samedi 23 juillet 2011

23 Juil

Haïti – Reconstruction :

Le relogement une priorité pour Martelly, la CIRH et le FRH

23/07/2011 10:44:51

Haïti - Reconstruction : Le relogement une priorité pour Martelly, la CIRH et le FRHHier, le Président de la République, Michel Martelly, à participé à la 7ème réunion du Conseil de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), durant cette réunion le Président a plaidé la cause des centaines de milliers de personnes vivant encore aujourd’hui sous des tentes, et a demandé aux personnes présentes de donner la priorité à ces gens là « Tous les efforts et les ressources disponibles seront nécessaires à cette fin. »
Le Président Martelly en a profité pour faire connaitre les intentions de son administration en ce qui a trait à la CIRH « Mon administration a l’intention de poursuivre cette collaboration fructueuse, en se concentrant sur des priorités claires, l’accélération du rythme d’exécution des projets et accroître de façon spectaculaire la quantité de ressources disponibles, en particulier les décaissements, afin de mieux répondre aux attentes légitimes du peuple haïtien. »
«…je vous demande d’accorder une importance toute particulière à la relocalisation des personnes qui sont toujours sous les tentes et les abris de fortune et qui mérites de retrouver des conditions convenables de vie dans les meilleurs délai » a demandé à la CIRH le Président Martelly, annonçant par la même occasion un programme pour 30000 personnes « À ce sujet je suis heureux d’annoncer qu’un programme spécial et de grande envergure sera entreprit sous la direction conjointe de la Présidence, des mairies et des autres partenaires nationaux et internationaux pour permettre à 30000 personnes de rejoindre leur quartier d’origine et de vivre dans des logements décents et des quartiers urbanisés. Ce projet est axé sur la réhabilitation de 16 quartiers liés à 6 camps prioritaires […] » Concernant la reconstruction de la capitale il demande que des crédits soient octroyés directement aux victimes « Ensuite la reconstruction de Port-au-Prince et des ville touchées par le séisme devra accorder des responsabilités et un rôle plus important au secteur privé en fournissant directement aux victime du 12 janvier les crédits et autres financements nécessaire à la reconstruction des maisons et immeubles qu’ils ont perdu…» a demandé le Président Martelly.
Parallèlement, Josef Leitmann le gestionnaire du Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH) a dit qu’Haïti va utiliser la majorité des fonds pour reconstruire les quartiers ravagés par le 12 janvier 2010. Déclarant que la nouvelle stratégie permettra de faire sortir quelques-uns des 634 000 personnes qui vivent encore dans les camps. Il a également déclaré que les gens recevront également des prêts pour les aider à la réparation de leur logement, ainsi les autorités n’auront plus à s’inquiéter de la sécurisation des terres dans la capitale surpeuplée qu’est Port-au-Prince.
Moins d’un an après sa création, le Fonds de Reconstruction d’Haïti (FRH) a alloué 237 millions de dollars pour financer 14 initiatives de reconstruction, ou 71 pour cent des 335 millions de dollars reçus par les bailleurs de fonds, selon le premier rapport annuel du Fonds, publié aujourd’hui.
« Un solide soutien financier est essentiel pour s’assurer que le processus de reconstruction répond aux priorités clés d’Haïti en termes d’agriculture, de la création d’emplois, du climat des investissements, du logement et de l’éducation. En partenariat avec des institutions comme la FRH, nous nous engageons à reconstruire en mieux, efficacement et pour le bénéfice de tous les Haïtiens », a déclaré Michel Martelly dans le rapport.
« Dans la première année, nous avons construit une base solide pour mobiliser et allouer les ressources efficacement. Cependant, d’énormes défis demeurent. Beaucoup de besoins de reconstruction sont urgents et la capacité de la mise en œuvre doit être renforcée » a déclaré Josef Leitmann, le gestionnaire du FRH.
HL/ HaïtiLibre

 

