vendredi 8 juillet 2011 (2)

8 Juil

Haïti – Politique :

Un décret renforce le pouvoir de signature du Président Martelly

08/07/2011 08:42:58

Haïti - Politique : Un décret renforce le pouvoir de signature du Président MartellyConsidérant qu’il est urgent de mettre en place des mesures afin d’éviter toute paralysie des services publics et de libérer le Président des lenteurs administratives, le Gouvernement démissionnaire a décidé, en conseil des Ministres, d’autoriser le Président Martelly à signer SEUL tous les documents qui ne nécessitent pas l’approbation du Parlement et ce, jusqu’à la mise en place d’un nouveau Gouvernement. Par la résolution # 1 d’un décret daté du 6 juillet 2011, le Premier ministre Jean-Max Bellerive n’aura donc plus obligation de contresigner les décisions du Chef de l’État.
Décret :
CONSEIL DES MINISTRES
Vu les Articles 136, 154, 159 et 166 de la Constitution ;
Vu le Décret du 17 mai 2005 portant organisation de l’Administration Centrale de l’Etat ;
Vu la Loi du 16 avril 2010 modifiant la Loi du 9 septembre 2008 relative à l’état d’urgence ;
Vu l’Arrêté du 2 juin 2004 établissant l’organisation et le fonctionnement du Conseil des Ministres;
Vu la Prestation de Serment du Président de la République le 14 mai 2011;
Vu la démission du Gouvernement;
Considérant qu’il est nécessaire d’adopter et de mettre en œuvre sans délai des politiques publiques au bénéfice de la population ;
Considérant qu’il importe, à cet effet, de favoriser l’adoption célère des actes pris en Conseil des Ministres en vue de permettre à l’exécutif d’apporter les réponses appropriées à la situation ;
Considérant qu’il est urgent de mettre en place des mesures de manière à éviter toute paralysie des services publics;
Considérant qu’il y a lieu alors de permettre au Président de la République de prendre, à sa seule signature, tout acte individuel pris en Conseil des Ministres non assujetti à la sanction du Parlement, et ce jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau Gouvernement ;
Le Conseil des Ministres a adopté la Résolution suivante :
RÉSOLUTION # 1 DU 6 JUILLET 2011
Le Président de la République est habilité à prendre, à sa seule signature, tout acte individuel pris en Conseil des Ministres non-assujetti à la sanction du Parlement, et ce jusqu’à l’entrée en fonction d’un nouveau Gouvernement.
Donnée à la Primature, à Port-au-Prince le 6 juillet 2011, An 208ème de l’Indépendance.
Par le Premier Ministre,
Président du Conseil des Ministres du 6 juillet 2011,
Par délégation du Président de la République

S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

Haïti est un pays d’opportunités

08/07/2011 11:52:23

Haïti - Économie : Haïti est un pays d’opportunitésLe Président Michel Martelly, vient de terminer sa première visite de travail en Espagne. Durant deux jours, il a partagé des expériences et participé à des réunions professionnelles au cours desquelles il a transmis la gratitude du peuple haïtien à toute l’Espagne pour les aides reçues, notamment après le séisme de janvier 2010.
Sa Majesté le Roi d’Espagne, don Juan Carlos de Borbón, a accordé une audience au Président haïtien. Au cours de cette rencontre, fort chaleureuse, le Roi a informé le Président Martelly que la Reine d’Espagne, Doña Sofía, se rendra en Haïti en septembre prochain.
Michel Martelly a également rencontré le Président du gouvernement espagnol, José Luis Rodríguez Zapatero, qui a assuré le peuple haïtien de son appui et a souligné la qualité des relations entre les deux pays. Au cours de son intervention, le Président espagnol a également manifesté « le plus haut soutien, notre proximité et notre estime envers le peuple haïtien ».
C’est dans ce même esprit que se sont exprimées Trinidad Jiménez, la ministre des Affaires étrangères et de la coopération, au cours d’un déjeuner privé à Madrid et la secrétaire d’État à la Coopération internationale, Soraya Rodríguez, qui a fait une présentation émouvante du Président Martelly au cours de la conférence organisée par « Nueva Economía Fórum. »
C’est au cours du « Nueva Economía Fórum » que Le Président Michel Martelly a prononcé son discours le plus saisissant, interrompu à plusieurs reprises par de nombreux applaudissements de l’auditoire. Il a longuement parlé des besoins d’Haïti, entre autres; dans l’éducation, le tourisme, l’énergie, les ports, les aéroports, la distribution de l’eau, l’assainissement… ajoutant que « les faiblesses peuvent être transformées en opportunités. » Le Président Martelly a expliqué que tous ces projets, ont besoin de la confiance des investisseurs espagnols et du reste de l’Europe « J’ouvre les portes d’Haïti à l’Europe via l’Espagne […] » insistant sur la création et la mise en place en Haïti d’un environnement propice à l’ensemble des investissements dont le pays a besoin, en mettant l’accent sur la sécurité physique et juridique des investisseurs.
Le Président haïtien a également rencontré le chef de l’opposition, le président du Partido Popular, Mariano Rajoy, ainsi que d’autres dirigeants aux échelons européens et régionaux.
Le programme de ces deux journées comportait aussi une visite à l’AECID, l’Agence espagnole de coopération pour le développement dont Michel Martelly a signé le Livre d’honneur, et au Secrétariat général ibéro-américain, ainsi qu’une rencontre avec des étudiants haïtiens en Espagne.
Le Président de la République s’est aussi entretenu avec le président du Real Madrid, Florentino Pérez, qu’il a remercié pour toutes les actions bénéfiques réalisées en faveur d’Haïti. De son côté, Florentino Pérez a offert au Président haïtien un maillot de l’équipe imprimé TET KALÉ.
Le Chef de l’État a terminé sa visite par de nombreux entretiens avec les principaux médias, au cours desquels il a marqué son « engagement vis-à-vis du peuple haïtien » et souligné que l’Espagne était le troisième pays donateur du monde pour Haïti. Le Président a invité les entreprises espagnoles à investir dans son pays dans ces termes : « Nous allons faire d’Haïti un pays ouvert aux investissements, il faut saisir cette occasion. »
Il a insisté sur l’importance du changement que lui-même et les Haïtiens sont en train d’initier dans le pays, « un changement visant à améliorer l’éducation, à réduire le chômage et à développer les infrastructures, attendu qu’Haïti est un pays d’opportunités. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3328-haiti-economie-visite-de-martelly-en-espagne-un-fonds-de-50-millions-de-dollars.html
PI/ HaïtiLibre

