mercredi 03 août 2011

3 Août

Bernard Gousse accuse le coup et se met en réserve de la République

« Au revoir GPR, Gousse Pi rèd », dit-il, tout en remerciant ses « compatriotes sénateurs du groupe des 16 » pour la publicité faite autour de son nom « avec un zèle quotidien dont n’aurait pu faire preuve la meilleure agence de publicité »

Publié le mercredi 3 août 2011

PROMESSES D’AVENIR

Chers Amis Compatriotes,

Le Sénat a pris une décision qui met malheureusement fin au cheminement qui devait me permettre de me mettre au service de mon pays. Malheureusement … mais momentanément.

Ma désignation a soulevé un débat public salutaire où les forces saines de la population se sont exprimées en faveur du bien, de la vie, de l‘éducation, contre le mal absolu incarné dans une barbarie s’étant abattue éhontément sur les bébés, les femmes âgées, les petites marchandes et les ouvriers.

Je remercie Monsieur le Président de la République, Michel J. Martelly, d’avoir désiré m’associer à l’œuvre de son mandat populaire.

Je remercie les parents et amis qui n’ont jamais fléchi dans leur support. Je remercie surtout les anonymes rencontrés dans les rues, sur les places, qui, discrètement mais chaleureusement, m’ont encouragé dans un combat qui était devenu le leur.

Je remercie aussi mes compatriotes sénateurs du groupe des 16 pour la publicité faite autour de mon nom avec un zèle quotidien dont n’aurait pu faire preuve la meilleure agence de publicité. J’ai pu grâce à eux me prouver à moi-même et démontrer à mes compatriotes mon endurance à garder le font haut et la tête altière, le regard porté vers un destin collectif de grandeur, indifférent aux crachats et aux vulgaires piaillements. Je ne manquerai donc pas de leur faire parvenir leurs honoraires s’ils me soumettent une facture pour un travail décidément bien fait.

Le débat parlementaire du 2 août 2011 a permis que des sénateurs désintéressés défendissent le droit et les valeurs morales avec une opiniâtreté, un panache et une éloquence pour lesquels je les félicite. Ils n’ont pas été vaincus et ont, j’espère, suscité des vocations de parlementaires valeureux, nourris de courage et de science. La défaite fut celle, éphémère, du droit, et celle, peut-être définitive, de l’honneur du Sénat, alors que languissent sous les tentes et dans les masures, dans les écoles comme dans les conseils d’administration, dans une patience de plus en plus ténue, les espoirs déçus d’une Haïti studieuse, travailleuse et reconstruite.

Le combat dans lequel je suis engagé dépasse désormais ma personne ; je ne peux l’abandonner. L’horizon de ce combat ne s’arrête pas à la question de premier ministre. Le temps est venu pour que la dignité, le travail honnête et l’éducation soient les valeurs proposées en exemple et récompensées, pour que soient vaincues l’immoralité, la corruption, les richesses spontanées et l’arrogante ignorance.

La vie publique bien conçue, en dépit de ses vicissitudes, mérite que l’on s’y consacre quand la guident l’accès généralisé aux services sociaux de base, la modernisation de l’Etat, la libération des énergies créatrices et surtout le regain de la dignité nationale.

Je resterai donc parmi vous

Au revoir GPR, Gousse Pi Rèd.

Bernard Gousse

 

Haïti – Politique :

