mardi 12 juillet 2011

12 Juil

Haïti – FLASH Politique :

Dépôt du dossier de Bernard Gousse, reporté de 48 heures

12/07/2011 13:08:09

Haïti - FLASH Politique : Dépôt du dossier de Bernard Gousse, reporté de 48 heuresLe Premier Ministre désigné, Bernard Gousse ne déposera pas son dossier de candidature, ce mardi, [tel qu’initialement prévu] auprès de la Commission spéciale, chargée de l’examen de la conformité des pièces requises par les prescrits de la Constitution.
Le Président Martelly aurait demandé, dans un courrier envoyé à Rodolphe Joazile, le Président du Sénat, que la remise du dossier de candidature de son Premier Ministre désigné, soit reportée de préférence à jeudi, sans toutefois expliquer les raisons justifiant sa demande.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3358-haiti-politique-depot-aujourd-hui-du-dossier-de-bernard-gousse.html
HL/ HaïtiLibre

 

Gregory Mayard Paul estime que les 16 sénateurs œuvrent en fonction de leurs ressentiments personnels

imageLe chef de cabinet du président haïtien, Gregory Mayard Paul, exhorte les parlementaires à privilégier les intérêts supérieurs de la nation et non leurs ressentiments personnels.
Le juriste réagissait à la pétition de 16 sénateurs réclamant le retrait de la candidature de Bernard Gousse. Ces élus formant la majorité au sénat sont notamment des membres du parti Inité.
Dans une interview exclusive à radio Métropole, Gregory Mayard Paul a révélé que le chef d’Etat n’avait pas communiqué une liste officielle de 10 personnalités aux parlementaires. Les noms de ces personnalités ont été dictés par le président Martelly lors d’une rencontre avec les présidents des deux chambres insiste t-il. M. Mayard Paul confirme que trois noms avaient été retenus par les parlementaires. Il s’étonne du comportement des élus qui avaient pris part aux négociations avec la commission de liaison.
Le juriste attire l’attention sur la démarche  » très démocratique » du chef de l’Etat qui selon les prescrits de la constitution doit designer son Premier Ministre. Interrogé sur la réaction de l’exécutif, M. Mayard Paul a mis l’accent sur la nécessité pour que le processus de ratification se poursuive. La loi trace la route à suivre, on ne peut rejeter un choix sans avoir analyser son dossier, déclare le chef de cabinet du président de la république. Il estime que la pétition des sénateurs prouve une certaine prédisposition à rejeter sur des critères personnels le choix de M. Gousse.
Mettant en garde contre une violation de la constitution, M. Mayard Paul invite les parlementaires à se ressaisir.
Plusieurs parlementaires signataires de la pétition dénoncent des violations des droits humains dans le cadre de la lutte des forces de l’ordre contre auteurs d’actes de violence dans le cadre de l’opération Bagdad.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Saurel Jacinthe dément les déclarations de Martelly

12/07/2011

De retour de son voyage en Espagne, le président Martelly avait annoncé que la liste des dix premiers ministrables avait été réduite par les parlementaires et par les membres de la commission mise en place pour négocier en son absence. Mais le président de la chambre des députés, Saurel Jacinthe, a fait savoir que les parlementaires ont en effet fait savoir à Martelly qui de la liste aurait un vote défavorable, mais c’est le président et son équipe qui ont réduit la liste en fin de compte. WPC/LM

 

Haïti – Politique :

Antonio Patriota a rencontré le Président Michel Martelly

12/07/2011 14:16:58

Haïti - Politique : Antonio Patriota a rencontré le Président Michel MartellyLors de sa seconde visite en Haïti, Antonio Patriota, le Ministre brésilien des Affaires étrangères, a rencontré hier lundi, le Président Michel Martelly, pour s’entretenir de la coopération bilatérale, Brésil-Haïti. Les deux hommes ont passé en revue l’aide brésilienne, dans le cadre du processus de reconstruction du pays, la coopération technique et l’assistance humanitaire.
La coopération Brésil-Haïti s’est particulièrement renforcée depuis 2004 dans plusieurs domaines. Dans le secteur de la santé, cela s’est traduit par la construction d’hôpitaux. Dans les infrastructures, le Brésil finance l’étape initiale du projet du barrage de l’Artibonite, « un sujet qui a été abordé avec M. Martelly », a souligné Antonio Patriota, lors d’une conférence de presse avant son départ. Le Brésil est également présent en Haïti dans le domaine de l’agriculture, à travers une société brésilienne de recherche [EMBRAPA], qui pilote des projets agricoles à Kenscoff et à Fond-des-Nègres. Le sport n’a pas été oublié, puisque depuis avril 2011, onze jeunes joueurs haïtiens, de 11 à 14 ans, s’entraînent, dans le cadre d’un programme de 6 mois, dans l’un des grands clubs de football au Brésil [l’Olé Football Club].
Après cette réunion le Ministre brésilien des Affaires étrangères a rencontré Mariano Fernández Amunátegui, le nouveau Chef civil de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ainsi que le Commandant brésilien de la Force militaire de la Mission. Avec un effectif de 2,192 hommes, le Brésil est le plus grand contributeur de troupes de la Minustah, avec deux bataillons d’infanterie et une compagnie de génie.
Le ministre brésilien a souligné que lors du prochain renouvellement du mandat la Mission onusienne, en octobre prochain, une « réduction des effectifs pourrait être envisagée avec le maintien de la compagnie de génie ». Il a cependant tenu à préciser, qu’aucune décision ne sera prise, avant la conclusion du rapport du Groupe consultatif spécial sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) sur la question.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3347-haiti-reconstruction-visite-officielle-du-ministre-bresilien-des-affaires-etrangeres.html
S/ HaïtiLibre / Minustah

