jeudi 7 juillet 2011

7 Juil

 Martelly débute une visite officielle en Espagne

imageLe chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, a débuté ce jeudi 7 juillet une visite officielle de 48 heures en Espagne. M. Martelly est arrivé aujourd’hui à 10 heures du matin à Madrid en provenance de Miami.
Au cours de sa première visite en Espagne, M. Martelly aura des entretiens avec le roi Juan Carlos et le chef du gouvernement Jose Luis Rodriguez Zapatero. D’autres rencontres avec la ministre des affaires étrangères, Trinidad Jimenez et des entrepreneurs étrangers sont également prévues.
Au cours d’un point de presse à l’aéroport Toussaint Louverture avant son départ, M. Martelly avait expliqué que l’objectif principal de son voyage est la recherche d’investisseurs étrangers. M. Martelly devra réaliser une intervention lors d’un forum spécial sur les opportunités d’affaires en Haïti. Plus de 250 hommes d’affaires étrangers devront participer à ce forum.
Le président haïtien a été contraint d’écourter son séjour européen en raison de la conjoncture politique. Le Premier Ministre désigné Bernard Gousse, est contesté par l’Inité qui détient la majorité au Parlement.
Michel Martelly rentrera au pays le dimanche 10 juillet 2011.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Visite de Martelly en Espagne, un fonds de 50 millions de dollars

07/07/2011 09:29:34

Haïti - Économie : Visite de Martelly en Espagne, un fonds de 50 millions de dollarsLe Premier ministre espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, a annoncé aujourd’hui jeudi que l’Espagne va créer un fonds de 50 millions de dollars pour aider les institutions financières d’Haïti à prêter aux petites et moyennes entreprises.
Il s’agit d’une aide que le Chef de l’Exécutif espagnol a promis de donner à Haïti à l’occasion de la visite en Espagne de son président, Michel Martelly, la première en Europe depuis son entrée en fonction en mai dernier. Selon M. Zapatero, l’objectif de ce fonds est que les banques haïtiennes puissent octroyer des crédits à « des conditions très favorables. »
M. Zapatero a également assuré que l’Espagne est déterminée à rester un des principaux donateurs pour Haïti, l’Espagne est actuellement le troisième contributeur en termes de coopération bilatérale avec Haïti et le première au niveau européen. La coopération de l’Espagne sera axée sur trois secteurs clés: l’éducation, y compris la formation des enseignants, l’agriculture et le tourisme.
L’Espagne a promis à Haïti une aide de 346 millions d’euros pour la période 2010-2013.
Pour sa part M. Martelly a remercié M. Zapatero pour l’aide fournie par l’Espagne depuis bien avant le séisme et a souligné qu’en Haïti il y a actuellement de nombreuses opportunités d’investissement, principalement dans le tourisme, mais aussi dans l’énergie et les infrastructures. Il a invité les investisseurs espagnols à se rendre en Haïti « pour voir comment exploiter cette opportunité. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3321-haiti-politique-martelly-en-espagne-pour-un-forum-d-affaires-sur-haiti.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le chef d’Etat justifie le choix de Bernard Gousse