Michel Martelly a rendu visite au Président Leonel Fernández

03/08/2011 12:09:20

Haïti - Politique :  Michel Martelly a rendu visite au Président Leonel FernándezLe Président Michel Martelly a effectué hier mardi, une visite de quelques heures, en République Dominicaine [la première visite en tant que Président d’Haïti]. Arrivée à 2h00 pm, accompagné de l’Ambassadeur dominicain en Haïti, Ruben Silié, de son Chef de Cabinet Me Thierry Mayard Paul et de son conseiller Damian Merlo, le Président Martelly a été accueilli sur les marches du Palais Présidentielle, par le Président Leonel Fernández.
Au cours d’une rencontre qui a durée un peu plus de 2 heures, à laquelle participait le Ministre des Affaires étrangères Carlos Morales Troncoso, César Pina Toribio, Ministre de la Présidence et l’Ambassadeur d’Haïti en République Dominicaine Fritz Cineas, les deux dirigeants ont réitéré leur engagement à travailler ensemble dans l’intérêt des deux pays se partageant l’ile et le Président Fernandez a renouvelé ses vœux quant à la réussite de l’administration Martelly. Ils se sont, également, entretenu sur les relations bilatérales, le processus de ratification d’un Premier Ministre en Haïti et des préparatifs à l’approche de la tempête Emily.
L’Ambassadeur d’Haïti Fritz Cinéas a fait savoir que c’était une bonne initiative que les deux Présidents maintiennent une bonne communication et que les travaux routiers dans la zone frontalière, en mauvais état ont été abordé, ajoutant, qu’une autre rencontre, devrait avoir lieu le 11 août prochain, pour discuter plus particulièrement de la situation de la route entre Jimani et Malpasse, souvent inondée par le débordement du lac Azuei, en Haïti, qui affectent le commerce entre les deux Nations.
Suite à cette rencontre, aucune déclaration officielle n’a été faite à la presse locale.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Gousse «KO» 16 – 0

