jeudi 7 juillet 2011

7 Juil

Martelly à l’endroit du Parlement: « Ni compromission, ni marchandage »

07/07/2011 03:16:00 Auteur(e) La Redaction

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Premier Ministre désigné Bernard Gousse et Président Martelly

Martelly revendique ses prérogatives constitutionnelles en désignant Me Bernard Gousse comme nouveau candidat à la primature

« Si quelqu’un s’imagine que je vais accepter que la corruption persiste dans le pays, il se trompe », a déclaré sur un ton ferme le président Michel Joseph Martelly, en désignant mercredi le juriste Bernard Gousse comme premier ministre.

Intervenant à l’aéroport international de Port-au-Prince quelques minutes avant de prendre l’avion pour une visite de promotion du pays en Espagne, M. Martelly a péremptoirement déclaré que « le vote en faveur du changement se matérialisera, même si cela devrait prendre 47 ou 100 jours ».

« Je crois en la démocratie, mais je n’accepterai pas que la corruption bloque le changement », a poursuivi Martelly, invitant à la réflexion sur le fait que, 7 à 8 mois après le séisme du 12 janvier 2010, plus de 4 milliards de dollars ont été dépensés en Haïti sans que rien de concret n’ait été réalisé. Il a insisté sur le fait qu’un tel montant représente plus de 50% de l’aide promise au pays après la catastrophe. « Si nous n’y prenons garde, toute l’aide débloquée à Haïti ne servira à rien », s’est exclamé le chef de l’Etat.

En présentant Bernard Gousse, le président de la république a mis l’accent sur le fait que ce dernier est un homme intègre et compétent, prêt à aider à la mise en application de sa politique de changement, en rétablissant l’ordre et la discipline.

Il a souhaité que le peuple se montre patient et continue à lui faire confiance. Se félicitant du fait que certains parlementaires appuient son programme en faveur du changement, il a appelé les autres ou la majorité d’entre eux à contribuer au déblocage du pays en faisant en sorte que la politique et les intérêts mesquins cessent d’entraver le développement du pays.

« Je compte sur le peuple, je compte sur les parlementaires », a déclaré le chef de l’Etat dans un appel à peine voilé à la manifestation de la volonté populaire.

« Ma disponibilité en ce qui concerne le dialogue et les consultations n’implique pas que je sois prêt à renoncer à mes prérogatives constitutionnelles. Négocier ne conduit pas forcément à la compromission ou au marchandage », a enfin lancé M. Martelly à l’endroit du parlement où, déjà, des voix s’élèvent contre le choix de Me Bernard Gousse comme premier ministre. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Formation de la commission chargée d’étudier les dossier du PM désigné

Le Matin – 06/07/2011

La commission spéciale chargée d’étudier les dossiers du nouveau premier ministre désigné, Bernard H. Gousse, vient d’être formée au grand corps. Elle comprend neuf (9) membres. Le sénateur des Nippes, Jean William Jeanty préside cette commission et son collègue du Nord’Ouest, Lucas Sainvil (Inite) en est le secrétaire rapporteur.

 

Haïti – Politique :

