mardi 19 juillet 2011

19 Juil

Haïti – Reconstruction :

Le Président Martelly fixe sa position en terme de reconstruction

19/07/2011 13:07:55

Haïti - Reconstruction : Le Président Martelly fixe sa position en terme de reconstructionLe Président Michel Martelly, a procédé, en présence de membres du Gouvernement démissionnaire, de parlementaires et de diplomates étrangers, dans les locaux de la Banque de la République d’Haïti (BRH), ce lundi 18 juillet 2011, au lancement de la Semaine de la Reconstruction, marqué par la présentation d’un plan de reconstruction du Centre-ville de Port-au-Prince.
Le Chef de l’Etat a souligné l’importance de la reconstruction du centre-ville comme point de départ, compte tenu de son importance quant au développement économique et touristique du pays. Ce fut aussi l’occasion pour le Président Martelly de rappeler la nécessité de mettre le pays en chantier et de créer de nouveaux pôles de développement.
Paul Emile Simon, l’architecte urbaniste, membre du comité de facilitation, a présenté les axes majeures du projet de la renaissance du Centre-ville. Selon lui, cette reconstruction s’appuiera sur un axe administratif partant de l’ancien Port du Roy jusqu’à la Résidence du Gouverneur et un autre axe commercial, partant du port, empruntant la Rue Traversière, traversant le marché Hyppolite pour déboucher après la Rue Courbe sur l’ancienne zone résidentielle grimpant au Bel-air.
Selon Charles Castel, le Gouverneur de la Banque Centrale le financement de ces grands chantiers « se feront principalement et initialement à partir de 60 millions de dollars de la réduction de la dette du Fonds Monétaire International (FMI) qui seront consacré à la reconstruction du Palais Législatif, du Palais de Justice, de la Cour supérieure des comptes et de la mairie de Port-au-Prince. » D’autre part, la BRH va investir un autre « 200 millions pour la reconstruction de plus de 15 autres bâtiments » a poursuivi M. Castel, qui a soutenu que la reconstruction des bâtiments publics, avec une plus grande sécurité policière, jouera un rôle de catalyseur pour les investissements privés.
Le Chef de l’État a aussi insisté sur l’urgence de « reconstruire » aussi bien les hommes que les bâtiments et les infrastructures. Prônant le changement dans les mentalités, dans la manière de gérer la chose publique et dans la manière de « faire de la politique. »
« …aujourd’hui l’invitation de la BRH à la présentation du projet architectural conçu par la fondation Prince Charles
http://www.haitilibre.com/article-2228-haiti-reconstruction-premieres-images-du-futur-port-au-prince.html m’offre l’opportunité de fixer ma position sur la question de la reconstruction, c’est l’occasion de faire une rupture, à la fois symbolique et tangible, avec la politique menée jusqu’ici […] il faut définitivement quitter la logique de l’urgence et tourner le pays vers l’avenir, vers la reconstruction. Après le 12 janvier 2010, l’action publique a été paralysée devant l’ampleur des dégâts. Des décisions malheureuses ont été prises et nous devons aujourd’hui donner des directives claires à l’ensemble des acteurs impliqués.
Les camps représentent un risque sanitaire élevé, absorbent des ressources financières précieuses et n’apportent aucune  dignité à ceux qui y vivent. Le Gouvernement s’engage à accompagner respectueusement et à encadrer les déplacés pour lancer la reconstruction dans le respect de la propriété. Des réponses courageuses seront apportées. Les disponibilités financières existantes nous permettent la construction des ministères et autre bâtiment de l’État et de mettre à la disposition des employés du secteur publique comme à ceux du secteur privé, un programme spécial de prêt immobilier à des conditions préférentiels à travers la BNC et la BPH. Je profite de cette occasion pour rendre un hommage mérité à M. Guiteau Toussaint et rappeler que sa mort ne restera pas impunie, je réitère ma volonté de trouver les coupables coûte que coûte. Malgré cette dure épreuve, le programme « Kay pam » sera lancé demain mardi tel que l’aurait souhaité Guiteau. J’insiste sur le fait que les bâtiments publics qui seront construit, le seront en toute légalité en tenant compte des droits des propriétaires et des prescrits de la loi en matière d’utilité publique. Cette question d’utilité publique dans le Centre ville et au Nord de Port-au-Prince est déjà l’objet de toute mon attention. Ces grands travaux seront rendu possible entre autres, par le financement de la BRH qui atteste de notre volonté réelle et de notre détermination de remettre notre pays au travail.
Outre la création d’espaces adéquats pour les services publiques, je n’oublie pas l’importante question du logement qui est un obstacle insurmontable pour la plupart des citoyens et auquel il faut apporter une réponse, certes dans les zones affectées, mais également dans l’ensemble du pays.
Au chapitre de la création de logements, trois axes majeurs seront retenus :
Premièrement : Le développement de nouveaux quartiers dans la périphérie de Port-au-Prince et hors de la Capitale, des quartiers incluant écoles, dispensaires et autres services.
Deuxièmement : La restructuration et l’urbanisation des quartiers existants, accès routier, services de base comme l’eau et l’électricité, espace vert et centres communautaires, les zones à risques seront identifiés et rendu non ædificandi.
Troisièmement : la densification des quartiers déjà urbanisé, par des constructions en hauteur.
De concert avec mon Gouvernement nous veilleront à ce que tous ceci s’intègre dans un cadre global d’aménagement du territoire et dans une politique financière, qui donnera accès à un crédit immobilier aux petites bourses. Il est entendu qu’il n’y aura pas de don de logement. La reconstruction ne devra pas profiter qu’à Port-au-Prince, la reconstruction signifiera également de nouveaux pôles de développement, des opportunités économiques certaines et un code de construction définitif… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3334-haiti-economie-le-projet-kay-pam-passe-de-30-millions-a-500-millions-de-gourdes.html
http://www.haitilibre.com/article-3152-haiti-insecurite-le-banquier-guiteau-toussaint-tue-par-balle-dimanche-soir.html
http://www.haitilibre.com/article-1401-haiti-reconstruction-la-fondation-du-prince-charles-dans-les-eaux-troubles.html
http://www.haitilibre.com/article-1263-haiti-economie-l-ahe-s-interroge-sur-la-realite-des-retombees-economiques.html
http://www.haitilibre.com/article-1052-haiti-reconstruction-prochaine-procedure-d-expropriation-a-port-au-prince.html
http://www.haitilibre.com/article-1156-haiti-reconstruction-publication-de-l-arrete-d-expropriation-du-centre-ville-de-pap.html
HL/ S/ HaïtiLibre

