vendredi 29 juillet 2011

29 Juil

Martelly instaure ses propres règles en matière de liberté de la presse et de démocratie

« Taisez-vous », a lancé le chef de l’Etat à l’endroit de ceux qui à ses yeux symbolisent l’échec tout en exprimant son désintérêt pour les médias qui, selon lui, dans la plupart des cas, ternissent l’image d’Haïti dans le monde et handicapent le développement de l’industrie touristique si cher au nouveau régime

Publié le vendredi 29 juillet 2011

Le Président Michel Martelly a provoqué une nouvelle controverse de taille en appelant au bannissement du discours politique critique et en exprimant de manière à peine voilée son intolérance vis-à-vis des médias dont la politique de l’information ne rencontre pas les intérêts du pouvoir ni son désir de projeter d’Haïti l’image d’un « pays idyllique ».

« Taisez-vous » a répété, à l’endroit des présumés détracteurs de la nation, le chef de l’Etat aussi condescendant qu’applaudi mercredi soir au complexe La Promenade à Pétion-Ville (banlieue est de Port-au-Prince), lors du lancement, de concert avec l’association touristique d’Haïti (ATH), de Magic Haiti, une revue de promotion touristique.

« Je reste positif, je crois qu’on a une opportunité, et ceux-là qui sont mécontents, au moins taisez-vous, au moins taisez-vous. Laissez la chance aux jeunes diplômés revenus de l’étranger ou à ceux qui sont dans la rue en quête d’opportunités, vous qui avez déjà échoué, qui exploitez la misère, les faiblesses d’Haïti, taisez-vous », a déclaré le chef de l’Etat sous un tonnerre d’applaudissements.

Par ailleurs, sûr de son pouvoir, il dit avoir à sa disposition la loi et les forces armées et qu’il n’a peur de rien maintenant. Que ceux qui auraient l’intention de s’attaquer à lui sachent à quoi s’en tenir, a-t-il prévenu.

S’agissant spécifiquement du fonctionnement de la presse, Martelly a gentiment tapé sur les doigts des journalistes, reprochant aux médias de donner libre cours au sensationnalisme au détriment du pays et de ses intérêts supérieurs. Aujourd’hui chantre de la « positivité constructive », l’ancien musicien de Compas soutient que même au temps de « Sweet Micky » -son nom de scène pas toujours flatteur- il ne calomniait jamais son pays, ni son Président.

« Ces jours-ci j’évite d’écouter les émissions à sensation, question de pouvoir se payer l’heure, des émissions qui claironnent que rien ne va et prédisent des événements dramatiques. C’est bon pour ceux qui aiment les sensations, mais pour Haïti c’est un pas à l’opposé », a poursuivi le chef de l’Etat devant son auditoire chaleureux à qui il a présenté le nouveau magazine Magic Haiti comme le véhicule des bonnes informations.

Très prolixe, l’orateur a confié qu’il restait dans un état d’esprit positif malgré l’hésitation de la presse à répondre à son invitation de l’accompagner. Cependant, souligne-t-il, il ne recherche pas pour autant le soutien des médias et peut aisément s’en passer.

« Nous devons vendre nos jolies plages, notre soleil chaud, notre peuple chaud, nos jolies femmes », a enchaîné le dirigeant haïtien dans un autre registre plutôt révélateur d’une certaine perception traditionnelle de la gent féminine.

Ajoutant une nouvelle bourde à son palmarès, le Président Martelly a affirmé que l’ambassadeur Etats-Unis, son ami Kenneth Merten, en était à son troisième mandat à Port-au-Prince. Le diplomate, qui est à la recherche d’investisseurs intéressés à Haïti, lui a amené au Palais National Martha Stewart.

La milliardaire reine du bon goût a eu de nombreux démêlés avec la justice américaine avant d’être envoyée en prison et condamnée pour délit d’initié. spp/Radio Kiskeya

 

Des confrères s’insurgent contre une tentative de bâillonnement de la presse

Jacques Desrosier de l’AJH et Hérold Jean-François de l’ANMH dénoncent des propos potentiellement menaçants du chef de l’Etat, Michel Martelly, et exhortent la corporation des médias à ne pas céder à la panique

Publié le vendredi 29 juillet 2011

Le secrétaire général de l’association des journalistes haïtiens (AJH), Jacques Desrosier, et l’ancien président de l’association nationale des médias haïtiens (ANMH), Hérold Jean-François, ont sévèrement condamné jeudi les propos du chef de l’Etat attentatoires à la démocratie et au libre exercice de la profession de journaliste.