Rien n’est joué pour le Premier Ministre désigné, Bernard Gousse

06/07/2011 16:47:37

Haïti - Politique : Rien n'est joué pour le Premier Ministre désigné, Bernard GousseAvant de quitter le pays pour l’Espagne, le Président Martelly a présenté à la Nation son nouveau Premier Ministre désigné «…je vous laisse un nouveau Premier Ministre désigné entre vos mains, en la personne de Bernard Gousse qui est à mes cotés, un Monsieur qui est droit, qui sait travailler et qui va nous aider à mettre l’ordre et la discipline dans le pays […] je vous demande d’avoir beaucoup de patience […] je sais qu’il y a beaucoup de parlementaires qui veulent le changement que je souhaite, et je souhaite que tout les parlementaires, ou la majorité comprennent qu’il est temps que le pays se débloque, il est temps que la politique et les intérêts personnels cesse d’empêcher que le développement se fasse dans le pays, je compte sur eux, je compte sur vous. Je devais faire une tournée en Europe mais je pense que l’urgence de la situation fait qu’il faut que les yeux de la Présidence et de tous ses conseillers doivent être sur le terrain pour garantir la bonne marche des débats qui vont se faire […] J’aimerais qu’à mon retour ce weekend le processus de ratification soit bien avancé…»
Rien n’est joué pour Bernard Gousse
Jean Tholbert Alexis, le député de Croix-des-Bouquets (ANSANM NOU FÒ), Président du Groupe Parlementaire pour le Renouveau (GPR) a déclaré pour sa part que la désignation de Me Gousse est irrecevable et inapproprié, et que des membres du GPR allaient déposer une requête au bureau de la chambre pour déclarer « irrecevable » le choix du Premier Ministre désigné.
Pour Steven Benoît, le Sénateur de l’Ouest (ALTENATIVE), le choix de Me Bernard Gousse, ancien Ministre de la justice de 2004 à 2006, pourra être imposé « seulement en recourant à la force ».
Tandis que Francisco Delacruz (ALTENATIVE), Sénateur du Centre de la plateforme Alternative croit que M. Gousse a le profil d’un bon Premier Ministre.
Edwin Zenny, Sénateur du Sud Est (INITE) souhaite que les deux chambres ratifient Me Gousse pour permettre au pays d’entamer sa marche vers la stabilité et le changement. « Nous ne sommes pas partisans de la continuité, ni nous ne voulons un Premier Ministre ayant son propre agenda politique » avait t-il déclaré.
Simon Dieusel Desra, Sénateur du Centre (LAVNI) avait souhaité que le Président Martelly renonce à ce candidat, affirmant que cet éventuel candidat n’a aucune chance d’être ratifié. Propos qui avait été confirmés par des parlementaires du Groupe Parlementaire pour le Renouveau (GPR) dont la plupart ont juré de faire échouer l’éventuelle candidature de Bernard Gousse, l’accusant d’avoir été un GNBiste et un farouche anti-Lavalas.
Pour Joseph Lambert, Sénateur du Sud Est le choix de Martelly ne tient pas et est perdant d’avance, il invite le Président à chercher un autre Premier Ministre, car le vote qui va se faite va être politique. « C’est un choix qui va soulevé beaucoup de controverses, c’est un choix d’abord contestable pour certain mais très contesté par bon nombre de parlementaires, par la classe politique et même par une frange assez importante de l’internationale […] nous avions conseiller vivement au Président d’orienter son choix sur une autre personne […] une chose est sûre c’est qu’aujourd’hui au Sénat de la République, le GPR et bon nombre d’alliés ne peuvent pas garantir un vote favorable pour M. Gousse et nous souhaitons vivement que le débat se fasse au niveau du Sénat pour être le plus expéditif que possible, et qu’on puisse mettre le Président dans une situation beaucoup plus confortable et qu’il puisse désigner au plus vite un autre Premier Ministre… »
À l’heure actuelle nous pouvons juste dire que rien n’est joué pour Me Bernard Gousse, le Premier Ministre désigné. Rappelons que Daniel Gérard Rouzier avait été désigné le 16 mai 2011 et rejeté le 21 juin 2011 et qu’il a fallut attendre jusqu’au 6 juillet, pour avoir un second nom !
Qui est Bernard Gousse
Bernard Honorat Gousse, est né le 22 octobre 1958 et a grandi à Port-au-Prince, diplômé de l’Université d’État d’Haïti de Droit et de Sciences Économiques en 1981. Après sa graduation, M. Gousse s’est rendu en France où il a obtenu une licence en relations internationales en 1983 et un DEA et Doctorat en Droit de l’Université d’Aix-Marseille III en 1989. M. Gousse a pratiqué le droit dès son admission au Barreau haïtienne en 1991. Il est l’un des membres fondateurs de Pasquet, Gousse et Associés.
M. Gousse a été nommé ministre de la Justice et de la Sécurité publique en 2004 (2004-2006). Lors de sa nomination, il a jeté les bases de la nouvelle législation sur l’organisation judiciaire comme une branche indépendante du gouvernement. Il a également été responsable de l’abolition de toute discrimination contre les femmes dans le code pénal.
M. Gousse a enseigné le droit familial, droit des contrats, Droit civil et le droit international privé à l’université Quisqueya, où il a également servi huit ans comme son premier doyen.
HL/ HaïtiLibre

