vendredi 12 août 2011

12 Août

Martelly reporte son voyage en Argentine

12/08/2011 11:06:28

Haïti - Argentine : Martelly reporte son voyage en ArgentineSelon un communiqué officielle émis par le Ministère des affaires étrangères de l’Argentine, le Président d’Haïti, Michel Martelly indique qu’il reporte son voyage http://www.haitilibre.com/article-3565-haiti-argentine-martelly-en-argentine.html en Argentine prévu pour ce vendredi « Le ministère des Affaires étrangères de l’Argentine informe que le Président d’Haïti, Michel Martelly, a décidé de reporter sa visite au pays après avoir pris connaissance du problème familiale que traverse la Présidente de la Nation, Cristina Fernández de Kirchner.
Cependant, et pour continuer avec les plans d’aide que développe notre pays en Haïti le Président Martelly a décidé que plusieurs membres de son gouvernement arriveront aujourd’hui en Argentine pour effectuer toutes les réunions prévues avec ses homologues/paires argentins dans le but de continuer avec l’intense agenda bilatéral.
Les deux Chancelleries fixeront une nouvelle date pour concrétiser la visite du Président Martelly en Argentine. »
HL/ HaïtiLibre

 

Le Bureau de la Présidence revient sur la visite de Martelly au Chili

12/08/2011 16:16:48

Haiti - Chili : Le Bureau de la Présidence revient sur la visite de Martelly au ChiliMichel Martelly, le Président de la République d’Haïti, a effectué une visite de travail à Santiago de Chili où il a été reçu avec faste et honneur, au nom de la République d’Haïti, par le peuple chilien et le Président Sebastián Piñera.
En cette occasion, le Chef de l’Etat s’est entretenu avec son homologue chilien autour des relations bilatérales, spécialement dans les domaines liés à l’éducation, les logements sociaux en faveur de la population, la défense nationale, la professionnalisation de la police et l’agriculture. Il a visité des projets de logements sociaux et explorer avec les experts chiliens le modèle de financement appliqué en vue de les reproduire en faveur des populations haïtiennes. Le Président s’est également rendu sur des sites ravagés par le tremblement de terre de 2010 et réaménagés au profit des populations sinistrées.
Ce fut un moment illustre pour les hôtes chiliens de recevoir un président haïtien à Santiago où il a été invité à dîner avec son homologue et sa suite, et visiter des institutions dont l’académie de police.
Le Président Piñera, qui s’est fait accompagner de hauts cadres de son cabinet dont les Ministres de la Défense et de l’Education, a promis de renforcer aussi la coopération avec Haïti dans le domaine de l’Education préscolaire qui représente l’une des priorités du Président Martelly.
Le Chef de l’Etat a rencontré, pendant plus d’une heure, les policiers haïtiens en stage de spécialisation au Chili et leur a rappelés combien la Nation haïtienne compte sur eux.
Ce voyage de travail devait également conduire le Président de la République en Argentine sur invitation de la Présidente Cristina Fernández de Kirchner. Ce voyage est reporté à une date ultérieure, suite à une indisponibilité de la Présidente argentine pour des raisons familiales.
http://www.haitilibre.com/article-3568-haiti-argentine-martelly-reporte-son-voyage-en-argentine.html
Le Président Martelly en a profité pour envoyer ses vœux de sympathie à la famille présidentielle et remercier le peuple argentin ainsi que la Présidente Kirchner de cette chaleureuse invitation.
Cette visite de travail au profit du peuple haïtien se fera aussitôt que l’agenda des deux Chefs d’Etat le permettra.
Toutefois, le Président Martelly a dépêché à Buenos Aires, une délégation de haut niveau, présidée par son Conseiller Politique Daniel Supplice, accompagné du Sénateur Francisco De la Cruz, de Jean Edner Nelson et de Herbert Docteur. Cette délégation aura à s’entretenir avec des officiels du gouvernement argentin en vue d’explorer les champs de collaboration, d’échanges et de coopération entre les deux pays.
Le Président de la République rentrera au pays ce week-end.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3564-haiti-chili-martelly-voudrait-que-la-minustah-devienne-une-mission-de-developpement.html
HL/HaïtiLibre

 

Un Premier ministre accompagne un ministre au parquet !

En plus d’être Premier ministre, Jean Max Bellerive est le ministre de la Justice et de la Sécurité publique. Il est donc doublement le supérieur hiérarchique du commissaire du gouvernement. Il est aussi, tout comme son ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales (MICT), un haut fonctionnaire de l’État.

