vendredi 15 juillet 2011

15 Juil

Gaillot Dorsinvil et trois de ses collègues ne se sont pas présentés à l’audition

15/07/2011 10:54:00 Auteur(e) La Redaction

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Cinq des conseillers électoraux, dont le président Gaillot Dorsinvil, n’ont pas répondu jeudi à l’invitation du commissaire du gouvernement a.i de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François, dans le cadre de l’enquête ouverte sur les fraudes ayant entaché les dernières élections.

Refusant de s’exprimer au micro des journalistes, le chef du parquet, en poste depuis deux semaines, a promis d’intervenir sur l’objet de l’invitation et le refus de comparaître des intéressés lors d’un point de presse dont la date n’a pas été précisée.

Seul le conseiller Ribel Pierre s’est fait représenter par son avocat, Franck Wisney Jean-François, qui s’insurge contre l’accusation d’association de malfaiteurs portée contre son client dans le but, estime-t-il, de ternir son image.

Arguant que le parquet n’a aucune compétence légale pour auditionner ou poursuivre les membres du Conseil électoral provisoire, Me Jean-François affirme néanmoins que Ribel Pierre veut se montrer coopératif et rester à la disposition du parquet.

Dans la foulée, il a reproché au commissaire du gouvernement de maintenir les mesures d’interdiction de départ dont sont frappés plusieurs conseillers électoraux y compris son client en dépit des recommandations contraires du rapport final de l’enquête sénatoriale sur les présumées fraudes électorales.

Il y a quelques semaines, le prédécesseur de Sonel Jean-François, Harrycidas Auguste avait déjà tenté sans succès d’interroger les membres de l’institution électorale, parmi eux le président Gaillot Dorsinvil, objet de graves accusations selon lesquelles l’attribution de divers sièges au Parlement aurait été monnayée.

Sans convaincre, ceux qui gardent encore leurs fonctions au sein du CEP pratiquement dysfonctionnel assimilent ces accusations à une campagne calomnieuse, mais peinent à justifier la conduite désastreuse du processus électoral ayant débouché sur des crises en cascade et l’ingérence sans bornes de la communauté internationale dans la validation des résultats définitifs. spp/Radio Kiskeya

 