Le chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, affiche une ferme détermination à jouir de ses prérogatives constitutionnelles en dépit des mises en garde ou menaces du bloc majoritaire. Dans un point de presse, avant son départ pour l’Espagne, le président haïtien a tenu a répondre aux parlementaires qui avaient à voix basse suggéré la désignation de Jean Max Bellerive. Le processus de dialogue et consultation ne signifie pas que je renonce à mes droits constitutionnels a précisé M. Martelly.
Le chef de file de l’Inité, Joseph Lambert, avoue qu’il avait conseillé vivement au chef d’Etat de designer une autre personnalité. Les deux autres candidats en lice étaient l’ex candidat à la présidence Jean Henry Céant et le Premier Ministre Jean Max Bellerive.
L’un des députés du groupe majoritaire avait même souhaité que le chef de l’Etat laisse au Parlement le soin de designer le Premier Ministre.
Le président Martelly ne tarit pas d’éloges pour, Bernard Gousse, l’ex ministre de la justice sous le gouvernement de transition. C’est un homme intègre et compétent pouvant nous aider à rétablir l’ordre et la discipline, a martelé le locataire du Palais National. Il rappelle que le Premier Ministre devra appliquer sa politique économique.
C’est un Martelly ferme qui a justifié son choix. Négociation ne signifie pas compromission ou marchandage, a-t-il insisté.
Contrairement au processus de désignation de Daniel Rouzier, le président Martelly avait engagé un dialogue avec le bloc majoritaire avant de faire choix de M. Gousse. 7 noms avaient été écartés par les parlementaires dans la liste des 10 soumis par le chef d’état. Il s’agit de Pierre Eric Pierre, Daniel Supplice, Laurent Lamothe, Steven Benoît, Edmonde Supplice Beauzile et Wilson Jeudy. Les parlementaires de l’Inité et alliés avaient fait valoir que le président Martelly peut choisir une des trois personnalités retenues Jean Henry Céant, Bernard Gousse et Jean Max Bellerive.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Les parlementaires de l’Inité mettent en place un front anti- Gousse

imageLa désignation de Bernard H. Gousse au poste de Premier Ministre est mal accueillie par les parlementaires de l’Inité et alliés.
Le président du groupe majoritaire à la chambre basse estime que cette nomination est irrecevable. Le nouveau député de la Croix-des-Bouquets, Tolbert Alexis, va jusqu’à proposer l’envoi d’une pétition au président Martelly pour signifier le rejet de M. Gousse. Le Premier Ministre désigné a seulement 1% de chance de succès à la chambre basse, insiste t-il.
M. Alexis est très remonté contre l’ancien ministre de la justice qui selon lui avait traité les législateurs d’illettrés. D’autres parlementaires ne s’attardent pas à fournir des explication mais assimilent la désignation de M. Gousse à une provocation de la part du chef d’Etat.
Le chef de file de l’Inité, Joseph Lambert soutient qu’il s’agit d’un choix contesté par de nombreux parlementaires. Durant les négociations nous avions conseillé au président Martelly d’orienter son choix vers une autre personnalité, révèle le sénateur Lambert se demandant si le chef de l’Etat a une autre stratégie.
A l’exception d’ Emmanuel Fritz Gerald Bourjolly, député d’Aquin, la quasi-totalité des membres du bloc parlementaire Inité et alliés seraient opposés à M. Gousse. Certains élus tels Arnel Bellizaire, John Joël Joseph et Polly Faustin l’accusent d’avoir violé les droits humains sous le gouvernement de Gérard Latortue. Ils dénoncent des arrestations et des assassinats dans certains quartiers lors de la lutte des autorités contre  » l’opération Bagdag » en 2004 -2005.
Bernard Gousse bénéficierait d’un appui certain auprès des blocs minoritaires. Toutefois certains législateurs dont le sénateur Evalière Beauplan s’étonnent de la désignation de M. Gousse en dépit des mises en garde de plusieurs parlementaires.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Bernard Gousse désignation: Tempête de protestations dans les rangs du bloc majoritaire GPR/INITE

07/07/2011 10:33:00 Auteur(e) La Redaction

imageLe jeu des forces politiques risque d’être déterminant dans l’issue du processus de ratification du nouveau Premier ministre désigné, Bernard Gousse, engagé au Sénat dominé par l’anciennne plateforme présidentielle INITE et où très vite a été formée dès mercredi après-midi une commission spéciale de neuf membres chargée d’étudier le dossier de l’intéressé.

Présidée par le Sénateur Jean William Jeanty, la commission a déjà demandé au président du bureau, Rodolphe Joazile, d’inviter M. Gousse à faire jeudi le dépôt de ses pièces dont l’examen pourrait s’achever d’ici la fin de la semaine. Le verdict de l’assemblée devrait intervenir mardi ou mercredi prochain au plus tard.

Très controversé, le choix du Président Martelly, officialisé peu avant son départ mercredi pour une visite de quatre jours en Espagne, a soulevé des protestations en cascade au Parlement où les membres du groupe majoritaire GPR l’assimilent à une « provocation ».