 

Haïti: la commune de Pétion-ville s’est réveillée sous les flammes

Vendredi, 08 Juillet 2011 15:35

La commune de Pétion-ville s’est réveillée sous les flammes ce vendredi 8 Juillet 2011. Les tréteaux et marchandises qui se trouvaient au niveau de l’ancien marché ont été incendiés au grand désarroi des petits marchands.

Ces derniers montrent du doigt les autorités municipales qui auraient fait passer des tracteurs au cours de la nuit pour les forcer à quitter l’espace. En colère, ces femmes et hommes se sont mis à manifester pour exprimer leur mécontentement.

Des mesures de déguerpissement sont en application à Pétion-ville depuis lundi. La mairesse Claire Lydie a fait injonction aux  marchands de quitter l’ancien marché, mais aussi les trottoirs pour se rendre au Marché La Coupe, sur la Route de Frères. Cette mesure a suscité la grogne de plusieurs dizaines d’entre eux qui avaient déjà gagné les rues.

La mairesse Claire Lydie Parent n’entendait pas broncher. Elle se disait ferme sur sa décision de déguerpir les petits marchands des trottoirs. Claire Lydie Parent insistait sur la nécessité de libérer l’espace public.

 

Haïti – Économie :

Le projet «Kay pam» passe de 30 millions a 500 millions de gourdes

08/07/2011 10:16:09

Haïti - Économie : Le projet «Kay pam» passe de 30 millions a 500 millions de gourdesLe projet « Kay pam », un important programme de prêt hypothécaire pour l’achat de logements sociaux, qui devait être lancé par la Banque Nationale de Crédit (BNC) le mardi 14 juin dernier avait été reporté, suite à l’assassinat du Président du Conseil d’Administration de la BNC, Guiteau Toussaint [le 12 juin].
Le projet « Kay pam » va finalement être lancé officiellement, le vendredi 22 juillet, a annoncé samedi dernier le Président Michel Martelly. Ce vaste programme de prêt hypothécaire vise à aider certaines personnes de la classe moyenne, à acheter des maisons décentes.
Initialement doté d’un montant de 30 millions de gourdes, le Chef de l’État a fait savoir que les fonds disponibles pour ce programme, ont été portés à 500 millions de gourdes dès le lancement.
S/ HaïtiLibre

 

