lundi 18 juillet 2011

18 Juil

Martelly poursuit les négociations visant la ratification de M. Gousse

imageLe président haïtien, Michel Martelly, n’entend pas baisser les bras dans le cadre des négociations visant la ratification du choix du Premier Ministre désigné, Bernard Gousse. Alors que les négociations semblent être dans l’impasse avec les dernières déclarations du sénateur Moise Jean Charles assurant que Gousse ne passera pas, le président Martelly affirme le contraire.
Le locataire du Palais National révèle avoir fait dans progrès dans les négociations avec les législateurs. Il assure que les chances de ratification de M. Gousse sont aujourd’hui de 50% au grand corps.
Fort des premiers résultats positifs le président Martelly convie les sénateurs pétitionnaires à ratifier le Premier Ministre pour que le gouvernement puisse s’attaquer aux besoins urgents de la population. En tournée dans le Sud-est le week end écoulé le président Martelly a dénoncé le comportement de certains sénateurs qui ne se soucient guère de la misère de la population. Les citoyens vulnérables croupissent dans la misère sous les tentes mais le président et les sénateurs perçoivent régulièrement leurs émoluments, s’indigne M. Martelly.
Au cours de cette rencontre le sénateur Edwin Zeny a révélé que le salaire d’un sénateur est de 10 000 dollars US. A cette rondelette somme il faut ajouter plusieurs milliers de gourdes de crédit sur leur téléphone, des frais en carburant et d’autres privilèges accordés mensuellement aux élus. Il a également fustigé le comportement de ses pairs dont certains veulent barrer la route au chef d’Etat.
Par ailleurs, le secteur privé haïtien veut s’impliquer dans les négociations politiques visant la ratification du Premier Ministre. Certains hommes d’affaires se sont entretenus avec des leaders de la majorité parlementaires le week end écoulé.
Le Premier Ministre désigné doit soumettre son dossier au bureau du sénat ce jeudi 21 juillet 2011.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Allemagne :

Guido Westerwelle a rencontré le Président Martelly

18/07/2011 09:47:06

Haïti - Allemagne : Guido Westerwelle a rencontré le Président MartellyGuido Westerwelle, le Ministre fédéral des Affaires étrangères d’Allemagne a conclus sa tournée [États-Unis, Colombie, Mexique] par une visite de travail en Haïti ce dimanche. Le Président Michel Martelly, a reçu au Palais National, la délégation d’Allemagne dirigée par Guido Westerwelle qui était accompagné entre autres : de Jens Peter Voss, l’Ambassadeur d’Allemagne en Haïti.
La coopération bilatérale a été le thème principal de cette réunion, qui a durée environ 30 minutes.
De nombreux points portant sur la promotion des investissements allemands en Haïti et l’orientation de la coopération ont été abordés. « Il doit y avoir des progrès visibles en matière de reconstruction […] et des conditions stables pour augmenter les investissements étrangers » a déclaré le Ministre allemand en réponse à une demande de Martelly à ce sujet. Guido Westerwelle a exhorté les partis politiques haïtiens à unir leurs forces avec le pouvoir afin d’accélérer la reconstruction. Des propos qui traduisent les préoccupations de la Communauté Internationale devant la situation politique de blocage qui dure depuis 2 mois et qui empêche la mise en place d’un nouveau Gouvernement.
Le Président Martelly a souligné l’importance de l’éducation en général et sur le projet de scolarisation généralisée et obligatoire, en particulier. Il a aussi insisté sur la priorité à accorder au développement du secteur énergétique et la promotion d’énergies alternatives dans le cadre de cette coopération bilatérale. Le développement touristique en Haïti, a également été abordé. Le Chef de l’État souhaite le soutien de l’Allemagne pour mener à bien ses objectifs.
La coopération au niveau sportif a été aussi l’un des thèmes discuté par le chef de l’État qui a rappelé l’importance d’activités saines pour les jeunes haïtiens dont les talents pourraient être mieux exploités. Activités qui contribuent également à la baisse du taux de délinquance.
Les intervenants se sont dit satisfait de cette courte rencontre.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3392-haiti-reconstruction-visite-officielle-de-guido-westerwelle.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Michel Martelly et son épouse à Kenscoff

18/07/2011 11:36:50

Haïti - Reconstruction : Michel Martelly et son épouse à KenscoffLe Président Michel Martelly et son épouse Sophia Martelly, ont rencontré samedi une association paysanne à Lefèbvre [section communale de Kenscoff], en vue de dialoguer avec les habitants autour des problèmes essentiels auxquels ils font face et des projets en cours de réalisation dans cette localité.
Accompagné du Sénateur Steven Benoit, des Députés des circonscriptions de Kenscoff, André Gustave et de Plaisance du Sud, Luberne Paul, le Chef de l’État a promis à l’Association « Afè Nèg Coumbite » de les soutenir en créant dans la commune, et à travers le pays, des banques de crédits agricoles. Leur rappelant qu’ils sont l’âme d’Haïti, le Président a promis de travailler aussi à l’alimentation électrique de la zone, l’ouverture d’écoles publiques dans la commune et la création d’infrastructures routières pouvant relier les diverses sections communales.
Réitérant ses promesses d’une éducation gratuite et obligatoire et d’un État capable de répondre aux attentes des citoyens, le Président Martelly s’est engagé à appuyer toutes les initiatives paysannes en faveur du développement, comme ce fut le cas à Léogâne pour le lancement du « Selil pwodiksyon agrikol (SEPA) ».
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3267-haiti-agriculture-le-president-martelly-aux-cotes-de-paysans.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le président Michel Martelly lance la semaine de la reconstruction lundi

Signal FM / Lundi, 18 Juillet 2011 18:12

MartellypresseLe Président Martelly Michel Martelly sera présent ce lundi à la Banque de la République d’Haïti, BRH, pour lancer la Semaine de la Reconstruction. A l’occasion, le chef de l’Etat présentera les plans de construction de l’institution dans le cadre de la reconstruction du centre commercial de Port-au-Prince.

