finances Ronald Baudin, qui accompagnait Jean-Max Bellerive, a nié toute responsabilité dans la gestion des 163 millions de dollars octroyés par le parlement en urgence après les cyclones d’automne 2010. Il a s’est appuyé sur le fait  qu’il n’était pas encore ministre.

Toutefois, le Grand Argentier de la République a fait part d’un ensemble de 46 projets en cours d’exécution et, selon lui, ce sont les fonds générés par le programme Petro-caribe qui les rendent possibles. Ronald Baudin a dit aussi aux sénateurs qu’une partie des fonds dudit programme a été utilisée pour renforcer le budget national après le passage du tremblement de terre.

Le président de la commission anti-corruption et droits humains semble sorti satisfait de la rencontre. Le sénateur Steven Benoit a expliqué avoir recueilli un lot de documents du premier ministre Bellerive devant éclairer la lanterne de ses collègues. Des documents qu’il entend soumettre à l’intention de l’assemblée des sénateurs pour analyse.

Le sénateur Youri Latortue a indiqué de son coté avoir pris note des documents soumis par le premier ministre Bellerive. Il a demandé à ses collègues de les consulter. La rencontre, sollicitée in extremis par les sénateurs alors que Jean-Max Bellerive est pressenti pour se succéder à la tête de l’Etat, s’est déroulé dans une ambiance très détendue. D’ailleurs, le bloc majoritaire du parlement est très favorable à la reconduction du premier ministre sortant.

 

Pour une autosuffisance alimentaire

Le Chef de l’État renouvelle son engagement à travailler aux côtés des paysans afin d’aboutir véritablement à la relance agricole. Une structure appropriée a été mise en place au cours de la semaine dernière et trois journées de formation ont eu lieu à l’intention de paysans venus des quatre coins du pays.

2011-07-04 15:12:57

Pendant le lancement tenu à Léogâne, sur l’habitation de Melye, les responsables ont profité de l’occasion pour présenter à la population le nouveau parti politique du Président : « Pati politik peyizan », qui est une branche de Repons Peyizan.
Selon le coordonateur national du « pati politik Peyizan », Varnel Durandisse, la Cellule de Production agricole est une institution autonome dont l’objectif est d’aider le président à concrétiser les promesses de sa campagne électorale. Le responsable du parti ainsi que le président de la République, annoncent, en effet, plusieurs projets qui doivent découler de cette initiative.
L’une des grandes priorités de Michel Martelly, ont-ils assuré, est la création d’emplois. Le sol haïtien a une forte capacité pour produire des denrées agricoles. Jusqu’à la deuxième moitié du XXe siècle, le pays était reconnu comme étant essentiellement agricole. En ce sens, le chef de l’Etat se dit déterminé à accompagner les paysans. Car, se faisant, dit-il, le tôt de Chômage pourra être diminué considérablement puisqu’environ 60% de la population vit directement ou indirectement de l’agriculture.
Michel Joseph Martelly qui a pris la parole en la circonstance affirme que l’existence de cette structure traduit en claire la volonté de son équipe de rester à l’écoute de la population paysanne. Il n’a pas manqué de faire l’éloge de l’agriculture et de la Production nationale en générale qui selon lui sont parmi les piliers de son programme de changement et de développement durable. « Cette structure doit nous permettre de dynamiser et d’accroitre les investissements étrangers dans le secteur primaire en Haïti », a-t-il argumenté.
D’un autre côté M. Durandisse promet de mettre tout en œuvre afin d’étendre cette structure à travers tout le pays. Il en a profité pour annoncer l’ouverture des Banques de crédit agricole dans tous les départements du pays. Ce qui permettra, affirme-t-il, de prendre en compte les métiers agricoles en vue de les renforcer en faisant en sorte que les paysans soient à même de préparer leurs propres semences et pépinières.
Selon les responsables présents au lancement de cette cellule de production, L’agriculture doit constituer une priorité pour le gouvernement haïtien dans le cadre de son plan de diversification économique à long terme. Elle permettra d’améliorer la productivité dans le secteur agricole et atteindre l’autosuffisance alimentaire.
. Le coordonateur national, Varnel Durandisse et l’agronome Saint-Fort Chéry Dadaille, responsable de projet s’entendent pour fixer l’objectif poursuivi qui n’est autre que d’augmenter la production agricole du pays de 20 à 30% au cours du quinquennat de Michel Martelly.