12/08/2011

Tous les deux, à ce titre, jouissent du « privilège de juridiction », c’est-à-dire ils ne peuvent répondre que par-devant la Haute Cour de justice des crimes commis dans l’exercice de leurs fonctions. Pourtant, le mercredi 10 août dernier, Jean Max Bellerive et le ministre Paul Antoine Bien-Aimé se sont présentés au parquet de Port-au-Prince, pour répondre aux questions de Me Sonel Jean-François, temporairement placé à la tête du parquet. Le chef du gouvernement accompagnait, au nom de la « solidarité gouvernementale », le titulaire du MICT, Paul Antoine Bien-Aimé, interrogé suite au scandale de corruption qui éclabousse le ministère qu’il dirige.
« J’ai jugé bon d’accompagner le ministre Bien-Aimé au parquet, et j’ai eu un dialogue très ouvert avec le commissaire. Celui-ci a admis que la forme de son invitation n’était pas correcte », a expliqué le chef du gouvernement en sortant du bureau de Me Sonel Jean-François. Et comme une cerise sur le gâteau, un parlementaire, et pas des moindres, était aussi présent au parquet : le député Sorel Jacinthe, président de la Chambre des députés et vice- président de l’Assemblée nationale. Le parquet se trouvait donc au cœur d’un beau spectacle en réunissant des autorités des deux plus grands pouvoirs de l’État : l’exécutif et le législatif. Pourtant seul le ministre Bien-Aimé était dûment invité. Le commissaire du gouvernement ne fait pas partie du pouvoir judiciaire et n’est qu’un représentant de l’exécutif au sein de ce pouvoir. Il n’a pas de mandat et peut-être révoqué à tout moment par l’exécutif qui l’a nommé. Il reçoit des ordres du ministre de la Justice dans les dossiers dont il est saisi, sauf lorsqu’il intervient au tribunal en tant que ministère public. À ce moment-là, il peut librement développer ses points de vue en dehors des instructions reçues.
Monsieur Bellerive a cru utile de souligner que dans ce contexte politique particulièrement délicat tout acte du commissaire qui s’apparenterait à une chasse aux sorcières, à une tentative visant à humilier un ministre pourrait compliquer le jeu politique. Effectivement, la plateforme Inite dispose d’une majorité fonctionnelle au Parlement, qui pourrait lui permettre de contrecarrer toute « persécution » dont seraient l’objet les ministres de « son » gouvernement démissionnaire. Plus tranchant que le chef du gouvernement, le ministre Bien-Aimé croit que « dans ce pays on doit finalement respecter les postes et les fonctionnaires ». Se faisant le défenseur de tous les anciens et actuels ministres, le titulaire du MICT rappelle que seule la Haute Cour de justice est compétente pour poursuivre et juger de tels fonctionnaires.
Paul Antoine Bien-Aimé s’est montré très peu complaisant à l’égard du chef du parquet qui serait, selon lui, en quête d’influence politique. « En ces temps de transition, certaines personnes, voulant conserver leurs postes ou renforcer leur autorité, croient devoir aller à toutes sortes d’excès », s’indigne le ministre. Inconfortable sans le dire, dans sa délicate posture de ministre démissionnaire plusieurs mois après l’élection d’un nouveau président, Antoine Bien-Aimé avoue que c’est un employé du MICT qui a confié au Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) les informations relatives aux salaires des « consultants ». Faut-il rappeler que pour les besoins de la continuité de l’État l’équipe du président Martelly, qui tarde à devenir un gouvernement régulièrement ratifié, a investi tous les ministères dont les futurs titulaires ont déjà été désignés. D’ici là, de nouvelles têtes sont arrivées dans ces ministères, mais le ministre Bien-Aimé ne donne aucune précision sur les accointances de cet employé qui aurait livré ces secrets au RNDDH.
Même après avoir répondu à l’invitation du commissaire du gouvernement, à l’heure et au lieu fixés, le titulaire du MICT a fièrement annoncé aux journalistes que le chef du parquet se rendrait à son bureau au ministère dès la semaine prochaine pour avoir les informations que nécessite son enquête. Toutefois, pour l’instant, le ministre dit attendre le rapport de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC).
Pour sa part, le commissaire Sonel Jean François a expliqué n’avoir entamé aucune poursuite contre le ministre de l’Intérieur. Il s’agirait uniquement d’une recherche d’informations dans le cadre d’une enquête préparatoire, ce qui entre dans les compétences du parquet. « Une fois que des plaintes sont déposées, le parquet peut auditionner plusieurs personnes, ce que nous allons faire, avant de voir si on doit mettre l’action publique en mouvement ou si on doit procéder à un classement sans suite. » Sonel Jean- François promet de se rendre au ministère de l’Intérieur pour interroger des employés et consulter des documents en vue de faire lumière sur les accusations de « détournement de fonds » portées par le RNDDH et qui concernent à la fois un ministre et des parlementaires en fonction.
Selon le RNDDH, 14 parlementaires en fonction font partie d’une liste de 22 candidats de la plateforme Inite qui auraient été embauchés comme consultants au MICT en octobre 2010, donc en pleine période électorale. Ils recevraient et continueraient à recevoir des émoluments mensuels allant jusqu’à 100 000 gourdes. Le RNDDH questionne la forme de ces recrutements et rappelle que la fonction parlementaire n’est compatible avec aucune autre fonction rémunérée par l’État.
Par son pouvoir de contrôle, le Parlement pourrait couper court à tout suivi judiciaire sur ce dossier. Déjà, le ministre de la Justice est convoqué. Ironie de l’histoire : il devra se faire accompagner du chef du parquet de Port-au-Prince, son subalterne par-devant qui il a accompagné un ministre.

Eddy Laguerre
edgu85@yahoo.fr

 

L’édito

Haïti: Entre Noirs et Mulâtres à l’instar de droite et gauche

L’accession de Michel Joseph Martelly à la première magistrature de l’Etat et les choix successifs de Daniel Gérard Rouzier et Bernard Honorat Gousse comme Premiers ministres désignés ne seraient pas sans conséquences dans les débats sur les problèmes noirs et mulâtres qui ont toujours suscité de vives polémiques dans les rapports politiques entre groupes et classes sociales dans notre pays. A la Chambre des députés aussi bien qu’au Sénat de la République, les échanges sont constants sur ce terrain épidermique depuis la désignation de Daniel Gérard Rouzier. La réplique du sénateur Edwin Zenny à son collègue Joseph Lambert qui expliquait son attachement et ses liens privilégiés avec les affranchis du Sud-Est traduit le degré de méfiance des uns et l’agressivité des autres sur ce dossier litigieux.
Le retrait du sénateur Zenny du Groupe des parlementaires pour le Renouveau (GPR) et également du Parti INITE est davantage perçu comme un soutien de classe qu’un choix idéologique. Depuis la révolution de 1946 et surtout avec l’arrivée au pouvoir de François Duvalier en 1957 sous le label du noirisme, la question de couleur est toujours présente. Si aux élections de 1987, 1990, 1995, 2000 et 2006 et 2010 elle n’était pas à l’ordre du jour, parce que les vocables droite et gauche ont acquis droit de cité depuis le départ de Jean-Claude Duvalier en 1986 (avec le retour de l’exil d’une pléiade de militants politiques qui se réclament de la gauche et pour la plupart ont occupé le devant de la scène pendant toute la transition démocratique), la question de couleur n’a jamais disparu.
Dans sa lettre responsive adressée à Bernard Gousse, le groupe des seize sénateurs qui ont rejeté son choix comme Premier ministre dit prendre acte qu’un pouvoir de droite occupe l’espace exécutif depuis le 14 mai 2011. Il s’agit d’une stigmatisation d’hommes de gauche contre un pouvoir de droite. S’il en est ainsi, le groupe des 16 devrait déjà proposer au président Michel Martelly un pacte de gouvernabilité avec un consensus sur le choix d’un nouveau Premier ministre accompagné des axes programmatiques de bonne gouvernance conséquemment aux problèmes de chômage, de logement pour les sans-abri, de production de biens et services, d’infrastructures scolaires et universitaires et autres. Si ces soi-disant hommes de gauche vont s’aligner sur le discours des vingt dernières années de la plupart d’hommes de gauche qui prônent la répartition équitable des richesses du pays à l’opposé de la droite qui propose la multiplication de la richesse, nous avons un choix à faire.
Actuellement, où en sommes-nous ? Va-t-on faire l’expérience d’un pouvoir de droite éclairée et pragmatique ou allons-nous sombrer dans une droite démagogique, sans vision après vingt ans d’une gauche anarchique et maladroite ?
Lemoine Bonneau
bonneau@lenouvelliste.com

 

Martelly dénonce une « dictature législative » consacrée par la Constitution

Le président Michel Joseph Martelly n’en finit pas de faire des vagues et de susciter des polémiques. Cette fois, il dénonce une  » dictature législative »consacrée par la Constitution de 1987. « Il y a une dictature de la Constitution. Stricte et rigide », retorque le sénateur Steven Benoit,qui a dit au président qu’il ne devait pas aller aux élections s’il ne veut pas respecter la Constitution, la boussole de tous les élus.