 

Me Bernard Gousse, nouveau premier ministre désigné

Réactions négatives au parlement où des dispositions sont tout de même prises en vue de recevoir le dossier du nouveau candidat à la primature

Publié le mercredi 6 juillet 2011

Avant de prendre l’avion pour une visite de promotion d’Haïti en Espagne, en lieu et place d’un périple européen annulé à la dernière minute, le président Michel Joseph Martelly a officiellement désigné l’avocat Bernard Gousse au poste de premier ministre.

Une lettre en ce sens a été officiellement acheminée aux présidents des deux chambres du parlement haïtien où l’on s’apprête déjà à recevoir les documents du nouveau candidat à la primature.

Des membres du bloc parlementaire majoritaire GPR ont déjà exprimé leur désaccord avec le nouveau choix effectué par le chef de l’Etat après celui de l’homme d’affaires Daniel Gérard Rouzier.

Pour ces parlementaires, il parait évident que M. Martelly semble ne pas vouloir encore disposer d’un premier ministre en refusant systématiquement de négocier la constitution d’une majorité parlementaire. « Il s’agit apparemment d’une décision allant dans le sens d’un affrontement avec le parlement », selon certains d’entre eux.

Des parlementaires proposent la rédaction urgente d’une pétition au chef de l’Etat pour le porter à ne point perdre son temps avec le dossier de Bernard Gousse vu les maigres chances que celui-ci soit ratifié par le parlement.

Conseiller juridique de Daniel Rouzier dont le choix comme premier ministre avait été rejeté par le parlement, Me Bernard Gousse fut ministre de la justice et de la sécurité publique pendant la transition (2004-2006) ayant suivi la chute de Jean-Bertrand Aristide.

En raison de la lutte livrée alors par le gouvernement Alexandre/Latortue contre l’Opération Bagdad, vaste mouvement de terreur déclenchée par les partisans d’Aristide, Bernard Gousse, en raison du fait qu’il était le véritable patron de la police, est présenté par des parlementaires Lavalas ou d’origine Lavalas, comme le principal responsable des actions punitives menées contre les militants Lavalas. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Bernard Gousse suspendu à la guillotine de la 49e législature

Signal FM / Mercredi, 06 Juillet 2011 18:58

MartellyGoussearticleAvant de s’envoler pour l’Espagne ce mercredi, le président Michel Martelly a finalement mis un terme aux rumeurs et spéculations autour du nom du premier ministre désigné. C’est au bout du compte, Me Bernard Gousse qui a retenu le choix du Président de la République, nonobstant les réserves émises par bon nombre de parlementaires.

Intervenant à la rubrique l’Invité de ce mercredi sur Signal FM, le député Tolbert Alexis a laissé entendre que 90% de ses collègues n’étaient pas favorables au choix de M. Martelly. Au niveau de la Chambre Basse particulièrement, certains députés sont très remontés contre l’ancien Garde des Sceaux de la République pour des déclarations qu’il aurait faites récemment. Me, Bernard Gousse, selon le président du Groupe des Parlementaires du Renouveau, aurait taxé les députés de médiocres. A coté des autres griefs déjà retenus contre Me Gousse, ces propos viendraient le mettre dans une très mauvaise posture par rapport aux parlementaires.

Tolbert Alexis, tout en se gardant d’être radical, a néanmoins laissé clairement entendre que Bernard Gousse au parlement sera comme un condamné dont la tête est sur une guillotine et dont le compte à rebours a déjà commencé.