 

La Mairie de Port-au-Prince veut imiter la mairie de Delmas

12/07/2011

Les responsables de la Maire de Port-au-Prince projettent de déplacer tous ceux qui sont sous les tentes à la place Toussaint Louverture, c’est ce qu’à affirmer un responsable de cette institution sous couvert de l’anonymat. ”Une estimation nous a permis de comprendre que 75% des gens vivant sous les tentes ont une maison où se loger”. Ce qui a motivé les responsables de la Mairie à adopter cette décision, pour le moins, impopulaire.
Le maire, Jean Yves Jason Muscadin, a renchérit pour dire qu’”après la tornade du vendredi 24 Septembre 2010, les gens du champ de mars avaient, presque tous, vidé les lieux”. Le premier citoyen de la Capitale associe cette action au fait que la plupart de ceux qui sont sous les tentes sont des propriétaires ou cohabitent avec un ami ou une famille. De toute façon, ils ne sont pas totalement dans la rue comme ils veulent le faire croire.
Yvesguins Jean Philipe, responsable du comité de la place Toussaint Louverture, dit ignorer une telle démarche parce que personne ne les a contactés à ce sujet. Toutefois, ces ”sans abris” affirment n’avoir aucun problème à se déplacer dans la mesure où les autorités leur trouvent un endroit où se reloger. Par conséquent, ils disent attendent de pied ferme que les gens de la Maire viennent exercer leur pouvoir et les déplacer de force.
D’un autre coté, ils affirment ne pas vouloir se déplacer sous une tente pour se reloger dans les mêmes conditions.
Dégager les places publiques et les infrastructures sportives des tentes est un impératif. Cependant, cela doit se faire dans le dialogue afin d’éviter toute friction.

James Dufresne
gerdjineclaire@yahoo.fr

 

La problématique de la diaspora haïtienne : un double jeu

12/07/2011 10:33:00 Auteur(e) La Redaction

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En dépit de l’amendement constitutionnel voté en mai dernier (voté mais mal publié), la diaspora haïtienne ne peut encore jouir de ses droits civils et politiques dans son pays d’origine. Le professeur Kerlens Tilus dénonce le double jeu des autorités haïtiennes.

