dimanche 07 août 2011

7 Août

Haïti – Économie :

Les membres du CA de la BNC évalués en Commission Sénatoriale

07/08/2011 12:10:17

Haïti - Économie : Les membres du CA de la BNC évalués en Commission SénatorialeLe Président Michel Martelly avait procédé le 19 juillet dernier à la reconduction du Conseil d’Administration de la Banque Nationale de Crédit (BNC) et à la nomination du vice-Président Jean Philippe Vixamar, comme Président, pour succéder à Guiteau Toussaint assassiné le 12 juin dernier. Les personnes concernées, par cette reconduction et nomination, devaient être auditionnées par la Commission sénatoriale Économie et Finances.
C’est dans ce cadre, que la Commission, présidée par le Sénateur Jocelerme Privert, a accueilli jeudi dernier, les personnes concernées. Philippe Vixamar a présenté les 5 membres du Conseil d’Administration de la BNC à la Commission, expliquant que selon lui, ces personnes sont expérimentées pour continuer à conduire la destinée de la banque.
Le Président de la Commission, a insisté sur la nécessité d’évaluer la capacité de cette nouvelle équipe, expliquant que les membres du Conseil d’Administration doivent, au cours de ces auditions, démontrer leurs compétences de gestionnaire, soulignant que la Commission avait déjà rédigé un rapport favorable, pour 4 d’entre eux.
Le programme « Kay Pam » fait également l’objet de discussions. Philippe Vixamar en a profité pour mettre fin aux rumeurs qui laissaient entendre que les employés gagnant moins de 25,000 gourdes par mois [± 550 dollars américains] n’auraient pas accès à ce programme. Il a expliqué que l’accès au crédit est ouvert à tout salarié, du secteur public ou privé, ou socioprofessionnel, qui dispose d’un emploi stable et d’un revenu garanti depuis au moins trois ans. Soulignant que le montant du crédit, dépendait de son usage et qu’il sera proportionnel au montant du salaire du demandeur.
La Commission poursuivra ses auditions mardi prochain puis elle soumettra son rapport et ses recommandations à l’Assemblée des Sénateurs qui aura à l’approuver ou à le rejeter.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3414-haiti-economie-jean-philippe-vixamar-succede-a-guiteau-toussaint.html
http://www.haitilibre.com/article-3407-haiti-reconstruction-le-president-martelly-fixe-sa-position-en-terme-de-reconstruction.html
HL/ HaïtiLibre

 

L’Union des Nations Sud-Américaines salue la mémoire de l’intellectuel progressiste et défenseur émérite des droits humains Jean Claude Bajeux

« Il a appartenu à la famille de ces intellectuels lucides et héroïques des Caraïbes qui ont partagé le rêve de liberté de Simon Bolivar et lutté pour libérer leur pays de toutes formes d’aliénation et de répression », déclare l’UNASUR

Publié le samedi 6 août 2011

C’est avec une infinie tristesse et une profonde émotion que le Secrétariat technique de l’Union des Nations Sud-Américaines (UNASUR) en Haïti et son Représentant spécial, l’Ambassadeur Rodolfo Mattarollo, ont appris le décès de l’ancien Ministre de la Culture et militant des droits humains, Jean-Claude Bajeux, survenu le vendredi 5 août.

L’Ambassadeur Rodolfo Mattarollo, qui fut son ami, salue la mémoire de celui qui appartint à la famille de ces intellectuels lucides et héroïques des Caraïbes qui ont partagé le rêve de liberté de Simon Bolivar et lutté pour libérer leur pays de toutes formes d’aliénation et de répression. Il évoque le destin exceptionnel de celui qui, contraint à l’exil en raison de son combat contre la dictature duvaliériste, devint une véritable légende auprès de ses étudiants portoricains avant de devenir Ministre de la Culture dans son pays en 1994.

Auteur d’un brillant traité d’anthologie de la littérature haïtienne dans sa langue créole qu’il chérissait particulièrement, Jean-Claude Bajeux n’a jamais cessé, avec toute la dignité d’un intellectuel attaché aux principes fondamentaux, de se battre pour le respect des droits humains. L’Ambassadeur Mattarollo garde de lui le souvenir de la « douceur dans l’indignation » lors du retour en Haïti de l’ex dictateur Duvalier, indignation dont il avait toujours témoigné face aux injustices historiques faites au peuple de ce pays. Sa capacité d’indignation avait crû avec les années et ce qui est pour d’autres le crépuscule de la vie lui avait conféré une grandeur que son départ ne ternira pas.

Au nom du Secrétariat technique de l’UNASUR en Haïti, le Représentant spécial exprime sa plus profonde et chaleureuse sympathie à son épouse Sylvie ainsi qu’à ses parents et amis dont il partage la douleur.

