Archive | août, 2011

mercredi 31 août 2011

31 Août

Haïti – Politique :

Réactions parlementaires à l’éventuelle candidature de Gary Conille

31/08/2011 11:03:27

Haïti - Politique : Réactions parlementaires à l’éventuelle candidature de Gary ConilleLa rumeur de l’éventuelle désignation, par le Chef de l’État, du Dr. Gary Conille comme Premier Ministre suscite de nombreuses réactions chez les parlementaires, pour ou contre, Gary Conille ne laisse pas indifférent.
Au Sénat, le Dr. Kély Bastien qui entretien des relations amicales avec Dr. Gary Conille [ancien camarade de la faculté de médecine] crois que cette candidature pourrait mettre fin à la crise politique. Selon lui, le Dr Conille est très compétent et maîtrise parfaitement les relations institutionnels, de plus il précise que le fait que Gary Conille soit étranger au monde politique, cela serait un atout important qui favoriserait le dialogue entre les différents secteurs…
Le Député Jean Acklush Louis Jeune (Dame-Marie / Alternative) est beaucoup plus direct, pour lui, il ne fait aucun doute que « les blancs semblent avoir donné leur personne […] je ne le connais pas […] si c’est lui que le Président Martelly va choisir, ça veut dire que que c’est le blanc qui lui a donné, si c’est le blanc qui lui a donné, ça veut dire que c’est Clinton qui dirige Haïti…»
Le Sénateur Mélius Hyppolite du groupe minoritaire, bien que favorable au Président Martelly, exprime certaines réserves sur le profil de l’intéressé. Bien qu’il reconnaisse ne pas savoir qui est le Dr Gary Conille,.. Il se questionne sur sa capacité à bien comprendre la réalité haïtienne…
Quant au Sénateur Francky Exius, Premier Secrétaire du bureau du Sénat, il attend la décision officielle du Président Martelly avant de se prononcer. Souhaitant seulement que le dossier du candidat réponde aux exigences constitutionnelles. Néanmoins il croit lui aussi, que cet éventuelle candidature pourrait avoir été imposé par la Communauté Internationale, qui aurait d’après lui, fait des pressions sur le Chef de l’État.
Guy Gérard Georges, Député de Torbeck/Chantal (INITE) et Premier Secrétaire de la Chambre basse est plus prudent dans ses déclarations « Les Présidents du Sénat et de la Chambres des Députés n’ont donné aucun nom, mais c’est tout à fait naturelle […] seul le Président peut faire ça, pour ma part j’attends. Tout les faits que j’avance, je dois les prouver et je ne peux pas dire comme ça, que c’est une personne que la Communauté Internationale a imposé. Le Président de la République a le droit de choisir, si c’est le Président Martelly qui a fait le choix, je ne peux pas dire que c’est un choix imposé, mais vu que M. Martelly n’a pas encore dit qui il a choisi, nous devons attendre ce choix, à ce moment là, nous pourront réagir d’une meilleure façon. »
Sorel Jacinthe, Président Chambre des Députés, ménage le suspens « il y a plusieurs nom et nous avons dit au Président que nous voulons un seul nom, cependant, le Président nous a dit d’attendre d’en avoir fini avec les consultation avec tout les blocs politique au niveau du parlement, tout les partis politiques dans le pays […] je ne peux pas dire qui est en bonne ou en mauvaise position mais l’essentiel c’est qu’on attend un nom du Président de la République…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3695-haiti-politique-l-ex-chef-de-cabinet-de-la-fondation-clinton-candidat-a-la-primature.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Le Parlement salue la mémoire de Dionald Polyte

31/08/2011 08:50:31

Haïti - Politique : Le Parlement salue la mémoire de Dionald PolyteSorel Jacinthe, le Président de la Chambre des Députés, lors de la cérémonie de funérailles du Député Dionald Polyte, qui s’est déroulée hier dans la salle des séances de la Chambre, a salué une dernière fois, ce jeune Député qui nous a quitté si injustement.
«… En cette circonstance toute aussi solennelle qu’éprouvante, je prends la parole en tant que Président de la Chambre des Députés et au nom de mes collègues, pour saluer le départ du Député de Beaumont/Pestel/Duchity, notre collègue Dionald Polyte, pour pleurer en lui la disparition inattendu d’une si jeune pousse promise à un avenir politique brillant et chez qui, les fruits commençaient tout juste à répondre à la promesse des fleurs.
Dionald a été élu au dernière élections législative de 2011, élections parsemées de péripéties et d’obstacles qu’il a dû surmonter pendant et après son parcours de candidat. Persécution, intimidation, menace de mort, prédiction qu’il ne terminerait pas sain et sauf son mandat de Député, des comportements et des pronostiques funestes, qui ce sont soldés effectivement par la mort du Député Dionald le 25 juillet 2011, date pour date, 3 mois après sa prestation de serment le 25 avril 2011, dans des circonstance aussi suspectes qu’inadmissible que nous connaissons tous.
Parents éprouvés de Dionald, population de Duchity, de Pestel, de Beaumont et des autres localité limitrophes vous venez de perdre un leader naturel, un humaniste qui a toujours privilégié les contacts chaleureux avec les gens de sa communauté…»
Le Président Martelly, présent aux funérailles du Député de Beaumont/Pestel à renouvelé ses vœux de sympathie au Parlement Haïtien, aux Parents et aux amis du Député Dionald Polite.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3682-haiti-social-funerailles-de-dionald-polyte-le-30-et-31-aout.html
http://www.haitilibre.com/article-3448-haiti-securite-le-depute-dionald-polyte-inite-ne-siegera-plus-au-parlement.html
http://www.haitilibre.com/article-3451-haiti-politique-reactions-du-president-martelly.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le CIR pour remettre Haïti dans le commerce multilatéral

Des délégations de spécialistes du commerce multilatéral de la CNUCED, de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement (BID) se réunissent à Pétion-Ville durant trois jours (du 30 août-au 1er septembre) pour vendre les vertus du Cadre intégré renforcé (CIR)appelé à faciliter le retour d’Haïti dans le commerce avec les autres pays.

Josseline Colimon Féthière, ministre haïtienne du Commerce et de l’Industrie

Pierre-André Dunbar, directeur général du ministre haïtien du Commerce et de l’Industrie

Masoumeh Sahami, représentante de la CNUCED)

Sorasak Pan, secrétaire d’Etat au Commerce du royaume du Cambodge

Christiane Kraus, coordonnatrice au Secrétariat exécutif du CIR

(Photos: James Alexis)

« Haïti dispose d’atouts considérables pour son développement.» C’est l’avis de Masoumeh Sahami, représentante de la Conférence des Nations unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), qui est apparemment convaincue des potentialités dont dispose l’ancienne « Perle des Antilles ». La responsable de la CNUCED qui intervenait à l’ouverture d’un atelier de trois jours sur « la sensibilisation et la familiarisation au processus de mise en oeuvre du Cadre intégré renforcé » a campé Haïti, en matière commerciale, comme une ancienne colonie prospère de la France, pour les nombreux fonctionnaires de la Banque mondiale, de la Banque interaméricaine de développement (BID) et d’autres partenaires d’Haïti présents dans la salle.
Les nombreuses ressemblances au niveau de la taille de sa population et les différentes péripéties socio-économiques ont justifié le rapprochement du royaume de Cambodge (Sud-est de l’Asie) avec Haïti. Le secrétaire d’Etat au Commerce de ce pays, Sorasak Pan, est dans nos murs pour partager avec les autorités (haïtiennes) les multiples expériences de son pays dans la mise en oeuvre du CIR présentée comme une réussite par la CNUCED. Il a fait remarquer la disponibilité des acteurs du privé et de l’Etat dans des réunions semestrielles afin de jauger la progression et les ajustements nécessaires.
Mais à quoi sert le CIR? se demandent certains. Que vise-t-il ? Christiane Kraus, coordonatrice au secrétariat exécutif du Cadre intégré renforcé (CIR) précise les objectifs de l’atelier : « C’est informer, sensibiliser les parties prenantes au processus du CIR en Haïti. C’est également renforcer les capacités dans le domaine du commerce en vue d’une mise en oeuvre effective de l’ Etude diagnostique sur l’intégration du commerce (EDIC). Que le commerce puisse jouer son rôle dans le processus de reconstruction et de la croissance économique d’Haïti pour le bien-être de la population ».
En sa qualité de coorganisateur de l’atelier, le ministère du Commerce et de l’Industrie, par l’intermédiaire de Josseline Colimon Féthière, rappelle que sur la base d’un examen technique, Haïti a été admise en juin 2008 comme bénéficiaire à part entière du CIR. A ce titre, dit la ministre, Haïti a été autorisée à réaliser une étude diagnostique sur l’intégration du commerce dont l’objectif est d’identifier les contraintes liées à l’offre.
Le directeur général du ministère du Commerce et de l’industrie, Pierre-André Dunbar a, pour sa part, Insisté sur la nécessité pour le pays de diversifier sa production et ses exportations. « Les secteurs privé et public doivent jouer pleinement leur rôle dans la mise en oeuvre du CIR pour gagner le pari d’intégration du commerce multilatéral », a déclaré M. Dunbar, soulignant que les concernés doivent réfléchir intensément sur la façon dont ils vont mettre Haïti sur les rails du développement.
Les différents intervenants ont débattu des thèmes relatifs aux moyens pour sortir Haïti du rang des PMA par le développement de son commerce. C’est pour cela que les organisateurs ont choisi le Cambodge comme modèle pour Haïti.

Cadre intégré
Il y va d’un partenariat de l’aide pour le commerce établi à l’intention exclusive des pays les moins avancés (PMA). Ce programme multi-donateur appuie les PMA dans leur quête d’un rôle plus actif dans le système commercial multilatéral en leur apportant l’assistance qu’il leur faut pour résoudre les contraintes d’ordre quantitatif et qualitatif liées à l’offre.
Le cadre intégré fournit un encadrement institutionnel pour l’articulation des initiatives publiques, privées ou mixtes ayant rapport au développement du commerce. Sa finalité esr d’assurer une plus grande cohésion au niveau des actions respectives des secteurs concernés, et a fortiori, une meilleure efficacité d’ensemble.

Le Cadre intégré renforcé (CIR)
L’expression Cadre intégré renforcé est donc liée à trois questions spécifiques: la prise en charge (c’est-a-dire l’appropriation) du processus par les pays eux-mêmes, l’augmentation du Fonds d’affectation spéciale pour une meilleure prise en compte des besoins de financement des pays bénéficiaires et la mise en place des organes nationaux de direction et de gestion du CIR. Celui-ci est entièrement opérationnel depuis juillet 2009, selon un document du ministère haïtien du Commerce et de l’Industrie.
Le terme Commerce ici embrasse un sens plus large que celui de simples opérations d’achat et de vente de marchandises vers l’investissement productif et créateur de richesses et d’emplois. L’objectif du Cadre intégré renforcé étant d’aider à l’intégration des pays les moins avancés dans le système commercial multilatéral, il convient d’intensifier les investissements liés à la production comme moyens d’y parvenir. En effet, le commerce ne crée de valeurs et ne génère d’emplois durables que s’il s’appuie sur des investissements et un système de production de biens et de services supporté par des entreprises compétitives, dynamiques, créatives et bien imbues des rouages des marchés internationaux.

Dieudonné Joachim
djoachim@lenouvelliste.com

 

Pour relever l’Université d’Etat d’Haïti : campus commun ou uniformisation académique ?

Jean Poincy / Le Nouvelliste

« Le projet est pris en compte. Je viens de recevoir un coup de fil d’un responsable de la CIRH et on attend encore deux semaines pour avoir une réponse concrète » a indiqué le recteur de l’Université d’Etat d’Haïti lors d’un entretien avec Le Nouvelliste. Selon le quotidien, il se montre optimiste quant à la réalisation du campus qui fera le bonheur de quelque 15 000 étudiants issus de onze entités de l’UEH à Port-au-Prince (Le Nouvelliste, 22 août 2011).
L’idée d’avoir un campus capable d’héberger les 11 facultés de l’Université d’Etat d’Haïti (UEH) éparpillées depuis toujours est une obsession. Ils sont beaucoup, incluant les responsables, à attribuer le dysfonctionnement de l’UEH à l’absence d’un lieu commun où tous ses membres peuvent se retrouver pour remplir leurs fonctions, soit la recherche, l’enseignement académique, le quotidien administratif ou la gestion académique. Quand les étudiants se plaignent de leur pauvreté académique, manifestent violemment pour un meilleur traitement et réclament un campus universitaire commun, les responsables se déchargent de toute responsabilité pour accuser l’Etat de les avoir handicapés en traitant l’UEH en parent pauvre. Celui-là, de son côté, justifie son indifférence en reprochant à ses accusateurs de n’avoir pas mis l’Université au service du pays, outre la préparation médiocre des citoyens qui profitent de toute opportunité pour s’expatrier via des bourses dont la qualité de l’enseignement est douteuse et est loin d’être supérieure à ce que l’UEH prodiguait dans le temps. Pour comprendre le dilemme, ce texte :
I- Expose la perception erronée des responsables relative à la modernisation de l’UEH.
II- Identifie les démarches pratiques ‘modernisantes’ de l’UEH.
III- Propose plutôt une configuration axée sur des Quartiers Universitaires.
I : La perception erronée de modernisation de l’UEH
Selon les dires d’un responsable, le séisme du 12 janvier 2010, qui a quasiment détruit les immeubles des 11 entités, offre une excellente opportunité pour enfin concrétiser le rêve d’avoir un campus commun. Ce qu’il considère comme le levier de modernisation pouvant hisser l’UEH au mât des universités modernes. Pour le conseil exécutif, un tel site permettrait de répondre « …aux normes standards et internationaux… » et pourrait aussi « …symboliser la volonté des dirigeants de l’UEH de répondre aux attentes de la nation et de jouer son rôle constitutionnel. » (Le Nouvelliste No. 38462 samedi 26 et dimanche 27 février 2011 : Le projet de campus de l’UEH soumis à la CIRH.) S’il faut y croire, il est à comprendre que l’inexistence d’un campus réunissant toutes les facultés sous un même toit cause la déchéance de l’UEH.
Penser qu’il suffit de rassembler toutes les facultés pour remédier aux maux endémiques de l’UEH, c’est mettre la charrue avant les boeufs. Cela laisse supposer que les paramètres définissant le fonctionnement d’un système universitaire ne sont pas toujours cernés. S’il s’agit d’unifier l’UEH, aucune forme de rassemblement des facultés sur un même campus ne pourra le faire. Sans vouloir minimiser le besoin du réaménagement des lieux ou la construction d’un campus principal, l’approche par le biais d’un campus commun est totalement erronée.
Construire un tel campus avant une refonte académique risque d’être un coup d’épée dans l’eau. L’ironie est que si la refonte académique est faite, elle invalidera la démarche d’un campus commun. Si la fonction d’une université est la création et la transmission de connaissances, un système académique qui ne les favorise pas réduit tout campus universitaire moderne ou pas à sa plus simple fonction d’abri de matériel de fonctionnement, du personnel administratif et académique qui sans un système académique rationnel ne valent rien. Par contre, l’existence d’un tel système, en l’absence même d’un lieu de fonctionnement, peut permettre à une université de remplir efficacement sa fonction de création, de transmission de connaissances et de se mettre au service de sa société. Il suffit de surfer le web pour trouver une multiplicité de formations académiques offertes et diplômes décernés en ligne par des universités de renom.
II : Les démarches pratiques ‘modernisantes’ de l’UEH
Les 200 millions de dollars US prévus pour la construction d’un campus universitaire moderne serviraient mieux à refondre le système académique et reconstruire les sites existants des entités détruites par le séisme. L’espace de chaque faculté si bien aménagé, et le flux des étudiants et personnel académique et administratif bien géré, il n’y a aucune raison pour que chaque faculté ne fournisse pas un rendement optimal moyennant un cursus académique uniforme. Tout pour dire que la renaissance de l’UEH ne dépend nullement d’un campus commun, mais plutôt :
1. D’une refonte académique afin de prodiguer les mêmes connaissances répondant à la réalité de la société Ayitienne. Tous les étudiants de l’UEH auraient à suivre un même programme ou des cours de base communs indifféremment de leur champ d’intérêt.
2. D’un nouveau mode d’admission porté sur dossier en guise d’un concours d’admission administré par chaque faculté où un candidat peut s’inscrire dans plusieurs facultés et éventuellement être admis dans deux ou plusieurs facultés pour ôter la chance d’admission de quelqu’un d’autre injustement. En conséquence, tout candidat serait inscrit et admis à l’UEH et non à une faculté.
3. D’une réorganisation des curricula pour éliminer les cours doublons, soit un même cours enseigné par un même professeur dans plusieurs facultés en contrepartie d’un salaire dans chaque faculté. Les avantages seraient non seulement de réduire les coûts d’enseignement et aussi d’éviter l’absurdité de reprendre ce même cours enseigné par le même professeur dans une autre faculté qui décide de ne pas honorer la note de passage reçue dans une autre faculté de l’UEH.
4. De la professionnalisation du corps professoral permanent à temps plein moyennant un salaire alléchant et des obligations de recherche pour la production de connaissances, d’enseignement, de gestion académique de ses cours et d’encadrement des étudiants.
5. D’un système de gestion d’information informatisé pour faciliter le suivi académique des étudiants et l’administration du système. Finalement, l’université pourrait mieux évaluer la population estudiantine et gérer le temps mis pour compléter un cycle d’études, et corriger les écarts là où c’est nécessaire.
6. D’une bibliothèque centrale moderne garnie de nombreux ouvrages et revues scientifiques couvrant les différents domaines d’études portés par les facultés. Mettre au service de la communauté académique de l’UEH quelques revues scientifiques coûterait peu et n’amputerait pas le budget actuel. Une bibliothèque centrale ou centre de documentation central serait le point de convergence académique naturel où les étudiants, professeurs, chercheurs en quête de connaissances se retrouveraient. Ce lieu serait aménagé de telle manière à pouvoir conduire des conférences ou colloques pour débattre les idées. La création d’une bibliothèque ne saurait empêcher la reconstruction des bibliothèques spécialisées de chaque faculté.
7. D’un laboratoire informatique devant faciliter les recherches et travaux académiques des étudiants, professeurs et chercheurs.
III : Quartiers universitaires en guise de campus commun
Tout cela est possible sans que les facultés évoluent sur un même site, déjà qu’elles ne sont pas si éloignées les unes des autres au point de déranger le fonctionnement d’un système académique uniformisé et qu’il ne nécessite aucune synergie. Concrètement, faire de la construction d’un campus capable de réunir toutes les facultés est une échappatoire pour ne pas aborder les vrais problèmes de l’UEH. Moderniser l’UEH ne dépend pas de la coexistence des 11 facultés dans un même espace, mais plutôt de la gestion du cursus universitaire et de la qualité de l’enseignement.
Considérant la configuration actuelle des facultés l’une par rapport à l’autre, il n’y aucune raison de penser à un campus commun pour mieux faire fonctionner l’UEH. N’étant pas trop éloignées l’une de l’autre, il suffit d’harmoniser le cursus pour mieux permettre la tenue des cours spécifiques à un domaine que plusieurs étudiants doivent suivre ensemble indifféremment de leurs champs de concentration. Voyager d’une faculté à une autre ne serait que quelques minutes de marche où à la rigueur rendre disponible une navette desservant un circuit quelconque.
Tenant compte de la position de chaque faculté l’une par rapport à l’autre dans un même quartier, il est possible de les regrouper en Quartiers Universitaires (QU). Si des 11 entités 6 se retrouvent dans une même zone où il faut approximativement 5 à 15 minutes de marche entre elles, 3 dans une autre pour seulement 2 minutes de marche, et avec seulement 2 facultés relativement éloignées, il est possible d’imaginer deux grands quartiers universitaires:
Le QU 1 formerait un triangle avec la rue Oswald Durand où se trouvent les facultés de Médecine/Pharmacie, Odontologie, Droit et Sciences Economiques, la rue Monseigneur Guilloux logeant les facultés des Sciences et l’Ecole Normale Supérieure, et l’avenue Magloire Ambroise près du Champ-de-Mars où se trouve la faculté d’Ethnologie. Entre ces facultés, la durée de marche ne dépasse pas quinze minutes. Le QU 2 rapprocherait l’Institut National d’Administration et de Gestion des Hautes Internationales (INAGHEI), la Faculté des Sciences Humaines, et l’Institut Supérieur d’Etudes et de Recherches en Sciences Sociales – Institut d’Etudes et de Recherches Africaines (ISERSS-IERAH) où la durée de marche serait très négligeable.
Garder les deux autres, les facultés d’Agronomie et de Linguistique Appliquée, où elles sont ne dérangerait aucunement le fonctionnement de l’UEH avec deux grands quartiers universitaires. Toutefois, il serait possible de les intégrer dans une des deux QU. Cette configuration était possible avant le séisme, et l’est encore considérant que les emplacements demeurent la propriété de l’UEH. Donc tout débours de reconstruction devrait être dirigé plutôt vers la réhabilitation de ces facultés. En fin de mandat, le conseil exécutif de l’UEH ne doit pas rater une dernière opportunité pour poser des actions pragmatiques capables de sortir l’UEH de sa détresse académique. Un campus commun à Damien n’en est pas une et est loin de traduire la vision de la communauté de l’UEH d’un campus commun.
Jean POINCY
caineve@yahoo.fr
http://poincy.blogspot.com/

 

Le sexe pour survivre

Cyberpresse.ca / 31-08-11

par Agnès Gruda

Il y a Mona, qui a dû accoucher par terre, dans une tente, sans l’ombre d’une aide médicale. Il y a aussi Anita, qui n’a pas assez d’argent pour payer un taxi jusqu’à l’hôpital. Et cette autre femme qui a été refoulée par une maternité, faute d’argent pour payer sa césarienne.

Et puis, il y a Valmie, qui résume en trois phrases d’une cruelle lucidité le sort de trop nombreuses femmes haïtiennes, 17 mois après le tremblement de terre qui a dévasté leur pays. «Les filles qui n’ont pas de parents tombent facilement enceintes. Elles n’ont pas de ressources et elles doivent avoir des relations avec des hommes pour survivre. Les condoms, ça se trouve, mais les hommes ne veulent pas s’en servir.»

Valmie vit à Maïs Gaté, un de ces camps de la capitale où les rescapés du sinistre s’entassent par milliers. Réduites à la plus grande pauvreté, des milliers d’Haïtiennes s’y vendent parfois pour seulement 60 cents. Même quand ils veillent sur elles pendant quelques semaines, leurs amants de passage risquent fort de déguerpir dès qu’ils apprennent qu’elles attendent un bébé.

Mona, Anita, Valmie et des milliers d’autres femmes sont les grandes oubliées du séisme du 12 janvier 2010, constate Human Rights Watch dans un rapport rendu public hier. On y apprend qu’après le tremblement de terre, Haïti a connu un véritable baby-boom. Son taux de fertilité, en zone urbaine, est passé de 4 à 12%. Autrement dit, plus d’une femme en âge de procréer sur dix est enceinte!

Il n’est pas rare qu’une société fasse des bébés à la tonne après un grand traumatisme. C’est ce qui est arrivé en Occident après la Seconde Guerre mondiale: les jeunes couples ont tourné le dos à l’horreur et ont fabriqué des millions de baby-boomers.

Mais en Haïti, ce phénomène n’a rien de réjouissant. Les deux tiers de ces grossesses ne sont pas désirées. Et les Haïtiennes qui se retrouvent avec une bouche de plus à nourrir ne tournent le dos à rien. Elles sont simplement otages de leur misère.

Et maintenant, la question à cinq milliards: comment est-ce possible qu’avec toute l’aide qui s’est déversée sur Haïti depuis le fatidique 12 janvier, tant de femmes y soient toujours réduites à essayer d’avorter avec des médicaments contre les ulcères d’estomac, ou à accoucher dans la poussière d’un bébé conçu contre leur volonté, qu’elles n’ont pas les moyens de nourrir?

N’attendez pas de réponse unique à cette question. Il y a les ONG qui tirent chacune de leur bord, sans se coordonner. La reconstruction qui ne démarre pas assez vite. La difficulté de rejoindre ces femmes au milieu d’un camp de fortune, pour leur faire connaître les services auxquels elles ont droit.

Mais il y a aussi le blocage politique qui paralyse le pays depuis le printemps. Petit rappel: en mars dernier, les Haïtiens ont élu le chanteur populaire Michel Martelly à la présidence de leur pays. Depuis, celui-ci n’a pas encore réussi à faire nommer un premier ministre! À chaque initiative, son choix est bloqué par le Parlement – où la vaste majorité des députés appartiennent au camp politique adverse.

«Martelly croyait que son mandat tout neuf allait lui ouvrir des portes, mais les députés ont eux aussi été élus par la population», dit le rédacteur en chef du Nouvelliste de Port-au-Prince, Frantz Duval. Qui résume la situation ainsi: «Martelly s’attendait à un cadeau, mais le cadeau n’est pas venu. Maintenant, il doit se faire des alliés, sinon il ne pourra pas gouverner.»

Autrement dit, le gouvernement haïtien était paralysé après le séisme, puis il est entré en période électorale au cours de laquelle tout a été mis en suspens. Et depuis, il n’y a pas de gouvernement du tout…

Cette impasse semblait en voie de résolution, hier. Ce n’est pas trop tôt.

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mardi 30 août 2011

30 Août

Gary Conille, Premier Ministre pressenti, serait au centre des négociations

MARTELLY, CLINTON ET GARY CONILLELe chef d’Etat haïtien Michel Martelly multiplie les rencontres avec des acteurs politiques dans le cadre des négociations avant la désignation d’un nouveau Premier Ministre. Outre sa rencontre avec les présidents des deux branches du Parlement, M. Martelly s’est entretenu hier également avec d’autres leaders de groupes politiques au Parlement.
Le président du Sénat Roudolph Joazile avait mis l’accent hier sur l’impérieuse nécessité de conclure un pacte de gouvernabilité devant être mis en œuvre par le Premier Ministre. Selon le sénateur Joazile il faut tenir compte des problèmes structurels qui pourraient annuler l’action du gouvernement.
Cependant plusieurs législateurs confirment que Gary Conille pourrait être le prochain Premier Ministre désigné avant même la conclusion d’un accord. Les rencontres entre le chef d’Etat et les parlementaires ne concernent donc pas uniquement le pacte de gouvernabilité mais aussi le profil du Premier Ministre. Des sénateurs de la majorité et ceux du groupe minoritaire ont déjà été informés de manière informelle du choix de chef d’Etat.
Gary Conille, qui occupe depuis 2 mois le poste de Coordonnateur résident du Système des Nations Unies et Représentant résident du PNUD Niger est un médecin formé aux Etats-Unis.
Chef de cabinet de Bill Clinton, Envoyé spécial de l’ONU en Haïti, M. Conille avait pris une part active à la conférence des bailleurs de New York après le violent séisme du 12 janvier 2010.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Le chef d’Etat est sur le point de designer un Premier Ministre

imageLe chef d’Etat haïtien, Michel Martelly, s’est entretenu hier soir avec les présidents du sénat, Roudolph Joazile et de la chambre des députés, Sorel Jacinthe, dans le cadre des consultations préalables à la désignation d’un Premier Ministre. Il s’agissait de consultations formelles telles que prévues par la constitution.
Le sénateur Joazile assure que le président n’a cité aucun nom mais s’est contenté de présenter le profil de son prochain Premier Ministre. Il nous a dit que c’est une personnalité relativement jeune qui ne polarisera pas la société, a rapporté le président du Sénat.
Au cours de la rencontre le président Martelly a assuré qu’il s’agit d’une personne dynamique ayant la capacité de concrétiser ses promesses électorales. Il également indiqué que le prochain Premier Ministre désigné dispose de compétence pour aider les élus à concrétiser le processus d’autonomie des collectivités territoriales.
Le président Martelly veut aller vite en besogne une nouvelle rencontre est prévue cet après midi avec les présidents des deux chambres. Le nom du Premier Ministre devrait être communiqué officiellement au cours de cette rencontre, confirme le sénateur Joazile.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Vers un accord pour désigner le prochain Premier ministre

Une short liste circule et chacun y va de ses petites confirmations sur l’identité de celui qui serait en pôle position pour être désigné Premier ministre : Dr Gary Conille. Chef de cabinet de Bill Clinton, co-président de la CIRH et représentant spécial du secrétaire général des Nations-Unies, l’homme, dans le milieu de la quarantaine, est méconnu de la classe politique. Avec lui, Jean Max Bellerive est aussi dans les esprits.