« Le principe biblique stipulant qu’il faut donner pour recevoir ne s’applique pas à la diaspora haïtienne en ce sens que cette dernière fournit une contribution substantielle à l’économie haïtienne sans bénéficier de la possibilité de jouir de leurs droits civils et politiques. Si la double nationalité est une trahison, combien de traitres compteraient alors les pays développés que l’Haïtien a tendance à prendre comme modèle ?
« L’histoire retient que la première vague d’émigration haïtienne a commencé après l’arrivée au pouvoir de François Duvalier, en 1957, et s’est poursuivie jusqu’au départ du pouvoir de son fils, Jean-Claude, en 1986. Cette vague de réfugiés politiques était constituée de  personnalités issues des classes aisées et  des intellectuels qui s’opposaient au régime dictatorial.
« La seconde vague, économique celle-là, se poursuit depuis le début des années 1990. Aujourd’hui la diaspora haïtienne compte environ  quatre millions d’Haïtiens disséminés à travers le monde dont le 3/4 de l’intelligentsia haïtienne, selon les statistiques. Si la population Haïtienne compte environ 8.7 millions d’habitants moins les 370.000 compatriotes qui ont péri lors du tremblement de terre et les victimes du choléra, la diaspora représente environ le tiers de la population Haïtienne et c’est à juste titre qu’elle est couramment surnommée 11ème département du pays.
« Les dernières statistiques montrent que la diaspora haïtienne, a elle seule, supporte le pays entier a hauteur de U$ 2 milliards de dollars l’an soit environ 28 % de son PIB. Toutefois l’apport de la diaspora ne se limite pas à l’envoi de transfert en espèce ou en nature vers la famille restée au pays. La diaspora, regroupée en différentes associations régionales, apporte une assistance technique de manière ponctuelle aux différentes communes et participe même à la décentralisation du pays. De ce point de vue la diaspora est considérée comme une force motrice de l’économie nationale. Elle doit avoir, en conséquence, un rôle prépondérant dans le développement d’Haïti. Ce rôle sera défini par le gouvernement haïtien qui doit envoyer des signaux clairs quant à sa volonté manifeste de travailler conjointement avec la diaspora de manière à éradiquer la pauvreté abjecte qui révolte la conscience humaine.
« A cet effet, le gouvernement devra établir  des stratégies de développement, définir des cadres légaux permettant aux émigrés Haïtiens, dépouillés de tous leurs droits civils et politiques pour avoir obtenu une nationalité étrangère, de ne pas se sentir lésés du fait de porter le brassard de la diaspora. Il est indéniable que la diaspora haïtienne n’est pas encore parvenue au stade de maturation pour se considérer comme un facteur primordial dans la renaissance de la nouvelle Haïti. Cependant la responsabilisation de la diaspora haïtienne face aux affaires de la République d’Haïti passe inexorablement par l’envoi de ces signaux  qui vont dissiper la méfiance des Haïtiens de l’intérieur par rapport aux émigrés Haïtiens.
« La problématique de la reconnaissance des droits civils et politiques des émigrés haïtiens est une question majeure qui mérite une attention soutenue des activistes de la diaspora et du gouvernement haïtien. Il m’a fallu la publication de deux articles sur le sujet pour enfin tester le terrain et arriver à comprendre les enjeux d’une telle question.
« Le fait de créer le Ministère des haïtiens vivant a l’étranger (MHAVE) laissait présager que l’Etat haïtien allait prendre le dossier en main, et travailler de manière que les Haïtiens naturalisés puissent jouir de leurs droits civils et politiques même en dehors du pays. Pourtant le problème reste entier. Rien n’est fait pour améliorer la situation de cette catégorie d’Haïtiens. Ce n’est pas certain que l’on peut résoudre cette situation sans un dialogue national entre les Haïtiens de l’intérieur et ceux de la diaspora. Il y a tellement d’animosité entre les haïtiens de l’intérieur vis-à-vis des naturalisés de la diaspora que des fois nous nous demandons si nous sommes vraiment frères. S’il nous arrive de laisser Haïti pour nous installer en terre étrangère, c’est certainement par souci de trouver un mieux être, de pourvoir aux besoins de nos familles, d’offrir un meilleur avenir à nos enfants. D’un autre côté, une fois établi aux pays d’accueil, la nécessité d’épouser une autre nationalité pour bénéficier de certains avantages s’impose à nous.