Jose Flécher

 

Henry Bazin: « Personne ne peut m’empêcher de faire ce qui est bon pour mon pays »

Il n’a peur de personne. Franc, direct et intransigeant sur ses principes et valeurs. L’ex-ministre de l’Economie et des Finances sous la transition a rejeté d’un revers de main les allégations d’un des câbles de Wikileaks, selon lesquelles, il aurait reçu des pressions de la part de l’administration américaine pour faire échouer l’accord Petrocaribe. « Personne ne peut m’empêcher de faire ce qui est bon pour mon pays », a-t-il martelé lundi sur les ondes de Radio Magik 9.

« A supposer que l’ambassade américaine aurait exercé sur moi des pressions pour m’empêcher de faire quelque chose de bien pour mon pays, elles ne m’auraient pas touché », déclaré Bazin lundi sur les ondes de Radio Magik 9, soulignant que personne ne pourrait l’empêcher de faire ce qui est bon pour son pays. « Non. Je ne me rappelle pas avoir été l’objet de pressions de l’ambassade américaine ou d’une autre ambassade sur ce sujet », a-t-il ajouté.
Interrogé sur la gestion actuelle du fonds de Petrocaribe, Henri Bazin a préféré répondre qu’il n’était pas au courant du déroulement de cet accord. « La gestion du fonds de Petrocaribe…(rire), c’est une autre affaire. Je ne suis pas au courant de la gestion. Il me faudra consulter les dossiers avant de prendre la parole sur le sujet…Il faut qu’il y ait un audit », a-t-il dit en guise de réponse.
Il faut rappeler que le ministre du Commerce et de l’Industrie sous la transition, Fritz Kenold, a été le premier à entamer les négociations avec le gouvernement vénézuélien sur l’accord Petrocaribe déjà expérimenté dans d’autres pays. Henry Bazin a salué les efforts de M. Kenold pour faire avancer le dossier.
Selon l’hebdomadaire Haiti-Liberté en date du 1er juin, citant les câbles de Wikileaks, Washington s’est opposé à l’accord Petrocaribe entre Haïti et le Venezuela. Cet accord permet au pays d’acheter du pétrole vénézuélien à un prix préférentiel et remboursable avec une période de grâce et un taux d’intérêt préférentiel.
L’idée d’un tel accord est d’abord apparue sous le gouvernement de transition (2004-2006). Mais l’ambassade américaine a vite fait de taper sur les doigts du ministre des Finances de l’époque, Henri Bazin, pour qu’il repousse l’offre, selon le journal Haïti-LIberté.
Selon Haïti-Liberté, l’entêtement de René Préval à faire aboutir le processus et son « accommodement » avec Chavez, auront miné ses relations avec le grand voisin d’Haïti. Mécontents, les Etats-Unis ont réagi en ruinant les chances de son dauphin, Jude Célestin de lui succéder au pouvoir.
« Washington est agressivement intervenu, écartant du scrutin de ballotage Jude Célestin, le candidat du parti de Préval, Inite (Unité), pour le remplacer par Martelly, un chanteur de Compas néoduvaliériste qui a soutenu haut et fort les coups d’État de 1991 et 2004 contre l’ancien président Jean-Bertrand Aristide », souligne l’hebdomadaire.
Par ailleurs, l’économiste Henri Bazin a conseillé aux nouveaux dirigeants du pays de ne pas rater les opportunités qu’offre le tremblement de terre et la reconstruction. « Nous serions en meilleure situation si le Premier ministre avait été désigné », a-t-il dit.
« Sans un gouvernement, a-t-il ajouté, plus d’un mois après l’investiture de Michel Martelly, les gens de la communauté internationale sont en droit de se questionner sur ce qui se passe véritablement en Haïti. Toutefois, M. Bazin a estimé que nous avons encore le temps de nous rattraper. « Avec un bon Premier ministre assisté d’une bonne équipe qui accepte de travailler en harmonie avec le président Martelly », a-t-il dit.
De l’avis de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances du pays, il faut reprendre l’ordre des investissements, une meilleure relation entre le secteur privé et l’Etat pour faciliter la reconstruction.
Selon lui, « le prochain gouvernement doit avoir une stratégie de développement, un guide d’investissements qui servira comme boussole et facilitera la création d’emplois, entre autres. La fiscalité est également importante dans le contexte actuel », a-t-il souligné.
En outre, Henri Bazin va plus loin que le président Martelly qui a promis la création d’une banque de crédit agricole en faveur des paysans. « Il faut une banque de développement qui interviendra dans le service, l’industrie et l’agriculture », a-t-il exhorté.
Réagissant sur la possibilité de servir à nouveau son pays, M. Bazin a posé ses conditions. « Je suis très exigeant. Ma démission est toujours prête. Je n’ai peur de personne. Cependant, je fais ce que j’ai à faire », a-t-il fulminé.
Ses valeurs sont l’honnêteté, l’anti-corruption c’est pourquoi il a personnellement créé l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) lorsqu’il était ministre.