Le président de la République Michel Joseph Martelly multiplie les rencontres avec des parlementaires de tous bords en vue de constituer une majorité pour doter le pays d’un nouveau gouvernement. « Oui, le président, dans un souci de débloquer la situation, a décidé de continuer les rencontres avec les parlementaires en vue d’arriver à se mettre d’accord sur le prochain Premier ministre », a confié au journal Me Thiery Mayard Paul, chef de cabinet du président Martelly, dans la soirée du lundi 29 août 2011. La désignation du prochain Premier ministre est une affaire de jours, a ajouté Me Thiery Mayard Paul.
Le journal a appris de sources combinées que le président Michel Joseph Martelly a eu des consultations avec les présidents du sénat Rodolphe Joazil et de la chambre des députés Saurel Jacinthe. « Aucune décision n’a été arrêtée pour le moment », a confié sous le couvert de l’anonymat un sénateur du Groupe des 16 qui, au passage, a confirmé la tenue d’une seconde réunion entre le président Martelly et le sénateur Joseph Lambert après celle de vendredi. « Il y a de fortes probabilités que le choix du chef de l’Etat s’arrête sur le docteur Gary Conille », a-t-il ajouté.
Sous le couvert de l’anonymat, un sénateur du groupe minoritaire ayant aussi appelé à la signature d’un pacte de gouvernabilité en vue de créer une majorité fonctionnelle pour aider le chef de l’Etat à gouverner, a confirmé que le président serait en passe de désigner le docteur Gary Conille. « Par élégance, je suppose que le président Martelly annoncera son choix et l’entente obtenue avec le groupe des 16 à la minorité avant toute annonce officielle », a ajouté ce sénateur.
« J’espère que l’on s’est donné le temps qu’il faut pour s’assurer que Dr Gary Conille, s’il est officiellement désigné, corresponde aux critères exigés par la constitution », a poursuivi le sénateur, optimiste et pressé d’en finir avec cette crise de gouvernance qui handicape l’administration publique depuis plus de trois mois.
Le mardi 02 août 2011, 16 sénateurs avaient rejeté, au terme d’une séance marathon, le choix du premier ministre désigné. Ce rejet avait donné lieu à une vilaine polémique entre Me Bernard Gousse et ce groupe de 16 sénateurs.
Avant Me Gousse, l’homme d’affaire Daniel Gérard Rouzier avait été rejeté par la chambre des députés. Après deux échecs, le chef de l’Etat s’était promis de donner du temps au temps afin de trouver le consensus nécessaire en vue d’obtenir la majorité pour faire ratifier son Premier ministre. Il serait sur la bonne voie, selon des sources combinées,si de nouvelles et innatendues embûches ne se dressent sur sa route.
La carte Bellerive
Pendant tous le week-end et lundi en milieu de journée, le maintien du Premier ministre sortant était évoqué. La carte Bellerive est-elle jouable ? Le très influent sénateur Joseph Lambert le croit. Bellerive « serait ratifié sans tracas », a confié Lambert, porte-parole du GPR, groupe majoritaire au sénat, tombeur de Me Bernard H. Gousse. « Cela ne signifie pas que le Parlement donnerait un blanc seing à M. Bellerive en abdiquant son pouvoir de contrôle », a nuancé Joseph Lambert, samedi 27 août sur les ondes de Magik 9, moins de vingt-quatre heures après une rencontre qu’il a qualifié de « fructueuse » avec le président Michel Joseph Martelly au palais national.
Le très remuant sénateur Youri Latortue, sans langue de bois, a estimé que « le moment n’est pas à cette reconduction (…) Il faut du sang neuf », selon Latortue, l’un des fers de lance de la minorité au grand corps et un des instigateurs d’un « pacte de gouvernabilité » en vue de créer une « majorité fonctionnelle ». Le Premier ministre sortant, Jean- Max Bellerive, poursuit Youri Latortue, souffre d’un déficit important : « il ne peut pas rassembler tous les groupes ». « Il faut une pomme de concorde et non de discorde », a-t-il ajouté, le ton grave, en mettant en garde contre la tentation de passer en force avec une « majorité fragile ».
« C’est le président qui a les prérogatives de choisir son Premier ministre. En ce sens, nous nous gardons d’émettre une quelconque opinion. Cependant, le président Martelly renierait ses positions de principe antérieures », a estimé l’ex-sénateur Edgard Leblanc Fils, membre du directoire de la plateforme politique Alternative.
« L’idée fondamentale pour passer ce cap difficile pour le pays est la recherche d’un compromis et d’un consensus. Au cas où il est possible de dégager une majorité fonctionnelle capable de garantir la stabilité du gouvernement, un pacte de gouvernabilité entre les secteurs politiques de la majorité, de l’opposition, de l’Exécutif (présidence/primature) sous l’observation vigilante des secteurs organisés de la société civile inscrirait le pays dans la normalité constitutionnelle», a souligné Edgard Leblanc Fils.
« Compte tenu de la configuration des forces dans les chambres, la constitution d’une majorité pourrait être très difficile », a indiqué Leblanc avant d’ajouter que « l’Alternative est favorable à un gouvernement d’unité nationale où les responsabilités seront partagées par les différents secteurs ».
Jean-Max Bellerive, par le passé, avait toujours fait part de son désir de servir son pays à n’importe quel poste. Ministre de la planification durant cinq ans et Premier ministre après le renvoi de Michèle Duvivier Pierre-Louis, M. Bellerive est présenté comme un technicien par certains et comme un politique inodore et incolore; un liquide prend la forme du vase qui le contient.
Cousin du président Michel Joseph Martelly, il incarne une certaine continuité. « Confirmer Bellerive à son poste serait un choix politique risqué pour le chef de l’Etat. Cependant, tout est possible en Haïti où les politiques sont capables de grands revirements », selon un observateur sous le couvert de l’anonymat, qui cite comme exemple la décoration de Clinton par le président Martelly devenu plus souple par rapport à la CIRH qu’il avait critiqué pendant la campagne présidentielle à cause de son inefficacité.
Entre-temps, de l’eau a coulé sous les ponts et de la glace a été versée dans les verres de vin pour sceller ce qui semble être en passe de devenir un accord entre le chef de l’Etat et le GPR…
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Martelly renforce et diversifie son équipe

Le président Michel Martelly a procédé à des recrutements de choix pour renforcer et diversifier la représentativité au sein de son cabinet, a appris Le Nouvelliste.
« Oui, de nouvelles têtes ont été appelées dans le cercle des conseillers du président de la République, Michel Joseph Martelly, particulièrement dans les domaines de la communication et de l’assistance technique au niveau politique et organisationnelle », selon une déclaration faite au journal par le chef de cabinet du président, Thierry Mayard Paul, qui n’a pas voulu citer de noms.
cependant, Le Nouvelliste a su ce lundi de sources combinées que Mario Dupuis, Dischler Marcelin et Lucien Jurat ont rejoint l’équipe présidentielle.
« J’ai pris mes fonctions ce lundi. J’ai rejoint l’équipe du président Martelly au niveau de la communication », a déclaré Mario Dupuis joint au téléphone lundi soir.
L’ancien secrétaire d’Etat à la Communication sous le deuxième mandat de Jean Bertrand Aristide retourne sur des terres qu’il connaît bien.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, ce lundi, sur les ondes de Scoop FM, Guy Philippe, ancien patron de la rébellion contre Jean Bertrand Aristide, a, pour la première fois, confirmé des faits que le secrétaire d’Etat à la Communication avait dénoncés entre 2001 et 2004.
Parmi les révélations de l’ancien commissaire Philippe, l’attaque par ses hommes du palais national le 17 décembre 2001 et d’autres faits d’armes que la presse, à l’époque, avait assimilé à des montages du pouvoir lavalassien.
Autre recrue de luxe, l’animateur de « Débats publics » une émission très prisée sur la chaîne 11, Dischler Marcelin, a, lui aussi, intégré l’écurie présidentielle.
« Je fais partie de l’équipe pour participer à son renforcement », a indiqué au journal M. Marcelin.
Dans le cas de Lucien Jurat, présentateur vedette, jusqu’à date de Signal FM, c’est Scoop FM qui a donné la nouvelle. Le journaliste devait être dans les prochaines heures désigné au poste de porte-parole du président Michel Martelly.
Grand connaisseur du monde de la presse, cet avocat et journaliste courtois, élégant et méthodique, ancien présentateur de Info 5 sur Télémax, a toutes les qualités pour remplir avec tact sa nouvelle fonction.
« C’est en cours, il ne reste qu’un détail administratif pour que la nomination de Jurat soit effective », a révélé au Nouvelliste une source proche de la présidence.
Si nombreux sont ceux qui se réjouissent que la présidence se dote d’un porte-parole pour diminuer les relations directes entre le président Martelly et ses divers interlocuteurs, le départ de Jurat aurait provoqué des remous à Signal FM.
D’autres recrutements seraient en cours pour diversifier le cabinet et consolider la liste des conseillers du président après une série de critiques unanimes qui reprochent au chef de l’Etat de ne s’entourer que de ses amis les plus proches et de rester imperméable aux conseils qui sont contraires à la pensée unique qui a valeur d’évangile dans son entourage.
Interrogé sur les rumeurs qui l’annoncent sélectionner par Martelly, Evens Paul a précisé pour le Nouvelliste que » ce n’est pas le cas jusqu’à maintenant. J’ai parlé au président Martelly sur d’autres sujets, mais il ne m’a pas demande d’être son conseiller. »
En outre, le leader de l’Alternative a fait savoir que si ce poste lui est proposé, il aura des conditions avant de l’accepter.  » Je le ferai pendant un temps limité », a-t-il dit, soulignant aussi que sa motivation première pour un tel poste ne serait pas liée à l’argent.
Frantz Duval
duval@lenouvelliste.com

 

Haïti – Insécurité :

Libération de l’américain enlevé vendredi

30/08/2011 08:45:59

Haïti - Insécurité : Toujours sans nouvelle de l’américain enlevé vendredi (MAJ)Mise à jour : Nous venons d’apprendre que Frank Jean-Baptiste a été libéré cet après-midi par la Police Nationale d’Haïti (PNH).
Le Commissaire François Dossous, Responsable de la Cellule Contre Enlèvement en Haïti, a confirmé officiellement, hier lundi, l’enlèvement de Frank Jean-Baptiste, citoyen américain vendredi dernier.
Frank Jean-Baptiste, marié à la Directrice d’une prestigieuse école privée (Union School) pour les enfants de diplomates et de riches haïtiens, a été enlevé à son domicile, par des hommes qui se sont présentés comme des employés d’un service de livraison de colis.
Le Commissaire Dossous, a déclaré que les autorités travaillaient actuellement pour obtenir la libération de Frank Jean-Baptiste, sans fournir d’autres détails pour des raisons de sécurité.
La Police Nationale d’Haïti a lancé depuis vendredi une vaste opération de recherche dans les quartiers de Pétion-ville et renforcée, conjointement avec les casques bleus, les postes de contrôle à Port-au-Prince où deux autres personnes dont une petite fille de 6 ans ont été également victime d’enlèvement ces derniers jours.
L’Ambassade Américaine demande à tous les citoyens Américains qui travaillent en Haïti à demeurer très vigilant.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

1,4 millions de dollars pour des projets de reconstruction innovants

30/08/2011 12:24:39

Haïti - Reconstruction : 1,4 millions de dollars pour des projets de reconstruction innovantsDans ses efforts continus pour soutenir Haïti, le fonds Clinton-Bush Haiti a annoncé aujourd’hui 1,4 millions de dollars dans de nouveaux engagements pour trois nouveaux projets : un programme de logements basée sur la franchise, un programme de formation professionnelle et une initiative d’énergie durable.
Dans le cadre de cette annonce, 1,08 million de dollars en subventions traditionnelles et recouvrable, seront remis à GaMa Entreprises, SA, une société haïtienne qui va utiliser l’argent pour mettre en œuvre une solution de logement basée sur la franchise. Cette nouvelle entreprise prévoit profiter de l’occasion sans précédent dans le secteur de la construction, en répondant aux besoins critiques en Haïti en matière de logements. Sous la marque KayTek (maison technologies), l’entreprise va fabriquer des kits de logements à ossature d’acier dans une usine à Port-au-Prince. KayTek offrira une sélection de plans prêts à l’emploi et sur mesure pour les maisons dans une gamme de marchés, ainsi qu’une solution «one-stop» de matériaux pour que les acheteurs puisse personnaliser leurs maisons. Le programme permettra de former des ingénieurs et des entrepreneurs généraux, qui à leur tour pourront former les commerçants en général. Grâce à cette formation technique dans la construction de maison en acier et de l’entreprenariat, les personnes sélectionnées en tant que franchisés seront prêts à démarrer et gérer leurs propres entreprises de construction de logements en Haïti.
« Ensemble, GaMa Entreprises, SA et le fonds Clinton Bush Haiti supportent la reconstruction à long terme par la promotion de l’emploi, en cultivant l’entrepreneuriat et le renforcement des capacités dans la construction « Simultanément, nous répondons aux besoins de plus de 800,000 individus toujours à la recherche de logements permanents », souligne Mathias Pierre Président de GaMa [nommé « Entrepreneur de l’Année » par Digicel en 2010 et « Pionnier de la prospérité » de la Caraïbes en 2009.
Le fonds Clinton Bush Haiti a également annoncé son engagement à accorder jusqu’à 225,000 dollars pour équiper les salles de classe temporaires à l’Ecole professionnelle Salésiens dévastée par le séisme, qui bénéficieront à 620 jeunes à risque, qui seront formés et certifiés dans les métiers de la construction. L’école Salésiens, est l’école de formation professionnelle et la plus ancienne en Haïti parmi les rares à détenir un statut accrédité et une solide réputation dans le marché du travail. Cette subvention donne aux étudiants, l’équipement dont ils ont besoin pour reprendre leurs études, compléter leur certification et accéder à des emplois dans le secteur vital de la reconstruction.
La troisième annonce du fonds, adresse l’absence en Haïti d’énergie durable, une entrave aux possibilités économiques et à la réussite scolaire. Le fonds Clinton Bush Haiti, fournira 150,000 dollars en financement de démarrage pour Arc Finance, une organisation mondiale à but non lucratif dont la mission est de renforcer les revenus et les actifs des personnes pauvres grâce à la promotion et l’accès au financement pour l’énergie, l’eau potable et les autres besoins de base.
Ce nouveau programme, entrepris en partenariat avec le Fonds Multilatéral d’Investissement, un membre du groupe de la Banque Interaméricaine de Développement (BID), permettra aux membres de la diaspora haïtienne, qui vivent aux États-Unis, d’acheter directement et à faible coût des produits économes en énergie, tels que des cuisinières et des lampes, pour envoyer en Haïti. La compagnie haïtienne de livraison de biens, FoodExpress, livrera ensuite les produits. Ce programme innovant de transfert, rendra les sources d’électricité durables plus largement disponible partout en Haïti, réduira les coûts de l’énergie et la pollution causée par l’utilisation du charbon de bois, du diesel, du kérosène et du bois tant dans dans les zones urbaines que rurales.
HL/ HaïtiLibre

 

 Latortue prône la mise en place d’un système national de sécurité

imageLe président de la commission sénatoriale justice et sécurité, Youri Latortue, préconise l’adoption de dispositions en vue de trouver une solution structurelle au problème de l’insécurité.
L’ancien officier des Forces Armées d’Haïti (FADH) recommande la professionnalisation de la police, la mise en place d’une nouvelle force de sécurité et d’un système général d’intelligence. Il estime que l’action combinée de ces 3 entités garantira une réaction immédiate en cas d’acte de violence et dissuadera les criminels.
Rappelant que la structure de sécurité est très faible en Haïti, le chef de file de AAA soutient que cette faible structure est pratiquement inexistante en période de transition politique.
En dépit de leur bonne volonté l’effectif réduit des policiers privés de matériels adéquats ne peut répondre convenablement aux agressions des criminels prévient le parlementaire. Ajouté aux insuffisances de la PNH, l’absence de leadership favorise une reprise des activités des bandits.
Dans le même temps le président de la commission sécurité critique les autorités policières qui n’ont pas modifié le déploiement dans la région métropolitaine depuis 6 mois. Il rappelle qu’un redéploiement doit être réalisé chaque trimestre.
Le parlementaire note également qu’il y a une recrudescence de l’insécurité à mesure qu’on s’approche de la fin du mandat de la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (Minustah). Interrogé sur le rôle de la Minustah le sénateur Latortue a fait remarquer que les règles d’engagement limitent l’action de cette mission.
En raison de ces contraintes le sénateur Latortue croit que le retrait de la Minustah et la mise en place d’une nouvelle force publique est un élément clé dans les efforts consolidation du climat sécuritaire.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti/Post-Séisme :

Des individus non identifiés promettent d’incendier un camp de personnes déplacées

P-au-P, 30 août 2011 [AlterPresse] —- Les personnes déplacées d’un camp, établi à la place de Jérémie à Carrefour-Feuilles (banlieue au sud-est de la capitale), se disent inquiètes pour leur sécurité après les menaces, brandies par des individus non identifiés, de mettre le feu ce 30 août dans ce camp, apprend l’agence en ligne AlterPresse.

Le 30 août 2011 est l’ultimatum fixé par ces individus qui se dissimulent derrière des tracts pour demander aux familles sinistrées de partir, selon les témoignages de Walter Dérival, membre du comité du camp de cette place.

Si les résidentes et résidents du camp à la Place Jérémie ne partent pas, ils recevront des jets de pierres et de bouteilles, et le camp sera incendié, indique l’un des tracts que AlterPresse a réussi à obtenir.

Les auteurs de ces tracts parlent de « la seconde phase » de leur « mouvement ».

Les familles sinistrées de ce camp, érigé au lendemain du séisme du 12 Janvier 2010, signalent avoir déjà été victimes d’attaques nocturnes, ponctuées par des jets de pierres et de bouteilles.

En dépit des démarches entreprises auprès des autorités policières, rien n’a été fait pour sécuriser le camp, affirme Dérival.

« Le camp n’est plus électrifié, comme c’était le cas auparavant. Il n’y a plus de sécurité dans le camp », indique Dérival.

Plusieurs résidentes et résidents ont déjà pris la fuite devant les menaces, ajoute t-il.

D’autres affirmant n’avoir nulle part où aller sont restés.

Pierre Jean Bonnet, père de trois enfants, évoque, lui aussi, la dégradation des conditions de sécurité à la place Jérémie.

« Pour leur protection, ma femme et mes enfants ont été obligés de quitter le camp provisoirement, afin de ne pas être victimes lors des actes de violence nocturnes », fait-il savoir.

« La vie est difficile dans le camp [à la place Jérémie] ces temps-ci, à cause des menaces de violence qui pèsent sur les occupantes et occupants », rapporte une mère de trois enfants, Clerna Talan, qui demande à l’État de venir à son aide.

La population dans les camps a chuté de 61% depuis 2010, selon les organisations humanitaires.

Un peu plus d’un million au lendemain de la catastrophe, les locataires des camps atteignent 594 800, selon le dernier décompte de l’organisation internationale pour les migrations (Oim).

Les expulsions forcées demeurent l’une des principales causes de cette réduction. [emb kft rc apr 30/08/2011 9:41]

 

L’Artibonite de nouveau sous tension

Un mort hier dans des affrontements avec la police nationale

P-au-P, 30 août 2011 [AlterPresse] — St Marc, Pont Sondé, L’Estère, villes du département géographique de l’Artibonite (au nord de la capitale) se retrouvent bloquées, ce mardi 30 août 2011, pour la deuxième journée consécutive, le transport en commun étant totalement paralysé, selon les informations obtenues par l’agence en ligne AlterPresse.

Un mouvement de revendications pour le rétablissement du service d’électricité publique dans le Bas-Artibonite dure depuis plusieurs jours.

Dans leurs tentatives pour arriver à débloquer la route au niveau de Pont-Sondé, des agents de l’unité départementale de maintien de l’ordre (Udmo) ont été accueillis par des jets de pierres et de bouteilles.

Un policier national blessé a été transporté à l’hôpital le plus proche.

Lundi 29 août 2011, une personne a été tuée par balle, à L’Estère, lors d’affrontements entre la police nationale et des manifestants. Ces derniers avaient érigé des barricades sur la route nationale numéro un.

La police nationale est intervenue pour calmer le mouvement de protestations, ponctué par des jets de pierres.

Au cours des affrontements, un jeune homme, Charles Ceneres a succombé à des tirs, indique le correspondant d’AlterPresse dans ce département géographique en Haïti.

La population mécontente, qui a alors envahi le sous-commissariat de L’Estère, en a saccagé les locaux.

Des détenus ont profité du mouvement de revendications pour prendre la fuite, mais aucun chiffre n’est encore disponible sur le nombre d’évadés, précise le correspondant d’AlterPresse.

Le calme n’est toujours pas revenu. [kft sfd rc apr 30/08/2011 11:22]

 

Emeutes meurtrières à l’Estère pour l’électricité

Un mort et plusieurs blessés par balle, le commissariat de police saccagé, bilan de cette folle journée qui a également paralysé la circulation dans l’Artibonite ; les Sénateurs de la région, François Anick Joseph et Youri Latortue, exigent des mesures correctives immédiates et se montrent solidaires des protestataires plongés depuis plusieurs mois dans le black-out

Publié le lundi 29 août 2011

Une personne a été tuée, plusieurs autres blessées par balle et le commissariat de L’Estère saccagé lundi, lors d’une journée très tendue dans cette commune de l’Artibonite (nord) où la population a violemment manifesté contre un black-out de longue durée et affronté les forces de l’ordre.

Saint René Charles, un marchand de borlette de 41 ans qui vaquait à ses occupations, a été abattu par un agent de l’Unité départementale et de maintien d’ordre (UDMO), selon différents témoignages recueillis sur place et confirmés par l’un des Sénateurs de l’Artibonite, François Anick Joseph.

Une fillette a été également touchée à la tête.

Piqués au vif par l’intervention musclée de la PNH et de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH), les manifestants leur ont lancé des pierres avant de saccager le commissariat de police de l’Estère.

Un premier commissariat avait déjà été incendié, la semaine dernière, dans la même région, au cours d’un autre mouvement de protestation à Desdunes.

Née d’un sévère rationnement du courant électrique depuis l’arrivée au pouvoir, en mai dernier, du Président Michel Martelly, la mobilisation de lundi s’est étendue à la commune voisine du Pont-Sondé et a paralysé pendant toute la journée la circulation sur la nationale #1.

Accusant les Gonaïves d’être à l’origine du black-out à l’Estère, des riverains ont menacé de bloquer tous les autobus voyageant en provenance ou à destination de la métropole du Haut-Artibonite et d’agresser physiquement tous les passagers.

Solidaires des revendications de leurs mandants, les Sénateurs François Anick Joseph et Youri Latortue exigent l’adoption de mesures rapides visant à redonner l’électricité aux communautés lésées. Le premier fait état de vaines démarches entreprises jusqu’ici auprès des autorités concernées tandis que le second réclame des changements au sein de la direction départementale de l’Electricité d’Haïti qui serait, en raison de son incompétence, responsable de ces graves incidents.

La veuve de Saint René Charles, Marie-Rose Louis-Jeune a, quant à elle, dénoncé l’intervention brutale des policiers ayant entraîné le décès de son mari qui la laisse avec trois orphelins sur les bras. spp/Radio Kiskeya

 

Sauveur Pierre Etienne, nouveau leader de l’OPL

imageRevenu récemment d’un long séjour à l’étranger, le successeur d’Edgard Leblanc promet de travailler au relèvement d’Haïti et à la consolidation du parti de feu Gérard Pierre-Charles, idéologue de la gauche et opposant historique au duvaliérisme

Publié le lundi 29 août 2011

Le professeur Sauveur Pierre Etienne, rentré récemment en Haïti à l’issue d’un long séjour au Canada, a été désigné dimanche au poste de coordonnateur général de l’Organisation du peuple en lutte (OPL), lors du quatrième congrès national du parti qui s’est tenu aux Cayes (sud).

Le nouveau dirigeant succède à l’ancien Sénateur Edgard Leblanc Fils.

Dans une interview à Radio Kiskeya, M. Etienne s’est engagé à renforcer les structures du parti et à contribuer, aux côtés d’autres formations politiques, à des changements profonds en Haïti dans la perspective d’une reconquête de la souveraineté nationale et d’une réduction de la dépendance économique vis-à-vis de l’étranger.

Farouche adversaire de René Préval, le sociologue -nettement plus tendre envers son successeur Michel Martelly- a accusé l’ex-Président d’avoir tenté d’anéantir l’OPL de feu Gérard Pierre-Charles.

Dans ses nouvelles fonctions de coordonnateur général du parti, Sauveur Pierre Etienne est à la tête d’un bureau politique composé notamment des Sénateurs Andrys Riché et François Anick Joseph, des Députés Accluche Louis-Jeune et Eloune Doréus et de l’ancien Premier ministre Rosny Smarth (1996-1998). spp/Radio Kiskeya

 

Michel Forst arrive en Haïti pour une nouvelle mission

Publié le lundi 29 août 2011

L’expert indépendant des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en Haïti, le français Michel Forst, est arrivé lundi à Port-au-Prince pour une nouvelle mission destinée à faire le suivi des recommandations établies dans son dernier rapport au Conseil des droits de l’homme et à évaluer la situation des femmes, enfants, handicapés et déplacés internes, un an et demi après le séisme du 12 janvier.

M. Forst, qui doit au cours de son séjour s’entretenir avec les autorités et les représentants de divers secteurs, présentera ses observations préliminaires à la veille de son départ prévu le 3 septembre (samedi prochain). spp/Radio Kiskeya

 

Les recettes douanières à la Hausse en Haïti ces derniers mois

imageLe directeur général de l’administration des douanes Jean Jacques Valentin, annonce une hausse substantielle des recettes douanières au cours du mois de Juillet.
Intervenant a la rubrique le point de Radio et Télé Métropoles Jean Jacques Valentin, a indiqué que plus de deux milliards de gourdes ont été collectées durant cette période et la douane serait sur le point d’aller au-delà de ces chiffres, pour le mois en cours.
Intervenant à la rubrique le point de Métropole Jean Jacques Valentin a reconnu que les recettes pouvaient être beaucoup plus significatives, si tous les ports étaient contrôlés.
D’un autre cote monsieur Valentin a admis que les recettes collectées à Port au prince sont beaucoup supérieures à celles collectées en province.
le responsable des douanes a plaidé en faveur d’une réduction du nombre de ports ouverts au commerce extérieur dans le pays.
Monsieur Valentin a fait remarquer qu’en plus de leur inutilité, ces différents ports ouverts un peu partout dans le pays favorisent la contrebande et contribuer à diminuer considérablement les recettes de l’état.

EJ/Radio Métropole Haïti

 

Haïti-État de droit :

La Pohdh invite la présidence à passer au concret

Martelly ne saurait donner « amnistie » à Jean-Claude Duvalier

lundi 29 août 2011

Un gouvernement, qui gracie des criminels, commet de l’impunité et « sape la notion d’égalité »…

P-au-P, 26 août 2011[AlterPresse] — La plateforme des organisations haïtiennes de droits humains (Pohdh) appelle la présidence à poser des actes concrets pour freiner l’impunité et instaurer l’État de droit, au cours d’une conférence-débat à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Le président haïtien Joseph Michel Martelly avait fait, de l’établissement d’un État de droit, un des principaux axes de sa campagne électorale, à coté de l’accès gratuit à l’éducation pour les enfants non-scolarisés, la création d’emploi et l’environnement.

La promesse de faire régner l’État de droit en Haïti, faite par Michel Martelly, ne semble être qu’« un slogan », qui manque, par conséquent, de « contenu », indique le secrétaire exécutif de la Pohdh, Antonal Mortimé.

La présidence en Haïti doit « poser des actions concrètes » estime le secrétariat exécutif de la plateforme des organisations haïtiennes des droits humains

« L’absence d’un gouvernement ne doit pas empêcher la présidence d’appliquer la loi », croit Mortimé, qui appelle la présidence à ne pas consolider l’impunité dans le pays.

Ces déclarations ont été faites en marge d’une conférence-débat à l’occasion des « vendredis de la plateforme’’, un rendez-vous mensuel de la Pohdh.

Amnistie pour Duvalier ?