Les Sénateurs Moïse Jean-Charles, Jean-Baptiste Bien-Aimé et Desras Simon Dieuseul ainsi que les Députés Jean Tholbert Alexis et Poly Faustin, certains issus du courant Lavalas, affirment qu’ils ont encore en horreur le passage entre 2004 et 2005 de Bernard Gousse à la tête du ministère de la justice marqué, selon eux, par de graves violations des droits humains.

INITE et alliés (14 élus +le président Rodolphe Joazile) : John Joël Joseph et Jean Hector Anacacis (ouest) ; les frères Joseph et Wencesclass Lambert (sud-est) ; Fritz Carlos Lebon, Francky Exius, Yvon Buissereth (sud) ; Moïse Jean Charles, Kély Bastien (nord) ; Jean Baptiste Bien-Aimé, Derex Pierre-Louis (nord-est) ; Lucas St-Vil (nord-ouest) ; Jocelerme Privert (Nippes, sud-ouest) et Desras Simon Dieuseul (Centre) .

Alternative (sept sièges) : Steven Benoît (ouest) ; Webster Polycarpe (nord) ; Mélius Hyppolite (nord-ouest) ; Andrys Riché (Grand’Anse, sud-ouest) ; Francisco de la Cruz, Edmonde Supplice Beauzile (Centre) et François Anick Joseph (Artibonite, nord).

Huit autres Sénateurs sont d’appartenance politique particulière ou en désaccord avec leur famille politique d’origine et peuvent donc, en fonction de certaines considérations personnelles, tactiques ou conjoncturelles s’aligner sur l’un ou l’autre des deux grands blocs : Edwin Zenny (INITE/sud-est, très proche du président Martelly) ; Michel Clérié (INITE/Grand’Anse, généralement dissident) ; Nenel Cassy (PLB, ex-INITE, Nippes) ; Youri Latortue et Willy Jean-Baptiste (AAA, Artibonite) ; Jean William Jeanty (KORENIP/Nippes), Maxime Roumer (KOREGA/Grand’Anse) et Evallière Beauplan (PONT/nord-ouest). spp/Radio Kiskeya

 

Bernard Gousse confirmé

Manifestement, le président Michel Martelly décide de voir jusqu’où peuvent aller les parlementaires dans leur position. Avant de s’envoler mercredi pour l’Espagne, il a désigné officiellement Me Bernard Honora Gousse comme Premier ministre en dépit du fait que bon nombre de sénateurs et de députés du bloc majoritaire au Parlement (GPR) se soient prononcés contre ce choix.