Le président Michel Joseph Martelly à son arrivée au Chili

Quelques uns des conseillers du président Martelly en conversation avec l’ambassadeur d’Haïti, Harvel Jean-Baptiste

« L’une des pièces qui nous empêchent d’avancer, c’est cette Constitution. Une constitution que nous avons votée en 1987 lorsqu’on était finalement sorti de la dictature de l’exécutif. En voulant fuir la possibilité que ça se renouvelle, on est allés trop loin de l’autre côté. Et aujourd’hui, on remarque que nous vivons tout simplement une dictature législative », a confié le président Michel Joseph Martelly à la journaliste canadienne Paule Robitaille de la radio de Radio Canada dans une vidéo disponible sur Youtube.com.
Le chef de l’Etat, interrogé sur la possibilité de gouverner par décret pour contourner les obstacles du Parlement n’ayant pas ratifié deux Premiers ministres désignés en l’espace de trois mois, a indiqué que « toutes les options sont là ». « Je dois dire que je n’y pense pas aujourd’hui parce que je continue de travailler », a ajouté Michel Joseph Martelly, jalousement accroché à ses prérogatives constitutionnelles de « choisir son Premier ministre ».
« Quand le président n’est pas libre de choisir, cela signifie que la Constitution n’est pas respectée à la lettre », a-t-il dit, soulignant qu’il n’est pas obligé de désigner « le Premier ministre adoré ou proposé par les Parlementaires ». « Je continuerai de choisir. Je souhaite ardemment que tout un chacun comprenne qu’il y urgence », a prévenu le chef de l’Etat.
Concert de réactions
« Je ne crois pas qu’il y ait une dictature parlementaire. Je crois que tout président doit aller chercher une majorité pour avoir un Premier ministre et diriger le pays », a confié le sénateur Youri Latortue. « La Constitution de 1987, a-t-il dit, est venue rééquilibrer les pouvoirs selon la théorie générale de Montesquieu sur l’existence des pouvoirs. Avant 1986, c’était la dictature de l’exécutif et les autres pouvoirs étaient subordonnés ». Le sénateur de l’Artibonite a en outre indiqué que la compréhension des prérogatives de chaque pouvoir permettra à l’Etat de fonctionner.
Comme un couperet, le sénateur de l’Ouest, Steven Y. Benoit, a indiqué « qu’il y a une dictature de la Constitution. Stricte et rigide ». « Si vous ne voulez pas respecter la Constitution, vous n’avez tout simplement pas à aller aux élections, car la Constitution est la boussole de tous les élus », a insisté le sénateur Benoit, qui a souligné n’avoir pas souvenir d’initiative de Repons Peyizan ou de l’équipe du président Martelly pour corriger les anomalies de la Constitution en saisissant l’opportunité offerte par les opérations d’amendements de la loi mère.
« Que le président cesse de se plaindre et se mette au travail pour trouver une majorité parlementaire. Ce n’est pas en provoquant l’institution parlementaire qu’il trouvera cette majorité », a prévenu le sénateur Benoit,qui considère le chef de l’Etat comme son ami.
« Les élections pour renouveler le tiers du Sénat sont en novembre; le président doit préparer dix bons candidats afin d’avoir des alliés au Sénat », a-t-il indiqué, pressant le président Martelly à respecter les échéances constitutionnelles pour la tenue des compétitions électorales.
« Personnellement, je pense qu’il n’y a pas de risque d’une dictature parlementaire parce que le Parlement n’a pas les moyens de gouverner », selon Mme Mirlande H. Manigat, professeur de droit constitutionnel. « Je pense qu’il y a un déséquilibre au profit du Parlement », a ajouté Mme Manigat, pour qui le système politique actuel, « bâtard », n’est ni présidentiel ni parlementaire.
A ceux qui auraient tendance à crier au scandale et à la dictature, la constitutionaliste, battue lors d la dernière présidentielle, a indiqué que « le président Martelly peut prendre des décrets mais pas des décrets-loi ». Le décret est un acte exécutif avec des limitations, a-t-elle expliqué.
La femme politique a, une nouvelle fois, insisté sur l’urgence d’une harmonisation entre les forces politiques en présence pour le bien du pays.
« C’est une déclaration malheureuse du président de la République. On n’est pas dans une dictature parlementaire. Le Parlement a son mot à dire dans le choix du Premier ministre, et c’est le droit du Parlement de ne pas être d’accord », a dit le docteur Georges Michel, l’un des constituants de 1987. « Il faut trouver quelqu’un qui soit à la fois acceptable pour le président et pour le Parlement. Cette personne existe. Il s’agit de la trouver », a poursuivi Georges Michel, qui a cependant « déploré l’attitude irresponsable des 16 sénateurs », tombeurs de Me Bernard H.Gousse.
Sur la question relative au décret, il a indiqué que l’article 136 de la Constitution permet au président de la République de prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer la bonne marche de l’Etat quand il y a des organes qui ne fonctionnent pas. « Cet article, selon Georges Michel, est l’homologue de l’article 16 de la Constitution française de 1958, en moins violent ».
Le président Michel Joseph Martelly a dénoncé la dictature du Parlement à un moment où il ne parvient toujours pas à trouver une majorité pour faire ratifier un nouveau Premier ministre, un nouveau budget et matérialiser ses innombrables promesses de campagne.
Dans un style propre à lui, il a fait des vagues en considérant que la Constitution est « l’une des pièces qui nous empêchent d’avancer ». Dans le même sens, avant lui, avec moins de virulence, le président René Préval avait indiqué que la Constitution est « source d’instabilité ».
Roberson Alphonse
ralphonse@lenouvelliste.com

 

Une dictature législative ou un manque de négociation ?