Lors des campagnes électorales, les candidats les plus en vue effectuent divers voyages dans la diaspora pour recueillir des fonds et trouver le support des Haïtiens de l’extérieur. Des discours  à grand renfort de promesses ont été prononces en vue de faire tomber ces barrières. D’une naïveté hors pair elle a toujours répondu à leurs besoins tandis qu’elle aurait pu conditionner son support à l’obtention intégrale de la reconnaissance de ses droits civils et politiques et de tous les privilèges liés à ce statut.
Malgré des promesses répétées de nos dirigeants, les gouvernements haïtiens appliquent une politique de deux poids deux mesures. Ils plaident pour la participation de la diaspora, acceptent volontiers sa contribution à l’économie nationale, mais ils refusent de lui octroyer la jouissance de ses droits civils et politiques. La diaspora haïtienne en a marre d’être traitée en parent pauvre, car elle a tant de choses à offrir à ce pays. Voila pourquoi elle est déterminée à se lancer dans la bataille pour la reconnaissance de ses droits en tant que force vitale, capable d’éradiquer le sous-développement qui ronge le pays.
Un tour de la question permet rapidement de constater que le ministère des Haïtiens vivant à l’étranger arrive difficilement à remplir sa tache. Serait-ce les moyens de sa politique qui sont maigres ou serait-ce un problème de stratégie? Toutefois la formule employée actuellement ne convient pas. Il faut non seulement approcher les parlementaires individuellement mais faire du lobby auprès du gouvernement pour qu’il puisse mettre en place une commission chargée d’évaluer les différentes positions et soumettre un projet de loi au parlement.
Il y a lieu de questionner aujourd’hui le pourquoi de cette animosité vis-à-vis des Haïtiens de l’extérieur. Il est admis que culturellement l’Haïtien se méfie de l’étranger, donc du Blanc. Mais, dans le cas des compatriotes Haïtiens, le danger est vraiment négligeable. D’ailleurs le pays accueille une force étrangère de maintien de la paix depuis tantôt sept (7) ans. Alors pourquoi cette ostracisassions vis a vis des émigrés Haïtiens ayant une nationalité étrangère?
Le monde vit à l’ère de la globalisation et du Networking. Il n’est plus question de faire cavalier seul. Haïti doit s’ouvrir à la diaspora dans un souci de rentrer dans la globalisation. Haïti ne peut plus fonctionner en vase clos. Elle doit désormais avoir des ambitions internationales. Elle doit penser global pour enfin agir au niveau local. Il est vrai que le travail n’est pas aussi simple que l’on pourrait penser, mais si l’on commence dès aujourd’hui avec les véritables acteurs en mettant les bouchées doubles, on peut rattraper le train de la mondialisation. Il est temps de mettre un terme à ce jeu qui nous met constamment à couteaux tirés et de mettre Haïti au devant de la scène afin de travailler pour le bonheur de la mère patrie.
Certains pensent à l’expérience négative du pays avec certains Haïtiens de la diaspora sous le gouvernement d’Aristide-Préval (1991) voire celui de Boniface Alexandre avec Gérard Latortue (2004). Il faut signaler qu’on avait affaire à des individus peu convenables fonctionnant dans un système ou la dérive était généralisée. Du moment qu’on met les balises qui permettent à la justice d’interpeller tout citoyen accusé de fraudes et de malversations et que l’Etat haïtien est en mesure d’exiger l’extradition de tout citoyen naturalisé qui aurait commis des exactions en Haïti, on aura du coup envoyé des signaux clairs aux gens mal intentionnés et les décourager dans leur tentative de commettre des fraudes.
Il faut établir un Etat de droit en Haïti ou toute personne qui déroge à la loi est poursuivie et traduit devant la justice. La diaspora avec son savoir-faire, son expérience peut aider à l’instauration de cet Etat de droit ou l’Haïtien se sentira fier de vivre et de travailler pour le bien être de la patrie commune. Vouloir dit-on c’est pouvoir. Il suffit de mettre en place la machine et toutes les pièces tomberont à leur place. Nous ne cesserons de le répéter, le développement d’Haïti ne peut se faire sans l’inclusion de la diaspora haïtienne à tous les niveaux de la vie nationale.