Le Président Martelly profitera pour inaugurer toute une série d’activités dans la région métropolitaine pour mobiliser les Haïtiens à s’engager davantage dans la reconstruction du pays, indique le bureau de communication de la présidence.

Selon Hérold Israël, responsable de cette structure, le chef de l’Etat veut montrer que la reconstruction est une affaire nationale. « Il mettra l’accent sur le partenariat entre les secteurs public et privé et invitera les institutions internationales à s’aligner sur la vision et les priorités du pays », a-t-il précisé.

Dans le cadre de la Semaine de la Reconstruction, le Président Michel Martelly lancera mardi un programme de crédit au logement cofinancé par la Banque Nationale de Crédit et la Banque Populaire Haïtienne à hauteur de  4 milliards de gourdes. Mercredi, il visitera une exposition internationale de modèles de maisons présentées par 60 firmes haïtiennes et étrangères. Le Président participera vendredi à une réunion du conseil d’administration de la CIRH. M. Martelly compte attirer davantage l’attention sur la reconstruction d’Haïti.

La semaine de la reconstruction est lancée dans un contexte de transition politique difficile. Installée depuis 2 mois comme 56e président d’Haïti, le Président Michel Martelly n’arrive toujours pas à former son gouvernement. Le Président dont le premier choix, celui de Daniel Gérard Rouzier, est déjà rejeté par le parlement, risque de se voir contraindre de désigner une nouvelle personnalité avec l’impasse créée par la nomination de Me Bernard Gousse.

 

Haïti – Politique :

Le salaire d’un Sénateur est de 10,000 US par mois !

18/07/2011 08:33:34

Haïti - Politique : Le salaire d’un Sénateur est de 10,000 US par mois !Le Sénateur de la République, Edwin Zenny [Sud-Est] élu sous la bannière de la plateforme INITE a dénoncé jeudi dernier, lors d’une intervention faite sur la Congo Plage de Jacmel dans le cadre d’une activité culturelle,  ses collègues du Sénat qui y font leur beurre sans se soucier de la situation misérable  des haïtiens dans le pays.
Le Sénateur Edwin Zenny, a profité du passage du Président Joseph Michel Martelly dans la Métropole du Sud-Est pour donner des détails à plusieurs dizaines de milliers de citoyens suspendus à ses lèvres. Il a indiqué que le salaire mensuel d’un Sénateur est de dix mille dollars américains environ, sans compter plusieurs milliers de gourdes de crédit sur leur téléphone, des frais en carburant et d’autres privilèges…
Le Sénateur Zenny a indiqué que ces parlementaires pour la plupart, défendent uniquement leurs intérêts mesquins en niant ceux du peuple. Ils s’érigent en obstacles sur le chemin politique du Président Martelly et de son équipe parce qu’ils ont peur de la réussite de ce dernier.
En réaction aux déclarations de Zenny, Wencesclas Lambert, le deuxième Sénateur du Sud-Est, qualifie le Sénateur Zenny de messager du Président Martelly. Il déplore le fait, que ce dernier ne connaît pas véritablement sa mission comme législateur.
Le Sénateur Lambert  dit ne pas être surpris de la réaction d’Edwin Zenny et remet en question les compétences du Sénateur Zenny. « Qui est Edo Zenny ? Moi je suis médecin et politologue » a déclaré Wenceslas d’une voix ferme et arrogante aux micros des journalistes. 
Le Sénateur Wencesclas Lambert, dit recevoir les propos de son collègue vis-à-vis des Sénateurs, comme une déclaration de guerre et qu’il est prêt à faire cette guerre. Interrogé par les journalistes sur l’origine de ce conflit, le Sénateur Wencesclas Lambert a répondu qu’Edwin Zenny veut que tous les parlementaires inclinent la tête devant le Président Martelly a déploré le parlementaire.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3387-haiti-politique-martelly-passe-a-l-offensive.html
HL/ Claudy Bélizaire

 

Haïti: Azor est parti pour l’éternité

Signal FM / Lundi, 18 Juillet 2011 18:20

lenord-fortune-azor1Le leader de l’orchestre Racine Mapou, Lénor Fortuné dit Azor a rendu l’âme samedi dans un hôtel à Port-au-Prince. Le chanteur et tambourineur, très connu mais aussi très apprécié dans le milieu culturel haïtien et international s’est éteint alors qu’il revenait à peine d’animer les festivités commémoratives de la Mont-Carmel à Saut-d’Eau (département du Centre).