Depuis plusieurs jours, certains parlementaires ne cessent d’élever la voix pour dénoncer les agissements de Me Gousse durant son passage au ministère de la justice sous le gouvernement de transition. Selon ces sénateurs et députés, le garde des sceaux de l’époque avait procédé à une vague d’arrestations illégales qui s’apparentaient à de la persécution politique à l’endroit des militants et cadres lavalas.

Fort de ces précédents et de bien d’autres considérations encore, il ne fait presque pas l’ombre d’un doute que Bernard Gousse connaitra le même sort que Daniel Gérard Rouzier.

 

06/07/2011

Communiqué de presse

Conférence de presse


Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE LANCEMENT DES 135 INDICATEURS DE L’ÉTAT DE DROIT DANS LES PAYS POSTCONFLIT

« Les indicateurs de l’état de droit représentent un instrument performant pour identifier les forces et les faiblesses dans les pays sortant d’un conflit », a déclaré aujourd’hui M. Ivan Šimonović, Sous-Secrétaire général au Bureau de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, au cours d’une conférence de presse sur le lancement du « Guide de mise en œuvre des indicateurs de l’état de droit » dit « l’Outil ».

Ces 135 indicateurs, qui seront expérimentés en Haïti et au Libéria, ont été élaborés par le Département des opérations de maintien de la paix (DPKO) ainsi que le Bureau de la Haut-Commissaire, en collaboration avec d’autres organismes, fonds et programmes des Nations Unies pour mesurer les performances dans trois domaines particuliers à savoir la police, le système judiciaire et le système carcéral, a précisé M. Šimonović

L’élaboration de ces indicateurs, a expliqué Dmitry Titov, Sous-Secrétaire général à l’état de droit et aux institutions chargées de la sécurité du DPKO, répond au souci primordial de l’ONU de renforcer l’état de droit dans les pays en développement, en particulier les pays en transition ou émergeant d’un conflit.  Ces indicateurs, a-t-il précisé, sont le fruit d’une approche empirique pour mesurer l’efficacité des lois et des institutions judiciaires et pénitentiaires.

Pour la police, le système judiciaire et le système carcéral, il s’agira de mesurer les performances, les capacités, l’intégrité et le statut des groupes vulnérables, a précisé le Sous-Secrétaire général au Bureau de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme.

Les indicateurs aideront les gouvernements à identifier là où les réformes sont nécessaires et à mesurer les progrès réalisés.  Ils permettront aussi à la société civile de voir comment les Ministères de la justice et de l’intérieur progressent et aux donateurs d’observer la rentabilité de leurs investissements dans le domaine de l’état de droit. 

Aux cotés de MM. Titov et Šimonović, intervenaient également M. Léo Mérorès, Représentant permanent d’Haïti auprès des Nations Unies; et M. Remongar T. Dennis, Représentant permanent adjoint du Libéria auprès des Nations Unies, pays-pilotes.  A également pris la parole, Jarmo Viinanen, Représentant permanent de la Finlande auprès de l’ONU, qui s’exprimait au nom de l’Australie, du Canada, du Luxembourg, de la Norvège, de la Suède et du Royaume Uni, contributeurs volontaires au financement de l’initiative.

Le représentant d’Haïti a estimé que cette initiative arrivait à point nommé dans la mesure où le nouveau Président, Michel Martelly, vient de dévoiler ses priorités, nommées les quatre « E », « Education, Environnement, Emploi, État de droit ».  Sur le même ton, son homologue du Liberia a rappelé que l’état de droit était une priorité de la Stratégie de réduction de la pauvreté développée par son pays au lendemain de la guerre civile.  Mais, a reconnu le représentant libérien, nous avons encore besoin d’éducation, de formation, d’expérience et de pratique pour progresser dans la promotion de l’état de droit.

Intervenant au nom des pays qui ont financé cette initiative, le représentant de la Finlande a rappelé que la version 2011 du Rapport sur le développement humain, publié en avril 2011, identifie l’état de droit comme le facteur le plus important pour prévenir un État fragile de sombrer dans un conflit.