Considérant les propos tenus la veille par le chef de l’Etat comme la dernière goutte d’eau ayant fait déborder le vase, Desrosier croit que cela justifie les inquiétudes qu’avaient déjà suscitées les menaces contre la liberté de la presse proférées depuis l’arrivée de son administration, en mai dernier.

« Le Président n’a nullement le droit de dicter à la presse la façon dont elle doit faire son travail », a martelé le dirigeant de l’AJH qui souligne à l’attention de M. Martelly qu’il doit se mettre à la hauteur de ses responsabilités s’il souhaite avoir une image potable dans les médias qui ne font qu’exposer la réalité au public.

Jacques Desrosier, qui pense que la Présidence aurait intérêt à expliciter davantage les dernières déclarations du chef de l’Etat, appelle les membres de la presse à ne pas se laisser intimider.

Pour sa part, Hérold Jean-François, PDG de Radio Ibo (une station privée de la capitale), rejette catégoriquement les manoeuvres en sous-main contre l’exercice de la liberté de la presse que recèlent les propos de Michel Martelly et estime qu’il donne totalement dans la démesure.

« Aucun dirigeant, même avec le soutien des armes et de la loi, ne peut s’arroger le droit de réduire au silence la presse, car les hommes et les femmes d’Haïti ont conquis de manière irréversible la liberté d’expression », a averti le confrère. Il rappelle aussi à celui qui ose aujourd’hui demander aux autres de se taire, comme pour payer le prix d’un certain échec, que tout au long de sa carrière artistique très mouvementée il introduisait des ingrédients de toutes sortes dans ses chansons.

Le journaliste juge aussi étrange qu’un chef d’Etat avoue ignorer ce qui se dit dans les médias, comme l’avait affirmé avant lui le général-Président Henry Namphy (1986-1988).

Hérold Jean-François explique, plus loin, que la presse ne fabrique pas l’information, reste prisonnière de la réalité et ne peut offrir une aide plus précieuse à ceux qui gouvernent qu’en mettant le doigt justement sur ce qui ne va pas.

Le patron de presse en profite pour désapprouver le chef de l’Etat dans ses considérations jugées machistes sur les femmes haïtiennes qu’il dit vouloir offrir aux touristes comme si elles étaient de simples produits de consommation.

Avant même son arrivée au pouvoir, il y a un peu plus de deux mois, Michel Martelly avait eu des accrochages avec des journalistes et ses propos -tout comme ceux de son entourage- pas toujours rassurants sur le respect de la liberté de la presse fleurissent depuis le début de son quinquennat. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti-Corruption

Des parlementaires émargent au budget du Ministère de l’Intérieur à titre de « conseillers »

Le RNDDH crie au scandale !

Publié le jeudi 28 juillet 2011

Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH)

HAITI CORRUPTION : Le RNDDH appelle à la fin du gaspillage et du copinage au sein de l’administration publique Juillet 2011

I. INTRODUCTION

Les différents gouvernements haïtiens qui se sont succédé au pouvoir ont toujours affirmé, à grands renforts de publicité leur volonté de combattre la corruption sous toutes ses formes. Cependant, force est de constater que la corruption continue à s’ériger en système au point qu’Haïti est, au cours de ces dix (10) dernières années, constamment classée parmi les pays les plus corrompus de la planète. En effet, l’administration publique haïtienne est caractérisée par le gaspillage, le copinage, le courtage et le détournement de fonds.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), préoccupé par la constance de cette situation, croit qu’il est de son devoir d’attirer l’attention des autorités actuelles sur la gestion désastreuse enregistrée au niveau de l’administration publique, notamment au niveau du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

II. SITUATION AU MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DES COLLECTIVITES TERRITORIALES

Le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales compte, jusqu’au mois de mai 2011, mille neuf (1.009) employés réguliers ainsi répartis : trois cent cinquante cinq (355) affectés au bureau central, deux cent quatre vingt-trois (283) à la Direction de l’Immigration et de l’Emigration et trois cent soixante-onze (371) travaillant dans les délégations et vice-délégations. De plus, cent cinq (105) contractuels sont engagés par ledit Ministère dont vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers.

Dans la liste des contractuels de ce Ministère figurent vingt et deux (22) anciens députés du bloc Concertation des Parlementaires Progressistes (CPP) qui se sont présentés aux dernières joutes électorales sous la bannière de la plateforme présidentielle d’alors, INITE. Ces derniers ont tous été engagés par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales le 1er octobre 2010 pour un contrat expirant au départ du Ministre Paul Antoine BIEN-AIME. Ils reçoivent tous des émoluments mensuels estimés à cent mille (100.000) gourdes à l’exception du Député Richard Paul OLIVAR qui reçoit un salaire de quarante mille deux cent cinquante (40.250) gourdes.