 

Kay pam devient réalité

Le Matin – 19/07/2011

Le projet kay pam est lancé. En présence du président de la République, Michel joseph Martelly, du gouverneur de la banque centrale, Charles Castel, les responsables de la BNC et de la BPH ont présenté mardi ce projet, dit-on, révolutionnaire pour Haïti. Financé à hauteur de 4 milliards de gourde, le projet Kay Pam vise à aider les haïtiens, notamment ceux de la classe moyenne à se doter d’un abri décent.
Faciliter l’accès à la propriété privée, à la reconstruction et/ou réparation d’immeubles résidentiels et permettre à plus d’haïtiens d’avoir accès à un abri sont parmi les grands objectifs de kay Pam. Un financement des projets jusqu’à 100%, un délai de remboursement sur trente ans environ et un taux d’intérêt préférentiel fixe sur toute la durée du prêt sont entre autres, les avantages offerts dans le cadre de ce programme de prêt au logement.
Ce projet, est également ouvert aux agents de la fonction publique et ceux du secteur privé. Les catégories socioprofessionnelles et tout autre particulier, dans les dix départements du pays, répondant aux critères d’éligibilité fixés par la BNC et la BPH sont également inclus. Présent à la cérémonie de lancement au Karibe Convention Center, le président de la République, Michel Joseph Martelly, estime que c’est une grande première dans le secteur, et qu’il n’y aura pas de partialité. « C’est un programme pour aider la population. Les droits de propriété seront garantis », a-t-il ajouté.
Dans le même souffle, Steven Benoit estime que Kay Pam est une très bonne initiative. Il a profité pour rendre hommage à l’ex-président du conseil d’administration de la BNC, Guiteau Toussaint, assassiné au mois de juin dernier. Selon le sénateur, M. Toussaint était un homme de vision qui réfléchissait sur les grands problèmes de la nation. Toutefois, Steven Benoit croit que le montant alloué à ce programme est nettement insuffisant, compte tenu de la demande en logement au sein de la catégorie sociale visée à savoir la classe moyenne. « La transparence » est, selon le sénateur de l’Ouest, un élément indispensable pour la bonne marche de ce projet.
D’un autre côté, Steven Benoit pointe du doit les déclarations du vice président de la BNC, Jean Philippe Vixamar, faisant croire qu’une loi sur la copropriété a déjà été votée. Selon le sénateur, c’est un décret qui á été publié. Lequel décret serait un scandale, vu que le parlement est en fonction. Par ailleurs, le sénateur explique que la vie dans les appartements est incontournable. « Avec 27 mille kilomètres carrés, l’haïtien doit s’habituer à ce mode de vie, d’autan que la plupart des citoyens ne pourront jamais posséder seuls, une maison », a souligné l’élu de l’Ouest, faisant ainsi remarquer l’importance de la loi sur la copropriété.
« C’est une opportunité qui s’offre au système bancaire haïtien avec ce projet de 4 milliards de gourde », a fait remarquer, pour sa part l’économiste Kesner Pharel. Le PDG du groupe croissance a également insisté sur la nécessité d’ouvrir ce programme aux autres villes de province. La décentralisation explique-t-il, nécessite la création d’opportunités dans d’autres régions d’Haïti. 86% des dépôts d’argent à l’intérieur du pays sont faits dans les banques à Port-au-Prince, les 14 % restant concernent les autres banques de la République. De plus, en dehors de la capitale, poursuit Pharel, suivant une étude du groupe croissance, moins de 5% des détenteurs d’un compte en banque ont accès au crédit bancaire. Cela témoigne de l’injustice qu’il y a dans le système, soutient l’économiste.
Jusqu’à aujourd’hui, le concept « classe moyenne » demeure problématique en Haïti. Il n’est pas clairement défini. Surtout que la frange habituellement identifiée comme telle a été décapitalisée avec le séisme su 12 janvier 2010. Partout ailleurs, c’est une classe exposée aux chocs économiques. Comment résoudre ces problèmes et rendre viable les ménages visés afin de pérenniser kay pam ?

Lionel Edouard

 

Haïti – Reconstruction de Port-au-Prince :

Les trois axes du volet logement

Signal FM / Mardi, 19 Juillet 2011 17:15

Haitireconstruction19072011Le chapitre de la création de logement incluant le plan de reconstruction de la capitale haïtienne porte les autorités à prioriser trois axes majeurs. Le premier concerne le développement de nouveaux quartiers dans la périphérie de Port-au-Prince et hors de la capitale. Ces quartiers comporteront écoles, dispensaires et autres services de base, a expliqué le président Michel Martelly.

La restructuration et l’urbanisation des quartiers déjà existants constituent le deuxième axe. Il y prévoit accès routiers, services de base, centre communautaire, espaces verts, ….etc.

Le troisième axe porte sur la densification des quartiers déjà urbanisés par la construction en hauteur.

Tout ceci s’intègrera dans le cadre global d’aménagement du territoire et dans une politique financière qui donnera accès à un crédit  immobilier aux petites bourses, a indiqué Michel Martelly qui a averti « qu’il n’y aura pas de don de logement ».