03/08/2011 09:29:50

Haïti - Politique : Gousse «KO» 16 - 0Pendant plus de 7 heures, les Sénateurs favorables à la candidature du Premier Ministre désigné, Me Bernard Gousse, « ont tenté » d’analyser, sur la forme, le rapport de la Commission dans une ambiance houleuse et confuse. Après de longs plaidoyers, d’interminables débats de procédures sur les failles ou non du rapport entre les Sénateurs partisans du vote politique et ceux du vote technique qui voulaient juger de la recevabilité ou non du rapport de la Commission spéciale, tard hier soir, le Sénat a rejeté dans un vote sans surprise la candidature de Me Bernard Gousse. Un vote toutefois inhabituel où seuls les 16 Sénateurs, membres du G16, ont levé la main pour signifier leur opposition, un vote où les élus favorables à Me Gousse, ont refusé de se prononcer.
Vote final, 16 contres, aucun pour, aucune abstention…
Le G16 a réitéré que le Choix du Chef de l’État n’était pas l’homme de la situation et qu’il était davantage susceptible de générer des conflits que de favoriser la réconciliation entre les différents secteurs de la société.
Parallèlement, les Sénateurs en désaccord avec le G16, tels les Sénateurs Andris Riché, Youri Latortue et François Annick Joseph, ont beaucoup insisté sur l’absence de recommandations produites par la Commission, contrairement aux règlements internes du Sénat et tenter en vain, d’obtenir un report de séance…
« Je ne dis pas que le rapport est incomplet, mais il manque les recommandations » a précisé le Sénateur Latortue « je dis que l’article 198 stipule que le rapport adopté par une commission doit revêtir la signature du Président et du Rapporteur et comporter la synthèse des procès-verbaux des travaux, des observations, des conclusions et des recommandations. Il reflète l’avis de la Commission et non l’opinion de chaque membre. En cas de dissidence, les conclusions de la majorité deviennent celles de la Commission et les points de vue des dissidents sont consignés au procès-verbal.
Président [du Sénat], j’ai affirmé que dans ce rapport il y a pas de recommandations. On a écrit le mot de recommandations mais il y a pas de contenu, d’ailleurs Président il est défini dans les règlements intérieurs, que la Commission est une instance qui travaille et fait des recommandations à l’Assemblée, la Commission travaille pour l’Assemblée, on ne peut pas faire une Commission pour faire des recommandations et se référer ensuite à l’Assemblée. Donc, en ce sens Mr le Président ma thèse, c’est qu’il n’y a pas de recommandations, cette thèse a été reprise par les Sénateurs Anik et Beauzile. J’ai souligné au Président, que les rappels aux règlements, ont priorité sur toutes les questions principales, donc là j’ai fait un appel aux règlements et nous sommes au niveau du débat, au niveau de la forme pas encore au niveau du fond […] Normalement Président, lorsque le règlement stipule que les rapports doivent contenir des recommandations, s’il y a pas de recommandations, on doit renvoyer à une autre séance, pour que la Commission puisse faire des recommandations. Moi, intelligemment, j’avais demandé une levée de séance de façon à ce que nous puissions à huis clos trouver une porte de sortie […] Les rappels aux Règlements ne donnent lieu à aucun débat […] il n’y a qu’une seule personne qui puisse trancher, c’est le Président de l’Assemblée. Aujourd’hui avant de passer à d’autres points, il faut que le Président prenne ses responsabilités pour qu’il constate […] nous avons affirmé qu’il n’y a pas de recommandations, car les recommandations devraient aller dans un sens favorable ou défavorable.
On ne peut pas nommer une Commission, qui travaille pendant plusieurs semaines pour qu’ensuite elle renvoie le travail à l’Assemblée. Maintenant le Président doit trancher, le Président doit affirmer devant toute la population, tous les étudiants qui nous regardent, devant tout le public, devant tous les Sénateurs qu’il n’y a des recommandations ou pas, et la procédure adoptée doit être une procédure rationnelle. Nous sommes au stade de recevabilité du rapport et aujourd’hui, le règlement nous renvoi au Président de séance, notre collègue Jean Rodolphe Joazile […] ce que je demande au Président c’est de ce référer au droit pour prendre une décision et non à des pressions politiciennes… »
Suite à cette intervention du Sénateur Latortue, le Président du Sénat a répondu « …dans les règlements intérieurs du Sénat il est dit et je cite : Le rapport adopté par une Commission doit revêtir la signature du Président et du Rapporteur et comporter la synthèse des procès-verbaux des travaux, les observations, les conclusions et les recommandations. Il reflète l’avis de la Commission comme tel et non l’opinion de chaque membre. En cas de dissidence, les conclusions de la majorité deviennent celles de la Commission et les points de vue des dissidents sont consignés au procès-verbal.
Considérant que le Sénateur Youri Latortue a déclaré que le rapport tel que soumit par la commission ne contient pas de recommandations.
Considérant que le point 5 du rapport fait état des recommandations et que la Commission se réfère à la sagesse de l’Assemblée qui est souveraine.
Considérant qu’en déposant le rapport devant le bureau du Sénat, la Commission n’est plus maitre de ce rapport, que ce rapport devient la propriété de l’Assemblée.
En ses motifs le Président du Sénat admet les recommandations de la Commission et demande à l’Assemblée des Sénateurs de poursuivre le débat dans le fond… »
Bien que le Sénateur Youri Latortue, favorable à la candidature de Me Gousse, ait tenté après le vote d’en contesté la régularité, le vote de la Chambre haute a été officialisé par Jean Rodolphe Joazile « 16 Parlementaires ont voté mardi soir contre le Premier Ministre désigné Bernard Gousse, 13 ont refusé de se prononcer, le vote est valide » ajoutant que « le Président de la République va devoir maintenant désigner un autre Premier Ministre. »
Pour le Sénateur Joseph Lambert il n’y a pas de discussion à avoir sur ce vote « c’est un vote normal puisque 16 Sénateurs ont voté…» rappelant que les membres du GPR avaient prévenu le Président Michel Martelly, que Bernard Gousse n’avait aucune chance de passer l’étape de la ratification. Il demande au Chef de l’État à désigner un autre Premier Ministre en vue de la formation d’un nouveau gouvernement, réaffirmant que  son bloc est déterminé à collaborer avec lui [?], pour la relance du pays…
Après ce second échec, plusieurs observateurs s’interrogent désormais sur la capacité des acteurs à donner une réponse politique aux nombreux problèmes économiques et sociaux du pays
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti-Politique :