Dans un entretien accordé à un média canadien, Martelly avait déclaré qu’il envisageait d’accorder amnistie aux anciens chefs d’État haïtiens, accusés d’avoir causé du tort à la nation haïtienne.

Parmi ces chefs d’État, figure Jean Claude Duvalier, sous le coup de plusieurs plaintes pour crimes contre l’humanité en Haïti.

« On ne s’empressera pas de prendre des décisions, mais la tendance veut que je penche du côté de l’amnistie et de la clémence (…) », avait déclaré Martelly.

Mais, « Martelly n’a pas la compétence pour amnistier (Jean-Claude Duvalier ) concernant ces crimes (disparitions , meurtres) », rappelle Antonal Mortimé.

On ne peut amnistier que pour des « raisons politiques », non pas en cas de crimes contre l’humanité, explique t-il.

Un gouvernement, qui gracie des criminels, commet de l’impunité et « sape la notion d’égalité », avertit la plateforme des organisations haïtiennes de droits humains.

De retour en Haïti le 16 janvier 2011, après 25 ans d’exil en France, l’ancien dictateur Jean-Claude Duvalier fait l’objet de diverses plaintes.

Des victimes de son régime, de 1971 à 1986, ont déposé des plaintes contre lui devant la justice haïtienne.

Mis sous résidence surveillée, l’ancien dictateur circule, malgré tout, comme bon lui semble.

Ses avocats avancent que la notion de crimes contre l’humanité est frappée de prescription. Cela signifie que, passé un temps, toutes démarches en justice pénale ou civile seraient jugées refusables contre un présumé criminel.

Ce temps s’étend sur 10 ans, selon le code d’instruction criminelle (haïtien), souligne Joseph Céus, doctorant en droit à l’Université Laval (Canada).

Cependant, « la prescription n’existe pas en matière de droit international ». ajoute Céus.

En effet, le concept de crimes contre l’humanité, retenus contre Jean-Claude Duvalier (dit Baby doc), est du domaine « du droit international », précise Céus.

« La prescription ne prévaut pas, quand il y a empêchement », déclare t-il, faisant référence à l’absence (physique) de Duvalier du pays pendant 25 ans.

« Le gouvernement haïtien doit accepter l’aide de l’organisation des Nations-Unies (Onu) pour un procès équitable contre Duvalier », conclut Mortimé, qui évoque l’appui technique promis par l’Onu au début du mois de février 2011 dans le cadre de cette affaire. [rh kft rc apr 29/08/2011 10:30]

lundi 29 août 2011

29 Août

Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits, même les Haïtiens ?

LEMONDE.FR | 29.08.11 | 09h41

Nous y voyons plus clair à propos de l’épidémie de choléra en Haïti : deux études scientifiques publiées cet été, l’une relatant l’enquête épidémiologique de terrain que nous avions réalisée au début de l’épidémie et l’autre comparant les souches de choléra isolées en Haïti et au Népal, concluent que le choléra a bien été importé du Népal. En mai, une commission d’experts mise en place par l’ONU avait dressé un tableau consternant du système d’évacuation des latrines du camp de casques bleus népalais situé dans le village de Meille en Haïti. Notamment, elle décrivait que la fosse où sont déversées les matières fécales des soldats se situe dans un espace ouvert – les enfants viennent y jouer – et lorsqu’il pleut, son contenu part dans une rivière où les habitants du village s’approvisionnent en eau. C’est exactement là que l’épidémie a commencé, quelques jours après l’arrivée de soldats népalais, pour se propager de manière explosive sur des dizaines de kilomètres le long de la rivière Artibonite jusqu’à la mer.

Lorsque l’épidémie a éclatée, une grande partie de la communauté scientifique et humanitaire soutenait qu’il était inutile d’enquêter, voire délétère. Quiconque évoquait le lien avec l’arrivée des casques bleus népalais était accusé de participer à l’instrumentalisation de l’épidémie à quelques jours du scrutin présidentiel du 28 novembre 2010. Pour notre part, conscients que notre investigation épidémiologique n’était pas destinée à établir des responsabilités, nous avions dès le mois de décembre recommandé la réalisation d’une enquête judiciaire sur les origines et le développement de l’épidémie.

Cela a-t-il été fait ? Jusqu’ici non. A quoi bon, puisque le rapport d’experts commandité par l’ONU concluait que l’épidémie de cholera en Haïti n’est la faute ou le fruit de l’action délibérée d’aucun groupe ou individu ? Pas de coupable, pas de responsable, fermez le ban ! Agissant ainsi, l’ONU s’est bien gardée de présenter des excuses, et n’a pas eu à remettre en cause sa manière de fonctionner lors des opérations de maintien de la paix.

Le rapport de l’ONU, comme les deux publications scientifiques, ne sont pourtant que documents scientifiques retraçant l’origine et les voies de propagation de l’épidémie. Leurs auteurs ne sont pas magistrats et une proposition d’innocenter tout le monde n’a pas plus de valeur que n’en aurait eue l’éventuelle désignation de coupables. Ceci ne peut relever que d’une enquête judiciaire, seule susceptible de mettre en évidence les dysfonctionnements précis et les éventuelles responsabilités. Une telle enquête est d’autant plus nécessaire que beaucoup de zones d’ombre subsistent. D’abord, il n’est toujours pas expliqué comment, en l’absence de malades parmi les soldats – c’est du moins ce qu’affirme l’ONU – a pu se déclencher en quelques jours l’épidémie la plus violente jamais décrite depuis quinze ans dans le monde. De même, comment un fleuve au débit supérieur à 100m3/sec a-t’il pu être contaminé sur des dizaines de kilomètres ? Une rumeur en Haïti soupçonne le contractant Haïtien chargé de l’évacuation des déchets d’avoir vidé une fosse septique dans l’eau. Rien ne permet de le confirmer à ce jour, mais rien ne permet de le démentir non plus. Cela n’a tout simplement jamais fait l’objet d’une enquête.

Nous sommes tous d’accord sur le fait que personne n’a délibérément introduit le choléra en Haïti, mais cela ne dispense pas d’établir de manière détaillée les responsabilités individuelles ou institutionnelles. Lorsqu’un avion s’écrase, une enquête est systématiquement diligentée alors qu’il est évident que ni le pilote, ni la compagnie, ni le constructeur de l’avion n’ont volontairement provoqué l’accident. Est-il si incongru de demander la même chose en mémoire des 6000 personnes décédées du choléra en Haïti ? Personne n’aurait contesté la nécessité d’une telle enquête si des faits similaires étaient survenus en Europe ou aux Etats-Unis. D’après la déclaration universelle des droits de l’homme adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 10 décembre 1948, tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Monsieur Ban Ki-moon dispose là d’une excellente occasion de traduire en actes les principes fondateurs de l’ONU.

Renaud Piarroux et Benoît Faucher, Université de la Méditerranée

 

Robin Patberg : Avec le prix plancher de $0,23 la minute, le bypass est devenu un véritable sport national »

29/08/2011 13:55:00 Auteur(e) La Redaction

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Robin Patberg et Ken Merten Ambassadeur Américain en Haiti

« Avec le prix plancher de $0,23 la minute, le bypass est devenu un véritable sport national », estime Robin Patberg. Le PDG de Voilà pense que le CONATEL n’a pas le droit de fixer les prix sur le marché. Cela « enfreint la libre compétition et ne sert qu’à défendre les intérêts de l’acteur dominant ». Pour Patberg, le CONATEL n’a nullement le droit d’introduire une taxe ni de percevoir des paiements de taxes. Pour assurer un terrain sain et équitable, il faudrait que l’organe régulateur dispose d’une certaine indépendance, selon lui. En ce qui concerne l’interconnexion, la position de sa compagnie est simple et claire : c’est une obligation. Voilà et Natcom sont interconnectées depuis des mois. Interview.

Le Nouvelliste : Voilà a-t-elle porté plainte, elle aussi, contre ceux qui font le bypass ?
Robin Patberg : Le détournement illégal du trafic international entrant (le bypass) est un problème majeur – pour tous les opérateurs -, ce qui entraîne une perte substantielle de revenus. De ce fait, nous avons aussi été amenés à porter plainte (contre X).
L.N : Cela fait plus de dix ans que l’on ne parlait plus de bypass dans le monde des télécoms en Haïti. Quels sont les raisons de la recrudescence de ce phénomène ces derniers temps ?
R.P : Cette affirmation est erronée. Voilà se plaint continuellement auprès du régulateur à ce sujet. Le problème qui se pose actuellement est que cette fraude était déjà très lucrative quand le prix de vente (en gros) du trafic international était à $0,18/minute. Maintenant que le gouvernement a instauré un prix plancher de $0,23/minute (dans le contexte de la taxe pour financer le programme scolaire du président de la République), c’est devenu un véritable sport national! D’ailleurs on avait avisé les conseillers du président Martelly ainsi que le régulateur que ceci allait arriver bien vite. De plus, faut-il le rappeler, des ateliers de travail au Conatel avec les opérateurs téléphoniques et les ISP avaient eu lieu en 2008; et depuis, des mesures de contrôle et d’échange d’informations fonctionnaient très bien. Ce sont en fait ces mêmes mesures qui ont été étendues et améliorées. Ce qui a changé est que la police et la justice ont été incorporées dans le processus afin d’identifier et contrecarrer les fraudeurs avec des résultats probants.
L.N. : Voilà aussi se sent-elle concernée dans le cas de bypass impliquant les employés de Access Haïti ?
R.P. : Jusqu’à présent nous ne savons pas si les employés sont impliqués ou non, il appartient à l’enquête et à la justice de se prononcer. En ce qui concerne la fraude elle-même, nous sommes concernés et le serons dans tous les cas, par le fait que nous subissons un préjudice financier.
L.N. : Votre réseau aussi était piraté par cet Américain qui a été arrêté à Delmas 75 ?
R.P. : Il paraît que le groupe en question disposait d’une SIM Box et avait en sa possession un grand nombre de cartes SIM de tous les opérateurs. Depuis, en collaboration avec le gouvernement, nous avons pu identifier plusieurs autres opérateurs de bypass. Le bypass affecte tous les réseaux sans distinction.
L.N. : Quel est le déficit de recettes que vous subissez à cause du bypass ?
R.P. : Il est difficile d’estimer les pertes encourues à cause du bypass. Mais, par exemple, très récemment nous avons chiffré et les données sont très précises: les pertes sont estimées à 30 000 USD pour une période de 5 jours. Entre la hausse du prix, l’élimination forcée de certains produits (comme les cartes d’appesl internationaux de longue durée) et le bypass, nous constatons une perte mensuelle se chiffrante à plus de USD 300 000 !
L.N. : Mis à part le bypass, y a-t-il d’autres entraves à la bonne marche de vos activités ?
R.P. : Nous maintenons depuis très longtemps que les éléments essentiels pour un développement sain, d’une part du secteur des télécommunications et d’autre part de l’économie en général (et de ce fait la création d’un climat propice à l’investissement massif international), sont le maintien d’un terrain de jeu équitable et le respect de la loi et des droits. Nous vivons une période dans laquelle il semblerait que ces obligations n’existent qu’en théorie. Pour nous assurer un terrain sain et équitable, il faudrait que l’organe régulateur dispose d’une certaine indépendance, et ceci est prévu dans les textes de la nouvelle loi sur les télécommunications. Il est donc primordial et nous militons dans ce sens pour que cette loi soit soumise aux parlementaires au plus vite.
L.N. : Quelle est la position de votre entreprise sur le surplus tarifaire pour les appels internationaux et le prix plancher récemment imposé par les autorités?

R.P. : Nous pensons que le CONATEL essaie de son mieux de protéger le secteur, mais n’a pas le droit de fixer les prix sur le marché. Nous pensons que ce genre d’action enfreint la libre compétition et ne sert qu’à défendre les intérêts de l’acteur dominant.
L.N. : Doit-on, selon vous, réintroduire la libre concurrence, éliminer le prix plancher ou prendre des mesures légales plus sévères pour décourager le bypass ?
R.P. : En fait, soit vous allez vers une politique complètement libérale, et le bypass disparaîtra de lui-même, puisqu’il ne sera plus rentable, mais ceci demande une refonte de la régulation et la mise en place des mécanismes pour éviter les pratiques déloyales et le dumping; soit, comme le fait le régulateur en ce moment, vous imposez des prix plancher, mais dans ce cas, il faut contrôler le trafic pour empêcher le transit illégal des appels. Cela, faut-il le rappeler, est quasiment impossible, avec les nouvelles technologies. De nouveau nous retombons dans la nécessité de revoir la régulation au plus vite. Donc le problème est complexe. D’après nous, il faut laisser régner la libre concurrence (nous considérons les prix présentés par le régulateur comme des suggestions), et l’État devrait adopter une position très ferme vis-à-vis du bypass… Après tout, la perte que subissent les opérateurs légaux se traduit directement dans un manque à gagner pour l’État au niveau de l’impôt sur le revenu, et de ce fait pour la population. Le problème n’est pas simple et va susciter beaucoup de travail (en commençant par la création d’un cadre juridique le définissant et le criminalisant), et de toute façon tout cela passe par la révision de la régulation et une nouvelle loi sur les télécommunications.
L.N. : Quelle est la position de Voilà en ce qui concerne la ponction de 5 centimes par minute sur les appels internationaux ?
R.P. : Nous tenons tout d’abord à réitérer notre engagement pour un accès à l’éducation pour tous, mais cette ponction est une taxe pure et simple. Le CONATEL n’a nullement le droit d’introduire une taxe ni de percevoir des paiements de taxes. Toute nouvelle taxe est sujette à une loi, votée par le Parlement. Cette ponction, comme vous l’appelez, aurait pu être plus souple, c’est-à-dire s’appliquer sur des tarifs à plusieurs niveaux. Notre incompréhension, au-delà de l’aspect légal, vient surtout de l’imposition d’un tarif plancher unique sans discernement des produits offerts qui, lui, fait obstacle à la compétition et favorise un opérateur.
L.N. : Le monde des télécoms en Haïti parle beaucoup de cette affaire d’interconnexion entre la Natcom et les opérateurs plus anciens. Dans le cas de Voilà, quelle est votre position envers Natcom ?
R.P. : Nous avons l’obligation de l’interconnexion. C’est simple, c’est prescrit dans toutes nos concessions. Voilà est interconnectée avec la Natcom depuis dejà plusieurs mois.
L.N. : Techniquement, Voilà aussi va passer au 4G ?
R.P. : Faut-il d’abord que nous passions au 3G. Le monde du 3G/4G est un véritable terrain miné sur lequel différents opérateurs vont essayer de confondre les utilisateurs avec des termes comme « 3G » ou « 4G »! Mon conseil aux consommateurs: concentrez-vous sur le débit que vous obtenez de votre fournisseur de service et de la qualité du service!
L.N. : Quatre opérateurs de téléphonie mobile pour un marché comme Haïti. N’est-ce pas trop d’acteurs ?
R.P. : Nous avons maintenu dès le début du processus de privatisation de la Teleco que le marché est saturé. L’histoire jugera… Voyons si tous les opérateurs survivront et si l’État augmentera l’assiette fiscale…
Q: On a parlé récemment d’une réorientation stratégique de Voilà imposée par sa maison mère Trilogy. La compagnie est très impliquée dans le social, dans la musique, dans l’éducation. Vous allez continuer comme par le passé?
R: Notre vision est claire et notre orientation n’a pas changé. Nous continuerons à porter les meilleurs produits aux meilleurs prix sur le marché… La qualité de notre service est non négociable. Quand à notre engagement dans le social, « nou se Ayiti »… Nou p’ap janm bliye sa!

Courtoisie: Le Nouvelliste

 

Digicel explique les obstacles à l’interconnexion

Expliquant le retard observé dans le processus d’interconnexion entre la Digicel et Natcom, le PDG de la Digicel, Maarten Boute a révélé que son réseau a enregistré ces derniers jours un important volume d’appels internationaux via le by-passing. Ce piratage serait dû, selon lui, aux travaux d’interconnexion avec la Natcom qu’ils ont dû suspendre momentanément le 5 août dernier.

28/08/2011

Selon M. Boute, la Digicel veut se doter d’équipements modernes pour contrer le by-passing avant de passer à l’interconnexion. Il évoque aussi la différence des technologies utilisées par les deux compagnies ainsi que des désaccords commerciaux dont il ne précise par la nature. EL / LM

 

Haïti – Technologie :

Cité Soleil… s’éclaire grâce à l’énergie solaire

28/08/2011 09:34:16

Haïti - Technologie : Cité Soleil... s’éclaire grâce à l’énergie solaire

Un programme d’installation de lampadaires solaires, projet « Lumière et Sécurité », prévoit l’installation, d’ici la fin de l’année, de 208 lampadaires solaires dans 26 blocs de maisons, à raison de 8 par bloc, dans la commune de Cité Soleil.
Le 24 août, l’installation des 24 premiers lampadaires a été marquée par une cérémonie à « Nan Boule », une zone de Soleil 17, en présence de nombreux résidents de ce quartier. Progressivement installés, les lampadaires solaires, résistent aux actes de vandalisme et au vol et sont fabriqués par les techniciens solaires, directement issus de la communauté, formés par ENERSA, une entreprise haïtienne qui innove dans le domaine de l’énergie solaire « A ce jour, nous avons formé 19 habitants de Cité Soleil à produire et installer des panneaux », indique l’ingénieur Jean Ronel Noël, d’ENERSA.
Le projet « Lumière et Sécurité » répond aux besoins des habitants qui espèrent plus de loisirs ou d’autres activités dans les lieux publics. C’est un bel exemple de coopération et de cohabitation, entre le bataillon d’infanterie brésilien (BRABAT1), en charge de la sécurité de cette commune, la Section Réduction de la Violence Communautaire (RVC) de la MINUSTAH, l’ambassade du Brésil en Haïti et ENERSA.
Ces lampadaires changent peu à peu les habitudes nocturnes des résidents de Cité Soleil. Dans le passé, dès le coucher du soleil, les rues se vidaient, les habitants restaient enfermés à cause de l’obscurité ou alors ne se sentaient pas rassurés quand ils quittaient tôt le matin pour se rendre au travail. Désormais, les résidents qui bénéficient de cet éclairage solaire, occupent à nouveau les rues, jusqu’alors désertées en raison de l’insécurité. « C’est une bonne initiative, nous ne sommes plus dans le noir, nous pouvons nous promener tranquillement dans les rues », témoigne un habitant du quartier Soleil 17.
Le Commandant de BRABAT1 a qualifié le projet de « synergie  fructueuse entre civils et militaires ». Rappelant qu’entre janvier et juillet 2011, BRABAT1 avait exécuté le projet « Clean Block 1 », financé à hauteur d’environ 147,000 dollars. En plus de l’installation de 32 lampadaires solaires, 240 maisons avaient été repeintes dans le cadre d’un programme « Cash for work » au cours duquel un résident de chaque maison avait aidé à nettoyer les rues pendant un mois [quartiers Simon-Pélé, Projet Drouillard, Boston et Brooklyn de Cité Soleil].
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1254-haiti-energie-1-millions-dans-le-solaire-pour-la-commune-de-boucan-carre.html
http://www.haitilibre.com/article-636-haiti-usa-un-don-de-100-kw-d-energie-solaire.html
http://www.haitilibre.com/article-2616-haiti-technologie-l-eau-potable-solaire-est-arrive.html
http://www.haitilibre.com/article-2754-haiti-insecurite-le-groupe-musicale-linkin-park-apporte-la-lumiere.html
HL/ HaïtiLibre Crédit photo : Logan Abassi – UN/Minustah

 

Haïti – Agriculture :

Le point sur la sécurité alimentaire jusqu’en décembre 2011

28/08/2011 11:42:26

Haïti - Agriculture : Le point sur la sécurité alimentaire jusqu’en décembre 2011À coté des phénomènes naturels dont les effets sur la sécurité alimentaire peuvent se révéler dramatique, pour les plus démunis, il faut aussi mentionner la situation politique qui ne favorise pas le développement de conditions propices aux investissements et à la création de nouveaux emplois durables. Aucune politique ne peut être définie en vue d’aider les agriculteurs qui ont perdu en grande partie les plantations de printemps.
La récolte du printemps demeure en général faible à travers presque toutes les régions du pays par suite de la sécheresse enregistrée entre mars et juin. En comparaison aux cinq dernières années, cette situation a engendré une faible disponibilité en produits alimentaires locaux dans les zones les plus affectées comme dans les départements du Sud‐est (Cotes de fer, Grand‐Gosier et Anse‐à‐Pitres), du Nord‐Ouest (Baie de Henne, Bombardopolis), du Nord (Bahon, Pignon, et Ranquitte), et du Nord‐Est (Ferrier, Fort Liberté, Terrier‐Rouge, Caracol), particulièrement en août et septembre.
Dans les régions du Sud où les plantations de printemps ont partiellement réussi, les prix des produits alimentaires locaux comme le maïs s’affichent à la baisse. Par exemple, la région des Cayes, considérée comme l’une des plus grandes zones productrices du maïs, la marmite de 6 livres est passée de 68 gourdes en juillet à 50 gourdes au début du mois d’août. Le haricot noir a connu une baisse dans la région des Gonaïves, mais en hausse dans la région des Cayes et de la Grand‐Anse en raison des semis en cours dans les montagnes humides. Les produits importés comme le riz et le maïs sont à la hausse sur la plupart des marchés. Cette augmentation du prix est une transmission du cours de ces produits sur le marché mondial, ainsi qu’à la baisse du volume importé. Si la tendance du prix du riz se maintient, elle pourra aggraver l’insécurité alimentaire dans le pays au cours des prochains mois vu que le riz constitue l’aliment de base de la population.
Avec cette augmentation du prix du riz et d’autres produits de base comme le sucre, le pouvoir d’achat des pauvres continuera de diminuer. Selon l’Institut Haïtien de Statistiques et d’Informatiques, le taux d’inflation en glissement annuel s’approche de 10 %. En outre, la monnaie locale, la gourde, se déprécie par rapport au dollar. Ce qui entrainera une appréciation des coûts des produits importés dont les produits alimentaires pour lesquels environ de 50 % des besoins de la population sont importés. Toutefois, on observe une augmentation du montant des transferts de fonds de la diaspora vers le pays. De 80 millions de dollars en juin 2010, le montant est passé à 88 millions en juin 2011, soit une augmentation de 9 %.
Mise à jour des projections de sécurité alimentaire jusqu’à décembre 2011 :
Nord‐Ouest :
Les semis tardifs effectués en juin sont prometteurs dans les communes de la pointe occidentale du département. Les récoltes débuteront vers la mi‐septembre. Due à la persistance de la sécheresse au cours des trois dernières saisons et la perte des cultures, les pauvres resteront en crise (Phase 3) en août et en septembre dans les communes de Baie de Henne et de Bombardopolis. Entre octobre et décembre la situation s’améliorera et les pauvres passeront à la phase 2. Dans la partie orientale du département, la situation est de beaucoup meilleure, mais demeure en‐dessous de la normale.
Nord‐Est :
Si les pluies ont favorisé le développement des cultures dans les montagnes humides, la sécheresse a provoqué leur perte à Ferrié, Fort Liberté (à l’exception de la plaine de Maribaroux), Terrier Rouge, Caracol et Trou‐du‐Nord prolongeant ainsi la période de jonction, qui prend fin généralement en juin. À partir de juillet, dans la zone de plaine en monoculture, les rizières sont en croissance grâce a la montée du niveau d’eau dans les rivières et les lagons. Les prix sont stables mais plus élevés qu’en juillet 2010. La majorité des pauvres resteront en précarité (Phase 2) en août et septembre. Avec les récoltes attendues des montagnes humides, une légère amélioration de la situation peut s’opérer entre octobre et décembre. La proximité avec la République Dominicaine offre des opportunités de travail et des revenus ponctuels lors des jours de marchés [lundi et vendredi] à des milliers de personnes qui traversent la frontière.
Nord :
Presque toute la région du Nord était frappée par la sécheresse qui a retardé les semis du printemps ; ces derniers ont pu être initiés en juin avec l’arrivée des pluies. Les zones réputées arides comme Bahon, Ranquitte et Pignon ont été les plus affectées. Les pauvres se déplacent vers la République Dominicaine ou dans les communes de Quartier Morin et de Limonade à la recherche du travail. Ils sont pour la plupart en crise (Phase 3), mais avec les récoltes du maïs et du sorgho qui s’échelonneront entre fin septembre et octobre, leur situation alimentaire s’améliorera. Ils seront en Phase 2 entre octobre et décembre.
Sud‐Est :
La région du Sud‐Est a également souffert de la sécheresse pendant la période de plantation entre mars et juin. Les pertes du mais et du haricot sont estimées à environ 50 % dans la plupart des zones de production. Grand‐Gosier, Anse à Pitres et Côtes‐de‐Fer sont les communes les plus touchées. Le haricot est la principale source de revenus pour les agriculteurs d’Anse‐à‐Pitres et de Grand‐Gosier. La perte de cette culture évaluée à plus de 30 % dans ces deux dernières communes réduit l’accès des pauvres aux aliments de base. De plus, la région de Cotes‐de‐Fer a été touchée par la tempête Emilie qui a endommagé les fruits en production (avocats et arbres véritables). Les pauvres de ces communes seront en crise pendant le mois d’août et de septembre, mais pourraient voir leur situation s’améliorer entre octobre et décembre [en l’absence de problème climatiques] en faveur des récoltes du haricot et d’autres cultures semées en juillet et août à Belle‐Anse et Anse‐à‐Pitres. Cependant, Côtes‐de‐Fer continuera à être en crise jusqu’à la fin de décembre quand commencera la récolte du sorgho et du pois congo.
HL/ HaïtiLibre

dimanche 28 août 2011

28 Août

Haïti – Politique :

Texte intégral de la déclaration du G16

28/08/2011 08:27:45

Haïti - Politique : Texte intégral de la déclaration du G16Le Groupe de Sénateurs majoritaires, appelé communément G16 (1), a présenté vendredi un plan, sous forme d’une déclaration, visant a restaurer dans un premier temps son image et suivant ses propos « arrêter, une fois pour toutes, les spéculations concernant les vrais motifs de son action et de sa position, le G-16 déclare publiquement à l’intention des Partis politiques, des regroupements politiques, de la société civile élargie, de la Communauté internationale, et en particulier des Amis d’Haïti, que la majorité qu’il regroupe au Sénat de la République ne constitue point une majorité de blocage ».
Deuxième objectif probable de ce « plan », qui reprend à son compte des éléments de la campagne présidentielle, des déclarations antérieures de la Société Civile et autres acteurs politiques ainsi que la plupart des promesses et engagements du Président de la République, depuis ces 100 derniers jours, c’est de pouvoir affirmer, après la déclaration de Politique Général du futur Premier Ministre, que la politique du Gouvernement, correspond « en tout point » a ce qu’a proposé le G16 dans cette déclaration.
Nous ne doutons pas que le G16 tentera d’en tirer le bénéfice, en s’en appropriant « la paternité… ». En résumé, le G16 se veut : constructif, positif, inclusif, ouvert, conscient, responsable etc…. préoccupé par les intérêts de la population… Celle dernière se laissera t-elle séduire par « ce chant des sirènes…» ? Rien n’est moins sûr…
Le Sénat
Groupe des 16 (G16)
DECLARATION
La conjoncture actuelle mérite, exige même, d’être étudiée et abordée avec lucidité et un sens élevé de l’Etat et du bien commun. L’homme d’Etat doit bien se pénétrer des contraintes et des défis du moment afin de résoudre au mieux de l’intérêt national l’équation politique et de lancer la machine de l’Etat qui s’enlise dans des débats jusque-là vains et infructueux.
L’équation est pourtant claire et sans inconnue : le Président de la République est élu avec une majorité d’électeurs confortable, mais ne dispose pas d’une majorité parlementaire. Il est donc impérieux d’ouvrir le dialogue entre l’Exécutif et le Législatif en vue d’installer un Premier Ministre qui s’appuie sur une majorité fonctionnelle qu’il se doit de forger en vue d’assurer la stabilité et l’efficacité de son gouvernement.
Deux (2) tentatives de faire ratifier un Premier Ministre ont échoué. Et il est clair que le pays et le peuple peuvent difficilement s’accommoder d’un troisième échec. Il est puéril d’imputer à l’un ou l’autre des opérateurs politiques la responsabilité de cet état de choses. La politique du bouc émissaire ne fait que retarder, pour l’un comme pour l’autre, la concrétisation des promesses électorales, en général si flamboyantes et si bien accueillies.
Il ne serait pas convenable de lancer pour le moment un ou plusieurs noms de candidat à la primature, sans un effort préalable d’aplanir les sentiers et d’ouvrir les voies du succès. Une volonté sincère d’installer un gouvernement devrait pousser les protagonistes à s’asseoir paisiblement pour un dialogue positif et concluant.
Cette forme expéditive et vouée à l’échec devrait être écartée in limine litis, pour permettre des POURPARLERS IMMEDIATS ET SERIEUX POUR L’INSTALLATION D’UN GOUVERNEMENT FONCTIONNEL ET DURABLE.
Le G-16 est plus que jamais conscient des urgences et des priorités nationales du moment. Avec des indices socio-économiques en rouge, avec un budget national supporté aux deux tiers par la Communauté internationale, avec des cris d’alarme de la FAO dénonçant les avancées de la famine dans certaines parties du pays, avec des enfants en âge d’être scolarisés et qui ne le seront point encore cette année, avec des concitoyens et citoyennes croupissant dans l’insalubrité des camps de fortune, ce groupe parlementaire estime devoir de s’apprêter à tous moments à rencontrer le Président de la République, en vue d’échanges, d’entretiens et de négociations devant mener à la désignation et à la ratification d’un premier Ministre compétent et intègre. Dans son souci d’arrêter – une fois pour toutes – les spéculations concernant les vrais motifs de son action et de sa position, le G-16 déclare publiquement à l’ intention des Partis politiques, des regroupements politiques, de la société civile élargie, de la Communauté internationale, et en particulier des Amis d’Haïti, que la majorité qu’il regroupe au Sénat de la République ne constitue point une majorité de blocage à la mise en oeuvre de la politique de changement prônée par le Pouvoir du 14 mai 2011. Au contraire, il forme un rassemblement unifié, propice à une interaction fructueuse entre le parlement et les différents pouvoirs. Il espère que le Pouvoir Exécutif accueillera cette démarche de bonne foi comme une étape déterminante dans la maturation politique des institutions haïtiennes. Il invite donc le pouvoir concerné à :
A.- Prendre le temps de conclure un compromis avec :

Les groupes politiques au Parlement : majorité, minorité et indépendants… Pas question d’ignorer ou de négliger minorité et indépendants. Plus le groupe du consensus est large, moins il existera d’aléas dans la conduite de la politique gouvernementale ;

La classe politique : chefs de partis représentés au Parlement et autres formations jugées utiles… Il serait enfantin de croire que les directoires des partis n’ont aucune influence sur leurs élus. Pour ténus que soient les liens entre eux, ils existent tout de même et les élus se rabattent toujours finalement sur ces directoires pour analyse et conseils ;

La société civile : organisations, syndicats et autres à identifier… Engager tous les acteurs dans le consensus garantit la paix sociale et la stabilité gouvernementale.