« L’Outil » qu’est le « Guide de mise en œuvre des indicateurs de l’état de droit » se présente en 128 pages subdivisé en trois parties.  La première porte sur la présentation de l’instrument et les indicateurs et principes qui ont sous-tendu leur développement.  La deuxième concerne la présentation des délais et des questions liées au personnel et au budget nécessaire à la mise en œuvre de l’instrument.  Enfin, la troisième partie fait une présentation détaillée de chaque phase de la mise en œuvre de l’instrument.

 

Haïti/Sous-traitance :

D’immenses espoirs, mais des craintes d’impacts négatifs du Parc Industriel du Nord sur l’environnement

mercredi 6 juillet 2011

Enquête (3e papier sur 3)

Par Sylvestre Fils Dorcilus

P-au-P., 6 juil. 2011 [AlterPresse] — L’implantation du Parc Industriel du Nord (PIN), projet des gouvernements haïtien et américain, à Caracol (nord-est), suscite d’immenses espoirs, mais est susceptible d’avoir des impacts négatifs sur la région, selon une étude réalisée par la firme KOIOS Associates LLC.

Jean Palerme Mathurin, représentant de l’État dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet, affirme qu’ « il n’y a aucun souci à se faire ».

Le projet inclut notamment le développement des infrastructures routières, de logements, ainsi que l’accès à l’énergie, selon les initiateurs.

La perspective de l’implantation du Parc industriel du Nord (PIN), dans la zone frontalière de la République Dominicaine et Haïti, représente, de l’avis de plusieurs résidents de cette localité, une occasion unique d’atténuer le fossé économique qui ne cesse de se creuser entre les deux pays partageant l’Ile.

Selon Renord Joseph, représentant direct du pouvoir central dans le Nord-Est, la mise en place à Caracol d’un Parc industriel constitue un des grands atouts pour ce département sur le plan micro-économique.

A long terme, 40 mille emplois directs et à temps plein seront créés par la mise en place du Parc Industriel du Nord (PIN), selon les prévisions de la firme KOIOS.

Agée d’une trentaine d’année, Yole, chômeuse, croit, elle aussi, que l’installation des usines contribuera « largement » à l’amélioration des conditions de vie de la population, qui vit dans un chômage grandissant.

« En grande majorité, la population jeune ne travaille pas. Comme dans tout le reste du pays, le chômage bat son plein dans ce département. Certes, les conditions de travail des ouvriers dans les industries sont très critiques, mais je pense que le parc industriel aidera beaucoup les jeunes sur le plan économique », témoigne la jeune femme, résidente de Caracol.

Ronel Dorsainvil, représentant local de la première section communale de Dumas (Fort-Liberté) où les autorités projettent de construire 500 logements dans le cadre de l’exécution du projet, s’attend à une réduction du taux de chômage.

« Comme d’autres départements du pays, le Nord-Est fait face à de sérieux problèmes socio-économiques. Le nombre élevé de chômeurs est lamentable. Je pense qu’avec la mise en place d’un Parc industriel à Caracol, les conditions de vie de la population vont s’améliorer », éspère-t-il, plaidant en même temps pour l’amélioration des conditions de travail des ouvriers dans les usines.

D’éventuels impacts négatifs

La firme KOIOS Associates LLC engagée spécialement pour réaliser une étude d’impact de la mise en place du PIN, a déjà soumis son rapport aux instances concernées via le Ministère de l’Economie et des Finances (MEF).

L’étude – dont le coût total n’a pas été révélé – porte sur plusieurs aspects, en particulier les impacts et risques environnementaux que le PIN pourrait avoir sur la zone. Le travail visait non seulement à relever les avantages sociaux-économiques mais aussi identifier les conséquences du projet.

Au terme de son étude, la KOIOS fait état d’un certain nombre d’impacts « négatifs » comprenant le déplacement potentiel des personnes habitant sur le site du parc ; l’afflux éventuel d’un grand nombre de personnes et la pression qui en résulterait sur l’infrastructure physique et sociale existante.