Gousse vs Privert : quand la vérité devient historique et politique

15/07/2011 10:49:00 Auteur(e) La Redaction

imageConsensus ou compromis ne peut se faire en dehors de la vérité. C’est la principale revendication du mouvement anti- Gousse orchestré par le groupe des 16 sénateurs qui s’identifient à la mouvance Lavalas. Depuis plus d’une semaine, l’équipe au pouvoir multiplie les opérations de charme et les explications pour essayer de faire oublier, à ces élus, leurs douloureux passés et relancer le pays définitivement sur de nouvelles bases. Les sénateurs n’en démordent pas ; « Gousse pap pase », persistent-ils. Les contestataires estiment qu’ils ne pourraient oublier les fâcheux événements survenus entre 2004 et 2006 même lorsque celui qui les avaient commandités se refuse à reconnaitre ses fautes, faisant ainsi allusion à Me Gousse, alors ministre de la Justice.
Revenant sur ce mouvement de contestation orchestré par les parlementaires, Bernard Gousse a fourni des précisions sur un cas particulier qui aujourd’hui encore retient l’actualité : le cas de Jocelerme Privert, titulaire du ministère de l’Intérieur sous le règne de Jean Bertrand Aristide. « Personne n’a besoin d’avoir peur. Je n’ai pas dans mon programme à traquer quiconque pour son appartenance politique », rassurait M. Gousse à l’émission le point de Télé Métropole du lundi 11 juillet 2011. « Le président Martelly n’a pas dans ses priorités de faire la chasse aux sorcières non plus », a-t-il précisé. « Je ne sais pas vraiment pourquoi les sénateurs ne veulent pas de moi », déclarait Gousse, faisant référence aux accusations du groupe des 16 sénateurs. « Il faut qu’ils prennent en compte les conditions de fonctionnement du gouvernement de transition », a-t-il poursuivi. Ce fut l’opération Bagdad quand des menaces de mort et de kidnapping furent proférées à l’endroit de tous, y compris des policiers. « Nous nous souvenons, rappelle-t-il, du fameux épisode du bus d’écolier enlevé en décembre 2005. Un an avant, en septembre 2004 plus d’une dizaine de policiers furent assassinés. Si les responsables de l’époque étaient restés passifs jusqu’à aujourd’hui, nous serions dans la même galère. Ce fut une opération terroriste contre la population. A cette époque, la géographie de Port-au-Prince fut réduite au Champ de Mars et la zone de Bourdon. Chaque zone avait un chef autoproclamé: Ravix Rémysainte, Grenn Sonnen, Dread Wilmé et autres. J’avais à faire ce boulot pour rétablir la paix et je l’ai fait », lança-t-il, arguant qu’il ne faisait qu’appliquer la loi.
L’arrestation de Jocelerme Privert représente, à date, la plus grande pomme de discorde entre les deux camps. Cette arrestation constitue un élément de blocage dans le processus de ratification de Bernard Gousse pour la primature. « Je n’ai pas arrêté M. Privert et je n’ai pas été chez lui non plus », a soutenu le Premier ministre désigné pour essayer de contourner les critiques avant d’expliquer sa version des faits. « J’étais au bureau lorsque j’ai reçu un jour l’appel d’un responsable d’ambassade en Haïti qui m’a informé que M. Privert, qui se trouvait dans cette ambassade, avait peur pour sa vie et voulait se rendre aux autorités. On a pris rendez-vous à l’aéroport. Entre-temps, j’ai appris qu’il y avait un mandat émis contre lui par un juge d’instruction de St-Marc. Nous avons été le chercher et lui avons présenté le mandat. L’ayant lu, il a nié les chefs d’accusation ».
« Cependant, poursuit Me Gousse, si nous l’avons relâché et laissé retourner dans la nature, sa sécurité ne serait pas assurée. Je lui ai donc dit que le seul endroit où je pourrais assurer sa sécurité, c’était au Pénitencier national. Les individus qui se trouvaient alors dans le véhicule de l’ambassade lui ont demandé s’il était sûr que c’était là qu’il voulait se rendre. M. Privert a répondu, qu’il n’avait pas le choix ». « Toutefois, précise Bernard Gousse, en aucun cas, nous ne pouvions violer les droits de M. Privert, puisqu’il était dans une voiture diplomatique. S’il ne voulait pas descendre, nous n’aurions pas pu lui forcer la main ». « Arrivé au Pénitencier, j’ai dit donc aux agents de l’Apena que c’est un ex-ministre et qu’il était interdit de lui faire des entraves physiques comme menotte et/ou autres. M. Privert est alors entré tout seul au pénitencier. Cette histoire selon laquelle j’ai arrêté M. Privert, est archifaux », conclut Bernard Gousse.
Le film des événements selon Privert…
M. Gousse informe avoir appelé Jocelerme Privert sur les possibilités de travailler avec lui pour le bien de la nation. Dans une interview accordée au Matin, le sénateur des Nippes, qui dit vouloir éviter toute polémique à ce sujet, rapporte qu’un accord a été trouvé avec M. Gousse sur la version des faits qui devait être rapportée dans la presse. Cependant, sous pression des journalistes, M. Gousse aurait, selon le sénateur Privert, violé cet accord et dit des choses qui sont très loin de la vérité. Alors le sénateur Privert a voulu refaire le film des événements pour les lecteurs du Matin. Voilà sa version des faits.
« Le 5 avril, j’étais chez moi. Mon chauffeur était sorti pour faire les courses habituelles. Aux environs de 4 heures, j’ai réalisé qu’il a pris plus de temps que prévu. Je l’ai appelé. Mais il ne pouvait répondre. Lorsqu’il a finalement répondu j’ai compris qu’il était arrêté et qu’il était torturé. J’ai commencé à faire des recherches. Aux environs de 10 h, suivant les informations recueillies, j’ai compris que j’étais menacé. Alors j’ai laissé ma maison et je me suis réfugié chez des amis dans le voisinage. Effectivement, aux environs de 10h30, un commando lourdement armé s’est introduit chez moi. Ils ont mis à sac la maison et ont torturé ma famille, y compris ma mère qui était sur les lieux.
« Au moment où ce scénario se déroulait chez moi, j’ai appelé diverses personnalités proches comme Me Calixte Délatour, Camille Leblanc, Pierre Espérance du NCHR et Lionel Etienne qui fut alors président de la Chambre franco-haïtienne d’industrie et de commerce, lequel entretenait des relations privilégiées avec l’ambassade de France. M. Etienne a appelé les responsables de l’ambassade et m’a communiqué le numéro de quelqu’un à l’ambassade qui devait attendre mon appel. J’ai dit à cette personne que j’étais en sécurité, mais que je craignais pour la vie de mes proches. J’ai pris rendez-vous avec lui pour le rencontrer devant la résidence de l’ambassade à Bourdon. Ils étaient deux à m’attendre. Je leur ai fait un compte rendu des événements qui se déroulaient. Ils ont appelé le chef de la police de l’époque, Léon Charles, lequel a juré qu’il n’était au courant d’une quelconque perquisition domiciliaire chez M. Privert.
« Alors que j’embarquais dans une voiture de l’ambassade avec les deux diplomates, ils ont appelé le ministre de la Justice, Me Bernard Gousse, pour avoir d’amples informations. Ensuite, ils m’ont demandé si cela me poserait un problème de rencontrer M. Gousse. J’ai accepté, d’autant que la situation était critique à mon domicile. Me Gousse nous a donné rendez-vous à l’Aéroport international. Pourquoi l’aéroport, me demandais-je? Probablement pour accréditer la thèse que Jocelerme Privert essayait de s’échapper et que nous l’avons finalement appréhendé. Je me suis tout de même rendu au point de rendez-vous. M. Gousse a pris deux heures pour nous rejoindre. Il est venu aux environs de 1h du matin, accompagné de M. Léon Charles qui, quelques heures auparavant, déclarait qu’il n’était pas au courant des événements qui se déroulaient.
« Je tenais personnellement à vous rencontrer pour vous garantir que vos droits comme ancien ministre seront respectés, j’ai un mandat d’arrêt contre vous délivré par un juge d’instruction de St- Marc dans le cadre du massacre de la Scierie », m’a déclaré M. Gousse à son arrivée. Vous avez été dénoncé par Amanus Mayette, poursuivait-il. Je lui ai dit que je n’avais rien à voir avec tout cela, car je ne m’étais jamais rendu à St-Marc. Ensuite, il m’a informé que les hommes en cagoule, qui s’étaient introduits chez moi, étaient de la police. Je lui ai dit : alors je suis en état d’arrestation. Me Gousse m’a répondu « oui. Ce serait bien mieux pour votre sécurité ». Nous étions alors tous les deux dans la voiture de l’ambassade.
« Arrivés devant le Pénitencier national, les diplomates m’ont demandé si je voulais y aller. Je leur ai demandé si j’avais un autre choix, vu que je n’irai pas en exil. Aucune réponse. A ce moment là, Me Gousse et Léon Charles m’ont accompagné à l’intérieur du Pénitencier national et m’ont choisi une cellule. Effectivement, il a dit aux agents de l’APENA : « Pas de menotte, c’est un ancien ministre ». Ensuite, le Premier ministre désigné m’a dit : « M. Privert, si vous me communiquez le nom de votre avocat, je l’appellerai pour vous assister dès demain matin ». Mes portables étant toujours en ma possession, j’ai alors appelé Mes Délatour et Camille Leblanc pour leur informer que j’étais au Pénitencier.
J’ai vu mon premier juge le 21 mai 2005, c’est-à-dire après 13 mois. Après avoir vu le juge, j’ai encore passé 13 mois en prison. Suivant les principes de la sécurité juridique, vous ne pouvez priver un citoyen de la juridiction que la loi lui a tracée. Pour les actes dont on m’accusait, j’étais passible de la Haute Cour de justice, mais Me Gousse comme juriste m’a fait comparaitre devant un tribunal ordinaire. Pour le mandat qui a été émis, M. Gousse a fait savoir qu’il a été émis bien avant son entrée en fonction. J’ai gardé une copie du mandat qui est daté du 25 mars 2004 ». (Copie remise au Matin).
Quant aux accusations sur le fait qu’il n’ait pas porté plainte devant les tribunaux, Privert a rappelé la partisannerie de l’appareil judiciaire d’alors. Toutefois, a-t-il ajouté, et preuves à l’appui, il a alerté nombre d’organismes internationaux de défense de droits humains et toutes les ambassades accréditées en Haïti. Dans une déclaration à Andrew Young, ambassadeur des Etats Unis à l’Onu, Gérard Latortue, Premier ministre de la transition, a déclaré que la justice pratiquée par son gouvernement est une justice revancharde et que certains membres de son gouvernement se cachent derrière le drap de la justice pour régler leurs affaires personnelles. Privert dénonce ces actes de répression politique que la communauté internationale également avait dénoncés. En effet, l’ambassadeur des Etats-Unis en Haïti d’alors, James B. Folley, avait déclaré : « La détention préventive prolongée et injustifiée de certains citoyens dont M. Neptune, en prétextant un prétendu massacre qui aurait eu lieu à St- Marc, est une grave violation des droits de l’homme. Ceux qui s’opposent à leur libération et s’amusent à les maintenir en détention doivent savoir qu’ils ne seront pas les bienvenus aux Etats Unis ».
La vérité affranchira. Les deux protagonistes ont livré leur version des faits. Aujourd’hui, il revient, comme le soutiennent d’autres parlementaires, de dégager un pacte de gouvernabilité. Ces contentieux dépassent-ils les intérêts de la nation. Bernard Honorat Gousse est-il l’homme de la situation ? Autant de questions auxquelles il faudra répondre rapidement afin de relancer le pays et alléger la souffrance de la population, notamment de cette fraction qui vit sous des tentes dans des conditions infrahumaines.