La ministre Lassègue tire sa révérence

23/07/2011 11:33:00 Auteur(e) La Redaction

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Après 18 mois au service du gouvernement et de la population haïtienne, la ministre de la Culture et de la Communication, qui s’est toujours distinguée par son savoir-faire et son charisme, tire sa révérence. Pour des raisons de santé, Marie Laurence Jocelyn Lassègue laisse le gouvernement pour se faire soigner de la sclérose en plaques dont elle souffrait depuis un certain temps.
« Je devais subir deux (2) traitements médicaux importants au cours des mois de juin et de juillet 2011; j’allais profiter du changement de gouvernement pour les faire. J’ai annulé le premier rendez-vous. Je ne peux reporter le second, déterminant pour l’avenir de ma santé. Je me déplacerai donc le samedi 23 juillet », selon une correspondance de Mme Lassègue, adressée au chef du gouvernement démissionnaire, Jean-Max Bellerive, dont une copie a été envoyée au président de la République.
« Je me vois dans l’obligation de vous informer que j’arrêterai de liquider les affaires courantes, le 22 juillet 2011 », poursuit cette lettre en date du 11 juillet. Mme Lassègue a conclu sa correspondance en souhaitant que le prochain gouvernement soit installé le plus tôt possible.
La ministre démissionnaire a également adressé une correspondance avec pratiquement le même contenu aux différences associations de femme du pays.
« Ne vous inquiétez pas pour moi », a-t-elle dit au Nouvelliste ce vendredi 22 juillet moins de 24 heures avant son départ pour le Canada, où elle doit se faire soigner de la sclérose en plaques. Avec une telle maladie, personne ne saura réellement comment elle a fait pour remplir sa fonction avec tant d’efficacité. Marie Laurence Jocelyn Lassègue, dite Lolo, doit se retirer pendant quelque temps pour suivre son traitement dans le calme et loin des pépins quotidiens.

La sclérose en plaques : qu’est-ce que c’est?
La sclérose en plaques est une maladie qui touche le système nerveux central, en particulier le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière. Elle altère la transmission des influx nerveux et peut se manifester par des symptômes très variables : engourdissement d’un membre, troubles de la vision, sensations de décharge électrique dans un membre ou dans le dos, troubles des mouvements, etc.
Le plus souvent, la sclérose en plaques évolue par poussées, au cours desquelles les symptômes réapparaissent ou de nouveaux symptômes surviennent. Au bout de quelques années, les poussées laissent des séquelles (symptômes permanents) qui peuvent devenir très invalidantes. La maladie peut en effet porter atteinte à de nombreuses fonctions : le contrôle des mouvements, la perception sensorielle, la mémoire, la parole, etc.
Diagnostic
Il n’y a pas de test qui permette de diagnostiquer de façon certaine une sclérose en plaques. D’ailleurs, les erreurs diagnostiques restent fréquentes, car de nombreuses maladies peuvent se manifester par des symptômes ressemblant à ceux de la sclérose en plaques.
Sources : passeportsanté.net

Robenson Geffrard – Le Nouvelliste

 

Haïti: la commission de reconstruction prolongée

23/07/2011 11:20:00 Auteur(e) La Redaction

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PORT-AU-PRINCE, Haïti – Le président d’Haïti demandera à la commission qui supervise la reconstruction post-séisme de prolonger son mandat d’un an, a annoncé un responsable mercredi.

Michel Martelly en fera officiellement la demande vendredi lors d’une réunion du conseil d’administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, selon un responsable du gouvernement.

La commission a été mise sur pied plusieurs mois après le séisme dévastateur de janvier 2010, dans une volonté de coordonner les projets de reconstruction et d’assurer une certaine transparence du processus. La commission est coprésidée par l’ancien président américain Bill Clinton et par le premier ministre haïtien sortant, Jean-Max Bellerive.

Le mandat de 18 mois de la commission doit arriver à échéance en octobre. Le conseil d’administration de la commission devra approuver le prolongement de son mandat.

Plusieurs Haïtiens se plaignent que la commission n’en a pas fait assez pour accélérer la reconstruction des zones dévastées par le séisme. Un an et demi après la catastrophe, des dizaines de milliers d’Haïtiens vivent toujours sous des tentes dans de nombreux camps improvisés de la capitale.