Bernard Honorat Gousse : le condamné…

08/07/2011

Le président de la République propose, tente même d’imposer. Il revient maintenant au Parlement de disposer. Bernard Honorat Gousse est l’élu. Celui qui doit faire atterrir le changement promis par M. Martelly. Ce choix est, une nouvelle fois, interprété comme un défi lancé par le chef de l’Etat aux parlementaires. C’est une plaisanterie de très mauvais goût, commente-t-on dans les couloirs du Palais législatif. Cette polémique « à la Sweet-Micky », qui intervient à un moment où le pays a le plus besoin de l’unité de ses fils et de ses filles, énerve. Cette friction inutile enfonce un peu plus le pays dans le bourbier dans lequel il patauge. En tout cas, dès le départ, il est difficile de trouver une voix qui s’élève au Parlement, notamment au Sénat, pour défendre le choix de l’ex-ministre de la Justice du Gouvernement de transition comme Premier ministre désigné.
Le chef de l’Etat place le Parlement devant un fait accompli. Cette manière de procéder rappelle étrangement René Préval quand il devait choisir Michelle Duvivier Pierre-Louis comme Première ministre. Avec un sourire presque moqueur, le président Martelly a informé la population, avant son départ pour l’Espagne, du choix de Bernard Gousse comme Premier ministre désigné. Malgré le soutien ouvert des parlementaires à Jean-Max Bellerive, Martelly s’affirme. En passant, il en a profité pour lancer des flèches au Premier ministre démissionnaire – le même Jean-Max Bellerive qui figurait sur sa liste de Premier ministrable – en mettant en question le bilan de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH ». Commission dont Bellerive est le co-président. « Je suis un président qui croit en la démocratie, mais je ne laisserai pas la corruption entraver le changement. Je souhaiterais que tout le monde comprenne qu’après le séisme, plus de 4 milliards de dollars ont été dépensés en Haïti », a déclaré le président, arguant qu’aujourd’hui, il est difficile de démontrer ce que cet argent a réalisé. Par cette déclaration le président désavoue le Parlement et insinue, dit-on, que M. Bellerive n’est pas l’homme de la situation.
La résistance s’organise…
Le président n’entend pas renoncer à ses droits constitutionnels. Les parlementaires non plus. Toutefois, le président ne doit pas oublier qu’il est dans un dialogue entre élus, ni oublier ses priorités qui sont d’améliorer les conditions de vie d’une population en mal de changement depuis plus de vingt ans. S’il est vrai que négociation ne veut pas dire compromission, les deux camps doivent cependant comprendre que le temps est venu pour le pays de se relancer. Pour ce faire, les intérêts de la nation doivent être élevés au-dessus des intérêts individuels. Le dialogue de sourds qui s’installe depuis près de deux mois entre ces deux branches du pouvoir ne sert pas les intérêts du peuple haïtien. Toutefois, la crise est encore évitable.
Rodolphe Joazil temporise. «Le président de la république a fait de nombreuses consultations, s’il a choisi Me Gousse, c’est parce qu’il a des garanties de la part de la majorité dans les deux Chambres », a-t-il déclaré. Le président du grand corps n’arrive pas cependant à cacher son étonnement et sa déception face à la décision du président de la République de choisir Bernard Gousse comme Premier ministre désigné. En effet, Joazil dit avoir exprimé , à l’adresse du chef de l’Etat, les réserves de certains sénateurs sur le choix de Me Gousse et les difficultés qui pourraient accompagner la ratification des trois noms restants de la liste de 10 initialement soumise par M. Martelly et sur laquelle portaient les discussions. En tout cas, cette fois-ci, ce sera le Sénat qui aura à dire le premier mot. Un dénouement rapide est promis par Joazil à ce feuilleton qui a assez duré.
Le duel continue donc au plus haut sommet de l’Etat. Les alliés, notamment dans le camp des contestataires de Me Gousse, se dévoilent. Dera Dieuseul Simon est du nombre. Le sénateur du Centre explique que, malgré les tractations et négociations entre les parlementaires et le président, la décision était déjà prise vu que la lettre qui informe le Parlement du choix de Me Gousse est datée du 29 juin, date à laquelle les négociations étaient encore en cours. « C’est la primauté de l’arrogance sur l’élégance », estime Simon. « Nous avons des dirigeants qui jouent avec le pays », poursuit-il, estimant que « le président Martelly tue le temps et, du même coup, tue la République ». Le choix est controversé, toutefois ce choix ne divisera pas le Sénat, promet Simon.
Amateurisme, provocation politique, le choix de Bernard Gousse soulève la controverse. Jean Baptiste Bien-Aimé, une des présumées victimes des excès de Bernard Gousse du temps où celui-ci fut le gardien des sceaux de la République, fustige le comportement du chef de l’Etat et prédit le rejet en bloc de ce choix. « M. Martelly n’a pas la volonté de mettre en place un nouveau gouvernement », estime-t-il. D’un autre côté, le sénateur Bien-Aimé dépeint Bernard Gousse comme une personnalité conflictuelle. Le président aurait dû choisir, soutient le représentant du Nord’Est, quelqu’un que tout le monde serait prêt à accepter. M. Gousse serait, de l’avis de l’élu, un fusible utilisé par Michel Martelly avant de proposer le nom du Premier ministre qu’il veut vraiment. Tout comme le sénateur Simon, Jean Baptiste Bien-Aimé estime que le locataire du Palais national s’est joué des parlementaires et des 9 personnalités dont les noms figuraient sur la liste des 10. Michel Martelly avait déjà choisi. Il faisait semblant de négocier, conclut Bien-Aimé.
« Je voulais accompagner M. Martelly », soutient, pour sa part, le sénateur du Nord-Ouest, Evalière Beauplan, et membre du groupe minoritaire. « Quand le président entre dans une logique de provocation parce que ses promesses de campagne ne peuvent atterrir et qu’il se sert de nous comme bouc émissaire », c’est inacceptable , explique le sénateur d’un ton rageur. Le président ne veut pas encore avoir un Premier ministre. Toutefois, avance Beauplan, il ne doit pas laisser le temps jouer contre lui. Viendra un temps, poursuit le sénateur Beauplan, où les parlementaires seront en face du président, si, finalement, ce dernier ne répond pas à ce que nous attendons. La question de la décharge est déjà, selon Beauplan, un des éléments sur lesquels le Sénat peut s’appuyer pour rejeter le choix de Bernard Gousse.
Wensceslas Lambert voit également rouge pour Gousse. Les contentieux politiques avec les « lavalassiens » sont indélébiles, souligne le sénateur du Sud’Est. Le président est un entêté, il a choisi M. Gousse, alors l’échec viendra et l’échec se fera sentir, annonce le cadet des frères Lambert. « Le pays n’a pas de temps à perdre. Le président doit comprendre qu’il ne peut choisir de Premier ministre sans l’aval du Parlement. Encore une fois, un Premier ministre désigné va se casser les dents au Parlement » avertit Lambert, affirmant que « Gousse ne passera pas ».
Franky Exius, sénateur du Sud, montre l’ampleur de la tâche qui attend Me Gousse pour convaincre les parlementaires. Plus de 17 sénateurs seraient déjà prêts à voter contre Bernard Gousse, selon Exius. Du nombre figurent : Evalière Beauplan, Bien-Aimé Jean Baptiste, Dera Simon Dieuseul, Carlos Lebon, Franky Exius, Rodolphe Joazil, Moïse Jean-Charles, Yvon Buissereth, Jocelerme Privert, Wensceslas Lambert, Joseph Lambert, John Joël Joseph et Kelly C. Bastien. Au regard de l’hostilité du Sénat, Franky Exius croit que le choix de Me Gousse est une ultime manœuvre de diversion du président de la République avant de proposer le nom du Premier ministre qu’il veut vraiment et qui serait Thierry Mayard Paul.