Azor, 46 ans, est considéré comme l’un des plus grands tambourineurs d’Haïti. Il a joué, notamment au « SS One », au Scorpio avant d’intégrer Racine Canga de Wawa vers la fin des années 80. Au milieu des années 90, il a fondé son propre groupe, Racine Mapou avec lequel il a remporté de grands succès à l’étranger, notamment en Asie.

Les circonstances entourant la mort d’Azor restent inconnues bien que le chanteur a connu des difficultés de santé au cours de son existence. Un musicien du groupe a confié à l’agence HPN que le maestro vomissait de sang avant de succomber.

Certains lient le décès d’Azor à l’accident survenu vendredi à Saut d’Eau où 4 personnes ont trouvé la mort suite à une chute de pierres.

Dimanche, sur la Télévision Nationale d’Haïti, la ministre de la culture et de la communication, Marie Laurence Jocelyn Lassègue a salué la mémoire du disparu. Madame Lassègue a parlé d’une énorme perte pour le pays.

Elle a profité pour annoncer différentes activités en vue de rendre un vibrant hommage à Lénor Fortuné dont les doigts d’or n’ont pas manqué de faire vibrer Haïtiens et Haïtiennes au cours des 30 dernières années.

 

Déguerpissement des familles installées au Stade Sylvio Cator

Signal FM / Lundi, 18 Juillet 2011 18:04

stadesylviocator18072011Les familles établies au Stade Sylvio Cator suite au passage du tremblement de terre de janvier 2010 commencent à plier bagages. Elles sont plus de 400 à être concernées par ces mesures de déguerpissement prises par les autorités municipales de concert avec la présidence. Elles avaient jusqu’au 15 juillet pour vider les lieux contre une maigre allocation de 10 mille gourdes, soit 250 dollars américains.

Les sinistrés, qui ne voulaient s’opposer aux mesures des autorités et se disaient comprendre la nécessité de libérer l’espace de manière à ce qu’il puisse recevoir des matches officiels dans le cadre des compétions de la FIFA, conditionnaient leur départ à l’octroi d’un autre endroit où déposer leurs valises. Conditions que la mairie et la présidence semblent satisfaire.

Mais, les déplacés n’ont aucun contrôle sur les conditions dans lesquelles ils vont s’installer sur le site de l’ancien hôtel Simbi, banlieue sud de la capitale. Leurs futurs voisins ont d’ailleurs déjà contesté leur arrivée craignant d’être exposés à des actions malhonnêtes.

« Nous sommes contre l’insertion de personnes déplacées que nous ne connaissons pas et dont nous ne partageons aucune habitude. Ici, nous vivons tranquillement, sans aucun cas d’agression, ni de vols ni de viols. Comment permettre l’implantation d’abris sur ce terrain vide, que nous utilisons quotidiennement pour des parties de football », ont déclaré vendredi des occupants de l’espace communément appelé Caroussel, visiblement mécontents. Ces derniers ont même improvisé une manifestation pour exprimer leur refus.

C’est la mairie de Port-au-Prince qui gère le dossier de déménagement des déplacés du Stade. Elle dispose à cette fin d’une enveloppe de 6 millions de gourdes, a indiqué un conseiller à la présidence.

Des travaux de rénovation du stade ont démarré le 5 mars 2011 pour prendre fin avant le 4 Aout, date à laquelle le Tempête de Saint-Marc doit accueillir une équipe mexicaine dans le cadre du Championnat des Clubs Champions et Vice-champion de la Concacaf.

 

Première visite en Haïti du ministre allemand des Affaires étrangères

Le Nouvelliste  / 17 juillet 2011

Le ministre des Affaires étrangères allemande, Guido Westerwelle, est arrivé dimanche pour une visite de quelques heures à Port-au-Prince, ravagée en 2010 par un violent séisme, a annoncé l’ambassade d’Allemagne en Haïti.
Le ministre allemand, qui visite pour la première fois Haïti, doit être reçu par le nouveau président Michel Martelly pour une « séance de travail » au palais présidentiel en ruine depuis le séisme.
M. Westerwelle devrait également rencontrer le représentant en Haïti du secrétaire général de l’ONU, le diplomate chilien Mariano Fernandez, chef de la Mission de stabilisation en Haïti (Minustah).
Au cours de son bref séjour, le ministre allemand se rendra dans la petite ville de Léogane, épicentre du séisme de janvier 2010, situé à une trentaine de kilomètres au sud de la capitale.
Il doit y inaugurer un projet de clinique pour les victimes du séisme porté par l’ONG allemande Johanniter International et financé par le gouvernement allemand.

 

Une pierre tue quatres pèlerins a Saut d Eau

17/07/2011 04:09:00 Auteur(e) La Redaction

Quatre pèlerins, dont un adolescent de 15 ans, sont décédés accidentellement à la suite de la chute d’une grosse pierre, vendredi lors de la traditionnelle fête de Notre-Dame du Mont-Carmel ou Vierge Miracle à Saut-d’Eau (Centre).