16 sénateurs ont voté contre le choix de Bernard Gousse comme futur chef de gouvernement

 par Ronald Colbert

P-au-P, 02 août 2011 [AlterPresse] — Le groupe des 16 sénateurs (sur 30, le total au grand corps en Haïti), qui avaient annoncé leur décision “politique” de rejeter le deuxième choix du président Michel Joseph Martelly, a voté contre la désignation de Bernard Honorat Gousse comme futur premier ministre d’Haïti, tard dans la soirée du mardi 02 août 2011, a observé l’agence en ligne AlterPresse.

Le vote a eu lieu au terme de plus de 7 heures de débats, parfois houleux, entre sénateurs qui voulaient juger de la recevabilité ou non du rapport de la commission spéciale, ayant étudié les pièces soumises par le deuxième candidat de Martelly (après Daniel Gérard Rouzier) pour devenir chef de gouvernement du nouveau président, et collègues sénateurs qui s’étaient déjà positionnés contre Gousse.

C’est presque dans une atmosphère de cafouillage que la séance du vote a été rapidement levée (vers 10:00 pm locales, c’est-à-dire 3:00 gmt le mercredi 3 août 2011) par le président du grand corps, le sénateur Jean Rodolph Joazil (Nord-Est), sans aucun mot sur la suite qui allait être prise à la décision du 2 août 2011 au sénat de la république.

Il n’y a eu ni votes favorables, ni votes d’abstention.

Le sénateur Joazil a consulté l’assemblée des sénateurs, non pas sur le rapport de la commission spéciale quant au dossier de pièces du premier ministre désigné Bernard Honorat Gousse, mais sur leur approbation ou non du choix effectué par Martelly.

Seulement les 16 sénateurs, membres du groupe parlementaire pour le renouveau (Gpr, rassemblant les élus de la plateforme “Inite” et alliés), dont le vote défavorable contre Gousse [ancien ministre de la justice et de la sécurité publique sous le gouvernement provisoire, de 2004 à 2006] était acquis, ont levé la main pour signifier leur position préalablement arrêtée.

Vote “technique” ou “politique” ?

Pendant plusieurs heures, les sénateurs, qui ne font pas partie du Gpr, ont tenté d’analyser, sur la forme, le rapport de la commission spéciale de 9 membres, lequel a souligné la conformité des pièces du postulant-premier ministre dans 5 cas, excepté en ce qui concerne son certificat de décharge.

Tout en déclarant “controversée” la décharge donnée à Gousse par l’ancien président provisoire Boniface Alexandre sur la base d’un décret daté de 1983 (contraire aux prescrits de la Constitution de 1987, confiant cette responsabilité à une commission bicamérale du parlement), la commission ad hoc évoque une présomption “de bonne gestion” de Gousse en référence au rapport favorable de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca).

Les débats du 2 août 2011 au sénat de la république ont été dirigés sur le caractère “technique” du vote à imprimer autour du choix, fait par un président, d’une personnalité appelée à assumer la charge de chef (ou cheffe) de gouvernement.

Le vote politique, s’il devait y avoir lieu, doit se dérouler au moment de la ratification de la déclaration de la politique générale du 1er ministre désigné, ont argué les sénateurs en désaccord avec le groupe des 16 (Gpr et alliés).

Parallèlement, les sénateurs en désaccord avec le groupe des 16, à l’exemple des sénateurs Andris Riché (Grande Anse / Sud-Ouest), Youri Latortue (Artibonite / Nord) et François Annick Joseph (Artibonite / Nord), ont beaucoup insisté sur l’absence de “recommandations” produites par la commission spéciale, contrairement aux règlements internes du sénat.

Invité à trancher sur ce manquement, au terme des règlements intérieurs, le sénateur Joazil (qui, en tant que président, n’a pas voté, malgré son appartenance au Gpr) s’est plutôt prononcé pour la continuation de la séance, au lieu de renvoyer le rapport à la commission spéciale pour y ajouter les recommandations.