Le tableau suivant fournit les informations relatives aux Parlementaires émargés au budget du Ministère susmentionné.

A. Rodon Bien-Aimé/ 48ème Législature (MPH)/ 49ème Législature (INITE)/ Cerca Carvajal-Quartier de Los Palis

Jean Roland Boisrond/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/St-Jean du Sud-Arniquet

Laurore Edouard/48ème Législature (UNION)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Petite-Rivière des Nippes

Desmarattes Jean Camille/48ème Législature (RDNP)/49ème Législature (INITE)/Thiotte-Grand Gosier

Larêche Ronald/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Mont Organisé

Georges Guy Gérard/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/Torbeck-Chantal

Faustin Poly/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/ 49ème Législature (INITE)/Miragoâne

Dénius Francenet/48ème Législature (UNION)/49ème Législature (INITE)/L’Asile

Marcadieu Luther King/48ème Législature (OPL)/candidat 49ème Législature (INITE)/Belladère

François Malherbe/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/Bainet

Valciné Pierre Gérôme/48ème Législature (Fanmi Lavalas)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Cabaret

Destiné Pierre Jude/48ème Législature (MODEREH)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Ganthier-Fond Verrettes

Deneaud Charlemagne/48ème Législature (OPL)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/ Lascahobas

Sissoir Benner/48ème Législature (MPH)/candidat malheureux (INITE)/Saint-Raphael

Jacinthe Sorel/48ème Législature (FUSION)/49ème Législature (INITE)/Moron-Chambellan

Apollon Enel/48ème Législature (LESPWA)/candidat malheureux 49ème Législature (INITE)/Thomonde

Sainvil François Lucas/48ème Législature (LESPWA)/49ème Législature (INITE)/ Port-de-Paix

Alcide Audné/48ème (LESPWA)/candidat malheureux (INITE)/Plaisance-Pilate

Bastien Jean Berthold/48ème Législature (FUSION)/candidat 49ème Législature(INITE)/Vallières

Lainé Julner/48ème Législature (OPL)/49ème Législature (INITE)/Port-à-Piment

Domond Patrick/48ème Législature (LESPWA)/candidat 49ème Législature (INITE)/Jacmel

Onze (11) des députés candidats à leur succession ont été réélus sous la bannière de la plateforme INITE et sont aujourd’hui membres du Groupe des Parlementaires du Renouveau (GPR). Pour sa part, François Lucas SAINVIL, ancien député de la quarante-huitième (48ème) législature, candidat au Sénat pour le département du Nord-ouest, a aussi été élu sous la bannière de la plateforme INITE.

En dépit du fait qu’ils soient aujourd’hui en fonction, les douze (12) parlementaires susmentionnés continuent à émarger au budget du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

III. COMMENTAIRES

L’Etat haïtien a ratifié les Conventions interaméricaine et onusienne relatives à la lutte contre la corruption. Ce faisant, l’Etat haïtien s’est engagé à combatte toutes les formes de corruption dans l’exercice de la fonction publique ainsi que les actes spécifiquement liés à l’exercice de cette fonction. En effet, l’article III de la Convention Interaméricaine de Lutte contre la Corruption fixe en ces termes les objectifs poursuivis par les Etats parties à la Convention dans leur lutte contre la corruption :« Mesures préventives Aux fins visées à l’article II de la présente Convention, les Parties conviennent d’envisager, à l’intérieur de leurs systèmes institutionnels, l’applicabilité de mesures destinées à créer, à maintenir et à renforcer :

1. Les normes de conduite pour l’exercice de la fonction publique de manière correcte, honorable et convenable. Ces normes viseront à prévenir les conflits d’intérêt, à assurer la préservation et l’utilisation appropriée des ressources confiées aux fonctionnaires dans l’exercice de leurs attributions, et à établir des mesures et des systèmes qui exigent des fonctionnaires qu’ils fassent rapport aux autorités compétentes sur les actes de corruption dans la fonction publique dont ils ont eu connaissance. Ces mesures contribueraient à préserver la confiance du public dans l’intégrité des fonctionnaires et dans la gestion de la chose publique.

2. Les mécanismes appelés à mettre en pratique ces normes de conduite.

3. Les directives données au personnel des organismes publics pour assurer qu’il comprenne parfaitement ses responsabilités et les règles d’éthique régissant ses activités.

4. Les systèmes de déclaration des revenus, avoirs et dettes par les personnes qui exercent des fonctions publiques nommément désignées par la loi et, quand il y a lieu, à rendre publiques ces déclarations.