« La reconstruction signifiera également de nouveaux pôles de développement, des opportunités économiques certaines et un code de construction définitif. Mon gouvernement, une fois installé, en fera la présentation et sera instruit de l’appliquer et de le faire appliquer », a poursuivi le chef de l’Etat d’Haïti qui a aussi évoqué la nécessité de reconstruire l’homme haïtien, son cadre physique, son cadre sociopolitique.

 

Haïti: Poursuite de la Semaine de la Reconstruction

Signal FM / Mardi, 19 Juillet 2011 17:06

Port-au-Prince-A19072011La Semaine de la Reconstruction lancée lundi par le président Michel Martelly se poursuit à Port-au-Prince. Ce Mardi, le chef de l’Etat Haïtien présente un programme de crédit au logement, baptisé « Kay Pam » cofinancé par la Banque Nationale de Crédit et la Banque Populaire Haïtienne.

Lundi, le président Martelly a présenté le plan de ce qui devrait être le prochain centre ville de Port-au-Prince. Cet espace actuellement en ruine devrait être transformé en un quartier moderne où seront construits les ministères et les édifices de l’Administration Publique. Déclarée « zone d’utilité publique » au lendemain du tremblement de terre du 12 Janvier 2010, il est prévu aussi un quartier résidentiel accessible aux agents de la fonction publique et du privé à des taux préférentiels, comme l’a dit le président lui-même.

« Les disponibilités financières existantes nous permettent aujourd’hui de commencer la construction des ministères et d’autres bâtiments symboliques de l’Etat, de mettre à la disposition des employés du secteur public comme ceux du secteur privé un programme spécial de prêt immobilier à des conditions préférentiels à travers la BNC et la BPH », a déclaré le président Michel Martelly dans son discours de circonstance.

« Ces grands travaux d’érection des ministères rendus possibles par le financement de la BRH attestent de notre volonté réelle et de notre détermination de remettre notre pays au travail », a-t-il ajouté. C’est sur les auspices de la Banque de la République d’Haïti, hôte de la cérémonie de lancement de la « Semaine de la Reconstruction » que ce plan de la reconstruction de la capitale haïtienne a été conçu par la Fondation Prince Charles, sans l’implication des autorités municipales. Le maire Jean Yves Jazon, président à la cérémonie, a félicité la BRH et a dit espérer une imbrication d’un plan que disposait la mairie avec celui retenu par l’Exécutif.

Une exposition de modèles de maisons présentées par 60 firmes haïtiennes et étrangères, prévue également dans le cadre de cette Semaine, sera tenue mercredi. Le président Martelly qui devrait y prendre part, essaiera de convaincre la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti qui se réunira vendredi à Port-au-Prince de l’importance de son impact dans la reconstruction.

 

Haïti – Politique :

Remaniement de la Commission de ratification du PM ?

19/07/2011 09:36:11

Haïti - Politique : Remaniement de la Commission de ratification du PM ?La semaine dernière, 5 Sénateurs avaient écrit au Président du Sénat, Rodolphe Joazile, pour lui demander de réformer la Commission composée de 9 membres chargée d’étudier les pièces du Premier Ministre désigné, [Lucas François Sainvil, Nènel Cassy, Yvon Buissereth, Wencesclass Lambert, Edwin Zenny, Francisco Dalacruz, Jean-Baptiste Bien-Aimé, Jean William Jeanty (Président de la Commission) et Jean Willy Jean-Baptiste], en raison de la partialité de certains de ses membres. Suite à cette lettre Le Président du Sénat à déclaré :
«…effectivement vendredi, j’ai reçu une lettre signée par 5 Sénateurs [Willy Jean Baptiste, Francisco Delacruz, Edwin Zenny, Michel Clerié et Youri Latortue] qui m’expliquent que parmi les Sénateurs qui composent la Commission qui va étudier le dossier de Me Bernard Gousse, il y a en a 5 qui ont porté un jugement [publiquement] sur Me Gousse, qui ont dit qu’ils ne voteront pas pour lui [Lucas François Sainvil, Wencesclass Lambert, Yvon Buissereth, Nènel Cassy, Jean Baptiste Bien Aimé].
Nous devons faire deux considérations, la première c’est que le Sénat est une Assemblée politique, […] sur cette base les Sénateurs n’ont pas le droit de donner leur opinion sur un dossier sur lequel ils devront voter […] la seconde, c’est que l’étude du dossier est technique, donc c’est sur cette base que les Sénateur devraient voter la ratification [ou non] du Premier Ministre.
Nous ne croyons pas que cela va déranger la question, lorsque des Sénateurs disent qu’ils ne voteront pas pour Me Bernard Gousse. Toujours est-il, que 5 sénateurs ont demandés de repenser la Commission. Ce n’est pas nous qui avons penser la Commission, mais l’Assemblée, donc à la plus prochaine séance, mardi soir, nous allons introduire cette lettre devant l’Assemblée et elle décidera de garder ou de retirer ces 5 Sénateurs.
Aujourd’hui, la configuration du Sénat montre qu’il y a deux groupes de Sénateurs, un groupe qui dit qu’il ne voteront pas Me Gousse et l’autre qui dit qu’ils voteront pour, donc retirer ceux qui disent qui ne voteront pas et les remplacer par ceux qui voteront pour, est extrêmement difficile […]
Ce n’est pas moi, en tant que Président du Sénat, qui va décider s’ils doivent rester ou pas […] l’Assemblée devra trancher. Je ne pense pas le fait de remplacer des Sénateurs va résoudre le problème. Il faut faire appel à la sagesse des Sénateurs, qui savent qu’en tant que Sénateurs de la République ils doivent prendre un certain recul et que même au-delà de leur conviction, de leur idéologie, nous parlons du pays, […] ils doivent traiter ce dossier en homme d’État, en femme d’État et ne pas laisser leur émotion et leur sensibilité les conduire… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3383-haiti-politique-youri-latortue-reclame-une-commission-impartiale.html
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
S/ HaïtiLibre

 