Port-au-Prince, le 6 août 2011

Ambassadeur Rodolfo MATTAROLLO Représentant Spécial Secrétariat Technique UNASUR-Haïti

 

Cérémonie d’adieu à la mémoire de Jean-Claude Bajeux le mercredi 10 août, à Port-au-Prince

« Sa pensée, sa générosité, son humanisme, son combat pour la justice, demeureront avec ceux qui le pleurent aujourd’hui »

Publié le samedi 6 août 2011

Jean-Claude Bajeux, écrivain, poète, critique littéraire, fondateur du Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH), ex-Ministre de la Culture, s´est éteint le vendredi 5 août 2011, en sa résidence à Brisetout, Péguy-Ville.

Jean-Claude Bajeux a milité et enseigné en Haïti, aux Etats-Unis et à Porto Rico ; sa pensée, sa générosité, son humanisme, son combat pour la justice, demeureront avec ceux qui le pleurent aujourd’hui.

Sincères sympathies à sa veuve, Sylvie Wadestrandt Bajeux, son fils Jacques Christian Wadestrandt, ses frères Pierre et Philippe Bajeux et familles, sa belle-soeur Christina Tourdot et son fils Alexandre Morrell, son beau-frère Philippe Tourdot et famille.

Aux familles Bajeux, Wadestrandt, Duquella, Montas, Tourdot, Aimé, Charmant, Mangonès, Homann, Rissler, Paryski,Van Reeth, Diedrich, Benoit, Hurbon, Lahens, Michel, Duvivier, Exumé ; aux familles Pierre, Philidor, Genestey, Lundi, Chéry, Bassy, Athis, Laurore, Chanson et tous les autres parents et amis affectés par ce deuil.

Une cérémonie d’adieu aura lieu à la mémoire de Jean-Claude Bajeux le mercredi 10 août à l’Ange Bleu (angle rue José Marti et Jean-Paul II) à 9:00 am. La famille recevra à partir de 7 :30 am. [Notice de décès transmise à Radio Kiskeya par la famille du défunt]

 

Grave accident à la 1ère avenue de Bolosse

06/08/2011

Un grave accident s’est produit à la première avenue Bolosse ce samedi matin vers 11h. Un pick-up de la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA) immatriculé SE-03800 est entré de plein fouet sur des riverains de la zone. Presqu’une dizaine de personnes seraient mortes selon les premiers constats de la police et de la Croix-Rouge haïtienne présentes sur place.
Cet accident a eu lieu quand les freins de ce véhicule eurent lâché du haut de la colline de la première avenue de Bolosse (Sud de Port-au-Prince), a appris Le Matin.
JCC/LM

 

Haïti – Chili :

Le Président Martelly a reçu au Palais vendredi, Alfredo Moreno

06/08/2011 09:36:15

Haïti - Chili : Le Président Martelly a reçu au Palais vendredi, Alfredo MorenoLe Président Michel Martelly a reçu ce vendredi au Palais National, M. Alfredo Moreno, le Ministre chilien des Affaires Étrangères.
Dans un point de presse conjoint, les deux hommes d’État ont rappelé les différentes préoccupations des deux pays, notamment en matière de santé familiale, d’éducation et de sécurité nationale. Le Président Martelly, qui a accepté l’invitation d’une visite à Santiago de Chili, a souhaité la collaboration du Chili dans la formation d’une force de sécurité nationale en Haïti. Le Ministre chilien, a renouvelé l’engagement du Chili dans le processus de reconstruction d’Haïti et promis d’étendre la coopération à d’autres domaines.
« … on s’est rencontré au Palais National pour parler de la coopération, des projets en cours tel que les projets de santé qui existe déjà dans la zone d’Aquin […] on a parlé aussi des différentes bourses que le Chili offre à la jeunesse haïtienne, beaucoup d’entre eux vont au Chili pour étudier l’agronomie, c’est un secteur très important pour nous. J’ai demandé à l’ambassadeur chilien en Haïti, cette liste, de telle sorte que je puisse me servir de ces étudiants […] pour les mettre au service du pays […] j’ai parlé de la sécurité, de l’assistance qu’il apporte à la Police Nationale, nous en avons profité également, pour parler de la force de défense que nous allons mettre sur pied, pour savoir comment le Chili peut apporter un appui à Haïti dans ce domaine […]
On a aussi abordé le problème du Premier Ministre que nous n’avons pas encore […] j’en profite pour dire au monde entier que je continue toujours à faire mon devoir […] j’ai désigné deux fois un Premier Ministre sans perdre de temps et à chaque fois ils [les parlementaires] ne l’ont pas ratifié… Nous ne perdons pas de temps, nous continuons à travailler, parce que notre but est de mettre sur pied un gouvernement, qui puisse faire atterrir la politique du Président… » a déclaré le Chef de l’État.
Dans la matinée, le Président de la République a, par ailleurs, reçu la lettre de créance de deux nouveaux Ambassadeurs accrédités à Port-au-Prince. Le nouvel Ambassadeur de la République d’Argentine à Port-au-Prince, M. Marcelo Raúl Sebaste et l’Ambassadeur plénipotentiaire de la Confédération Suisse en Haïti, Mme Edita Vokral.
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Insécurité :