B.- Base du compromis : obligation assumée d’implications et partage raisonnable des responsabilités dans l’exécution d’un programme minimal :
Ce programme minimal couvre divers domaines en rapport avec les exigences conjoncturelles et les besoins fondamentaux de la société haïtienne. Bornons-nous à considérer ici les niveaux essentiels: institutionnel, politique, économique et financier, social, etc.
Niveau institutionnel

Publication de l’amendement constitutionnel, préalable indissociable pour l’accomplissement des trois points suivants, et surtout super-motivant pour la diaspora si régulièrement sollicitée, notamment dans le programme d’éducation gratuite prévu par l’article 32-1 de la Constitution et supporté par le Président de la République.

Nomination des Juges de la Cour de Cassation sur une liste soumise par le Sénat

Institution du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire.

Formation du CEP permanent tel que prévu par la nouvelle constitution, pour la tenue des prochaines élections du tiers du Sénat et des Collectivités.
N.B : La constitution d’un CEP provisoire de consensus risque de provoquer trop de remous et de conflits de personnes et d’intérêts entre les protagonistes. C’est pour le moins inopportun dans les conditions actuelles de fragilité.

Elaboration par le CEP nouveau de la Loi électorale devant être votée avant novembre

Mise en place du Conseil Constitutionnel

Reconduction éventuelle de la CIRH, avec les corrections appropriées et largement discutées

Réorientation du mandat et de la mission de la MINUSTAH ; et / ou élaboration d’un calendrier de retrait progressif concomitant à la mise en place d’une force nationale de sécurité.

Mise en application sereine du projet d’éducation gratuite prévu par l’article 32-1 de la Constitution et supporté par le Président de la République ou d’un corollaire acceptable, avant octobre.

Renforcement de la diplomatie haïtienne par le rajeunissement et la dynamisation des cadres

N.B. Les points 7 et 8 ne peuvent attendre ; ils devraient être soumis à l’analyse et au vote du Parlement avant la fin-septembre, pour qu’au début d’octobre tout soit clair pour tout le monde.
Niveau politique
Niveau politique
1. Etude consciencieuse et sereine du profil d’un Premier Ministre. Dans la conjoncture actuelle, un Premier Ministre, au-delà des prescrits constitutionnels, devrait être une personne :

Responsable et dotée d’une forte personnalité ;

Compétente aux points de vue académique, technique, administratif … ;

Ayant un rayonnement social et une bonne maîtrise des dossiers internationaux. Haïti vit un moment crucial où l’amitié et l’influence de l’international sont déterminantes. Un Premier Ministre qui jouirait du support des grandes instances financières et politiques nationales et internationales, et qui aurait ainsi la capacité de les rassurer et de les engager en faveur du programme de redressement et de reconstruction nationale serait l’idéal.

Bénéficiant de la confiance du Président de la République et partageant sa vision des politiques publiques à mettre en place pour le développement du pays.

Ayant la capacité et la volonté d’assurer un dialogue continu entre les trois pouvoirs.

Respectueux en toute circonstance de la prééminence du Chef de l’Etat. Ceci est capital pour la cohésion de l’Exécutif.

Cependant, il appartient au Chef de l’Etat, et à lui seul, d’arrêter son choix ou d’élargir la plate-forme des options à proposer. De même, le G-16 continuera à exercer son pouvoir dans les limites de ses attributions, dans le respect absolu du territoire de chacun des acteurs politiques et institutionnels.
2. Lancement du dialogue national pour l’établissement du Pacte de Gouvernabilité. C’est là une démarche d’envergure qui devrait séduire et interpeller tous les secteurs de la vie nationale sincèrement désireux de dépasser les cloisons et les clivages purement artificiels qui nous retiennent dans la division improductive, nous empêchent de retrouver l’unité nationale afin de nous atteler à la tâche du relèvement et de la reconstruction nationale. Le Président d’Haïti devrait s’approprier les leviers de cette opération salutaire et sonner vigoureusement le ralliement derrière un tel projet qui aurait la vertu de vider les contentieux sociaux et politiques, de calmer les acrimonies et de renouer les liens du vouloir-vivre-ensemble qui constitue le ciment d’une nation, dans sa définition sociologique, sentimentale et émotionnelle.
Niveau économique et financier.
La situation économique du pays ne cesse de se dégrader. Les indicateurs macro-économiques accusent des signes évidents d’inquiétude. Parmi les plus visibles, on retient :

Une nette accélération du taux d’inflation passant de 6% en début d’année à 9.3% au cours de ce mois de juin ;

La chute des importations avec toutes ses conséquences sur les recettes fiscales tenant du poids des impôts sur le commerce extérieur dans la structure fiscale nationale ;

Les indicateurs dans le secteur agricole qui n’inspirent pas la quiétude d’esprit selon la Coordination Nationale pour la Sécurité alimentaire (CNSA) ;

Le surplus de liquidité qui dort actuellement dans les comptes des banques commerciales et qui est évalué à environ 56 milliards de gourdes. Ces fonds auraient pu être utilisés pour la relance de l’investissement particulièrement dans le secteur de l’immobilier. Or de l’avis de plus d’un, le crédit est loin d’atteindre les prévisions.

Le projet loi de finances de l’exercice 2011-2012 n’a pas été, conformément à la loi, soumise au Parlement à la date du 30 juin écoulé. Au premier octobre 2011, le pays risque de se réveiller avec une nouvelle reconduction de la loi de finances de l’exercice 2009-2010. Les opérateurs, devant l’évidence d’une telle situation, sont dans l’incapacité d’identifier:

Les principales priorités du nouveau Président dans le domaine économique et financier ;

Le cadre macro-économique dans lequel va s’exercer l’action gouvernementale ;

Les grandes orientations de la politique fiscale et de la politique d’investissement du nouveau Pouvoir ;

Le volume de ressources publiques qu’entend mobiliser le Gouvernement pour répondre aux principaux engagements électoraux.

La mise en application du programme de scolarisation universelle obligatoire et gratuite annoncé prévu par l’article 32-1 de la Constitution et supporté par le Président de la République et auquel le Parlement, dans son intégralité a adhéré, risque aussi d’en souffrir. Aucune provision légale, pour l’instant, n’autorise ni la création du Fonds National de l’Education, ni l’utilisation des ressources collectées par la BRH et le CONATEL pour son financement.

Force est d’admettre que cette situation d’incertitude est facteur d’instabilité macro-économique. Elle n’encourage et n’incite pas à l’investissement. La création d’emplois au coeur de cette politique économique de relance maintes fois avancée par le Président de la République dans ses différentes interventions publiques, va demeurer un slogan électoral, aussi longtemps que persiste ce vide gouvernemental.
Niveau social
Plus que tout autre, le contenu social du compromis fascine le Groupe des 16. Car, somme toute, notre mission, notre vocation, en tant qu’élus du peuple, se résume à satisfaire les besoins et les aspirations de nos mandants. A côté de nos attributions constitutionnelles de législateurs et de contrôleurs de l’action gouvernementale, un droit usuel et coutumier haïtien, plus impératif que le droit écrit, nous assigne une fonction de représentation locale qui fait de l’élu un père ou une mère de famille pour tous, un havre, une assurance contre les tempêtes de l’existence, un conseiller, un supporteur, un agent de développement, astreint à la tâche de contribuer au bonheur de chacun et de tous. A cet égard, il ne peut se désintéresser totalement du profil ni de la posture ni de la composition ni du programme du gouvernement qu’il ratifie. Ce programme ne devrait pas ignorer les questions qui compliquent la situation actuelle. Le G-16 tient à apporter sa collaboration en vue de :

Dégager le plus rapidement possible les moyens de construire des dizaines de milliers de maisons, à Port-au-Prince et dans certaines villes de provinces. Créer même, patiemment, de nouveaux villages avec tous les services de base et les commodités modernes d’urbanisme ;

Libérer le Champ-de-Mars et les places publiques de la capitale et des métropoles dans le plus bref délai, en offrant aux actuels occupants des logements décents, des services et des commodités honorables pour la condition et la dignité humaines ;

Réaménager les infrastructures agricoles dans la dynamique d’une politique objective de relance de la production nationale ; subventionner les intrants agricoles, engrais et outils agricoles ; créer des moyens et primes d’incitation pour fixer le paysan à sa terre et lui redonner le goût du travail agricole ;

Intensifier la lutte contre le choléra, surtout au lendemain du cyclone Irène qui a causé des inondations susceptibles de potentialiser l’expansion et l’extension de l’épidémie ;

Construire, dans chaque section communale, des centres de santé avec lits, desservis par un personnel médical compétent et présent en tout temps ;

Réhabiliter les routes secondaires, désenclaver les sections communales, greniers du pays, pour permettre la circulation aisée des personnes et des denrées qui ne devraient plus pourrir dans les provinces, faute de voies et de moyens pour les écouler et les transporter vers les marchés ;

Construire et faire fonctionner en deux vacations une ou deux écoles nationales dans chaque section communale : c’est là un procédé utile pour appliquer le programme de l’éducation gratuite du Chef de l’Etat ;

Considérer vaillamment le problème des employés révoqués ; envisager les moyens de payer les arriérés de salaire, de trouver avec ces frustrés un compromis valable en vue de les réinsérer dans le circuit du travail, de la production et de leur restituer le sens de l’utilité sociale ;

Statuer rapidement sur le 14ème mois aux employés de la fonction publique ;

Former le personnel éducatif, utile au programme de scolarisation universelle et gratuite ;

Résoudre de façon rationnelle, cohérente et équitable le cas des professeurs travaillant depuis plusieurs mois sans lettre d’emploi ni salaire ;

Mettre en place un programme de crédit au secteur informel, appuyer la classe moyenne pour potentialiser les capacités de production, d’éducation et de développement ;

Renforcer et intensifier les grands projets d’infrastructure nationale.

Tels sont, de façon succincte, les aspects institutionnel, politique, économique et social de la collaboration que le Groupe des 16 du Sénat entend offrir au Pouvoir Exécutif pour sortir de l’impasse actuelle.
Ce groupe parlementaire réaffirme ici qu’il ne saurait constituer un élément de blocage. Son intention et ses projets, au contraire, visent à trouver des solutions utiles à l’intérêt national. Il invite tous ceux, acteurs politiques, leaders, groupes organisés de la politique et de la société civile, tous les patriotes conscients des enjeux, des défis et des périls du moment à se joindre à lui pour trouver avec le Président de la République la voie sereine et pacifique du déblocage.
Une fois de plus, le Groupe des 16 encourage la communauté internationale à continuer à accompagner le peuple haïtien dans sa quête de changement par le renforcement des institutions démocratiques.
Enfin, il nous faut travailler ensemble pour rétablir la confiance, préserver la stabilité propice aux investissements nationaux et internationaux, à la génération d’emplois, de revenus et de richesses et à l’amélioration des conditions de vie des populations haïtiennes.
Que Dieu sauve Haïti !
Fait à Port-au-Prince au Sénat de la République, le 26 août 2011.
(1)Sénateurs membres du G16 :
1 EXIUS Pierre Francky Sud
2 SAINVIL François Lucas Nord-Ouest
3 PRIVERT Jocelerme Nippes
4 LEBON Fritz Carlos Sud
5 LAMBERT Joseph Sud ‘Est
6 LAMBERT Wencesclass Sud ‘Est
7 JOHN Joseph Joël L’Ouest
8 BUISSERETH Yvon Sud
9 DESRAS Simon Dieuseul Centre
10 BEAUPLAN Evallière Nord-Ouest
11 BASTIEN Kelly C. Nord
12 CASSY Nenel Nippes
13 PIERRE LOUIS Derex Lucien Nord- Est
14 BIEN-AIME Jean-Baptiste Nord- Est
15 MOISE Jean-Charles Nord
16 WESNER Polycarpe Nord
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3340-haiti-politique-rejet-du-premier-ministre-designe-par-anticipation.html
http://www.haitilibre.com/article-3536-haiti-politique-un-senateur-du-g16-tend-un-rameau-de-paix-au-president-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-3678-haiti-politique-ou-veut-en-venir-le-g16.html
http://www.haitilibre.com/article-3679-haiti-politique-le-president-martelly-a-rencontre-joseph-lambert-en-prive.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Le Président Martelly a rencontré Joseph Lambert en privé

27/08/2011 16:24:31

Haïti - Politique : Le Président Martelly a rencontré Joseph Lambert en privéAlors que le G16 se plaint du manque de dialogue entre le Chef de l’État et le groupe majoritaire, le Président Michel Martelly à rencontré hier, en privé, à son bureau au Palais National, le Sénateur Joseph Lambert, coordonnateur de la plateforme INITE.
«…Hier, j’ai eu une rencontre avec le Président Martelly, cette rencontre a durée plus de quatre heures, l’atmosphère était correcte, cordiale, très amicale, nous étions seulement deux à discuter calmement à son bureau. Nous avons surtout parlé de la nécessité de mettre en place un Gouvernement fonctionnel et durable au plus vite. Nous avons regardé les étapes, et nous avons vu d’abord la nécessité d’avoir une majorité, que je pourrais appeler ‘majorité fonctionnelle’, une majorité durable pour permettre l’établissement d’un Gouvernement fonctionnel et durable.
[…] le Président Martelly a parlé très franchement avec moi, il a souligné que c’est nous qui sommes élu, que nous devons travailler ensemble et nous mettre d’accord sur le strict minimum. C’est nous qui devons faire en sorte que le pays puisse bénéficier des retombées de ce travail collectif […] Pour des raisons majeures, étant donnée que je n’ai pas encore terminé de communiquer à tout mes collègues Sénateurs, tous les éléments de la rencontre avec le Président Martelly, j’ai choisi pour le moment de ne pas communiquer certains détails.
Une chose est certaine, le Président Martelly croit qu’il y a des étapes que nous devons franchir, qui sont d’abord une majorité fonctionnelle, je pense également la même chose. Après ça, nous croyons que nous devons nous assoir et que nous pourrons appeler le Premier Ministre. Le Premier Ministre c’est le Président de la République qui doit le désigner, c’est une injonction que la Constitution lui fait […] Dans un souci de travailler ensemble, par rapport aux deux nominations qui ont échoué au Parlement, il a demandé qu’une réunion soit faite sur le profil, sur le personnage et sur ce qu’il aura comme responsabilités par rapport à l’attente de la population et que nous même avons défini […]
L’équation est simple, l’équation est tellement simple qu’elle n’a pas d’inconnue, le Président a été élu avec une majorité confortable, mais il ne dispose pas d’une majorité parlementaire, par conséquent il est impérieux que nous ouvrions un dialogue entre l’Exécutif et le Législatif pour que nous installions un Premier Ministre et mettions en place un gouvernement appuyé par une majorité fonctionnelle, pour que nous puissions nous assurer de la stabilité et de l’efficacité du gouvernement.
Voila, nous avons abordé tous ça, nous en avons discuté et le Président a dit que ce n’est pas une question de G-16 ou du groupe GPR dans la Chambre des Députés, c’est une question de G-30, parce que c’est tous les Sénateurs qui ont été élus, c’est une question de G-95 parce que c’est tous les Députés qui ont été élus, pour que lui-même, comme élu, s’associe avec nous, pour que nous fassions avancer le pays et pour faire en sorte que la population n’est pas une mauvaise perception et croit que nous rejetons les responsabilités…»
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3678-haiti-politique-ou-veut-en-venir-le-g16.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti: Bellerive serait ratifié sans tracas

Le président Michel Joseph Martelly et le sénateur Joseph Lambert ont eu un tête-à-tête de plus de quatre heures vendredi. Les deux hommes ont évoqué la nécessité d’une collaboration entre le chef de l’Etat et une « majorité fonctionnelle » en construction. Mais, sans forcer la main de Martelly, Lambert, sur Magik 9, a indiqué samedi que si Jean Max Bellerive était désigné à nouveau comme Premier ministre, « il serait ratifié sans tracas ». (chapo)
Le président de la République Michel Joseph Martlly et le très influent sénateur de Inite Joseph Lambert, porte-parole du groupe des 16 sénateurs qui représentent la majorité au grand corps, se sont entretenus au palais national pendant plus quatre heures le vendredi 27 aout 2011. « La rencontre a été fructueuse », a confié l’air optimiste le sénateur Lambert sur les ondes de Magik 9, samedi, en milieu d’après midi. « Le président Martelly, a-t-il poursuivi, était de tout oreille pendant cette rencontre au cours de laquelle la réalité du Parlement a été abordée après une analyse de la situation du pays ».
Le chef de l’Etat a fait part de son intention de « collaborer avec la majorité fonctionnelle » qui sortira des discussions entre le GPR, groupe majoritaire, (tombeur des deux Premiers ministres désigné par Martelly Daniel Rouzier et Bernard H. Gousse) et le groupe minoritaire au sénat, a expliqué le sénateur Lambert, insistant sur l’urgence de rétablir la confiance entre le président Martelly et le Parlement.
Les discussions avec le chef de l’Etat n’ont pas porté sur le choix du prochain Premier ministre, a souligné Joseph Lambert. Cependant, le sénateur du Sud- Est a indiqué que si le président, dans ses prérogatives constitutionnelles, choisirait de confirmer Jean-Max Bellerive à son poste, ce dernier « serait ratifié sans tracas ». « Cela ne signifie pas que le Parlement donnerait un blanc seing à M. Bellerive en abdiquant son pouvoir de contrôle », a nuancé Joseph Lambert qui croit qu’il faut de la sérénité en vue de faire face aux innombrables défis que sont la rentrée des classes et la construction de maisons pour les sinistrés du 12 janvier 2010…
Interrogé sur les rumeurs qui veulent faire croire que le président Martelly s’apprête à nommer des ministres et des directeurs généraux avant la ratification d’un Premier ministre, le sénateur Lambert a déclaré que de nouveaux ministres ou directeurs généraux seraient des démissionnaires s’ils rentrent dans un gouvernement démissionnaire. Cependant, le sénateur estime que le président de la République peut aisément nommer des délégués départementaux qui sont ses représentants directs sans problème.
Le président Martelly s’est engagé à publier l’amendement de la constitution de 1987, comme il l’avait déjà décidé, a indiqué Joseph Lambert qui doit avoir une nouvelle rencontre avec le chef de l’Etat la semaine prochaine.
Décontracté, le sénateur Joseph Lambert a révélé que le groupe de seize a déjà rencontré à leur propre demande, l’ambassadeur américain, Kenneth H.Merten, le chef de la Minustah, le Nonce apostolique et d’autres ambassadeurs accrédités en Haiti… « Nous leur avons expliqué nos points de vue », a-t-il dit, démentant avoir subi des pressions ou reçu d’injonctions de la part de l’ambassadeur des Etats-Unis. « Nous avons trouvé en l’ambassadeur américain une personnalité venue entendre et comprendre pour bien éclairer son pays sur la situation en Haïti », a souligné le parlementaire.
Le sénateur Lambert a révélé qu’il aura une nouvelle rencontre avec le président Martelly la semaine prochaine. La rencontre entre deux des hommes politiques les plus influents de la République actuellement intervient à un moment où le forum économique du secteur privé, des pays amis d’Haïti et des associations de la société civile ont exprimé leur préoccupations face à l’incapacité de la présidence et du Parlement à s’entendre en vue de doter le pays d’un nouveau Premier ministre au plus vite.

Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Haïti – Politique :

Où veut en venir le G16…?

27/08/2011 15:16:32

Haïti - Politique : Où veut en venir le G16...?Marginalisé par le Chef de l’État, dans le processus de négociations en vue de la désignation du prochain Premier Ministre, le G16 a présenté vendredi, 2 jours après la réunion avec les diplomates américains, un plan « de gouvernement » qui exprime d’avantage leur frustration qu’il apporte des solutions ou des idées nouvelles. Une opération de communication afin de les replacer sur la scène médiatique faute de l’être sur celle de la politique, dans le bras de fer qui les opposent au Chef du Gouvernement ou une façon de reprendre l’initiative de l’offensive….
Dès le début, le G16 donne le ton « L’équation est pourtant claire et sans inconnue le Président de la République est élu avec une majorité confortable d’électeurs mais ne dispose pas d’une majorité parlementaire. Il est donc impératif d’ouvrir le dialogue entre l’Exécutif et le Législatif en vue d’installer un Premier Ministre qui s’appuie sur une majorité fonctionnelle, qu’il se doit de forger en vue d’assurer la stabilité et l’efficacité de son gouvernement. »
Principal responsable du rejet du second Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse, le G16 déclare « Il est puéril d’imputer à l’un ou l’autre des opérateurs politiques la responsabilité de cet état de choses. La politique du bouc est émissaire ne fait que retarder, pour l’un comme pour l’autre, la concrétisation des promesses électorales… »
Alors que depuis près de 3 semaines, le G16 ne cesse de presser le Président Martelly de désigner le prochain Premier Ministre, le G16 déclare maintenant « Il ne serait pas convenable de lancer pour le moment un ou plusieurs noms de candidat à la Primature sans un effort préalable d’ouvrir les voies du succès. Une volonté sincère d’installer un gouvernement devrait pousser les acteurs à s’assoir paisiblement pour un dialogue positif et concluant…»
Le Sénateur Évallière Beauplan déplore que le Chef de l’Etat refuse de les rencontrer « 25 jours après le rejet du choix de Bernard Gousse, le président n’a jamais eu de rencontre avec nous, or, c’est nous la majorité. Son Premier ministre désigné ne pourra pas passer le cap au Sénat sans la majorité » Reprochant au Chef de l’État de passer la majorité de son temps « à des gesticulations inutiles »
Propos d’autant plus surprenant que les Sénateurs ne cessent de brandir la Constitution pour rappeler au Chef de l’État, qu’il doit dialoguer non pas avec les parlementaires, mais avec les Présidents des deux Chambres pour la désignation du prochain candidat à la Primature.
Reprenant des déclarations précédentes, le G16 revient à nouveau sur le profil idéal du prochain Chef de gouvernement et affirme l’impérieux besoin d’un dialogue inclusif, sans distinction aucune…. insistant sur l’obligation de trouver un compromis sur un partage raisonnable des responsabilités.
Le G16 prône le dialogue national [!] « Le Président d’Haïti devrait s’approprier les leviers de cette opération salutaire et sonner vigoureusement le ralliement derrière un tel projet qui aurait la vertu de vider les contentieux sociaux et politiques, de calmer les acrimonies et de renouer les liens du vouloir-vivre-ensemble qui constitue le ciment d’une nation, dans sa définition sociologique, sentimentale et émotionnelle »
Les Sénateurs Wencesclass Lambert, Evallière Beauplan et Simon Dieuseul Desras, moins nuancés, exigent de la Présidence, l’établissement d’un dialogue.
Reprenant à son compte, les récentes déclarations de la Société Civile
http://www.haitilibre.com/article-3664-haiti-politique-critiques-et-preoccupations-de-la-societe-civile.html le G16 réclame la publication de l’amendement de la Constitution, la formation d’un Conseil Électoral Permanent, la reconduction de la CIRH conditionnel au départ de la Minsutah…
Sur le plan économique entre inflation et sécurité alimentaire on trouve l’absence du projet de loi des finances pour l’exercice 2011-2012 qui ne peut conduire qu’à la reconduction de la loi des finances de l’exercice 2009-2010… déplore le G16.
Quant au volet social, entre conseils, recommandations et exigences, c’est presque une déclaration de politique générale… la liste est interminable : construire des dizaines de milliers de logements, vider les camps et offrir des logements décents aux personnes déplacées, réaménager les infrastructures agricole, subventionner les intrants agricole, lutter contre le choléra, construire des routes et des hôpitaux ou accorder un 14 ème mois aux employés de la fonction publique… il ne manque que quelques ratons laveurs pour en faire «L’inventaire » de Jacques Prévert…
Un plan, dont l’application, conditionne le processus de ratification du nouveau Premier ministre ni plus, ni moins… semble dire entre les lignes le G16, qui dans cette démarche, sort de son rôle et emprunte dans ce rapport… celui d’un Premier Ministre…
Texte intégral de la déclaration du G16
http://www.haitilibre.com/article-3680-haiti-politique-texte-integral-de-la-declaration-du-g16.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti : un Américain enlevé

AFP Publié le 27/08/2011 à 22:20

Un notaire haïtien enlevé HIER par des inconnus a été assassiné par ses ravisseurs et un citoyen américain a été kidnappé le même jour à Port-au-Prince, a appris ce samedi l’AFP de source policière.
« Le notaire, Gilbert Giordanni, a été enlevé vendredi et son corps a été retrouvé à côté de sa voiture samedi dans une rue de la capitale », a indiqué le porte-parole de la police Frantz Lerebours, faisant remarquer que les ravisseurs n’avaient pas demandé de rançon.
Il a d’autre part annoncé l’enlèvement d’un Américain d’origine haïtienne qui travaille dans une école américaine.
La police haïtienne recherchait en outre trois autres personnes kidnappées, dont une fillette de six ans.
« Concernant l’enlèvement de l’Américain, nous avons ouvert une enquête, les recherches se poursuivent, mais nous n’avons pour l’instant aucune indication », a déclaré à l’AFP le commissaire François-Henry Dossous responsable de la cellule de la police haïtienne chargée des affaires d’enlèvements.
L’ambassade des Etats-Unis en Haïti fait circuler une note sur le réseau twitter à l’attention des ressortissants américains dans le pays recommandant la prudence.
La police nationale d’Haïti (PNH) a procédé ces derniers jours à de vastes opérations de fouilles de véhicules dans plusieurs quartiers de la capitale, a-t-on constaté.