12/08/2011 08:44:12

Haïti - Politique : Une dictature législative ou un manque de négociation ?Lors d’une interview accordée à une journaliste de Radio Canada, le Président Martelly avait déclaré «…et aujourd’hui, on remarque que nous vivons tous simplement une dictature législative », des propos qui ont fait réagir plusieurs parlementaires, selon eux il n’y a pas de dictature législative mais plutôt un manque de négociations. http://www.haitilibre.com/article-3550-haiti-politique-propos-du-president-martelly-sur-la-crise-politique.html
William Jeanty Sénateur des Nippes estime que Martelly est le principale responsable de la situation, pour lui le problème n’est pas au niveau du parlement «…je pense que le Président est plus responsable que tout le monde de la situation actuelle du pays, il est supposé connaitre la mentalité de la classe politique, il connait qui sont les personnes qui sont au parlement, il sait tout ce qu’il doit faire pour débloquer la situation, si maintenant il cherche un faux-fuyant ou autre chose pour expliquer l’immobilisme, je pense que c’est malheureux…»
Pour Guy Gérard Georges, député de Torbeck/Chantal, ce que fait le parlement n’est pas une dictature, il encourage plutôt M. Martelly a trouver une majorité comme les précédents Présidents «…lorsque M. Aristide était Président il avait une majorité parlementaire à sa cause, il faisait voter ce qu’il voulait, lorsque M. Préval est devenu Président il n’avait pas la majorité mais il a cherché à la créer […] aujourd’hui avec M. Michel Martelly je pense que l’apprentissage de la démocratie est beaucoup plus direct. Par exemple le Président peut souhaiter que nous allions au point A, mais après analyse, les parlementaires trouvent que le point A est mauvais, dans ce cas nous ne disons pas que nous n’allons pas nous déplacer, nous disons que nous n’irons pas par le point A mais plutôt le point B, ce n’est pas une dictature parlementaire…»
Pour Andris Riche, Sénateur de la Grand Anse, M. Martelly a une incapacité de négocier, et pour lui la seule façon de faire passer une politique c’est la négociation « lorsqu’il dit par exemple que nous avançons vers une dictature, ça prouve plutôt l’incapacité du Président et de son équipe de négocier, c’est à dire que le président est arrivé au pouvoir avec ses deux mains vides […] il savait avant de devenir Président qu’il y avait un parlement et qu’il n’avait personne au parlement, et s’il voulait faire passer sa politique, normalement il devrait négocier avec toutes les instances et groupes du parlement pour dégager une majorité…»
Le Sénateur de l’Artibonite, François Anik Joseph critique les déclarations du président qui sont, selon lui, une honte pour le pays. Il croit que le Président devrait faire des excuses publiques pour cet affront porté au pouvoir législatif, qualifiant les propos du Chef de l’État de « plaisanterie » et « d’absurde ».
Pour le Sénateur du Nord, Jean-Charles Moïse, le président se sent inconfortable dans un régime qui exige l’entente et le dialogue entre les différents pouvoirs et rêve d’une situation où il pourrait être le seul à décider du sort de la population. Selon lui le Président n’a jamais cru à la démocratie.
De leurs côtés le Plateforme des Organisations Haïtiennes de Droits Humains (POHDH) et le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) préviennent que tout début de dictature basé sur des attaques contre la constitution, serait la racine de tous nos maux.
HL/ HaïtiLibre

 

Plusieurs sénateurs condamnent la tentation du président de diriger par décret

Des parlementaires de tendances diverses ont exprimé leur indignation suite aux récentes déclarations du président Martelly qui envisage de diriger le pays par décret si le Parlement refuse de ratifier un Premier Ministre.
Pour une fois les sénateurs Anick François Joseph (Alternative) et Moise Jean Charles (Inité) sont logés à la même enseigne. Ils qualifient M. Martelly d’apprenti dictateur qui se propose de violer les prescrits de la constitution.
M. Joseph qui avait supporté la candidature du Premier Ministre désigné a tiré à boulets rouges sur le président Martelly. L’élu de l’Artibonite estime que le président n’a pas compris le fonctionnement d’un régime semi-parlementaire. En colère le père Anick exige que M. Martelly présente des excuses publiques aux législateurs.
Pour une fois les attaques d’Anick Joseph sont comparables à celles de son collègue de l’Inité. L’élu du Nord est irrité par les déclarations du chef d’Etat. Ceci prouve que M. Martelly ne croit pas en la démocratie, martèle M. Jean Charles.
Même s’il souhaite que le président se ressaisisse, M. Jean Charles dit n’être pas surpris par ces déclarations venant d’un neo-duvaliériste.
Les sénateurs Moise Jean Charles et Anick Joseph préviennent que le Parlement se dressera en face de M. Martelly pour s’opposer à ses tentatives. Le sénateur Anick rappelle que la chambre basse pourra alors réunir en chambre d’accusation et le Sénat en Haute Cour de justice pour juger le chef d’Etat.
De son coté, le sénateur Evalière Beauplan met en garde contre tout recours aux décrets. Il prévient que le peuple et le Parlement se révolteraient ce qui aura pour conséquence de créer un chaos généralisé.
LLM / radio Métropole Haïti

 

Dictature législative : « le président répète ses conseillers », selon le sénateur Anacacis

Le vice-président du Sénat de la République, Jean Hector Anacacis, réfute la déclaration du chef de l’Etat selon laquelle Haïti serait en proie à une dictature législative. Dénonçant l’excès de zèle du commissaire du gouvernement de Port-au-Prince suite à la convocation du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, il a par ailleurs annoncé de mauvais jours dans le pays.
Il n’y a pire dictateur que celui qui ne suit pas les conseils, lance Anacacis Jean Hector, en réaction aux propos du chef de l’Etat qui a déclaré dans une interview accordée à Radio Canada qu’Haïti serait sous le poids d’une dictature législative. Selon le parlementaire qui intervenait sur les ondes de Radio Magik 9 ce jeudi, ses collègues ne sauraient être considérés comme dictateurs puisqu’ils ne font que légiférer. Sans vouloir répondre du tac au tac, le vice-président du Sénat de la République pense que le chef de l’Etat n’a fait que répéter ce que lui dictent ses conseillers.
Anacacis se montre très critique vis-à-vis de ces derniers qui, selon lui, ne seraient pas à la hauteur de leur tâche et qui, en ce qui a trait aux rapports entre l’exécutif et le Parlement, se renferment dans une approche purement juridique de la Constitution. « Il faut aller au-delà de cette approche qui doit être également sociologique et politique », soutient le sénateur de l’Ouest appelant à une entente et à un compromis.
« Nous ne sommes pas en train de réclamer des postes ministériels, a vite précisé le membre du Groupe des parlementaires pour le renouveau (GPR). Mais par rapport à la nécessité de faciliter la bonne collaboration entre les représentants de l’ exécutif sur toute l’étendue du territoire, les députés et les sénateurs et celle de faciliter l’articulation du pouvoir, le sénateur souhaite que la nomination des juges , des délégués départementaux et des directeurs généraux dans certains ministères clés puisse se faire en collaboration avec les parlementaires.
« Le président n’a pas le choix. Il n’a pas la majorité au parlement. Il n’a rien en main sinon qu’une clef de voyage », ridiculise le Parlementaire, qui rejette la thèse que ses collègues seraient de mauvaise foi.
On ne peut pas faire peur à INITE
« Personne ne peut faire peur à la plateforme INITE », lance Anacacis Jean Hector, qui pense que la convocation du ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales Paul Antoine Bien-Aimé par le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince Sonel Jean François aurait visé à nuire aux élus et aux dignitaires proches de cette structure politique. Le ministre avait répondu aux questions du commissaire du gouvernement sur des accusations de corruption au sein de l’instituion dont il est le titulaire et qui implique des élus INITE.
« C’est très mal jouer de la part du chef de l’Etat. Il aurait pu attendre d’avoir un gouvernement établi avant de se lancer dans cette chasse », dit Anacacis, avant d’ajouter que quand on fait peur à une bête, elle peut vous traquer en retour. Le sénateur, qui a conseillé au commissaire d’éviter tout excès de zèle et de ne pas faire les jeux d’un secteur, a, par ailleurs, annoncé de mauvais jours dans le pays.
« La note prise par l’administration américaine interdisant ses ressortissants d’effectuer des voyages non essentiels en Haïti indique clairement qu’il va se passer quelque chose dans le pays. D’ailleurs, le président l’a lui même confirmé quand il a déclaré que des secteurs seraient en train de distribuer de l’argent en vue de semer le trouble dans le pays », a fait remarquer le parlementaire.
Danio Darius