“Je ne dis pas que le rapport soit incomplet, mais il manque les recommandations”, a précisé Latortue.

Au lieu de 22 (au ministère de l’intérieur et des collectivités territoriales / Mict), il y a eu environ 60 anciens parlementaires à bénéficier de postes de “consultants” dans plusieurs ministères (comme celui de l’éducation nationale et de la formation professionnelle / Menfp), dont les salaires mensuels (par consultant) de 100 mille gourdes (US $ 1.00 = 41.00 ; 1 euro = 61.00 gourdes) ont servi à financer la campagne électorale de ces différentes personnalités aux dernières compétitions électorales, a dénoncé Youri Latortue.

Des sénateurs du groupe des 16, comme le chef de file Joseph Lambert (Sud-Est) et Moïse Jean-Charles (Nord), ont fait peu de cas des différentes mises en garde de leurs collègues (minoritaires à l’assemblée) quant aux conséquences de ce deuxième rejet (du choix de Martelly) sur : leur éventuelle réélection auprès de leurs mandants, les nombreux défis (sécurité publique, épidémie de choléra, questions environnementales, etc.) qui attendent la prochaine équipe gouvernementale, l’imminence du passage du cyclone “Emily” (prévu pour le mercredi 3 août 2011 sur Haïti).

A leur avis, les débats, entamés par leurs collègues, qui ont avancé de multiples arguments (les uns plus subtils que les autres), n’ont aucune chance d’aboutir, ni de les porter à démordre de leur position initiale, leur conviction étant assurée sur Bernard Gousse.

Voilà pourquoi, les 16 sénateurs (Gpr et alliés) ont demandé au président Martelly de désigner une autre personnalité à la place de Bernard Honorat Gousse, dans le but de faire gagner du temps au pays dans la nomination du prochain gouvernement, ont-ils rappelé.

Et Martelly et Gousse savaient pertinemment que l’ancien ministre de la justice et de la sécurité publique ne pouvait point obtenir les faveurs des 16 sénateurs, a révélé le sénateur Jean-Charles évoquant une réunion secrète entre les différents protagonistes et mentionnant une volonté de désistement de Gousse à briguer le poste de chef de gouvernement.

Sans surprise, Martelly, qui avait indiqué disposer des faveurs de 18 sénateurs, devra désigner une troisième personnalité comme candidate au poste de chef / cheffe de gouvernement.

Après avoir prêté serment, le samedi 14 mai 2011, comme nouveau chef d’État d’Haïti, Michel Joseph Martelly atteindra-t-il les 90 ou 100 premiers jours (14 ou 24 août 2011) sans avoir pu négocier véritablement avec les forces politiques au parlement afin de former un nouveau gouvernement avant la fin de l’exercice fiscal 2010-2011 et la rentrée des classes de septembre 2011 ? [rc apr 02/08/2011 22:15]

 

Haïti-Presse : La présidence invite les “détracteurs” à garder le silence

P-au-P, 2 août 2011 [AlterPresse] — « Je le redirai aux détracteurs, à ceux qui n’aiment pas Haïti, à ceux qui disent du mal d’Haïti, de se taire ! Je le redirai », a relâché le chef de l’État Joseph Michel Martelly, en marge d’une activité intitulée “semaine de la technologie” le lundi 1er août 2011 au palais national.

Ces propos constituent une partie des explications, apportées par Martelly sur un discours, fait dans la soirée du mercredi 27 juillet 2011, lors du lancement d’un journal touristique “Magic Haïti”, dans le cadre de la semaine touristique (25 – 29 juillet) décrétée par la présidence haïtienne, après la semaine de la reconstruction (18 – 22 juillet 2011).

« Taisez-vous ! », avait lâché Martelly, en présence de plusieurs journalistes et autres membres de la presse, qu’il estime ne pas diffuser une image positive d’Haïti, sans pour autant désigner un média particulier.