Il ne se laisse pas intimider. Avec une voix grave, imposante, le chef de l’Etat a présenté mercredi à la nation celui en qui il se confie pour gérer avec lui les affaires du pays. « Avant de me rendre en Espagne à la recherche d’investissement pour la création d’emplois dans le pays, peuple haïtien, je laisse M. Bernard Gousse, le nouveau Premier ministre désigné, entre vos mains. C’est un homme honnête, un rude travailleur, qui va nous aider à établir l’ordre et la discipline dans le pays afin d’atterrir avec le programme économique de Michel Martelly », a martelé le président de la République.
« Je suis un président qui croit dans la démocratie, mais je suis un président qui ne va pas tolérer que la corruption fasse obstacle au changement », a-t-il fulminé, tout en demandant à la population d’être patiente et de lui faire confiance.
« La négociation, a-t-il poursuivi, ne signifie pas compromission ni marchandage. » A qui veut l’entendre, le président Martelly avertit qu’il ne va pas renoncer à ses prérogatives constitutionnelles.
Selon lui, l’heure est venue où la politique et l’intérêt personnel ne doivent pas faire obstacle au développement du pays. Michel Martelly a formulé le voeu de voir la majorité des parlementaires se rallier à sa cause et à celle de son Premier ministre désigné.
« Je devais faire une tournée en Europe mais je pense que l’urgence de la situation exige que les yeux de la présidence et de tous ses conseillers soient rivés sur le terrain pour garantir la bonne marche des débats qui vont se dérouler, a-t-il conclu, dans son intervention avant de prendre l’avion.
« Vous perdez votre temps M. le Président », ont rétorqué des élus du bloc majoritaire au Parlement, le Groupe des parlementaire du renouveau. Pour le président du GPR, tombeur de Daniel Gérard Rouzier, le choix de Bernard Gousse est irrecevable et inapproprié. Selon le député Jean Tolbert Alexis, les membres de son bloc compte déposer une requête au bureau de la Chambre basse pour déclarer irrecevable le choix de Bernard Gousse.
Pour sa part, le coordonnateur de la plateforme INITE qui coiffe le GPR, le sénateur Joseph Lambert, a estimé que le choix de Bernard Gousse ne tient pratiquement à rien et que le président est en train de perdre son temps. Le sénateur du Sud-Est, cité par une agence de presse en ligne, a exhorté le chef de l’Etat à trouver un autre Premier ministre, puisque le vote sera politique.
« C’est un choix qui va soulever beaucoup de controverses. Nous avions conseillé vivement au Président d’orienter son choix sur une autre personne. Une chose est sûre, c’est qu’aujourd’hui au Sénat de la République, le GPR et bon nombre d’alliés ne peuvent pas garantir un vote favorable à M. Gousse », a avancé le sénateur Lambert, sous forme de menace.
Toutefois, il faut souligner que quelques parlementaires, tel le sénateur de l’Alternative, Francisco Delacruz, ont estimé que Bernard Gousse a le profil du Premier ministre capable de mener à bon port la barque du pays.
Par ailleurs, le président du Sénat, Jean Rodolphe Joazil, a confirmé avoir reçu la lettre du président Martelly, confirmant le choix de Bernard Gousse comme Premier ministre désigné. En retour, il va écrire au chef de l’Etat pour lui demander de permettre à Me Gousse de soumettre ses dossiers au Sénat. « On va voir si Bernard Gousse répond aux exigences de la Constitution. Si oui, il sera ratifié, si non, il sera rejeté », a avancé le président de l’Assemblée nationale.
« Si tout va bien et que les dossiers de Me Gousse sont corrects, la commission qui va travailler sur l’affaire devrait remettre son rapport mercredi prochain », a indiqué le sénateur Joazil.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

EDITO

Haïti: Le passé rattrape le changement

Avant de partir pour l’Espagne mercredi, le président a présenté au pays son choix: Bernard Gousse. Le Premier ministre pressenti a été désigné.
Rarement, un probable futur Premier ministre aura entendu contre lui une telle levée de boucliers avant de prendre le chemin des Chambres pour faire le dépôt de ses pièces. Les parlementaires qui contrôlent la majorité dans les deux branches du pouvoir législatif ne s’en cachent pas: Gousse est un mauvais choix de la part du président Martelly.
Dans les moeurs politiques haïtiennes, cet hallali annoncé est cependant une bonne chose. Pas de surprise pour Gousse qui sait à l’avance à quoi s’attendre de la part des parlementaires qui font la pluie et le beau temps politique au Bicentenaire, où sont logées les bâtisses qui accueillent les séances du pouvoir législatif.
Gousse, ancien ministre de la Justice et de la Sécurité publique, a aussi l’expérience rare d’avoir vu et vécu de près la mécanique de l’échec mise en place pour broyer Daniel Rouzier à qui il a eu à prodiguer des conseils lors de sa course vers la Primature.
Gousse a tout et presque tous contre lui. Il devra en faire une force et se souvenir que dans l’histoire d’Haïti un homme, Faustin Soulouque, est parvenu à la présidence puis fut couronné empereur en dépit du fait qu’il avait le plus petit nombre de voix à l’élection au second degré à laquelle il participait…
Pendant que le pays tente de se doter d’un gouvernement fonctionnel, l’ONU propose de créer une commission pour gérer le passé duvaliériste du pays. La haute-commissaire adjointe aux droits de l’homme de l’ONU, Kyung-wha Kang, rapporte Radio-Canada, propose la création d’une commission de vérité et de réconciliation pour aider les Haïtiens, qui ont souffert sous la dictature de Jean-Claude Duvalier, à panser leurs plaies.
La haute-commissaire adjointe précise toutefois que la commission ne remplacerait pas les efforts qui sont déployés pour traduire M. Duvalier, devant la justice de son pays. Depuis son retour en janvier dernier, après 25 ans d’exil, plus de 20 plaintes ont été déposées contre lui, allant de la tentative de meurtre au détournement de fonds.
Le président Michel Martelly, avant de prendre l’avion pour l’Espagne ce mercredi, a présenté Bernard Gousse comme « un monsieur qui sait travailler et qui va établir l’ordre et la discipline ».
Fils de duvaliériste, Bernard Gousse aura sur son bureau le dossier Duvalier. Comment le juriste de 52 ans, respecté pour ses compétences, mais craint pour son intransigeance, va-t-il gérer ce délicat dilemme?
En Haïti, le passé est toujours embusqué au premier coin de rue et dicte sa loi à l’avenir. Martelly élu sous le signe du changement commence à s’y confronter.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