Kerlens Tilus / HPN

 

Haïti-Duvalier :

L’ancien tyran doit être jugé dans son pays, selon le Rnddh et la Fidh

P-au-P, 12 juil. 2011[AlterPresse] — Le Réseau National de Défense des Droits Humains (Rnddh) et la Fédération Internationale des ligues de Droits de l’Homme (Fidh) plaident pour un jugement de l’ex-dictateur Jean Claude Duvalier sur le sol haïtien.

Un rapport acheminé par ces organisations à AlterPresse, précise que « le juge haïtien peut appliquer directement le droit international pour poursuivre les crimes contre l’humanité, en s’appuyant sur le statut du Tribunal de Nuremberg, sur les résolutions de l’Assemblée générale des Nations Unies confirmant les principes de Nuremberg et sur le soutien constant apporté par Haïti à l’incrimination du crime contre l’humanité ».

Selon le Rnddh et la Fidh, « le crime conte l’humanité était (déjà) incriminé par le droit international en vigueur entre 1971 et 1986. » Une période qui correspond exactement à l’administration de l’ancien président à vie.

Ils préconisent aussi, l’adoption d’une loi renvoyant au droit international pour la définition de l’infraction, au cas où la justice haïtienne se serait déclarée incapable de trancher sur cette affaire.

Quant à la notion de prescription que brandissent les avocats de Jean Claude Duvalier, les défenseurs réaffirment que les crimes contre l’humanité sont « imprescriptibles ».

La prescription est une conception juridique disant que, passé un temps, une démarche en justice pénale ou civile est jugée refusable.

Récemment, le Haut-commissariat de l’ONU a également formulé le souhait que le processus de justice en faveur des victimes de Duvalier soit mené par des institutions haïtiennes.

« C’est à travers les institutions nationales que des solutions à ces problèmes peuvent survenir », a déclaré la Haut-commissaire adjoint, Kyung-Wha Kang, au cours d’une visite effectuée la semaine écoulée dans le pays. [rh gp apr 12/07/2011 11:20]

 

Haïti – Politique :

Dépôt aujourd’hui du dossier de Bernard Gousse…

12/07/2011 10:55:46

Haïti - Politique : Dépôt aujourd’hui du dossier de Bernard Gousse...Bernard Gousse, le Premier Ministre désigné, devrait déposer son dossier de candidature ce mardi au bureau du Sénat pour être examiné par une commission formée les Sénateurs : Lucas François Sainvil, Nènel Cassy, Yvon Buissereth, Wencesclass Lambert, Edwin Zenny, Francisco Dalacruz, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Jean William Jeanty (Président de la Commission) et Jean Willy Jean-Baptiste).
Rodolphe Joazile, le Président du Sénat confirme avoir bien reçu la correspondance des 16 Sénateurs hostiles à la candidature du Premier Ministre désigné, soulignant que cette déclaration politique qui n’engage que les Sénateurs concernés, n’a aucune portée légale et ne peut en aucun cas suspendre le processus de ratification en cours.
Il rappelle aux Sénateurs que le bureau du Sénat, dans la perspective de remplir ses obligations légales, « ne peut soumettre les parlementaires à aucune décision anticipée ». La seule possibilité offerte maintenant à Bernard Gousse est de tenter une ultime négociation avec les forces politiques au Sénat pour tenter de convaincre certains Sénateurs de changer d’avis.
Si la position du groupe majoritaire et de ses alliés demeure inchangée, les chances de ratification du Premier Ministre désigné sont nulles. Selon Pierre Robert Auguste, Coordonnateur de la Génération du Changement Global (GCG), le pays pourrait faire face à une grave crise si l’Exécutif et le Parlement, poursuivent sur la voie de l’intransigeance.
Grégory Mayard Paul, le Conseiller spécial du Président espère toujours que les Parlementaires vont se reprendre et rappelle que «…le Président, avant de désigner Bernard Gousse a fait des consultations, son équipe mise en place, a fait des réunions, des consultations pour pouvoir s’assurer que M. Bernard Gousse sera bel et bien ratifié. Aujourd’hui, nous sommes en face d’une certaine lettre… ou d’une certaine je ne sais plus quoi… qu’on prétend être une pétition, qui aurait été signé par 16 parlementaires. […] Ceci laisse planer une certaine prédisposition à rejeter [le Premier Ministre désigné], sur des critères personnels, sans penser au pays, sans penser à la Constitution, sans penser à l’intérêt commun. J’espère quand même, je veux croire, je souhaite, que les parlementaires vont se reprendre et qu’ils verront que ceci ne peut pas ce faire de cette manière, car il ne faut pas fouler aux pieds les textes constitutionnels… »
Chez les Sénateurs chacun semble bien décidé à rester sur leurs positions. Des voix s’élèvent pour condamner la résolution politique des parlementaires avant l’examen du dossier, comme le professeur Sauveur Pierre Etienne qui insiste sur le caractère illégal de la démarche. Si certains Sénateurs, comme entre autres : Jean-Baptiste Bien-Aimé, Moïse Jean-Charles, Evallière Beauplan prônent l’intransigeance et le rejet du Premier Ministre désigné, d’autres comme les Sénateurs Francisco Delacruz, Andris Riché et Edwin Zenny croient toujours dans la ratification possible de Bernard Gousse.
Pour sa part, le Sénateur Andris Riché (ALTENATIV), favorable au Premier Ministre désigné, espère que le Chef de l’État va défendre fermement son choix «…je crois que dans ce pays, nous avons besoin d’un minimum de respect pour des personnes qui font des efforts, des personnes qui sont allées à l’école, des personnes qui aimeraient que cette société marche dans une certaine droiture. Je ne crois pas que des intellectuels, comme les Sénateurs, peuvent prendre des positions comme ça, sans donner une chance à la personne, ou encore l’écouter.
D’ailleurs, le dépôt des pièces ça veut dire quoi ? Quelqu’un vient déposer ses pièces et si ces pièces sont conformes, il doit être ratifier. De plus, il est nécessaire d’attendre la présentation de la Politique Générale. La démarche pour moi doit continuer et j’espère que M. Martelly ne va pas prendre la même position qu’il avait prit avec M. Rouzier et qu’il va prendre une position pour que Gousse soit défendu. Le pays a besoin d’un Gouvernement et ceci le plus rapidement possible, j’encourage les Sénateurs a avancer, ce qui sera bon à la fois pour l’insitution dans laquelle nous évoluons, pour eux et pour le pays… »
Sauf qu’il ne faut pas oublier, qu’il suffit de quelques allégations même non fondées, pour justifier un vote de rejet, comme ce fut le cas, avec la candidature précédente de Daniel Gérard Rouzier…
Le Sénateur Evallière Beauplan (PONT) et plusieurs de ses collègues demeurent intransigeant «…il y a 16 sénateur qui ont dit qu’il n’aime pas ce profil […] nous n’allons donner un vote sur quelque chose qui fait perdre du temps, pour pouvoir gagner du temps nous avons dit publiquement quelle vote nous allons donner, donc si le Président ne veut pas perdre de temps, il va changer et envoyer un autre profil […] peu importe la nature des pièces de Bernard Gousse, je ne voterai pas en sa faveur. Je voterai suivant ma conviction » affirme le Sénateur Beauplan.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3344-haiti-politique-reponse-du-president-martelly-aux-senateurs-contestataires.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
http://www.haitilibre.com/article-3322-haiti-politique-rien-n-est-joue-pour-le-premier-ministre-designe-bernard-gousse.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Envisager l’avenir du pays sans la présence de l’ONU ?