Un étudiant gravement blessé par balles

06/08/2011 09:06:26

Haïti - Insécurité : Un étudiant gravement blessé par ballesDes incidents ont éclaté vendredi après-midi, près du Palais National, en face de la Faculté d’ethnologie, dans la zone du Champ-de-mars, après que Roosvelt Rosier Verdieu, un étudiant de la faculté de Droit et de l’Institut National d’Administration de Gestion et des Hautes Études International (INAHEI) ait été victime d’une agression non loin de la faculté d’ethnologie et gravement blessé par balles.
D’après des témoignages, des individus non identifiés aurait volé l’ordinateur portable de l’étudiant et tenté de le dépouiller de ses autres biens. L’étudiant aurait courageusement résisté à ses agresseurs, qui ont ouvert le feu par deux fois, le blessant grièvement à la poitrine, avant de s’enfuir. L’étudiant a été évacué d’urgence vers un centre hospitalier.
En réaction, les étudiants de la Faculté d’Ethnologie, rejoint par d’autres jeunes… ont dressé des barricades de pneus enflammés et lancés des pierres sur les véhicules, perturbant la circulation. Les étudiants s’en sont pris verbalement au Président Michel Martelly, qu’ils accusent de n’avoir rien fait pour lutter contre l’insécurité, malgré ses promesses électorales. Le Champ de mars est réputé comme une zone à risque, fréquentées par des délinquants et des criminels qui agressent presque quotidiennement, passants et résidents…
Les forces spéciales de la Police Nationale d’Haïti (CIMO et UDMO) sont intervenus pour disperser les manifestants.
«…c’est le troisième étudiant qui est victime par balles de l’insécurité dans la zone du Champ-de-mars, déjà deux ont perdu la vie, celui ci est sur la table d’opération, nous ne savons pas s’il ne va pas y rester… » a fait savoir l’un des étudiants protestataires.
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Propos du Sénateur Kely Bastien

06/08/2011 14:04:56

Haïti - Politique : Propos du Sénateur Kely BastienLe Sénateur Kely Bastien (Nord) membre du G16 à fait savoir qu’au courant de la semaine prochaine devrait être déposé un document de propositions pour faire valoir le positionnement et les priorités du Parlement (Sénateurs et Députés). Ce document traitera suivant les propos du Sénateur, entre autre du développement communal, des quartier populaire, de l’éducation gratuite, de la Constitution amendée et des revendications sociales, économiques et politiques. Le Sénateur a expliqué :
«… la position du groupe des 16, n’est pas une position qui a été exprimée par rapport à un individu, mais c’est par rapport à un ensemble de revendications qu’il croit, à ce jour. Nous-mêmes comme Sénateur, nous devons nous battre sur celles-ci et nous devons maintenant participer avec le Président de la République, à donner un instrument légal, un instrument politique nécessaire pour assoir ces positions. Dans la semaine qui vient, nous sommes supposé présenter un document qui va faire valoir notre point de vue, positionnement et priorités […]
Nous nous sommes entendus sur une proposition que nous allons faire […] c’est une bataille que les parlementaires avaient engagés dans la 48ème [législature] et que nous allons la continuer. Il s’agit de donner la possibilité aux communes de se développer, en mettant un budget à leur disposition. L’année dernière c’était 8 millions de gourdes par commune, cette année, les Députés avec les Sénateurs, vont demander 50 millions de gourdes par commune, pour que celles-ci aient les moyens de faire leur développement régional et communal et pour permettre qu’un minimum de service social, de base, puissent leur être accessible.
Nous voulons également proposer un paquet minimum de services dans les quartiers populaires […] les habitants ont besoin du logement, de la nourriture, de la santé, de l’éducation et de loisirs. […]
Il y a un gros projet auquel nous adhérons tous, c’est l’école gratuite […] nous aimerions voir maintenant la stratégie, de l’idée jusqu’à sa mise en opération pour voir comment nous allons arriver à offrir ça. Nous sommes supposé donner notre collaboration totale et les ressources demandées par rapport à la stratégie qui va être définie.
Il y a une autre chose qui est importante […] la question de la Constitution. L’amendement de la Constitution, a été arrêté pour faire des corrections, et bien maintenant, nous pensons que le moment est arrivée pour que les corrections soient finalisées. Il y a des engagements qui ont été prit envers la diaspora […] nous devons montrer à la diaspora que nous ne l’avons pas oublié […] il faut que cette Constitution corrigée, soit publiée.
Il y a également un ensemble de problèmes, de revendications sociales, économiques et politiques et nous allons nous assoir pour faire des propositions qui seront la base de nos discussions avec n’importe quels acteurs ou interlocuteurs. »
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