Lionel Edouard Le Matin

 

Gousse joue sur le temps:

Dépot des pièces reporté à la huitaine

Le Premier ministre désigné, Bernard H. Gousse, s’est présenté jeudi, comme prévu, au Sénat de la République. En lieu et place de ses pièces, Me Gousse a remis une lettre au bureau du Sénat pour demander le report du dépôt de ses pièces à jeudi prochain. Le suspense perdure !

Bernard H. Gousse lors de sa rencontre avec le sénateur Rodolphe Joazile

Bernard Gousse n’a pipé mot au parterre de journalistes rassemblés au Sénat de la République en laissant le bureau du sénateur Rodolphe Joazile. Les deux hommes se sont entretenus pendant plus d’un quart d’heure. Le report du dépôt des pièces du Premier ministre désigné a été l’objet de la rencontre. Une lettre demandant le report du dépôt de son dossier à la huitaine a été remise par Bernard Gousse au président du Sénat, Rodolphe Joazile. « M. Gousse a dit qu’il a besoin de quelques jours supplémentaires pour constituer son dossier », a expliqué Rodolphe Joazile.
Programmé pour mardi dernier, le dépôt des pièces du Premier ministre désigné a été reporté à jeudi sur la demande de l’éxécutif qui cherche à convaincre les parlementaires hostiles à Bernard Gousse de ratifier son choix. La mission paraît plus difficile que ne le pensait le président Michel Martelly. Aucun des 16 sénateurs ayant signé la pétition rejetant le choix de Bernard Gousse comme Premier ministre n’a fait défection. « Le dossier de Bernard Gousse est classé, a répété mercredi, le sénateur du Nord, Moïse Jean-Charles, après la brève visite du président Martelly au Parlement. Le président devrait relancer le processus en vue de la désignation d’un nouveau Premier ministre. »
Plusieurs rencontres, selon les informations disponibles, ont eu lieu en début de semaine entre l’éxécutif et des parlementaires, dont le sénateur Kély C. Bastien et Wanceslcass Lambert. Si le sénateur Kély C. Bastien a reconnu avoir affectivement rencontré le président Michel Martelly, il nie toutefois être passé dans le camp des pro-Gousse. Le sénateur Evallière Beauplan, un autre signataire de la pétition, reste lui aussi ferme sur sa décision. Il dit ne pas voir comment un sénateur ayant signé la pétition va revenir sur sa décision.
Habitué à des revirements spectaculaires des parlementaires, comme ce fut le cas lors du vote de la loi sur le salaire minimum à la 48e législature, le Premier ministre Bernard Gousse veut espérer quand même. La demande de report du dépôt de ses pièces est interprétée par certains parlementaires comme une stratégie pour gagner du temps dans les négociations avec les parlementaires hostiles à son choix. Surtout que l’impatience affichée dans certains secteurs du pays pour la mise en place d’un gouvernement légitime joue en sa faveur.
Parallèlement à la pétition des sénateurs du Groupe des parlementaires du renouveau (GPR) conduit par le sénateur Joseph Lambert, cinq parlementaires – Youri Latortue, Edwin (Edo) Zenny, Willy Jean-Baptiste, Francisco Delacruz et Michel Clérié – ont invité le bureau du Sénat à remanier la commission sénatoriale spéciale chargée d’étudier les pièces de Bernard Gousse. « Cinq des neuf membres de la commission ont signé la pétition rejetant le choix de Bernard Gousse », a dénoncé le sénateur Youri Latortue. Pourtant, a-t-il expliqué, les membres de la commission devraient faire montre d’un devoir de réserve. Dans ces conditions, il estime que le rapport de la commission ne pourra pas être impartial. La demande des cinq sénateurs devrait être examinée à la plus prochaine séance du Sénat de la République.
Entre-temps, certaines informations font croire que l’éxécutif commence à entreprendre des démarches pour trouver un autre candidat à la Primature, au cas où le choix de Bernard Gousse serait rejeté. Un important homme d’affaires et un ancien ministre seraient sur la liste des candidats pressentis.
Le sénateur de l’Ouest, Steven Benoît, estime que le pays se trouve dans un carrefour difficile, marqué par un climat de confusion. Pour sortir le pays de l’impasse, il conseille au président Martelly de rencontrer l’ancien président René Préval, le sénateur Joseph Lambert et les responsables de Fanmi Lavalas, des personnalités politiques influentes qui pourraient lui prodiguer des conseils.
Jean Pharès Jérôme / Le Nouvelliste / 14-07-11

 

Haïti – Parlement :

Rien n’a changé après la visite du président Michel Martelly

Jeudi, 14 Juillet 2011 18:25

kellycbastien100909Le sénateur Kelly C. Bastien a déclaré mercredi que la visite du président Michel Martelly ne change rien dans la position des 16 sénateurs qui ont signé une pétition pour rejeter la candidature de Me Bernard Gousse comme premier ministre.

Le Palais Législatif était la dernière étape d’une tournée du président de la République mercredi dans la capitale haïtienne. M. Martelly a parlé d’une visite de courtoisie qui visait, a-t-il dit, le raffermissement des rapports entre les deux pouvoirs.

Le sénateur Kelly C. Bastien a estimé qu’une simple visite ne pouvait rien changer à la position du groupe des 16 sénateurs dont il est membre. « Nous avons signé un pacte, nous sommes tenus de le respecter », a insisté l’élu du département du Nord. Son collègue Moise Jean-Charles a tenu la même position en confirmant la position des signataires de la pétition du 8 Juillet.

Selon M. Jean-Charles, la question Bernard Gousse appartient au passé. Moise Jean-Charles a révélé que les consultations qui s’intensifient depuis le retour samedi du président Michel Martelly d’une visite en Europe portent sur le choix d’une autre personnalité pour diriger le gouvernement Martelly comme l’ont exigé ses pairs.

 

Haïti – Politique :