Ces décès ont provoqué une vive émotion parmi les nombreuses personnes venues d’autres régions du pays ou de l’étranger qui se baignaient dans la célèbre cascade lorsque le drame s’est produit. spp/Radio Kiskeya

 

Mandats d’amener contre Gaillot Dorsinvil et deux autres conseillers électoraux

17/07/2011 04:06:00 Auteur(e) La Redaction

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Une décision sans précédent du parquet de Port-au-Prince qui, depuis plusieurs semaines, cherche en vain à interroger le président du CEP ainsi que ses collègues Leonel Raphaël et Ribel Pierre dans le cadre de l’enquête visant à établir s’ils avaient ou non monnayé les résultats des dernières élections au parfum de scandale ; deux autres conseillers, Jacques Belzin et Anténor Guerrier, momentanément indisponibles pour raisons de santé

Le chef a.i du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean-François, a confirmé samedi avoir délivré des mandats d’amener contre trois conseillers électoraux, parmi eux le président Gaillot Dorsinvil, dans le cadre de l’enquête ouverte sur les graves accusations de fraudes électorales dont fait l’objet le Conseil électoral provisoire.

Outre M. Dorsinvil, le pasteur Leonel Raphaël et Ribel Pierre, respectivement secrétaire général et membre du CEP, sont aussi activement recherchés.

Le commissaire Jean-François a indiqué avoir passé des instructions à la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) afin que les trois responsables soient appréhendés n’importe où en raison de leur refus systématique de répondre aux invitations du parquet.

Jeudi, les trois hommes ne s’y étaient pas présentés tandis que leurs collègues Jacques Belzin et Anténor Guerrier avaient invoqué des problèmes de santé et produit des certificats médicaux pour justifier leur absence.

A la tête d’un organisme largement discrédité et pratiquement dysfonctionnel, les intéressés n’avaient pas encore réagi samedi aux derniers développements de ce dossier.

Selon le magistrat, du point de vue constitutionnel le parquet est compétent pour poursuivre les membres d’une institution électorale provisoire. Seuls les membres du CEP permanent, estime Sonel Jean-François, échappent à la justice ordinaire et sont passibles de la haute cour de justice s’ils sont accusés de crimes de haute trahison.

Déjà dans le collimateur de l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Me Harrycidas Auguste, Gaillot Dorsinvil et ses pairs sont accusés d’avoir reçu des pots-de-vin de candidats (victorieux ou malheureux) aux dernières législatives dont les résultats plusieurs fois corrigés avaient été le point culminant d’un processus électoral marqué de bout en bout par des scandales. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Humanitaire :

La Croix Rouge passe le relai à la DINEPA

17/07/2011 09:48:48

Haïti - Humanitaire : La Croix Rouge passe le relai à la DINEPALa Croix-Rouge a annoncé cette semaine, qu’elle fera la transition de ses efforts d’approvisionnement en eau à la Direction nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), l’autorité gouvernementale. La Croix-Rouge haïtienne, soutenue par la Fédération internationale de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) et la Croix-Rouge américaine, a finalisé un accord jeudi dernier, avec la DINEPA, pour passer le relai de l’assainissement et de l’approvisionnement en eau, aux autorités haïtiennes.
Dans le cadre de cet accord, de plusieurs millions de dollars, la Croix-Rouge va fournir une assistance technique, un soutien matériel et financier pour augmenter la capacité de la DINEPA à fournir des services d’eau et d’assainissement améliorés à la population, principalement à Port-au-Prince.
« La Croix-Rouge a distribuée près de 2 millions de litres d’eau potable chaque jour pendant la phase d’urgence en Haïti », a déclaré Omar Robinson, le coordonnateur de l’eau et l’assainissement pour la FICR. « Mais pour soutenir la reprise économique haïtienne, il est vital que nous faisons la transition de ces services aux autorités et nous nous sommes engagés à travailler étroitement avec la DINEPA au cours des prochains mois pour aider à renforcer leurs capacités. »
Actuellement, à Port-au-Prince, la Croix-Rouge (CR) fait la livraison de camions d’eau potable à 54 camps pour environ 100,000 bénéficiaires. Au pic de ses opérations, la CR a fournis de l’eau potable chaque jour à plus de 300,000 personnes, distribué près 2 million de litres d’eau potables chaque jour et fourni des installations sanitaires tels que des latrines, a plus de 400,000 personnes.
« La Croix- Rouge Américaine est fière de pouvoir aider au développement des services en eau des fournisseurs locaux afin de continuer a aider la population haïtienne de façon efficace, spécialement pendant la transition des camps vers les quartiers ou elle habitait avant le séisme de janvier 2010 » a déclaré Ricardo Caivano, Chef de la délégation de la Croix Rouge Américaine en Haiti.
La Croix- Rouge fournira 15 camions d’eaux et 3 camions de vidange et supporteront la DINEPA à travers d’aides finançières et des formations. Ceci inclura le support de nouveaux kiosques d’eau dans les quartiers dans les zones qui ne sont pas approvisionnés en eau par des canalisations. Les kiosques seront administrés par les membres de la communauté selon le contrat établi avec la DINEPA sous la supervision du Centre des opérations Technique pour la région métropolitaine de Port-au-Prince (CTE RMPP)
« Le processus de transition des services d’eaux se fera graduellement sur quatre à six mois et nous travaillons activement avec les communautés pour qu’elles donnent leurs réactions et qu’elles répondent au changement. Nous travaillons également sur une série d’initiatives qui nous permettrons de faire la transition du support non seulement aux autorités mais aussi aux communautés, aux comités d’eaux et aux vendeurs privés » a conclus Omar Robinson.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Martelly passe à l’offensive