Lettre ouverte du Dr Josette Bijou au Président Michel Martelly

06/08/2011 12:21:19

Haïti - Éducation : Lettre ouverte du Dr Josette Bijou au Président Michel MartellyLe Dr Josette Bijou, ex candidate indépendante aux dernières élections présidentielles (1%), ex-membre du Groupe des 12, qui revendiquait l’annulation des élection frauduleuses du 28 novembre 2010, avant d’abandonner la lutte, pour endosser la candidature de Michel Martelly aux élections du 20 mars écrit une lettre ouverte au Président.
Dans un « cri du cœur » le Dr Bijou, fortement engagée dans la promotion de l’éducation pour tous, envoie ses réflexions et suggestions au Chef de l’État pour tenter de faire, de la prochaine rentrée scolaire un succès…
« Monsieur le Président, s’il est vrai que la santé est le moteur du développement, l’éducation est la clef qui ouvre la porte du développement. En ma qualité de citoyenne engagée, de femme politique, de chrétienne, j’avais fait mienne votre idée de faire de l’éducation la première priorité de votre agenda politique. Aussi, après des réflexions profondes, j’avais accepté d’abandonner la lutte pour l’annulation de la mascarade du 28 novembre, pour endosser votre candidature aux élections du 20 mars. Comme je n’ai jamais manqué de vous le dire, cette décision se justifiait par mon grand désir et mon devoir d’accompagner le peuple haïtien, en particulier mes partisans et sympathisants et vous permettre de réussir votre mandat pour le plus grand bien de ce peuple, particulièrement les plus faibles et les exclus.
Aujourd’hui Monsieur le Président, préoccupée par la situation économique de mon pays, je me vois dans l’obligation de me faire le porte parole des centaines de milliers de parents et d’enfants, qui, chaque jour sollicitent mon intervention d’une manière ou d’une autre sur la question de la prochaine rentrée scolaire. Je m’excuse si, trop proche des exclus et des couches défavorisées du pays, je me trouve dans l’impossibilité de vous dire comme beaucoup d’autres :  « Vous êtes sur la bonne voie. »
Monsieur le Président, encore une fois, je vous le répète  je veux votre réussite, car, ce sera la réussite du pays et celle de la démocratie. L’heure ne peut être à la flatterie, nous devons dire la vérité comme elle est, c’est la voie réelle du succès. Nos intérêts sont et doivent être les mêmes. Nous avons un pays à sauver, un peuple à sortir de la misère. Je sais que vous êtes un croyant.  Si Dieu nous recommande la pauvreté, il condamne par contre la misère. Rappelez vous bien la Bible, Jésus Christ a non seulement enseigné à ses disciples, il a nourri les  affamés, il a guéri les malades et les estropiés. Aujourd’hui il nous commande de refaire ces mêmes gestes.  Nous serons jugés sur notre attitude vis-à-vis de la misère  du peuple haïtien.
La prochaine rentrée scolaire sera votre plus grand test. Il faudra la réussir. Cela n’a rien à voir avec un Gouvernement démissionnaire et/ou  un nouveau Gouvernement qui tarde à venir. La rentrée des classes ne peut pas attendre. Déjà, il est même  trop tard pour parler de réouverture en septembre.
De plus, Excellence, il est grand et noble de parler des enfants des rues, qui méritent toute notre attention par une prise en charge intégrale. Mais évitons toute attitude démagogique. Je vous suggère de vous pencher également en bon père de famille, en Chef, d’un État appauvri par diverses catastrophes : inondations, incendies, séisme, épidémie, sur le sort des enfants déjà scolarisés, qui, pour des raisons économiques ne pourront pas reprendre le chemin de l’école en septembre prochain.
A vous dire vrai, ils sont légions. J’ai été contacté par des directeurs d’école à but non lucratif, qui se demandent, s’ils ne vont pas fermer « boutique » en septembre. Alors qu’il y a un déficit de salles de classes dans le pays.
Monsieur le Président, je sais que vous avez dans vos rangs des personnes bien avisées  dans le domaine de l’éducation. Toutefois, je prends la liberté de vous faire les recommandations suivantes :

Faire une évaluation de la situation financière au niveau des écoles privées congréganistes  et laïques, sur toute l’étendue du territoire national,

Envisager comment aider ces écoles et les parents des élèves en difficulté financière,

Au niveau des écoles nationales supprimer au moins pour cette année les frais scolaires, en attendant un vrai débat sur la question de l’éducation

Évaluer avec le MENFP la situation des enfants de la 6è année fondamentale qui n’ont pas pu participer aux examens officiels pour des raisons financières (impossibilité de retirer leur fiche). Si le nombre est important, solliciter une reprise de ces examens.

Garantir comme par le passé la subvention des livres et du matériel scolaire pour les neuf (9) années du fondamental

Fournir au moins deux (2) uniformes à chaque enfant des écoles nationales

Résoudre le problème des arriérés de salaire des professeurs

Faire fonctionner les cantines scolaires dans les écoles publiques et les écoles privées non lucratives si possible.