Offensive anti-Gousse sur tous les fronts

14/07/2011 09:49:11

Haïti - Politique : Offensive anti-Gousse sur tous les frontsLe Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, devrait déposer ce jeudi matin, les pièces de son dossier de candidature, après le rendez-vous reporté de mardi dernier. La tension est à son maximum. Pour l’opposition, tous les moyens sont bons pour bloquer cette candidature, y compris la désinformation, sans ce soucier du risque de provoquer une crise majeure en Haïti, aux conséquences incertaines.
Comme se fut le cas, avec Daniel Gérard Rouzier, les contestataires à Bernard Gousse, tentent de distiller le doute sur la probité ou la « couleur » du candidat à la Primature.
Une firme d’avocats d’Haïti vient de demander à l’Assemblée législative d’ouvrir une enquête pour faire la lumière sur des allégations, à l’effet que Bernard Gousse, aurait commis des crimes alors qu’il était ministre de la Justice…
Le groupe des 16 n’a pas hésité, par la voix du Sénateur Moïse Jean Charles (INITE/GRP) d’affirmer que le Gouvernement américain ne souhaitait pas la ratification du Premier Ministre désigné et que les États-Unis se réjouissait de la résolution prise par le Groupe des 16. Des déclarations qui ont fait réagir vivement l’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten « Je n’ai eu aucune conversation avec un membre du groupe des 16 sénateurs » a déclaré vivement l’Ambassadeur qui a démenti les rumeurs faisant état de l’existence d’un contentieux entre son pays et le Premier Ministre désigné. Rappelant vigoureusement que les acteurs politiques ne sont pas autorisés à faire des déclarations au nom de la représentation diplomatique américaine.
Pour sa part, le Sénateur Jean Charles n’a pas hésité à utiliser des arguments fondés sur la couleur de la peau du candidat, alléguant que les choix successifs de deux personnes issues de l’élite « au teint clair », démontrent d’après lui, l’intention du Chef de l’État de rétablir des traditions anciennes…
Malgré cette situation « explosive », Me Bernard Gousse a rencontré hier matin, plusieurs parlementaires, dont certains appartiennent au groupe des 16 opposés à sa candidature, dans le but d’éviter l’affrontement et de trouver une solution à la situation, pendant qu’il en est encore temps et d’éviter la crise.
De son côté, le Président Martelly a fait une visite surprise au Parlement hier après-midi. Plusieurs Sénateurs et Députés étaient présents au moment de cette visite. Michel Martelly a rencontré séparément les bureaux des deux chambres et a personnellement salué tous les parlementaires présents. Au moment des salutations, le Sénateur Moïse Jean Charles, très hostile au Chef de l’État et chef de file de l’opposition au Sénat contre le Premier Ministre désigné, a accepté « une accolade fraternelle de Michel Martelly »…
« …ma visite n’a pas pour but de forcer une personne ou de se courber devant une personne, jamais! Ce n’est pas le caractère du Président, c’est une question d’ouverture, de démontrer que je peux m’assoir et parler, même avec ceux qui n’aime pas Martelly […] Le fait qu’ils se sont exposé dans la presse, [Le Groupe des 16], ils peuvent ne pas vouloir se désolidarisé maintenant, mais il y a eu beaucoup de négociations. J’en profite pour leur dire que s’il sentent au fond de leur cœur qu’ils ont envi de se désolidariser pour laisser le changement passer, pour que la population trouve un souffle, de ne pas être gêné, de ne pas avoir honte, je suis allé au Parlement aujourd’hui sans honte […] j’en profite aussi pour leur dire que s’ils sentent qu’il y a un moyen de laisser de coté les problèmes, les soupçons et toute la haine qu’ils ont dans leur cœur contre notre candidat […] de le faire […] c’est une opportunité pour leur dire, de ne pas laisser la lettre qui a été signée, les mettre dans une position de non-retour qui fait souffrir la population… »
Une visite perçue par plusieurs, comme une tentative du Chef de l’État d’intervenir dans le dossier de son Premier Ministre désigné et d’influencer le vote, bien que le Président Martelly a justifié sa présence comme une visite de courtoisie…
Pour Evans Paul, cette visite s’inscrit dans le cadre d’une politique de charme, à la veille du dépôt des pièces du Premier Ministre désigné. Rappelant qu’en 1991, Jean Bertrand Aristide avait recouru à la même stratégie alors qu’il rencontrait des difficultés à faire ratifier son Premier Ministre, René Préval…
Une visite qui n’a pas empêché le Sénateur Jean-Charles de réitérer la fidélité de ses collègues du Groupe des 16, au rejet de la candidature à la Primature de l’ancien Ministre de la justice. « Le dossier Gousse est fermé […] Tous ceux qui disent que Gousse a une chance sont des menteurs, il n’y a pas 18 sénateurs pour voter pour lui comme le prétend Martelly. »
Kelly C. Bastien, l’ancien Président du Sénat, maintien fermement sa position « Une simple visite ne peut rien changer à la position des 16 sénateurs », « Nous avons signé un pacte, nous sommes tenus de le respecter… »
Le Sénateur de l’Artibonite, Willy Jean-Baptiste, membre de la Commission sénatoriale de ratification, a déploré que 5 des membres de la Commission Sénatoriale, se soient déjà prononcés contre le Premier Ministre désigné. « Cela peut, influencer leur objectivité et leur capacité d’analyse…»
Tous ne sont pas contre le Premier Ministre désigné, ainsi le Réseau National de Défense des Droits de l’Homme (RNDDH) se prononce en faveur de ce choix et rejette dans un communiqué, toutes les accusations de violations des droits de l’homme portées contre Bernard Gousse par certains parlementaires. Selon Pierre Espérance, M. Gousse « est un homme honnête, intègre, pouvant être désigné Premier ministre » il admet que des choses peuvent être reprochées au Gouvernement de transition, comme des arrestations de parlementaires Lavalas au local de radio Caraïbes. Mais Bernard Gousse en était-il directement responsable ? M. Espérance appelle au respect des valeurs et ne pas donner l’impression que ce sont uniquement les gens malhonnêtes qui peuvent faire de la politique en Haïti…
Joseph Jasmin, le Ministre démissionnaire chargé des relations avec le Parlement, estime que l’hostilité des 16 Sénateurs contre Bernard Gousse relève d’une « guerre psychologique », souhaitant que le processus de ratification suive son cours normal…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3360-haiti-flash-politique-depot-du-dossier-de-bernard-gousse-reporte-de-48-heures.html
http://www.haitilibre.com/article-3358-haiti-politique-depot-aujourd-hui-du-dossier-de-bernard-gousse.html
http://www.haitilibre.com/article-3367-haiti-politique-le-senateur-william-jeanty-deplore-la-situation.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
http://www.haitilibre.com/article-3344-haiti-politique-reponse-du-president-martelly-aux-senateurs-contestataires.html
HL/ HaïtiLibre

 

Première visite du président Martelly au Parlement

La visite surprise du chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, aux parlementaires est considérée comme une visite de courtoisie par un grand nombre d’élus. Le premier secrétaire de la chambre basse, Guy Gérard Georges, assure que le président Martelly avait a maintes reprises manifesté le désir de rendre visite aux législateurs.
Une visite brève mais empreinte de cordialité. Le président Martelly a salué chaque parlementaire individuellement dans une ambiance joviale.
Le sénateur Youri Latortue (AAA) accueille cette visite comme un message du chef de l’Etat sur la nécessité d’une bonne collaboration entre les élus. Il note que la visite a été brève moins de 10 minutes pour les deux chambres. Le chef de file de AAA rappelle que le président René Préval avait également au début de son mandat en mai 2006 effectué une visite de courtoisie aux parlementaires.
Interrogé sur le sens de cette visite, le sénateur Kelly Bastien (Inité) refuse de la considérer comme faisant partie d’une campagne de charme dans le cadre du processus de ratification du Premier Ministre. Il signale qu’en mois de 5 minutes le président Martelly ne saurait convaincre les sénateurs pétitionnaires.
A l’issue de la rencontre avec les parlementaires le président Martelly a regagné le Palais National à pied. Ce qui est devenu une particularité du président Martelly. Une grande foule s’était massée devant le Parlement et a accompagné le président non sans lancer des slogans hostiles aux parlementaires.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Sophia Martelly, rencontre les femmes Députées