 

146 000 nouveaux élèves iront à l’école en septembre prochain gratuitement

« Nous avons pu identifier 146 000 nouveaux élèves qui iront à l’école pour la première fois de leur vie cette année », a révélé le président de la République Michel Joseph Martely dans une interview accordée à la journaliste canadienne Paule Robitaille dont la vidéo, postée sur Youtube a été diffusée. « Aujourd’hui, a-t-il dit, on est au stade d’inscription de ces élèves dans certaines écoles. On a leur adresse, leur nom, le numéro de téléphone de leurs parents. Et on a l’argent. Cela veut dire que tout est possible maintenant».
Le chef de l’Etat, l’air satisfait, a indiqué que « cela n’a pas été facile. Nous travaillons à faire de notre politique d’éducation un succès », a ajouté Michel Joseph Martelly, qui a créé un fonds spécial pour l’éducation, alimenté par des frais de (1 dollar 50 )prélevés sur les transferts d’argent et de 5 centimes par minute sur les appels internationaux en provenance de l’étranger. Jusqu’ici, on ne sait pas de manière officielle la quantité d’argent collecté.
Selon des sources concordantes, le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle a signé au début de cette semaine un contrat avec des imprimeurs de manuels scolaires subventionnés. Le retard est dû à la transition. « On a attendu la nomination d’un nouveau ministre de l’Education. Mais, face au retard constaté, le président Martelly a ordonné la signature des contrats avec les imprimeurs », a révélé sous le couvert de l’anonymat une source au ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle.
« La Maison Henri Deschamps met des bouchées doubles pour que tous les livres subventionnés soient prêts à la rentrée », a garanti M. Peter Frisch de la Maison Deschamps, le plus gros imprimeur de manuels scolaires dans le pays.
A chaque rentrée scolaire depuis quelques années l’Etat subventionne les ouvrages, offre des uniformes et met des cantines à la disposition des enfants à travers le pays, jusqu’à date on ne sait pas encore exactement les dispositions qui seront prises par le président Martelly.
Roberson Alphonse

 

Étudiants victimes d’agressions

La Présidence fixe sa position

12/08/2011 13:03:25

Haïti - Insécurité : Étudiants victimes d'agressions, la Présidence fixe sa positionDans une note de presse portant la signature de l’avocat Jean Renel Sanon, Secrétaire de la Présidence, la Présidence fixe sa position relativement aux étudiants victimes d’actes d’agression dans l’aire du Champs de Mars.
« Le Secrétariat Général de la Présidence a l’avantage de fixer la position de la Présidence, relativement au cri des étudiants victimes d’actes d’agression de la part de bandits qui utilisent les camps d’hébergements comme refuge, après avoir perpétré leurs forfaits.
À cet effet, il a été décidé d’adopter toutes les mesures légales qui s’imposent en vue de sécuriser les étudiants et la population en général, dans l’aire du Champs de Mars dans le strict respect des droits de la personne.
Aussi, pour faire suite à une réunion tenue avec les étudiants d’Universités, la Présidence est-elle en mesure d’annoncer la formation d’une commission mixte dont la mission sera de travailler, à partir des recommandations qui seront faites à l’autorité de convocation de manière à trouver une solution durable à ce problème.
Comme convenu, la commission sera formée de représentants des entités suivantes :
– La Présidence ;
– La Primature ;
– Le Parquet de Port-au-prince ;
– La Direction Générale de la Police Nationale d’Haïti ;
– La Mairie de Port-au-Prince; »
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Insécurité :

Le problème du Champ-de-Mars n’est pas vraiment l’insécurité

12/08/2011 14:43:29

Haïti - Insécurité : Le problème du Champ-de-Mars n'est pas vraiment l'insécuritéHier, l’inspecteur divisionnaire Dupont Joseph du Commissariat de Port-au-Prince a informé que le problème au niveau du Champ-de-Mars n’est pas vraiment l’insécurité, et qu’aujourd’hui le plus gros problème pour la Police Nationale d’Haïti (PNH) ce sont les étudiants qui manifestent dans la zone.
M. Joseph explique que le nombre de cas est à la baisse « de juin 2011 à août 2011 au niveau du commissariat de Port-au-Prince nous avons enregistré 23 cas de vol à mains armées pour la zone du Champ-de-Mars, et du 1er août au 11 août nous avons enregistré au niveau du commissariat 3 cas, lorsque je dis 3 cas, ce sont 3 cas qui ont été rapportés au niveau du commissariat…»
Une série d’opération ont également été menées par la PNH « […] par rapport à cette situation nous avons mené plusieurs opérations au niveau du Champ-de-Mars, suite à des informations que nous avons obtenus nous avions deux groupes qui faisaient des problèmes au niveau de du Champ-de-Mars, des groupes qui avaient prit comme surnom chèlè et bèt nwa, lors des opérations nous avons déplacé des tentes vides au niveau du Champ-de-Mars et avons arrêté plusieurs de ces messieurs et démantelé ces groupes…»
L’inspecteur divisionnaire explique qu’aujourd’hui « le problème que nous avons au niveau du Champ-de-Mars n’est pas vraiment un problème d’insécurité comme les gens le pense, le problème est qu’il y a un ensemble de petits voleurs qui font des vols à l’arraché de téléphones portables […] mais par rapport aux problèmes que nous avions auparavant où les malfrats sortaient leurs armes pour tuer les gens, comme le cas de l’étudiant qui a été tué après avoir été dépouillé […] ce genre de cas n’arrive presque plus sur le Champ-de-Mars […] il est vrai que la semaine dernière nous avons eu un étudiant qui a été touché par balle non loin de la Faculté d’Éthonologie…»
M. Joseph explique de plus que le travail des policiers est entravé par les mouvements de protestation des étudiants « depuis presqu’une semaine notre travail est bloqué au niveau du Champ-de-Mars […] nous sommes obligé de nous focuser sur les activités des étudiants [manifestation dans la zone de la faculté d’Éthonologie] au lieu de mener des opérations […] aujourd’hui le plus gros problème que nous avons au niveau du Champ-de-Mars c’est le problème des étudiants, car la zone est devenu inaccessible pour nous… »
Aujourd’hui la Présidence a fixer sa position relativement aux étudiants victimes d’actes d’agression dans l’aire du Champ-de-Mars, en adoptant toutes les mesures légales qui s’imposent en vue de sécuriser les étudiants et la population en général, dans cette aire
http://www.haitilibre.com/article-3570-haiti-insecurite-etudiants-victimes-d-agressions-la-presidence-fixe-sa-position.html alors pourquoi cette note de la Présidence si le problème n’est pas vraiment un problème d’insécurité selon M. Joseph ?
HL/ HaïtiLibre