L’épuisement des ressources en eau et la pollution sonore sont à craindre, souligne KOIOS. Les procédés industriels des usines (et de la centrale électrique), qui peuvent inclure des émissions atmosphériques, des eaux usées et des déchets résiduels, d’une part, la poussière, l’évacuation des déblais découlant des travaux de construction d’autre part, sont au nombre des conséquences.

« Si une proportion suffisante des recettes fiscales supplémentaires était consacrée au développement et à l’amélioration des infrastructures sociales et physiques de la région, beaucoup de ces effets négatifs pourraient être évités ou atténués », souligne le rapport d’étude de la KOIOS. [sfd kft gp apr 06/07/2011 17:30]

 

Reconstruire les droits humains en Haïti

MINUSTHA.ORG / 6 juillet 2011 | Publié dans la catégorie : À La Une, Quoi de neuf ?

La Haut-commissaire adjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Kyung-Wha Kang, vient d’achever une visite de cinq jours en Haïti. Cette première visite, effectuée dix-huit mois après le séisme, lui a permis de se rendre à l’intérieur du pays, visiter des camps de déplacés et aborder avec les plus hautes autorités de l’Etat la question des droits de l’homme, un thème au cœur du processus de reconstruction du pays.

Deputy High Commissioner for Human Rights Visits Haiti galerie

« L’ONU et le Haut-commissariat sont là pour soutenir le peuple haïtien ainsi que son gouvernement, et pour plaider pour la réalisation des droits des citoyens», a déclaré la Mme Kang, au terme de son séjour de cinq jours en Haïti, clôturé par une conférence de presse organisée au quartier général de la MINUSTAH.

Après avoir salué les efforts du gouvernement haïtien et de la communauté internationale pour protéger la population durant la crise humanitaire qui a suivi le séisme, tout en rappelant qu’elle n’était pas complètement terminée, la Haut-commissaire adjoint des Nations Unies aux droits de l’homme a particulièrement mis l’accent sur ses principales inquiétudes en ce qui concerne le respect des droits de l’homme en Haiti. Le choléra dit-elle qui est redevenu depuis plusieurs semaines l’une des inquiétudes de la population haïtienne, la suite du processus de certification des membres de la PNH, qu’elle invite à ne pas laisser tomber, la situation des femmes et des enfants qui demeure très vulnérable, et le sort des détenus qui croupissent dans des prisons étroites et surpeuplées, dans des conditions exécrables et humiliantes.

Mme Kang a par ailleurs mis l’accent sur la réalisation des droits économiques et sociaux des Haïtiens, essentielle à la stabilité à long terme du pays. « Je salue les plans des nouvelles autorités à travailler ensemble avec la communauté internationale pour permettre le retour durable des habitants de six camps et la reconstruction de leurs maisons, ainsi que la fourniture de services améliorés dans leurs quartiers d’origine », a-t-elle déclaré, tout en soulignant que cette initiative doit faire partie d’un plan plus élargi visant à accroitre l’accès à un logement adéquat dans les camps ainsi que dans les quartiers pauvres.

Constats sur le terrain

En effet, au cours de plusieurs visites de terrain, Mme Kang a pu se rendre compte de l’impact du tremblement de terre sur « les droits fondamentaux » des Haïtiens dont beaucoup, toujours privés de logements, se trouvent encore dans les camps. Ils sont en effet 634.000 déplacés selon les derniers chiffres fournis par l’OIM.

Dans les camps de déplacés de Corail, Canaan et Jérusalem, à une quinzaine de kilomètres au nord de la capitale, Mme Kang a constaté que « les gens vivent toujours dans des conditions précaires, sous des tentes, dans des camps organisés ou spontanés, et sont très vulnérables aux phénomènes météorologiques violents, dont les ouragans ».
A cela il faut ajouter la fragilisation de l’Etat causée par la destruction des bâtiments publics et la disparition de milliers de fonctionnaires de l’Etat. Ce qui constitue un handicap lorsqu’il s’agit de protéger les citoyens et leur permettre de jouir totalement de leurs droits.