Lionel Edouard

 

Les sénateurs proches de la mouvance lavalas opposés à Gousse

La quasi-totalité des parlementaires proches de la mouvance lavalas affichent leur opposition au Premier Ministre désigné, Bernard Gousse.
Au sénat les anciens militants de lavalas sont surtout des membres de l’Inité, Moise Jean Charles, Jocelerme Privert, John Joël Joseph, Nenel Cassy etc. Certains d’entre eux ont été élus sous la bannière d’autres formations politiques, Yvon Buissereth (Lavalas), Dera Simon Dieuseul ( Lavni) et Evalière Beauplan (Pont).
Au sénat déjà contrôlé par l’Inité, le Premier Ministre désigné aura fort à faire pour convaincre la majorité.
Le sénateur Beauplan qui se considère comme un allié du chef de l’Etat affirme haut et fort qu’il votera contre M. Gousse. Le sénateur élu dans le Nord-ouest et nombre de ses collègues reprochent à l’ex ministre de la justice d’avoir assassiné de nombreux militants lavalas dans les quartiers populeux en 2004.
M. Gousse, ministre de la justice et de la sécurité publique avait été confronté a une guerrilla urbaine dénommé « opération Bagdad ».
D’autres élus proche du mouvement GNB font valoir que l’opération Bagdad avait couté la vie à plusieurs milliers de paisibles citoyens. Le sénateur Beauplan assure qu’il ne veut pas s’opposer à un ex GNB entend réclamer justice pour de nombreux militants lavalas incarcérés ou assassinés sous le gouvernement de transition.
Sous la présidence de René Préval les rancœurs de la période la plus sombre de l’histoire récente d’Haïti ( 2004- 2005) avaient été jeté aux oubliettes. Tandis que le sénateur Beauplan avait rejoint l’opposition sous le gouvernement de Préval, d’autres anti lavalas avaient pu rejoindre le parti Inité. Ces animosités refont surface et pourraient dessiner une nouvelle carte politique.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Alternative en faveur de la ratification de Bernard Gousse

08/07/2011 18:31:00 Auteur(e) La Redaction

imageAlterPresse] — Des acteurs de la vie politique haïtienne apprécient diversement la désignation de l’avocat et ex ministre de la justice Bernard H. Gousse comme prochain premier ministre.

La plateforme Alternative, ancienne opposition à l’administration de l’ex président René Préval, approuve le choix fait par le président Michel Martelly et prône l’établissement d’un pacte de gouvernabilité.

« Gousse nous disons qu’il est bon », déclare à AlterPresse, Serge Gilles, membre du directoire de l’Alternative.

« Nous avons demandé a nos parlementaires de voter » en faveur de la ratification de Gousse, confie-t-il.

Toutefois, il souligne que la ratification du premier ministre désigné ne représente pas la solution des problèmes du pays.

« S’il est ratifié tant mieux, mais cela ne va pas résoudre la crise ; c’est le pacte de gouvernabilité qu’il faut établir », préconise Gilles.

Selon lui, cet accord devrait permettre aux divers secteurs de s’entendre sur des perspectives d’avenir et de trouver des réponses aux besoins fondamentaux de la population.

De leur coté, les membres de la direction du parti Fanmi Lavalas de l’ancien président Jean Bertrand Aristide , disent se garder « d’opiner sur la désignation de quiconque comme premier ministre, puisque le parti a été exclu du processus électoral ».

« Nous n’avons pas de position sur les différentes désignations de premier ministre », précise à AlterPresse Ansyto Félix, responsable de la commission de mobilisation du parti.

Toutefois, Fanmi Lavalas déplore des « pressions du pouvoir exécutif sur le pouvoir législatif » pour parvenir à imposer un premier ministre, selon Félix qui critique le comportement du chef de l’État qui và « à l’encontre de la démocratie ».

Le bloc majoritaire au parlement, composé essentiellement des élus issus du parti Inite, ne cachent pas leur intention de voter contre la ratification de Gousse, jugée inacceptable.

Le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur du parti INITE, déclare que « pour lui c’est un choix qui est déjà rejeté » et « le président Martelly doit adopter les dispositions constitutionnelles pour désigner un autre premier ministre ».

« Le vote sera éminemment politique », avertit-il.

Bernard Gousse est la deuxième personnalité désignée premier ministre par Michel Martelly. Le choix de l’homme d’affaires Gérard Daniel Rouzier a été rejeté par la chambre des députés le mardi 21 juin dernier. [rh gp apr 08/07/2011 08 :00]

 

Haïti – Santé :