Former une commission spéciale pour étudier, planifier et mettre en œuvre le programme de scolarisation des enfants de rues

Votre équipe doit se mettre au travail rapidement, septembre c’est demain, si nécessaire élargir le cadre sur d’autres personnes qui connaissent la situation et qui sont proches des couches défavorisées. Actuellement les enfants de la classe aisée du pays, en majorité, fréquentent une école internationale ou sont envoyés à l’étranger. C’est la réalité, ne vous illusionnez pas.
Espérant que ces quelques réflexions et suggestions trouveront une oreille attentive, je vous remercie bien sincèrement Monsieur le Président, au nom des parents et des enfants qui comptent sur mon intervention pour reprendre le chemin des classes cette année.
Je vous prie Excellence, de recevoir avec mes remerciements mes patriotiques salutations. »
Dr. Josette BIJOU M.D. – 6 août 2011
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-1307-haiti-elections-qui-est-josette-bijou.html
HL/ HaïtiLibre

 

Lettre Ouverte au Président de la République, Son Excellence, M. Michel Martelly

Port-au-Prince le 5 Aout, 2011
Monsieur le Président de la République,
Il n’est un secret pour personne que les efforts répétés de l’Exécutif et du Législatif, en vu de dégager un espace -tant soit peu modeste- où nous saurions nous entendre, n’avancent pas. Mais, si les tentatives sans cesse reformulées afin d’arriver à un modus operandi politique demeurent jusqu’ainsi un échec, je continue de croire qu’elles portent aussi en elles l’essence et la preuve indéniable qu’une démocratie participative, jusque là saine, prend racine en Haïti.
Croyez moi, Monsieur le Président de la République, j’ai -comme vous et comme de nombreux de mes confrères et consoeurs du Senat- le coeur lourd et l’esprit soucieux. Mais si vous me voyez navré de la tournure des événements ces derniers temps, ce n’est nullement pour les raisons que vous pourriez imaginer, mais plutôt parce que je sais qu’une confrontation avec vous ne saurait rien apporter de bon pour le pays, tout comme je sais aussi qu’un affrontement avec nous les parlementaires, ne saurait faire avancer nos rêves communs de construction nationale. Et puis, finalement, pourquoi avons-nous tous été élus si ce n’est pour penser aux intérêts de nos votants d’abords ?
Sachez, Monsieur Le Président de la République, que renvoyer Me Bernard Gousse ne fut pas un moment de gloire pour moi, ni pour mes collègues du Senat. Je ne m’enorgueillis nullement d’avoir du m’y astreindre d’autant que j’ai, comme vous le savez, tout fait pour éviter un désaveu publique de cette nomination. Mais, sachez également, Monsieur Le Président de la République, que si je devais le refaire, je revoterais de la même façon et sans doute de manière encore plus convaincue que je ne l’ai fait il y a de cela quelques jours, ayant désormais obtenu de Me Gousse lui-même, l’indéniable confirmation qu’il n’est définitivement pas le rassembleur qu’il nous faut à ce carrefour. D’ailleurs sa rage schizophrène à l’endroit des parlementaires qu’il tentait -à peine vingt quatre heure plus tôt- de ramener en endossant les valeurs de tolérance et de compromis politique de Nelson Mandela montre qu’il est et demeure un homme vindicatif comme nous le craignions.
La vérité, Monsieur Le Président de la République, est, tout simplement, que Me Gousse n’a pas su convaincre les parlementaires dont je fais parti, qu’il était cet homme empreint de sagesse et de pragmatisme politique, capable de nous amener vers une transition inclusive, seul espoir d’un lendemain meilleur, tant économiquement que socialement, pour notre peuple aujourd’hui aux aboies.