L’école gratuite pour 100 000 enfants cette année

Le Matin – 9/07/2011

Dans le cadre du Programme national de l’éducation (PNE), initié par la présidence en juin dernier, 100 000 enfants non encore scolarisés prendront le chemin de l’école d’ici la rentrée scolaire en septembre 2011, a déclaré le président Martelly.
Le projet pilote d’éducation gratuite sera lancé dans la 3e ville du pays, les Cayes (sud d’Haïti). Une liste de noms d’enfants avec leur adresse est en train d’être préparée par Georges Mérisier et son équipe afin de donner une chance à ces enfants de gouter le pain de l’instruction, a fait savoir le président Michel Martelly.
WPC/LM

 

La PNH prête à exécuter le mandat émis contre Gaillot et consorts

Le Matin – 19/07/2011

Le commandant en chef de la police nationale d’Haïti, Mario Andrésol affirme que l’institution qu’il dirige n’hésitera pas à exécuter les ordres de la justice, en mettant aux arrêts tout individu faisant l’objet de mandat. ”Ce n’est pas à la PNH de déterminer si le parquet est compétent ou pas” a lancé M. Andrésol, en marge du lancement de la semaine de la reconstruction à la BRH.
Le Directeur général de la PNH se dit prêt à appréhender les trois conseillers pourvu qu’il y ait un ordre écrit et exécutoire délivré par un magistrat concernant les inculpés. ”Nous sommes les auxiliaires de la justice, nous ne pourrons pas nous déroger à ce devoir. Si la justice nous demande de conduire quelqu’un jusqu’à elle, nous le ferons sans hésiter a-t-il conclut.
Rappelons que le parquet de Me Sonel Jean-François a émis un mandat d’amener contre les trois conseillers Gaillot Dorsinvil, Ribel Pierre et Léonel Raphaël. Leurs avocats évoquent l’immunité en soutenant que les conseillers sont des hauts fonctionnaires de l’Etat et par conséquent ne peuvent être entendus que par la haute cour de justice.
Selon Me Samuel Madistin, les faits reprochés aux conseillers révèlent du droit pénal, puisqu’il s’agit d’association de malfaiteurs, d’abus d’autorité, de corruption,…. ”Et la loi électorale autorise les tribunaux de droits communs à sévir contre tous ceux qui commettent une infraction pénale”. Il poursuit pour dire que ”les conseillers seraient passibles de la haute cour de justice s’il s’agissait de faute administrative’’.
Selon l’homme de loi, ”les conseillers devraient répondre à l’invitation du commissaire même si ce tribunal n’est pas compétent pour les juger. Ce faisant, ils auraient pu en profiter pour signifier leurs argumentations. Ignorer l’invitation n’est pas le bon choix’’, a ajouté M. Madistin.
D’un autre côté, Me Reynold Georges, défenseur de Gaillot Dorsinvil, prend le contre-pied de cette position de maitre Madistin. ”Même pour les infractions pénales, le président de la république doit donner son autorisation pour poursuivre un conseiller électoral” selon Me Georges. L’avocat dit avoir écrit au chef de l’Etat pour lui demander d’ordonner au commissaire du parquet de Port-au-Prince, Me Sonel Jean François, d’abandonner sa voie tortueuse.
Entre temps la direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a reçu l’instruction du parquet pour procéder à l’arrestation des trois conseillers précités. Et le directeur général de la PNH dit vouloir accomplir les ordres de la justice. Assistera-t-on à l’arrestation de ces conseillers ?
Affaire à suivre

James Dufresne

 

Des boursiers haïtiens en difficulté financière au Bénin

19/07/2011 10:43:00 Auteur(e) La Redaction

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Les étudiants boursiers haïtiens au Bénin sont en proie à de graves difficultés financières, a révélé  en substance lundi le député de la circonscription Torbeck – Chantal (sud), Guy Gérard Georges.
Une centaine d’étudiants haïtiens ayant bénéficié de bourses offertes par le Bénin seraient abandonnés en terre étrangère, a encore fait savoir Guy Gérard Georges qui se prononçait lundi sur la situation d’insécurité qui affecte de manière générale les étudiants haïtiens à l’extérieur.
Ces jeunes haïtiens  vivent avec 65 000 francs CFA soit environ 130 dollars américains, allocation mensuelle du gouvernement béninois, les autorités haïtiennes ne fournissant aucune assistance à ces jeunes, en quête d’une formation universitaire en terre africaine, a fait savoir le député.
Pour illustrer ses dires, le parlementaire évoque la situation du jeune haïtien Lebrun Eltine qui a eu la jambe cassée  dans un accident de la circulation  au Bénin mais qui ne peut se faire soigner faute de ressources financières.
« Il lui faut seulement 300 000 francs CFA (800 dollars  américains) pour se faire operer, sinon sa situation va se compliquer davantage » a regretté M. Georges qui déclare avoir tenté sans succès de prendre contact avec les ministèrs haïtiens concernés sur cette grave situation qui ne fait pas honneur au pays.
Le représentant de la circonscription Torbeck – Chantal  exhorte le président Michel Martelly à s’informer sur la situation de nos jeunes concitoyens à l’étranger, déplorant notamment le viol suivi d’assassinat de la jeune Roodline Lindor assassiné en Republique dominicaine  le 12 juillet dernier.
Le Bénin est l’un des pays qui se sont montrés solidaires d’Haiti après le sanglant séisme qui a détruit de nombreux établissements universitairs   et tué des milliers d’étudiants, professeurs et autres membres de la communauté universitaire.
Après le sénégal, ce pays africain a ouvert les portes de ses universités à nos jeunes qui, au nombre de 110, ont laissé le pays avec l’espoir de revenir avec une formation supérieure compétitive.