5. Les systèmes de recrutement de personnel dans la fonction publique et d’acquisition de biens et services par l’Etat, conçus pour assurer l’accessibilité, l’équité et l’efficacité de ces systèmes.

6. Les systèmes adéquats de recouvrement et de contrôle des recettes de l’Etat visant à empêcher la corruption.

7. Les lois qui suppriment un traitement fiscal favorable à toute personne physique ou morale pour des dépenses effectuées en violation des lois anticorruption des Parties.

8. Les systèmes de protection des fonctionnaires et des particuliers qui dénoncent de bonne foi les actes de corruption, y compris la protection de leur identité, conformément à leur Constitution et aux principes fondamentaux de leur système juridique interne.

9. Les organes de contrôle supérieur, en vue de la mise en place de mécanismes modernes de prévention, de détection, de sanction et d’éradication des actes de corruption.

10. Les mesures visant à dissuader la corruption des fonctionnaires nationaux et étrangers, par le recours à des mécanismes qui assurent que les sociétés ouvertes et d’autres genres d’associations tiennent des livres et des registres reflétant avec exactitude et des détails raisonnables l’acquisition et l’aliénation des actifs des sociétés, et possèdent des contrôles comptables internes suffisants permettant à leurs officiels de dépister les actes de corruption.

11. Les mécanismes visant à encourager la participation de la société civile et des organisations non gouvernementales aux efforts tendant à prévenir la corruption.

12. L’étude de mesures additionnelles de prévention qui tiennent compte des rapports entre une rémunération équitable et la probité dans la fonction publique ».

La gestion rationnelle et efficace des maigres ressources de l’Etat est une obligation mais non une faculté pour les responsables de l’Etat. L’administration publique ne doit en aucune façon être mise au service d’amis, de copains, de clans, de partis ou de regroupements de partis politiques.

Le fait par le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales de mettre sous payroll des anciens députés au moment de leur campagne électorale s’apparente à une forme de détournement de fonds publics à des fins électoralistes en vue de fournir à ces derniers des moyens financiers dans le but évident d’acheter les urnes. Ces candidats ayant été engagés au moment où ils étaient tous en pleine campagne électorale, ne pouvaient avoir le temps de fournir au Ministère un quelconque travail.

Le Parlement est investi d’un pouvoir de contrôle sur l’action gouvernementale. En ce sens, plusieurs commissions travaillant sur des thématiques différentes dont la corruption, sont créées. Quelle est la fiabilité des travaux réalisés par ces commissions, particulièrement, par la commission anticorruption lorsque même le président de la chambre des députés qui se devait d’être un modèle figure lui aussi sur la liste des fonctionnaires émargés au Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales.

De plus, l’Etat Haïtien accuse des arriérés de salaire de plusieurs années à des instituteurs, des professeurs, des membres du personnel de santé et des employés des collectivités territoriales. Et pourtant, le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales fonctionne avec vingt-six (26) consultants et vingt-quatre (24) conseillers comme agents contractuels qui touchent des émoluments dépassant largement le salaire des cadres réguliers de l’administration publique comme les directeurs généraux, les membres du Cabinet particulier du Ministre concerné à l’exception du Directeur du Cabinet et de trois (3) autres membres dudit Cabinet.

C’est aussi parmi ces contractuels que figurent les vingt-deux (22) Parlementaires susmentionnés pour lesquels le Ministère débourse mensuellement un total de deux millions cent quarante mille deux cent cinquante (2.140.250) gourdes. Cet état de fait qui viole le principe du libre accès de tous à la fonction publique, est d’autant plus révoltant que ces Parlementaires ont déjà des indemnités et autres privilèges importants alors qu’ils reçoivent un « salaire » parallèle pour lequel ils ne fournissent aucun service.

Selon les Conventions interaméricaine et onusienne sur la corruption auxquelles Haïti est partie, la gestion faite par le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales, Paul Antoine BIEN-AIME constitue un acte de corruption. De plus, la Constitution que ces Parlementaires ont juré de respecter dispose en son article 129.1 que : « La fonction de membre du corps législatif est incompatible avec toute fonction rétribuée par l’état sauf celle d’enseignant. »

Fort de toutes ces considérations, le RNDDH recommande au Président de la République, garant de la bonne marche des institutions de l’Etat de :

 Mobiliser les institutions haïtiennes spécialisées dans les enquêtes financières, telles que l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC), l’Unité Centrale de Renseignements Financiers (UCREF), la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) et l’Inspection Générale des Finances, en vue de mener les investigations relatives à ces cas de corruption ;

 Traduire par devant les instances judiciaires, toute personne impliquée dans des actes de corruption et de malversation au niveau de l’administration publique en général et du Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales en particulier, conformément aux articles 137 et 140 du Code Pénal Haïtien.