16/07/2011 09:15:36

Haïti - Politique : Martelly passe à l’offensiveEn tournée de deux jours dans le Sud-Est, le Président Martelly est passé à l’offensive contre les parlementaires qui contestent son Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse. Le Chef de l’État a exhorté les élus du Groupe des 16 et les parlementaires sympathisants qui s’opposent à la ratification de son Premier Ministre, d’en finir avec leurs manœuvres, les invitant à ratifier son choix et à travailler avec Bernard Gousse.
À Jacmel, le Sénateur Edwin Zenny [dissident d’INITE], qui accompagnait le Chef de l’État, s’en est pris vivement à ses collègues, qu’il accuse de gaspiller l’argent de l’Etat et de vouloir conditionner la ratification du Premier Ministre à des négociations fondées sur des intérêts personnels
Allant dans le même sens, le Président Martelly, haussant le ton, a rappelé au Sénateurs et Députés que c’est lui qui assure leur paye tous les mois «… Même s’il n’y a pas de gouvernement, je suis payé, les parlementaires sont payé, M. Gousse ne touche pas mais tous les parlementaires touchent, […] la population qui attend le travail, le développement, les projets eux ne touchent pas, bien au contraire […] »
Faisant le point sur le processus de ratification, le Président Martelly s’est montré d’un optimisme prudent, affirmant sentir une amélioration de la tendance en faveur de son Premier Ministre « J’ai désigné monsieur Gousse pour qu’il passe, ça c’est une étape. Je peux dire qu’elle est difficile, mais je peux également dire que suite au travail qui est fait, je sens une amélioration de la tendance. Dans un premier temps […] lorsque que Mr Gousse est apparu, le pourcentage était de 80 % contre lui, aujourd’hui ce pourcentage est de 50%. Nous travaillons, nous continuons les consultations, nous avons une Commission qui travaille, nous continuons à rencontrer les différents parlementaires, nous les rassurons. Ce n’est pas un problème de gens fâchés l’un contre l’autre qu’il y a, c’est un problème de manque de confiance. Il faut mettre les personnes en confiance pour qu’ils acceptent, fassent consensus, pour qu’ils se ressaisissent, pour qu’ils se disent : bon le Président a fait beaucoup d’efforts pour avoir notre confiance, travaillons avec lui… »
Vendredi les Sénateurs Francky Exius et Evallière Beauplan, tout deux membres du Groupe des 16 ont réagit de nouveau à des rumeurs de dissolution du Parlement… rumeurs dont-ils attribuent l’origine à des proches conseillers du Président. Ils mettent en garde le Chef de l’État contre les conséquences et le chaos qui pourraient découler d’une telle tentative qu’ils jugent inconstitutionnelle. « Si le Président Martelly essaie aujourd’hui de dissoudre le Parlement, il entraînerait sa propre chute 24 heures plus tard » a averti le Sénateur Beauplan qui est de retour au sein du parti Lavalas dont il s’était éloigné…
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3383-haiti-politique-youri-latortue-reclame-une-commission-impartiale.html
http://www.haitilibre.com/article-3381-haiti-politique-bernard-gousse-encore-un-report.html
http://www.haitilibre.com/article-3373-haiti-politique-offensive-anti-gousse-sur-tous-les-fronts.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
HL/ HaïtiLibre

 

Aristide, soupconné de faire le jeu politique

16/07/2011 12:56:00 Auteur(e) La Redaction

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Depuis son retour en Haïti, la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle, l’ex-président Jean-Bertrand Aristide est plongé dans un silence que cachent les grands murs de sa résidence à Tabarre, mais voici qu’on le soupçonne aujourd’hui de faire le jeu politique. Qu’en est-il ? HPN analyse.

Depuis le 18 mars dâte de son retour triomphal, Jean-Bertrand Aristide n’a fait qu’une seule déclaration: un long discours dans le style metaphorique qu’on lui connait après 7 années d’exil en Afrique et depuis….silence.

A l’aéroport où il est officiellement accueilli, M. Aristide a laissé entendre qu’il revenait au pays pour se consacrer à l’éducation. « Rien que de l’éducation », avait-il presque juré.

S’il faut le croire sur parole, depuis ce come-back spectaculaire, l’ancien homme fort d’Haïti n’a rien révélé de ses projets d’éducation. Il a systématiquement refusé toutes les demandes d’interviews sollicitée par les journalistes, laissant planer le plus grand mystère sur ses activités.

Il a volontairement laissé la part belle aux rumeurs les plus exagérées. Comme par exemple: Aristide s’est brouillé avec Myldrède son épouse et que cette dernière s’est réfugiée avec ses filles en République voisine.

Mais rien de rien. En tout cas, l’ancien curé de Saint Jean Bosco laisse courir les « zins », et continue de jouir de la chaleur de ses proches, de ses fidèles.

Dernièrement, un auditeur apprend à l’opinion que « Jean-Bertrand Aristide ne fait qu’écrire depuis son retour ». Son exercice favorite.

S’il écrit ses mémoires ou son projet d’éducation, l’ancien président à qui on a enlevé ses principaux agents de sécurité, comme s’en plaignaient ses partisans, continue de recevoir dans sa résidence à Tabarre pas loin de l’aéroport de la capitale.

C’est le sénateur Steven Benoit qui vend la mèche. « Beaucoup de parlementaires députés et sénateurs, ses collègues, visitent régulièrement l’ancien président », qui pèserait donc de tout son poids dans la balance politique.