AHP

 

EDITO

Céder sur l’accessoire pour réaliser l’essentiel

Le Nouvelliste / 18-07-11

Haïti: Deux mois après son investiture, le président Michel Martelly peine à faire ratifier son premier gouvernement. La rentrée des classes ne tiendra pas toutes ses promesses, ou au pire, nous allons y aller à l’haïtienne : la sauce coûtera plus cher que le poisson. Le budget national 2011-2012 sera bâclé. On rapiécera celui de l’an passé.
Par un de ces bégaiements de l’histoire, le changement annoncé rate la première marche au pas de la porte.
Ici, quand ce n’est pas la volonté qui fait défaut, c’est un déficit de savoir-faire qui nous empêche de prendre le bon départ depuis 1991. Non depuis 1986. Bien avant : depuis 1957. Mais non, depuis 1804.
Perpétuel recommencement.
En réaffirmant son soutien à Bernard Gousse à son retour d’Espagne après la pétition du groupe des seize sénateurs affirmant leur détermination à voter contre le choix du président de la République, Michel Martelly a lié son sort à celui de son poulain.
L’addition Rouzier+Gousse sera lourde si les deux se rejoignent dans la liste des Premiers ministres désignés non ratifiés. Martelly donne l’impression qu’il ne peut pas reculer sans ajouter la débandade à l’échec. Alors il avance avec Gousse. Serrant les rangs, serrant les dents et mettant plus de coeur à l’ouvrage.
Pourtant, depuis qu’il a compris qu’il s’est enfermé dans un piège, les cartes sont jouées avec prudence dans le camp de la présidence. Martelly paraît plus accommodant et Gousse multiplie les rencontres, les déclarations apaisantes, grappille les appuis. L’avocat a même fait le pèlerinage à Seau-d’Eau ce week-end. Tout compte. Le plus infime agio s’ajoute à son capital.
Si le mot négociation est banni du vocabulaire du président Martelly, on sent qu’au fond la réticence n’est pas coulée dans le béton. D’ailleurs, en coulisse ou à visage découvert, il n’y a pas quatre chemins pour vaincre la réticence des sénateurs et celle sans doute latente, des députés.
Nos élus si mal élus doivent aussi comprendre que la reculade n’est pas signe de défaite. Rejoindre l’autre au milieu du gué est un sort meilleur au périr ensemble que nous conjuguons si souvent.
Il est à craindre cependant que le prix du passage de la pilule Gousse n’ouvre la porte à des pete koken en cascade sitôt la ratification acquise.
La gouvernance future, les élections qui s’annoncent, le marasme de l’économie mondiale, les dossiers compliqués de la reconstruction, tout nous prescrit un pacte de gouvernabilité, comme le dit si bien l’Alternative. Un Yalta haïtien, pour reprendre un édito écrit dans ce journal. Un chita pale entre chefs, pour reprendre Steven Benoît, le premier sénateur de l’Ouest.
Aucun président de la République d’Haïti n’aura une nouvelle fois la chance de recevoir Haïti en héritage et de pouvoir en disposer à sa guise comme Jean-Claude Duvalier. Tous les présidents devraient prendre leçon du destin de Jean-Bertrand Aristide élu dans l’euphorie populaire et qui n’a jamais pu gouverner qu’entre parenthèses en dépit de ses mandats massifs.
Rechercher le point d’équilibre entre les forces sociales et politiques est le premier devoir du premier mandataire de la nation, qui doit veiller à la bonne marche des institutions. Ce faisant, il ne renonce à aucune de ses prérogatives et ne capitule pas devant aucun des pouvoirs, fusse-t-il parlementaire.
Faire marcher ce pays c’est savoir doser la politique de la carotte et du bâton sans abuser ni de l’un ni de l’autre.

Frantz Duval / duval@lenouvelliste.com

 

Une proposition de sortie de crise de l’ancien sénateur Parent

Le Matin – 18/07/2011

L’ancien sénateur de l’Ouest, Jean Jacques Clark Parent estime que la difficulté à laquelle fait face l’exécutif à se doter d’un gouvernement, n’est pas une crise en soi. ”Il y a un gouvernement en place devant liquider les affaires courantes, … et la question du budget est une affaire courante, l’ouverture des classes en septembre en est une autre. Que le président intime, au gouvernement actuel, l’ordre d’exécuter des tâches précises”, a fait remarquer l’ex-sénateur. Le dirigeant de ”konbit pou refè Ayiti”, qui intervenait à une émission sur Signal Fm, a aussi mis l’accent sur le fait que les membres du gouvernement démissionnaire perçoivent leur salaire régulièrement et par conséquent ont l’obligation de travailler pour sortir le peuple de la situation difficile où il se trouve.
En tout cas, le bras de fer entre l’exécutif et le législatif se complique un peu plus chaque jour. Le choix de Gérad Daniel Rouzier rejeté, celui de Me Bernard H. Gousse est sur le point de connaitre le même sort. Entre temps, le Président se plaint de l’absence de gouvernement pour lui permettre d’accomplir ses promesses de campagne alors que la population git encore dans la misère. Si pour Clark Parent il est possible que Michel Martelly travaille avec l’administration sortante en vue d’améliorer le sort de la population en attendant un nouveau gouvernement, ce n’est pas le cas du côté de la présidence qui se dit bloquée faute d’une nouvelle administration.

James Dufresne / gerdjineclaire@yahoo.fr

 

Haïti: Vers une percée dans les négociations

Le Nouvelliste / 18-07-11

Les jours passent, le pays est toujours sans gouvernail. Les appels à la sagesse et à un dépassement de soi de différents secteurs de la société se multiplient. Comme pour manifester sa bonne foi en vue de trouver un dénouement à la crise sur la ratification du Premier ministre désigné, le chef de l’Etat demande à rencontrer le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. Selon le sénateur Desra Simon Dieuseul qui en fait l’annonce, cette rencontre doit avoir lieu avant le mercredi 20 juillet.