Sophia Martelly et le renforcement du système de santé haïtien

08/07/2011 15:15:41

Haïti - Santé : Sophia Martelly et le renforcement du système de santé haïtienLa Première Dame de la République d’Haïti, Madame Sophia Martelly a pris part à une importante séance de travail hier jeudi 7 juillet, au Karibe Convention Center autour du thème « Renforcement du système de santé haïtien pour un meilleur impact. »
Conduite sous le leadership du Bureau de la Première Dame, cette initiative a réuni les membres de l’équipe santé du Président et ceux de l’Ambassadeur Eric Goosby de OGAC qui supervise le programme PEPFAR (President’s Emergency Plan For AIDS Relief).
Dans ses propos d’ouverture, la Première Dame de la République d’Haïti a fait ressortir que : «… le constat des besoins en santé de la population haïtienne, en plus des nouveaux défis démographiques et épidémiologiques, constitue la raison qui amène a cet exercice de réflexions stratégiques. » En effet, 40% de la population n’a toujours pas accès à des services de santé.
Cette séance de travail a aussi permis de faire ressortir les données épidémiologiques de base,  les données financières et le diagnostic de la situation sanitaire du pays.
La réforme du CCM (Country Coordinating Mechanism –  mécanisme de Coordination pour une meilleure gestion des ressources provenant du Fonds Mondial pour le VIH/SIDA, Tuberculose et Malaria)  a aussi été adressée et la demande a été faite pour que la Première Dame en prenne le leadership.
L’Ambassadeur Goosby a mis l’emphase sur les dispositions du Gouvernement Américain à accompagner la nouvelle administration dont il a salué l’engagement. Il a souligné que les statistiques ne devraient pas effrayer, mais, au contraire, servir de stimuli dans la planification de la réponse aux besoins.
La Première Dame est sortie renforcée dans sa conviction, quant à la nécessité de dégager dans l’immédiat, des stratégies et des pistes d’actions autour des axes fondamentaux pour le renforcement du système de santé en Haïti.

HL/ HaïtiLibre

 

République dominicaine :

71 morts de choléra depuis novembre 2010

SAINT-DOMINGUE – Soixante et onze personnes sont mortes du choléra en République dominicaine, un pays touristique voisin d’Haïti où la maladie a fait plus de 4.500 décès, selon un bilan publié vendredi par le ministère dominicain de la Santé.
Les autorités ont prévu de renforcer les mesures de surveillance sanitaire en raison des fortes pluies qui risquent d’augmenter le nombre de cas de cette maladie en partie liée à de l’eau contaminée.
On enquête sur 174 morts suspectes en raison du choléra, dont le nombre confirmé se monte à 71, a dit le ministère dans un communiqué.
Neuf personnes sont mortes en une semaine.
Le nombre de cas de contaminations s’élève à 1.610.
Selon le ministère, la majorité des décès est dû à un manque de soins, raison pour laquelle il a appelé la population à se rendre immédiatement dans un centre de santé en cas de symptômes.
La surveillance sera accrue en ces temps de saison des pluies, a-t-il ajouté.
La maladie est arrivée en République dominicaine en novembre 2010 en provenance d’Haïti. Une récente enquête de l’ONU incrimine une souche d’Asie du Sud dans cette épidémie, tout en se gardant d’accuser un camp de Casques bleus népalais d’être la source de la contamination.
Les pays d’Amérique latine sont très prudents depuis l’épidémie de choléra qui a éclaté en 1991 au Pérou et s’est propagée à plusieurs pays de la région (Bolivie, Brésil, Colombie, Equateur, Guatemala, El Salvador, Mexique) jusqu’en 2005, faisant 10.000 morts, selon l’Organisation mondiale de la santé.
(©AFP / 08 juillet 2011 23h00)

 

Haïti – Sécurité :

La PNH et la Minustah révisent le plan de sécurité nationale

08/07/2011 15:29:33

Haïti - Sécurité : La PNH et la Minustah révisent le plan de sécurité nationaleHier jeudi, lors du point de presse hebdomadaire de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah), Barbara Mertz, la Porte-parole adjointe de la force des Nations Unies a confirmé que les forces de sécurité haïtiennes conjointement avec celles de la Minustah, étaient en train de de revoir le plan de sécurité national. On a ainsi appris que la population va constater dans les prochaines semaines une augmentation substantielle de la visibilité des forces de sécurité PNH, UNPOL et Casques bleus dans les différents quartiers de la capitale.
« Les plans de sécurité sont constamment revus à la lumière des changements observés dans le comportement des gangs. Pour des raisons stratégiques et opérationnelles, il est difficile de donner des détails sur les changements apportés aux plans de sécurité, mais il est important de signaler que ces derniers sont revus régulièrement par la Police Nationale d’Haïti (PNH), conjointement avec nos forces » a précisé Raymond Lamarre, Porte-parole de la police des Nations Unies « La Minustah déplore le fait que des citoyens vaquant paisiblement à leurs occupations quotidiennes ont une fois de plus été pris pour cible ces derniers jours par des bandits armés non encore identifiés par les autorités policières. La composante UNPOL et la force militaire de la Minustah continueront d’apporter leur plein soutien à la PNH pour combattre le crime dans les zones sensibles de la capitale et du reste du territoire » rappelant qu’entre le 24 et le 30 juin 2011 : la Police des Nations Unies a accompagné la PNH dans 3,128 patrouilles à Port-au-Prince. De ce nombre, 1,293 patrouilles ont été effectuées à l’intérieur des camps où la police onusienne et la Police nationale veille 7 jours par semaine et ce, 24 heures par jour. Les forces de l’ordre ont procédé à 203 arrestations [179 hommes, 13 femmes, et 11 mineurs]. Par ailleurs, trois évadés de prison ont été interpellés et 5 armes à feu ont également été saisies.

HL/ HaïtiLibre

 

Haiti-Justice :

Une vingtaine d’étudiants magistrats se préparent à intégrer le système judiciaire

P-au-P., 8 juil. 2011 [AlterPresse] — Vingt étudiants magistrats entament en aout prochain la dernière phase de leur formation pour pouvoir intégrer le système judiciaire haïtien.