 

La PNH reçoit un don pour renforcer la surveillance aux frontières

12/08/2011 13:57:40

Haïti - Sécurité : La PNH reçoit un don pour renforcer la surveillance aux frontièresHier la Police Nationale d’Haïti (PNH) a reçu un don de 16 pick-up, 30 motocyclettes, 3 bâtiments devant loger 2 dortoirs pour les instructeurs et un bureau pour la police scientifique ainsi que du mobilier et du matériel informatique et spécialisé pour la police scientifique. Ce don d’une valeur de plus de 2,5 millions de dollars a été offert par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) et le Gouvernement Japonais, il vise, entre autres, le renforcement de la surveillance aux frontières.
La cérémonie de remise de ce don a eu lieu à l’Académie de police à Frère, en présence de l’inspecteur général Jean Yonel Trécil, également chef de cabinet du directeur général de la PNH, Mario Andrésol, de l’Ambassadeur du Japon en Haïti, Kentaro Minami et de Luca Dall’Oglio Chef de Mission, OIM Haïti. M. Trécil a remercié le gouvernement japonais et l’OIM, est a assuré que la PNH fera un bon usage de ce don, reconnaissant que les défis sont nombreux aux niveau de la zone frontalière, cependant l’inspecteur général Trécil précise qu’avec l’aide de ses partenaires la PNH sera en mesure de faire face aux problèmes.
M. Minami, a informé que ce don à la PNH est une preuve de solidarité de son pays envers Haïti, et que cela témoigne de la volonté du Gouvernement Japonais de continuer à aider Haïti à progresser sur le chemin de sa reconstruction.
M. Dall’Oglio, souhaite pour sa part que les véhicules offerts à la PNH puissent être utilisé pour améliorer le contrôle de la zone frontalière et prévenir les trafics, notamment celui des enfants.
HL/ HaïtiLibre

 

Andrys Riché craint une collusion entre Martelly et le groupe des 16 pour la « continuité »

Loin de son discours combatif d’allié du chef de l’Etat, le Sénateur de l’Alternative relaie des rumeurs faisant état d’une entente secrète entre la Présidence et les fers de lance de l’opposition au Grand Corps en vue de maintenir le gouvernement sortant jusqu’en octobre et de paver la voie à une reconduction en douceur de la CIRH

Publié le vendredi 12 août 2011

Préoccupé par l’absence continue d’un nouveau gouvernement trois mois après l’arrivée au pouvoir de Michel Martelly, le premier Sénateur de la Grand’Anse (sud-ouest), Andrys Riché, s’est paralèllement interrogé jeudi sur l’existence présumée d’un pacte secret entre le chef de l’Etat et le groupe des 16 au Sénat en vue du maintien de la CIRH.

Déplorant le désordre total qui caractérise la situation politique du pays et l’omnipotence de la communauté internationale à travers la Commission intérimaire pour la reconstruction d’Haïti, le parlementaire de l’Alternative estime que du train où vont les choses le pays ne pourra avoir une nouvelle équipe gouvernementale à sa tête avant octobre prochain.

« Il ne faut pas oublier qu’il y a eu près de sept heures de négociation entre le Président de la république et le groupe des 16 avant le rejet du choix de Bernard Gousse. Personne n’a su, en fait, la nature et la profondeur de ces négociations », a déclaré perplexe Andrys Riché qui s’était pourtant, ces derniers mois, signalé comme l’un des plus solides alliés du Président Martelly et avait ouvertement appuyé son tout dernier Premier ministre désigné, écarté depuis.

Le parlementaire dit ignorer s’il n’y pas eu anguille sous roche entre l’Exécutif et les 16 qui font figure d’opposants radicaux à la Chambre haute.

Il voit rouge devant un éventuel deal politique entre ceux qu’on présentait hier encore comme partisans et adversaires du statu quo évoulant en parallèle.

Selon Riché, ce qui se dit à travers le pays concerne une entente que les deux parties auraient scellée afin d’assurer que le gouvernement démissionnaire du Premier ministre Jean-Max Bellerive reste aux commandes jusqu’au mois d’octobre qui coïncidera avec la fin du mandat de la CIRH.

Or, avant même cette échéance, Michel Martelly, qui se voulait le candidat de la rupture durant toute sa campagne, s’est déjà prononcé en faveur du renouvellement du mandat de cette instance controversée chargée de mener à bon port le processus de reconstruction post-séisme sous la houlette de ses deux co-présidents, l’ancien numéro un américain, Bill Clinton, et M. Bellerive.

Andrys Riché, qui dit croire que la position de la communauté internationale vis-à-vis d’Haïti sera moins ou plus intransigeante en fonction de l’état de « l’assiette politique nationale », souligne que la remise en scelle de la CIRH se fera au détriment de l’implication effective des haïtiens dans la dynamique de la reconstruction.

Enfin, le Sénateur de la Grand’Anse désapprouve le voyage qu’effectue actuellement le chef de l’Etat en Amérique du Sud (Chili et Argentine) au moment où le pays fait face à de sérieux problèmes susceptibles d’hypothéquer son avenir. spp/Radio Kiskeya

 

Haïti – Chili :