12/07/2011 09:04:11

Haïti - Reconstruction : Envisager l'avenir du pays sans la présence de l’ONU ?Edmond Mulet a récemment retrouvé son ancien poste de Sous-Secrétaire Général des Nations Unies aux opérations de maintien de la Paix, après avoir été pendant plus d’une année en Haïti en tant que Représentant spécial du Secrétaire général et chef de la Mission des Nations Unies dans ce pays (Minustah), laissant la place, à la tête de la Mission, au diplomate chilien Mariano Fernández Amunátegui (66 ans).
Une entrevue accordée au Centre d’Actualités de l’ONU (CAO), nous permet de mieux connaître Edmond Mulet, [souvent décrié, à tort ou à raison] et sa vision de notre pays dans l’éventualité du départ de l’ONU.
CAO : Que faisiez-vous avant de rejoindre les Nations Unies?
Edmond Mulet : « À mon âge (61 ans), vous pouvez imaginer que j’ai fait beaucoup de choses dans ma vie. J’ai commencé à travailler à l’âge de 10 ans pour un quotidien au Guatemala. Je travaillais comme relecteur, comme journaliste, puis j’ai eu une rubrique. Ensuite, j’ai étudié le droit et je suis devenu avocat. J’ai été très impliqué dans la lutte contre les dictatures militaires au Guatemala, et j’ai été en prison à deux reprises. J’ai dû quitter le Guatemala – mon pays d’origine – à cause de menaces. J’ai participé à des élections, sachant que je perdrais, ou sachant que les résultats ne seraient pas les vrais. J’ai perdu quelques élections, j’en ai gagné d’autres. Un jour, j’ai gagné une élection et le jour suivant il y a eu un coup d’état et ils ont tout annulé.
Finalement, en 1985, j’ai été élu au Congrès guatémaltèque et j’ai été réélu en 1990. En 1992, je suis devenu le président de l’Assemblée nationale du Guatemala. Un an plus tard, j’ai été nommé ambassadeur aux États-Unis. Je suis retourné au Guatemala trois ans plus tard, et je suis devenu secrétaire général de mon parti politique. J’ai travaillé dans le domaine juridique, j’avais mon propre bureau d’expert juridique. J’ai été nommé ambassadeur auprès de l’Union européenne à Bruxelles, où je suis resté pendant cinq ans et demi. Et puis j’ai été recruté pour venir à l’ONU. »
CAO : Pouvez-vous envisager qu’un jour il n’y aura pas de présence de l’ONU en Haïti?
Edmond Mulet : « Cela dépend de la capacité des Haïtiens eux-mêmes et des institutions haïtiennes à absorber tout ce que nous faisons pour construire ces institutions. Nous avons construit les capacités de la police nationale haïtienne, l’objectif étant d’atteindre 14,000 à 15,000 policiers. Actuellement, nous sommes à près de 10,000 et je dois dire que la Police nationale haïtienne est probablement l’institution la mieux considérée par les Haïtiens. Elle est très bien structurée, très disciplinée. Le problème qu’ils ont en Haïti, c’est qu’ils n’ont pas les ressources, pas même de quoi payer les salaires de la police nationale.
Le départ de la Minustah, dépendra beaucoup de leur propre capacité à assumer leurs responsabilités et à développer leurs capacités. Tout finalement est lié à la situation économique. S’ils ont des investissements nationaux et internationaux, des créations d’emplois, des activités économiques et si l’Etat est en mesure de percevoir les impôts afin de payer les services de l’Etat, alors je pense qu’il y a une voie de sortie.
Beaucoup de gens demandent : “ Qu’est-ce qu’une Mission de Paix fait en Haïti? Il n’y a pas de conflit interne, il n’y a aucun mouvement de guérilla, il n’y a pas de guerre civile, il n’y a pas de conflit avec un pays voisin, il n’y a aucun problème de frontière avec quelqu’un d’autre, il n’y a pas de conflit ethnique, il n’y a pas de conflits religieux, il n’y a pas de conflit pour les ressources naturelles comme dans d’autres endroits dans le monde comme le Congo par exemple. Haïti n’a ni pétrole, ni diamants, ni rien d’autre, donc que fait une mission de Paix dans un endroit comme Haïti? »
Le Conseil de sécurité n’a pas d’autre outil pour faire face à une situation d’État en faillite. Nous sommes là comme épine dorsale du pays, créant de l’espace et des opportunités pour d’autres acteurs dans le domaine du développement, sur le plan économique et social, pour qu’ils construisent ces capacités pour l’avenir.
Notre proposition actuelle est de créer pour Haïti, un pacte entre la société civile, le secteur privé, le Gouvernement haïtien et la communauté internationale avec des objectifs très clairs, des responsabilités et des obligations et un mécanisme de suivi. L’objectif est de voir si les Haïtiens font ce que nous attendons d’eux, assument des responsabilités. De notre côté, nous fournissons l’aide, l’assistance, et l’argent promis.
Mais nous devons faire tout ceci autour du concept de la primauté du droit. Et l’État de droit, ce n’est pas seulement la police, les tribunaux, les prisons. En Haïti, il y a aussi la question du registre d’État civil, du cadastre, des tribunaux qui fonctionnent. Il s’agit de mettre en place les conditions et les garanties permettant aux investisseurs de créer des activités économiques et de rompre ce cercle vicieux de l’aide et des dons et des subventions. Je pense que nous devons les aider à être auto-suffisants.
Nous effectuerons une évaluation en juin-juillet de la situation politico-sécuritaire en Haïti. Nous ramènerons les effectifs des composantes militaires et de police de la Minustah, aux niveaux que nous avions avant le séisme. Et puis nous allons voir comment tout se passe. »

HL/ HaïtiLibre / CAO

 

Haïti – Reconstruction :