 

samedi 27 août 2011

27 Août

Haïti/politique

Cent jours : la période de grâce est terminée

L’attente devient de plus en plus insupportable. Les cent premiers jours du Président Martelly viennent de s’écouler et Haïti n’a toujours pas de premier ministre. Entre spéculations, rumeurs et accusations l’espoir de voir la crise se terminer s’évanouit. En tout cas, la période de grâce est terminée, les forces politiques et sociales du pays, en sommeil depuis les dernières élections, vont peut-être se réveiller pour contraindre les hommes au pouvoir à faire avancer le pays.

2011-08-26 09:38:22

Le pays est paralysé. La grogne enfle. Et les décisions, dit-on, du chef de l’Etat de nommer de nouveaux ministres, secrétaires généraux et chargés d’affaires sont loin d’être une cure efficace au mal qui ronge le pays. S’il est vrai que le président échappe à tous les conformismes, il doit cependant éviter l’avarice des sentiments, s’apprivoiser afin d’orienter sa fougue et ses idées nouvelles dans le sens des intérêts de la collectivité. Le déchirement du pays est encore évitable et les cris d’alarme de certaines fractions de la société traduisent le climat de tension qui règne. Michel Martelly n’a d’autre choix que de devenir le président de la réconciliation nationale.
Des signes avant-coureurs… L’oncle Sam se fâche-t-il déjà ? En tout cas, des émissaires américains sont entrés dans le pays en milieu de la semaine écoulée et se sont entretenus avec les 16 sénateurs du groupe majoritaire. Suivant les premières informations, ils sont en mission pour plaider la reconduction du Premier ministre démissionnaire, Jean Max Bellerive. Ils devaient rencontrer également le chef de l’Etat, Michel Martelly, pour peaufiner un accord sur le Choix de M. Bellerive. La pilule semble difficile à avaler pour les parlementaires, notamment ceux du groupe minoritaire, mais, parait-il, il n’y a plus lieu, dit-on, de discussion. L’international est en train d’imposer une « solution ».
« Le Peuple attend une formule pour débloquer le pays », C’est ce qu’avait déclaré l’ambassadeur Américain, Kenneth Merten, au début de la semaine écoulée. Tout en se défendant d’interférer dans les affaires haïtiennes, il avait attiré l’attention des protagonistes sur les conséquences néfastes de l’absence d’un gouvernement légitime dans le pays. Ces déclarations de l’ambassadeur Merten contrastent avec la présence de cette mission. Suivant l’avis de plus d’un, c’est un acte d’ingérence grave. Peut-on croire que l’ambassadeur n’était pas informé de la présence de ces émissaires? Ou, Préparait-il tout simplement l’opinion publique ?
L’ambassadeur Merten s’était dit, toutefois, optimiste quant à un accord entre les acteurs haïtiens. Parlait-il en connaissance de cause ? Un accord est imminent, apprend-on. Nul n’imaginait qu’il interviendrait si tôt. Une fois de plus, semble t-il, la solution viendra de l’étranger. Cette mission est évocatrice du ras-le-bol de la communauté internationale face à cette crise politique qui menace la stabilité du pays. L’opération « debloke peyi » fait également parti des signes avant-coureurs. Lancé par certains individus qui se sont réclamés du parti politique « Peyizan », cette opération est symbolique du ras-le-bol populaire face à cette situation de crise persistante et gratuite qui hypothèque un peu plus l’avenir du pays. Les responsables de cette formation politique ont depuis formellement démenti les informations les liant à une quelconque opération qui consisterait à faire pression sur les parlementaires pour ratifier le prochain premier ministre désigné par le chef de l’Etat. C’est, en tout cas, un profond témoignage de l’exaspération populaire.
Pratiquement tous les secteurs de la vie nationale sont inquiets. C’est également le cas pour la classe économique. Cette semaine, des membres du forum économique ont rencontré le président de la chambre des députés, et lui ont fait part de leurs inquiétudes face à l’enlisement de la crise. En effet, suivant les représentants du secteur économique, l’absence de gouvernement constitue un obstacle au développement du pays et paralyse sa croissance.
La société civile s’impatiente également. 13 organisations, représentant ce secteur, ont exprimé leurs préoccupations face à la dégradation du pays, disent-elles, sur le plan économique, social et politique en raison de l’absence d’un gouvernement légitime et de leadership sérieux de la part des autorités étatiques. Pour marquer les cent jours du président Martelly, dans une note rendue publique, elles ont appelé le chef de l’Etat à former un gouvernement et à promulguer la constitution amendée.
Si les promesses de campagne peinent encore à atterrir, ces organisations n’ont, toutefois, pas oublié de les rappeler au chef de l’Etat. Une solution rapide, estiment-elles, devra être apportée aux graves problèmes sociaux et économiques auxquels le pays fait face : stagnation des dossiers de la reconstruction et du relogement des personnes vivant sous les tentes, recrudescence de l’insécurité, vulnérabilité de la population face aux menaces des désastres naturels, régression accrue de l’économie, persistance de l’extrême pauvreté.
L’incapacité et l’incertitude de la grande majorité des parents face aux exigences de la rentrée scolaire comptent également parmi les préoccupations de ces organisations, qui estiment que jusqu’ici, aucun mécanisme clair et transparent n’a été présenté à la population sur les facilités relatives à la scolarisation gratuite et obligatoire. Par ailleurs, elles invitent le chef de L’Etat à se ressaisir en évitant les voyages à retombées hypothétiques pour se concentrer sur les négociations avec le parlement afin de choisir un Premier Ministre. Elles en ont aussi profité pour inviter les parlementaires à faire preuve de discernement et de patriotisme dans l‘exercice de leur pouvoir. Ces organisations sanctionnent donc les cent premiers jours de M. Martelly au pouvoir qui sont, selon elles, loin d’être un succès.

Lionel Edouard

 

Les sénateurs majoritaires présentent leur plan

Environ un mois après avoir spectaculairement rejeté le choix de Bernard Gousse au poste de Premier ministre, le groupe des 16 (G-16), majoritaire au Sénat, tente de se faire comprendre. Dans un document de 2 724 mots, ces parlementaires campent le profil idéal du prochain chef de gouvernement. Ils font des recommandations les unes plus fantasmatiques que les autres au chef de l’Etat qu’ils somment de dialoguer avec tous les secteurs au Parlement et de la société civile.

Les demandes et/ou recommandations du bloc majoritaire au Sénat sont multiples. C’est tout un programme de gouvernement. Les parlementaires du groupe des 16 englobent des sujets qui vont du fonctionnent des institutions, de la politique à l’économique en passant par le social. Selon eux, l’homme d’Etat doit-être bien imbu des contraintes et des défis du moment afin de les résoudre au mieux dans l’intérêt national. « La conjoncture actuelle mérite, exige même, d’être étudiée et abordée avec lucidité et un sens élevé de l’Etat et du bien commun », ont-ils dit, estimant que la machine de l’Etat s’enlise dans des débats jusque-là vains et infructueux.
Avant toute autre chose, les Pères conscrits ont rappelé à Michel Martelly le principe des rapports de force. « Le président de la République est élu avec une majorité d’électeurs confortable, mais ne dispose pas d’une majorité parlementaire. Il est donc impérieux d’ouvrir le dialogue entre l’exécutif et le pouvoir législatif en vue d’installer un Premier ministre qui s’appuie sur une majorité fonctionnelle qu’il se doit de forger en vue d’assurer la stabilité et l’efficacité de son gouvernement », ont-ils avancé dans leur position.
Le dialogue doit être inclusif, sans distinction aucune. Selon le groupe des 16, il est impérieux de trouver un compromis ayant obligatoirement le partage raisonnable des responsabilités dans l’exécution d’un programme minimal à plusieurs niveaux. Ce qui ramène aux demandes et/ou recommandations du groupe des 16 au président Martelly.
Volet institutionnel
Tout d’abord dans cette partie, les 16 sénateurs veulent la publication de l’amendement constitutionnel, préalable indissociable pour l’accomplissement du programme d’éducation gratuite prévu par l’article 32-1 de la Constitution et supporté par le président de la République. Ensuite, ils exigent la nomination des juges de la Cour de cassation sur une liste soumise par le Sénat et l’institution du Conseil supérieur du Pouvoir judiciaire.
Le groupe des 16 veut la formation du CEP permanent tel que prévu par la nouvelle Constitution, pour la tenue des prochaines élections pour le renouvellement du tiers du Sénat et des collectivités. Ces parlementaires veulent aussi en passant, l’élaboration par le CEP d’une nouvelle loi électorale devant être votée avant novembre. M. le président, il faut aussi mettre en place le Conseil constitutionnel.
Ils n’ont aucun problème avec la reconduction de la CIRH, mais il faut qu’il y ait des corrections appropriées et largement discutées. Pour la MINUSTAH, son mandat doit être réorienté comme si cela dépendait de nous. L’élaboration d’un calendrier de retrait progressif concomitant à la mise en place d’une force nationale de sécurité doit être envisagée.
M. Martelly doit mettre en application sereinement le projet d’éducation gratuite prévu par l’article 32-1 de la Constitution ou d’un corollaire acceptable, avant octobre.
Il doit également, selon le groupe des 16, renforcer la diplomatie haïtienne par le rajeunissement et la dynamisation des cadres.
Volet politique
Ce chapitre concerne particulièrement le profil du prochain Premier ministre. « Etude consciencieuse et sereine du profil d’un Premier ministre. Dans la conjoncture actuelle, un Premier ministre, au-delà des prescrits constitutionnels, devrait être une personne responsable et dotée d’une forte personnalité ; compétente aux points de vue académique, technique, administratif … », selon le groupe des 16, soulignant que le prétendant à la Primature doit avoir un rayonnement social et une bonne maîtrise des dossiers internationaux.
Il doit bénéficier également de la confiance du président de la République et partager sa vision des politiques publiques à mettre en place pour le développement du pays, selon les 16 parlementaires. Il faut qu’il ait la capacité et la volonté d’assurer un dialogue continu entre les trois pouvoirs ; respectueux en toute circonstance de la prééminence du chef de l’Etat.
Cependant- un petit bémol du G-16- il appartient au chef de l’Etat, et à lui seul, d’arrêter son choix ou d’élargir la plateforme des options à proposer. « De même, le G-16 continuera à exercer son pouvoir dans les limites de ses attributions, dans le respect absolu du territoire de chacun des acteurs politiques et institutionnels. »
Par ailleurs, dans ce même chapitre politique, le président doit lancer le dialogue national pour l’établissement du Pacte de gouvernabilité. « Le président d’Haïti devrait s’approprier les leviers de cette opération salutaire et sonner vigoureusement le ralliement derrière un tel projet qui aurait la vertu de vider les contentieux sociaux et politiques, de calmer les acrimonies et de renouer les liens du vouloir-vivre-ensemble qui constitue le ciment d’une nation, dans sa définition sociologique, sentimentale et émotionnelle », a avancé le G-16.
Volet économique et financier
« La situation économique du pays ne cesse de se dégrader. Les indicateurs macroéconomiques accusent des signes évidents d’inquiétude. Parmi les plus visibles, on retient : une nette accélération du taux d’inflation passant de 6% en début d’année à 9.3% au cours de ce mois de juin ; la chute des importations avec toutes ses conséquences sur les recettes fiscales tenant du poids des impôts sur le commerce extérieur dans la structure fiscale nationale ; les indicateurs dans le secteur agricole qui n’inspirent pas la quiétude d’esprit selon la Coordination nationale pour la Sécurité alimentaire (CNSA) ; le surplus de liquidité qui dort actuellement dans les comptes des banques commerciales et qui est évalué à environ 56 milliards de gourdes. Ces fonds auraient pu être utilisés pour la relance de l’investissement, particulièrement dans le secteur de l’immobilier. Or, de l’avis de plus d’un, le crédit est loin d’atteindre les prévisions », a détaillé le bloc parlementaire.
Les sénateurs du G-16 ont souligné le fait que le projet de loi des finances de l’exercice 2011-2012 n’a pas été, conformément à la loi, soumise au Parlement à la date du 30 juin écoulé. « Au premier octobre 2011, le pays risque de se réveiller avec une nouvelle reconduction de la loi des finances de l’exercice 2009-2010 », ont-ils dit.
En outre, ils ont dénoncé le fait qu’aucune provision légale, pour l’instant, n’autorise ni la création du Fonds national de l’éducation, ni l’utilisation des ressources collectées par la BRH et le CONATEL pour son financement, toujours selon les parlementaires du G-16.
Enfin, le volet social
Le président doit dégager le plus rapidement possible les moyens de construire des dizaines de milliers de maisons, à Port-au-Prince et dans certaines villes de provinces. Libérer le Champ de Mars et les places publiques de la capitale et des métropoles dans le plus bref délai, en offrant aux actuels occupants des logements décents, des services et des commodités honorables pour la condition et la dignité humaines. Réaménager les infrastructures agricoles dans la dynamique d’une politique objective de relance de la production nationale ; subventionner les intrants agricoles, engrais et outils agricoles ; créer des moyens et primes d’incitation pour fixer le paysan à sa terre et lui redonner le goût du travail agricole.
Michel Martelly doit intensifier la lutte contre le choléra, surtout au lendemain du cyclone Irène qui a causé des inondations susceptibles de potentialiser l’expansion et l’extension de l’épidémie.
Construction de routes, d’hôpitaux, 14e mois aux employés de la fonction publique…Bref, la liste est longue dans ce volet.
En conclusion, le G-16 a déclaré à qui veut l’entendre qu’il ne saurait constituer un élément de blocage. Il invite « acteurs politiques, leaders, groupes organisés de la politique et de la société civile, tous les patriotes conscients des enjeux, des défis et des périls du moment à se joindre à lui pour trouver avec le président de la République la voie sereine et pacifique du déblocage. »
En présentant à la presse leur document, un des membres du groupe des 16, le sénateur Evallière Beauplan en a profité pour fustiger le comportement du chef de l’Etat qui hésite encore à les rencontrer. « 25 jours après le rejet du choix de Bernard Gousse, le président n’a jamais eu de rencontre avec nous, or, c’est nous la majorité. Son Premier ministre désigné ne pourra pas passer le cap au Sénat sans la majorité. Il trouve du temps pour voyager, aller au Chili, dans le Nord-Ouest du pays, à Jacmel », a-t-il fulminé.
S’agissant du pacte de gouvernabilité, le sénateur Youri Latortue a fait savoir que des négociations sont en cours entre les groupes minoritaires (12) et majoritaire (16) en vue de conclure cet accord. Selon lui, ce pacte doit être opérationnel avant la designation d’un Premier ministre.
Robenson Geffrard
rgeffrard@lenouvelliste.com

 

Offensive du G-16 : Michel Martelly doit répondre à dix exigences

Au nom de la sauvegarde des institutions républicaines et des responsabilités constitutionnelles du chef de l’Etat, le bloc majoritaire au Sénat l’appelle au dialogue avec les forces politiques et sociales et à la mise en oeuvre d’un train de mesures comme conditions sine qua non pour arriver à la formation d’un nouveau gouvernement

Publié le vendredi 26 août 2011

Le groupe des seize, majoritaire au Sénat et de plus en plus opposé au Président Michel Martelly, a dénoncé vendredi les « dérives du pouvoir » et présenté un cahier des charges en dix points dont l’application conditionnera le processus de ratification du nouveau Premier ministre alors que l’impasse politique reste totale en Haïti plus de trois mois après l’arrivée de la nouvelle administration.

Incisifs et déterminés dans l’exposé de leur déclaration qui, dans son contenu et son articulation annonce un glissement vers une polarisation de la vie politique, les Sénateurs Wencesclass Lambert, Evallière Beauplan et Simon Dieuseul Desras ont d’entrée de jeu exigé de la Présidence l’établissement d’un dialogue sur la normalisation de la situation du pays avec les blocs parlementaires, les partis politiques représentés au Parlement et la société civile.

Sur la longue liste des recommandations publiée tout juste quelques heures après une rencontre mercredi entre le G-16 et l’ambassadeur américain, Kenneth Merten, figurent notamment la promulgation de la version amendée de la constitution, la formation du conseil électoral permanent (CEP) et du conseil constitutionnel, la nomination de nouveaux juges à la Cour de cassation suivie de l’institution du conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ), la reconduction de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et la révision du mandat de la Mission de stabilisation de l’ONU (MINUSTAH).

Se défendant de vouloir mettre les bâtons dans les roues du chef de l’Etat et de rendre inopérante son administration, le bloc majoritaire, par la voix de Wencesclass Lambert, assure qu’il revient à Michel Martelly de faire connaître le nom de son nouveau Premier ministre désigné après l’échec des deux premiers candidats, Daniel Rouzier et Bernard Gousse.

Pour sa part, Evallière Beauplan, se montre très critique vis-à-vis du Président de la république qui, déplore-t-il, refuse de dialoguer avec les représentants de la majorité au Sénat en vue de trouver une solution au blocage politique. Parallèlement, il consacre le plus clair de son temps à des gesticulations inutiles. Le troisième Sénateur du nord-ouest a également averti que l’opération baptisée « débloquer le pays » dont le lancement a été annoncé dans les médias par des partisans zélés du pouvoir ne pourra nullement atteindre son objectif qui est d’intimider les parlementaires.

Intervenant sur le même thème, son collègue Simon Dieuseul Desras, a exprimé ses plus vives préoccupations et mis en garde contre toute agression dont pourraient faire l’objet Députés et Sénateurs de la part des troupes de choc qui compteraient, à la solde de la Présidence, partir en guerre contre le Parlement.

Ancien allié de Michel Martelly lors de la dernière campagne présidentielle, le Sénateur du Plateau Central (centre), issu du secteur Lavalas, évoque clairement la possibilité d’envisager la destitution du chef de l’Etat au cas où les parlementaires seraient la cible d’actions attentatoires à la démocratie.

A la veille d’un cumul de problèmes sociaux et d’une rentrée des classes à hauts risques au cours de laquelle M. Martelly sera mis à l’épreuve sur l’une de ses grandes promesses de campagne, la scolarisation universelle gratuite des enfants, la lune de miel avec le pouvoir législatif semble déjà terminé pour un Président en panne de solution devant l’impatience de plus en plus perceptible des citoyens et de la communauté internationale. spp/Radio Kiskeya

 

Martelly: peu de progrès accomplis après 100 jours au pouvoir, selon le Miami Herald

« Le billet d’invitation froissé de Guerda Anier – lors de la prestation de serment du président Michel Martelly en mai dernier – est encore dans sa bourse. 100 jours après, cette occupante des tentes avoisinant les ruines du Palais national attend que Martelly matérialise ses promesses de campagne. Mais l’ex-musicien, qui s’est fait remarquer pour son franc-parler, n’a pas pu concrétiser la plupart de ses promesses. Le Premier ministre qu’il a choisi a été boudé par les parlementaires, ce qui accentué les frictions entre lui et ces derniers, au point que même ses partisans les plus acharnés se demandent si ses projets seront approuvés par le Parlement.
« Je peux comprendre qu’il n’ y ait pas de gouvernement, mais le président Martelly n’a rien fait », a expliqué cette femme de 43 ans, montrant du doigt un espace en face du Champ de Mars transformé en cité de tentes, non loin du Palais national. Et elle rappelle que le président actuel, alors qu’il était en campagne, avait annoncé qu’il avait 30 000 maisons, mais que le président Préval ne lui avait pas donné d’endroits pour les construire. « Eh bien, aujourd’hui, c’est lui le président. Alors, où sont les 30 000 maisons ? On attend toujours », a fait remarquer la jeune femme.
Espoir
Avant le séisme dévastateur du 12 janvier 2010, Anier vendait du parfum et des bijoux, mais le destin l’a contrainte à trouver refuge sur une place publique du centre-ville. Elle appartient aussi à la catégorie des personnes dont Martelly a promis de relever le niveau de vie, grâce à la création d’emplois rémunérateurs. Les maigres sommes découlant de la vente en détail de rhum, des cigarettes et de l’eau ensachée lui permettent à peine de faire face aux frais scolaires et aux dépenses pour les uniformes de ses quatre filles. Si les vieilles lames d’aluminium la protège du soleil, ce n’est pas pareil quand il pleut.
S’agissant de ses enfants, elle affirme qu’elle essaie de leur donner un brin d’espoir, y compris à son petit garçon de 13 ans qui a perdu son père après le tremblement de terre. « Dois-je leur promettre la lune, alors qu’il n y a aucun espoir ? Il y a plus de découragement que d’espoir aujourd’hui. »
Martelly a passé ses premiers mois à inaugurer des édifices et des écoles. Il a lancé un fonds pour alimenter ses projets en matière d’éducation et, la semaine dernière, il a annoncé un plan pour reloger plus 5 000 familles issues de six camps de déplacés. Il a nommé des conseillers au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH) et invité le Parlement à renouveler celle-ci. Il a aussi lancé les semaines de la reconstruction, du tourisme, de la gouvernance et de la technologie.
Mais les diplomates en poste à Port-au-Prince estiment que Haïti a besoin d’un gouvernement pour passer de la rhétorique aux actes concrets.
L’éducation gratuite et des logements pour plus de 600 000 personnes vivant dans les camps ne sont que quelques-unes des promesses de campagne du président Martelly, 50 ans. Il est arrivé à la présidence d’Haïti à un moment d’incertitude pour l’économie mondiale, avec des risques de voir s’amenuiser l’aide des bailleurs de fonds, suite au tremblement de terre. La paupérisation continue. Des décennies d’inertie gouvernementale et la reconstruction au ralenti ont créé des frustrations évidentes dans le pays.
Il faut un gouvernement
« Nous avons besoin d’un gouvernement qui mette les bouchées doubles », a déclaré l’ancien président américain Bill Clinton, qui copréside la CIRH. « Les choses négatives qui auraient pu arriver ont été drastiquement évitées, grâce aux efforts affichés par le président et son équipe pour attirer plus d’investisseurs en Haïti… et en prenant des initiatives simples, mais porteuses, comme le nettoyage des rues par des équipes. »
En outre, les querelles intestines au sein du camp Martelly s’ajoutent à son attitude hostile envers le Parlement et son penchant pour les voyages – il s’est rendu sept fois à l’étranger au plus fort de la crise – suscitant de l’incertitude et des préoccupations. Autre source de questionnement pour les parlementaires et les diplomates étrangers : le manque de transparence de son projet de fonds pour l’éducation, qui inclut des prélèvements financiers sur les appels et les transferts en partance pour Haïti. L’équipe inexpérimentée de Martelly, essentiellement composée d’amis d’enfance également comme conseillers, a hypothéqué les trois premiers mois de son mandat, en termes d’apport de changement réel dans la vie des 10 millions d’ Haïtiens. Plusieurs mois après la prestation de serment historique du 14 mai 2011, Haïti se cherche encore.
Les changements constitutionnels sont au point mort ; des millions de dollars d’aide internationale sont encore bloqués par des bailleurs de fonds frustrés; les investissements et la consommation sont au plus bas. Le taux d’inflation – qui était de 6 % quand Martelly est arrivé au pouvoir – est passé à 9,3 %. Le budget pour l’année fiscale qui doit démarrer le 1er octobre a lui aussi été retardé. Constitutionnellement parlant, cette situation pourrait même contraindre Martelly à s’accommoder du budget du gouvernement sortant, ce qui réduira sa marge de manoeuvre dans l’accomplissement de ses promesses.
Ouvert aux investissements
« Le président dit que le pays est ouvert aux investissements, mais personne ne viendra en Haïti, s’il n’ y a pas de Premier ministre et un gouvernement fonctionnel », a déclaré Kesner Pharel, un économiste et observateur politique haïtien, qui rend à la fois Martelly et le Parlement responsables de l’impasse actuel. « L’incapacité ces personnes à choisir un Premier ministre a un sérieux impact sur l’économie. » Martelly, par la voix de son porte-parole, a refusé de commenter ces allégations.
Des parlementaires proches de l’ex-président René Préval ont rejeté à deux reprises le choix du Premier ministre proposé par Martelly, ravivant la polarisation et les spéculations selon lesquelles les deux camps exploitent la question du vote d’un nouveau Premier ministre en fonction de leurs propres intérêts politiques.
Les mauvaises langues disent qu’en refusant de négocier, Martelly essaie soit d’écarter le Parlement, soit de se reprocher le fait qu’il n’a pu tenir ses promesses, notamment la gratuité de l’éducation pour 500 000 enfants en septembre. D’autres encore affirment que les deux parties s’observent jusqu’ à la fin de l’année, quand interviendront les élections pour le renouvellement du tiers des 30 sénateurs en fin de mandat. Martelly en profitera alors pour se forger une majorité d’élus. « Il y a lieu de s’étonner, à la lumière de l’impasse actuel, que les masses déshéritées d’ Haïti aient pu faire preuve de tant de patience et éviter au pays une explosion sociale », a commenté Robert Maguire, un spécialiste d’Haïti et professeur à la Elliot School of International Affairs de l’Université George Washington. « Les élites politiques haïtiennes restent passives, alors que le pays s’enflamme ».
Tout récemment, le secteur privé, Martelly et une majorité de parlementaires ont présenté chacun leur perception du pacte de gouvernabilité. Dans le même temps, ils ont évoqué la possibilité de maintenir provisoirement Bellerive à on poste pour faire marcher le pays. Les Etats-Unis et l’ONU sont opposés à cette formule et estiment qu’ Haïti doit avoir un gouvernement permanent. « La balle est dans les pieds du président. C’est la seule personne autorisée à choisir, mais il ne peut décider tout seul », a déclaré le sénateur Steven Benoît, qui a tenté en vain de conseiller son ami Martelly. « S’il ne négocie pas, nous arriverons en décembre sans Premier ministre. ».
« Ça commence »
Lors d’une récente visite de quarante-huit heures en Haïti, Bill Clinton a annoncé le déblocage de 30 millions de dollars pour reloger 5 239 familles issues de six campements. Ce projet est d’un montant de 78 millions de dollars.
Un jour après l’annonce de la construction prochaine de nouveaux logements, l’espoir renaît chez Ainier et chez ses voisins, qui sont convaincus qu’ils verront bientôt le bout du tunnel. Malheureusement, ils ne savent pas que les déplacés du centre-ville ne bénéficieront pas de ce projet.
Des manifestations de protestation ont eu lieu au Champ de Mars. Certains politiciens se plaignent de l’insécurité grandissante dans les camps. Des rumeurs circulaient sur la destruction de ces camps par des bulldozers, car le maire avait rendu publics des plans de reconstruction de la capitale et de relogement des personnes vivant dans des camps sur les montagnes dénudées dans le nord. La solidarité qui avait vu le jour après le 12 janvier s’est transformée en désaccord et en impatience. Il y en a dans les abris de fortune qui sont révoltés à l’idée qu’ils pourraient être délogés de force, d’autant qu’on parle constamment de faux sans-abris dans les camps qui sont dans l’attente d’aide.
Il arrive que des motocyclistes qui passent dans la zone adressent publiquement des injures à Anier en lui demandant si elle n’est pas fatiguée de vivre comme une bête.
« On nous a tous mis dans le même panier », a lancé Anier. « Mon seul rêve est de partir d’ici. Pensent-ils que ça nous arrange de nous battre contre les rats et les intempéries ? »
Belmondo Ndengué
Traduit de l’anglais

 