Martelly voudrait que la Minustah devienne une mission de développement

11/08/2011 15:54:20

Haïti - Chili : Martelly voudrait que la Minustah devienne une mission de développementLe Président d’Haïti, Michel Martelly a manifesté aujourd’hui au Chili son désir que les forces de maintien de la paix de l’ONU stationnées en Haïti puissent se transformer en une mission pour le développement.
Martelly a remercié le Gouvernement du Chili pour sa contribution à travers d’un contingent de cinq cents hommes à la Mission pour la Stabilisation d’Haïti auprès des Nations Unies (Minustah), qui est depuis Juin dirigé par l’ancien ministre des Affaires étrangères du Chili, Mariano Fernández.
« Un jour, nous voudrions que la mission de maintien de la paix puisse devenir une mission de développement », a déclaré aux média le Président Martelly qui était accompagné du président du Chili, Sebastián Piñera.
Le Président haïtien a été reçu au palais présidentiel par son homologue chilienne après avoir déposé une gerbe au monument dédié au libérateur Bernardo O’Higgins. En arrivant à La Moneda, le siège de la présidence, Sebastián Piñera a déclaré qu’ « Haïti est un pays qui a eu une histoire de réussite, actuellement il est confronté à de nombreux défis, mais il a un avenir prometteur. »
« En prenant ses fonctions (de président), vous avez fait preuve de courage et d’engagement envers votre peuple que nous admirons » a dit Piñera au mandataire haïtien.
Martelly a profité de l’occasion pour salué l’aide apporté par le Chili « Le Chili a été parmi les premiers pays à nous venir en aider [après le 12 janvier 2010], et sa contribution dans le domaine de l’éducation est aujourd’hui fondamentale » ajoutant que pour qu’Haïti surpasse ses problèmes « il faut envoyer les enfants et les jeunes à l’école…»
« Aujourd’hui, c’est un système et un régime démocratique dirigé par le président Martelly », a déclaré Piñera, qui a souligné que « le Gouvernement du Chili est fortement engagée, à la fois dans la récupération des institutions, de l’économie et du peuple Haïtien […] Nous voulons renforcer cet engagement, sur des sujets d’intérêt pour la population haïtienne, et où nous avons la possibilité de faire des contributions fructueuses […] comme dans le domaine des enfants, de l’éducation, du développement rural et la présence de la Minustah. »
« Le Chili va être près de vous, travaillons au coude à coude pour que votre gouvernement soit un bon gouvernement pour le peuple d’Haïti, qui mérite certainement un meilleur avenir » a ajouté le Président Chilien.
Michel Martelly se rendra à Rancagua, à 90 kilomètres au sud de Santiago, où il visitera un groupe de bâtiments qui ont été endommagés par le séisme du 27 Février 2010, d’autres maisons sont en construction et un certain nombre de maisons sont déjà terminées. Le Président haïtien sera accompagné par le ministre Chilien des Affaires étrangères Alfredo Moreno, et celui du logement Rodrigo Pérez Mackenna.
À son retour à Santiago du Chili, Martelly rencontrera des Haïtiens vivant dans la municipalité de Quilicura, où se sont installé la majorité des immigrants en provenance des Caraïbes au cours des dernières années.
Puis il retournera au Palais présidentielle pour assister à un dîner en son honneur, avant de se rendre demain en Argentine.
HL/ HaïtiLibre

 

Des parlementaires réagissent à l’audition d’un ministre, le magistrat invité à s’expliquer

Jeudi, 11 Août 2011 21:32

Un groupe de 5 sénateurs invite le chef du parquet de Port-au-Prince à s’expliquer sur les actions entreprises dans le cadre des accusations de corruption portées contre le Ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales concernant des parlementaires. L’invitation est formulée via le ministre a.i. de la Justice qui doit accompagner le commissaire Sonel Jean-François.

Des parlementaires critiquent la démarche du Parquet de Port-au-Prince qui a auditionné le ministre Paul Antoine Bien-aimé mercredi. Le sénateur Kelly C. Bastien l’a assimilé à de la persécution politique « en attendant que le ministre de la justice et le commissaire s’explique».

« … Parceque le ministre n’est responsable que par devant le parlement. La Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif produit un rapport sur sa gestion et le parlement statue, a expliqué l’élu du Nord.

« Aucune autre institution n’a à se prononcer sur la gestion ou sur une décision prise par un ministre sauf s’il est surpris en flagrant délit de poser l’acte », a ajouté le sénateur Bastien qui parle de dérive à freiner afin d’éviter d’autres crises à la société.

Le député Sorel Jacinthe estime que le chef du parquet a agi en dehors des protocoles, estimant que Me Sonel Jean-François aurait du plutôt rendre visite au ministre au lieu de l’inviter. Le président du bureau de la Chambre Basse qui intervenait en défenseur de Paul Antoine Bien-aimé qu’il présente comme un homme intègre, s’est dit persuadé qu’il y a une main cachée derrière cette affaire.

Par ailleurs, selon Sorel Jacinthe, le commissaire du Gouvernement a admis ses erreurs de procédures dans le cadre de l’invitation du ministre Bien-aimé. Le magistrat aurait promis de procéder autrement la prochaine fois.

Le Réseau National de Défense des Droits Humains a publié un rapport fin Juillet dans lequel l’organisme des droits humains a dénoncé des contrats signés par 22 parlementaires en fin de mandat avec le MICT. Pour le RNDDH, il s’agissait du détournement de fonds public à des fins électoralistes, question de financer la campagne électorale de ces 22 députés, membres d’un bloc proche du pouvoir.


 

Haïti – Économie :

2 millions de dollars pour les petites entreprises en croissance

11/08/2011 13:23:15

Haïti - Économie : 2 millions de dollars pour les petites entreprises en croissanceLe Fonds Clinton Bush Haïti a annoncé hier une subvention de 2 millions de dollars à TechnoServe pour implémenter un Accélérateur d’Entreprises Haïtienne (Haitian Business Accelerator) (HBA), un projet qui vise à transformer les petites entreprises en croissance, en entreprises prête pour les investissements et bancable pour développer l’économie formelle en Haïti et promouvoir les emplois.
TechnoServe, est un organisme sans but lucratif ayant une expertise dans les entreprises de construction et les industries en Afrique, en Asie et en Amérique latine, mettra en œuvre le projet. HBA travaillera avec les entreprises haïtiennes sur une durée de trois ans, elle identifiera les entreprises qui sont dignes de l’investissement et les transformera en entreprises qui sont prêtes pour l’investissement. TechnoServe sollicitera et examinera plus de 1000 plans d’affaires, puis sélectionnera les 750 entrepreneurs les plus adaptés à la réussite, et formera ce groupe d’élite avec les meilleures pratiques mondiales en matière de développement des affaires.
De plus, TechnoServe offrira six mois de mentorat d’affaires de pointe pour 60 entrepreneurs du programme HBA. Elle utilisera 300,000$ de la subvention de 2 millions de dollars pour fournir un accès immédiat au financement pour les entreprises les plus performantes. HBA cherchera à la fois des entreprises nouvelles et existantes qui pourraient bénéficier du programme et renforcera les capacités des prestataires de services de développement actuels. TechnoServe a déjà commencé à identifier une liste d’initiatives haïtiennes pour fournir un pipeline de petites entreprises en expansion qui bénéficieraient des services de HBA.
Comme Haïti travaille à se reconstruire, HBA répond au besoin de renforcement des capacités des affaires dans son économie. « À l’exception de quelques grandes entreprises, le secteur des affaires formel est très faible en Haïti, et les entreprises de toutes tailles ont beaucoup souffert depuis le séisme de l’année dernière », explique Paul Altidor, vice-président du fonds Clinton Bush Haïti pour les programmes et investissements. « Les petites entreprises en croissance ont le potentiel de transformer l’économie d’Haïti, mais ces entreprises ont besoin de sens des affaires et l’accès aux services financiers afin d’attirer l’investissement privé dont ils ont besoin pour se développer. L’Accélérateur d’Entreprises Haïtienne aidera à faire exactement cela. »
Le Fonds Clinton Bush Haïti travaille également avec TechnoServe sur le projet « Haiti Hope Project » qui vise à augmenter le revenu de 25 000 familles de petits agriculteurs dans le secteur de la mangue.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3501-haiti-economie-850-000-dollars-d-aide-pour-les-femmes-micro-entrepreneurs.html
HL/ HaïtiLibre

 