La position jusqu’ici quasi stationnaire des acteurs impliqués dans la ratification de Bernard Gousse semble ramollir. Le président Martelly demande à rencontrer le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse. Demande acceptée, selon le parlementaire du Plateau Central qui a donné la nouvelle.
« Il nous a demandé une rencontre, on va le rencontrer. Cette rencontre devrait avoir lieu sous peu. Je crois qu’avant mercredi nous autres et le président devons se rencontrer. Je lui ai donné la garantie que nous allons le rencontrer… », a-t-il expliqué. Après les discutions, a ajouté le sénateur Desra Simon Dieuseul, on saura ce qui ce passera. Selon lui, ces pourparlers peuvent déboucher à un dénouement dans un sens ou un autre.
« Le pays souffre. Ensemble nous devons trouver une solution… », a-t-il déclaré à la presse ce lundi 18 juillet.
« J’ai rencontré le président Martelly pendant sa visite à Saut-d’Eau. Nous avons discuté de tout et de rien, mais surtout de l’actualité politique. Je lui ai dit que dans une construction il faut faire la différence entre les pierres qui peuvent servir comme décoration et celles qui sont véritablement utiles », a raconté le parlementaire.
Signataire de la pétition du groupe des 16 sénateurs, l’élu du Plateau Central qui a mené campagne en faveur de Michel Martelly, a fait savoir que s’il avait été mis au courant préalablement de la désignation de Me Gousse, il ne se retrouverait pas contre le choix du président aujourd’hui. « Si la décision a été prise avec moi, je pourrais ne pas y être opposé. Je l’ai entendu dans les rues…je n’ai pas été consulté… », a souligné Desra Simon Dieuseul .
L’élu de l’organisation politique l’Avni à tendance  »Lavalas » a fait savoir, en outre, que ni lui ni ses collègues du groupe des 16 sénateurs n’a de problème avec le président Martelly.
Contacté par Le Nouvelliste, plusieurs proches du président Martelly ont fait savoir qu’ils ne sont pas au courant de cette rencontre entre le groupe des 16 sénateurs anti-Gousse avec le chef de l’Etat annoncée par le sénateur Desra Simon Dieuseul.
Pour sa part, en marge au lancement de la semaine de reconstruction ce lundi, le chef de l’Etat a indiqué qu’il a déjà fait toutes les ouvertures. « J’ai fait des ouvertures à tout le monde, j’ai visité le Parlement, j’ai donné des accolades avec des parlementaires  »ki pa vle wè-m yo », j’ai fait des discutions et je suis prêt à travailler avec tout le monde pour débloquer le pays…maintenant j’attends tout simplement », a martelé Michel Martelly aux questions des journalistes.
Selon le chef de l’Etat, actuellement les chances de ratification de Bernard Gousse sont de 50-50. Une facon pour lui de dire que le Premier ministre désigné a toutes ses chances pour passer les étapes au Parlement ou de ne pas réussir…
Le problème ne doit pas être géré de façon personnelle, a-t-il renchéri. Il faut aller vite pour le bien de la population, a ajouté le chef de l’Etat.
La semaine dernière, le président de la République a déclaré que : « même s’il n’y a pas de gouvernement, on me paie et moi je paie les parlementaires. » Une façon pour lui de dire que la population souffre de cette situation de conflit entre les pouvoirs exécutif et le législatif. Il faut en finir avec le « dilatoire », selon lui.
Pour tenter d’aider à résoudre la crise en favorisant un dialogue constructif entre l’exécutif et le Parlement, le Forum économique du secteur privé des affaires a rencontré mercredi de la semaine écoulée le coordonnateur de la plateforme politique INITE, le sénateur Joseph Lambert. D’autres actions de la société civile sont attendues avant la fin de la huitaine sollicitée par Bernard Gousse qui doit déposer ses pièces au parlement.
Robenson Geffrard /
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Haïti – Économie :

80% des familles les plus pauvres endettées à Port-au-Prince

18/07/2011 15:27:53

Haïti - Économie : 80% des familles les plus pauvres endettées à Port-au-PrinceDans le cadre de son engagement auprès des populations vulnérables de Port-au-Prince et Léogâne, l’Agence d’aide à la Coopération Technique Et au Développement (ACTED) a conduit au courant de l’année 2010 une enquête sur la situation économique des ménages haïtiens et le niveau d’endettement des familles dans les communautés rurales comme urbaines. Cette étude a pour objectif d’offrir une meilleure compréhension du cycle d’endettement et des opportunités pour le briser en Haïti, à la communauté humanitaire comme aux acteurs de développement
Le niveau d’endettement des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté atteint 80% à Port-au-Prince et 94% dans les zones rurales affectées par le séisme de janvier 2010. Haïti compte en 2011, 13% de ménages très pauvres endettés de plus, qu’avant le séisme du 12 janvier 2010.
La relance ou le maintien de l’activité économique constitue la première contrainte financière des familles les plus pauvres; ainsi, les bénéfices tirés de l’activité professionnelle sont insuffisant pour assurer la pérennité de celle-ci et, vivant de la trésorerie courante, les familles s’enlisent dans un cercle d’endettement chronique.
Le paiement des frais de scolarité est la seconde source d’endettement. Enfin, 15% des ménages citent la réparation ou la reconstruction de leur habitat comme la principale contrainte économique pesant sur leur famille actuellement ajoutant une pression supplémentaire sur les moyens économiques des plus pauvres, déjà largement contraints par les frais courants de maintien de leur activité économique et d’accès aux services sociaux de base.
L’enlisement des populations les plus pauvres en Haïti dans l’endettement nuit aux efforts de développement économique à l’échelle nationale. Des actions rapides et importantes doivent être entreprises pour permettre à ces populations de devenir de réels acteurs de la reconstruction : rééquilibrage des activités économiques par rapport aux filières de la reconstruction, soutien technique aux métiers de la reconstruction, soutien à l’accès aux services sociaux de base. Au-delà d’un meilleur déploiement des outils de microfinance, notamment dans les communautés rurales, et d’un soutien aux équipements productifs, ce sont les contraintes financières des familles qu’il faut réduire et les filets de protection sociale qu’il faut favoriser.
Aujourd’hui, plus que la simple mise en œuvre de projets d’urgence et de post-crise, ACTED veut contribuer à la promotion de solutions innovantes et pertinentes de réduction de la pauvreté, telle que la microfinance ou les logiques d’entrepreneuriat social, auprès de la communauté humanitaire, de nos partenaires sur le terrain et de l’ensemble des acteurs engagés en faveur des Objectifs du Millénaires pour le Développement. Forte de son expérience humanitaire, ACTED veut ainsi, par ses activités de plaidoyer, participer à la définition d’une aide plus efficace et pérenne.
HL/ HaïtiLibre