A Fort-Liberté, à environ 300 km au nord-est de Port-au-Prince, Mme Kang a visité des lieux de détention, ce qui lui a permis de se rendre compte des conditions « dégradantes » dans lesquelles se trouvent les détenus dont la plupart, en détention préventive. A ceux-ci s’ajoutent les mineurs, détenus dans les prisons au mépris de la loi haïtienne.

A Ouanaminthe, ville frontalière avec la République dominicaine, la Haut-commissaire adjoint a entendu les agents de l’Etat et les partenaires de la société civile décrire la traite des enfants à travers la frontière avec la République dominicaine, en violation de leurs droits les plus fondamentaux et en totale impunité. En effet, « avec un effectif de 25 policiers, il est difficile de tout contrôler, particulièrement les jours de marché », a déploré Mérencier Calixte, commissaire de police de Ouanaminthe, qui réclame de quadrupler le nombre de ses policiers.

« Les trafiquants font passer les enfants en République dominicaine où ils sont employés « comme prostitués, gardiens de bœufs ou encore mendiants », a révélé quant à lui l’agent frontalier, Oxéant Rémy, de l’Institut du Bien-être Social et de Recherches (IBESR), qui ajoute que ces enfants sont «exploités et ne sont pas payés pour leur travail ».

De son côté, Fabienne Jean Valdémar, agent frontalier de la Brigade de la Protection des Mineurs (BPM), regrette qu’il n’y ait pas de lois faisant du trafic d’enfants un crime en Haïti. « Souvent, des trafiquants sont arrêtés puis libérés après quelques jours parce que la loi haïtienne est muette dans ce domaine », souligne-t-elle.

La collaboration entre la BPM, l’IBESR et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) permet toutefois de récupérer des enfants placés en domesticité. Ils sont alors soit rendus à leurs parents qui bénéficient, du coup, d’une aide, soit placés dans un orphelinat lorsque leurs parents ne sont pas retrouvés.

Les réunions de travail

Avant d’effectuer ses visites de terrain, Mme Kang, s’est entretenue à Port-au-Prince avec le chef de l’Etat Michel Joseph Martelly, le président de la Chambre basse, Sorel Jacinthe, la Protectrice du Citoyen, Florence Elie, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernandez, des diplomates accrédités dans la capitale haïtienne, les défenseurs des droits de l’homme et des représentants des organisations de la société civile.

Avec ses interlocuteurs, la Haut-commissaire adjoint  a notamment encouragé la nomination d’un président de la Cour de Cassation et la mise en œuvre des réformes du système judiciaire approuvées en 2007 pour octroyer au pouvoir judiciaire une plus grande autonomie et plus de capacité. Elle a rappelé le soutien que fournira le Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH) pour la création d’une commission Vérité et Réconciliation sur les « graves violations des droits de l’homme » durant le règne de Jean Claude Duvalier (1971-1986).

« J’ai été très encouragée par l’engagement profond du Président Martelly à la réalisation des droits fondamentaux du peuple haïtien, y compris les droits économiques et sociaux, tels que le logement, l’éducation et la santé, qu’il m’a transmis au cours de notre réunion très fructueuse », a indiqué Kyung-Wha Kang, à l’issue de sa rencontre avec le chef de l’Etat.

Créé dans les années 1940, le HCDH, dont le siège se trouve à Genève, en Suisse, a pour mandat de promouvoir et protéger la jouissance et l’application par toutes les personnes de tous les droits proclamés par la Charte des Nations Unies et dans les lois et traités internationaux sur les droits de l’homme. Au nombre de ses attributions : prévenir les violations des droits de l’homme, garantir le respect de tous les droits de l’homme, promouvoir la coopération internationale en vue de protéger les droits de l’homme, coordonner les activités connexes de l’ensemble des Nations Unies, et renforcer et intégrer les droits de l’homme dans tout le système des Nations Unies.

Rédaction: Jonas Laurince
Edition : Habibatou Gologo

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