Regard de l’écrivain sur la déroute de l’élite haïtienne (1986-2011)

Les débats sur la déroute de l’élite haïtienne (1986-2011) se terminent généralement sur une certaine confusion. Quel rôle peut y jouer l’écrivain? Non pas se substituer à l’historien:à chacun son travail. Mais apporter un peu de rigueur et de clarté conceptuelle aux échanges. C’est à cet exercice crucial et passionnant que s’est livré le professeur-historien Pierre Buteau qui s’est penché, dans un exposé d’une profonde érudition, sur la stratégie à reformuler pour l’émergence d’une nouvelle élite.
Aventure intellectuelle, volonté de partager l’énergie de sa pensée profonde ou liberté de poser les nouvelles questions nées de l’ère du vide et du non-sens dans laquelle est entré de plain-pied le pays? Rien de tout cela. Pierre Buteau a réussi le pari de mettre en jeu la sociocritique dans l’histoire nationale récente. Conscient de la déroute de l’élite haïtienne, il a mis à nu des vérités qui ont ouvert de nouveaux horizons à la conscience des jeunes du Centre de lecture et d’animation culturelle(CLAC) de Marchand-Dessalines.
Cette initiative de la Direction nationale du livre (DNL) s’inscrit dans le cadre du «Dialogue avec nos Ecrivains contemporains» au cours duquel les jeunes de la province sont invités à découvrir les auteurs haïtiens et à se mobiliser autour de l’importance du livre et d’autres sujets d’intérêt général.Douze communes du pays où sont établis les CLAC sont ciblées dans ce programme visant la promotion du livre comme vecteur de développement et de renforcement des connaissances .
D’entrée de jeu, Pierre Buteau qui ne semblait rien négliger de sa méthode d’approche basée sur la pédagogie, s’est appliqué à définir le terme déroute qui signifie que les élites ont raté leur vocation, qu’elles ont été incapables d’orienter les populations vers les objectifs susceptibles de les concilier avec les intérêts sacrés du pays. Quant au concept d’élite jugé désuet voire inopérationnel, il traduit pour le conférencier les relations entre les masses et les nantis, car la nature des élites change à chaque étape de l’évolution d’une société.
Si le terme d’élite est inopérationnel, de quelle(s) élite(s) et par rapport à quel pays, se demande le panéliste qui se base sur les dernières élections qui se sont déroulées dans le pays pour admettre que le peuple ne croit plus aux élites. Et pour justifier son argument, il cite en exemple l’échec de Marc L. Bazin face à Jean Bertrand Aristide, de Leslie F. Manigat face à René G. Préval. L’élite dans une société est la partie la mieux apte à conduire la destinée du pays, professe- t-il.
A Sparte, en Grèce, on a établi les signes distinctifs de l’élite. Aux Etats-Unis, en France, etc., l’élite tend à former un groupe social. En 1770, le mot élite va subir une modification avec le Traité publié par le Marquis de Mirabeau qui fut préoccupé par l’ordre social en France sous Louis XV, sous le titre L’Ami de l’homme. Il questionna l’ancien régime et l’ordre socio-économique. Et l’aristocratie va se redéfinir par rapport au peuple, indique M. Buteau qui précise qu’une élite ne se distingue pas uniquement des masses, mais elle permet à celles-ci d’atteindre un degré plus élevé.
Et le terme élite prend ainsi une autre connotation pour devenir un groupe social distinct et de référence, devant servir de modèle et dont il faut s’inspirer. Ce groupe social de référence doit être aussi la matrice, la boussole, voire l’enracinement de la société.
Pierre Buteau distingue donc trois types d’élites: celle de l’avoir, celle du pouvoir et celle du savoir. La première, selon lui, donne le ton à l’économie. Elle l’organise en termes de stratégie. La deuxième organise l’Etat et la troisième, sans doute la plus saisissante de toutes, qui compose l’intelligentsia est dépositaire du savoir technique et intellectuel du pays. Le rôle de l’intellectuel est de produire une pensée élaborée pour le pays, fait-il remarquer.
D’où viennent nos élites, laquelle d’entre elles est en déroute par rapport à la situation actuelle, se demande perplexe M. Buteau. Seymour Pradel, Oswald Durand, Stenio Vincent, Démesvar Delorme étaient des journalistes dotés d’une grande formation académique et d’une grande éthique. Ils formaient la matrice du pays. Le système de production de l’élite se faisait, à leur époque, dans le cadre de l’ancien régime. Delorme, Firmin étaient des intellos représentatifs de l’élite intellectuelle qui aux 19e et 20e siècles remplissait convenablement son rôle, sans pour autant développer des relations directes avec le peuple. Il faut reconnaître qu’elle n’était pas toujours enracinée. Delorme qui fut un grand ami de Lamartine parlait d’Haïti sans la culture nationale que partagent les masses. La notion de culture populaire n’ayant pas existé à l’époque. Firmin, invité par Hugo à une conférence, porta celui-ci à s’incliner devant son éloquence qui fit la fierté du pays, mais c’est le choc de l’Occupation américaine qui a déterminé Price-Mars, Roumer et Roumain à découvrir le paysan, le monde rural dont la dégradation a commencé à cette époque, de l’avis du conférencier. Ils parlent de la culture populaire dans l’imaginaire et le lointain.
A propos des beaux jours qu’a connus la culture populaire nationale, Pierre Buteau n’a pu être en reste. De 1930 à 1960, c’était une référence majeure pour le pays. Le théâtre, la danse, la musique, la littérature ont même inspiré le monde international. Price-Mars, Roumain, Depestre par la profondeur de leur pensée et leur maîtrise de la langue française ont émerveillé le monde au moyen de leurs oeuvres respectives. Mais, nous assistons sous le régime de Jean-Claude Duvalier à une perte d’ethnicité. Et les masses dépassées par les événements s’enlisent on ne peut plus dans cette perte d ethnicité, déplore M. Buteau qui croit que l’uniformisation de l’école haïtienne devrait permettre aux élites de se retrouver dans les masses. Dommage que les classes moyennes privilégiées ont suivi le courant. Pour preuve: la bourgeoisie haïtienne de la troisième génération ne fréquente plus l’école haïtienne.
Quelle stratégie reformuler pour la production d’une nouvelle élite, se demande l’ancien ministre de l’éducation qui constate qu’on est en face d’un groupe social bien différent de ces groupes sociaux qui produisaient les élites dans le temps. A partir de ce moment, c’est la dérive. C’est la faute aux élites qui devraient contribuer à la transformation sociale du pays. Est-ce une fierté nationale qu’un Haïtien dirige, par exemple, une université étrangère. Pierre Buteau qui stigmatise ce qu’il appelle la distanciation sociale, déplore le fait que nous vivons dans une société fondée sur l’apartheid. Point de vue partagé par Marc Exavier et bien des participants qui, lors des débats, n’ont pas tari d’éloges à l’égard de la direction de la lecture publique de la DNL.

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