Aussi, c’est sans arrogance et avec une bonne volonté publiquement déclarée -j’ai fait campagne à vos cotés dans le plateau Central- et une nouvelle fois renouvelée -puisque je vous l’écrit publiquement-, que je me risque à vous exhorter de trouver en vous la dimension qu’il faut pour identifier une personne qui n’exacerbera pas les craintes et les heurts les plus profondément enracinées en chacun de nous. Vous savez comme moi que nous avons besoin de solidarité collective. L’amertume ne nous amènera nulle part.
Je sais, et je ne suis pas le seul, qu’il y un coté pragmatique et magnanime chez Michel Martelly. Ravivez le, Monsieur Le Président de la République. Je vous en conjure car c’est seulement alors, que vous verrez pleinement la force de votre charisme personnel.
Le vote contre Gousse n’était pas un vote contre Le Président Martelly. Croyez moi. Il s’agissait plutôt d’un un vote de doute profond sur les capacités d’un homme jugé inadapté à diriger l’Appareil d’Etat à ce moment critique de crise post-tremblement de terre. Nous vous l’avons d’ailleurs clairement exprimé, mes collègues du parlement et moi. Rappelez vous-en. C’était lors de notre dernière rencontre. Nous vous avions d’ailleurs bien fait valoir que notre intention n’était pas de passer à l’opposition -loin de là- mais d’harmoniser une cohabitation dynamique avec un Chef de Gouvernement autre que Me Gousse. Vous étiez d’accord. Pourquoi nous l’avez-vous renvoyé tandis que nous avions déjà agréé un compromis ?
Aussi, Monsieur le Président de la République, je vous écris en temps que citoyen pour vous dire que j’ai encore foi en votre bon sens et, en temps que Sénateur de la République, pour vous tendre un rameau de paix. Le Groupe des 16 dans un esprit patriote commun, comme vos conseillers d’ailleurs, ne doit pas tenir compte de plausibles ambitions personnelles ou de supposés affronts mutuels passés. Au delà des idéologie politiques, des considération raciales et des questions sociales, Il doit faire, comme vous et comme vos proches, de l’avenir de notre pays sa priorité.
Si nous avons l’obligation de vous accompagner sur le chemin de la stabilité afin de réaliser nos aspirations communes de progrès économique, de progrès social et de développement durable, il est évident que vous avez également l’obligation de nous choisir une gestionnaire compétent, sans états d’âmes, ouvert à un pacte de gouvernabilité, pour la bonne marche des choses.
Prenez le rameau Monsieur Le Président de la République. Le pays vous en sera reconnaissant et vous en rendra hommage au moment opportun. Moi le Premier, car votre succès sera celui de tout un peuple.
La victoire obtenue par le conflit ne saurait être que de courte durée et l’hymne à la haine ne profiterait ainsi réellement -au bout du compte- à personne. De préférence, oeuvrons pour que la paix soit dans nos murs et la tranquillité dans nos palais.
Que Dieu bénisse Haïti qu’il vous guide, pour le bien de notre patrie.
Simon Desras
Sénateur de la République

 

Haïti-Politique

SÉNAT : OPÉRATION BAGDAD III

Par Hérold Jean-François / Publié le samedi 6 août 2011

Le vote du 2 Août 2011 au Sénat de la République est un appendice de l’opération Bagdad qui a ensanglanté le pays à partir de septembre 2004. Ce vote consacre une fois de plus la réalité de l’impunité et encourage ceux qui regardent dans la même voie. Il suffit d’un peu d’audace pour se mettre à couvert, la nation ayant la mémoire courte, on pourra aisément se recycler en se faufilant dans les rangs de nos institutions où l’on accapare l’audience en parlant avec arrogance sans tenir compte de l’insulte faite aux victimes et à la société. Rien d’autre ne s’est passé au Sénat que ce nous venons de décrire…

2004, cela ne fait que sept années, tous les survivants aux violences déclenchées dans le pays pendant ladite période sont des acteurs ou des témoins qui ont subi ces faits même après les élections de 2006. Il n’y a aucune chance de provoquer le doute portant certains à se demander si l’histoire a bien restitué les faits, si les victimes n’exagèrent pas. C’est l’histoire immédiate, pas de révisionnisme possible. Nous ne sommes pas en train de rapporter des péripéties vécues par nos grands parents et que nous restituons à partir de notes et de témoignages. Ceux qui ont vingt ans aujourd’hui et qui étaient des adolescents en 2004 savaient bien que pour que leurs parents les conduisent à l’école, malgré les embouteillages, ils ne pouvaient pas emprunter un raccourci en déviant vers Carrefour Péan, le Bel Air, Delmas 2 et autres espaces qualifiés à l’époque de non droit et contrôlés par de dangereux chefs de gangs psychopathes aux noms sonores et bizarres…

Ceux qui en ces temps difficiles s’aventuraient à la mer du côté nord de la capitale, quelle que soit la paralysie observée sur la nationale numéro un, savaient bien qu’ils devaient prendre leur mal en patience, car dévier par la route 9 était se livrer en pâtures aux bandits qui régnaient en maître sur Cité Soleil. Ne parlons pas de faufiler sur la route des Dalles pour aboutir à Nan Beiny ou à Grand’ Ravine pour évacuer le stress des embouteillages de la route de Carrefour.