Comme quoi pour faire approuver un Premier ministre aujourd’hui, « il faut parler à Aristide », conseille Steven Benoit.

Au Parlement si le parti de l’ex-président ne compte pas d’élus sous son label, indirectement Lavalas s’appuierait sur de nombreux adeptes et affiliés ce qui fait de Titid un incontournable de la politique haïtienne.

Depuis 25 ans ou plus, Aristide perd et gagne. Il est débouté en 1991 et réhabilité en 1994. Exilé en 2004, il revient en 2011. Dans l’ombre et dans la lumière il domine. S’il a perdu beaucoup de ses partisans, électeurs de Michel Martelly, il reste très aimé et respecté dans les quartiers populaires de la capitale, ses anciens fiefs.

Même dans le silence, et c’est sans doute là qu’il est le plus fort, Aristide communique. Le silence est d’or. Il le sait.

Mais récemment, c’est au nom du parti Lavalas, dont il est encore le coordonateur à vie, que son porte-parole, à l’ombre de ses portraits, a ouvertement critiqué le nouveau président Michel Martelly et ses premières semaines de pouvoir

Ce 15 juillet ramène l’anniversaire de Jean-Bertrand Aristide et c’est sa Fondation qui parle en son nom.

Des activités genre cliniques mobiles sont organisées à Port-au-Prince par des équipes médicales du parti Lavalas ou de la Fondation Aristide pour la démocratie. Il reste en contact avec la base… En Haïti sait-on jamais ?

On apprend que bientôt il passera la direction du parti à d’autres, promet-on dans le milieu Lavalas. Qui sera le digne héritier ?

HPN

 

Haïti – Sécurité :

Les États-Unis ont rapatrié cette semaine 36 haïtiens «indésirables»

16/07/2011 13:26:50

Haïti - Sécurité : Les États-Unis ont rapatrié cette semaine 36 haïtiens «indésirables»Conformément à la priorité d’éloignement des étrangers qui constituent une menace pour la sécurité publique, les autorités d’immigration américaine ont rapatrié cette semaine en Haïti, dans un avion du Gouvernement, 36 haïtiens précédemment condamnés pour des crimes divers aux États-Unis et ayant fini de purger leur peine.
Après avoir été enregistré par les autorités du Service de l’Immigration et celui de la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) à l’Aéroport International Toussaint Louverture, le groupe a été divisé en deux.
Un premier groupe de 15 personnes a été remit en liberté immédiatement en raison des peines légères purgées sur le sol américains et de leur état de santé.
Le second groupe, de 21 citoyens haïtiens, a subit un court interrogatoire, en relation avec la gravité de leur cas et aux conséquences que cela pourrait avoir sur la sécurité publique en Haïti.
Ces personnes devraient être remise à leur famille dans les plus brefs délais, nous informe Florence Élie de l’Office de la Protection du citoyen et de la Citoyenneté.
La Commission interaméricaine des droits de l’homme et d’éminents évêques catholiques protestent vigoureusement, depuis la reprise de ces expulsions par les États-Unis en janvier 2011. Ces acteurs de la vie nationale, soulignent la crise et l’insécurité en Haïti et qualifient ces expulsions d’irresponsables et d’inhumaines. Ils demandent au Gouvernement américain l’arrêt immédiat de ces pratiques.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2751-haiti-justice-les-etats-unis-renvoient-en-haiti-19-ex-condamnes.html
http://www.haitilibre.com/article-2171-haiti-usa-26-ex-detenus-et-un-innocent-ont-ete-rapatries-hier-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-2063-haiti-usa-reprise-des-deportations-des-condamnes-haitiens.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le Forum économique à la rescousse de Gousse

Le Nouvelliste / 15 juillet 2011

Deux mois après l’investiture de Michel Martelly, le pays n’est toujours pas doté d’un gouvernement. Une situation préjudiciable aux investissements. Pour tenter d’aider à résoudre la crise en favorisant un dialogue constructif entre l’exécutif et le Parlement, le Forum économique du secteur privé des affaires a rencontré mercredi le coordonnateur de la plateforme politique INITE, le sénateur Joseph Lambert. D’autres rencontres avec d’autres acteurs sont prévues.

Haïti: Le pays souffre énormément du bras de fer entre le palais national et le Parlement. Le Forum économique du secteur privé des affaires (FESPA) est inquiet et préoccupé par ce conflit. De façon informelle, les responsables du forum ont rencontré mercredi le leader de INITE qui dirige le bloc majoritaire au Parlement pour lui faire part de leurs inquiétudes et tenter du même coup de faire avancer les négociations. « Cette situation retarde beaucoup de choses qui devaient se faire pour le bien du pays », a déclaré au Nouvelliste un des membres du Forum économique du secteur privé des affaires, sous le couvert de l’anonymat.
« Cette situation de conflit entre l’exécutif et le Parlement tend à décourager les investisseurs. La stabilité politique est le premier critère pour les investisseurs. Ils n’aiment pas les incertitudes et le doute », a-t-il souligné à l’attention des autorités.
« Cette rencontre rentre dans le cadre d’une démarche citoyenne pour un dénouement à la crise en essayant de rapprocher les acteurs par le dialogue », a-t-il précisé. « Il y a pas mal de choses concrètes qui ne peuvent être réalisées dans cette situation d’incertitude qui a déjà un impact considérable sur l’économie du pays », s’est-il désolé, tout en soulignant que la politique détermine l’économie.
« Le budget national 2010-2011 n’aura pas servi à grand-chose finalement. Il s’achève au cours du mois de septembre et il n’y a toujours pas de gouvernement. Des projets importants pour le pays traînent et risquent d’être abandonnés », s’est plaint ce membre du Forum économique, alors que les négociations n’avancent pas réellement entre l’exécutif et le Parlement. Chaque parti campe sur sa position.