 

« Double jeu » : la comédie politique à ses plus beaux moments !

Jeux de scène versus manœuvres de coulisses

Publié le jeudi 28 juillet 2011

S’il était donné à tout un chacun de voir autant la scène que les coulisses du théâtre politique haïtien ; de contempler les acteurs principaux autant que les comparses, et même les souffleurs, que de tristes réalités ne découvrirait-on pas ! Que de sordides et macabres sortilèges ne frapperaient pas l’imagination !

Il n’y aurait plus d’ombres au tableau et l’on saurait mieux qui est qui. On cesserait de se tromper sur les auteurs autant que sur les facteurs de l’opprobre qui nous vaut d’être aujourd’hui au banc des nations.

Car, ce que l’on voit, n’est pas toujours ce qui est. Ce que l’on entend n’est bien souvent pas ce qui se dit dans les milieux où, véritablement, se déroule l’action…politique. Il y a le décor et l’envers du décor.

Par exemple, un PM est désigné. L’on croit que c’est bien lui la personnalité choisie. Les officiels s’acharnent en apparence à le présenter comme la « carte », la seule, l’unique. Ils se félicitent qu’il ait été choisi conformément à la Constitution. Il est compétent. Rassembleur et tutti quanti…

En face, on le lapide. On le massacre. On le détruit. Il est affublé de toutes les tares. Il peut représenter un danger pour les « vices et anomalies » indispensables à la survie du système. Car, un scrutin pointe à l’horizon. Il faut du fric. Il faut de l’influence. La réélection constitue la priorité des priorités. L’heure n’a pas encore sonné pour un « Don Quichotte ». Il faut quelqu’un du « sérail politique ». Entendez par politique, celle que l’on pratique en Haïti.

Dans les coulisses du théâtre officiel, où l’on est censé être les partisans naturels du candidat à la primature voué à l’échec, personne ne le soutient véritablement. Aucun des puissants conseillers du « prince » ne le trouve assez conciliant et malléable. On le juge même trop intègre « pour le moment ».

Rouzier et Gousse doivent aujourd’hui en savoir long sur cette pratique du « rat mòde soufle ». Pourquoi, tout de même, ont-ils consenti à jouer ce triste rôle de victimes consentantes ?

Dans les cercles officiels, tout est mis en place en vue de propulser bientôt la « vraie carte ». Il va s’agir d’un prétendant que le parlement ne pourra plus rejeter pour ne pas s’exposer à la vindicte, après avoir barré la route à deux précédents candidats. Grâce au savoir-faire des tenants maintenant historiques du pouvoir dont la plupart se retrouvent dans les milieux d’affaires, le prochain premier ministre désigné saura apaiser les passions, calmer les tensions, rassurer les inquiets, garantir le « partage »tant souhaité du butin gouvernemental.

Malgré le vacarme et les gesticulations, les professions de foi hypocrites, les appuis symboliques au candidat jeté dans l’arène, une nouvelle majorité parlementaire se profile « anba chal ». Une majorité qui serait déjà consentante. Et, bientôt, arrivera le messie. Probablement du cercle très proche du chef de l’Etat. Dans les milieux généralement bien informés, il se dit qu’il devrait être un professionnel sans passé politique connu, sans expérience de gestion de la chose publique, mais très proche du chef de l’Etat.

Marvel DANDIN

 

Haïti – Économie :