Guy Philippe dans le collimateur de la DEA

Guy Philippe, en cavale malgré les tentatives pour l’appréhender, sera arrêté tôt ou tard, a déclaré Mark Trouville, un agent spécial de la DEA, cité dans un article de Jay Weaver du Miami Herald, publié le jeudi 25 août 2011. Guy Philippe, selon ce responsable de la DEA, fait partie d’une douzaine d’Haïtiens accusés d’avoir expédié de la cocaïne colombienne vers le sud de la Floride au milieu de l’année 2000.
Presque tous les autres suspects dont des officiers de police, des politiciens et le chef de la sécurité de l’ex-président Jean-Bertrand Aristide ont été reconnus coupables de trafic de drogue à Miami, a poursuivi l’article du Miami Herald. Le sud-ouest de la frontière des Etats-Unis reçoit d’importantes quantités de drogue, a souligné Mark Trouville, à un moment où les cartels de drogue colombiens s’activent autant que ceux du Mexique.
Joint au téléphone par le journal Le Nouvelliste en milieu de journée, Guy Philippe n’a pas souhaité faire de commentaires. Cependant, Guy Philippe, qui a toujours démenti être mouillé dans le trafic de drogue, avait indiqué dans la presse par le passé que la DEA a été transformée en un instrument politique pour le nuire.
Cité dans la lettre du Rnddh rapportant les informations d’une enquête de l’IGPNH ayant révélé qu’une réunion préparatoire à l’atterrissage le 10 septembre 1999 d’un petit avion en provenance de Colombie avec 450 kilos de cocaïne s’était tenue deux jours plus tôt à Pèlerin 6, chez Guy Philippe, ce dernier avait vertement critiqué cet organisme de défense des droits humains. « C’est de la médisance visant à avilir des gens, des professionnels », avait réagi Guy Philippe dans la presse en menaçant de traîner le Rnddh devant la justice, le mardi 14 juin 2011.
Le Rnddh avait attiré l’attention du président Michel Joseph Martelly sur la présence dans son entourage « d’ex-policiers à la moralité douteuse » dans une correspondance datée du 9 juin 2011. « Plusieurs ex-policiers dont Noël Godwork, Jacky Nau, Gilbert Dragon, Carel Alexandre et Will Dimanche, renvoyés de l’institution policière, ont intégré votre service de sécurité alors qu’il pèse sur eux de sérieux doutes quant à leur implication présumée dans le trafic illicite de stupéfiants, la violation des droits humains et autres actes répréhensibles », avait écrit l’organisation de défense des droits de la personne.
« Tous ces ex-policiers tournent autour de vous et font partie de votre service de sécurité. Aujourd’hui, ils entreprennent des démarches en vue de réintégrer la PNH », avait souligné le Rnddh, pour qui la réintégration d’ex-policiers, en dehors des règles préétablies, au sein de l’institution policière, représenterait un retour aux anciennes pratiques arbitraires, à l’ère des promotions irrégulières, du favoritisme, de la politisation de la PNH et de sa transformation en une milice privée.
En dépit des nombreux reproches pouvant être adressés à l’institution policière, poursuit le Rnddh, force est de constater que des efforts ont été consentis dans le but de la structurer et de la professionnaliser tant soit peu, avait noté l’organisation. « Les postes de responsabilités doivent être confiés à des hommes et des femmes de grande moralité, au-dessus de tout soupçon, car les institutions étatiques ne doivent pas constituer un lieu de refuge pour les individus en conflit avec la loi ou un repaire de bandits », avait rappelé le Rnddh au président Joseph Michel Martelly.
« Si la DEA, les ambassades, la CIA, les services d’intelligence haïtiens ne peuvent pas me donner des informations sur ces messieurs que l’on dit être de moralité douteuse, excuse-moi, d’après tout ce qu’on a dit sur moi à la radio, à la télévision et dans les journaux, on pourrait dire que je suis aussi de moralité douteuse », avait confié au journal Le Nouvelliste le président Michel Joseph Martelly, qui avait demandé des preuves.
« Les informations au sujet des investigations de la DEA sur le trafic de stupéfiants ne peuvent pas être partagées en dehors des conditions établies par la loi américaine .Il y a beaucoup de restrictions sur les sujets que nous pouvons discuter. Les questions d’immigration et d’investigation, par exemple », avait confié au journal Jon E. Piechowski.
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Le Conatel n’a pas le droit de fixer les prix ni de créer une taxe

« Avec le prix plancher de $0,23 la minute, le bypass est devenu un véritable sport national », estime Robin Patberg. Le PDG de Voilà pense que le CONATEL n’a pas le droit de fixer les prix sur le marché. Cela « enfreint la libre compétition et ne sert qu’à défendre les intérêts de l’acteur dominant ». Pour Patberg, le CONATEL n’a nullement le droit d’introduire une taxe ni de percevoir des paiements de taxes. Pour assurer un terrain sain et équitable, il faudrait que l’organe régulateur dispose d’une certaine indépendance, selon lui. En ce qui concerne l’interconnexion, la position de sa compagnie est simple et claire : c’est une obligation. Voilà et Natcom sont interconnectées depuis des mois. Interview.
Le Nouvelliste : Voilà a-t-elle porté plainte, elle aussi, contre ceux qui font le bypass ?
Robin Patberg : Le détournement illégal du trafic international entrant (le bypass) est un problème majeur – pour tous les opérateurs -, ce qui entraîne une perte substantielle de revenus. De ce fait, nous avons aussi été amenés à porter plainte (contre X).
L.N : Cela fait plus de dix ans que l’on ne parlait plus de bypass dans le monde des télécoms en Haïti. Quels sont les raisons de la recrudescence de ce phénomène ces derniers temps ?
R.P : Cette affirmation est erronée. Voilà se plaint continuellement auprès du régulateur à ce sujet. Le problème qui se pose actuellement est que cette fraude était déjà très lucrative quand le prix de vente (en gros) du trafic international était à $0,18/minute. Maintenant que le gouvernement a instauré un prix plancher de $0,23/minute (dans le contexte de la taxe pour financer le programme scolaire du président de la République), c’est devenu un véritable sport national! D’ailleurs on avait avisé les conseillers du président Martelly ainsi que le régulateur que ceci allait arriver bien vite. De plus, faut-il le rappeler, des ateliers de travail au Conatel avec les opérateurs téléphoniques et les ISP avaient eu lieu en 2008; et depuis, des mesures de contrôle et d’échange d’informations fonctionnaient très bien. Ce sont en fait ces mêmes mesures qui ont été étendues et améliorées. Ce qui a changé est que la police et la justice ont été incorporées dans le processus afin d’identifier et contrecarrer les fraudeurs avec des résultats probants.
L.N. : Voilà aussi se sent-elle concernée dans le cas de bypass impliquant les employés de Access Haïti ?
R.P. : Jusqu’à présent nous ne savons pas si les employés sont impliqués ou non, il appartient à l’enquête et à la justice de se prononcer. En ce qui concerne la fraude elle-même, nous sommes concernés et le serons dans tous les cas, par le fait que nous subissons un préjudice financier.
L.N. : Votre réseau aussi était piraté par cet Américain qui a été arrêté à Delmas 75 ?
R.P. : Il paraît que le groupe en question disposait d’une SIM Box et avait en sa possession un grand nombre de cartes SIM de tous les opérateurs. Depuis, en collaboration avec le gouvernement, nous avons pu identifier plusieurs autres opérateurs de bypass. Le bypass affecte tous les réseaux sans distinction.
L.N. : Quel est le déficit de recettes que vous subissez à cause du bypass ?
R.P. : Il est difficile d’estimer les pertes encourues à cause du bypass. Mais, par exemple, très récemment nous avons chiffré et les données sont très précises: les pertes sont estimées à 30 000 USD pour une période de 5 jours. Entre la hausse du prix, l’élimination forcée de certains produits (comme les cartes d’appesl internationaux de longue durée) et le bypass, nous constatons une perte mensuelle se chiffrante à plus de USD 300 000 !
L.N. : Mis à part le bypass, y a-t-il d’autres entraves à la bonne marche de vos activités ?
R.P. : Nous maintenons depuis très longtemps que les éléments essentiels pour un développement sain, d’une part du secteur des télécommunications et d’autre part de l’économie en général (et de ce fait la création d’un climat propice à l’investissement massif international), sont le maintien d’un terrain de jeu équitable et le respect de la loi et des droits. Nous vivons une période dans laquelle il semblerait que ces obligations n’existent qu’en théorie. Pour nous assurer un terrain sain et équitable, il faudrait que l’organe régulateur dispose d’une certaine indépendance, et ceci est prévu dans les textes de la nouvelle loi sur les télécommunications. Il est donc primordial et nous militons dans ce sens pour que cette loi soit soumise aux parlementaires au plus vite.
L.N. : Quelle est la position de votre entreprise sur le surplus tarifaire pour les appels internationaux et le prix plancher récemment imposé par les autorités ?
R.P. : Nous pensons que le CONATEL essaie de son mieux de protéger le secteur, mais n’a pas le droit de fixer les prix sur le marché. Nous pensons que ce genre d’action enfreint la libre compétition et ne sert qu’à défendre les intérêts de l’acteur dominant.
L.N. : Doit-on, selon vous, réintroduire la libre concurrence, éliminer le prix plancher ou prendre des mesures légales plus sévères pour décourager le bypass ?
R.P. : En fait, soit vous allez vers une politique complètement libérale, et le bypass disparaîtra de lui-même, puisqu’il ne sera plus rentable, mais ceci demande une refonte de la régulation et la mise en place des mécanismes pour éviter les pratiques déloyales et le dumping; soit, comme le fait le régulateur en ce moment, vous imposez des prix plancher, mais dans ce cas, il faut contrôler le trafic pour empêcher le transit illégal des appels. Cela, faut-il le rappeler, est quasiment impossible, avec les nouvelles technologies. De nouveau nous retombons dans la nécessité de revoir la régulation au plus vite. Donc le problème est complexe. D’après nous, il faut laisser régner la libre concurrence (nous considérons les prix présentés par le régulateur comme des suggestions), et l’État devrait adopter une position très ferme vis-à-vis du bypass… Après tout, la perte que subissent les opérateurs légaux se traduit directement dans un manque à gagner pour l’État au niveau de l’impôt sur le revenu, et de ce fait pour la population. Le problème n’est pas simple et va susciter beaucoup de travail (en commençant par la création d’un cadre juridique le définissant et le criminalisant), et de toute façon tout cela passe par la révision de la régulation et une nouvelle loi sur les télécommunications.
L.N. : Quelle est la position de Voilà en ce qui concerne la ponction de 5 centimes par minute sur les appels internationaux ?
R.P. : Nous tenons tout d’abord à réitérer notre engagement pour un accès à l’éducation pour tous, mais cette ponction est une taxe pure et simple. Le CONATEL n’a nullement le droit d’introduire une taxe ni de percevoir des paiements de taxes. Toute nouvelle taxe est sujette à une loi, votée par le Parlement. Cette ponction, comme vous l’appelez, aurait pu être plus souple, c’est-à-dire s’appliquer sur des tarifs à plusieurs niveaux. Notre incompréhension, au-delà de l’aspect légal, vient surtout de l’imposition d’un tarif plancher unique sans discernement des produits offerts qui, lui, fait obstacle à la compétition et favorise un opérateur.
L.N. : Le monde des télécoms en Haïti parle beaucoup de cette affaire d’interconnexion entre la Natcom et les opérateurs plus anciens. Dans le cas de Voilà, quelle est votre position envers Natcom ?
R.P. : Nous avons l’obligation de l’interconnexion. C’est simple, c’est prescrit dans toutes nos concessions. Voilà est interconnectée avec la Natcom depuis dejà plusieurs mois.
L.N. : Techniquement, Voilà aussi va passer au 4G ?
R.P. : Faut-il d’abord que nous passions au 3G. Le monde du 3G/4G est un véritable terrain miné sur lequel différents opérateurs vont essayer de confondre les utilisateurs avec des termes comme « 3G » ou « 4G »! Mon conseil aux consommateurs: concentrez-vous sur le débit que vous obtenez de votre fournisseur de service et de la qualité du service!
L.N. : Quatre opérateurs de téléphonie mobile pour un marché comme Haïti. N’est-ce pas trop d’acteurs ?
R.P. : Nous avons maintenu dès le début du processus de privatisation de la Teleco que le marché est saturé. L’histoire jugera… Voyons si tous les opérateurs survivront et si l’État augmentera l’assiette fiscale…
Q: On a parlé récemment d’une réorientation stratégique de Voilà imposée par sa maison mère Trilogy. La compagnie est très impliquée dans le social, dans la musique, dans l’éducation. Vous allez continuer comme par le passé?
R: Notre vision est claire et notre orientation n’a pas changé. Nous continuerons à porter les meilleurs produits aux meilleurs prix sur le marché… La qualité de notre service est non négociable. Quand à notre engagement dans le social, « nou se Ayiti »… Nou p’ap janm bliye sa!

 

Haïti-Education :

L’UNNOH plaide en faveur d’une éducation gratuite de qualité

P-au-P, 26 août 2011 [AlterPresse] — L’Union Nationale des Normaliens Haïtiens (UNNOH) a organisé ce vendredi une conférence débat autour de la scolarisation gratuite des enfants, l’une des principales promesses du président Michel Martelly.

Il s’agit de la troisième conférence de ce type organisée par l’UNNOH qui entend poursuivre cette initiative jusqu’à la réouverture des classes. « Les possibilités d’une école haïtienne de qualité, gratuite et obligatoire » a été le thème retenu ce 28 août.

Selon le Secrétaire général de l’UNNOH, Josué Mérilien, l’idée est de pousser les responsables à prendre leurs responsabilités.

Michel Martelly promet, dès la rentrée scolaire prévue pour ce mois d’octobre de permettre à 146 mille enfants d’aller gratuitement à l’école. Le chef de l’Etat a déjà mis en place un Fonds National pour l’Education (FNE) en vue de concrétiser ce projet.

La méthode de Michel Martelly, ne fait cependant pas l’unanimité et a vivement été critiquée lors de la conférence de l’UNNOH. Nélio Providence, étudiant finissant de l’Ecole Normale Supérieur a particulièrement insisté sur la qualité de l’éducation dans un contexte de gratuité scolaire.

« Il faut commencer par une minorité agissante pour parler d’école de qualité. Cette dernière permettrait d’avoir une école concurrentielle à l’échelle mondiale, qui servirait à faire naitre une conscience nationale, et qui servirait également à fortifier la dignité d’un peuple vaillant », souligne t-il.

Pour cela la notion de temps et celle de moyens s’avèrent fondamentales, ajoute Nélio Providence.

Concernant le Fonds National pour l’Education (FNE) mis sur pied par le président Martelly, il estime qu’il est « injuste de soutirer de l’argent à des gens (de la diaspora) qui travaillent très dur pour aider leur famille, alors que les bourgeois envoient de l’argent à leur famille par virements bancaires ».

En revanche, le professeur Jean Marie Théodat (docteur en géographie et professeur à l’Université de Paris 1) salue l’initiative de Martelly.

Il encourage en même temps l’Etat haïtien à prélever des taxes sur les « borlettes » (loterie populaire), et les studios de beauté. Selon lui, ces types de commerce ne profitent pas à la majorité.

Par ailleurs, le professeur Théodat soutient qu’on devrait féliciter les professeurs qui dispensent des cours tant bien que mal dans des écoles dites « borlettes » (de niveau médiocre), car selon lui, ces professeurs, en dépit de leur manque d’efficacité, ont permis de réduire le taux d’analphabétisme dans le pays.

Haïti reste le seul pays dans l’hémisphère qui compte plus de 500 mille enfants en âge d’aller à l’école et qui n’ont jamais été scolarisés. Le projet de Martelly vise en priorité ces enfants. Mais le taux d’abandon scolaire est lui aussi très élevé : 67%. Quel plan pour ces enfants ? [jep kft gp apr 26/08/11 16:00]

 

Les professeurs sont-ils assez compétents ?

Plus d’un se félicite de la volonté du chef de l’Etat de faire de l’éducation l’une des priorités de son programme de gouvernement. Ne serait-ce pas également l’occasion de valoriser la condition enseignante dans le pays ? Car sur les 60 261 enseignants évoluant dans l’enseignement fondamental, 79% (soit 47 678) n’ont reçu aucune formation initiale de base. Environ 40% de ces 79% n’ont pas le niveau académique de la 9e année du fondamental. Et que dire de l’offre scolaire à travers le pays ?
Michel Martelly vient d’annoncer que 250 000 enfants iront à l’école gratuitement dès la prochaine rentrée scolaire fixée au 3 octobre, initialement prévue pour le 5 septembre. En visite jeudi à Mirebalais, le président a précisé que 100 000 enfants déjà intégrés dans le système éducatif fréquenteront gratuitement 200 établissements de Port-au-Prince, il en est de même pour 141 000 autres qui, pour la première fois de leur vie, se rendront à l’école.
L’inquiétude de plus d’un sur cette initiative louable, c’est la capacité d’accueil des écoles et le problème d’enseignants qualifiés pour la formation de tous ces enfants. Car selon le rapport du Groupe de travail sur l’éducation et la formation (GTEF) intitulé : « Pour un pacte national sur l’Education en Haïti, soumis en août 2010 à l’ex-président René Préval, sur les 60 261 enseignants évoluant dans l’enseignement fondamental, 79% n’ont reçu aucune formation initiale de base. Environ 40% de ces 79% n’ont pas le niveau académique de la 9e année du fondamental.
Les autres, poursuit le rapport, sont des universitaires (2 789 ou 4,84%), des normaliens (6 136 ou 10, 64%) et des « capistes », c’est-à-dire détenteurs d’un certificat d’aptitude à l’enseignement (3 658, soit 6 34%). Moins de 35% des enseignants du niveau préscolaire ont les compétences requises pour exercer leur métier, et seulement 14 62% de ceux qui sont au niveau fondamental ont les profils de compétences académiques et professionnelles requis.
« Pourtant, au cours des vingt dernières années, il y a eu beaucoup d’argent investi dans la formation des maîtres et des directeurs d’école en Haïti sous forme de séminaires, à travers les projets et les programmes financés par la communauté internationale. Le problème est que ces heures de formation n’ont pas été administrées de façon systématique, suivant un plan bien établi », fait remarquer le rapport.
« La question aujourd’hui est de savoir quel dispositif mettre en place, d’une part, pour assurer efficacement la formation initiale et continue des enseignants à tous les niveaux du système éducatif, et attirer, d’autre part, plus de gens vers cette carrière souvent identifiée comme peu valorisante et très difficile », poursuit le document. Et dire que les conditions de travail ne sont pas non plus attractives pour les professionnels dotés des qualifications pour l’enseignement.
Quelle école pour produire quel citoyen et pour quel pays ?
En effet, les membres de cette commission présidentielle – qui a été coordonnée par le professeur Jacky Lumarque, recteur de l’Université Quisqueya – admettent que dans tous les pays qui sont parvenus à améliorer leur éducation, la valorisation de la condition enseignante est une exigence stratégique incontournable. Selon eux, la question qui est à l’ordre du jour en Haïti est de savoir quelle école mettre en place pour produire quel citoyen et pour quel pays.
« Le type de citoyen que nous choisissons de former est en fait une réponse au type de société que nous choisissons de produire. En ce sens, le véritable projet de société du pays est largement déterminé par son projet éducatif », soutient cette commission, qui a été mise sur pied par René Préval.
Le problème de l’offre scolaire
Par ailleurs, mis à part la question d’enseignants, la mauvaise répartition de l’offre scolaire sur le territoire est l’une des principales causes du faible accès des enfants en âge scolaire à une école. Le GTEF a recommandé que la politique éducative nationale soit tendue à un accroissement graduel de l’offre publique d’éducation.
« Il existe actuellement 143 sections communales dépourvues d’écoles publiques, dont 23 ne possèdent pas d’école du tout ; de plus, ces sections communales correspondent à celles les plus démunies sur le plan des équipements sociaux », confie le document.
Il y a du pain sur la planche, car il faudra créer l’offre scolaire là où la demande est exprimée ou incitée
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Valéry DAUDIER

 

Rapts et frayeur sur la capitale

Le porte-parole de la PNH, le commissaire Frantz Lerebours, a confirmé pour le journal l’enlèvement de deux personnes au cours des dernières 24 heures, vendredi 26 août 2011. « Le notaire Gilbert Giordani a été enlevé alors qu’il se trouvait dans sa voiture à Lalue, vendredi après-midi », a-t-il expliqué. Les ravisseurs ont trompé la vigilance d’une autre victime – un homme – chez lui à Montagne noire jeudi après-midi, en se faisant passer pour des employés d’une entreprise livrant du courrier.
« La présence policière est renforcée et la cellule contre l’enlèvement est saisie de ces dossiers », a promis le commissaire Frantz Lerebours.
Vendredi, en début de soirée, des bouchons de circulation et des fouilles ont été signalés dans plusieurs points de Pétion-Ville et de Port-au-Prince. La frayeur s’est emparé de certains alors que les BBM et SMS relayaient d’autres rapts non confirmés par la police.
« Incroyable, cela fait plus d’une heure que je suis bloquée dans un bouchon de circulation.C’est pire qu’au carnaval. Il est plus facile de circuler à moto », a écrit sur sa page Facebook Jacqueline Charles, journaliste du Miami Herald.
« On n’entend parler d’insécurité que quand on kidnappe une personne connue alors qu’au quotidien des marchandes se font dépouiller et des policiers sont aussi assassinés », a écrit sur son mur Facebook Carel Pèdre, le très populaire animateur de Digicel Stars.
« On se plaint des problèmes mais on se tait quand c’est notre semblable qui subit l’insécurité ou la cherté de la vie », a-t-il ajouté.
Le flou politique provoqué par l’absence d’un nouveau gouvernement depuis plus de trois mois alimente beaucoup d’inquiétudes en Haïti où des forces ténébreuses opèrent, avait indiqué Edouard Paultre sur les ondes de Magik 9 cette semaine.

Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

La CIRH et le développement économique d’Haïti : quelques interrogations d’une économiste

par Dr Kathleen Dorsainvil

2011-08-26 09:55:16

L’ancien président des USA, M. Bill Clinton, a annoncé lors d’une visite en Haïti le 16 août dernier que, dans le cadre de la reconstruction, la Fondation Clinton avait octroyé un prêt à un taux préférentiel à une petite entreprise d’artisans, le Caribbean Craft, dont l’atelier avait été détruit par le séisme du 12 janvier 2010. D’autres prêts sont à venir, avait-il fait savoir.
Le peuple haïtien se doit de remercier M. Clinton qui, à travers ses actions, montre combien la remise sur pied de notre pays lui tient à cœur. Mais ce prêt suscite aussi certaines interrogations dans le contexte économique agité que connaît notre pays.
1. Le cadre de ce prêt
Ce projet individuel et positif met en exergue, une fois de plus, la faiblesse de nos institutions. Car, du point de vue de l’avenir, du développement du pays, est-ce le meilleur usage de ces fonds ? N’y a-t-il pas d’autres petits entrepreneurs, frappés eux aussi par le séisme, dont le produit est plus promoteur de croissance ? Combien d’emplois seront créés à partir de ce prêt ? Quel mode de fiscalité sera appliqué à cette entreprise ? Ce prêt sera-t-il versé en partie ou en totalité à un compte en banque de la place, faisant ainsi baisser la pression sur la monnaie locale, ou sera-t-il utilisé à partir d’un compte à l’étranger ?
Ces questions et d’autres auront vraisemblablement été débattues par les experts de la Fondation. On aurait aimé savoir si elles l’ont été aussi par les gestionnaires haïtiens. Elles suggèrent la mise sur pied d’une interface gouvernementale officielle afin d’aiguiller les bonnes volontés étrangères ou de nos compatriotes de la diaspora vers les besoins économiques fondamentaux de notre société.
2. Le cadre monétaire de l’aide à la reconstruction
Les projets financés par la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), la Fondation Clinton, la Fondation Bush-Clinton pour Haïti et par d’autres organismes témoignent sans doute de la volonté de nos amis étrangers de nous venir en aide. Ces fonds sont collectés en devises étrangères pour être dépensés en gourde dans le pays. Pourquoi donc la Banque centrale d’Haïti (BRH) apparaît si absente de ce processus ? N’a-t-elle pas sa place à la CIRH au même titre que l’autorité fiscale ? L’élan de générosité de nos amis étrangers et de la diaspora nous offre aussi une opportunité unique de remodeler notre politique monétaire selon les problèmes du jour. La BRH ne peut plus se contenter de l’objectif de stabilité des prix comme indiqué dans son rapport annuel de février 2011. Le contexte actuel du pays et des économies mondiales commande l’objectif de croissance en tant que priorité. D’ailleurs, le Fonds monétaire international (FMI), auquel se réfère la BRH, défend ce point de vue avec véhémence. L’objectif de croissance implique, certes, un autre type d’agressivité monétaire, par exemple, une autre gestion des réserves de change, d’autres modalités de fonctionnement vis-à-vis des autorités fiscales ou des banques commerciales.
3. Le Fonds national de l’éducation (FNE)
Un montant fixe d’un dollar cinquante est prélevé sur tous les utilisateurs de transfert avec Haïti. Les promoteurs de cette taxe ont-ils essayé au préalable de dresser un profil des utilisateurs de ce service ? Ces transferts sont-ils plutôt de petits montants (50 $ US, 100 $ US, 200 $ US) ou s’agit-il de montants plus importants (500 $ US, 1 000 $ US) ? À cette question est liée l’hypothèse que les petits montants sont associés à des personnes à faibles revenus. Prélever 1, 5 $ US sur un transfert de 50 $ US n’est pas ressenti de la même manière que sur un transfert de 1 000 $ US. Si les petits montants sont prédominants, cette frange à bas revenus, celle-là même qui préoccupe la nouvelle équipe gouvernementale, serait elle-même en train de financer l’éducation de ses enfants, à travers ce fonds !
Par conséquent, avant d’aller plus en avant dans cette collecte, les administrateurs de ce fonds doivent s’assurer que cette nouvelle taxe n’est pas plutôt régressive que progressive. Et dans ce cas, une taxe proportionnelle serait une meilleure option.
De plus, ce fonds est géré par la BRH, a-t-on appris. Mais aucun détail n’a été fourni à ce jour sur la façon dont ceci est fait. En théorie, la BRH mettra à la disposition des autorités fiscales des gourdes afin de leur permettre de gérer ce programme. Que compte-t-elle faire des dollars accumulés ? Les mettre sur le marché pour baisser la pression sur la gourde ? Les stériliser ? Chaque démarche reflète une option sur la gestion monétaire à venir, et on aimerait savoir.
Les questions autour du FNE illustrent, si besoin est, les difficultés que connaissent les gestionnaires de ce monstre que représente la CIRH dans sa forme actuelle. Il revient à l’autorité haïtienne de la Commission de dresser, pour l’information de tous, un bilan du travail effectué à ce jour. Ceci, afin que les modifications nécessaires puissent être apportées pour un fonctionnement et une gestion plus efficients de cette commission à l’avenir. Car il ne peut être question de fermer les portes de la CIRH.
Les événements tragiques du 12 janvier 2010 offrent au pays la chance de mettre sur pied un vrai programme économique de développement. Ce programme va au-delà du relogement des sinistrés ou de la reconstruction de bâtiments détruits, tâches qui peuvent aisément être confiées à des fondations. Il s’agit d’une alliance véritable débattue, réfléchie entre le fiscal et le monétaire en vue d’atteindre l’objectif prioritaire de croissance dans le contexte économique mondial et d’en définir les étapes. En effet, dans ce tumulte que connaît l’économie mondiale, les gestionnaires fiscaux d’Haïti ne peuvent ignorer, par exemple, la part de l’aide extérieure dans le fonctionnement au jour le jour de l’État haïtien. Le fiscal se doit d’avoir pour point de mire d’apprendre aux concitoyens à vivre de leurs ressources propres, en prévision d’une aide appelée à se tarir, donc une gestion dans l’économique des fonds de l’État avec réduction graduelle des avantages/dépenses criards.
En ce qui a trait à l’économie en général, l’une de mes dernières recherches a mis en évidence la portée limitée de l’aide extérieure sur l’économie haïtienne : il faut au moins trois ans pour que l’aide reçue ait un effet positif de 0, 4 % sur le produit intérieur brut (PIB). Par contre, un problème quelconque dans l’économie américaine se traduit au cours de la même année par un changement du PIB d’environ 5 %. D’où la nécessité d’être attentif à la vie économique de notre puissant voisin. C’est le rôle du monétaire. Il se doit aussi d’encourager le fiscal dans son approche de gestion efficiente par une politique accommodante seulement au cas par cas. La politique monétaire se devrait aussi de favoriser les exportations à venir, et un certain seuil de réserves de change va être nécessaire. Ce fonctionnement en symbiose entre le fiscal et le monétaire ne peut qu’être bénéfique au bien commun.
Les compatriotes de la diaspora et les prestigieux amis étrangers qui veulent le vrai décollage de ce pays nous seraient reconnaissants d’avoir une ligne directrice connue, sensée, qu’ils seraient heureux de suivre.

Kathleen Dorsainvil
Docteur en économie

 

Miss Anédie Azaël attend votre vote

Elue Miss Haïti Univers le 27 juillet dernier à Port-au-Prince, Anédie Azaël se prépare à représenter dignement son pays natal Haïti dans le concours international qui se déroulera le 12 septembre prochain à Sao Paolo (Brésil).