Réflexions de Mgr Pierre-André Dumas

12/07/2011 12:41:44

Haïti - Reconstruction : Réflexions de Mgr Pierre-André DumasLe Secours Catholique participe depuis 18 mois à effacer les traces du séisme de janvier 2010, cela prendra encore de longues années avant d’y parvenir, mais de solides projets sont d’ores et déjà mis en œuvre. Dans une entrevue, Mgr Pierre-André Dumas, évêque du diocèse de l’Anse-à-veau et de Miragoâne et Président de Caritas Haïti, revient sur cet événement et ses conséquences, dont nous vous proposons de partager les points essentiels.
«…La reconstruction se fait lentement car il faut écouter, accompagner, prendre du temps pour savoir ce dont les gens ont besoin […] Il faut travailler ensemble pour donner aux Haïtiens la possibilité d’être protagonistes de la reconstruction et acteurs de leur développement. Il ne faut pas le faire à leur place. Il faut aider le peuple à se relever, à reconstruire ensemble et à être solidaires.
Il y a eu deux grandes phases après le séisme. D’abord l’urgence : en association avec toutes les Caritas il a fallu répondre aux premiers besoins. […] L’intervention d’urgence a servi à limiter le nombre de victimes, à tenir l’autre en vie. L’urgence nous rattrape toujours mais il faut penser en termes de développement et de réhabilitation pour reconstruire le pays. Cela prend du temps car il faut écouter, accompagner, guider pour ne pas faire les mêmes erreurs. Il faut faire en sorte que les gens ne soient pas seulement en position de recevoir. Il faut un engagement de la population dans la durée pour les aider à se tenir debout.
Aujourd’hui l’éducation est un de nos chantiers prioritaires car de nombreuses écoles ont été détruites […] Il faut continuer à pousser pour que le programme du Gouvernement en faveur de la gratuité de l’école se mette en place tel que cela est prévu dans la Constitution haïtienne. Au niveau de l’éducation, un autre besoin important est celui de former les maîtres afin d’améliorer la qualité de l’éducation qui est donnée.
Caritas Haïti a aussi mis l’accent sur la santé avec la crise du choléra […] C’est toute une éducation qu’il faut faire, il faut motiver les gens, les sensibiliser pour leur apprendre à traiter l’eau.
[…] Caritas Haïti a aussi développé un volet d’économie sociale et solidaire car au niveau de l’économie rurale, il y a un problème de décapitalisation des paysans. Il faut faire grandir l’économie locale de manière à ce que les Haïtiens puissent se prendre en charge et ne soient pas seulement en position de recevoir. Au niveau agricole, il faut aider les paysans à augmenter la production agricole locale. Cette intervention comporte également un volet écologique à cause du déboisement.
Caritas Haïti accompagne la population haïtienne dans le relogement. Avant le séisme, en Haïti le signe de richesse était le béton. Il faut maintenant aider le peuple à prendre conscience qu’il est important de bien faire les choses. Il faut investir dans la durée, faire en sorte de ne pas répéter les mêmes erreurs que dans le passé.
[…] Le pays commence lentement à se redresser. On commence à voir les premiers résultats de l’aide. Il faut continuer à insuffler des petits signes d’espoir au peuple haïtien. Il faut redonner de l’espérance […] Le séisme a été un cri, une grande souffrance suite à laquelle les Haïtiens ont réagi en faisant montre d’une grande solidarité. Aller vers l’autre, c’est sortir de soi : il y a plus de joie à donner qu’à recevoir. On a retrouvé le sens d’expressions traditionnelles telles que « ce qui est cuit est de tous » ou encore « les voisins sont la famille ». Le séisme a permis le retour à une solidarité simple et plus spontanée.
Il faut apprendre de la leçon d’Haïti […] Le défi est de vivre ensemble une nouvelle solidarité à travers les réalités de la vie de tous les jours. Haïti doit être soutenu pour relever ce défi de voir et faire autrement. On a besoin de l’expertise étrangère, mais il faut anticiper cette solidarité pour qu’elle soit pro active et non pas réactive. Il faut encourager une solidarité effective, en articulant mieux les choses, en respectant les cultures locales, les traditions.
Haïti a connu beaucoup d’antagonismes et de polarisations. Aujourd’hui le peuple a besoin de Paix et de réconciliation nationale. Il faut chercher à construire des relations positives entre les gens au regard de l’histoire difficile du pays. Il faut un dialogue national pour dépasser les schémas traditionnels et sortir des veilles tensions […] Noirs, blancs, mulâtres se sont combattus ; les élites et les campagnes se sont opposées […] les Haïtiens se sont construits sur des différences et n’ont pas été capables de faire un pays. Il faut maintenant construire des ponts pour que la coopération soit une coopération libérée des suspicions, des préjugés et ainsi être de vrais frères. Toussaint Louverture disait : « Unissez-vous à nous dans le combat de la fraternité » […] Tous les hommes sont des frères et on ne peut pas se dire frères en se traitant n’importe comment.
[…] L’Église a un rôle de vigilance, de dénonciation de la vie politique. Là où il y a des vulnérabilités il faut être présent, être une grande famille fraternelle, créer des liens. […] Cette nouvelle coopération doit aider à se prendre en main, à s’autonomiser, a construire ensemble le futur. La coopération doit être un échange et Haïti doit être maîtresse de fraternité. Il faut réfléchir avec la population haïtienne pour aller de l’avant et qu’elle se sente partie prenante. Il faut chercher à dépasser la mentalité de résignation et aider à se remettre debout afin que les Haïtiens puissent transformer leur réalité.
La philosophie de tout le réseau Caritas est d’aider les gens à se prendre en main […] Aujourd’hui, il faut rester sur les signes d’espérance qui naissent et retrouver le chemin du partage : laisser les blessures du passé dans le passé sans les renier et rechercher les intérêts supérieurs de la Nation.
Les peuples ont des trésors intérieurs pour vivre la vie de façon positive. Ainsi, la crise haïtienne peut permettre au reste du monde d’avoir de nouvelles références, d’autres critères. Le peuple haïtien est un peuple qui chante et qui danse malgré la souffrance. Il montre comment en ayant peu, on peut donner un sens à la vie. Ce peuple pousse un cri pour vivre autrement et nous appelle à retrouver notre humanité commune pour que la charité devienne réelle. »

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2400-haiti-religion-mgr-pierre-andre-dumas-et-la-situation-politique.html
http://www.haitilibre.com/article-2724-haiti-religions-mgr-pierre-andre-dumas-appelle-a-la-tolerance.html
http://www.haitilibre.com/article-1921-haiti-epidemie-les-eglises-partent-en-croisade-contre-le-cholera.html
HL/ HaïtiLibre / propos recueilli par Émilie Randrianarison

 

Haïti-Population :

Les générations de la pauvreté

Interview

P-au-P, 11 juillet 2011 [AlterPresse] — Si les défis en matière de population ne sont pas pris en compte, Haïti se dirige vers un phénomène d’hérédité de la pauvreté, prévient Dieutès Démosthène, président de l’Association Nationale des Spécialistes en Population et Développement (ANASPOD).

Le président de l’ANASPOD signale que la population continue d’augmenter alors que « la situation économique et sociale se dégrade ». Le taux de croissance annuel de la population est de 2,5%, une « augmentation exponentielle », juge t-il.

Cette année la population d’Haïti a atteint 10 millions 85 mille 214 individus. Elle atteindra 16 millions en 2032. Or il n’existe aucune institution étatique qui travaille spécifiquement sur la question de la population en Haïti, déplore Dieutès Démosthène.