22 millions de touristes visitent la Caraïbe, 300,000 en Haïti…

28/07/2011 12:47:54

Haïti - Économie : 22 millions de touristes visitent la Caraïbe, 300,000 en Haïti...Dans le cadre de la tournée du Chef de l’État sur le thème du tourisme, le Président Martelly a rencontré cette semaine à Pétion-Ville, les opérateurs des 6 hôtels de la Côte des Arcadins qui proposent 452 chambres sur 15 kilomètres de plage.
Les infrastructures de la Côte des Arcadins accueillent chaque semaine, environ un millier de personnes, soit 30% de la capacité hôtelière disponible. Sur 22 millions de touristes qui visitent chaque année la Caraïbe, seulement 300,000 viennent en Haïti a déploré Samy Zuraik de Kaliko Beach.
« Il faut prendre des initiatives vis-à-vis des pays amis d’Haïti en les invitant à de telles réunions. Il faut leur demander s’il est vrai que le pays reste sur la liste rouge en dépit des efforts qui sont fait » a déclaré le Président Martelly.
Intervenant lors de la rencontre, Béatrice Nadal Mevs, du Club Indigo, a expliqué qu’il y avait beaucoup d’avantages sur la Côte des Arcadins mais aussi de lourds inconvénients, évoquant une facture de 175,000 dollars mensuelle (pour les 6 hôtels) rien que pour la production de l’énergie électrique, soulignant également : le mauvais état des infrastructures routières, le coûts exorbitant des démarches douanières, les problèmes d’assainissements des côtes. Elle a insisté sur l’importance de rendre agréable et rapide l’accès des touristes à la Côte des Arcadins, en lieu et place, du parcours du combattant que ces touristes doivent effectuer aujourd’hui…
Les opérateurs de la Côte ont soumis à l’attention du Chef de l’État, 10 priorités, entre autres : la remise en état des installations d’accueil et d’accès de l’aéroport, la réhabilitation des routes 9 et de la Nationale # 1, la sécurité des voies d’accès, la protection de la biodiversité marine, la mise en oeuvre du schéma d’aménagement touristique de la Côte des Arcadins et des incitations fiscales et de facilitation des démarches administratives et douanières…

Le Président Martelly a promis d’être aux côtés du secteur touristique, voyant dans ce secteur, un marché pouvant absorber une grande partie de la production agricole [actuellement les 6 hôtels achètent annuellement 300,000 dollars américains de produits agricole sur la marché local].
Le Président Martelly a demandé aux investisseurs de ne pas se limiter à une seule zone rappelant qu’« aucun secteur ne peut sortir seul du gouffre. Si on doit faire quelque chose pour la Côte des Arcadins, ce travail doit aller au-delà de cette Côte. »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Culture :

Daniel Bernard Roumain en concert Samedi en Haïti

28/07/2011 14:04:09

Haïti - Culture : Daniel Bernard Roumain en concert Samedi en HaïtiDaniel Bernard Roumain (DBR), Interprète, violoniste virtuose et chef d’orchestre de renommé [né aux Etats-Unis de parents haïtiens], est arrivée mardi en Haïti [pour la première fois], pour participer à l’enregistrement du nouvel album d’Emeline Michel. Il sera en concert à la FOKAL samedi 30 juillet à 6h pm.
Emeline Michel qui sera son invitée au concert rêvait de voir un jour DBR en concert devant le public haïtien, sur sa terre natale « DBR se situe entre Haïti et l’Amérique. Il a une grande formation technique mais c’est aussi un artiste avec une âme. Ses souches sont haïtiennes et il en a l’essence. Nos jeunes artistes ont besoin de cette image de gens qui vivent de perfection. C’est un exemple vivant de virtuose. Je voulais absolument que le public haïtien le découvre car c’est une vraie inspiration. Plus que jamais nos jeunes ont besoin de voir ça. Pour dépasser les limites et oser. »
DBR ne savait pas à quoi s’attendre en arrivant en Haïti, comme beaucoup, qui vivent à l’extérieur, il était en proie aux idées préconçues qu’il est dangereux de séjourner en Haïti. Mais laissant parler son intuition et son désir de se connecter avec ses origines, l’artiste a décidé de poser ses valises en Haïti pour environ une semaine. « Ce qu’on me racontait suffisait pour me garder dans la peur, loin de ce pays, mais ce que je constate et ressens depuis que je suis arrivée, c’est l’énergie d’une nation qui cherche à se relever […] Maintenant je peux parler d’Haïti moi-même, parce que je suis venu, que je vois la réalité […] Haïti a toujours été dans ma vie, à travers des photos, des vidéos et à travers son histoire. Mais toutes ces choses ne peuvent pas remplacer ma présence ici. »
En savoir plus sur Daniel Bernard Roumain :
DBR s’est forgé une réputation de compositeur innovateur, fusionnant ses racines de musique classique avec ses propres références culturelles et une vibrante imagination musicale. Prouvant qu’il est « aussi omnivore qu’un artiste contemporain peut l’être » (selon le New York Times), DBR est peut-être le seul compositeur qui a collaboré et joué avec Philip Glass, Cassandra Wilson, Bill T. Jones et Lady Gaga. Il a reçu des commandes de Carnegie Hall, de la Brooklyn Academy of Music (BAM), de la Bibliothèque du Congrès et de la chaîne sportive ESPN. Il a fait un passage à l’émission « American Idol » de la chaine américaine FOX, à « America’s Assignment » , a été élu l’un des Top 100 New-Yorkais (par le New York Resident) et a été mis en vedette comme le « nouveau visage de la musique classique » par l’Esquire Magazine. DBR a récemment composé la musique pour le Ballet d’Atlanta, « Home in 7», avec le chorégraphe Amy Seiwert et le poète Marc Bamuthi Joseph.
TB/ HaïtiLibre / FOKAL

 

Des recommandations du Conseil économique et social de l’ONU pour accélérer la reconstruction d’Haïti

28 juillet 2011

Dans son dernier rapport, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil Economique et Social des Nations Unies (ECOSOC) dresse un état des lieux des efforts de relèvement post séisme et des efforts de reconstruction et formule des recommandations aux différents acteurs nationaux et internationaux impliqués.