 

Haïti – Reconstruction :

Insulza prône un grand accord national

23/07/2011 08:37:56

Haïti - Reconstruction : Insulza prône un grand accord nationalLe Secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) José Miguel Insulza, a offert aujourd’hui son ferme soutien aux travaux de la Commission Intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et a appelé tous les secteurs du pays et des pays coopérants à soutenir les plans pour la reconstruction devant être entrepris par le gouvernement du président Michel Martelly.
Lors d’une réunion de la CIRH ouverte par le président Martelly et dirigé par le Premier ministre Jean-Max Bellerive et l’ancien président américain Bill Clinton, le secrétaire général Insulza a déclaré que la réalité vécue dans le pays des Caraïbes impose la nécessité d’un grand accord national pour fournir des bases solides à la planification qui sort des travaux de la CIRH en support à la reconstruction post-séisme et pour renforcer la démocratie.
Le chef de l’OEA a affirmé qu’avec le changement de gouvernement de l’ancien président René Préval au président Martelly une nouvelle étape s’ouvre en Haïti « marquée par de grands défis » nécessitant des accords entre l’exécutif et le législatif qui renforceront la gouvernance du pays. Sur ce, il a suggéré que dans une perspective de réaliser des progrès sur le développement socioéconomique, il est fondamental d’avoir un accord national entre le Gouvernement et toutes les forces politiques sur des questions fondamentales, telles que la réforme de l’éducation, et la génération de politiques publiques sur ce sujet et d’autres questions.
Le secrétaire général Insulza a souligné la responsabilité de tous les acteurs politiques haïtiens d’entamer un dialogue afin de parvenir à un accord sur la gouvernance et des questions d’intérêt pour la population. Pour que le Gouvernement soit efficaces, dit-il, il sera nécessaire de chercher de nouvelles façons de faire de la politique et de faire des compromis entre les branches exécutive et législative. En ce sens, a-t-il soutenu, le dialogue est essentiel.
Assurer cet accord en Haïti est crucial pour mettre le pays sur la voie de la paix sociale, du développement économique et de la gouvernance démocratique, a déclaré le chef de l’organisation hémisphérique. Pour établir une telle politique, a-t-il ajouté, il est nécessaire de la soutenir avec un projet société spécifique, où les valeurs de la démocratie, de la justice et de la citoyenneté soient assurées avec des objectifs concrets à court et à long terme.
Élaborant sur ce sujet, le représentant de l’OEA a déclaré que cette Organisation continue à être impliqué et engagé avec Haïti sur des projets de grande envergure tels que les registres civil et électoral, et aller de l’avant avec un projet de grand impact, comme le cadastre, tout ceci cherchent non seulement à renforcer les institutions démocratiques, mais aussi à ouvrir d’incalculables possibilités d’investissements étrangers dans le pays, et la création d’emplois en conséquence.
Le secrétaire général Insulza a mit une emphase particulière sur l’enregistrement des personnes dans un registre civile exhaustif. Ce projet permet non seulement d’identifier une personne, mais aussi de lui donner la citoyenneté, donc de donner aux citoyens la pleine jouissance de leurs droits constitutionnels, notamment, mais non exclusivement le droit de vote, et en même temps fournir à chaque citoyen un manteau juridique pour défendre ses droits devant la loi, quelque chose qui est indispensable pour donner une subsistance au pacte politique.
Sur le registre foncier, il a déclaré que le cadastre est un autre pilier des plans futur d’Haïti, en étendant la base juridique de la propriété privée ainsi que de la propriété publique dans la reconstruction et la planification de son territoire national, ce qui permettra non seulement le développement économique, mais aussi une plus grande capacité institutionnelle de planification, de collecte de l’impôt, et une réduction du nombre de litiges grâce à l’expansion et l’application de l’État de Droit.
Pour en revenir à son point central, le chef de l’OEA a appelé le secteur privé haïtien à s’engager dans les plans de développement conçus par le gouvernement du président Martelly, car il considère que le partenariat public-privé est fondamentale pour qu’il est une reprise économique pour cette nation.
Enfin, le Secrétaire général a appelé à l’amélioration de la canalisation des ressources de la coopération internationale, qui sont fondamentales pour la reconstruction, et a décrit cet effort comme un défi incontournable. Il a dit que les doutes sur l’administration des ressources doivent être effacé par une action coordonnée et transparente, et il a salué l’annonce par l’ancien président Clinton de la création de mécanismes spéciaux pour l’amélioration de cette gestion.
HL/ HaïtiLibre

 

L’édito

Bill Clinton a-t-il changé la donne ?