Selon lui, le Ministère de la Santé Publique et de la Population (MSPP) « n’est pas la meilleure institution pour tabler sur les questions de population » qui exigent une certaine transversalité, recoupant les phénomènes de migration, de naissance, de morbidité et de mortalité entre autres.

La célébration de la journée mondiale de la population (11 juillet) est ainsi l’occasion de faire un plaidoyer pour une institution indépendante travaillant autour de l’évolution de la population en Haïti.

Le thème de la journée « 7 milliards dans le monde, plus de 10 millions en Haïti, défis communs » est également une façon de lier les défis du pays aux grands défis mondiaux en matière de démographie, explique Démosthène.

55% de la population du pays est considéré comme très pauvre et 74% des pauvres vivent en milieu rural. Le pays qui a vu 120% de son PIB s’effondrer lors du séisme du 12 janvier 2010, tarde à se relever.

« Fondamentalement, la pauvreté en Haïti découle d’un processus historique de construction du pouvoir politique et de l’organisation économique centré sur les intérêts d’une minorité », indiquait en 2007 le DSNCRP, sorte de « grand frère » du plan de reconstruction actuel.

Pour sa part, ce plan reconnait que les effets du séisme l’an dernier ont été amplifiés par le fait que la zone touchée représente notamment la plus peuplée du pays. Mais, alors que le phénomène de migration interne s’est accru avec le séisme, l’aménagement du territoire demeure au stade des bonnes intentions.

« Maintenant vous vous retrouvez avec un pays où la zone métropolitaine absorbe – d’après les dernières estimations – près de 30% de la population totale. Donc c’est un pays avec une grosse tête et un corps frêle. Le reste du pays s’appauvrit. Il n’y a plus d’activité dans les milieux ruraux », souligne Démosthène.

En même temps, 634 mille personnes vivent dans des sites d’hébergement. Elles étaient plus d’un million au lendemain du séisme et les reloger demeure jusqu’ici l’un des plus grands échecs des responsables haïtiens et humanitaires. [kft gp apr 11/07/2011 18:00]

 

Haïti – Patrimoine :

Révision de la loi haïtienne sur la protection du patrimoine bâti

11/07/2011 14:44:47

Haïti - Patrimoine : Révision de la loi haïtienne sur la protection du patrimoine bâtiLa réunion qui se tient au Siège de l’UNESCO, [7 Place de Fontenoy. Salle VI] à compter d’aujourd’hui jusqu’au mardi 12 juillet 2011, rassemblera une équipe d’experts juridiques pour lancer le processus de révision de la loi, dans le cadre des projets entrepris par l’UNESCO et ses partenaires, pour atteindre l’objectif de faire de la culture un élément essentiel pour la reconstruction d’Haïti.
L’activité a été fixée comme priorité, par le Gouvernement haïtien et est organisée avec le soutien financier du Fonds de dépôt espagnol pour le patrimoine mondial, et concerne les deux projets suivant :
Projet 1 : Renforcement institutionnel :
Module 1 : Vers une révision du cadre de politique culturelle en Haïti
Préparer un cadre pour la politique culturelle globale, couvrant tous les domaines du secteur culturel et qui prend en compte l’implication d’un large éventail d’intervenants (universitaires, professionnels, artistes, designers, étudiants, etc…)
Module 2 : Renforcement des capacités institutionnelles
Renforcer les capacités institutionnelles pour la mise en oeuvre des conventions internationales ratifiées par Haïti dans le domaine de la culture, en particulier, la Convention de 1972 sur la protection du patrimoine mondial culturel et naturel, la Convention de 2003 pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel et la Convention de 2005 sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.
Module 3 : Révision des politiques du patrimoine bâti
Procurer à Haïti un cadre juridique et des textes législatifs modernes pour la protection et le développement du patrimoine culturel bâti, conformément aux conventions de l’UNESCO dans le domaine de la culture.
Module 4 : Elaboration d’un plan national pour le secteur des musées
Appuyer le Ministère de la culture et de la communication d’Haïti dans ses efforts pour protéger, conserver et documenter ses biens culturels mobiliers et lutter contre le trafic illicite à travers le développement d’un plan national pour les musées et par la mise en place de mesures juridiques de protection pour le secteur.
Projet 3 : Jacmel : Restaurer la mémoire, encourager la créativité :
Module 1 : Revitaliser le centre historique de Jacmel
Valoriser et sauvegarder le patrimoine du centre historique de la ville de Jacmel, à travers la stabilisation des structures les plus endommagées du patrimoine, des interventions d’urgence et le renforcement des capacités des techniciens locaux et nationaux.
Module 2 : Rétablir la confiance: l’artisanat pour le développement
Contribuer à la réduction de la pauvreté et promouvoir la génération de revenus et la création d’emplois en développant des entreprises artisanales en faveur des groupes sociaux défavorisés.
Module 3 : Encourager la créativité à travers les arts
Offrir aux jeunes de la région de Jacmel la possibilité de développer leurs talents artistiques et participer à la vie culturelle. Fournir à la ville de Jacmel une école moderne et bien conçue dans le domaine de l’art et de la culture qui contribuera au potentiel touristique de la région et servira de modèle à d’autres régions d’Haïti.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2756-haiti-unesco-importance-de-la-culture-comme-moteur-de-la-reconstruction.html
S/ HaïtiLibre

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