Ces étudiants, qui ont suivi un programme de formation de dix mois en France, sont revenus le 30 juin dernier à Port-au-Prince.

L’objectif général de l’année de formation passée en France visait l’acquisition des capacités judiciaires fondamentales du métier de magistrat et des techniques spécialisées attachées aux différentes fonctions.

Les boursiers (3 femmes et 17 hommes), âgés de 25 à 44 ans, qui étaient avocats, policiers et licenciés en droit, ont suivi un enseignement théorique pendant cinq mois, en intégrant les groupes de direction d’études de l’école (2 auditeurs par groupe), suivi d’un stage de cinq mois au sein des juridictions françaises.

Par ailleurs six formateurs haïtiens ont, pour leur part, bénéficié en France de différentes séquences de formation de formateur et d’ingénierie pédagogique pendant deux mois.

790 000 euros et 100 000 dollars américains ont été respectivement déboursés pour ce programme par le ministère français des affaires étrangères et européennes (MAEE) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). [rc gp apr 08/07/2011 11 :00]

 

Le CEP travaille à une nouvelle législation électorale et la réalisation de sénatoriales partielles

08/07/2011 18:29:00 Auteur(e) La Redaction

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Le Conseil Électoral Provisoire (CEP) est en train d’élaborer une nouvelle proposition de loi électorale et a déjà établi un nouveau plan pour la réalisation d’élections en vue du renouvellement d’un tiers du sénat.

« Le Conseil travaille avec des partenaires sur la proposition d’une nouvelle loi électorale qui sera présentée au parlement », a déclaré à AlterPresse, Pierre Thibault Junior, responsable de communication à l’institution électorale.

« On est à une phase très avancée et près d’une dizaine de personnes œuvrent là-dessus », précise Thibault.

Le responsable indique que le CEP, qui a été confronté à des difficultés ces derniers jours à cause de l’indisponibilité de plusieurs de ses membres, ne chôme pas. L’organisme étudie « un plan pour la réalisation des élections du tiers du sénat » à l’automne prochain indique-t-il.

Il s’agira de renouveler 10 des 30 membres de la chambre haute, dont le mandat arrive à terme en novembre 2011.

« Le plan a déjà été défini », ajoute Pierre Thibault, qui explique que le CEP entend rencontrer le chef de l’État, Michel Martelly, pour lui faire part du projet.

Les nouveaux élus devront entrer en fonction le 2e lundi du mois de janvier (2012), selon les directives constitutionnelles.

Les dernières élections présidentielles et législatives organisées par l’actuel CEP ont été controversées et l’institution électorale est sévèrement critiquée.

Absent durant plusieurs semaines, le président du CEP, Gaillot Dorsainvil, est récemment revenu à son poste. Un des 9 membres a démissionné, un autre est décédé et plusieurs autres sont indisponibles. [rh gp apr 8/7/2011 10 :20]

 

Le président Martelly toujours face aux attentes des ménages vulnérables

Le président Martelly, au cours de sa campagne électorale, avait fait pas mal de promesses à ses électeurs, notamment la création d’emplois, la relocalisation des sinistrés et l’accès à l’éducation pour tous. Le contexte politico-économique ne risque-t-il pas d’ajourner la concrétisation de ces promesses et de détériorer davantage la vie des ménages haïtiens ?

07/07/2011

Le président de la République, Joseph Michel Martelly

Le lundi 4 avril 2011, le Conseil électoral provisoire a proclamé les résultats de la présidentielle qui avait mis face à face le chanteur Michel Joseph Martelly et Mme Mirlande Hyppolite Manigat. À l’issue de ce résultat Michel Martelly est sorti vainqueur avec un score de près de 67.0% des voix. Une frange importante de la population haïtienne, en liesse, a regagné les rues de la capitale haïtienne en vue de manifester sa joie consécutivement à cette victoire. Près de deux mois après, la population, dans sa grande majorité, attend toujours de voir les premiers signes du changement promis.
« Aujourd’hui, je me sens heureux du fait que le vote populaire a été respecté et que M. Martelly a été élu président de la République malgré tout ce qu’on raconte à propos de lui», a déclaré un citoyen à Carrefour Fleuriaut. Quant à Benjamin, âgé de 28 ans, cette victoire marque un vote de sanction de la classe politique traditionnelle qui n’a rien fait pour sortir la population haïtienne du cercle vicieux de la pauvreté. Ainsi souhaite-t-il que l’équipe du nouveau président se démarque totalement de l’ancienne forme de gouvernance basée sur la corruption et le mensonge et aménage un climat propice a l’amélioration des conditions de vie de la population.
D’un air plutôt réservé, M. Jocelyn, père de 4 enfants et habitant d’un camp d’hébergement situé non loin de carrefour Marassa, espère que « Martelly ne sera pas le nouveau Préval ». Jocelyn souhaite voir la concrétisation des promesses faites par M. Martelly à la population, notamment celle ayant rapport à l’éducation de tous les enfants en âge d’aller à l’école. « L’un des plus grands défis qu’il devra relever est celui de la relocalisation des victimes du 12 janvier », estime Jocelyn. « Le gouvernement de M. Préval n’a rien fait pour nous doter d’un abri permanent et M. Martelly nous a promis qu’il nous sortira de ce trou à rat et j’ai confiance en lui et c’est pour cette raison que je lui ai donnée ma voix et je sais qu’il ne me décevra pas comme cela a été le cas avec M. Préval », a poursuivi Jocelyn.
Le contexte politico-économique ne risque-t-il pas de compromettre la concrétisation de telles promesses et détériorer davantage le sort d’un pourcentage considérable de la population ? Qu’en est-il de la faisabilité de telles promesses ? En outre, il convient de rappeler que M. Martelly a hérité d’un pouvoir dans un contexte on ne peut plus critique, caractérisé par une économie en berne et l’accentuation de la misère du peuple haïtien.
À rappeler qu’avant l’accession de M. Martelly au pouvoir, les recettes fiscales, au terme d’une année 2010 marquée par un terrible tremblement de terre, ont été les plus mauvaises depuis ces 15 dernières années. En effet, selon l’Institut haïtien de Statistique et d’Informatique (IHSI), en volume, le Produit intérieur brut a contracté de 5%. Un triste record vu que l’économie haïtienne n’a jamais enregistré de tels chiffres sombres depuis l’embargo de 1993. De plus, au terme de cette même année, le commerce en gros de certains biens de consommation, les articles et appareils d’équipement domestiques et le commerce en détail ont connu une tendance à la baisse.
S’il est encore tôt pour se questionner sur la réalisation des promesses faites par le président Martelly lors de sa campagne électorale, il est opportun cependant de se demander si le Législatif et l’Exécutif finiront par s’entendre pour offrir au peuple des opportunités d’améliorer ses conditions de vie. Dans ce bras de fer qui se dessine entre ces deux pouvoirs , les grands perdants seront toujours les plus vulnérables dont le pouvoir d’achat a chuté de plus de la moitié depuis 1980.