Haïti: Après plusieurs jours de durcissement de ton, le groupe des 16 sénateurs est, selon toute vraisemblance, parvenu à un accord avec le président Michel Martelly pour l’installation d’un gouvernement à la fin de la semaine prochaine. Ni Michel Martelly ni Joseph Lambert, les deux hommes d’Etat qui ont pris la parole à l’issue des pourparlers qui ont duré plusieurs heures au Karibe Convention Center, n’ont fait référence au Premier ministre désigné, Bernard Gousse, qui a déposé ses pièces au Sénat jeudi.
Le silence observé sur la personne de Gousse comme Premier ministre ne peut en aucun cas nuire à la poursuite des négociations. Si effectivement un nouveau gouvernement sera investi dans ses fonctions à la fin de la semaine prochaine, il n’y a pas de doute sur le triomphe de Gousse. La commission spéciale chargée d’analyser ses pièces commence déjà les investigations nécessaires sur le dossier. S’il peut s’agir d’un nouveau Premier ministre qui doit être désigné, nécessairement, il faudrait le retrait de Gousse dès maintenant. Dans le cas contraire, Gousse conserve toute sa chance.
L’impatience de la plupart des diplomates étrangers accrédités à Port-au-Prince sur l’absence d’un Premier ministre légitime pour faire fonctionner la machine gouvernementale, la déclaration de l’ambassadeur américain Kenneth Merten sur l’absence d’une quelconque aversion américaine contre Gousse pourraient être les éléments moteurs du revirement des 16 sénateurs du Groupe des parlementaires pour le Renouveau (GPR) et alliés, dans le cadre de la ratification du choix du Premier ministre désigné. Dans les couloirs du Parlement, certains députés ne sous-estiment pas la présence de l’ancien président Bill Clinton, actuel coprésident de la Commission intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), dans la nouvelle donne des rapports entre le parti majoritaire au Parlement et le nouveau pouvoir.
Le succès des négociations va permettre au chef de l’Etat de mieux comprendre la complexité des rapports entre l’exécutif et le Parlement. Le poids d’un parti majoritaire en face d’un président légitime sera mieux cerné par le président Michel Martelly. Sans aucun doute, la bande à Lambert va bénéficier d’une présence remarquable au sein de la nouvelle équipe gouvernementale. Dans tous les pays à régime d’assemblée, la cohabitation entre un gouvernement proche du chef de l’Etat et une majorité parlementaire est inévitable. Quatre, cinq ou six ministres du GPR au sein du nouveau gouvernement ne doivent constituer aucun handicap pour l’équipe de Martelly, en attendant l’organisation des élections pour le renouvellement du tiers du Sénat afin de pouvoir dégager une nouvelle majorité au sein de cette assemblée législative.
Martelly a-t-il bien appris les leçons de la réalité politique et institutionnelle du pays, marquée par des intérêts politiques divergents et qui constituent la pièce maîtresse de notre culture politique ?

Lemoine Bonneau / bonneau@lenouvelliste.com

 

CIRH : un cheval malade mais « indispensable » !

 

Le président Martelly

(Photo: AFP)

L’ancien président américain Bill Clinton

(Photo: AFP)

 

 