«Un leadership fort et soutenu du Président sur les droits de l’homme est essentiel» – Kyung-wha Kang

07/07/2011 06:23:35

Haïti - Social : «Un leadership fort et soutenu du Président sur les droits de l’homme est essentiel» - Kyung-wha KangKyung-wha Kang, la Haute commissaire adjointe des Nations Unies, aux droits de l’homme, qui est en visite en Haïti du 2 au 6 juillet 2011, a donnée une conférence de presse, durant laquelle elle indique avoir eu des discussions avec le président Martelly, le président de la Chambre basse et d’autres membres clés du Parlement, la Protectrice du citoyen, les défenseurs des droits de l’homme et les organisations de la société civile, avec le nouveau Représentant spécial du Secrétaire général, M. Mariano Fernandez, d’autres collègues de l’ONU, et avec le corps diplomatique.
Kyung-wha Kang se dit « très encouragée par l’engagement profond du président Martelly à la réalisation des droits fondamentaux du peuple haïtien, y compris les droits économiques et sociaux, tels que le logement, l’éducation et la santé, qu’il m’a transmit au cours de notre réunion très fructueuse. Un leadership fort et soutenu du Président sur les droits de l’homme est essentiel pour traiter les lacunes systémiques de l’état de droit et d’apporter de solides progrès sur le développement économique et les efforts de reconstruction. »
De plus elle a tenue à féliciter « les efforts du gouvernement haïtien et de la communauté internationale pour protéger la population durant la crise humanitaire qui a suivi le séisme » soulignant que « ces interventions ont sauvé de nombreuses vies, notamment parmi les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées. »
Kyung-wha Kang indique que « l’aide n’a pas, et ne pouvait pas, combler les déficiences principales de l’accès des Haïtiens à tous leurs droits fondamentaux […] La réalisation des droits économiques et sociaux est essentielle à la stabilité à long terme en Haïti. »
Concernant le relogement elle a indiquée lors de cette conférence qu’elle « salue les plans des nouvelles autorités à travailler ensemble avec la communauté internationale pour faire permettre le retour durable des habitants de six camps et la reconstruction de leurs maisons, ainsi que la fourniture de services améliorés dans leurs quartiers d’origine. Mais je crois fermement que l’initiative doit faire partie d’un plan plus élargi visant à accroître l’accès à un logement adéquat, dans les camps ainsi que dans les quartiers pauvres. Seul un plan intégral pour le logement, combiné avec une création massive d’emplois, peut briser le cycle de la pauvreté extrême et l’impossibilité de réaliser les droits économiques et sociaux, dans lequel Haïti a été emprisonné pendant tant d’années » ajoutant que « l’accent devrait être mis sur les droits de l’homme dans le contexte du développement et dans le processus de reconstruction. Cela signifie utiliser les normes des droits de l’homme pour évaluer les plans de reconstruction et de veiller à la non-discrimination, la transparence et la participation des bénéficiaires lors de la prise de décisions… »
La Haute commissaire adjointe des Nations Unies indique aussi que « plusieurs interlocuteurs ont soulevé avec moi, leur inquiétude face à l’épidémie de choléra, y compris leurs préoccupations qu’elle pourrait avoir été introduite par inadvertance en Haïti par le personnel travaillant sous l’ONU. Les voix que j’ai entendues m’indiquent que beaucoup de gens aimeraient plus d’informations sur l’épidémie, ses origines et les efforts de prévention. C’est une grave préoccupation pour moi que je vais transmettre aux autorités compétentes au sein de l’ONU. »