ECOSOC

Photo : Logan Abassi – UN/MINUSTAH

Suite à sa visite en Haïti, en juin, le Groupe Consultatif ad hoc sur Haïti du Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU a présenté ce 28 juillet 2011, à Genève, son dernier rapport devant le Conseil. Pour le Groupe Consultatif, dont le mandat « d’aider à coordonner l’assistance à long terme à Haïti », il s’agit de la septième visite dans le pays depuis sa création, en 1999.

La visite du Groupe Consultatif en juin dernier avait pour objectif de fournir à l’ECOSOC un état des lieux des efforts de relèvement post séisme, de reconstruction et de développement en Haïti et de formuler des conseils aux acteurs concernés – nationaux et internationaux, et ce afin d’en renforcer la cohérence et l‘efficacité.

Suite à ses constats et rencontres sur place avec les acteurs concernés, le Groupe ad hoc estime que « la situation sur le terrain demeure extrêmement complexe ». Le Groupe a, certes, relevé des « améliorations » pendant sa visite ; mais « celles-ci demeurent néanmoins insuffisantes eu égard aux besoins du pays pour garantir sa stabilité politique et son développement économique et social ».

Au nombre de ses recommandations, le Groupe Consultatif souligne qu’«il est plus que jamais impérieux que la communauté internationale continue de se préoccuper de la situation d’Haïti et fournisse au pays un appui approprié, en particulier par le biais d’une solide présence des Nations Unies sur le terrain, sous forme de la MINUSTAH et de l’équipe de pays des Nations Unies, à Port-au-Prince comme, de plus en plus, dans les autres régions vulnérables du pays.

À tous les acteurs haïtiens concernés, le Groupe demande d’« élaborer sans tarder un plan pour mettre en place rapidement un gouvernement pleinement opérationnel et éviter ainsi de compromettre le niveau d’assistance que la communauté internationale fournit au pays et les perspectives de développement d’Haïti ».

Le gouvernement haïtien devra « promouvoir une interaction claire et constructive entre le Parlement et le nouveau gouvernement afin de faciliter l’élaboration du budget de 2011-2012 et la définition des futurs plans de développement ». Mettre en application la nouvelle politique novatrice de financement du secteur de l’éducation, renforcer l’état de droit,  redoubler d’efforts pour améliorer la productivité agricole et mettre en œuvre une politique nationale de création d’emplois sont au nombre des recommandations faites à Haïti.

Le Groupe Consultatif Spécial sur Haïti de l’ECOSOC reconnait par ailleurs que les autorités haïtiennes ont beaucoup avancé dans leurs démarches visant au redressement et leur recommande d’envisager « de faire tous les efforts nécessaires pour diriger la coordination de l’appui fourni par les donateurs ».

Le pays devra aussi « intégrer la préparation des interventions en cas de catastrophe aux activités de renforcement des capacités aux échelons national et local au niveau de tous les ministères sectoriels ». Le gouvernement devra en outre « entreprendre le processus de réforme foncière (…) afin de faciliter le processus de fermeture des camps de personnes déplacées et encourager le Parlement à examiner rapidement les propositions de lois précédemment élaborées pour améliorer la condition des femmes et promouvoir leurs droits».

Pour aider au redressement et à la reconstruction d’Haïti et appuyer son développement à plus long terme, le Groupe encourage les donateurs à « veiller à ce que les ressources qu’ils se sont engagés à fournir et leur décaissement soient alignés sur les priorités reflétées dans le Plan d’action du Gouvernement et à allouer un financement supplémentaire (…) ». Il est également recommandé aux donateurs de « faire en sorte que le Fonds pour la Reconstruction d’Haïti participe activement à la mobilisation des ressources (…) et adapte son appui aux priorités définies par le nouveau Gouvernement ». Le Groupe exhorte en outre les donateurs à « répondre à l’appel global pour les activités humanitaires en Haïti lancé par l’Organisation des Nations Unies ».