C’est clair. Il n’y a plus de nuages à l’horizon pour la CIRH. Le président Michel Joseph Martelly veut une prolongation d’un an du mandat de cette commission au bilan mitigé. Sans traîner. Toutes les instances, tant nationales qu’internationales, sont appelées à mettre la main à la pâte, enjoint le chef de l’Etat, s’exprimant à une nouvelle réunion du conseil d’administration de la commission, vendredi 22 juillet 2011, à l’hôtel Montana.
L’empressement et le ton doucereux du président Martelly montre qu’il poursuit un objectif : ne pas interrompre le flot de l’aide à la reconstruction d’Haïti. Et, stratégie oblige, il croit qu’il est essentiel de mettre en oeuvre le « Plan d’action pour le relèvement d’Haïti », d’actualiser les « Grands chantiers pour le relèvement et le développement d’Haïti » initiés par le Premier ministre sortant Jean-Max Bellerive.
Il est, selon Michel Joseph Martelly, crucial de parvenir à alléger les procédures d’exécution des projets retenus, de manière à obtenir au plus vite des résultats tangibles -à grande échelle- en vue d’améliorer visiblement et profondément les conditions d’existence de la population.
Le même tempo
« Si la CIRH est renvoyée alors qu’il y a des fonds promis non décaissés, chaque bailleur peut revenir sur les promesses faites », craint Jean-Max Bellerive, gonflé à bloc derrière le président Martelly et son projet d’étendre le mandat de la CIRH. Un des instruments pour financer des projets approuvés, la CIRH donne des garanties de transparence aux différents donateurs qui ont des comptes sur l’utilisation des fonds alloués à Haïti.
« Je ne dis pas que c’est l’unique structure qui peut exister. Mais renvoyer la CIRH nous fera perdre du temps dans des discussions avec nos partenaires internationaux pour monter une nouvelle structure », prévient aussi Bellerive, fier que les techniciens haïtiens et cadres de la fonction publique aient été très présents à cette réunion du conseil d’administration.
La CIRH, selon le rapport d’évaluation présenté à cette session, révèle que 87 projets d’une enveloppe de 3,2 milliards de dollars ont été approuvés. Et quelque 1.7 milliard ont été décaissés, ajoute Jean-Max Bellerive, l’air peu sûr de ces chiffres.
Oui à la CIRH et à l’aide des USA
Thomas C. Adams, coordonateur de l’aide des Etats-Unis à la reconstruction d’Haïti, est favorable au maintien de la CIRH dont le « processus d’audit interne s’est renforcé ». « C’est une bonne chose », confie M. Adams, favorable cependant à un plus large engagement du gouvernement dans la reconstruction.
« Nous supportons Haïti qui a beaucoup de support au Congrès des Etats-Unis. Et le Congrès fait ce que le peuple américain veut », rassure Thomas C. Adams, à un moment où la situation économique aux Etats-Unis est peu reluisante, sur fond de bataille entre les républicains et le président Barack Obama concernant l’augmentation du plafond de la dette américaine.
Optimiste lui aussi, le secrétaire général de l’OEA, Jose Miguel Insulza, se réjouit de la volonté du président Martelly de solliciter du Parlement cette prolongation d’un an pour la CIRH.
Si Martelly s’embarque à fond pour obtenir cette prorogation, il mise aussi sur l’avenir. « Il nous faut dès maintenant commencer à définir les attributions, la mission et l’architecture de l’entité qui devrait succéder, de manière pérenne, à la CIRH conformément à la loi du 19 avril 2010», explique-t-il, comme s’il reconnaissait que la CIRH est un cheval malade que l’on ne peut pas se résoudre à faire piquer par le vétérinaire …
Roberson Alphonse

 

Martelly et les 16 d’accord pour la formation d’un nouveau gouvernement, la semaine prochaine

Le chef de l’Etat et les Sénateurs laissent planer le doute sur un éventuel maintien du Premier ministre désigné, Bernard Gousse, dont le processus de ratification a été enclenché jeudi au Sénat

Publié le samedi 23 juillet 2011

Le Président Michel Martelly et les Sénateurs du groupe des 16 ont, avec des différences de formulation non négligeables, annoncé vendredi avoir trouvé un accord en vertu duquel le pays sera doté la semaine prochaine d’un nouveau gouvernement, sans révéler le nom de son chef qui pourrait ne pas être Bernard Gousse.

S’exprimant à l’issue de la septième réunion plénière de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) dont il a souhaité le renouvellement du mandat pour une année supplémentaire, le chef de l’Etat a expliqué que les deux parties se sont séparées sur ce compromis vendredi soir, lors de leur deuxième round de négociation au Karibe Convention Center.

Interrogé sur une éventuelle mise à l’écart de la candidature, toujours dans l’impasse, de son actuel Premier ministre désigné, Michel Martelly s’est refusé à tout commentaire. Il s’est contenté de souligner que la priorité de la Présidence et du Parlement est de rendre possible la scolarisation de 100.000 enfants, dès le mois de septembre.

Toutefois, le Sénateur Evallière Beauplan, l’un des ténors du groupe des 16 farouchement opposé à la nomination de Bernard Gousse, a laissé entendre que le chef de l’Exécutif allait faire choix d’un nouveau Premier ministre, sans être précis sur ce point.

Affirmant que cette décision serait effective d’ici lundi, le parlementaire du nord-ouest estime que le pays a besoin d’un rassembleur capable de réunir autour de lui tous les secteurs.

Pour sa part, son collègue Desras Simon Dieuseul a indiqué que les deux pouvoirs ont pris l’engagement de mettre en place une nouvelle équipe gouvernementale au plus tard le week-end prochain.