2011-08-26 10:41:20

Elue Miss Haïti Univers le 27 juillet dernier à Port-au-Prince, Anédie Azaël se prépare à représenter dignement son pays natal Haïti dans le concours international qui se déroulera le 12 septembre prochain à Sao Paolo (Brésil).
Agée de 22 ans, Anédie, 1,77 m, est un mannequin professionnel connue dans les milieux de la mode. Elle poursuit une carrière de top model aux USA. Elle a posé pour de grandes maisons telles que Macy’s, Dior, Carolina Herrera… Elle travaille actuellement pour Alpha Communication Network (ACN) en Haïti.
Elle est un produit de Collège Antillais et elle est étudiante à Florida International University où elle poursuit des études en Gestion et Psychologie. Elle a beaucoup de projets. Elle veut être un entrepreneur comme le sont ses parents et ses modèles sont Tyra Banks et Kimmora Lee Simmons.
Pour arriver en demi-finale du concours de Miss Univers International, Anédie a besoin du support de ses compatriotes d’Haïti et de l’étranger.
Comment l’aider ?
C’est simple ! Supportez-la en votant sur le site http://www.missuniverse.com/members/contestants.
Cherchez Haïti dans la liste et cliquez sur voter, ainsi elle aura sa chance d’être parmi les cinq finalistes de ce grand concours. La représentante d’Haïti, Anédie Azaël, est au Brésil depuis ce samedi 20 août.
Avant Anédie, d’autres beautés haïtiennes ont atteint les demi- finales , certaines ont même gagné le concours.
Claudinette Fouchard a été couronné en 1960 « Reine du sucre » et Reine des reines en 1960, en Colombie. Polyglotte, parlant couramment le Créole, le Français, l’Anglais, l’Espagnol, l’Allemand et même l’Italien, elle a visité la France, les Etats-Unis, la Grèce, la Yougoslavie, Cuba, Porto-Rico etc…Aimant fiévreusement la musique, Claudinette joue le piano avec art et dextérité.
Le 14 juillet 1962, la candidate haïtienne Evelyne Miot est devenue la premièree noire à arriver aux demi-finales de l’élection de Miss Univers.
Le concours Miss Univers 1975 qui s’est déroulé au Salvador en présence du chef d’Etat Arturo Molina Armando fut un événement sans précédant. Miss Haïti, Gerthie David, maintint son avance jusqu’à la demi finale. Elle obtint la deuxième place, derrière Anne Marie Pohtamo de la Finlande, devenant ainsi la deuxième femme noire à accéder à la finale depuis sa création en 1952.
Sofia Guillod, obtint à Las Palmas, Iles Canaries (Espagne) le titre 1984 de Miss Maja International. C’était la première fois qu’une haïtienne gagnait ce concours. L’année d’avant, le 5 Décembre 1983, à Port-au-Prince, Rachelle Scott,obtenait la deuxième place à ce concours.

Walter Cameau
Walcam2005@yahoo.fr

 

Des légères secousses sismiques ressenties vendredi

26/08/2011 22:09:00 Auteur(e) La Redaction

De légères secousses sismiques ressenties vendredi ont fait un blessé dans la commune de Pétion-Ville. Plusieurs villes du pays ont été touchées, a appris Haïti Press Network.

Un homme qui travaillait sur un chantier à Pétion-Ville a été blessé suite à un éboulement qu’ont causé les secousses qui ont duré quelques secondes.

Des habitants de Petit-Goave, au sud de Port-au-Prince, ont déclaré avoir ressenti les secousses mais ils ignorent s’il y a eu des victimes.

La magnitude de cette réplique n’a pas encore été indiquée. HPN

 

Kidnapping en République Dominicaine :  Témoignage d’une rescapée

25/08/2011 11:15:00 Auteur(e) La Redaction

imageUn jeune couple vient de vivre l’amère expérience d’un kidnaping express en République Dominicaine. Pendant plus de deux heures, ils ont été la proie de ravisseurs qui les ont dépouillé complètement entre San Cristobal et Santo Domingo. Cela arrive de plus en plus souvent à des compatriotes de se faire enlever chez nos voisins. Récit d’une aventure au pays d’à côté.

Il est 20h30. Trop tard sur une route trop longue. Mon mari est sur le qui-vive: des Haïtiens ont été attaqués sur la route menant à Santo Domingo la semaine dernière. Il ne m’en dit rien, il ne veut pas m’inquiéter. Nous venons de passer San Cristobal. Une pancarte indique Santo Domingo 24km: c’est bon, nous serons à notre hôtel dans moins d’une demi-heure.
Une sirène me tire de ma rêverie. Le reflet bleu et rouge d’un gyrophare danse dans le rétroviseur. Nous ne roulions pas si vite que cela quand même… Mon mari ralentit et se gare. La lumière d’une lampe de poche nous aveugle. « Policia ! Policia ! Haitianos, DROGA !!!! ». Cela se passe tellement vite… Un homme descend de la voiture « de police ». Le temps de crier « Policia ! Policia ! Haitianos ! Droga ! », et il est déjà à la fenêtre de mon mari, qui tente d’ouvrir la boite à gants pour, j’imagine, lui montrer que nos papiers sont en règle. Le bruit d’un pistolet qu’on bascule, le reflet du canon pointé sur nous, et le cauchemar commence.
Ils nous font descendre. Ils ne sont pas en uniforme, mais ils ont l’air de policiers. J’entends mon mari dire en créole : « Mesyeu, madanm mwen ! » Nous montons dans leur voiture je ne sais trop comment. Une Mitsubishi Montero DID Limited rouge grenat « two toned ». « Cheri, yo pran nou », il acquiesce d’un signe de tête et me prends la main. Je vois un de leurs complices monter à bord de notre voiture. Nous partons à vive allure, et faisons demi-tour sur l’autoroute.
_ « Por donde vamos ? »
_ « Carcel de policia, si no hay droga no hay problema ? »
_ « Senor que droga ? soy con mi esposo… ».
Nous croisons une patrouille de police. Panique ; l’un de nos ravisseurs traverse depuis le siège avant et se place à côté de moi en nous immobilisant de son bras gauche.
Nous sortons de l’autoroute ; j’entends mon mari leur demander s’ils vont nous tuer. Ils disent que non. Il continue : « Tenemos un hijo, tiene 18 meses ». Ils lui crient de se taire. Je fonds en larmes. Je ne veux pas mourir, je veux élever mon fils. « Perdio mi hermano durante el terreno… mi madre no puede. » Je ferme les yeux lorsqu’il me braque le front de son pistolet.
« Je vous salue Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous. » Ces Dominicains doivent bien croire en quelque chose non ? « Callate ! Silencio ». Mon mari me prie des yeux de me taire. J’obtempère, mais continue de prier en silence.
La pendule de leur voiture indique 10h45. Nous nous éloignons de plus en plus de la civilisation. Il fait nuit noire et nous n’avons croisé de voiture ni de personne depuis au moins dix minutes. Et nous roulons supervite.
_ « Seigneur, donnez-moi le courage de supporter ce qui va m’arriver. Faites en sorte que rien n’arrive à mon mari, que mon fils ait au moins un parent. ».
Je pense à mon petit garçon. Qui prendra soin de lui ? Il doit dormir à cette heure. Se souviendra-t-il de moi ? Je n’ose pas penser à mes parents. « Seigneur, épargnez mon mari », Je ne me vois pas annoncer de mauvaise nouvelle à ma belle-mère. Je pense à ma mère, à ma belle-mère, à mon père. Mon mari me confiera par la suite qu’il a passé le trajet à se dire qu’il saurait enfin à quoi ressemble la mort. A se demander comment il mourrait.
_ « Entiendo lo que pasa » ; la voix de mon mari s’est raffermie.
_ « Y que pasa ?!? » l’autre, le ravisseur à ma droite s’énerve.
J’appuie mon mari: « Cuanto ? »
_ « Cuanto dinero tiene ? »

Mon mari prend la conversation en main. Son espagnol m’impressionne. Il leur dit que son argent est dans notre voiture. C’est là qu’ils nous font remarquer que notre voiture « la jeepeta » nous suit.
_ « Zanmi tiene goud ? ». « Y la mujer ? »
Il répond que je n’ai pas d’argent. C’est faux, il le sait. Il me protège. J’ai peur que ce mensonge ne nous coûte la vie, ou qu’il énerve nos ravisseurs.
_ « Que quiere senor ? »
_« Cuanto dinero tiene », répète-t-il.
Je lui dis que j’ai de l’argent, que mon mari ne savait pas. Que c’est son anniversaire et que je voulais lui acheter un cadeau. C’était une surprise.
_ « Feliz cumple » ; le chauffeur parle pour la première fois ; jusque-là, il s’était contenté de chanter au son de la radio. Quel culot quand même.
Nous nous arrêtons enfin. Celui assis à ma droite descend. Le chauffeur aussi. « Chéri, si on doit mourir aujourd’hui … » les mots me manquent. Il me regarde et me tient la main. Ils le font descendre de la voiture. Je le suis. On m’en empêche.
_« Senor es mi esposo, es mi vida. »
Le ravisseur me fixe droit dans les yeux et me rassure: « No voy a matarte, no vamos a matarle ; te vas por el guagua, la jeepeta. »
Ils vident ma voiture. De leur voiture étant, je vois passer le couvercle de mon pneu de rechange. Les sacs en plastique contenant nos provisions pour la route… un sandwich à moitié mangé. J’ai honte pour eux. Je vois passer nos bagages. Mon mari revient. Je descends. Ils nous font remonter dans leur voiture et me font signe de donner ma montre.
Mon alliance et ma bague de fiançailles. Même mes bijoux de fantaisie. L’alliance de mon mari. La chaîne que sa grand-mère lui a offerte et qu’il n’enlève jamais. Les boucles d’oreilles qu’il m’a offertes. L’un d’entre eux vide mon sac. Poche par poche. Méticuleusement. Il fait signe à mon mari d’ôter ses chaussures… il les prend… Tout se déroule dans un silence profond. Comme si le temps s’était arrêté. Il prend des pièces de cinq gourdes. J’ai tellement pitié de lui que mes larmes se remettent à couler.
Ils nous font redescendre. Mon mari demande : « Pasaportes ». On lui tend les passeports et son portefeuille. Ils nous ont aussi laissé mon sac à main, mon portefeuille et nos cartes de crédit.
Je vois briller le porte-clés que ma tante m’avait offert. Ils veulent jeter les clés dans la rivière. Un d’entre eux s’interpose et les prend. Il crie à mon mari « Mira ! » Il répète « Mira ! » Il éclaire les buissons de sa lampe de poche, lance les clés dans le rayon lumineux. Il nous fait signe que nous ne sommes plus de sa responsabilité et part en courant vers la Montero où l’attendent ses complices.
Nous récupérons les clés et remontons dans notre voiture. Vidés, épuisés, cassés, mais vivants.
Nous apprendrons par la suite que le week-end d’avant, deux familles avaient subi le même sort, dans la même zone. Le staff de l’hôtel à qui nous racontons nos déboires n’a pas l’air particulièrement surpris. Ni outré. La police appelée sur l’heure, non plus. En même temps, ils ne prennent ni déposition, ni signalement du véhicule ou des agresseurs. J’entends un des policiers parler au téléphone pendant que mon mari s’évertue à faire comprendre à son collègue ce qui nous est arrivé: « si, si, Haitianos ».
Nos représentants en République Dominicaine qui nous ont accompagnés et aidés à porter plainte le lendemain nous ont confirmé que de nombreuses attaques similaires se sont produites récemment. Je me dis que si j’avais cette information, j’aurais peut-être choisi de prendre l’avion. Ou de partir ailleurs.
Depuis la nôtre, au moins deux autres attaques ont eu lieu, entre Bani et San Cristobal, dont une impliquant la même Mitsubishi.

Une rescapée

Le Nouvelliste

vendredi 26 août 2011

26 Août

Haïti – Politique :

L’Ambassadeur américain se réunit avec le G16

26/08/2011 09:05:53

imageLe Sénateur Jean Hector Anacacis, vice-Président du Sénat et allié fidèle du G16, confirme qu’une réunion s’est tenue mercredi soir, à Morne Calvaire (à l’Est de la capitale) entre des membres du G16 et des diplomates américains conduit par Kenneth Merten, l’Ambassadeur américain en Haïti.
Bien qu’absent à cette rencontre, le Sénateur Anacasis affirme qu’il n’y a pas eu ni pression ni recommandation des américains « Les États-Unis sont incontournables partout, pas seulement en Haïti, les Sénateurs ne sauraient refuser de rencontrer l’ambassadeur américain… » Ce qui n’a pas empêché le vice-Président du Sénat de reconnaître dans le même temps, avoir convaincu certains Sénateurs de ne pas participer à cette réunion, propos confirmé par l’absence de 10 membres du G16 à cette réunion… Anacacis à fait savoir que les parlementaires avaient exprimé à cette réunion, leur volonté d’aider à débloquer la situation pourvu que le Chef de l’État « partage ses responsabilités… ».
Jeudi, le deuxième Sénateur du Sud-Est, Wencesclass Lambert, a souligné que les diplomates américains voulaient seulement exprimer les préoccupations de l’administration Obama, autour de l’impasse politique et explorer les moyens d’en sortir. Les membres du G16 ont fait connaître leur position, sur l’issue à trouver à la crise politique actuelle en mettant l’accent sur la nécessité « d’un compromis » capable de permettre la formation d’un nouveau gouvernement.
Wencesclass Lambert a rappelé que le G16 n’entendait pas s’opposer au nouveau Gouvernement et qu’il était prêt à à ratifier un nouveau Premier Ministre désigné en autant que « les conditions soient réunies….» Rappelant au Président Martelly de respecter les limites de ses attributions.
Il a prévenu que le groupe majoritaire, ne se laissera pas faire et que le Parlement ne laissera jamais le Chef de l’État, décider tout, tout seul « Jamais nous ne le laisserons nommer tout seul, les 44 Chefs de missions diplomatiques d’Haiti à l’étranger et jamais il ne nommera tout seul les 36 directeurs généraux et les 18 portefeuilles ministériels… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3658-haiti-politique-rumeurs-declarations-dementis-autour-du-premier-ministre.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Édouard Paultre du CONHANE a rencontré le Président Martelly

26/08/2011 09:51:48

Haïti - Politique : Édouard Paultre du CONHANE a rencontré le Président MartellyÉdouard Paultre, Responsable du Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE) a rencontré mercredi les membres du Cabinet présidentiel et le Président Michel Martelly.
«… le Président a jugé nécessaire de nous rencontrer […] sur l’urgence qu’il y a de doter le pays d’un gouvernement et de résoudre le problème de l’amendement de la Constitution […] il y a des élections pour renouveler un tiers du sénat qui doivent se tenir d’ici la fin de l’année, […] pour faire ces élections, nous avons besoin d’un Conseil Électoral Permanent, ce Conseil est prévu dans les amendements constitutionnelles, donc il faut vraiment qu’il [le Président] fasse un Conseil Électoral Permanent, qu’il nomme le Conseil supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), qu’il complète la cour de cassation afin de donner une stabilité pour former le gouvernement et une stabilité au pays.
Aujourd’hui, ce qui nous préoccupe fortement, c’est qu’il y a une vague d’insécurité à travers le pays, qu’il y a des tendances à l’anarchie un peu partout […] aujourd’hui, nous souhaitons qu’il prenne des décisions rapidement pour doter le pays d’un gouvernement, parce que s’il est vrai que M. Martelly est élu, il n’a pas encore le levier du pouvoir entre les main, il n’a pas encore un gouvernement à sa disposition.
Nous avons fait cette première consultation avec la Présidence, et devant nous, le Président Martelly a passé des instructions à son cabinet pour aller dans un tel sens […] Nous voulons croire, que peut-être dans une semaine, nous arriverons à comprendre toute la dynamique, pour doter la pays des institutions qu’il mérite.
Prochainement, nous allons rencontrer le bureau du Sénat et de la Chambre des députés, une façon pour nous de faire avancer le dossier, parce qu’actuellement, selon nous, il est essentiel que les décideurs mettent les intérêts généraux au-dessus de tous les intérêts de partis, personnels et de groupes… »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Impunité :

17 ans après, les assassins du père Jean Marie Vincent courent toujours

P-au-P, 26 aout 2011 [AlterPresse] — La Commission Episcopale Nationale Justice et Paix (JILAP) s’élève contre l’impunité qui entoure depuis 17 ans l’assassinat du père Jean Marie Vincent, le 28 août 1994.

« Tous ceux qui le connaissaient, reconnaissaient son courage et sa détermination. Il défendait la vie des pauvres et des victimes contre toutes les forces de mort », rappelle Jilap, soulignant que les assassins du père Jean Marie Vincent courent toujours.

JILAP signale aussi l’assassinat du père Ti Jean Pierre Louis, assassiné le 3 août 1998. Ses assassins n’ont jamais été retrouvés ni traduits devant la justice.

« L’impunité et la violence affectent des gens de toute catégorie, des gens de rang social et d’orientation politique différents parce que l’intolérance au sein de la société est très élevée. S’il fallait nommer tous ceux qui sont morts et qui attendent d’obtenir justice la liste serait longue », indique la Commission épiscopale.

Jilap salue à l’ occasion de ce 28 août, la mémoire de toutes les victimes de violence et d’assassinat. [kft apr 26/008/2011 13 :00]

 

Haïti – Education :

La présidence aurait permis que des écoles s’ouvrent progressivement en Septembre

Vendredi, 26 Août 2011 15:51

Les écoles qui sont prêtes à ouvrir leurs portes vont pouvoir le faire progressivement à partir du 12 Septembre 2011. C’est ce qu’aurait décidé la présidence haïtienne à l’issue d’une rencontre avec le consortium des écoles privées.

Selon Marc Antony Alix, la présidence qui avait décidé de reporter la rentrée au 3 Octobre en concertation avec le Ministère de l’Education, a fait part d’une rencontre courtoise avec l’équipe du Président. Celle-ci aurait reconnu avoir négligé certains paramètres dans la prise de cette décision.

Selon M. Alix, ce report pénaliserait les parents, les directions d’écoles et les enseignants et professeurs qui étaient prêts pour la rentrée du 5 Septembre.

Le responsable de COSPE a plaidé par ailleurs pour que des mesures d’accompagnement soient prises pour compenser le retard accusée par les écoles dont la rentrée aura lieu en Octobre.

Le président Michel Martelly, pour pouvoir mettre en place son programme d’éducation gratuite, avait envisagé le report de la rentrée.

 

Haïti – Éducation :

Scolarité gratuite pour près de 250,000 enfants !26/08/2011 12:11:27

Haïti - Éducation : Scolarité gratuite pour près de 250,000 enfants !Jeudi, le Président Michel Martelly qui était à Mirebalais pour la fête traditionnelle de la Saint-Louis a annoncé qu’à la prochaine rentrée scolaire, près de 250,000 élèves auront accès à l’école gratuite !
Le Chef de l’État a expliqué que l’État haïtien, allait prendre en charge 100,000 élèves supplémentaires, qui sont déjà dans le système éducatif et que ceux-ci, auront accès gratuitement, à 200 établissements scolaire de Port-au-Prince.
Ce qui porte à 246,000 le nombre total d’élèves qui bénéficieront d’une scolarité gratuite à compter du 5 octobre prochain.
Le Président Martelly a fait savoir que parallèlement à ses priorités, le choléra et l’éducation, les négociations en vu de dégager un consensus au Sénat pour la désignation prochaine d’un Premier Ministre, se poursuivent, affirmant que les groupes, majoritaire et minoritaire, au Sénat s’étaient rencontré sur ce sujet, à son initiative.
HL/ HaïtiLibre

 

Digicel ne bloque pas l’interconnexion, selon Boute

Après le passage mardi au Sénat de la République du directeur de la Natcom, Than Nguyen, et suite à sa déclaration faisant savoir que « C’est la Digicel qui refuse de se connecter avec la Natcom », Le Nouvelliste a recueilli une autre version de cette affaire auprès du P.D.G. de la Digicel, Maarten Boute. Pour Boute, « la Digicel ne bloque pas l’interconnexion avec la Natcom ». Avec cet entretien, de nouveaux éléments sont versés au dossier de la bataille pour la suprématie dans le secteur des télécoms en Haïti.

Maarten Boute, PDG de la Digicel

Le Nouvelliste : La Natcom a émis des allégations à l’endroit de la Digicel. Selon la dernière-née des compagnies de télécommunication, la Digicel bloque le contrat d’interconnexion entre les deux entreprises. Qu’en est-il de la situation pour la Digicel ?
Maarten Boute : Tout d’abord, le public en général doit savoir que la Digicel ne bloque pas l’interconnexion avec la Natcom.
Les deux parties ont travaillé de bonne foi sur ce sujet dont la complexité a seulement augmenté en raison des récentes activités de bypass dans le secteur.
Pour faciliter la compréhension du sujet, il est utile de donner quelques détails sur ce qui se passe. Il y a deux aspects dans un accord d’interconnexion entre deux opérateurs: un aspect technique et un aspect commercial.
Le Nouvelliste : Présentez-nous les deux aspects
Maarten Boute: Sur le plan technique d’abord:
Les travaux techniques d’interconnexion progressent bien et les techniciens des deux entreprises travaillent ensemble quotidiennement pour tenter de finaliser cette tâche complexe. La taille et la complexité du réseau de Digicel ainsi que la différence dans les technologies utilisées par les deux entreprises compliquent la situation.
Une interconnexion et une planification inadéquates pourraient provoquer de graves dommages au réseau de la Digicel et par extension à ses clients.
Ensuite, 80% des problèmes sont maintenant résolus, mais malheureusement, les travaux ont dû être arrêtés le 5 août lorsque la Digicel a remarqué qu’un gros volume de trafic de bypass provenait du lien d’interconnexion avec la Natcom.
Digicel a averti formellement la NATCOM de la situation à la même date. Cet incident a entraîné l’arrêt forcé du processus, pour donner aux équipes concernées le temps d’effectuer les enquêtes nécessaires et résoudre ce problème majeur.
A la suite de cet incident, la Digicel a été forcée d’acquérir et de mettre en place des équipements supplémentaires coûteux et sophistiqués pour contrôler la liaison d’interconnexion avec la NATCOM afin d’éviter le bypass dans le futur. Ce matériel a été commandé et devrait arriver en Haïti dans les prochaines semaines.
Parallèlement, notre équipe technique continue d’être à la disposition des ingénieurs de la NATCOM pour continuer les tests.
En outre, la Digicel doit également travailler avec son fournisseur, Ericsson, pour garantir que ce processus complexe soit correctement mis en oeuvre; le problème va au-delà des questions techniques liant la Digicel et la Natcom pour s’étendre à des parties tierces, ceci pour assurer une interconnexion réussie.
Sur le plan commercial:
La Digicel négocie en toute bonne foi avec la NATCOM, mais comme dans toute négociation commerciale, il y a certains désaccords sur lesquels il reste à s’entendre.
Il faut aussi rappeler que le récent changement de P.D.G. du côté de la NATCOM peut également expliquer le ralentissement du processus de son côté.
Nous avons eu une réunion très encourageante, qui s’est tenue sur la demande de la Digicel, avec les responsables de la NATCOM, vendredi dernier à l’hôtel Karibe Convention Center. Lors de cette réunion, les responsables des deux entreprises, avec leurs experts respectifs, ont défini un plan d’action sur la façon d’accélérer le processus et ont convenu de plusieurs démarches décisives. La Digicel a soumis toutes les informations demandées le mercredi 24 août et attend maintenant une réponse de la NATCOM.
A signaler également que la Digicel a reçu une invitation de la Commission permanente des Travaux publics, Transports et Communications du Sénat de la République, à laquelle elle a répondu formellement en remerciant le Sénat de son intérêt et pour l’assurer de sa bonne disposition.

 

Haïti – Télécommunication :

Voilà coopère avec la Natcom

26/08/2011 10:20:23

Haïti - Télécommunication : Voilà coopère avec la NatcomAprès l’audition des responsables de la compagnie Natcom, mercredi dernier, la Commission sénatoriale des travaux publics, transports et communications, présidée par le Sénateur Jean William Jeanty (Nippes) a auditionnée hier, Robin Padberg, Directeur Général de la compagnie Voilà qui a déclaré :
«… nous avons une loi en vigueur, une loi des télécommunication qui date de 1977, mais messieurs, cette loi ne prévoyait même pas les téléphones mobiles, le 3G, l’internet à haut débit, la fibre optique… Donc nous avons un besoin à présent, de nous mettre à jour, de nous actualiser et de commencer à voir comment nous allons justement réguler les différentes activités.
Oui nous avons parlé de la Natcom, mais nous avons parlé des autres opérateurs également. À chaque fois que nous allons introduire une nouvelle technologie, il peut y avoir un nouvel acteur qui rentre sur le marché. Nous n’avons aucun problème avec l’arrivée de la Natcom, nous lui souhaitons la bienvenue sur le marché et nous avons déjà un contrat d’interconnexion avec cette compagnie depuis très longue date […] nous avons commencé à voir et à tester et maintenant toutes les choses avec la Natcom sont en forme.
En tant qu’opérateur, nous avons une obligation d’interconnexion avec les autres opérateurs, pour nous, c’est une chose de base, standard et nous faisons face à nos obligations.
Maintenant, pour faire des suppositions ou porter des jugements sur les autres opérateur, ce n’est pas mon rôle, ce sont des questions que vous devez poser à la Digicel… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3661-haiti-telecommunication-digicel-refuserait-l-interconnexion-a-la-natcom.html
BF/ HaïtiLibre

 

Les camps d’hébergement se vident au fil des mois

Les responsables de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM) constatent une diminution sensible du nombre de personnes résidant dans les sites d’hébergement créés spontanément après le violent séisme du 12 janvier.
La porte parole de l’OIM en Haïti, Emmanuelle Derice, fait état d’une diminution de 61 % de la population dans les camps entre juillet 2010 et juillet 2011. Selon des statistiques publiées par l’OIM il n’y aurait que 594 000 personnes dans les camps d’hébergement notamment dans la région métropolitaine de Port-au-Prince.
La relocalisation des sinistrés est l’une des priorités des autorités haïtiennes et des responsables d’organisations humanitaires. Cependant des divergences de vue sont apparues sur la méthode à adopter pour libérer les places publiques servant de camps. Récemment des ONG avaient crié au scandale après des fermetures de deux camps d’hébergement à Port-au-Prince et Delmas.
Alors que des ONG dénoncent des violations des droits humains, certaines autorités locales estiment que ces ONG sous couvert d’action humanitaire exploitent financièrement la misère des couches vulnérables de la population.
La diminution de la population dans les camps résulterait à la fois d’un départ volontaire et d’une pression des autorités locales. L’abandon des sites d’hébergement s’est notamment accéléré au début de cette année. Entre Mars et juillet 2011 la population dans les camps a diminué de 7 %, révèle Mme Derice.
Les fortes averses enregistrées durant le début de la saison cyclonique ont contraint nombre de personnes à abandonner les camps. Seuls les plus vulnérables résident toujours dans les camps puisque la situation s’est détériorée notamment avec la recrudescence des actes de violence. Plusieurs criminels utilisent les sites comme repaires, expliquent des autorités locales et policières.