La communauté internationale est quant à elle invitée à « continuer de contribuer au redressement et au développement à long terme d’Haïti. Il lui est aussi demandé de maintenir à l’examen la situation macroéconomique » d’ Haïti (…) et fournir un appui approprié au Gouvernement pour l’aider à maintenir un équilibre macroéconomique, mettre à sa disposition des fonds pour la réalisation de tous les projets prioritaires approuvés par la CIRH et appuyer le Fonds national pour l’éducation afin de financer le développement du secteur de l’éducation.

Le système des Nations Unies devrait quant à lui « promouvoir la durabilité de tous les projets de développement » en mettant un accent plus marqué sur le renforcement des capacités nationales, systématiser l’élaboration de programmes conjoints par les organismes des Nations Unies et coordonner leur exécution; L’ONU devrait aussi « mettre en commun les ressources dont disposent ses différents organismes sur le terrain (…) et encourager tous les partenaires de développement à affecter une plus large proportion de leur personnel en dehors de Port-au-Prince, poursuivre les efforts de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH) pour promouvoir l’Etat de droit et incorporer ses dimensions transversales aux activités tant des parties prenantes haïtiennes que des partenaires de développement ».

Haïti, depuis la visite de l’ECOSOC

A l’occasion de la présentation du rapport devant le Conseil, ce 28 juillet, le Représentant spécial adjoint du Secrétaire général de l’ONU, Coordonateur humanitaire et Coordonateur Résident des Nations Unies en Haïti, Nigel Fisher, a présenté à l’ECOSOC les derniers développements survenus dans le pays depuis la dernière visite du Groupe. A cet égard, M. Fisher a noté le blocage politique actuel persistant s’agissant du processus de ratification du Premier Ministre et partant, le retard dans mise en place d’un gouvernement, et dans la mise en œuvre des priorités identifiées par le Président Martelly, tant en ce qui concerne des initiatives concrètes de développement que les reformes institutionnelles.

Nigel Fisher a par ailleurs présenté les deux objectifs prioritaires du Président Martelly pour ses premiers 100 jours : Tout d’abord, l’accès, à la prochaine rentrée des classes en septembre, a l’enseignement primaire, d’un plus grand nombre d’enfants. A cet égard, M. Fisher a souligné que  les Nations Unies et les autres partenaires internationaux sont déterminés à appuyer l’équipe du Président et les départements concernés du Gouvernement pour qu’ils relèvent ce défi.

La seconde priorité du Président, a poursuivi M. Fisher, est la création d’un fonds ambitieux pour la reconstruction d’un montant de 97millions de dollars ciblant 16 quartiers de Port-au-Prince, qui devrait permettre entre autres choses, d’offrir des opportunités de réinstallation viables dans leur communautés à des déplacés de six camps de la capitale haïtienne. Une équipe composée de plusieurs agences des Nations Unies, du Cluster protection et de l’ONG Concern a travaillé étroitement avec les partenaires haïtiens dans la formulation de ce projet, a souligné M. Fisher.

Par ailleurs, M. Fisher a évoqué la demande d’extension de 12 mois de la CIRH, faite par le Président Martelly lors de la dernière réunion du Comité d’administration de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), en date du 22 juillet dernier, et qui devra être approuvée par le Parlement, et ce, pour permettre une transition harmonieuse en attendant la création de la nouvelle entité permanente de reconstruction. Ce processus sera conduit par les acteurs nationaux, a-t-il indiqué, mais l’équipe pays des Nations Unies a un rôle clé à jouer en appuyant l’harmonisation des initiatives de renforcement des capacités des différentes institutions de l’Etat.

M. Fisher a aussi évoqué la demande faite par le Président Martelly à la CIRH en vue de la mise sur pied un groupe de travail chargé de revoir, dans un délai de 60 jours le fonctionnement de la Commission. «Le Bureau de l’Envoyé spécial et l’équipe pays ont déjà entamé des discussions avec l’équipe du Président sur cette question », a-t-il précisé.

Et d’ajouter que « l’appui institutionnel doit être une priorité partagée par tous les partenaires internationaux ». «Notre objectif commun doit être d’appuyer les capacités nationales à développer les politiques nécessaires et à mettre en œuvre des stratégies nationales qui permettront d’améliorer la bonne gouvernance, la sécurité et l’Etat de droit, de créer des conditions favorables pour la croissance économique et l’accès universel à l’éducation, lutter contre la pauvreté enracinée et assurer la protection des droits humains fondamentaux de tous les Haïtiens, tous ces éléments constituant de ingrédients de base pour la stabilité politique et la cohésion sociale  en Haïti ».

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