 

Démenti formel de Laurent Lamothe et de Global Voice Group

Le Nouvelliste / 18-07-11

Monsieur Laurent Lamothe dément formellement les informations calomnieuses fabriquées à dessein par le blog sénégalais http://www.dakaractu.com mettant en cause sa personne et la société placée sous sa direction. Les informations mensongères de ce blog visent à salir la réputation de monsieur Lamothe et l’image de Global Voice Group au profit de compétiteurs basés au Sénégal.
Ce blog, hébergé au Sénégal, a publié le 2 juillet 2011 un éditorial diabolique ayant pour titre : « Portrait de Laurent Lamothe, le sulfureux patron de Global Voice Group ». Les ragots et les informations mensongères exprimés dans cet article visent, dans un premier temps, à détruire la réputation de l’entrepreneur Laurent Lamothe. Et, en second lieu, à salir l’image de la société de la société Global Voice Group.
Les esprits éclairés sont étonnés de constater que le texte mensonger de ce blog a été intentionnellement repris par le site haïtien Haïti-Liberté à des fins inavouées. Il est scandaleux de voir que des journalistes professionnels se mêlent à une entreprise de destruction de la personnalité d’un homme qui met son savoir-faire au service de sa communauté.
Ainsi, par la publication de la présente note, monsieur Laurent Lamothe et la direction générale de Global Voice Group démentent formellement les accusations gratuites et sans fondement du blog sénégalais, qui ont été reprises par Haïti-Liberté.
Par ailleurs, la direction générale de Global Voice Group tient à rectifier les faits en ce qui a trait à sa présence au Sénégal, d’où viennent les informations mensongères reprises par Haïti-Liberté.
Suite au décret présidentiel 2010-632 du 28 mai 2010 sur le contrôle, la supervision et la tarification des appels internationaux au Sénégal, la société Global Voice Group a reçu un contrat de sous-traitant pour l’exploitation et le support technique sur le calcul de volume et de lutte contre la fraude. En moins de trois mois, l’efficacité des services fournis par la société Global Voice Group a permis à l’État sénégalais de rentrer 30 millions d’euros; elle devait recevoir 49% de ce montant. Contrairement aux allégations révélées ici et là, Global Voice Group n’a réalisé, jusqu’ici, aucun revenu au Sénégal et n’a bénéficié d’aucune compensation dans le cadre de ce projet. Actuellement, la société entreprend des négociations avec les autorités gouvernementales de la République du Sénégal afin d’obtenir le paiement de la somme qui lui est due.
La direction générale de Global Voice Group tient à rappeler que l’entreprise n’est candidate à aucun marché et n’a nullement l’intention d’offrir ses services en Haïti, afin d’éviter des conflits d’intérêts.
Fondée par des entrepreneurs haïtiens visionnaires, Global Voice Group est la plus grande société de gouvernance des télécommunications en Afrique. Elle est une pionnière dans le domaine des plateformes et des infrastructures de supervision pour les agences gouvernementales de régulation des télécoms. Ses solutions pour lutter contre les fraudes téléphoniques permettent aux États de mieux gérer et protéger le secteur des télécommunications contre les fraudeurs.
Sur le continent africain, la société Global Voice Group a permis la détection de plus de 200 000 lignes frauduleuses. Les services offerts et la solution apportée par Global Voice Group ont permis aux opérateurs de télécommunication légalement habilités à fonctionner et aux gouvernements des États africains de rentrer des recettes chiffrées à plus de 100 millions de dollars. Avant l’offre de service de Global Voice Group, ces sommes étaient comptabilisées et consignées dans les registres des pertes et de manques à gagner des compagnies et des États. Les fraudeurs, ayant vu dans les solutions apportées par la société la fin de leurs pratiques illégales, se retournent aujourd’hui contre la société Global Voice Group et entreprennent des attaques destructrices en diffusant et multipliant des informations mensongères et attentatoires à la réputation de la société et de ses dirigeants.
M. Laurent Lamothe et Global Voice Group respectent et encouragent la liberté d’expression de tous. Les mensonges détruisent l’information. La diffamation est un acte attentatoire à la réputation d’honnêtes gens et un cancer à l’esprit d’initiative.
Face aux attaques diffamatoires visant à ternir son image et sa réputation, l’homme d’affaires haïtien, monsieur Laurent Lamothe, respectueux des lois et des principes qui fondent une société démocratique, n’hésitera pas à recourir aux moyens légaux dont il dispose pour poursuivre tous les individus malintentionnés qui trament des complots de nature à mettre en péril la pérennité de la société dont il est le P.D.G. Des actions seront intentées par-devant la juridiction compétente contre toutes les personnes physiques et morales qui fabriquent et diffusent des informations mensongères contre sa personne et la renommée de la compagnie.
Port-au-Prince, le 13 juillet 2011

 

Bernard Gousse ne veut pas être associé au Duvaliérisme

« Mon père, c’est mon père, et moi, c’est moi », nous a répondu, tranchant, le Premier ministre désigné Bernard Honorat Gousse que nous avons joint au téléphone. Il était vraiment dérangé par notre question sur l’image de « fils de duvaliériste » qui est faite de lui dans la presse depuis sa désignation. L’avocat y voit une nouvelle stratégie de ceux-là qui veulent, à tout prix, hypothéquer sa ratification.