LLM / radio Métropole Haïti

 

Haïti – Social :

Un projet exemplaire de réinsertion des mineurs en détention

26/08/2011 11:11:41

Haïti - Social : Un projet exemplaire de réinsertion des mineurs en détention« Ce projet est exemplaire, car il a permis de donner un espoir d’avenir à des centaines de mineurs en détention tout en mettant en valeur les conditions inacceptables dans lesquelles vivent ces mineurs ainsi que les conséquences dramatiques de la détention préventive prolongée » a déclaré Paul Webber, Chargé d’Affaires de la délégation de l’Union Européenne en Haïti lors de la cérémonie de clôture du projet de réinsertion des mineurs en détention qui s’est déroulé au Centre de Réinsertion des Mineurs en Conflit avec la Loi (CERMICOl) de Delmas (Haïti).
La fondation haïtienne Progrès et Développement (ProDev), qui œuvre dans l’éducation, s’est attelée à travailler au profit des enfants en conflit avec la loi depuis sa création. De 2006 à 2009, elle a mis sur pied l’école Emmaüs au centre de Delmas 33, au sein de laquelle les enfants ont pu suivre les cours classiques et passer avec succès les examens officiels de 6è année fondamentale.
L’objectif de ce programme était d’aider une centaine de mineurs détenus aux centres de Delmas et de Pétion ville d’un point de vue psychosocial et éducationnel et les doter d’outils élémentaires, pouvant les amener à posséder les bases d’un métier pour lequel ils pourraient être leur propre employeur, se basant sur le fait que sortir de détention est loin d’être un atout pour se trouver un emploi.
– Deux modules ont été mis à la disposition des garçons (au départ relocalisés au Centre de carrefour, n’offrant pas beaucoup d’espace de formation): l’initiation à l’informatique où ils ont appris à naviguer sur internet, à utiliser l’environnement Windows, les logiciels bureautiques de base tels Word et Excel; et les Jeux d’Echecs visant à leur enseigner des méthodes de réflexion poussée et approfondie.
– Les filles de leur côté ont pris part aux activités des modules d’Initiation à l’informatique, de coupe/couture (initiation à la confection de patron, de corsage, de jupe etc.) et de cuisine/pâtisserie (notions de mesures, de températures et méthodes de cuisson).
La situation de promiscuité, la détention prolongée et les séquelles du passé de ces enfants en conflit avec la loi ont suscité le souci de les appuyer sur le plan psychosocial. Ainsi au cours de ce programme, ils se sont appropriés des principes de base de savoir-vivre et civisme et ont également appris à développer leur intelligence émotionnelle et à analyser les influences tant positives que négatives qui ont affecté leurs vies jusqu’ici. Ils ont pu prendre conscience de la nécessité d’être responsable de leur personne, de leurs pensées, de leurs émotions et de leurs comportements.
Au cours de la mise en œuvre de ce projet, la réalité de la situation de la détention préventive prolongée au sein de laquelle se trouvent la majorité des mineurs en détention s’est faite plus claire pour les responsables du projet. En effet, les lacunes du système judiciaire ont pour conséquence que ces mineurs passent en moyenne deux à trois ans avant d’être jugés ; c’est donc une enfance, une adolescence qui est en partie brisée par ces failles du système. Cette prise de conscience pourrait aboutir sur un projet réunissant plusieurs institutions et visant à désengorger les cellules et réduire de façon durable la détention préventive.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti et son rôle dans l’histoire de la Libye

Tribune libre

par Imhotep Lesage

Mondialisation.ca, Le 26 aout 2011 / Le blog d’Allain Jules – 2011-08-22

Depuis près de 6 mois la Lybie est victime d’incessants bombardements de la part de l’OTAN. Les médias dominants nous répètent ad-nauseum que l’actuel conflit se déroule tout naturellement dans la foulée des précédentes révoltes nord-africaines. Ces médias omettent de mentionner l’effondrement du système économique mondial et les différents réalignements géopolitiques qui tendent à inciter les derniers soubresauts de rapacité des anciennes puissances coloniales. C’est dans ce contexte que la France, le Royaume-Uni et les États-Unis ont décidé de s’appuyer sur des anciens proches de Kadhafi et Al-Qaeda pour tenter de partitionner et piller les richesses de la Lybie. L’histoire peut nous apprendre beaucoup sur la Lybie. Une lecture historique peut nous éclairer sur les motivations réelles des puissances occidentales, en analysant le rôle joué par le sénateur haïtien Émile St-Lot qui s’opposa à la partition de la Lybie.

Le sénateur Émile St-Lot compléta des études d’agronomie et de droit. Il vécut sa jeunesse durant l’occupation américaine d’Haïti qui dura de 1915 à 1937. Il y est témoin comme bon nombre d’Haïtiens du racisme et des exactions des troupes États-uniennes. Ces expériences feront de lui un ardent défenseur de la justice et de l’indépendance des nations. Il jouera un rôle central en 1945 en tant qu’ambassadeur d’Haïti aux Nations Unies. Le proche collaborateur de René Cassin participa à la préparation, l’élaboration et à la signature de la déclaration universelle des droits de l’homme à Paris. Il y représenta avec brio son pays au conseil de sécurité où il fut chargé de voter ou non l’indépendance des pays.

Dès sa création Haïti supporta toujours la liberté des peuples opprimés, la première république nègre n’hésita pas à supporter par les armes Miranda et Bolivar. Haïti joua un rôle similaire dans un cadre diplomatique à la société des nations (SDN) en condamnant fermement l’attaque de l’Italie fasciste contre l’Abyssinie (Éthiopie) et ce malgré les positions racistes des grandes puissances favorables à l’agresseur. Durant ce conflit, Haïti argumenta l’application de sanctions contre l’agresseur fasciste et le respect du pacte de la société des nations. Face à l’intransigeance française qui défendait l’indéfendable (le plan de partition Laval-Hoare), un délégué haïtien Alfred Nemours lança des paroles prophétiques: que vous soyez grand ou petit, fort ou faible, éloigné ou proche, noir ou blanc, craignez d’être un jour l’Éthiopie de quelqu’un.

Suite à la deuxième guerre mondiale, lors de la conférence de Potsdam, les puissances alliées conviennent de régler ultérieurement le cas des possessions italiennes. C’est dans ce cadre qu’est présente le plan Bevin-Sforza en 1949 aux Nations Unies, le sénateur Émile St-Lot s’y opposa pour plusieurs raisons:

– Il fait disparaître L’Érythrée en la partageant entre le Soudan et l’Éthiopie impériale

– La Somalie y est placé sous l’administration de l’ancien colonisateur italien pour une période indéterminée.

– La Lybie est dépecée en trois parties, la Cyrénaïque, Fezzan et la Tripolitaine, contre les vœux de la majorité des Libyens. Les territoires administratifs sous tutelle seront respectivement attribués à l’Italie, la France et aux Britanniques. Il est prévu dans le plan que la Lybie y obtiendrait son indépendance après 10 ans d’administration étrangère. L’ambassadeur haïtien n’est pas dupe et voit dans cette proposition un plan de prédation colonial. Les déclarations du secrétaire d’état américain John Foster Dulles sur l’Érythrée ne laissent planer aucun doute sur les visés des principaux protagonistes. Pour Dulles, le rattachement de l’Érythrée à l’Éthiopie est nécessaire pour protéger les intérêts états-uniens dans la mer rouge.

Le 17 mai 1949 à la grande consternation des puissances occidentales le sénateur Émile St-Lot vote NON à l’approbation de cette résolution, contre l’avis du président haïtien Estimé. Son vote bloque l’application du plan Bevin-Sforza et empêche la partition de la Libye. Cet évènement majeur de l’histoire paraît aujourd’hui invraisemblable car la désormais faible Haïti et ses leaders corrompus ne peuvent même pas dire NON aux forces d’occupation de l’ONU qui déversent fréquemment de la merde au choléra dans les rivières haïtiennes. Connaissant les positions du Sénateur St-Lot qui participa au 1er congrès des écrivains noirs en 1956 au côté d’hommes tel que Franz Fanon; de l’au-delà celui-ci dut être conforté par le développement fulgurant de la Libye après le renversement du roi Idriss. Doté du plus haut niveau de vie de l’Afrique, la Libye du Colonel Kadhafi partagea son abondance avec le continent noir en lui permettant d’obtenir son premier satellite RASCOM-1, en aidant l’ANC de Nelson Mandela durant les moments les plus sombres de l’Apartheid Sud-Africain, en développant des projets d’agriculture visant à augmenter l’indépendance alimentaire de l’Afrique et en finançant copieusement l’union africaine.

La Libye sous l’égide de Kadhafi est loin d’être parfaite, mais elle donne aujourd’hui une fois de plus par ses actions une grande leçon à tous les peuples opprimés du sud. Elle résiste depuis plus de 5 mois aux bombardements sauvages et au blocus arbitraire de la plus puissante alliance militaire de l’histoire. Le succès de cette résistance libyenne (plus de 2000 tribus) dans le contexte de la désintégration du système financier international démontre aux peuples démoralisés tels qu’Haïti que la résistance est possible et nécessaire. Clairement, les bourreaux d’hier n’ont plus les moyens de leurs ambitions!

En 1957, après que l’ambassadeur haïtien eu fini de délivrer son discours en faveur de l’indépendance lycienne, un confrère ambassadeur lui fit remarquer que: « le temps était sombre! » En sage gnostique Haïtien, Émile St-Lot lui répondit que: « l’esprit brille ». Malgré les difficultés futures pour Haïti, la Libye et le monde, le temps est sombre mais l’esprit brille.

Vous pouvez joindre Imhotep Lesage à l’adresse courriel : Imhotep_Lesage@hotmail.com

jeudi 25 août 2011

25 Août

Haïti – Télécommunication :

Digicel refuserait l’interconnexion à la Natcom

25/08/2011 10:06:19

Haïti - Télécommunication : Digicel refuserait l’interconnexion à la NatcomLa Commission sénatoriale des travaux publics, transports et communications, présidée par le Sénateur Jean William Jeanty (Nippes) a auditionnée hier, les responsables de la compagnie Natcom [anciennement Téléco], dont l’État haïtien est actionnaire [40%], au sujet de l’impossibilité pour les abonnés de la compagnie haïtiano-vietnamienne de communiquer avec ceux de la Digicel.
Le Président de la Commission à expliqué «… il y a quatre compagnies de téléphone dans le pays, aujourd’hui il y a un problème, il y a une des compagnies [Natcom] dont l’État haïtien est actionnaire, qui a fini de faire toutes ses installations techniques, qui a besoin maintenant de lancer officiellement ses services à partir du 7 septembre, mais malheureusement elle n’est pas encore interconnecté avec les autres compagnies, […] nous sommes conscient que lorsqu’elle sera sur le marché il y aura une amélioration dans le service et les coûts, dans ce sens, nous avons invité la Natcom pour nous expliquer dans quelle état elle est et quelles difficultés empêche que l’interconnexion soit faite…»
Pour Thanh N’Guyen Duc, le Directeur Général de la Natcom, ce sont les responsables de la Digicel qui refusent de rendre opérationnel l’interconnexion, bien que des négociations ont été lancées depuis un an.
Le Sénateur Jean William Jeanty a précisé suite à cette audition «… ils nous ont donné toutes les informations et détails dont nous avions besoin, maintenant nous allons rencontrer toutes les personnes concernées pour leur faire prendre leur responsabilité dans ce dossier […] c’est le Conatel [Conseil National des Télécommunication] qui est le régulateur et qui est supposé prendre toutes les initiatives pour faciliter l’interconnexion, qui est une obligation. Donc c’est au Conatel d’écouter tout le monde, de regarder les chiffres et de dire exactement ce qui doit être fait dans l’intérêt de tous.
Nous allons rencontrer le Conatel pour qu’ils nous disent exactement pourquoi cette opération n’a pas encore été faite […] ils [Natcom] nous ont mentionné également des actes de sabotage qui sont fait partout à travers le pays. Nous allons analyser ces informations et rencontrer toutes les personnes concernées afin que nous comprenions pourquoi elle subit ces actes de sabotage […] il y a des fonds de l’État dans cette compagnie, finalement c’est l’État haïtien qui perds des rentrées d’argent et se sont également, nous les consommateurs qui ne bénéficions pas d’un service de qualité. »
On pourrait se demander, si Digicel malgré sa position dominante en Haïti, ne craindrait pas l’arrivée d’un compétiteur comme la Natcom, dont la réputation de bas prix dans d’autres pays, ont fait son succès.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2036-haiti-telecommunication-premiere-transmission-internationale-reussie.html
http://www.haitilibre.com/article-473-haiti-telecommunication-300-millions-de-dollars-d-investissement.html
http://www.haitilibre.com/article-1525-haiti-social-manifestation-d-ex-employes-de-la-teleco.html
BF/ HaïtiLibre

 

Haïti – Irene :

Dernier bilan, importants dégâts, tous les détails

25/08/2011 09:18:31

Haïti - Irene : Dernier bilan, importants dégâts, tous les détailsLa situation commence à s’améliorer. Irene s’éloigne des côtes Nord d’Haïti, mais de fortes averses continueront de s’abattre sur certaines régions du pays. La mobilisation est maintenue au niveau des Coordinations départementales de la Protection Civile, notamment dans le Grand Nord où les eaux ont emporté beaucoup de têtes de bétail.
Dans le département du Nord-Ouest et du Nord-est, plus de 100 maisons ont subi des dommages. Un millier de personnes ont été placées dans des abris provisoires. Des tronçons de routes sont coupés dans divers zones alors que plusieurs rivières sont en crue. Les équipes du Ministère des Travaux publics, Transports et Communications (TPTC) sont au travail à travers le pays.
Dégâts enregistrés :
Département du Nord :
– Des champs ont été dévastés au niveau de Plaisance;
– Le tronçon de route Plaisance – Pilate est endommagé;
– Les Trois-Rivières (versant septentrional de la chaine de Plaisance) sont en crue à Plaisance et ont dévasté des champs sous culture.
Département du Nord-Ouest:
– Deux personnes ont péri, emportées par les eaux d’un ravin, à Mahotière, 7ème section communale de Port-de-Paix;
– Anse-à-Foleur, deux personnes ont été blessées, suite à l’effondrement d’un mur d’une maison, sous l’effet des vagues. Elles ont été évacuées à l’hôpital La Pointe, à Saint-Louis du Nord;
– Plusieurs maisons ont été endommagées par un glissement de terrain à Desgranges, 3e section communale;
– Des maisons sont affectées par la montée des vagues à Saint-Louis du Nord;
– À Anse-à-Foleur, 52 maisons ont été affectées par la montée de la mer;
– À la 4e section La montagne, à Jean Rabel, les toitures de 14 maisons ont été emportées par le vent.
– Sur l’Île de la Tortue et à Bassin-Bleu, de forts vents ont soufflé et provoqué des chutes d’arbres. La route est coupée à Bassin-Bleu;
Département du Nord-Est :
– Des glissements de terrain ont été signalés à Mont-Organisé et Vallières, où les routes sont coupées;
– La commune de Mont Organisé a enregistré des pertes de cultures à la suite de forts vents qui ont soufflé dans la nuit du 22 août 2011;
– La route reliant Gens-de-Nantes et Mont-Organisé est bloquée à cause d’un glissement de terrain;
– On signale plusieurs cas de pertes de bétail;
– À Capotille, 20 maisons sont endommagées (toitures emportées par le vent). D’énormes pertes dans les cultures sont également enregistrées;
– À Mombin-Crochu, les forts vents ont entraîné des pertes de cultures. Deux rivières sont en crue;
– À Ouanaminthe, quatre rivières sont en crue (Massacre, rivière Canarie, Djassa). Des jardins sont dévastés;
– À Ferrier, 85 familles sont en abri;
– À Vallières, la route est coupée et la rivière en crue.
Département des Nippes :
– À Petite Rivière de Nippes, le mur d’une école, située sur la côte, a été endommagé par les vagues dans la nuit du 23 août ;
– Sur les hauteurs de Vassal, les vents de la nuit du 23 août ont dévasté des bananeraies;
– À Paillant, les fortes pluies, accompagnées de rafales, ont affecté les plantations de haricots en fleur et renversé des bananiers à Salagnac ;
– À Miragoâne, une recrudescence des cas de choléra a été signalé principalement à Berquin.
Département de l’Ouest :
– 31 maisons sont inondées à Petit-Goâve ;
– Un début d’inondation a été constaté à Cité Soleil ;
– Dans la commune de la Croix-des-Bouquets, des inondations ont été enregistrée à Corail 5, 6
Le TPTC a effectué de nombreuses interventions dans les zones affectées :

Dans le département du Nord, les techniciens des TPTC ont réparé le tronçon reliant Plaisance à Pilate. Cette route a été endommagée à la suite des averses qui se sont abattues sur la région. Dans le Nord-ouest, à Saint Louis du Nord, le MTPTC a effectué des travaux d’assainissement au niveau de la ville.

Dans le Nord-Est, la route de Ouanaminthe et Mont-Organisé est coupée suite à un glissement de terrain. Une équipe dépêchée par la Direction départementale des TPTC pour rétablir la circulation, n’a pas pu atteindre la zone à cause d’une rivière qui était en crue. A Ferrier, un cours d’eau, traversant Maribaroux, a inondé la zone. Un camion a été mis à la disposition de la population pour les aider à évacuer. La ville de Fort Liberté a été également inondée. Le MTPTC a entamé des travaux d’assainissement pour libérer les chaussées des ordures qui ont envahi la ville.

Dans l’Artibonite, la route reliant Ennery à Saint-Michel est coupée en trois endroits différents. Le MTPTC est en train de construire un passage pour permettre aux piétons et motards de vaquer à leurs occupations en attendant les réparations. Les travaux sur la route de Grande Saline se poursuivent. A Gros- Morne, le MTPTC se prépare à intervenir au niveau de Morne La crête.

À Port-au-Prince, des travaux d’assainissement sont réalisés dans les principaux canaux de région métropolitaine. D’autres sont initiés également dans d’autres communes avoisinantes.

Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3652-haiti-irene-le-point-sur-la-situation-au-pays-1.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Amérique du Sud :

L’UNASUR confirme son engagement

P-au-P, 25 août 2011 [AlterPresse] — L’Union des nations sud-américaines (Unasur) confirme son engagement envers Haïti, en ce qui concerne notamment la sécurité alimentaire, les domaines institutionnels et le logement.

Le Conseil des ministres des affaires étrangères du bloc réuni en session extraordinaire à Buenos Aires a ratifié une résolution générale relative à l’ensemble de ces questions le mercredi 24 août, rapporte la presse latino-américaine.

Le Conseil en a profité pour rappeler aux Etats membres de remplir leurs engagements à contribuer au Fonds de solidarité de l’Unasur pour Haïti, établi en février 2010.

Par ailleurs, les ministres des Affaires étrangères de l’UNASUR ont décidé de proroger le mandat du Secrétariat technique de l’Unasur-Haïti et celui de son titulaire, l’Ambassadeur Rodolfo Mattarollo, jusqu’au 31 août 2012. [emb kft gp apr 25/08/2011 11 :30]

 

Haïti – Éducation :

Le report de la rentrée scolaire fait polémique…

25/08/2011 12:13:11

Haïti - Éducation : Le report de la rentrée scolaire fait polémique...La décision du Ministère de l’Éducation (à la demande du Président Martelly), de reporter la rentrée scolaire au 3 octobre, continue de soulever l’inquiétude de certains observateurs, notamment des parlementaires, des représentants de la société civile et du secteur éducatif.
Rosny Desroches, Représentant de l’Initiative de la Société Civile (ISC), y voit une « grave erreur ». Pour lui ce report constitue « un inconvénient considérable sur le calendrier scolaire, déjà en retard par rapport au nombre de jours prévu…» soulignant que cette décision aura des conséquences négatives sur le budget des directeurs d’école et des enseignants qui planifient leurs dépenses en fonction de la période scolaire.
Pour le Sénateur Jean Hector Anacacis, cette décision est avant tout politique et aura des conséquences graves sur le mandat du Chef de l’État qui semble, pris au piège de ses promesses électorales…
Quant au Député de Borgne/Port-Margot, Jude Charles Faustin, il qualifie de «fantaisiste » la décision du Chef de l’État. « Il n’y a pas de nouveau budget et dans ces conditions, ce report ne va pas changer grand chose à la situation. »

Des syndicats d’enseignants, estiment que ce report ne changera rien aux difficultés économiques des parents, désignant le « pouvoir d’achat » comme principale cause de la situation. Ils affirment, qu’un mois de plus, ne permettra pas aux parents de trouver les moyens qu’ils n’avaient pas un mois avant.
La Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Centre) s’interroge sur cette décision «… si le Président Martelly parle de subventions ciblées, parce que là, il parle uniquement de 146,000 enfants, il nous faut le savoir […] l’objectif du millénaire [dont l’État haïtien est partie prenante] est que tous les enfants haïtien, en dehors du système, intègre le système en 2015, ça c’est une priorité qui date de plus de 10 ans [..] Donc si c’est une préoccupation de l’État, puisque nous sommes dans la continuité de l’État, nous pouvons ne pas être d’accord dans la manière de faire, mais nous pouvons l’être dans la stratégie utilisée.
Mais […] est-ce que le Ministère de l’éducation nationale est capable de nous dire s’il s’agit d’enfants dans la rue, d’enfants en milieu rural, quelles tranches d’âge et nous expliquer où on va les placer? Avec quels enseignants? Quel programme? Quelle stratégie va être employée? Pour moi, c’est toute une préoccupation, ce report devrait non seulement nous apporter des réponses en terme d’actions positives mais nous permettre de nous prononcer sur ces interrogations. Je crois que cela devrait permettre de soulager d’abord les familles haïtiennes défavorisées… autant de questions qui restent, pour le moment, sans réponses.
Je vois qu’il y a d’autres groupes du secteur qui opinent sur ce report, moi je crois qu’il y avait une nécessité de faire ce report, mais si aucune réponse n’est donnée à ces préoccupations, une telle décision aura été vaine […] Peut-être que le Président Martelly ne savait pas ce que cela représentait en terme budgétaire que d’envoyer des enfants gratuitement à l’école […] pour moi c’est comme un défi, tout Chef d’État devrait avoir ceci comme défi : comment faire de l’éducation le moteur du développement durable […] Maintenant il [le Président] a la velléité de faire respecter ce que dit déjà la Constitution, ce n’est pas nouveau… »
Françoise Gruloos Ackermans, la Représentante du Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (Unicef), salue les mesures adoptées par l’équipe présidentielle pour envoyer un maximum d’enfants a l’école cette année de manière a garantir le respect des droits des enfants dans le pays. Elle ne pense pas que le report de la date de rentrée scolaire soit dramatique soulignant que « cela peut donner aux partenaires la possibilité de mieux accompagner les autorités » rappelant que l’UNICEF distribuera cette année 750,000 sacs d’école.
De nombreuses familles se disent satisfaites de la décision du Président de reporter au 3 octobre la rentrée scolaire, affirmant que cela va leur permettre d’être mieux préparé.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3560-haiti-education-une-rentree-scolaire-qui-s-annonce-difficile.html
http://www.haitilibre.com/article-3641-haiti-education-le-president-martelly-confirme-la-rentree-scolaire-pour-le-3-octobre.html
http://www.haitilibre.com/article-3331-haiti-education-une-ecole-gratuite-oui-mais-comment.html
http://www.haitilibre.com/article-3620-haiti-education-la-rentree-scolaire-reportee-mi-octobre.html
http://www.haitilibre.com/article-3611-haiti-education-ecoles-gratuites-le-president-affiche-son-optimisme.html
HL/ HaïtiLibre

 

Choléra en Haïti :

L’étude du génome confirme la provenance népalaise du virus

National Geographic France / 25 août 2011

Une équipe internationale prouve que les casques bleus népalais ont introduit le virus du choléra en Haïti. À leur insu.

haiti-eau-potable-choleraAujourd’hui preuve est faite : les casques bleus népalais ont, par inadvertance, introduit le choléra en Haïti. Une épidémie qui, depuis octobre 2010, a fait plus de 6000 morts. Des chercheurs ont comparé les génomes (ADN) des bactéries du choléra récoltées en Haïti à celles trouvées au Népal en 2010. Époque à laquelle les forces d’intervention népalaises quittaient leur pays. Les conclusions, publiées le 23 août dans le journal en ligne mBio, sont sans appel : les deux génomes sont identiques.

La communauté scientifique soupçonnait déjà l’existence d’un lien entre les deux épidémies. Mais peu de chercheurs eurent l’occasion de le confirmer, faute de pouvoir se rendre sur le terrain. L’épidémiologue français Renaud Piarroux se trouve, lui, sur place. Il découvre, peu après le début de l’épidémie, des preuves accusant les casques bleus népalais. De précédentes analyses génétiques, réalisées dans des campements népalais rudimentaires et insalubres installés en Haïti, dans la région d’Artibonite, suggéraient déjà que le virus provenait d’Asie du Sud-est.

Afin de mettre un terme aux doutes, les chercheurs du National Public Health Laboratory de Kathmandu ont donné à Franck Aaerestrup et ses collègues du National Food Institute of the Technical University of Denmark, des échantillons de bactéries collectés entre le 30 juillet et le 1er novembre 2010 sur 24 patients népalais, répartis dans cinq districts du pays. L’équipe danoise s’associa ensuite avec le microbiologiste Paul Keim du Translational Genomics Research Institute.

Keim et ses collègues ont analysé l’ensemble des séquençages ADN des vingt-quatre patients népalais. Puis, ils les ont comparé avec dix génomes de bactéries du choléra, dont trois de patients Haïtiens. Les résultats de cette étude moléculaire poussée démontre clairement la similitude entre les séquences ADN des échantillons népalais et Haïtiens.

« Je suis impressionné par l’effort des chercheurs au Népal, qui ont aidé à démêler ce phénomène, explique Renaud Piarroux. C’était courageux de leur part, car je ne crois pas que cela réjouisse beaucoup les népalais ». Mais les conclusions de l’étude doivent encore converger vers une application concrète. Selon Renaud Piarroux, elles devraient pousser l’ONU à reconnaître ses torts et l’inciter à réparer les dégâts causés en Haïti.

Marie Dias-Alves /Source : Science, mBio
Photo : DFID/UK Department for International Development, Flickr

 

La MINUSTAH dément formellement être responsable du déversement de déchets à Hinche ou ailleurs sur le territoire haïtien

jeudi 25 août 2011

Communiqué de la MINUSTAH

La Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haiti (MINUSTAH) dément formellement être responsable du déversement de déchets à Hinche ou ailleurs sur le territoire haïtien.

En moins d’un mois, deux articles signés par le même auteur et parus dans le même organe de presse, respectivement en date du 9 août 2011 – accusant la MINUSTAH d’avoir jeté des matières fécales près de la rivière Guayamouc en date du 6 août 2011 -, et en date du 23 août 2011 – accusant cette fois-ci la MINUSTAH d’avoir déversé tôt dans la matinée du 21 août 2011, des matières fécales sur une ligne de canalisation d’environ 15 mètres -. « Ces déchets humains atteignent par cette canalisation la rivière Ahibon qui se jette dans la rivière de Thomonde, affluent du fleuve Artibonite », ajoute l’article.

La MINUSTAH tient à rappeler que le camp de Hinche est équipé depuis le 15 juin 2011, d’une usine de traitement et de destruction des eaux usées et des déchets qui se trouve à l’intérieur du camp. Les eaux usées et déchets sont déversés dans cette usine trois fois par semaine, les lundis, mercredis et vendredis. En aucune circonstance ces eaux usées ou autres déchets ne sont transportés à l’extérieur du camp. L’existence de cette usine de traitement des eaux usées et des déchets peut être aisément constatée sur place.

Par ailleurs, selon les registres journaliers relatifs aux mouvements des véhicules, aucun véhicule n’est sorti du camp aux dates et aux heures mentionnées dans les deux articles.

Port-au-Prince, le 25 août 2011

 

Haïti – Politique :

Michel Martelly prend tout son temps…

25/08/2011 13:13:57

Haïti - Politique : Michel Martelly prend tout son temps...3 semaines après le deuxième rejet du Premier Ministre désigné par le Chef de l’État, Me Bernard Gousse, le Président Martelly prend tout son temps avant de fournir le nom du prochain candidat à la Primature. Plusieurs observateurs et acteurs politiques, se demandent si le Président Martelly a une limite de temps pour faire connaître sa décision, d’autres, si la Constitution a prévue cette situation
«… Malheureusement non, la Constitution ne prévoit aucun délai », affirme le Sénateur de l’Artibonite, François Anik joseph (Alternative) « je dis bien malheureusement, parce que pour moi, je pense que dans le remaniement constitutionnel […] nous aurions du penser à fixer un certain délai dans lequel le Président doit mettre en place un Gouvernement. Passé ce délai, le Parlement, co-dépositaire de la souveraineté nationale, aurait une décision à prendre. Malheureusement nous n’avons pas cette provision constitutionnelle actuellement, il n’y a pas de délai imparti au Président… »</>
Pour le Député Guerda B. Benjamin (Savanette/Quartier Baptiste – Ansanm nou fò) « il est important que la Présidence et le Parlement marchent côte à côte, qu’ils collaborent […] mais je peux dire que le problème est dû à une faille dans la Constitution, parce que normalement, si le Président savait que s’il n’avait pas désigné un Premier Ministre dans un temps limite, le Parlement avait le droit de faire quelque chose ou lui donner un ultimatum, il aurait pris ses précautions et déjà désigné un Premier Ministre » Le Député de Savanette crois que le Président Martelly devrait sortir de l’inconscience pour devenir responsable et se rappeler que le peuple a voté pour lui…
Quant à la Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile (Centre) elle rappelle que « la Constitution, comme dans n’importe quel pays, ne peut pas entrer dans les détails. Il y a des Constitutions qui contiennent seulement une dizaine d’articles, qui donnent les grands choix de l’État et les grandes lignes pour fixer comment les règles du jeux seront établies pour gérer un pays. On ne peut pas faire un amendement constitutionnel avec ses émotions…»
S/ HaïtiLibre