Face au tollé, provoqué par ses déclarations, Martelly affirme n’avoir « pas dit à la presse « taisez-vous ».

« On en a fait un tollé (…) et d’ailleurs, même si j’avais dit quelque chose à la presse ? La presse critique tellement, il faut qu’elle soit aussi ouverte, parce que, moi, j’ai toujours été ouvert aux critiques », argumente le chef de l’État.

« Je me battrai avec tous pour Haïti, que ceux qui sont contre réagissent ! » (Ndlr : en créole haïtien “sa k pa kontan anbake”) , conclut-il. [rh rc apr 2 /08/2011 17:10]

 

Haïti – Technologie :

Discours de Martelly, «Semaine de la technologie»

02/08/2011 14:46:28

Haïti - Technologie : Discours de Martelly, «Semaine de la technologie»En présence des acteurs impliqués dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), le Président Martelly a procédé hier lundi 1er août, au lancement de la « Semaine de la technologie. » Dans son allocution, le Chef de l’État a expliqué l’importance des technologies dans l’avenir d’Haïti, ses impacts sur l’efficacité de l’État et leurs retombées positives pour les citoyens, les 3 axes que son Gouvernement entend mettre en œuvre et les diverses mesures légales permettant de favoriser la mise en place et le développement des TIC au pays.
Allocution du Président Martelly :
« Durant ma campagne j’avais promis que les technologies de l’information et de la télécommunication, les TIC, seraient l’un de mes chevaux de bataille. Pourquoi cette emphase sur la technologie ? Au 21ème siècle, aucun développement économique en Haïti, ne peut se concevoir sans une diversification de l’économie, sans une modernisation de ses structures étatiques, des courants de pensées, des outils de gestion, sans exploiter les nouvelles opportunités qu’offrent particulièrement les TIC. Il faut sortir des sentiers battus pour que notre agriculture soit forte, le tourisme fleurissant, nos industries de sous-traitance diversifiées et compétitives. Pour cela, il faut que nous puissions disposer des infrastructures de communication et des réseaux d’informations modernes, fiables et abordables.
Pour réduire le taux de chômage, il faut que nous puissions créer des opportunités, l’éclosions d’entreprises technologiques jeunes, innovatrices et créatrices de valeur ajouté.
Nous voyons déjà le changement, le secteur des télécommunications représente aujourd’hui le plus grand contributeur en terme de revenus de taxe pour l’État et le plus grand employeur en terme d’employés direct et indirect. Cependant, nous n’avons encore qu’effleuré les opportunités offertes par le secteur des TICs. Le secteur des services technologiques est encore vierge, où sont les Facebook, les Twitter et les Amazon haïtien ? Où sont les multiples entreprises haïtiennes s’appuyant sur les technologies, pour redéfinir des industries entières, tel qu’on l’a vu dans le monde de l’industrie du voyage, du livre, du journalisme et plus récemment de la banque. La révolution de l’information, a encore de beaux jours devant elle et nous devons embarquer dans le train maintenant.
La rupture que j’avais parler avec l’ancien système, passe nécessairement par une exploitation accrue des outils technologiques. Sous ma présidence et dans le domaine des TIC, j’aurais trois grands axes d’intervention :
1 – La modernisation de l’État par l’introduction d’outils technologiques rendant la gestion de l’État plus efficace, plus efficiente tout en améliorant la qualité des services publiques aux citoyens.
2 – La création d’emploi et d’entreprises dans le secteur des TICs en encourageant les investissements locaux et étrangers en vue de diversifier l’économie, de stimuler l’innovation, particulièrement parmi les jeunes, qui constituent la majorité de la population et représentent l’avenir du pays.
3 – La modernisation de l’environnement des affaires et des infrastructures, nécessaire pour l’éclosion et le développement d’une vrai société de l’information.
La modernisation de l’État :