« Avec ou sans Bernard Gousse, l’on parviendra à un déblocage de la situation politique », a déclaré le Sénateur du Centre arguant qu’il est grand temps d’apporter des réponses aux souffrances du peuple haïtien.

Depuis son accession en mai dernier à la Présidence d’Haïti, l’ancien chanteur Michel Martelly dit « Sweet Micky » s’est révélé incapable de dégager une majorité parlementaire capable d’assurer la ratification d’un Premier ministre et l’application de son programme de gouvernement.

Le choix de l’homme d’affaires Daniel Rouzier s’était soldé le mois dernier par un échec retentissant à la Chambre des Députés. spp/Radio Kiskeya

 

Haiti – Environnement :

Visite officielle au parc de Martissant

23/07/2011 09:41:16

Haiti - Environnement : Visite officielle au parc de MartissantCe mercredi, le parc de Martissant a accueilli une visite de la Délégation de l’Union européenne, de la directrice générale de la Commission européenne – Développement et coopération – EuropeAid (DEVCO), de représentants de la Commission Intérimaire pour la Reconstruction d’Haïti (CIRH), de l’Agence française de développement (AFD), du Ministère des Travaux publics, des transports et des communications (MTPTC) et du Secrétariat du Comité interministériel pour l’aménagement du territoire.
Accompagnés par l’équipe de la Fondation Connaissance et Liberté (FOKAL), cette délégation s’est rendue sur le terrain afin de visiter les travaux réalisés par le Groupe de Recherche et d’Échanges Technologiques (GRET) sur la ravine Leclerc. Après avoir discuté des questions relatives au drainage dans la zone, les visiteurs se sont dirigés vers l’habitation Leclerc. En aval de la ravine Leclerc, ils ont pu voir les autres canaux et dégraveurs réalisés dans le parc. Ils se sont également rendus dans l’ancien hôtel « résidence Pauline » où la FOKAL projette de réaliser un centre communautaire.
Les bureaux du projet ont accueilli la délégation pour détailler les différents projets en cours et repérer, sur une carte, la Zone d’Aménagement Concerté (ZAC) et ses défis. Cette Zone d’aménagement concerté fait actuellement l’objet d’une étude de schéma d’aménagement, sous la maîtrise d’ouvrage du Ministère des travaux publics, des transports et des communications.
Enfin, la visite s’est achevée avec l’équipe du projet de gestion de déchets financé par l’Union européenne. L’équipe a présenté le travail accompli dans la zone depuis le lancement du projet en juillet 2010 : ce travail consiste à sensibiliser et former les écoliers et les personnels des écoles du quartier, mais aussi à mettre en place un système de ramassage des déchets en collaboration avec le Service métropolitain de collecte des résidus solides (SMCRS).
Les visiteurs se sont dits très satisfaits de la visite et ont constaté que le projet de Martissant était porteur d’espoir, non seulement pour le quartier, mais au regard du défi que représente la reconstruction de la capitale dans son ensemble.
HL/ HaïtiLibre / FOKAL

 

L’horizon s’obscurcit pour Gousse?

Ça y est. Le processus de ratification est enfin lancé. Après trois reports successifs, le Premier ministre désigné a finalement fait le dépôt de ses pièces au Sénat de la République ce jeudi 21 juillet dernier. Bernard Gousse sera coûte que coûte fixé sur son sort, bien que plusieurs secteurs l’aient rejoint en cours de route.