14/07/2011 11:52:55

Haïti - Politique : Sophia Martelly, rencontre les femmes DéputéesMme Sophia Martelly, la Première Dame d’Haïti, a rencontré hier mercredi : Ogline Pierre (Camp-Perrin/Maniche), Marie Denise Bernadeau (Thomonde), Labbée Rufine (la Vallée de Jacmel) et Etienne Marie Jossie (Milot/Plaine du Nord) un groupe de quatre femmes députées de la 49 ème Législature.
Ces élues ont fait part à la Première Dame, de certaines difficultés auxquelles font face leur circonscription respective et ont sollicité son appui en vue de trouver des solutions adéquates. La députée Marie Jossie de la circonscription de Milot/Plaine du Nord, a souligné la nécessité du principe de quota de 30 % de représentation des femmes dans les structures étatiques.
La Première Dame a promis d’effectuer une visite de solidarité dans leur circonscription.
HL/ HaïtiLibre

 

Les relations entre les deux branches de l’exécutif sont harmonieuses

Jean Max Bellerive préfère s’identifier comme Premier Ministre sortant au lieu de démissionnaire. Loin d’être passif dans l’attente de l’entrée en fonction d’un nouveau chef de gouvernement, M. Bellerive participe régulièrement à des séances de travail avec le chef d’Etat.
Le président Martelly affirme que ses rencontres sont quotidiennes et visent à améliorer les conditions de vies des haïtiens en dépit de l’absence d’un gouvernement. Martelly se réjouit de la disponibilité du Premier Ministre Bellerive et assure que l’exécutif doit aller de l’avant avec ou sans ratification du Premier Ministre designé.
Au cours des dernières séances de travail le dossier des engrais et semences pour les agriculteurs et la réhabilitation du gymnasium Vincent ont été au centre des discussions.
Jean Max Bellerive a promis d’accompagner le président Martelly afin d’éviter tout blocage durant la période de transition politique. Il assure que l’administration publique et les membres du gouvernement doivent aider à la matérialisation des promesses du chef d’Etat.
Le Premier Ministre est d’autant plus préoccupé que ce trimestre est celui de la saison cyclonique et des préparatifs pour la rentrée des classes.
Le chef d’Etat haïtien espère que le Premier Ministre et le ministre de la justice pourront identifier des ressources disponibles afin de lancer les projets prioritaires notamment dans le domaine de l’éducation.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Politique :

Sorel Jacinthe rencontre le Chef de la Minsutah

14/07/2011 11:39:27

Haïti - Politique : Sorel Jacinthe rencontre le Chef de la Minsutah Le Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en Haïti, Mariano Fernández Amunátegui, a été reçu, hier à la Chambre des Députés par Sorel Jacinthe, le Président de la Chambre des Députés, dans le cadre d’une visite de courtoisie.
Les deux hommes ont évoqué la situation politique dans laquelle se trouve le pays et le retard pris dans la formation du Gouvernement, ainsi que dans le processus de ratification du Premier ministre désigné, deux sujets qui ont fait l’objet d’une préoccupation partagée.
« Il n’est pas trop tard, mais il importe désormais de passer ce cap », a déclaré le Président de la Chambre basse, à l’issue de la rencontre. Pour dénouer la crise, Sorel Jacinthe préconise le dialogue. « Il faut s’asseoir autour d’une table […] cela à trop duré et c’est le pays et le Parlement qui en souffrent ».
De son côté le Chef de la Minustah a souhaité « l’installation du Gouvernement afin que ce dernier puisse commencer à travailler », tout en précisant [afin d’éviter probablement les rumeurs sur cette rencontre], que « c’est à l’Exécutif et au Parlement qu’ils revient de s’entendre sur la question de la ratification du Premier Ministre… »
Les différentes modalités d’appui de la Minustah au Parlement, qui consiste notamment à travailler avec les institutions haïtiennes pour l’instauration d’une démocratie plus forte ont été également à l’ordre du jour de cette première rencontre.
HL/ HaïtiLibre / Minustah

 

Haïti – Humanitaire :

La France achète plus de 1,000 tonnes de riz haïtien

14/07/2011 10:25:16

Haïti - Humanitaire : La France achète plus de 1,000 tonnes de riz haïtienLa France a débloqué, 1,3 million d’euros afin d’acheter 1,085 tonnes métriques de riz aux agriculteurs haïtiens destinés à être distribués aux populations haïtiennes via le Programme Alimentaire Mondial (PAM). Cette somme vient s’ajouter aux 2 M€ déjà décaissés en janvier 2011 dans le même but.
En Haïti, près de trois millions de personnes dépendent chaque jour des programmes d’aide alimentaire pour se nourrir. Mais, paradoxalement, cet appui, composé essentiellement de surplus agricoles importés depuis les pays du Nord, est un instrument à double tranchant : s’il est indispensable à la survie de presque 30% des habitants de ce pays, il prive aussi les paysans haïtiens d’une grande partie de leur clientèle. Ces agriculteurs locaux font face à une aide alimentaire généreusement offerte par les pays du Nord et les importations commerciales à très bas prix (subventionnées par les pays producteurs et peu taxées par Haïti) réalisées par les gros commerçants. Ils sont incapables de s’aligner sur ces tarifs et ces paysans abandonnent leurs exploitations pour venir grossir les rangs de la population dépendante de l’aide alimentaire.
C’est pour briser ce « cercle vicieux » que la France consacre depuis 2005, une part croissante de ses crédits d’aide alimentaire en Haïti à l’achat de productions locales. Plutôt que de dépenser la totalité de ces moyens pour l’importation de céréales venues de son propre territoire, la coopération française en utilise une partie pour aider des associations paysannes à augmenter leur production, qu’elle leur rachète ensuite à un prix étudié pour permettre à ces agriculteurs de vivre de leur travail et de préparer les prochaines récoltes, mais assez bas pour ne pas entraîner une augmentation des prix de ces biens alimentaires sur les marchés locaux. Pour ce faire, la France aide ces agriculteurs à s’organiser en coopératives et en chambres consulaires, ce qui leur permet de mieux négocier avec les intermédiaires du marché et de réaliser des investissements communs (programmes d’irrigation, construction d’entrepôts et de glacis de séchage, achats de moulins motorisés, etc.).
Fin janvier, la France avait déjà débloqué 2 millions d’euros pour ce même programme. Fin Juin, elle a décidé de compléter ce premier budget par une dotation supplémentaire de 1,3 million d’euros pour l’achat d’environ 1,085 tonnes de riz haïtien, directement au PAM, couvrant ainsi 6 % de ses besoins annuels (soit 20,000 tonnes de céréales).
Dans un soucis de transparence, la France détaille l’utilisation de ce don de la façon suivante :

887,537 euros pour l’achat de 1,085 tonnes métriques de riz produit localement;

365,008 euros pour couvrir les coûts associés du PAM pour la distribution de ce stock dans ses divers programmes (transport, frais logistiques, etc.);

15,455 euros pour l’achat de 50,000 sacs pour le conditionnement des produits (fournis aux agriculteurs);

32 000 euros de provision pour la variation du taux de change/prix (le don de la France est en euros, alors que les achats de font en gourdes…).