« Il existe de graves préoccupations quand aux droits civils et politiques » indique-t-elle, ajoutant être préoccupée par la situation des enfants au niveau de la zone frontalière indiquant qu’il y a « violation de leurs droits les plus fondamentaux, et dans une totale impunité » et qu’il y a « un besoin urgent de ressources additionnelles à consacrer aux institutions chargées de la protection des enfants, ainsi que le renforcement du cadre juridique », précisant avoir discuté de cette question avec les parlementaires, et dit avoir « été encouragée par leur détermination de mettre cette initiative en haut de l’agenda législatif. »
Concernant les femmes, Kyung-wha Kang a déclaré « je me réjouis de l’existence d’un plan d’action national pour combattre la violence domestique, et j’encourage toutes les autorités de l’État à collaborer étroitement et à accroître leurs efforts pour s’attaquer à ces pratiques endémiques et odieuses qui causent tant de souffrances à tant de femmes en Haïti. »
Elle en a également profité pour saluer les efforts visant à renforcer la PNH en attirant « l’attention sur le processus de certification qui a commencé en 2007 pour évaluer et certifier les agents de police quand à l’intégrité et le respect des droits de l’homme. À ce jour, aucune décision n’a été prise sur les 3400 dossiers qui ont été présentés à l’Inspection générale. Il est temps d’agir. »
« Je salue les efforts de la magistrature afin de réduire les niveaux très élevés de la détention préventive prolongée et j’encourage davantage de telles initiatives. Les réformes du système judiciaire qui ont été approuvées il y a quatre ans doivent être mises en œuvre pour que le pouvoir judiciaire puisse obtenir une plus grande capacité et autonomie. Le nouveau président devrait rapidement nommer un président de la Cour de cassation. Il faut investir davantage dans le système judiciaire, et pas seulement dans les bâtiments, mais aussi dans des conditions de travail adéquates pour son personnel. Il est impératif que des procédures transparentes, justes et opportunes soient établies pour la sélection ainsi que pour la révocation des juges. »
Kyung-wha Kang indique qu’en « janvier de cette année, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Navi Pillay, a rappelé aux autorités haïtiennes leur obligation d’enquêter sur les graves violations des droits de l’homme qui ont eu lieu durant le règne de Jean Claude Duvalier, et pour laquelle aucun délai de prescription n’existe en vertu du droit international. Aujourd’hui, je réitère l’offre de la Haut-Commissaire d’appuyer et de donner une assistance technique aux autorités d’Haïti et je souhaite travailler avec les nouvelles autorités à cet égard. En plus de la procédure judiciaire, j’appuie pleinement l’initiative de créer une Commission pour la vérité. »
« L’État haïtien est responsable de respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme en Haïti. C’est seulement à travers les institutions nationales que des solutions à ces problèmes peuvent survenir. Un nouveau gouvernement sera bientôt formé. Ensemble avec le Parlement et le pouvoir judiciaire, ils détiennent la clé pour transformer Haïti et pour la réalisation des aspirations de son peuple. »
« …je tiens à souligner le courage et la résilience des Haïtiens. Je me rappelle les fleurs et les cultures que j’ai vu pousser dans les petits jardins des personnes vivant dans des camps, la reconstruction, la création de nouvelles entreprises et de nouveaux emplois. L’effort de reconstruction, et en effet la construction dans de nouveaux lieux où elle n’avait jamais existé auparavant, est un effort haïtien pour répondre aux responsabilités d’Haïti dans ce domaine. Laissez-moi répéter ce que j’ai dit au président Martelly et les nombreux interlocuteurs que j’ai eu le privilège de rencontrer: l’ONU et le Haut-Commissariat sont là pour soutenir le peuple d’Haïti et leur gouvernement et pour plaider pour la réalisation de leurs droits de l’homme » conclue Kyung-wha Kang, la Haute commissaire adjointe des Nations Unies.
HL/ HaïtiLibre

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :