jeudi 11 août 2011

11 Août

Haïti – Reconstruction :

3,3 milliards pour un Nouveau Port-au-Prince !

11/08/2011 07:50:48

imageHier mercredi a été présenté à l’hôtel Karibe les plans d’un futur Port-au-Prince, commandés par la mairie de la capitale, fruit du travail de 40 experts haïtiens, ingénieurs, architectes, urbanistes du Centre Haïtien de Recherche en Aménagement et en Développement (CHRAD), pendant 14 mois.
Ils ont proposé un Port-au-Prince «futuriste», moderne avec un centre-ville totalement rénové, avec ses tramways et un bord de mer complètement réaménagé, en une zone touristique et de loisir, il est également prévu un quartier des ministères sur la rue du Champs de Mars, un quartier financier ainsi qu’un village des artisans, pour la «modique» sommes de 3,3 milliards de dollars, et prévoit la reconstruction sur une période de 5 ans.
Muscadin Jean Yves Jason, le Maire de Port-au-Prince, présent à la présentation a déclaré « Ce rêve d’un nouveau Port-au-Prince est possible ! », le Maire a également prôné une ville durable, une ville qui saura évoluer sans s’étouffer, un cadre de vie sain et un cadre de vie agréable pour tous, précisant que « le plan que nous avons présenté c’est une version qui peut être la version finale, mais nous allons l’agrémenter avec les réflexion qui vont être faites, et ce plan va être sanctionné par un arrêté communal qui dit que c’est le nouveau plan de Port-au-Prince ». M. Jason a précisé que l’argent pour les 13 ministères est déjà disponible.

« Je crois que c’est une opportunité pour que nous ayons enfin une ville moderne qui est adaptée aux exigences qu’il y a maintenant » indique Paul Antoine Bien-Aimé, le Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MITC) ajoutant que le travail qui a été présenté est « inspirateur » et qu’il va « encourager les gens à chercher de quelle façon nous pouvons réaliser une chose comme ça ». M. Bien-Aimé croit cependant que « la reconstruction de Port-au-prince c’est d’abord une responsabilité de l’Exécutif » ajoutant que « dans toutes les grandes Capitales internationales c’est toujours une coopération entre le pouvoir central et la mairie qui permet de moderniser une capitale. »
M. Fritz Jean-Louis, qui représentait la Présidence a déclaré que « la Présidence jouera sans faille le rôle d’intermédiaire auprès du Gouvernement à venir pour faire en sorte que toutes les mesures soient prises pour faire de ce projet une réalité et que ce nouveau centre-ville soit inauguré sous l’administration Martelly »
Rappelons que l’idée de tramway à Port-au-Prince n’est pas nouvelle, le 17 janvier 1878 la première ligne de tramway a été inaugurée, elle reliait la Croix des Bossales au Champ de Mars. À l’époque ce service fût un succès, mais la construction des voies était mal faite, les déraillements étaient fréquents, l’entretient des véhicules n’existait pas…
En janvier 2011, la fondation « Prince’s Foundation for the Built Environment » du Prince Charles basée à Londre et la firme de Miami, Duany Plater-Zyberk (DPZ), avait également présenté les images du futur Port-au-Prince.

http://www.haitilibre.com/article-2228-haiti-reconstruction-premieres-images-du-futur-port-au-prince.html
HL/ HaïtiLibre

 

Kébreau et le pantalon de Sweet Micky font des vagues !

Monseigneur Louis Kébreau, « nostalgique » du pantalon de Sweet Micky qui confère fougue, énergie pour agir au profit de la population, n’a pas de « jugement moral » sur ce personnage de scène obscène incarné jadis par le président Michel Joseph Martelly. L’important aujourd’hui c’est « d’encadrer le chef de l’Etat pour mettre le pays sur les rails ».
Mgr Louis Kébreau n’est pas un conseiller du président Michel Joseph Martelly. Mais, il confie avoir « conseillé » au chef de l’Etat, novice en politique, d’enfiler le pantalon de Sweet Micky. Sweet Micky dont la grivoiserie, les frasques et obscénités sont légendaires a, selon l’homme d’église, des vertus : la « fougue » et la volonté de faire, sans « tergiverser », à un moment où la population est confrontée à beaucoup de difficultés.
« On ne peut pas jouer avec la vie de huit millions d’Haïtiens », a répété Mgr Louis Kébreau, préoccupé par le dilettantisme, la polarisation politique, responsables de l’absence d’un nouveau gouvernement, trois mois après l’investiture du président Michel Joseph Martelly le 14 mai 2011.
Des vagues et des précisions
Les propos du Monseigneur Kébreau, tenus sur les ondes de Vision 2000, ont suscité des remous dans la presse et dans les réseaux sociaux. Certains y voient un appel à la répression lancé au président Martelly et d’autres une réhabilitation de Sweet Micky, un personnage de scène obscène.
« C’est très mal interpréter mes propos. Pas question de répression. Pas question de dictature », a martelé Mgr Louis Kébreau, le président de la Conférence éspiscopale sur Magik 9, le mercredi 10 août 2011. « Je n’ai pas de jugement moral. Si nous avons choisi un président, il faut l’encadrer pour mettre le pays sur les rails », a-t-il poursuivi, soulignant que « nous n’irons nulle part si nous continuons à déshabiller le président ».
L’urgence d’un coaching
« C’est un homme inexpérimenté qui a besoin de bonnes orientations pour bien connaître la mentalité, la culture du pays. Du monde d’où il vient à ce monde très étriqué, très difficile; il faut qu’il ait de bons conseillers, de bons guides, de bons visionnaires », a indiqué Mgr Kébreau, qui insiste sur la nécessité d’un pacte de gouvernabilité. « Si nous avons, a-t-il dit, élu un président, il faut un accord entre les autorités pour offrir la possibilité à la nation de vivre et d’aller de l’avant ».
« Il faut aller de l’avant », a lancé Louis Kébréau, rappelant que les conflits politiques sont toujours néfastes. « Haïti rate toujours des rendez-vous avec l’histoire. Et dans le jeu politique actuel on continuera à rater des rendez-vous », a-t-il prévenu.
L’archevêque du Cap-Haïtien, dont les propos sur le pantalon de Sweet Micky ont fait des vagues, a souhaité que l’on ait des dialogues paisibles dans le pays où il faudra également faire l’effort de considérer les choses positives de plus en plus. Bref, en rose pour sortir du gris et de la grisaille ambiante !!!
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Martelly à la recherche d’opportunités

Encore une fois, le chef de l’Etat s’est envolé pour l’étranger à la recherche d’opportunités ou pour améliorer l’image du pays, laissant derrière lui l’épineuse question de la ratification du choix d’un Premier ministre. Avant de prendre l’avion ce mercredi pour le Chili et l’Argentine, Michel Martelly a lancé une mise en garde formelle contre ceux qui veulent voir son échec. Il laisse sur le terrain une commission pour discuter avec les parlementaires sur la ratification du prochain Premier ministre dont le nom demeure inconnu.

Michel Martelly avant de s’embarquer abord de son jet privé (Photo: James Alexis)

S’il est vrai qu’il n’est pas encore entré en consultation avec les présidents des deux branches du Parlement pour désigner son troisième Premier ministre en trois mois, Michel Martelly part avec l’espoir que la commission qu’il a laissée aplanira le sentier des négociations. « A travers la commission que je laisse dans le pays, nous continuons à travailler avec les parlementaires pour le choix et la ratification d’un nouveau Premier ministre », a-t-il dit, mercredi à l’aéroport Toussaint Louverture, sans pour autant donner de précisions sur la nature de ladite commission.
« [Tèt frèt] Nous sommes obligés de faire les consultations. L’idée, ce n’est pas de prendre un nom et de le propulser. Nous l’avons déjà fait. L’idée, c’est de s’assurer que le prochain nom peut être ratifié afin d’avoir un Premier ministre et un gouvernement pouvant nous aider à atterrir la vision du président Martelly », a renchéri le chef de l’Etat.
Changement de ton
Michel Martelly s’adresse maintenant à ceux qu’il estime vouloir sa perte. « Je profite pour dire à ceux qui font campagne pour mon échec, de faire attention sur la façon dont ils le font. Nous sommes là pour défendre les intérêts d’Haïti. Pas plus tard qu’hier, nous avons reçu une note disant qu’une compagnie avait déjà déposé 70 millions de dollars pour participer à la construction du parc industriel dans le Nord, ce qui pourra créer près de 35 000 emplois. Mais, à cause de l’insécurité dans le pays et du fait que nous n’avons pas encore un gouvernement, elle se pose des questions sur la pertinence de son projet… », a regretté le locataire du palais national.
« Encore une fois, 35 000 emplois sont en jeu. Est-ce que c’est le président Martelly qui va être perdant ou le pays ? », s’est-il questionné, perplexe. « Je demande à la police de faire son travail en rétablissant la sécurité dans le pays. Je demande à la population qui a son rôle à jouer de participer, puisque l’avenir de la nation est entre vos mains. Vous devez savoir ce que vous voulez… », a avancé le chef de l’Etat sur un ton incitatif.
Pour Michel Martelly, un secteur quelconque essaie d’utiliser un groupe pour semer la pagaille dans le pays. Il a demandé, en ce sens, à la population d’ouvrir grands les yeux comme en 2004 lorsque l’ancien président Jean-Bertrand Aristide avait demandé à la population de « veye anwo veye anba ».
Encore une fois, le chef de l’Etat a repris ses belles promesses de campagne en disant qu’il veut offrir à la population la possibilité de vivre comme des êtres humains en changeant leurs conditions de vie. « Ceux qui vous donnent de l’argent pour faire du désordre ou qui le font eux-mêmes sont en train de détruire le pays… Je vous dis de faire le bon choix », a lancé le président.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a donné très peu de détails sur sa visite au Chili et en Argentine où il doit rencontrer, entre autres, les présidents de ces pays de l’Amérique latine.
« Pas la peine de vous dire que les problèmes du pays sont nombreux », a-t-il dit. Si Michel Martelly a reconnu que certaines solutions à ces problèmes dépendent de nos comportements et de notre attitude, il n’en demeure pas moins pour lui, de se tourner vers l’extérieur pour essayer de trouver des solutions plus concrètes. « En ce sens, nous allons rencontrer le chef d’Etat du Chili […] sur la possibilité de construction de beaucoup d’écoles. Pas besoin de vous dire que je suis très intéressé, puisque l’éducation est une priorité pour moi… », a déclaré M. Martelly.
Le président profitera de sa visite en Argentine et au Chili pour visiter des projets agricoles de grande envergure, entre autres.
Une prochaine fois, il aura à visiter le Brésil, puisque le chef d’Etat de ce pays ne sera pas disponible pendant son séjour au Chili et en Argentine.
A bord de son jet privé, N602JR, le président Martelly, à la tête d’une délégation, transite par Miami avant de s’envoler pour le Chili et l’Argentine. Il sera de retour le dimanche 14 août pour « fêter » ses 90 jours à la tête du pays, mais toujours sans gouvernement.
Robenson Geffrard
rgeffard@lenouvelliste.com

 

Haïti – Politique :

Martelly en Amérique Latine, toujours pas de Premier Ministre

11/08/2011 09:01:55

Haïti - Politique : Martelly en Amérique Latine, toujours pas de Premier MinistreHier le Président Martelly a laissé le pays pour se rendre au Chili et en Argentine pour une durée de 5 jours. Ce jeudi le Président Martelly sera reçu au « Palacio de la Moneda » où il rencontrera le Président chilien, Miguel Juan Sebastián Piñera Echenique. Il sera question entre les deux hommes, d’élargir la coopération entre les deux pays dans des domaines tels que la sécurité, la santé et l’éducation. Puis il se rendra vendredi en Argentine en réponse a l’invitation de la Présidente de l’Argentine, Cristina Fernández de Kirchner.
Avant de partir le Président Martelly a déclaré qu’il fait « ce voyage pour le peuple haïtien », et qu’il compte au cours de ses rencontres obtenir un support de ces pays pour Haïti. Avant de partir il n’a pas nommé de Premier Ministre désigné comme il l’avait fait avant son départ pour l’Europe le mois dernier. Une semaine après le rejet de Me Bernard Gousse, le Président de la République n’est toujours pas entré en contact avec les Présidents des deux chambres Rodolphe Joazile et Sorel Jacinthe, reliant le «problème» à une commission présidentielle chargée de conduire le processus de désignation d’un nouveau Premier Ministre, souhaitant à cette dernière un « bon travail »…
Martelly a également déploré le climat d’insécurité qui prévaut dans le pays et demandé à la Police de redoubler d’effort, et a dénoncé sans le citer, un secteur qu’il accuse de travailler à son échec.
De son côté le Président de la chambre basse a déclaré « nous sommes dans une situation où tous les acteurs doivent mettre de côté leur orgueil afin de travailler au bien-être de la population », ajoutant qu’après l’échec de deux premiers ministres désignés « le chef de l’Etat devrait revoir sa stratégie de manière à ce que son prochain choix soit ratifié…»
Michel Martelly devrait être de retour au pays ce dimanche 14 août, et devrait effectuer un voyage très bientôt au Brésil.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3547-haiti-politique-le-president-martelly-en-tournee-en-amerique-latine.html
http://www.haitilibre.com/article-3542-haiti-politique-3eme-round-l-equipe-presidentielle-reflechit-a-une-nouvelle-designation.html
http://www.haitilibre.com/article-3524-haiti-politique-reactions-du-president-martelly-suite-au-rejet-de-me-gousse.html
HL/ HaïtiLibre

 

Le ministre Bien-Aimé au parquet de Port-au-Prince

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Sans complexe, il a répondu à l’invitation du chef du parquet, Me Sonel Jean-François, ce mercredi 10 août 2011. Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul-Antoine Bien-Aimé, on ne sait trop pourquoi, était accompagné du président de la Chambre des députés, Sorel Jacinthe.
Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, M. Paul Antoine Bien-Aimé, s’est présenté au parquet de Port-au-Prince, ce matin sur l’invitation du titulaire Sonel Jean-François. Il a été invité à fournir des éclaircissements sur les faits de corruption de fonctionnaire relatés dans le rapport du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). Il a répondu à toutes les questions du commissaire du gouvernement. M. Bien-Aimé a promis de fournir d’autres informations à une prochaine rencontre qui aura lieu au ministère de l’Intérieur et des Collectivités territoriales.
M. Bien-Aimé n’a pas aimé la façon dont il a été invité par le chef du parquet. Il souhaite que l’appareil judiciaire ne rabaisse pas la fonction de ministre.
Par ailleurs, le titulaire de l’Intérieur a été félicité par certains secteurs du fait qu’il s’est rendu au parquet sans tenir compte de l’article 186 de la Constitution de 1987 qui stipule : « La Chambre des députés, à la majorité des deux tiers (2/3) de ses membres, prononce la mise en accusation :
A) du président de la république pour crime de haute trahison ou tout autre crime ou délit commis dans l’exercice de ses fonctions ;
B) du Premier ministre, des ministres et des secrétaires d’Etat pour crimes de haute trahison et de malversations ou d’excès de pouvoir ou tous autres crimes ou délits commis dans l’exercice de leurs fonctions ;
C)des membres du conseil électoral permanent et de la cour supérieure des comptes et du contentieux administratif pour fautes graves commises dans l’exercice de leurs fonctions ;
D) des juges et officiers du ministère public près la Cour de cassation pour forfaiture ;
E) du protecteur du citoyen. »
Coiffé de deux casquettes, le Premier ministre et ministre de la Justice, M. Jean-Max Bellerive, aurait qualifié de précipitée l’invitation du chef du parquet Sonel Jean-François, d’autant que le dossier est devant ULCC et l’UCREF, on doit attendre les rapports y relatifs, aurait-il déclaré.
Le chef du gouvernement démissionnaire a été au parquet. Etait-ce dans la perspective d’apporter son soutien au ministre Bien-Aimé ? Soulignons que le ministre Bien-Aimé a été accusé d’avoir mis sous payroll des parlementaires en fonction ainsi que d’anciens députés dénoncés par le rapport du RNDDH, qui sont tous d’anciens membres de la Concertation des parlementaires progressistes (CPP).
Jean-Robert Fleury

 

Haïti – Éducation :

Une rentrée scolaire qui s’annonce difficile

11/08/2011 10:05:50

Haïti - Éducation : Une rentrée scolaire qui s'annonce difficileLa rentrée scolaire devrait avoir lieu cette année le lundi 5 septembre. Le Ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) indique que les manuels et livres scolaires seront subventionnés à hauteur de 70% cette année, et que certains livres seront distribués gratuitement. Malgré cette aide considérable de nombreux parents se demandent encore comment ils vont payer les autres frais liés à la scolarisation, d’autant que certains n’ont pas encore fini de payer les derniers mois d’écolage de leurs enfants…
En septembre, 146,000 nouveaux élèves iront pour la première fois de leur vie à l’école, et ce gratuitement grâce au Fonds National pour l’Éducation (FNE) qui est alimenté à partir du prélèvement sur les appels téléphoniques entrant et les transferts d’argent, donc en grande partie grâce à la Diaspora.
De nombreux parents avaient l’espoir de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école gratuitement cette année, grâce au FNE, ils devront attendre, car le plan du Président Martelly s’étend sur 5 ans et ne touche que les enfants du primaire, d’autant plus que le Président axe pour le moment ses efforts sur les enfants n’ayant jamais étaient à l’école. Ces parents estiment que la rentrée scolaire 2011 sera nettement plus difficile que celle de 2010.
Mirlande Manigat, tant qu’à elle doute du programme d’éducation gratuite du Président Martelly « […] L’école gratuite, veut dire que l’État a des moyens pour envoyé seulement 100,000 enfants à l’école! Je dis que la population scolaire est de 5 millions d’enfants et c’est ça que la population croit, elle croit que cette année, leurs problèmes seront fini, car l’école sera gratuite… Je ne vois pas par quels moyens, l’État haïtien, avec la capacité de production de la société haïtienne, les revenus de l’État, le déficit en terme institutionnel, en terme d’organisation, en terme de planification… C’est un idéal qui n’est pas envisageable dans les 5 prochaines années… »
http://www.haitilibre.com/article-3554-haiti-politique-mirlande-manigat-doute-du-programme-d-education-gratuite.html
En juillet la Confédération Nationale des Éducateurs Haïtiens (CNEH) s’interrogeait sur la stratégie à mettre en place pour parvenir à une éducation gratuite http://www.haitilibre.com/article-3331-haiti-education-une-ecole-gratuite-oui-mais-comment.html
Jean Reynold Telfort, le directeur de l’enseignement fondamental, invite les directeurs d’école notamment ceux des écoles publiques à respecter le calendrier scolaire.
HL/ HaïtiLibre

 

Mirlande Manigat préconise la négociation

P-au-P, 10 août 2011[AlterPresse] — L’ancienne candidate à la présidence en Haïti, Mirlande Hyppolite Manigat, prône la négociation pour un fonctionnement harmonieux du pays, en référence au rejet par le parlement de deux candidats au poste de premier ministre choisis par le président Michel Joseph Martelly, .

« S’il y a un parti majoritaire (au parlement), il faut négocier (…) ; la solution, c’est le dialogue », déclare la secrétaire générale du parti rassemblement des démocrates nationaux progressistes (Rdnp), dans un point de presse donné le 10 août auquel a assisté l’agence en ligne AlterPresse.

Ces propos ont été tenus en marge d’une cérémonie d’adieu au défenseur des droits humains, Jean-Claude Bajeux, décédé le 5 août 2011 à l’âge de 79 ans.

La bonne marche des institutions haïtiennes ne saurait se faire dans un « désaccord » entre les pouvoirs exécutif et législatif, indique Hyppolite Manigat, se référant aux échanges difficiles qui se dessinent dans les rapports entre le parlement haïtien et la nouvelle présidence du 14 mai 2011.

Les 2 personnalités, Gérard Daniel Rouzier et Bernard Honorat Gousse, désignées respectivement par Martelly pour devenir premier ministre de son gouvernement, ont été désavouées par les parlementaires les 21 juin et 2 août 2011.

À environ 100 jours depuis sa prestation de serment (le samedi 14 mai 2011) comme chef d’Etat d’Haïti, Michel Martelly ne parvient pas encore à établir un nouveau gouvernement.

Qualifiant la situation actuelle de “politique-fiction”, la secrétaire du Rdnp écarte toutes possibilités d’apporter un appui ou de participer à la vie politique nationale aux côtés de Martelly

« Je ne fais pas de la politique-fiction (…) qui n’existe pas », explique Mirlande Manigat. [rh rc apr 10/08/2011 17:10]

 

Emouvante cérémonie d’adieu à Jean-Claude Bajeux

Les membres de sa famille, ses amis et des personnalités d’horizons divers ont, d’une seule voix, salué la précieuse contribution à l’Haïti démocratique de l’emblématique militant politique et défenseur des droits humains

Publié le mercredi 10 août 2011

Des témoignages sur les dimensions multiples de l’homme ponctués d’instants très émouvants ont marqué mercredi les adieux de sa famille et de ses amis à Jean-Claude Bajeux, figure de proue de la lutte en faveur de la démocratie et des droits humains en Haïti.

Ils ont été plusieurs à intervenir devant une assistance nombreuse réunie dans l’enceinte de la chapelle funéraire Ange Bleu qui, pour souligner l’implication sans concession du militant dans l’effort d’institutionnalisation de la justice haïtienne, qui pour mettre en relief son engagement citoyen d’avant-garde, ses combats politiques contre la dictature des Duvalier et la qualité exceptionnelle de ses travaux intellectuels. Autant de facettes que réunissait en toute modestie un seul et même personnage.

En présence notamment de l’épouse de Jean-Claude Bajeux, Sylvie Wadestrandt et de leur fils, Jacques Christian, les amis du disparu tenaient à saluer sa mémoire et à exprimer toute la douleur causée par son départ. Le journaliste et écrivain américain d’origine néo-zélandaise, Bernard Diederich, le père William Smarth, le sociologue Laënnec Hurbon, la militante féministe Danièle Magloire, l’écrivain Yanick Lahens et l’ex-ministre de la justice, Jean Joseph Exumé, proche collaborateur de Bajeux au sein du comité citoyen pour la réforme de la justice.

Parmi les nombreuses personnalités du monde politique et culturel, des organisations féministes et de défense des droits de l’homme à s’être associées à la cérémonie d’hommage, il faut souligner la présence des anciens candidats à la Présidence Mirlande Manigat, Jean Henry Céant, Jacques-Edouard Alexis et Evans Paul, de l’ex-Première ministre et amie proche du défunt, Michèle Pierre-Louis, du ministre du tourisme, Patrick Delatour, de son ancien collègue de la justice, Paul Denis, du cinéaste Arnold Antonin et de l’écrivain Gary Victor.

Rentré spécialement des Etats-Unis, Bernard Diederich, qui a perdu le traducteur de ses livres sur le régime des Duvalier, a mis l’accent sur l’opiniâtreté avec laquelle M. Bajeux avait défendu les droits des haïtiens en République Dominicaine alors qu’il commençait à peine son exil, en 1963. L’amitié profonde liant les deux hommes remontait à cette époque.

Plein d’émotion, le témoignage de Danièle Magloire sur la vie simple, le dévouement patriotique et les sacrifices ultimes du directeur du Centre œcuménique des droits humains (CEDH) a été maintes fois entrecoupé par les pleurs de la militante féministe, incapable de retenir ses larmes.

Tout comme l’oraison funèbre de Jacques Christian Wadestrand dans laquelle il a décrit son père comme « un modèle de dévotion, de droiture et de courage », elle a été un moment de grande effusion l’accolade entre Sylvie Bajeux et François Benoît. L’ex-officier des Forces Armées d’Haïti et le militant des droits humains portaient en eux, depuis près de cinquante ans, la tragédie de leurs familles décapitées par la barbarie d’une dictature sanguinaire suivie de deux décennies d’exil.

Après l’étape très symbolique de mercredi ayant suivi l’incinération de la dépouille, une messe sera chantée ce jeudi en mémoire de l’ancien prêtre jésuite, au Petit séminaire du collège St-Martial.

Parti vendredi dernier à l’âge de 79 ans, Jean-Claude Bajeux, poète et essayiste, fut également ministre de la culture après le retour d’exil du Président d’alors, Jean-Bertrand Aristide, en 1994. spp/Radio Kiskeya

 

Cérémonie d’adieu à la mémoire de Jean-Claude Bajeux ce 10 août

mercredi 10 août 2011

Une cérémonie d’adieu a lieu à la mémoire de Jean-Claude Bajeux, écrivain, poète, critique littéraire, fondateur du Centre OEcuménique des Droits Humains (CEDH), ex-Ministre de la Culture, ce 10 août 2011 à Port-au-Prince.

Elle se déroule à l’Ange Bleu (angle rue José Marti et Jean-Paul II) à 9:00 am, tandis que la famille reçoit à partir de 7:30 am

AlterPresse reprend le texte contenu dans le feuillet-programme de la cérémonie, qui est une lettre de Pierre Bonin, « vieil ami » canadien de Jean-Claude Bajeux à tous ceux qui étaient proches du défunt.

Chers ami-e-s de Jean-Claude et Sylvie Bajeux,

J’apprends à l’instant que Jean-Claude s’est envolé durant la journée vers une grande lumière, un espace de vérité, de justice et d’amour. Pour moi, c’est un prophète toujours en quête de justice, marchant sans relâche, alertant les humains de tous horizons, à l’instar des prophètes de l’ancien Testament.

Nul ne peut servir deux maîtres était le titre de sa dénonciation d’Aristide en janvier 2001 :
« … le mensonge officiel se trouve lié à la conviction insolente que le pouvoir appartient « nèt ale » à un « petit reste », mais contrairement au sens biblique attaché au mot « anawim », « les pauvres de Yahvé », le petit reste ici, ce sont les « plus malins », analogue au petit groupe de dirigeants décrit par Dostoïevski dans la Légende du Grand Inquisiteur, qui avaient trouvé plus intelligent d’accepter les offres du démon pensant que Jésus avait été bien sot d’avoir refusé. »

Dix ans plus tard, Jean-Claude tonne encore
« A moins que tous et chacun décidions de nous opposer à ce bal de ripoux et qu’on montre en clair, selon la loi, comment l’illégalité et l’impunité transforment en coquins de jeunes représentants et serviteurs de l’Etat et qu’avant toute chose, on proclame le réveil de la dignité, l’épiphanie de l’aube. »
Jean-Claude Bajeux, Ces fruits amers de l’illégalité, 7 janvier 2011

Avec une compagne exceptionnelle comme Sylvie, ils demeureront dans notre esprit un couple vivant, debout, persévérant au delà de tous les obstacles. Votre engagement nous redonnait courage, pour surmonter des multiples défaites et ne jamais se décourager. Un homme aimable, chaleureux, d’une générosité sans bornes. Un intellectuel exigeant, d’une immense culture, à la plume incisive certes, mais aussi un guide accueillant.
« …la boussole qui me guidait dans l’activité tumultueuse du CEDH est restée la même dans ce crépuscule infertile. Toujours et encore, on y rencontre l’humanisme chrétien du personnalisme, la recherche de la paix et la justice, et la Constitution haïtienne du 28 mars 1987 qui a proclamé, de façon réelle et prophétique, les obligations de l’Etat et des gouvernements de respecter la loi, les droits des citoyennes et des citoyens, de donner accès à tous « san pas pou ki » aux services communautaires, leur assurant santé et savoir. »
Jean-Claude Bajeux, idem, 7 janvier 2011

Jean-Claude était un homme de paix, un ferme opposant à la violence :
« La refondation de 1804 ne peut se faire qu’en faisant le contraire de ce qui avait été nécessaire en 1804 : il faut abandonner le chemin des armes, il faut enterrer les armes et leur dire adieu, il faut instaurer la grève de la violence. Il faut que la justice prononce ses verdicts et par là rendre inutile le recours aux armes. Il faut dire le crime par son nom et appeler les voleurs, les menteurs, les incendiaires, les assassins et les violeurs par leurs noms, tels qu’ils sont énumérés dans les articles du code pénal. Il faut donc sanctionner aujourd’hui ces fusillades qui ont emporté tant de monde depuis 1804, Capois-la Mort et Dessalines y compris. Ce n’est plus le temps de couper les têtes, c’est au contraire, le moment de remettre les têtes en place ; ce n’est plus l’heure de mettre le feu, car, pour notre survie, il est venu le temps de planter et de construire un nouveau monde, en soumettant ce monde-là, ces hommes, ces femmes, à l’ordre du plan, de la raison, de l’écriture ».
Jean-Claude Bajeux, Les crucifiés de l’histoire, Pâques 2004.

Partisan d’une « vision globale et intégrante de la justice »…JC Bajeux nous dit que
« …pour exercer cette justice, au niveau où elle veut être servie, il faut regarder, en même temps, au-delà de ce monde, le spectre lumineux d’une justice qui devient, est devenue, se doit de devenir, le moteur d’une société civilisée, la conscience d’une société humaine, et le centre d’un immense réseau de services publics. C’est de cette réalité que nous parlons, quand nous parlons d’une vision intégrale de la justice. »
JC Bajeux : « Pour une vision intégrale de la justice ». Discours d’ouverture du 11e Forum citoyen pour la réforme de la justice, 5 septembre 2009.

Convaincu que l’Etat de droit et la construction démocratique nécessitent prioritairement la réforme de la justice, Jean-Claude Bajeux mettra toutes ses dernières énergies à la relance du Forum citoyen.

Jean-Claude nous guidera encore longtemps, il y a tant à découvrir dans ses écrits militants :
« Cet arrachement du marécage où nous sommes englués demande, de manière antinomique, l’adhésion collective à une constellation de valeurs qui devrait nous qualifier comme société civile. Des valeurs à vivre et à réaliser et j’en cite cinq : l’égalité, la loi, la dignité humaine, le savoir, la solidarité. Et de ces cinq, je salue la loi dans un monde dont la justice serait la clé, la porte, le seuil et la lumière »
JC Bajeux, intervention pour le secteur des Droits Humains à la présentation des travaux pour un Nouveau Contrat Social , organisé par le groupe des 184, le 15 janvier 2005 au Karibe.

Salut mon vieil ami Jean-Claude

Pierre Bonin
Laval, Québec, 5 août 2011

 

Michel Martelly en visite au Chili et en Argentine

Avant son départ, le chef de l’Etat a maintenu le flou artistique sur la désignation d’un nouveau Premier ministre, tâche qu’il confie pratiquement à une commission présidentielle

Publié le mercredi 10 août 2011

Le Président Michel Martelly a laissé Port-au-Prince mercredi à destination de l’Amérique du sud où il sera jusqu’au week-end prochain en visite officielle au Chili et en Argentine.

Toujours sans Premier ministre, donc sans gouvernement, trois mois après son accession au pouvoir, le chef de l’Etat doit rencontrer successivement ses homologues Sebastiàn Piñera et Cristina Fernàndez de Kirchner autour des questions de coopération bilatérale.

Avant de s’envoler pour Santiago du Chili, première étape de sa mini-tournée, Martelly s’est contenté de souhaiter bon travail à la commission présidentielle chargée de conduire le processus de nomination et de ratification du prochain chef de gouvernement. Il n’a toujours pas levé le voile sur l’identité de son nouveau candidat.

Une semaine après le rejet du choix de Me Bernard Gousse, les Sénateurs du groupe des 16, qui lui avaient barré la route, attendent toujours de savoir quelle autre personnalité va désigner le Président qui en est déjà à deux échecs au Parlement.

Michel Martelly sera de retour en Haïti dimanche. Mais, il annonce qu’il se rendra très prochainement au Brésil afin de répondre à une invitation de la Présidente Dilma Rousseff. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Conférence Nationale :

Rasanble et Turneb Delpé vont écrire le président de la République

Mercredi, 10 Août 2011 17:41

Le regroupement politique Rasanble blâme l’Exécutif et le Parlement qui n’arrivent pas à s’entendre afin de mettre en place un nouveau gouvernement. Le Dr Turneb Delpé dit se rendre compte que les deux protagonistes de la crise politique font une mauvaise lecture de la réalité haïtienne. C’est pourquoi, selon le responsable politique, ils n’arrivent pas sur un terrain d’entente sur le choix d’un premier ministre trois mois après l’installation du président de la République.

Par ailleurs, Rasanble croit que la réponse au problème haïtien ne proviendra pas d’un président ou d’un parlement, mais de tous les Haïtiens.  Cette organisation préconise un dialogue politique devant déboucher sur une conférence nationale impliquant tous les secteurs de la vie haïtienne.

Selon Turneb Delpé, Rasanble compte écrire au président Michel Martelly et au Parlement pour faire valoir sa position.

 

Haïti : Sweet Micky ou Michel Martelly ?

Mercredi, 10 Août 2011 17:48

Les sénateurs Rodolphe Joazil et Anacacis Jean Hector comprennent mal l’appel de l’Archevêque du Cap-Haïtien, Louis Kébreau demandant au président de la République de s’enfiler le pantalon de Sweet Micky pour pouvoir diriger le pays.

Les deux senateurs se disent étonnés et croient que le prélat aurait plutôt suggérer au président de se séparer de l’artiste Sweet Micky au profit de Michel Martelly.

« S’il reste Sweet Micky, ce sera le carnaval tout le temps, il dansera toujours », a expliqué Anacacis Jean Hector dans son style humoristique.

L’Archevêque du Cap-Haïtien, qui estime que rien de concret n’a été fait pour changer la vie des Haïtiens depuis la prise de fonction du président Michel Martelly, déclare que la fougue de Sweet Micky pourrait permettre au chef de l’Etat de mieux diriger.

Le président de la Conférence Episcopale d’Haïti a profité pour dénoncer des manœuvres qui visent à ternir l’image du couple présidentiel et provoquer l’échec du chef de l’Etat.

 

Haïti – Economie :

Pour un budget décentralisé et un 14e mois pour les agents de la fonction publique

Mercredi, 10 Août 2011 17:38

Le député Antoine Rodon Bien-aimé soutient la démarche d’un groupe de sénateurs qui préconisent un budget décentralisé pour l’exercice fiscal 2010-2011. Ces sénateurs préparent un document-proposition en ce sens destiné à l’Exécutif.

Le président de la commission Economie et Finances de la Chambre des députés estime normal la demande de ces membres du Grand Corps selon laquelle chaque municipalité doit hériter d’une enveloppe de 50 millions de gourdes dans le nouveau budget.

Antoine Rodon Bien-aimé dit attendre la loi des finances du prochain exercice qui sera reparti raisonnablement, selon lui.

Le montant du nouveau budget n’est pas encore connu. Mais, selon le député Bien-aimé, il y a de fortes chances que ce soit le budget rectificatif pour l’exercice en cours qui va être reconduit par le gouvernement démissionnaire. Le nouveau gouvernement n’entrera pas encore en fonction à l’ouverture de l’exercice fiscal  d’autant que la loi des finances devait être soumise au parlement fin Juin en vue de son analyse.

Le président de la commission économie et finances de la Chambre Basse a aussi plaidé pour l’octroi d’un 14e mois aux 65 mille agents de la fonction publique.

« Nous allons insister, (…) étant donné la hausse du coût de la vie, (…) pour que les 65 mille employés de l’administration publique reçoivent le 14e mois. On attend le dépôt du budget afin de procéder au dispatching », a promis le parlementaire.

 

Haïti: le camp du Champ de Mars sera évacué

Trenton Daniel, The Associated Press / 10 août 2011 10:01

PORT-AU-PRINCE, Haïti – Le maire de Port-au-Prince a annoncé, mercredi, son intention de déplacer les milliers de personnes qui vivent dans l’un des plus grands camps de sinistrés de la capitale haïtienne, créé après le séisme dévastateur de l’année dernière.
Les responsables de la ville prévoient déménager les quelque 20 000 personnes qui vivent sur le Champ de Mars, la place publique située en face du Palais national, si le gouvernement approuve le projet, a déclaré le maire de Port-au-Prince, Jean Yves Jason.
Les sinistrés qui vivent sur la place seront déplacés dans un autre lieu situé dans les montagnes au nord de la ville, a précisé M. Jason.
Patrick Rouzier, conseiller en logement et en reconstruction auprès du gouvernement haïtien, a confirmé l’existence de ce projet à l’Associated Press. Il a expliqué que M. Jason voulait déplacer les familles du Champ de Mars à Morne Cabrit, une montagne située au nord de la capitale.
Le gouvernement a des réserves quant à cette approche, a indiqué M. Rouzier, sans donner de détails. Il a précisé qu’il était en déplacement avec le président Michel Martelly.
Le maire a affirmé que des «actes de banditisme» sur la place étaient l’une des raisons pour lesquelles les autorités voulaient vider le camp.
«Nous allons agir la semaine prochaine», a déclaré M. Jason à l’Associated Press.
Une vingtaine d’étudiants ont brûlé des pneus sur la place au cours des derniers jours pour réclamer justice pour l’un de leurs compagnons, qui a été blessé par balle durant une attaque pour voler son ordinateur portable.
Le camp du Champ de Mars est devenu un véritable bidonville, avec ses salons de coiffure, ses boutiques et ses restaurants. Il est l’un des plus importants symboles de la misère post-séisme en Haïti.
M. Jason a indiqué que les responsables élaboraient un plan pour dédommager les résidants du camp, mais n’a pas voulu dire combien d’argent ils recevraient.
Cette fermeture annoncée survient alors que les autorités haïtiennes sont critiquées pour la façon dont elles ont procédé pour évacuer les sinistrés des places publiques. Les Nations unies et des groupes de défense des droits de la personne ont estimé que le gouvernement n’en faisait pas assez pour fournir de nouveaux abris aux sinistrés expulsés des places publiques et des terrains privés.
La semaine dernière, de 60 à 80 manifestants ont bloqué la circulation sur une importante artère de la ville pour protester contre leur expulsion d’un terrain privé. Ils ont affirmé que les 125 $ que le gouvernement avait offert aux familles n’étaient pas suffisants pour trouver un nouveau logement.
Le président Martelly a affirmé le mois dernier qu’il s’opposait aux expulsions forcées.
Plus de 630 000 Haïtiens n’ont toujours pas de toit, 19 mois après le séisme de janvier 2010, selon l’Organisation internationale pour les migrations.
Dans un rapport publié la semaine dernière, l’organisation affirme que 94 pour cent des résidants des camps de Port-au-Prince seraient prêts à partir s’ils avaient d’autres possibilités de se loger. La plupart des sondés ont affirmé que s’ils devaient partir immédiatement de leur camp, ils n’auraient pas les moyens de payer un loyer ou de faire réparer leur maison endommagée par le séisme.
Le gouvernement du président Martelly veut vider les camps installés dans six places publiques de la capitale et déplacer les sinistrés dans 16 quartiers réaménagés, un projet soutenu par la communauté internationale. Le Fonds de reconstruction d’Haïti, géré par la Banque mondiale, a accepté le mois dernier de réserver 30 millions $ pour ce projet, sous réserve de soumission d’une proposition complète.

 

Haïti – Politique :

Mirlande Manigat doute du programme d’éducation gratuite…

10/08/2011 10:36:06

Haïti - Politique : Mirlande Manigat doute du programme d’éducation gratuite...S’exprimant devant les journalistes, Mirlande Manigat, candidate défaite aux dernières élections présidentielles, jette un regard lucide et pessimiste sur la crise politique et émet des doutes, sur les promesses du Chef de l’État d’offrir l’éducation gratuite aux enfants en mêlant sans distinction propos objectifs et partisans…
«…Si il y a un parti qui a la majorité parlementaire, c’est à dire 16 Sénateurs et 50 Députés, c’est lui qui doit choisir le Premier Ministre, mais si vous n’avez pas un parti qui a une majorité, vous devez vous assoir avec eux [les parlementaires] pour vous entendre, il n’y a pas d’autres solutions. […] la situation actuelle est arrivée à un degré dangereux de pourrissement… personnellement, je ne vois pas de perspectives positives pour notre pays, parce que nous sommes rentré dans une spirale d’escalade, cela veut dire : je suis fort, tu es fort […] Nous allons voir qui va gagner la bataille… je ne crois pas que c’est une bonne chose pour le pays…
[…] L’école gratuite, veut dire que l’État a des moyens pour envoyé seulement 100,000 enfants à l’école! Je dis que la population scolaire est de 5 millions d’enfants et c’est ça que la population croit, elle croit que cette année, leurs problèmes seront fini, car l’école sera gratuite… Je ne vois pas par quels moyens, l’État haïtien, avec la capacité de production de la société haïtienne, les revenus de l’État, le déficit en terme institutionnel, en terme d’organisation, en terme de planification… C’est un idéal qui n’est pas envisageable dans les 5 prochaines années.
NON, vous n’aurez pas l’école gratuite pour tout le monde, il faut être raisonnable, il faut être lucide, lorsque vous faites de la politique […] il ne faut pas dire à la population ce qu’elle veut entendre, la population est assez mûre, assez intelligente, lorsque vous lui dites la vérité […] En Haïti, nous avons environ 43% des gens qui sont analphabètes. Lorsque l’on n’a pas d’éducation, il faut parler de la scolarité et de l’alphabétisation… les personnes qui sont analphabète veulent que leurs enfants aillent à l’école, c’est une nécessité pour ces dernières. Il y a une aspiration, un besoin d’éducation, il y a un besoin de savoir dans le pays, et il faut tenir compte de cela […]
Il faut dire la réalité, expliquer comment l’État haïtien est capable d’envoyer gratuitement 5 millions d’enfants à l’école, personnellement je ne vois pas encore… »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

«Message» de Martelly à la Diaspora

10/08/2011 08:31:09

Haïti - Reconstruction : «Message» de Martelly à la DiasporaDans l’entrevue réalisée lundi par Radio Canada, le Président Martelly répondant à la question de la journaliste, sur ce qu’il comptait faire pour profiter de l’importante diaspora [de Montréal], de son expérience et de sa richesse pour venir aider Haïti, le Chef de l’État a répondu sous forme d’un message adressé à la Diaspora de Montréal, mais aussi à toutes les diasporas haïtiennes.
«…Moi j’ai des conseils pour la diaspora : n’attendez pas que votre pays change pour y revenir, participez à la refonte, à la reconstruction de votre pays. Regardez, Denis O’Brien, de la Digicel il n’est pas haïtien, il a entendu de mauvaises choses d’Haïti, il est venu quand même au pays et a investi. Il a osé investir des centaines de millions de dollars et aujourd’hui sa réussite est un exemple de succès dans la Caraïbes. Nous avons la culture de nous plaindre et d’attendre que quelqu’un fasse le travail pour nous… C’est à nous autres haïtiens de revenir au pays, de reconstruire notre pays. Ils attendent qu’on reconstruisent Haïti pour eux! Mais on parle de qui ? de Michel Martelly? On parle de qui ? Du canada, des États-Unis, de la France, de la Chine…? Vous avez déjà vu un pays reconstruire un autre pays ? Non, ce sont les fils du pays qui reconstruisent leur pays. Donc, nous attendons que les haïtiens reviennent au pays pour nous aider, pour mettre au service de leur pays cette expérience qu’ils ont acquise chez vous [Montréal]. L’autre chose que j’aimerais leur demander, c’est de vendre une bien meilleure image de leur pays, parce qu’on parle de création d’emploi, on parle d’inviter les investisseurs à venir s’implanter en Haïti. En claironnant à longueur de journée, que cela ne va pas chez nous, nous n’attirons pas les personnes, nous les repoussons, donc je demande à mes frères et sœurs haïtiens vivant à l’étranger de ne pas vendre les faiblesses d’Haïti, mais plutôt les opportunités que représentent ces faiblesses. Par exemple, lorsque je vais en Espagne, je ne parle pas du fait que nous n’avons pas d’électricité chez nous et que nous vivons dans le noir… Je dis plutôt, pourquoi vous autre espagnol, ne venez vous pas avec vos experts en énergie alternative, c’est une opportunité pour vous de faire des affaires, de créer des emplois et nous autres, nous profiterons de la lumière, cela diminuera l’insécurité… au lieu de dire… ça ne va pas, on est dans le noir… Vous voyez, il y a différentes façons de regarder une maison.. sous différents angles vous verrez différentes choses, mais c’est toujours la même maison […] lorsque je parle des faiblesses d’Haïti, moi, je les présente en tant qu’opportunités… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3550-haiti-politique-propos-du-president-martelly-sur-la-crise-politique.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Des propos politiquement incorrects

10/08/2011 09:20:44

Haïti - Politique : Des propos politiquement incorrectsLe Sénateur Edwin Zenny [Edo] du Sud-Est, dissident d’INITE, fervent partisan et ami personnel, du Chef de l’État, s’oppose a toute forme de cohabitation avec le G16. Il estime qu’il est normal que le Président Martelly souhaite gouverner avec sa famille politique, face aux parlementaires de l’ancien régime qui lui sont opposé.
Edo dont les déclarations et prises de positions publiques mettent en lumière des vérités de « l’ombre » est devenu la cible de plusieurs Parlementaires et de menaces a peine voilées… Depuis la dernière campagne électorale, le ton ne cesse de monter…
Zenny a précisé que les tensions entre certains Parlementaires et le Président Martelly ne sont pas « seulement une lutte de pouvoir, mais aussi une lutte des classes et de couleur. »
« Le Sénateur Moïse Jean-Charles me traite d’affranchi et agite la question de couleur alors que les anciens Présidents Jean-Bertrand Aristide et René Préval ont tous deux épousés des mulâtresses » a fait savoir le Sénateur Zenny, très en colère devant l’insulte, rappelant au Sénateur Moïse, qu’il n’avait pas choisi d’être un métis.
Zenny de son côté n’hésite pas a utiliser un langage «direct» lorsqu’il s’agit de défendre les actions du Président Martelly… Il a ainsi qualifié l’un des représentants du département sans le nommer [au choix : Joseph ou Wencesclass Lambert], quelques jours après le rejet de la candidature de Me Gousse, « d’intellectuel traditionnel » et « d’imbécile travaillant contre l’avancement du pays. »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2352-jacmel-elections-tentative-d-intimidation-contre-edwin-zenny.html
http://www.haitilibre.com/article-2369-jacmel-elections-joseph-lambert-decu-par-les-propos-d-edwin-zenny.html
http://www.haitilibre.com/article-3421-haiti-politique-exclusif-edwin-zenny-donne-tout-les-details-sur-les-10-000-us.html
http://www.haitilibre.com/article-3345-haiti-politique-edwin-zenny-denonce-la-vague-de-nominations-de-l-ex-president-preval.html
http://www.haitilibre.com/article-3136-haiti-incident-aeroport-le-senateur-edwin-zenny-solidaire-des-douaniers.html
http://www.haitilibre.com/article-2352-jacmel-elections-tentative-d-intimidation-contre-edwin-zenny.html
S/ HaïtiLibre

 

Haïti-Élections :

Travaux de refonte de la loi électorale dans la perspective de prochaines compétitions encore incertaines

P-au-P, 10 août 2011 [AlterPresse] — Une commission de travail est mise sur pied au sein du conseil électoral provisoire (Cep) dans le but d’aboutir à « une refonte de la loi électorale » , sous l’égide de laquelle se sont déroulées la présidentielle et les législatives de novembre 2010 et de mars 2011.

La conseillère électorale Laurette Croyance, les avocats de la section juridique du Cep ainsi qu’un expert de l’organisation des Nations Unies (Onu) font partie de cette commission de travail, selon les informations dont a pris connaissance l’agence en ligne AlterPresse.

Il y’a 2 semaines, s’est tenue une rencontre entre l’organisme électoral et différents partenaires nationaux et internationaux en vue de la planification des prochaines compétitions de la fin de l’année 2011 pour le renouvellement du tiers du sénat et des collectivités territoriales (conseils municipaux et conseils d’administration de sections communales / Casec).

En principe, 10 nouveaux sénateurs devront entrer en fonction en janvier 2012, au cas où sont organisées de nouvelles élections à la fin de 2011.

A l’approche des 100 jours après l’investiture d’un nouveau président en Haïti, il n’y a pas de gouvernement formel (excepté un gouvernement sortant, qui gère “les affaires courantes”), auquel un calendrier électoral, incluant un budget d’exécution, pourrait être acheminé.

Personne ne sait si les partis politiques vont convenir de participer à de prochaines joutes avec l’actuelle équipe du Cep, si décriée et soupçonnée de corruption dans la présidentielle et les législatives de novembre 2010 et de mars 2011.

Bien avant le départ de l’ancien président René Garcia Préval, le bruit courait de la possibilité de nomination de conseils municipaux et de conseils d’administration de sections communales dans les différentes collectivités territoriales.

Un projet qui ne serait pas écarté à l’arrivée du président Michel Joseph Martelly !

Le temps passe. Il reste moins de 4 mois pour pouvoir planifier des compétitions régulières avant la fin de 2012. Est-ce qu’on ne va pas encore assister à des élections au plus pressé, sans aucune concertation véritable avec l’ensemble des protagonistes ?

Dès lors, une nouvelle crise électorale pourrait découler de consultations bâclées…

Dans l’intervalle, seuls les conseillers électoraux Jean Thélève Pierre Toussaint et Laurette Croyance se présentent à leur poste au siège central du Cep à Pétionville (à l’est de la capitale).

Le conseiller électoral Jacques Belzin serait officiellement en dehors du pays, pour cause de maladie.

La conseillère électorale Ginette Chérubin avait démissionné de ses fonctions au Cep.

Le conseiller électoral, Jean Enel Désir, représentant de l’église catholique romaine au sein de l’institution, 66 ans, est décédé, le dimanche 1er mai 2011, dans sa résidence privée des suites d’une crise cardiaque. Jean Enel Désir, qui était écarté de l’institution électorale sous l’accusation de corruption, s’était démis de ses fonctions en août 2010, puis avait décidé de regagner le Cep en 2011.

Le président du Cep, Gaillot Dorsainvil et les autres conseillers Ribel Pierre, Anténor Guerrier, Leonel Raphaël, « se sont abstenus de se présenter » à leurs bureaux « relativement depuis 2 semaines », confie à AlterPresse un cadre de l’institution.

Dorsainvil, Pierre, Guerrier et Raphael, qui étaient appelés à comparaître devant le parquet du tribunal civil de Port-au-Prince depuis le 14 juillet 2011, n’ont pas répondu (à date) à la convocation du commissaire du gouvernement Sonel Jean-François.

L’absence de la majorité des 9 conseillers électoraux n’aurait pas, outre mesure, affecté le fonctionnement du Cep ces dernières semaines, indique une source contactée par AlterPresse. [rh rc apr 10/08/2011 1:55]

 

Mgr Kebreau réclame la fougue de  » Sweet Micky » au sommet de l’Etat

Le président Martelly doit revêtir son costume de Sweet Micky pour diriger le pays, c’est l’avis du président de la Conférence Episcopale d’Haïti (CEH), Mgr. Louis Kebreau. L’archevêque du Cap Haïtien, connu pour ses prises de position favorables au chef d’Etat, estime que le personnage de  » Sweet Micky  » est incontournable pour M. Martelly en raison des multiples obstacles qu’il devra surmonter pour réussir son quinquennat.
Les déclarations de Mgr Kebreau interviennent alors que le président haïtien poursuit depuis deux mois un bras de fer avec l’Inité sur le processus de ratification du Premier Ministre désigné. On ne peut pas vivre dans la tergiversation, il faut mettre le pays sur les rails, martèle le prélat.
L’administration Martelly touchera ses 100 premiers jours deux semaines et Mgr Kebreau constate avec amertume que rien n’a été fait. Faisant valoir que la fougue de Sweet Micky peut l’aider à contourner les différents obstacles à venir, le religieux dénonce le marronnage de certains secteurs qui font peu de cas des conditions de vies des haïtiens.
Mgr. Kebreau souhaite que le président soit direct dans son action. Il doit poser des actes qui permettent au pays de s’enraciner et trouver la route à suivre, insiste t-il. En tant que rassembleur le président Martelly pourra ressusciter la conscience morale en faisant appel aux sentiments patriotiques des acteurs.
Sur la scène politique l’archevêque du Cap Haïtien note la présence de  » petits Machiavels » et de personnes animées de mauvaises intentions qui s’évertuent à ternir l’image du couple présidentiel. Il exhorte ces détracteurs à reconnaître le coté positif de nombres d’initiatives du chef d’Etat.
C’est la première personnalité à prendre le contre-pied des déclarations de nombreux parlementaires de l’Inité faisant état de l’incompétence de l’ex chanteur. Un des chefs de file de l’Inité avait souhaité que Sweet Micky laisse M. Martelly diriger.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Jean-Claude Bajeux incinéré, place aux hommages ce mercredi

Une cérémonie en mémoire du patriarche de la lutte en faveur de l’instauration d’un Etat de droit en Haïti précédra une messe prévue jeudi

Publié le mardi 9 août 2011

La famille et les amis de Jean-Claude Bajeux organisent ce mercredi une cérémonie d’adieu en mémoire du célèbre militant des droits humains décédé vendredi dernier et dont le corps a été incinéré lundi, a annoncé la militante féministe Danièle Magloire jointe par Radio Kiskeya.

Au cours de cet hommage prévu en deux parties au parloir Ange Bleu, les parents du disparu recevront les condoléances à compter de 7h30 et à 9h00 interviendront les témoignages des proches collaborateurs et amis de M. Bajeux sur fond de chants grégoriens qu’affectionnait tout particulièrement l’ancien prêtre de l’ordre des jésuites.

Par ailleurs, une messe de requiem sera célébrée jeudi au Petit séminaire du collège Saint-Martial.

Danièle Magloire a rappelé l’énorme contribution à la lutte pour la démocratie et le respect des droits humains en Haïti du professeur Jean-Claude Bajeux, un opposant historique à la dictature des Duvalier qui avait massacré la quasi-totalité de sa famille en 1963.

Ancien ministre de la culture et dirigeant politique, poète, critique littéraire et essayiste, celui qui était devenu le patriarche du secteur des droits humains s’est éteint à l’âge de 79 ans. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Politique :

Propos du Président Martelly sur la crise politique

09/08/2011 15:10:34

Haïti - Politique : Propos du Président Martelly sur la crise politiqueAu cours d’une entrevue diffusée hier lundi à la télévision de Radio Canada, le Président Martelly a fait le point sur la crise politique actuelle, entre autres : l’absence de Premier Ministre, d’un gouvernement, l’éducation gratuite, l’état des relations entre l’Exécutif et le Législatif, la Constitution… Nous reproduisons les extrait important de cette entrevue.
«…Être qualifié comme un homme d’État ou comme un homme sérieux, ce n’est pas ma préoccupation. Ma préoccupation est simple ; relancer l’économie haïtienne, rendre l’accès possible à l’éducation aux enfants d’Haïti qui sont encore dans le rues en 2011, aborder la question de la reconstruction pour qu’elle soit réelle, finalement et surtout la question de la relance agricole. […] Les défis sont multiples et grands, mais qui trop embrasse mal étreint, c’est pourquoi que j’ai fait campagne en me fixant un certain nombre de points. Je crois que pour sortir Haïti de cette misère, il faut absolument que nous passions par l’éducation […] »
Concernant l’absence du Premier Ministre et d’un Gouvernement :
«…Le fait de ne pas avoir un gouvernement, ça nous tue, parce que c’est comme si on avait la tête, mais les mains coupées. Cependant, même avec les mains coupées on peut encore mettre sur pieds certaines choses, et c’est ce que nous faisons, nous n’attendons pas d’avoir un gouvernement. Pendant que nous travaillons à avoir un gouvernement, nous travaillons parallèlement à faire de notre politique de l’éducation un succès […] Nous avons identifier près de 146,000 nouveaux élèves qui iront pour la première fois de leur vie à l’école cette année, cela n’a pas été facile […] Nous avons l’argent, cela veut dire que tout est possible et aujourd’hui nous sommes au stade des inscriptions […] Donc, on n’a pas de gouvernement, mais cela ne nous empêche pas vraiment d’agir au niveau de l’éducation. »
Concernant la possibilité de travailler avec le Parlement
«…j’ai déjà travailler avec eux, puisque je me suis assis plus d’un mois avec eux pour travailler à la ratification du Premier Ministre désigné. Ce premier, Premier Ministre a été rejeté. Je me suis encore assis avec ces Députés et Sénateurs pour travailler à la ratification du deuxième Premier Ministre désigné, peut être que cela n’a pas porté fruit, parce que à un certain moment, les intérêts diverges… Pour moi, c’est tout simplement Haïti, mais peut être que pour d’autre, il y a eu, dans le cas de M. Gousse, un petit problème puisqu’il y avait un conflit entre certains parlementaires et le Premier Ministre désigné dans les années passées, c’est peut-être la raison pour laquelle M. Gousse n’a pas été ratifié. »
Concernant la volonté des Parlementaires de travailler avec le Président
«…Là, je me le demande […] ce qu’ils disent aujourd’hui, n’est pas forcément ce qu’ils diront demain… C’est là, qu’il y a un léger problème, mais moi, je suis prêt à travailler avec eux […) la Constitution prévoit que le Président choisira son Premier Ministre en consultation avec les Présidents des deux chambres, donc c’est impératif que je travaille avec eux, je suis décidé. Mais la Constitution dit aussi, que le Président choisira et tout autant qu’il n’est pas libre de choisir, cela veut dire que la Constitution n’est pas respecté. La Constitution ne dit pas, que le Président est forcé de choisir un Premier Ministre adoré par les parlementaires ou proposé par les parlementaires, ça dit le Président choisira son Premier Ministre, donc, je continuerai de choisir. Je souhaite ardemment que tous et chacun, comprennent, que l’heure est urgente… il faut penser à la population, parce qu’en fin de compte, c’est elle qui souffre […] Une fois que les parties […] l’Exécutif que je représente et le Législatif comprendront la nécessité de penser à ces personnes, je crois que ça ira plus vite. »
Concernant la possibilité de gouverner Haïti
«… Oui, Haïti est un pays gouvernable, sauf qu’il y a du travail à faire, il y a du pain sur la planche. Bien avant le tremblement de terre, on n’avait pas de plan de développement sur 25, 30 ans. Initialement, Port-au-Prince a été construit pour 200,000 habitants, aujourd’hui, elle en loge peut être 3 millions… qui sait? On n’a jamais fait des intérêts de la population une priorité, l’eau propre reste encore un luxe… »
Concernant l’option de gouverner par décrets et la Constitution
«…Toutes les options sont là, je dois vous dire que je n’y pense pas aujourd’hui, parce que je continue de travailler, j’avance bien en ce qui me concerne […] l’une des pièces qui nous empêche d’avancer est cette Constitution, une Constitution que nous avons voté en 1987, lorsqu’on est finalement sorti de la dictature de l’Exécutif. En voulant éviter la possibilité que cela se reproduise, on est allez un petit peu trop loin de l’autre coté… et aujourd’hui, on remarque que nous vivons tous simplement une dictature du pouvoir Législatif. »
HL/ HaïtiLibre

 

Haiti : Des matières fécales déversées par la Minustah près d’une rivière à Hinche

mardi 9 août 2011

Correspondance – Ronel Odatte

La population de la région du Plateau Central (est) réprouve les actes de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) qui a déversé en fin de semaine dernière des matières fécales prés de la rivière Guayamouc. Les autorités locales dénoncent ces pratiques, qualifiées de « vagabondage », moins d’un an après le déclenchement dans cette région de l’épidémie de choléra qui a déjà fait plus de 5000 morts à travers le pays.

Hinche, 9 août 2011 [AlterPresse] — Les habitants du quartier de Sully à Hinche (est) sont en colère après que plusieurs camions de la mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) ont déversé, le 6 août 2011, des matières fécales dans des trous creusés à quelques mètres de la rivière Guayamouc.

Les riverains ont été alarmés, mais n’ont pas pu stopper l’opération, selon des témoignages recueillis sur place par AlterPresse.

Pour l’heure, c’est l’inquiétude qui règne, et personne ne veut emprunter la route menant vers cette partie du quartier de Sully, où les matières fécales dégagent une odeur nauséabonde.

Le maire de la ville, André Renard, qui s’est rendu sur les lieux en compagnie de plusieurs journalistes, n’a pas caché son indignation devant ce qu’il appelle « une atteinte à la dignité humaine ».

« Je réclame, une fois de plus, le départ du contingent népalais. Ce sont des porteurs de la bactérie Vibrio cholerae, ils viennent nous exterminer, il est temps qu’ils partent », ajoute-t-il.

André Renard exhorte la population a s’organiser en brigade de vigilance en vue d’empêcher toute action visant à utiliser leurs quartiers comme dépotoirs de matières fécales.

De son côté, le premier sénateur du Plateau Central, Franscisco Delacruz (Alternative), qualifie le déversement de matières fécales près de la rivière Guayamuc d’acte de « vagabondage ».

L’élu du centre se propose de s’entretenir avec les autorités compétentes de de l’organisation des Nations Unies (Onu) en vue de corriger cette situation.

Par ailleurs, des jeunes qui habitent le village Kiskeya (Hinche) demandent à lÉtat haïtien de prendre des dispositions pour débarrasser le sol national des forces étrangères. Ils menacent de créer des troubles, si leur voix n’est pas entendue.

Des membres de diverses organisations sociales, interrogés par AlterPresse, expriment leur réprobation des actes posés par la Minustah.

Pour eux, les forces onusiennes n’accordent pas d’importance à la vie des Haïtiens. Ils critiquent aussi l’attitude, apparemment insouciante, des responsables de l’État.

Jusqu’à dimanche dernier (7 août 2011), aucun responsable local de la Minustah ne s’était prononcé sur les actions reprochées à la force onusienne.

La thèse, selon laquelle les casques bleus népalais basés à Mirebalais (toujours dans le Plateau Central) ont importé en Haïti la souche de choléra, a été confirmée par des scientifiques, entre autres le Francais Renaud Piarroux.

L’argumentation – accusant la force onusienne dans la propagation du choléra en Haïti – est développée dans le numéro de juillet 2011 de la revue “Emerging infectious diseases”, une publication des centres nord-américains de contrôle et de prévention des maladies (Cdc).

Les scientifiques ont présenté des “preuves solides”, “suggérant fortement” l’implication d’un contingent de militaires onusiens, originaires du Népal, ayant contaminé une rivière haïtienne à cause des mesures sanitaires inappropriées sur leur base.

Mais cette thèse a été réfutée par la Minustah.

Dès octobre 2010, les riverains de la rivière de Mirebalais avaient pointé du doigt les militaires népalais dans l’introduction de l’épidémie du choléra, à partir de matières fécales jetées dans le fleuve de l’Artibonite qui traverse les départements géographiques du Centre et du Nord d’Haïti.

Il s’en était suivi plusieurs manifestations de protestations contre la force onusienne déployée en Haïti depuis juin 2011. [ro apr 09/08/2011 17:00]

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