Robenson Geffrard / rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Haïti – Économie :

2ème ronde de négociations entre des entreprises haïtiennes et dominicaines

04/07/2011 13:37:40

Haïti - Économie : 2ème ronde de négociations entre des entreprises haïtiennes et dominicainesLe Centre Dominicain pour la Science et la Technologie (CEDOTEC) et HOPE un groupe de petites et moyennes entreprises Haïtiennes, tiendront du 5 au 8 Juillet une seconde ronde de négociations dans la ville du Cap Haïtien et de Plaisance. Au delà des aspects strictement commerciaux, 5 tables de travail, permettront d’aborder de nombreux thèmes essentiels : La Production agricole – Les transferts industriels scientifiques et technologiques – L’eau potable – L’ Irrigation et le drainage des sols et la purification de l’eau en culture agro-industrielle à ciel ouvert.
Les discussions et négociations porteront sur de nombreux sujets tels que : la commercialisation de produits alimentaires sans intermédiaires [saucisses, farine de blé et de maïs, pâtes alimentaires, riz, sauce tomate, jus et sodas… Négociations dans le domaine des matériaux et des équipements de construction, des plastiques, des produits cosmétiques et autres produits industriels de toilette… De la demande de services d’assurances, de santé et de médicaments… ainsi que des possibilités de mettre en place des produits et services financiers pour les commerçants des deux côtés de la frontière : cartes de débit ou de crédit ou autres instruments financiers, afin de réduire l’utilisation des liquidités et faciliter les transactions commerciales.

S/ HaïtiLibre

 

Haiti : Inconvenances et comportements intolérables

Par Robert Paret *  lundi 4 juillet 2011

Il y a des inconvenances et des comportements qui dérangent à un point tel qu’ils vous révoltent et vous mettent en grogne.

Tous ceux qui fréquentent, de très tôt le matin, ou de très tard l’après-midi, l’une des principales artères de communication de la Capitale ou de ses environs, sont touchés des mêmes ennuis qui provoquent les mêmes tracasseries.

Cependant, à l’évidence de l’inadaptation de nos rues à un trafic en perpétuelle croissance et aux entraves causées par les multiples nids de poule qui parsèment les chaussées, vient s’ajouter l’anarchie généralisée provoquée par des chauffeurs indisciplinés. Inconvénients aggravés par la déambulation désordonnée et insouciant de piétons qui n’ont cure des règles élémentaires de prudence.

On comprend, dès lors, le désappointement des agents de la police routière préposés à garantir une bonne fluidité de la circulation lorsqu’ils sont pris au piège de ce micmac. Néanmoins, on admettra que leurs interventions, parfois inopportunes, provoquent des bouchons interminables. En laissant fonctionner normalement les sémaphores, lorsqu’ils existent, leur tâche s’en trouverait facilitée.

Ce désordre généralisé est, certes, le résultat navrant d’une pratique coutumière, développée et tolérée depuis de nombreuses années, qui nous enveloppe dans un abêtissement puéril, sans que nous n’arrivions à dégager les conséquences néfastes qui en découlent. Si on considère seulement le carburant ainsi volatilisé en pure perte, en faisant du surplace, et le temps perdu dans ces interminables embouteillages, on conviendra que cette situation a des effets négatifs sur le rendement individuel et, conséquemment, des répercussions considérables sur l’économie nationale.

Ce phénomène prend une toute autre dimension lorsqu’il reflète, en grande partie, l’état d’esprit qui anime toute une communauté, prise dans la tourmente de l’anarchie. Car, il est reconnu que l’ordre et la discipline n’ont jamais été des principes qui guident nos actions.

Cette vérité est palpable, et tous les jours nous en faisons l’amère expérience lorsque nous empruntons les rues qui desservent nos principaux centres d’activités.