Pierre Ricardo Placide / ppricardo1983@yahoo.fr

 

La haut commissaire de l’ONU presse les autorités de mettre l’accent sur les droits humains

La Haut commissaire adjointe des Nations Unies aux droits de l’homme, Kyung-wha Kang, qui a bouclé en début de semaine une visite d’évaluation en Haïti, a estimé qu’il fallait mettre l’accent sur les droits de l’homme dans le contexte du développement et de la reconstruction du pays après le séisme de janvier 2010.  » Cela signifie utiliser les normes des droits de l’homme pour évaluer les plans de reconstruction et de veiller à la non-discrimination, à la transparence et à la participation des bénéficiaires lors de la prise de décisions concernant la reconstruction. Et cela signifie aborder les droits de tous les Haïtiens, particulièrement les plus vulnérables, lors de la conception des projets de reconstruction « , a martelé Mme Kang lors d’une conférence de presse.
Durant 3 jours Mme Kang a pu s’entretenir avec des personnalités haïtiennes dont le Président haïtien Michel Martelly, le représentant du secrétaire général de l’ONU, Mariano Fernandez, le Président de la Chambre basse, la Protectrice du citoyen, les défenseurs des droits de l’homme et les organisations de la société civile.
Elle a salué l’engagement du Président Martelly à la réalisation des droits fondamentaux du peuple haïtien, y compris les droits économiques et sociaux, tels que le logement, l’éducation et la santé. « Un leadership fort et soutenu du Président sur les droits de l’homme est essentiel pour traiter les lacunes systémiques de l’état de droit et apporter de solides progrès en matière de développement économique et d’efforts de reconstruction », a-t-elle insisté.
Selon la Haut commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme,  » la réalisation des droits économiques et sociaux est essentielle à la stabilité à long terme en Haïti ». Elle s’est réjouie de la volonté des autorités haïtiennes de travailler avec la communauté internationale pour permettre le retour durable des habitants de six camps et la reconstruction de leurs maisons, ainsi que la fourniture de services améliorés dans leurs quartiers d’origine. Cependant Mme Kang fait remarquer que l’initiative devait « faire partie d’un plan plus large visant à accroître l’accès à un logement adéquat dans les camps ainsi que dans les quartiers pauvres. »

LLM / radio Métropole Haïti

 

Martelly invite les investisseurs espagnols dans son pays

Le chef d’Etat haïtien Michel Martelly a invité hier jeudi les entrepreneurs espagnols à investir dans des secteurs tels le tourisme, la reconstruction ou l’énergie. « Nous allons faire d’Haïti un pays ouvert aux investissements, il faut profiter de cette opportunité », a martelé le président Martelly au cours d’une conférence de presse quelques heures après une rencontre avec le chef du gouvernement José Luis Rodriguez Zapatero.
D’autres secteurs tels les ports, aéroports, la distribution d’eau etc… sont également prioritaires selon M. Martelly qui donne l’assurance d’un climat sécuritaire.
M. Zapatero a également mis l’accent sur la nécessité pour que des espagnols investissent dans le secteur touristique. « Il y a déjà eu une tentative (en ce sens), nous allons réessayer, il y a une opportunité », a-t-il estimé.
Dans le même temps M. José Luis Rodríguez Zapatero, a annoncé que son gouvernement va créer un fonds de 50 millions de dollars pour aider les institutions financières d’Haïti à prêter aux petites et moyennes entreprises. Selon M. Zapatero, l’objectif de ce fonds est que les banques haïtiennes puissent octroyer des crédits à « des conditions très favorables. »
M. Zapatero a également assuré que l’Espagne est déterminée à rester un des principaux donateurs pour Haïti.
L’Espagne, actuellement troisième contributeur en termes de coopération bilatérale, a promis à Haïti une aide de 346 millions d’euros pour la période 2010-2013.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Bernard Gousse, le choix d’un risque mesuré

C’est confirmé! Bernard Honorat Gousse est officiellement le Premier ministre désigné. Son choix vient seize jours après la débâcle du premier Premier ministre désigné du président Martelly, Pierre Daniel Gérard Rouzier, à la Chambre des députés. Cependant la lettre du président, adressée à ce sujet au Parlement, date du 29 juin, soit une semaine avant de parvenir à destination. Les négociations et tractations pour le choix du Premier ministre semblent avoir été une simple formalité. Et la bataille s’annonce rude entre les Pouvoirs exécutif et législatif qui tirent chacun sur la corde.