Le riz acheté grâce à cette aide française, sera distribués via :

Le programme de nutrition des enfants de 6 mois à 5 ans et des femmes enceintes et allaitantes, piloté par le ministère haïtien de la Santé Publique et de la Population (MSPP), la Banque Mondiale et l’UNICEF. 550,000 enfants de 6 mois à 5 ans, les femmes enceintes et les mères allaitantes en bénéficient à travers des centres de santé ;

Le Programme National des Cantines Scolaires (PNCS), qui fournit un repas chaud quotidien à 1,5 millions d’enfants.

Les Centres de Traitement du Choléra (CTC) répartis sur le territoire national.

HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Économie :

L’Ambassade américaine en Haïti s’intéresse à la filière café

14/07/2011 13:45:16

Haïti - Économie : L’Ambassade américaine en Haïti s’intéresse à la filière caféLe personnel de la section Économique de l’Ambassade américaine en Haïti a visité récemment la Coopérative des Planteurs de Café de l’Arrondissement de Belle-Anse (COOPCAB) située à Thiotte [Sud-Est].
Les représentants de l’Ambassade ont visité à la Coopérative, une zone de séchage, de triage, assisté a des opérations de décortication et d’emballage. Dans une pépinière de 250,000 plans de café, ils ont assisté à une démonstration de technique d’élagage et dans une plantation à des opérations de compostage.
La COOPCAB se prépare à la saison récolte de 2011, qui débute en septembre. Au cours de cette saison, la COOPCAB souhaite acheter, traiter et expédier des centaines de milliers de livres de grains de café verts et séchés, vers les Etats-Unis, le Japon et l’Europe.
La COOPCAB moud et grille en « petite quantité » trois variétés de café pour la vente et la consommation locale et étrangère, notamment les cafés « Forêt des Pins Bleus (1), Café Marre Blanche (2), et Kafé Gwo Chwal (3) ». La section Économique et Commerciale de l’Ambassade américaine a entamé des discussions avec divers intervenants du secteur public et privé qui pourraient être intéressées à apporter un soutien financier, à la COOPCAB en effectuant des achats ou en réalisant des investissements dans la coopérative.
En savoir plus :
(1) Café Forêt des Pins Bleus :
Le café Forêt des Pins Bleus vient de la meilleure région de production de café d’Haïti appelée Thiotte (là où se situe aussi le siège social de COOPCAB), dans le Sud-Est du pays. Le café est cultivé à une altitude de 1,300 à 1,350 mètres. L’infusion est caractérisée par un arôme et une fragrance superbes, une acidité balancée, un corps rond et un très bon arrière-goût. Tous les grains sont séchés au soleil ce qui explique leur couleur bleutée. Le Café de la Forêt des Pins Bleus, est considéré par les connaisseurs italiens, comme le meilleur café pour l’expresso.
(2) Café Marre Blanche :
Ce café provient de la région qui porte le même nom dans les montagnes du Sud-est d’Haïti. Il est cultivé à une altitude de 1,400 mètres et possède un arôme fort avec des saveurs citronnées et un arrière-goût herbeux. Les grains verts de Marre Blanche ont été les meilleurs vendeurs, sur le marché japonais en 2009. L’infusion présente un arôme superbe et une forte fragrance, ainsi qu’une bonne acidité et un corps rond.  Le Café Marre Blanche, sans sucre ajouté en raison de sa douceur sucrée naturelle, est apprécié des connaisseurs.
(3) Kafé Gwo Chwal :
Gwo Chwal (créole pour « Gros Cheval ») provient de la région du même nom, dans le Département de l’Ouest d’Haïti. Comme les autres cafés de COOPCAB, ce café est séché au soleil. Kafe Gwo Chwal pousse à une altitude de 1,500 à 1,600 mètres. C’est probablement le meilleur café gourmet d’Haïti. La dégustation de Gwo Chwal fût un délice pour la communauté internationale en raison de sa fragrance superbe, de son arôme complexe et de son arrière-goût citronné. Ce café a une bonne acidité et un corps rond.
HL/ HaïtiLibre / COOPCAB

 

Jocelerme Privert n’approuve pas les explications fournies par Me Bernard Gousse

Mercredi, 13 Juillet 2011 17:28

privertGousseLe sénateur Jocelerme Privert se demande si la prison est l’endroit le plus approprié pour protéger un citoyen. Il s’est posé la question mardi en réaction à l’explication fournie la veille par le premier ministre désigné Bernard Gousse qui est accusé de persécution politique à l’endroit de dirigeants et militants lavalas durant son passage à la tête du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique entre 2004 et 2006. Bernard Gousse qui tente de se défendre depuis quelques jours, aurait expliqué lundi que Jocelerme Privert avait été arrêté et placé en détention pour le protéger.

« Je maintiens la position que j’ai toujours eue sur mon arrestation. Je l’avais dit pendant mon arrestation, au cours de mon arrestation et après ma libération. Je maintiens toutes les déclarations que j’ai toujours faites sur mon arrestation. Et tout le monde savait dans quelles conditions j’avais été arrêté », a déclaré le sénateur de la République qui a qualifié une fois encore son arrestation d’illégale, d’injuste et d’arbitraire.

Arrêté le 5 Avril 2004 à Port-au-Prince, au niveau de l’Aéroport de Port-au-Prince, selon Me Bernard Gousse, chez-lui à Port-au-Prince, selon l’ancien détenu, Jocelerme Privert, ancien ministre de l’intérieur d’Aristide, a passé 26 mois au Pénitencier National.

Lundi, Me Bernard Gousse a confié à Radio Vision 2000 qu’il n’avait pas grand-chose à voir dans cette arrestation. Il a dit aussi que c’est M. Privert lui-même qui l’avait appelé à la rescousse.

« M. Privert sait bien ce qui s’est passé, c’est lui qui nous avait demandé de lui sauver la vie », a-t-il souligné. Contrairement à ce qu’on raconte, M. Privert n’a pas été arrêté à son domicile, mais près de l’aéroport international. J’étais présent afin de garantir que rien n’arrive à l’ancien ministre qui se trouvait alors à bord d’une voiture diplomatique », a expliqué plus loin Me Gousse.

Si le premier ministre désigné qu’est Bernard Gousse se dit prêt à transcender et travailler avec le sénateur Privert, l’élu des Nippes n’entend entretenir aucune polémique sur la question. Il invite à faire la différence entre le citoyen Jocelerme Privert et le sénateur de la République.

« …la position que je vais adopter au parlement doit être conforme aux aspirations de la population des Nippes qui place sa confiance en moi », a averti M. Privert qui a aussi dirigé la Direction Générale des Impôts.