En ce qui me concerne, le tronçon Thomassin-Pétionville demeure la voie la plus fréquentée, une voie incontournable, car aucune autre ne m’offre une alternative de dégagement qui facilite mieux mes déplacements. Et, comme elle est empruntée par des milliers d’habitants de la région, on s’explique bien son perpétuel encombrement.

Cette occupation excessive en fait un théâtre en plein air, où les scènes les plus surprenantes se déroulent dans l’informel et l’improvisation absolue : arrêt brusque d’un tap-tap en pleine rue, sans avertissement préalable, pour embarquer un passager, stationnement aux trois-quarts de la chaussée d’un camion-citerne tombé en panne, sans feux de détresse, dépassement intempestif d’une file de voitures par des chauffards imprudents, en toute insouciance, ect.

Et quand ces désordres ont lieu aux heures de pointe, c’est la pagaille.

A ce sujet, Il me vient à l’esprit une anecdote qui lie cette situation d’anarchie au comportement grotesque d’un citoyen pourfendeur de vérité. L’histoire est, somme toute, banale, cependant elle est révélatrice d’un atavisme rétrograde qui mystifie la société et l’enferme dans de fallacieux crédos de compétence et d’honorabilité. I

Il y a peu de temps, j’ai fait la connaissance d’un homme que m’avait présenté un ami, à l’un des restaurants de Pétionville.

Après un brin de conversation au bar, autour d’un verre, Il nous invita à partager sa table. Une fois la commande placée, la conversation s’engagea spontanément sur la situation globale du pays. Chacun émettait son opinion sur la conjoncture actuelle et les perspectives d’avenir.

L’homme, qui paraissait être bien imbu des affaires politiques et sûrement impliqué dans les hautes sphères de l’Etat, orienta la réflexion sur un point qui paraissait particulièrement l’intéresser et lui semblait être d’un apport considérable, indéniable. Pour remédier à cette perpétuelle dégradation dans laquelle on s’engouffre, tout devrait, à son avis, s’articuler autour de la création d’emplois, seul critère pour l’élimination de cette pauvreté qui nous tient dans ses serres.

Sa verve était si enthousiaste et envahissante que nous eûmes très peu l’occasion de réagir à ses commentaires, préférant lui accorder, volontiers, le monopole de la parole. Ce qu’il semblait, sans retenue, apprécier, d’autant plus qu’il tenait à nous montrer toute la mesure de ses connaissances et de ses compétences dans bien d’autres domaines.

Il s’évertuait à nous convaincre des principes à adopter pour corriger les tares sociales, avec tout l’emballement frénétique des politiciens hâbleurs qui croient, seuls, détenir la formule de la réussite.

J’avoue avoir eu plaisir à le suivre, durant quelques minutes, même si son air pédant et hautain me déplaisait par moment. Le temps passa ainsi, accrochés, nous étions, aux lèvres de ce brillant orateur qui allait d’un ton ferme et direct, comme pour finir de nous convaincre de la justesse de ses propos.

En conclusion, Il ressortait que nous devrions procéder à de grands changements sur les plans politique et social, en changeant la mentalité rétrograde de la plupart des Haïtiens. Pour y arriver, il arguait que l’exemple devait venir d’en haut.

Après plus d’une heure d’échanges, nous nous sommes séparés, en projetant de nous rencontrer dans un proche avenir. Avant mon départ, mon ami eut le temps de me glisser au creux de l’oreille que cet homme était bourré d’oseille et qu’il se préparait à investir dans l’industrie touristique. Peut-être, ajouta-t-il, pour m’aiguillonner, aura-t-il besoin des services d’un architecte comme toi. Bof !

Le hasard a voulu que nous nous retrouvions plus tôt que prévu, seulement deux jours après notre première rencontre.

Les circonstances et le cadre, certes, n’étaient pas les mêmes, car nous étions pris dans l’embarras d’un trafic des plus serrés, un mercredi, aux environs de 7:00 du soir.

Alors que je suivais lentement et patiemment la longue file formée par les voitures se dirigeant vers Thomassin, je sentis que j’étais brusquement abordé sur ma gauche par un véhicule. Celui-ci dut subitement s’arrêter en double lignes, vu qu’un autre véhicule arrivait en sens contraire.

Un coup d’œil instantané ne me permit pas de reconnaitre, sur le coup, l’indiscipliné intrus. Ce n’est qu’à la seconde d’après, que je me rendis compte qu’il s’agissait de la récente connaissance rencontrée à Pétionville.