L’actualité de ces temps là, c’était la terreur à la Saline, aux différents marchés publics, à la zone de Varreux où la plupart des commerces et entreprises avaient dû fermer boutique et abandonner les lieux pendant longtemps. Plus d’une centaine de policiers tués, cibles privilégiées de l’Opération, des centaines de civils liquidés, des enlèvements spectaculaires, des assassinats de paisibles citoyens et d’étrangers qui se sont oubliés en ces lieux et dont les voitures ont été criblés de balles. Des professionnels pleins de promesses, de jeunes enfants, des adultes enlevés dont les parents ont payé les rançons et dont l’on retrouvait malgré tout le cadavre torturé, mutilé sur des piles de fatras. Haïti, pendant le trop long laps de temps de l’opération Bagdad I et Bagdad II était une société endeuillée. Un long cortège de morts, de kidnappés, de personnes rançonnées, de commerçants ruinés, un règne de terreur du banditisme sous les yeux impuissants de la police nationale et des forces des Nations-Unies. L’impunité totale qui nous a valu des assassinats spectaculaires, Natacha Kerby Dessources, Jacques Roche, Henri Paul Mourral le Consul honoraire de France au Cap-Haïtien, Ronald Francillon, Bernard Lacarte, Alfredo Estriplet, Directeur Technique du Conatel, le jeune Kareem Xavier (Kako) Gaspard et plus tard dans la même vague, le grand comédien François Latour pour ne citer que les cas les plus connus ou ayant fait le plus de bruit. Les bandits étaient tellement à l’aise qu’ils ont eue, une fois, même droit à la télévision pour filmer l’élimination de l’une de leurs victimes… Notre société souffre malheureusement d’amnésie ce qui permet les anciens bourreaux de se déguiser et de porter toutes sortes de costume pour s’imposer en toute imposture et nous imposer à nouveau leur loi. Ils sont immuables à cause du manque de vigilance de la nation. Les auteurs intellectuels de ces actes ou des dignitaires du régime déchu qui, pour la plupart, ont cautionné l’Opération Bagdad I et II sont aujourd’hui, malheureusement, les voix tonitruantes qui du haut de nos respectables institutions, s’imposent et opposent leur véto pour barrer la route à ceux qui ont eu le courage de les affronter pour que la société meurtrie puisse retrouver son sommeil.

Alors qu’en Argentine, au Chili et ailleurs en Amérique Latine, plus de trente ans après, le passé des tortionnaires des régimes dictatoriaux et militaires les ont rattrapé pour leur demander des comptes et les emprisonner malgré leur âge avancé d’aujourd’hui, en Haïti, sans qu’une décennie nous sépare des faits relatés, les protagonistes sont nos nouveaux dirigeants et nous nous trouvons dans une réalité où les anciens bourreaux de la nation sont ceux-là mêmes qui lui imposent leur loi…

Ce n’est pas avec une telle situation que nous avancerons sur les sentiers de la démocratie, car cette dernière est incapable de s’accommoder de l’impunité garantis aux tenants de l’ancien État délinquant pour la restauration duquel, ils avaient imposé à notre société le deuil et la terreur.

En Haïti, le mensonge comme stratégie politique est payant. Ceux qui présentaient les chefs de gangs comme des enfants du peuple que massacrait le gouvernement de transition sont pris dans leur propre propagande qu’ils nous vendent aujourd’hui comme la vérité historique. Et voilà que les serviteurs de l’État de l’époque ont un profil de violateurs des droits de l’homme ! Cette imposture ne doit pas continuer. Nous sommes le seul pays où la responsabilité de la charge n’impliquerait aucune sanction quand sous nos ordres des dérapages, des bavures ou autres situations ont provoqué des morts ou des massacres. La fonction de dirigeant au plus haut niveau de l’État engage la responsabilité personnelle de celui qui est en charge. La fonction de représentation dans ce cas implique aussi la prison, le cas échéant. Sans que l’on soit forcément des assassins ou des criminels, les poursuites pénales vous concernent au premier chef. A charge par vous de prouver votre innocence. Rien n’est parfait en Haïti ou ailleurs. Certains dossiers peuvent avoir été maltraités ou traités avec légèreté dans la pure tradition d’abus de pouvoir de notre système politique. Mais ceux qui veulent occuper des charges politiques ici ou ailleurs doivent savoir aussi qu’en cas de problème, ils sont ceux-là à qui l’on demandera des comptes. La tradition d’impunité doit cesser pour qu’il apparaisse désormais normal que les tenants de l’État soient des justiciables au même titre que le commun des citoyens et qu’en cas d’emprisonnement, ils ne jouent pas les martyrs, les victimes de représailles politiques, même s’il est certain que cela puisse être véritablement le cas, à l’occasion. De ce côté, nous devons faire beaucoup d’efforts de dépassement pour traiter les dossiers d’anciens dirigeants emprisonnés avec équité pour leur enlever l’auréole de martyrs qui les rendent aptes à entrer dans les bonnes grâces du pays ayant mauvaise conscience. Dans notre système, un séjour en prison est souvent le baptême requis pour partir à la conquête du pouvoir et de ses avantages…

L’acte politique du groupe majoritaire au Sénat de la République doit ouvrir les yeux de la nation, provoquer un électrochoc qui nous pousse à changer d’attitude quant à l’impunité. Nous sommes en train de payer notre passivité comme société. Pour introduire ce filtre infranchissable au-devant de nos institutions, nous devons être alertes aux faits et gestes des acteurs et opérateurs politiques. C’est de cette façon que nous les empêcherons de prendre d’assaut des postes pour lesquels ils n’ont pas l’honorabilité requise. Chaque Haïtienne, chaque Haïtien homme, femme politique, activiste ou pas doit désormais être comptable des délits commis pour éviter que le jeu politique soit biaisé et que ceux qui, normalement aurait dû être hors jeu parce qu’en contravention avec la justice ne soient pas, par onction du peuple souverain qui leur délègue indûment leurs droits, ceux-là qui imposent leur loi et barrent la route aux tenants de l’État de droit.