Le Matin – 15/07/2011

« Mon père, c’est mon père, et moi, c’est moi », nous a répondu, tranchant, le Premier ministre désigné Bernard Honorat Gousse que nous avons joint au téléphone. Il était vraiment dérangé par notre question sur l’image de « fils de duvaliériste » qui est faite de lui dans la presse depuis sa désignation. L’avocat y voit une nouvelle stratégie de ceux-là qui veulent, à tout prix, hypothéquer sa ratification. Bien qu’irrité par la question sur son ascendance duvaliériste, question qui a failli mettre fin, de manière impromptue, à l’entretien, Me Gousse nous a quand même fait une esquisse de son parcours politique.
« Je n’ai pas cessé de dire que le régime des Duvalier et celui d’Aristide constituent les deux plus grandes impostures qu’on a connues dans notre histoire récente », a déclaré le docteur en droit qui rappelle que des membres de sa propre famille furent victimes des atrocités des Duvalier. Il prend ainsi ses distances par rapport aux accointances ou convictions politiques de son père, Dr Pierre E. Gousse, ex-ministre de l’Information de Jean Claude Duvalier.
« J’étais encore étudiant en 3e année à la faculté de Droit en 1980 quand je participais aux fameuses conférences de Me Gérard Gourgue baptisées « Démocratie et État de droit », des sbires de Jean-Claude Duvalier sont arrivés pour saboter l’activité, j’ai dû me battre avec certains d’entre eux pour m’échapper », raconte Me Gousse. Il se souvient de l’arrestation de ses oncles : Lamartinière Honorat et Jean Jacques Honorat qui, selon le régime, véhiculaient des « idées subversives ». « J’étais présent dans la maison à ce moment et j’ai assisté ma famille dans les démarches légales pour obtenir leur élargissement », nous dit le juriste qui ne cache pas son aversion pour le régime duvaliérien.
Bernard Gousse identifie plusieurs « pions » utilisés contre lui depuis qu’il est entré dans la course à la Primature. « D’abord on m’a fait passer pour un violateur des droits humains, ça n’a pas marché ; on a alors soulevé « la thèse Privert », ça n’a pas non plus marché et, maintenant, on parle de fils de duvaliériste, ça ne marchera pas non plus ». L’ancien ministre de la Justice est révolté.
Me Gousse croit important de rappeler qu’il a toujours été contre toutes formes d’oppression, et c’est pourquoi il s’est personnellement soulevé contre Jean Bertrand Aristide, en 2004, quand celui prenait des chemins qui, selon lui, s’apparentaient a ceux des Duvalier. « Je me suis dit que je ne pouvais pas avoir grandi sous Duvalier pour ensuite vieillir sous un régime qui ressemble à ces mêmes dictateurs d’avant 1986 », confie-t-il pour expliquer les motifs de sa participationt aux manifestations anti-Aristide à partir de décembre 2003.
L’attaque menée contre le recteur de l’Université d’État d’Haïti, Pierre Marie Paquiot, par les militants lavalas qui ont fait invasion à la faculté des Sciences humaines (Fasch), le 5 décembre 2003, avait particulièrement soulevé la conscience du professeur Gousse. « J’ai vu que le pouvoir d’Arisitde versait dans la tyrannie et je suis alors rentré dans la bataille, mais la mobilisation avait déjà commencé », fulmine Me Gousse qui revendique du même coup sa conviction de légaliste qui l’attache au principe démocratique voulant que les changements de gouvernement s’opèrent dans les échéances électorales. « Mais en tant que juriste, je crois que lorsque le seuil de l’acceptable est franchi, le droit à l’insurrection est garanti à tout peuple et ceci existe dans toutes les déclarations de droits de l’homme », laisse entendre celui qui encourt aujourd’hui la foudre d’au moins 16 sénateurs d’origine lavalas.
Souvent présenté en 2004 comme un « technocrate » proche du Groupe des 184, Me Gousse nie avoir rempli un rôle particulier dans le mouvement ayant mené au renversement du président Aristide. Il n’était qu’un simple citoyen parmi d’autres dans un mouvement qui dénonçait ce que la nation ne pouvait plus supporter. Il admet qu’étant universitaire, il a eu à présenter des conférences ou des documents, notamment sur l’ensemble des violations de la constitution que l’on pouvait relever dans les agissements du pouvoir lavalas.
En dépit de ces grandes mésententes avec les membres de la Fanmi Lavalas, Bernard Gousse a pu conseiller le président René Préval, selon le sénateur Annacis Jn Hector, très proche de l’ancien chef d’État. L’homme de loi l’admet, mais précise qu’il n’a pas formellement fait partie du groupe des conseillers de M. Préval. « Mais René Préval, dans sa grande sagesse, je dois le dire publiquement, est quelqu’un qui a contribué à dépassionner, dédramatiser la vie politique en Haïti », soutient-il tout en reconnaissant que son aide a maintes fois été sollicitée par le prédécesseur de Michel Martelly.
En terme de philosophie politique, Bernard Gousse dit n’être « ni de droite ni de gauche ». A son avis, cela ne tient pas en Haïti, l’important c’est le bien-être du peuple haïtien, tente-t-il d’expliquer. « Si vous voulez que je parle de ma philosophie, c’est plutôt un humanisme nourri par les valeurs chrétiennes de solidarité et de respect pour tous », a finalement concédé Me Gousse.
Pour ce qui est des partis politiques, Me Gousse dit n’avoir jamais été membre d’une quelconque structure politique. Mais quand on lui demande s’il voyait sur le terrain un parti qu’il pourrait intégrer à l’avenir, Bernard Gousse dit préférer ne pas répondre à cette question. « On n’en est pas encore là ».

Eddy Laguerre / edgu85@yahoo.fr

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