Loin de là l’idée d’affaiblir un parti politique ou un bloc au Parlement avec ces rencontres. Le FESPA, selon notre source, veut seulement trouver un terrain d’entente entre les protagonistes pour le bien du pays. « Nous avons rencontré le sénateur Lambert parce que c’est lui le leader. Pour nous autres, en le rencontrant nous parlons au parti qu’il dirige », a dit ce membre du Forum économique, soulignant que d’autres rencontres sont prévues.
De son côté, sans faire de promesse, le sénateur Joseph Lambert, le leader du groupe des 16 sénateurs anti-Gousse, qui se garde de faire des déclarations à la presse ces derniers jours, a fait savoir aux membres du Forum économique qu’il transmettra leurs appréhensions au reste de son équipe.
Par ailleurs, le sénateur Steven Benoît, un proche du président Martelly, a estimé que le chef de l’Etat devrait étendre le dialogue et les négociations. Selon le parlementaire de l’Alternative, il est important pour un dénouement de la crise que les anciens présidents René Préval, chef de l’INITE, et Jean-Bertrand Aristide, leader charismatique de Fanmi Lavalas, soient directement impliqués dans les négociations.
Selon le sénateur de l’Ouest, les blocs politiques au Parlement à tendance Lavalas se renforcent de plus en plus et des parlementaires de ces blocs font de fréquentes visites à la résidence de Jean-Bertrand Aristide. « Fanmi Lavalas a une force ici au Parlement; il y a le bloc « Ansanm Nou Fò » regroupant Veye yo et LAVNI (17 sièges au total) qui a été constitué au niveau de la Chambre des députés et qui n’existait pas il y a une semaine. Lavalas est une force incontournable », a-t-il fulminé.
Entre-temps, le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse persiste et signe dans sa position. Bernard Gousse est une affaire classée, et le président Martelly doit recommencer le processus afin de désigner un autre Premier ministre.
Pour la troisième fois consécutive, le Premier ministre désigné a reporté la date du dépôt de ses pièces au Sénat. Programmé pour mardi dernier, le dépôt des pièces du Premier ministre désigné a été reporté à jeudi sur la demande de l’exécutif qui cherche à convaincre les parlementaires hostiles à Bernard Gousse et à gagner du temps. L’ancien ministre de la Justice a été lui-même au Sénat jeudi pour solliciter un autre report à la huitaine.

Robenson Geffrard / rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Une célébration sous le signe de la solidarité

Le Nouvelliste / 15 juillet 2011

De la Marseillaise à la Dessalinienne, le cadre ressuscité de l’hôtel Montana (situé dans les hauteurs de Pétion-Ville) a été le siège – dans la soirée du jeudi 14 juillet 2011 – de la célébration de la fête nationale de la France en Haïti. C’était l’occasion pour Didier Le Bret, l’ambassadeur de France accrédité à Port-au-Prince depuis 2009, de se féliciter du rôle joué par la République française sur le territoire haïtien, au lendemain du violent tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Didier Le Bret, l’ambassadeur de France accrédité à Port-au-Prince, dans son allocution de circonstance le 14 juillet 2011

Jean-Max Bellerive, Premier ministre sortant, dans son intervention

Vue partielle de l’assistance composée de nombreuses autorités haïtiennes, de citoyens français, des ambassadeurs et des membres de la société civile