 

Kenneth Merten dément l’existence de contentieux avec le Premier Ministre désigné

imageL’ambassadeur des Etats-Unis à Port-au-Prince, Kenneth Merten, a démenti les rumeurs faisant état d’un contentieux entre son pays et le Premier Ministre désigné, Bernard Gousse.
Des parlementaires de l’Inité avaient indiqué que le gouvernement américain ne souhaite pas la ratification de M. Gousse en raison d’un incident durant le gouvernement de transition.
Le diplomate américain s’inscrit en faux contre cette déclaration et rappelle que les acteurs politiques ne sont pas autorisés à faire des déclarations au nom de la représentation diplomatique américaine. Ce qui dérange c’est quand des personnes font des déclarations pour caractériser notre position, insiste M. Merten.
. Il n’a pas voulu faire de commentaires sur un incident entre M. Gousse et un diplomate américain en 2004 mettant l’accent sur la nécessité de concentrer nos efforts sur l’avenir et les besoins de la population. Ceci appartient à l’histoire nous voulons aider le président Martelly et le Parlement à améliorer les conditions de vie de la population, insiste t-il.
En ce qui a trait au processus de ratification du Premier Ministre, le diplomate américain se dit impatient de voir les résultats des négociations entre le président Martelly et les parlementaires.
Tout en rappelant qu’il ne peut intervenir dans le processus de désignation d’un Premier Ministre haïtien, le diplomate a insisté sur l’impossibilité pour des parlementaires haitiens d’intervenir au nom de l’ambassade.  » Je n’ai eu aucune conversation avec un membre du groupe des 16 sénateurs, a martelé M. Merten. L’ambassadeur américain a réagi notamment aux déclarations du sénateur Moise Jean Charles (Inité) qui avait assuré que les Etats-Unis se réjouissent de la formation de la majorité pétitionnaire en raison d’un contentieux entre M. Gousse. Ces parlementaires rapportent que M. Gousse alors ministre de la justice s’était opposé avec véhémence à une requête des autorités américaines.
En début de semaine, le Premier Ministre désigné avait lui même assuré qu’il n’a aucun contentieux avec les Etats-Unis puisqu’il a effectué depuis 2004 plusieurs séjours sur le territoire américain.
LLM / radio Métropole Haïti / 13-07-11

 

Anacacis Jean Hector prône une entente entre l’exécutif et la majorité parlementaire

imageLe Premier Ministre désigné, Bernard Gousse, n’a pas fait le dépôt de ses pièces au sénat hier. La soumission du dossier a été reportée au jeudi 14 juillet sur requête du chef d’Etat.
Réagissant à ce report de nombreux sénateurs ont fait valoir qu’il s’agit d’un effort du président Martelly en vue de dégager une majorité au grand corps. Le président de la commission spéciale Jean William Jeanty révèle que le motif du report n’a pas été précisé dans la correspondance du chef d’Etat au président du sénat. Il considère que des raisons techniques ou stratégiques peuvent motiver ce report.
De son coté le sénateur Anacacis Jean Hector est plus catégorique. Il assure que le report prouve que le président Martelly a compris le message lancé par les 16 sénateurs. M. Jean Hector croit que le Premier Ministre désigné peut passer l’étape de la ratification si les négociations se poursuivent. M. Gousse peut passer puisqu’on connaît les contentieux. En politique, il n’y a pas de position arrêtée. On peut toujours changer de position en discutant explique t-il.
Alors qu’on donnait le vice président du sénat comme prochain membres de la majorité pétitionnaire, M. Jean Hector a mis l’accent sur les possibilités d’entente entre l’exécutif et la majorité parlementaire. Il a même rappelé que le juriste Bernard Gousse avait donné des consultations au président René Préval durant son mandat. Ce rappel permettra sans doute de rapprocher les deux parties.
M. Gousse avait en début de semaine adressé des propos élogieux à l’ endroit du président Préval.
Même s’il soutient qu’il n’a jamais rencontré le président Martelly, l’ex candidat à la présidence peut jouer le rôle de négociateur dans ce bras de fer entre l’exécutif et la majorité parlementaire.
Il estime que même le sénateur Jocelerme Privert, qui avait été emprisonné entre 2004- 2006, peut envisager un vote différent. Le sénateur Privert a dit qu’il va consulter ses mandants et votera selon leurs directives a révélé le vice président du sénat.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Reconstruction :

3 millions de dollars pour le logement à Léogâne

13/07/2011 09:48:50

Haïti - Reconstruction : 3 millions de dollars pour le logement à LéogâneLa Fondation Pan Américaine de Développement (PADF), organisme de coopération de l’Organisation des États américains (OEA), a reçu hier un don de trois millions de dollars provenant du Fonds Clinton-Bush et de la Fondation Caterpillar pour un programme de réparations de logements dans la ville de Léogâne.
Ces fonds serviront à financer un programme de réparations de 800 logements multifamiliaux à Léogâne, permettant à près de 7,000 Haïtiens de retrouver des logements sûrs. En outre, la PADF embauchera et formera, conjointement avec le Ministère des Travaux Publics Transports et Communications (MTPTC), 214 ingénieurs, maçons et ouvriers pour les travaux de réparations. Le but est d’enseigner les bonnes pratiques de construction et de prévention des risques naturels et certifier la sécurité et la durabilité des structures.


Au cours d’une cérémonie au siège de l’OEA à Washington, DC, José Miguel Insulza, le Secrétaire Général de l’institution a déclaré que « cette collaboration avec le Ministère des Travaux publics en Haïti est un excellent exemple de la façon dont l’OEA et la PADF renforcent la capacité du gouvernement pour l’aider à répondre aux besoins immédiats de milliers de personnes sans abri. » Il a remercié la Fondation Caterpillar pour sa « coopération continue avec la PADF » et le Fonds Clinton – Bush pour son « Soutien et le travail qu’ils fait en Haïti. »


L’Ambassadeur Duly Brutus, le Représentant permanent d’Haïti auprès de l’OEA, a remercié les donateurs et a déclaré que « la contribution accordée à la PADF est la preuve que, malgré la crise économique, beaucoup d’Américains sont encore sensibles à l’idée de prouver spécifiquement sa solidarité avec Haïti. »