07/07/2011

Jamais dans l’histoire politique récente de ce pays, un tel choix n’a suscité autant de controverses. La désignation de Bernard Gousse provoque en effet une grande levée de boucliers. Des pro-lavalas et autres secteurs de la vie nationale croient que le choix du président Martelly frise la provocation. Le Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR), bloc majoritaire au Parlement emmené par un grand nombre d’élus de Inite pour la plupart pro-lavalas, a déjà fixé sa position. Le GPR votera contre Me Bernard Gousse.
Le choix du Premier ministre désigné parait problématique sur tous les fronts. Rares sont les voix qui s’élèvent pour appuyer la candidature de l’ex-ministre de la Justice du dernier gouvernement de transition. Malgré tout, le président Joseph Michel Martelly ne se laisse pas impressionner. Et l’horizon s’obscurcit. Une tempête politique s’annonce-t-elle?
Le choix de la déconvenue
Si Daniel Gérard Rouzier a, ces jours-ci, fait le point sur la situation ayant conduit à sa défaite, deux semaines avant, au Parlement, le nom de Bernard Gousse semble plutôt rouvrir des plaies. Les tombeurs de M. Rouzier, malgré la publication, par ce dernier, de documents prouvant sa probité envers le fisc, sont encore plus confortables et annoncent déjà la couleur. La cité de l’Exposition au Bicentenaire sera, probablement, chauffée au cours de cette semaine.
Pire. Le choix de l’expert en droit familial a été déjà arrêté en dépit des négociations enclenchées par les protagonistes. La lettre de M. Martelly, adressée aux présidents des deux Chambres et informant officiellement du choix de Me Bernard H. Gousse comme Premier ministre, a été écrite depuis le mercredi 29 juin, soit avant même le départ du président Martelly pour le 32e sommet de la Caricom à St Kits et Nevis. Le député Faustin Poly (Miragoâne/Fond-des-nègres/Inite), vice-président du groupe majoritaire, est monté au créneau. Le choix de Me Gousse semble en tout l’agacer. Le militant lavalas va jusqu’à traiter Bernard Gousse de « néo-naziste ». Des accusations jugées pour le moins graves par d’autres parlementaires dont les points de vue sont encore mitigés. Faustin Poly et Joseph Joël John (sénateur de l’Ouest/Inite) traitent M. Gousse de « boucher d’Haïti » en référence au lynchage de nombreux partisans de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide, au Fort national et à Martissant, en 2004.
L’ex-ministre de la Justice est également accusé d’avoir participé à des arrestations illégales et des actes répréhensibles en 2004. Des députés pro-lavalas reprochent à Me Gousse d’avoir eu l’habitude de se déguiser en femme pour traquer de fervents partisans de Jean Bertrand Aristide. En outre, Bernard Gousse aurait laissé le ministère sous la pression de certains parlementaires américains (Black Caucus) selon qui il aurait cautionné des cas flagrants de violation de droits humains.
Le changement dans la continuité
D’autres paramètres sont également pris en considération dans la contestation du choix de Bernard Gousse. Le passage de ce dernier à la tête du ministère de la Justice semble mettre de multiples épées de Damoclès sur sa tête. Pour le chef de la majorité à la Chambre, Jean Tholbert Alexis, le choix de Bernard Gousse s’inscrit dans le cadre d’une continuité, qui ne dit pas son nom, que le président Martelly a dit vouloir toujours esquiver.
Bernard Gousse, qui a participé, à un niveau ou à un autre, à la gouvernance de ces derniers vingt-cinq ans, est présenté aujourd’hui, par celui qui prétend être l’apôtre du changement, comme un homme intègre, compétent, rectiligne et prêt à travailler pour le bien-être du pays. Au juriste de 52 ans, qui a des liens de parenté avec les Duvalier, a été, semble-t-il, la fonction d’un fusible qui ne durera que l’espace d’un cillement, si l’on en croit le sénateur Joseph Lambert, coordonnateur national de Inite.
Le président Martelly semble avoir bien mesuré son choix avant de le rendre public. Malgré toute l’aversion que suscite son dévolu porté sur Bernard Gousse, le président de la République ne compte pas transiger. Une liste de personnalités serait également déjà disponible au cas où Bernard Gousse est broyé par les parlementaires. Où va la République dans cette ambiance de feu ?
Les sénateurs ont déjà formé une commission spéciale pour étudier le dossier du nouveau Premier ministre désigné. Entre- temps, dix-sept sénateurs, GPR/Inite et alliés attendent M. Gousse de pied ferme pour lui donner un vote dont le verdict, à entendre les différentes déclarations, n’est plus qu’un secret de polichinelle. La bataille Michel Martelly et le bloc GPR n’a pas encore de vainqueur, mais le vaincu est connu : le peuple haïtien.

Joseph Chanoine Charles / cjchanoine@yahoo.fr

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