Le Matin – 22/07/2011

 Alors que le Premier ministre désigné, Bernard Honorat Gousse, fait le dépôt de ses pièces au salon diplomatique du Sénat, les négociations se poursuivent entre le président de la République et les seize sénateurs anti-Gousse. Des pièces réunies depuis plus de deux semaines sont finalement remises à la commission spéciale chargée d’étudier le dossier du très contesté Bernard Gousse. Entre-temps, les différents protagonistes révisent leurs stratégies et le temps n’est plus un facteur sur lequel ils peuvent compter. L’après-Gousse se négocie-t-il déjà ?
Les nuits ou les jours qui se sont succédé ne semblent apporter aucun conseil. Les enchères sont plus que jamais à la hausse. Mais à quel prix ? Maître Gousse n’entend ni abandonner ni changer de position. Le groupe des 16 pétitionnaires non plus. Pas question de se rétracter, et les négociations sont encore vaines malgré un certain assouplissement entre les parties. On s’interroge donc sur la poursuite du processus. Farce ou malice de très mauvais goût, l’Haïti de Martelly ne décolle toujours pas. Nous avons du temps, nous prenons tout notre temps.
En quoi l’analyse des pièces de Bernard Gousse est-elle importante dans le contexte actuel ? Pour la consommation du public, pour la continuité du processus administratif. Pas de changement dans les positions. Le groupe des 16 reste sur la corde raide. Les pétitionnaires continuent de tenir tête et ne veulent pas capituler. « C’est toute une carrière politique qui se joue », de l’avis de l’un des sénateurs du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR) ayant requis l’anonymat. Les jeux sont faits et le sort de Bernard Gousse serait déjà scellé par les pères conscrits, même si les négociations se poursuivent. D’autres noms seraient déjà évoqués pour ouvrir d’autres perspectives. Gousse est-il déjà du passé ?
Le processus de ratification suivra peut-être son cours après le refus du prétendant à la primature de désister. Cependant, il est clair qu’une entente entre les deux parties est encore loin. La nation attend, la communauté internationale aussi, les bailleurs de fonds également. Ce jeu de cache-cache n’accouchera probablement pas de ce tandem qui serait, selon certains, très explosif pour la nation. Toutefois, Bernard Gousse persiste et signe: la primature le hante plus que jamais. Mais l’entourage de la présidence lui tourne peu à peu le dos.
Martelly et le Groupe des 16 : quelle alliance?
Vingt-quatre heures avant le dépôt des pièces du Premier ministre désigné, une séance de travail marathon de plus de sept heures s’est tenue entre les sénateurs anti-Gousse et le président Michel Martelly. Cette rencontre, pour le moins houleuse, n’a pas abouti aux résultats escomptés. Néanmoins, les deux parties ont adouci leur position. Sur quoi exactement ? Personne ne le sait. « Les intérêts supérieurs de la nation doivent être privilégiés », a argué le chef de la majorité au Parlement, Joseph Lambert, fin négociateur et maître du temps au Parlement. Tout peut être joué.
Le président Martelly et les quinze (hormis le sénateur du Nord, Moïse Jean Charles) se sont engagés à revoir leur position initiale en marge des grandes séances du mercredi 20 et du jeudi 21 juillet à l’hôtel Karibe Convention Center. Mais, malgré plusieurs heures de débat, les deux parties sont reparties bredouilles. L’issue est très loin d’être trouvée et le bout du tunnel semble encore loin. Les épisodes continuent dans le feuilleton Gousse, en passe d’être mis à l’écart.
Bernard Gousse, appelé d’urgence pour une mise au point au cours de la première séance, est reparti avant la fin de la rencontre, le visage crispé et sans piper mot aux journalistes qui faisaient le pied de grue sur la cour de l’hôtel. Embarrassé et un peu empoté, l’homme de loi paraît à bout de patience et fatigué des tractations en cascade encore stériles. Mais M. Gousse laissera-t-il le terrain aux jusqu’au-boutistes ? Ancien GNBiste, il veut probablement être vaincu les armes à la main.
Le forum du secteur privé des affaires (Fesa) n’entend pas laisser seul le probable futur chef de la Villa d’accueil. Le groupe des 16 avait rencontré, peu avant la rencontre avec le chef de l’État, une délégation du Fesa. Ont été présents, le président de l’Association professionnelle des banques (APB), Maxime. D. Charles, le président de la Chambre de commerce franco-haïtienne, Grégory Brandt, et les banquiers Carl Braun (Unibank) et Gladys Coupet (City Bank). Au cours de cette rencontre, les sénateurs pétitionnaires ont rejeté toute responsabilité dans la crise qui sévit dans le pays et se sont dit prêts à travailler pour sortir le pays du marasme politique.
Le flou persiste sur tous les fronts. Bernard Gousse persiste et s’accroche. Son passé politique fait couler encore des flots de salive du côté du Centre interaméricain des droits humains (CIDH), qui lui reproche des exactions commises au cours de son ministère. Plus les jours passent, plus les chemins qui mènent à la primature semblent s’éloigner de l’un des fils authentiques de la basoche. Le duel continue entre Bernard Gousse et le GPR. Personne ne veut perdre la face.

Joseph Chanoine Charles / cjchanoine@yahoo.fr

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