« La vie reprend en Haïti. Comment le nier ? Ici même, souvenez-vous, l’enchevêtrement de bêton, le chaos, la désolation absolue. Ceux qui n’étaient pas là le 12 janvier ne réalisent sans doute pas le chemin parcouru», a rappelé le numéro un de la diplomatie française en Haïti, Didier Le Bret, dans son allocution de circonstance le 14 juillet 2011, à l’occasion du 222e anniversaire de « la prise de la Bastille » ou de la Révolution française – fête nationale française, instituée pour commémorer également le jour de la Fédération.
Le 14 juillet, pour les Français, c’est bien sûr d’abord et avant tout, avec la prise de la Bastille, l’aboutissement d’un rêve et d’un idéal, portés par le Siècle des Lumières : l’abolition de la monarchie, la fin de l’ancien régime, l’avènement de la République. « C’est aussi le défilé militaire sur les Champs Elysées, les bals populaires et les feux d’artifice. C’est également, on l’oublie parfois, la fête de la Fédération, qui consacre un an après la révolution l’unité retrouvée de la France », soutient le diplomate, en présence de citoyens français, des ambassadeurs, des membres de la société civile et de nombreuses personnalités haïtiennes, dont Pradel Henriquez, Emmelie Prophète, Lionel Trouillot, Youri Latortue, Pascal Monnin, Mario Benjamin, Jocelerme Privert, Renald Clérismé, pour ne citer que ceux-là.
« Le Montana n’est plus, certes, du moins tel que nous l’avons connu. Mais le nouvel hôtel qui nous accueille aujourd’hui a fait peau neuve. Il est un témoignage de la force extraordinaire qui habite ce pays. Quoi qu’on en dise, la reconstruction est en marche », se réjouit l’ambassadeur français, qui soutient que le principal actif de ce pays est sa jeunesse. Il rapporte qu’au sein de cette dernière, « beaucoup ont retroussé leurs manches et travaillé. Les entreprises françaises qui s’implantent en Haïti me disent toutes la même chose : les jeunes Haïtiens apprennent vite ; bien encadrés, ils sont très performants ».
Un tour d’histoire
« La France a une longue histoire en Haïti, souligne M. Le Bret, qui rappelle que le président Nicolas Sarkozy fut le premier chef d’Etat français à fouler le sol haïtien. Il estime que la présence française n’a pas laissé que de bons souvenirs. Les blessures de la colonisation, mais aussi les conditions de la séparation, ont laissé des traces qui sont encore vives. « Mais au-delà des blessures héritées du passé, il y a, je crois, aujourd’hui entre nos deux pays, une compréhension mutuelle, une même vision, une même volonté de cheminer ensemble dans le respect et le dialogue», se félicite M. Le Bret.
En guise de plaidoyer, l’ambassadeur français reconnait que : « Trop longtemps démissionnaire, maintenu artificiellement en situation de dépendance vis-à-vis de l’aide internationale, l’Etat haïtien doit se reconstruire ». Il précise : « Qu’il s’agisse de la sécurité du pays, de l’aménagement du territoire, des investissements, de la fiscalité ou encore des services de base, notre aide ne devrait tendre que vers un seul but : conforter l’Etat, lui donner enfin les moyens d’une grande ambition nationale ».
L’action de son pays sur la scène internationale n’a pas échappé au diplomate qui a rappelé le rôle joué par la France sur la scène internationale, notamment en Haïti. Dans son allocution d’une quinzaine de minutes, l’ambassadeur français n’a pas manqué de parler de développement. Un secteur qu’il connaît beaucoup, car il constitue son cheval de bataille depuis son entrée en fonction en 2009. M. Le Bret a livré ses impressions et son regard sur la reconstruction d’Haïti. D’après lui, la clé du développement d’Haïti « est avant tout entre les mains des Haïtiens eux-mêmes, qu’ils soient responsables politiques, chefs d’entreprise, commerçants, agriculteurs, fonctionnaires ou simples citoyens.
S’exprimant sur la crise politique actuelle, M. Le Bret a déclaré empêcher à un président élu de constituer son gouvernement pour faire les réformes promises, c’est prendre le risque de fouler aux pieds les fondements même de la démocratie. Préserver l’unité nationale, à travers la formation d’un gouvernement porteur du changement, mais tenant compte des fragiles équilibres du pays, c’est également la responsabilité première du chef de l’Etat ».
En outre, M. Lebret a critiqué la politique de l’Etat haïtien trop longtemps tributaire de l’aide internationale en rappelant que les partenaires étrangers n’ont pour mission que d’appuyer l’Etat, lui donnant enfin les moyens d’une grande ambition nationale.
Bellerive représente Martelly
Le Premier ministre sortant, Jean-Max Bellerive, qui prenait part à cette soirée, en remplacement du chef de l’Etat, Michel Joseph Martelly, lequel se retrouvait dans le département du Sud-Est, s’est réjoui du bon développement des relations entre les deux pays. M. Bellerive a affirmé que la France est l’un des rares partenaires d’Haïti sur le plan du développement. « La seule et unique façon de développer durablement le pays est d’attirer les investissements privés en Haïti par le biais des investisseurs nationaux et internationaux afin de projeter une autre image d’Haïti sur la scène internationale.
« Cette célébration est l’occasion pour le peuple haïtien de marquer solennellement son amitié et sa solidarité envers le peuple français. C’est un privilège pour moi, au nom du peuple haïtien, de vous prier de bien vouloir transmettre au président Nicolas Sarkozy les souhaits de santé vigoureuse, de prospérité et de bonheur que formule le président de la République, Michel Joseph Martelly, à son endroit et au peuple français tout entier», ont été les souhaits formulés par M. Bellerive.
« Le temps des au revoir »
Christophe Quentel, un collaborateur immédiat du chancelier Alain Sauval, conseiller de coopération et d’action culturelle, part également cet été, après quatre années au service de la coopération entre la France et Haïti. Parmi les membres du personnel de l’ambassade de France, dont la mission arrive à terme, qui partiront, figure aussi un consul. L’ambassadeur Le Bret n’a pas manqué d’exprimer ses remerciements à l’endroit de ces derniers.
Les deux heureux de cette fête nationale de la France, Mario Andrésol, chef de la police haïtienne, et Moumouni Komi sont les deux gagnants du tirage à bénéficier chacun d’un billet aller-retour au pays de Nicolas Sarkozy. Cette soirée a été réalisée grâce à la contribution de certaines entreprises françaises implantées en Haïti telles que DSA Technologies, Suez Environnement, Techni Group, Atlas Construction et Total.
Amos Cincir
mcincir@lenouvelliste.com
Dominique Domerçant
succes33@yahoo.fr

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