TB/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

L’UNASUR a dépensé près de 70 millions pour Haïti

13/07/2011 14:02:19

Haïti - Reconstruction : L’UNASUR a dépensé près de 70 millions pour HaïtiLes pays Sud-américains ont dépensé 66,2 millions de dollars dans les programmes d’aide en Haïti sur les 100 millions de dollars promis a fait savoir l’Union des Nations Sud-américaines (UNASUR). Cette institution qui est basée à Quito [capitale de l’Équateur], comprend l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, le Chili, la Colombie, l’Équateur, la Guyane, le Paraguay, le Pérou, le Surinam, l’Uruguay et le Venezuela.
De ce montant, les gouvernements ont versé 60 millions de dollars directement à Haïti ou par le biais d’organisations multilatérales comme la Banque Mondiale et la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Le reste a été acheminé par le Secrétariat de l’UNASUR, qui maintient des projets de sécurité alimentaire (1), de logement (2) et d’aide juridique (3), selon Rodolfo Mattarollo, représentant spécial de l’UNASUR pour Haïti.
Maria Emma Mejia, Secrétaire Général de l’UNASUR, a déclaré qu’elle va proposer prochainement aux pays membres, les perspectives de coopération future avec Haïti et qu’elle est actuellement dans l’attente, d’indications sur le nouveau Gouvernement haïtien.
(1) L’UNASUR gère en Haïti, le projet « Pro Huerta » qui fournit la technologie et assure la formation aux agriculteurs, pour améliorer le régime alimentaire de 15,000 familles, avec un investissement de 3 millions de dollars.
(2) Le projet « Un toit pour mon pays », mené en collaboration avec la fondation chilienne du même nom, qui vise à construire 854 maisons, une clinique et une école, à un coût de 1,8 millions de dollars.
(3) Le dernier programme mis en place [1,4 millions de dollars], fournit une assistance juridique aux prisonniers Haïtiens sans ressources financières.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2287-haiti-argentine-l-auto-suffisance-alimentaire-bientot-une-realite-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-1103-haiti-agriculture-des-experts-argentins-forment-des-haitiens.html
http://www.haitilibre.com/article-1252-haiti-reconstruction-10-000-maisons-le-miracle-du-volontariat.html
http://www.haitilibre.com/article-2291-haiti-reconstruction-l-equateur-a-deja-investi-12-millions-de-dollars.html
http://www.haitilibre.com/article-2223-haiti-justice-l-unasur-recommande-un-renforcement-de-la-justice-face-a-duvalier.html
PI/ HaïtiLibre

 

Haïti – Social :

Évacuation vendredi des déplacés du camp Sylvio Cator

13/07/2011 12:08:40

Haïti - Social : Évacuation vendredi des déplacés du camp Sylvio CatorCe vendredi 15 juillet 2011 est la date retenue par le Conseil municipal de Port-au-Prince pour procéder à l’évacuation des déplacés du camp, qui occupent l’espace autour du Stade Sylvio Cator.
Au terme d’une série rencontres, le Maire Muscadin Jean-Yves Jason a signifié aux déplacés l’abandon définitif de leurs abris pour un nouveau site, situé au Boulevard Harry Truman (Bicentenaire) non loin des locaux de l’Électricité d’Haïti. « Le maire Jason nous a dit : vous devez de gré ou de force laisser l’espace vendredi prochain pour les suites nécessaires », ont rapporté des déplacés sur place.
De son côté, Charles Delson, le Porte-parole du comité du camp, a indiqué que les déplacés sont prêts à évacuer les lieux moyennant « des mesures d’accompagnement, permettent aux personnes déplacées de vivre en toute dignité […] Nous avons le droit à être relocalisé dans un environnement sain et non dans un espace susceptible d’aggraver notre situation. »
Alors que la mairie estime à 40, le nombre de familles hébergées autour du stade, le chiffre communiqué par le Comité du Camp dépasse 500 familles. « Nous avons effectué notre recensement pendant la nuit et nous avons compté 514 familles », affirme le Comité.
Les déplacés craignent qu’une fois évacué, ils soient abandonnés « Nous sommes très préoccupés par l’évacuation annoncée par la Mairie de Port-au-Prince, qui entend agir à bien des égards comme la Mairie de Delmas en mai dernier ou les personnes expulsées ont été abandonnées a leur sort et n’ont rien reçu jusqu’à date » s’est plainte une jeune mère vivant près du stade « Est-ce qu’en 48 heures, les autorités vont pouvoir nous installer au Bicentenaire où elles n’ont encore rien aménagé pour nous accueillir ? […] Est-ce que durant cette saison des pluies, nous mettre au Bicentenaire près des marécages et de la mer, va nous protéger davantage ? ». Telles sont les interrogations exprimées par les déplacés qui disent avoir reçu la veille, la visite express du Président Michel Martelly qui leur aurait assurés de son support.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-24-haiti-humanitaire-evacuations-des-camps-responsabilite-du-gouvernement.html
http://www.haitilibre.com/article-3130-haiti-social-les-expulses-des-camps-de-delmas-reclament-justice.html
http://www.haitilibre.com/article-3026-haiti-social-operation-musclee-de-destruction-d-un-camps-de-deplaces-a-delmas.html
http://www.haitilibre.com/article-3032-haiti-social-des-membres-du-congres-revoltes-par-les-violentes-expulsions-de-deplaces.html
http://www.haitilibre.com/article-3037-haiti-social-martelly-n-a-rien-a-voir-avec-les-destructions-de-camps-a-delmas.html
HL/ HaïtiLibre / GAAR

 

Haïti – Environnement :

Le reboisement du Parc National «La Visite» se poursuit

13/07/2011 14:30:13

Haïti - Environnement : Le reboisement du Parc National «La Visite» se poursuitLa Fondation Seguin estime que son programme de reboisement du Parc National « La Visite » où 300,000 plantules doivent être mises en terre, est en bonne voie de réalisation. Gesner Champagne, Président de la Fondation Seguin a rassuré que ce projet est en bonne voie de réalisation. Il a fait remarquer que l’étape la plus difficile a déjà été franchie.
120,000 plantules ont déjà été mises en terre a fait savoir Richard Cantave, le Responsable des Relations Publiques de la Fondation. M. Cantave croit que l’objectif de 150,000 sera atteint à la fin de la saison. Cependant il souligne que les ressources humaines ont diminué considérablement du fait que les écoles sont en vacances.
Par ailleurs, Junior Cantave, Chef comptable de la Fondation, nous a confié que ce projet a coûté beaucoup plus d’argent que prévu. Près de 400,000 dollars américains ont déjà été dépensés à ce stade du projet. Les parcelles à reboiser ont dû être clôturées [10 km linéaires de clôtures métalliques] pour rendre le travail plus viable. D’un autre côté, il précise qu’environ 15 mille emplois ont été créés grâce à cette grande campagne de reboisement.
Cette initiative de la Fondation Seguin, débuté au mois d’avril dernier, a prévu la mise en terre de 300,000 arbres en mémoire aux 300,000 victimes du 12 janvier 2010. Environ 50 élèves provenant d’écoles de certains quartiers populaires de la Capitale, secondés par d’autres élèves de « la Cour Seguin » âgés entre 13 et 19 ans, ont participé à la concrétisation de cette initiative.
Cependant Richard Cantave déplore la stagnation des services de l’Etat, qui rend « un peu figé » les actes que voudraient accomplir les responsables de la Fondation, assoiffés de voir Haïti redevenir verte.
Le Parc National « La Visite », l’une des Aires protégées les plus importantes du pays, a été créé en 1983 dans le but de protéger la flore et prévenir la déforestation.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3072-haiti-environnement-la-protection-de-l-environnement-est-l-affaire-de-chaque-haitien.html
http://www.haitilibre.com/article-340-haiti-environnement-la-survie-d-haiti-depend-d-une-reforestration-massive.html
http://www.haitilibre.com/article-2975-haiti-environnement-lancement-du-projet-de-reforestration-transfrontiere.html
http://www.haitilibre.com/article-2690-haiti-environnement-projet-de-parc-lineaire-entre-dajabon-et-ouanaminthe.html
HL/ HaïtiLibre

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