Bien engoncé dans le siège d’une superbe berline rouge grenat, j’ai vite compris qu’il tentait de se faufiler indûment dans le cortège des véhicules immobilisés, pour tenter de se frayer un passage. Un subtil regard sur sa droite, lui permit de me voir.

Cependant, embarrassé d’être pris en flagrant délit d’indiscipline, il feignait de ne pas me reconnaitre et faisait de grands gestes comme pour simuler une urgence, une façon de justifier son empressement. Pour le narguer et l’enfoncer davantage dans son embarras, je lui fis un sourire narquois et un grand salut de la main, une façon de lui montrer que, moi, je l’avais bien reconnu.

La déduction logique, que je faisais en la circonstance, est que « Monsieur » était assurément pressé de regagner son bercail des hauteurs de Pétionville, sans souhaiter endurer la peine de tous ceux qui, patiemment, lancinaient sur place, depuis plus d’une heure d’horloge, en ce jour béni de Dieu.

De plus, déambulait sans interruption, dans un mépris déconcertant, une chaine de sans-gênes, malins récalcitrants ; de tous plumages, même de certaines connaissances ou d’amis pour qui j’éprouve de l’estime.

Dans ce tableau, on peut comprendre la frustration de ces respectueux citoyens, soucieux de l’ordre et la discipline, de se voir ainsi railler par un clic de malappris. C’est une situation qui me met en boule, et face à laquelle je demeure cruellement impuissant.

A force d’endurer ce genre de contraintes, et bien d’autres tout aussi intolérables, mon cœur, un jour, fatalement, s’en ressentira.

Ce témoignage met en cause le comportement irresponsable d’un citoyen.

Il le condamne sans rémission, tenant compte de la notoriété dont il jouit dans la société. Et la question préoccupante à se poser est : Comment un individu, ayant une telle formation académique et une telle carte de visite, peut se laisser aller à de telles dérives ?

La réponse est tout aussi simple : « l’habit ne fait pas le moine ».

Dans notre société, cette catégorie d’individus est légion. Ils se retrouvent dans tous les milieux et à toutes les sauces. Leur réputation repose, malencontreusement, sur la naïveté de certains et la crédibilité que leur confère l’obtention d’un diplôme académique, décroché le plus souvent en terre étrangère, et sur le prestige équivoque dont ils sont revêtus.

Tout le reste n’est que fanfaronnade et accessoires d’apparat. Et comme le disait, avec justesse, cet étonnant démagogue, bluffeur de son état, sans y croire : L’exemple doit venir d’en haut. Le dilemme est que, d’en haut, la plupart de ces « élus » flottent sur leur nuage. Et vogue la galère.

Ainsi va notre société. Plus on se gave de discours pompeux, mieux on s’assure une place au soleil.

On pourrait comprendre, sans l’admettre, encore moins sans le cautionner, le comportement indiscipliné de certains individus qui n’ont, comme horizon et référence, que le désordre qui les encadrent journellement. Ce sont, le plus souvent, des incultes qui se sont formés sur le tas et ne se sont jamais frottés aux normes de la modernité.

Cependant, que penser de ces privilégiés qui ont eu l’avantage de vivre, à l’extérieur, dans des milieux évolués ?

Dire que des étrangers résidant dans le pays, appartenant même, à des organisations prestigieuses ou diplomatiques, se complaisent dans de telles déviances ! C’est avec raison que l’on dit : « l’homme est fonction de son milieu ».

Ce récit est une histoire entre milles, dont la trame pourrait être alimentée par des faits qui se déroulent dans différentes sphères de notre société.

Quel que soit le milieu, les réflexes et les comportements de la plupart des citoyens coïncident, en absence d’un projet national commun, dans un même objectif : Un sauve-qui-peut individuel à travers les aléas d’une survie précaire.

Nous vivons dans une société de chen ak chat, c’est-à-dire, d’ennemis prêts à s’entre-déchirer, une société mankemelanj, c’est-à-dire, de brasseurs d’affaires impénitents.

Dans ce capharnaüm, très peu de place est laissé à l’initiative innovatrice et au mérite personnel, de telle sorte que les plus entreprenants et les plus courageux se trouvent pris au piège de sordides projets.

N’est-ce pas la cause de la perte de ce noble chevalier que fut Guiteau Toussaint ?

Contact : paretrobert@yahoo.fr

* Architècte

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