Un État qui ne dispose pas d’outils modernes de gestion et d’un système d’information électronique et interconnecté, ne peut prétendre offrir de bons services aux citoyens ni réduire le gaspillage et la corruption. En l’absence d’informations fiables et disponibles à temps et en temps réel, il est difficile de prendre des décisions optimales. Aujourd’hui, pour remplir une simple formalité, le citoyen doit perdre plusieurs heures voir plusieurs jours dans les méandre de l’administration publique. Les affaires doivent passer la journée à monter et descendre, payer à 10 endroits différents, dans 10 bureaux différents, porter les papiers à droites à gauche… Il faut que cela s’arrête ! Les service publiques doivent être centrés sur les citoyens et non sur eux-mêmes. Le citoyen doit se rapprocher de la gestion de la chose publique, en ayant à sa disposition, des moyens plus direct pour faire passer ses desiderata. Ainsi, pour effectuer ces changements, j’ai déjà sur le bureau du Premier Ministre, un contrat à signer avec la BID pour la mise en œuvre de la plateforme d’administration électronique, résultats des travaux d’experts haïtiens et étrangers, qui devra révolutionner les relations entre l’État et le citoyen et le fonctionnement de l’administration publique elle-même.
Création d’emplois et d’entreprises :
Dans le secteur des TICs, la relance de l’économie haïtienne et la rupture du cycle de la pauvreté, passent par des investissements locaux et étrangers importants, mais aussi, par une culture de l’entrepreneuriat et de l’innovation favorisant l’éclosion d’un tissu dense d’entreprises de toutes tailles. Les secteurs des TIC ont l’avantage de reposer surtout sur la matière grise et les idées novatrices. Ainsi, ce secteur revêt des particularités qui collent bien avec les caractéristiques de la population haïtienne, une population jeune dont la créativité est reconnue.
Comme je l’avais dit le jour de mon investiture, « Haiti is open for Business » (Haïti est ouverte aux affaires) et mon administration s’efforcera d’entretenir un environnement propice aux affaires et à sécuriser les investissements.
Environnement des affaires et infrastructures :
Le cadre légal et institutionnel du secteur des TIC, sera un chantier important de ma présidence, en effet, il faudra adapter nos lois pour accompagner cette modernisation de l’État et les transactions électroniques. Mon équipe a déjà en main 5 textes législatif, un avant-projet de loi sur les télécommunications, qui doit remplacer la loi actuelle datant de 1977, un avant-projet de loi sur la signature électronique adaptant le droit de la preuve aux technologies de l’information et de la télécommunication, un projet d’arrêté pour l’application de la loi sur la signature électronique, un avant projet de loi sur les échanges électroniques et un avant-projet de loi sur l’administration électronique.
Ces textes n’attendent que la ratification du Premier Ministre et l’installation du Gouvernement pour être soumit au Parlement.
En conclusion, Président porteur d’un changement, je déclare que l’heure est à l’action, ce n’est pas une utopie. Nous avions dans le passé, la station de télécommunication la plus avancée dans la Caraïbes. Nous avions introduit la télévision couleur, les premiers dans la Caraïbes. Nous avons été les pionniers de l’utilisation du spread spectrum en 1994 pour donner l’accès à l’internet sans-fils et encore dans les années 2000 pour le déploiement du Wimax dans la caraïbes. Aujourd’hui nous sommes les premiers en Amérique Latine à déployer des services de paiement mobile. Oui chers amis, depuis l’indépendance nous avons réaliser beaucoup de grandes premières, mais nous nous sommes juste attardé en route… Nous devons donc nous remettre au travail, en démocratisant l’accès aux TICs et en maximisant leurs retombées socio-économiques, nous en ferons des outils de lutte contre la pauvreté, contre l’injustice sociale, contre l’injustice scolaire, contre le monopole de l’information et du savoir et enfin pour une Haïti nouvelle, prospère et juste. »
HL/ HaïtiLibre

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