Enfin, le forfait du 2 Août 2011 au Sénat de la République, loin de décourager les potentiels serviteurs de l’État, doit renforcer leur détermination à assumer pleinement leurs responsabilités quand ils auront l’occasion d’être les décideurs aux timons des affaires de la République. Ils doivent prendre les moyens de transformer l’État en renforçant ses fondements, c’est-à-dire la Justice et le système politique pour que désormais l’on puisse demander des comptes aux délinquants et que le système puisse aussi juger à bon droit ceux qui étaient placés aux commandes et qui loin de chercher les voies et moyens pour faire progresser le pays ont préféré créer plutôt les conditions de l’affaiblissement et de la disparition de l’État. Ceci étant fait, les filtres seront posés et nos institutions ne risquent pas d’être des repaires d’imposteurs qui n’ont aucune qualité pour y siéger et dont la présence serait une insulte pour la République. C’est la meilleure garantie pour que demain soit différent d’aujourd’hui…

 

Décès du professeur Jean Claude Bajeux, figure de proue de l’intelligentsia haïtienne, combattant de la démocratie et grand défenseur des droits humains

Le secteur démocratique haïtien perd, avec la disparition de Bajeux, une voix dont l’autorité s’imposait

Publié le vendredi 5 août 2011

Le professeur Jean Claude Bajeux, 79 ans, est décédé jeudi après-midi en son domicile à Pétion Ville, suite à des problèmes de santé.

Directeur exécutif du Centre Œcuménique des Droits Humains (CEDH) jusqu’à son décès, Bajeux était, depuis les années 60, de tous les combats contre la dictature, pour la démocratie et le progrès. Des luttes qui l’amenèrent dans divers pays, dont la République dominicaine, où se trouvaient d’importantes communautés haïtiennes. Ses missions y furent, tour à tour, d’encadrement, de formation et/ou de conscientisation politique.

Membre du clergé catholique au moment de la transformation du régime duvaliériste en dictature féroce, il fit partie des prêtres, jésuites et spiritains pour la plupart, expulsés ou contraints à l’exil dans les années 60 par Papa Doc, en raison de leur engagement politique. De nombreux membres de la famille Bajeux furent exécutés par les sbires du dictateur.

A son retour d’exil en 1986, Bajeux fut de ceux qui lancèrent le projet de grand rassemblement des forces démocratiques qui se concrétisa alors sous le nom de Congrès National des Mouvements Démocratiques (CONACOM). Il prit une part active au débat autour de l’élaboration de la Constitution de 1987.

On devait par la suite retrouver Bajeux au premier rang des combattants pour la tenue d’élections libres en 1987 et dans les mêmes cercles, avec autant d’ardeur et de détermination, quand, après le massacre d’électeurs le 29 novembre 1987, il a fallu s’opposer à la dérive totalitaire du Conseil National de Gouvernement (CNG) dirigé par les généraux Henry Namphy et Williams Régala.

Le CEDH dirigé par Bajeux et son épouse Sylvie Wadestrandt (elle-même parente de certains des 13 militants du groupe « Jeune Haïti » exécutés par les Tontons macoutes civils et militaires), a suivi par la suite de très près tous les autres scrutins qui devaient se tenir dans le pays, y compris les tout derniers desquels sont issus les dirigeants actuels. L’organisme a ainsi constamment mis à contribution ses ressources soit dans l’observation électorale, soit dans les conseils et suggestions utiles à l’organisation de bonnes élections.

En 1994, au retour à l’ordre constitutionnel avec le rétablissement dans ses fonctions du président Jean Bertrand Aristide renversé 3 ans plus tôt par un sanglant coup d’Etat militaire, Bajeux occupa le poste de ministre de la Culture. Il fit partie de la Commission présidentielle de réflexion sur l’amendement constitutionnel formée presqu’à la fin du second mandat présidentiel de René Préval.

Le secteur démocratique haïtien perd, avec la disparition de Bajeux, une voix dont l’autorité s’imposait. Il ne s’embarrassait point, en effet, de nuance ou même d’élégance quand il fallait cracher la vérité à la face des « grands ».

Jean Claude Bajeux a traduit de l’anglais au français deux importants témoignages sur la dictature duvaliériste, « Le Prix du sang » et « L’héritier », du spécialiste d’Haïti et journaliste d’origine néo-zélandaise, Bernard Diederich. [jmd/Radio Kiskeya]

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