samedi 13 août 2011

13 Août

Haïti – Politique :

Selon Evans Paul il y a un manque de savoir-faire chez nos dirigeants

13/08/2011 08:14:26

Haïti - Politique : Selon Evans Paul il y a un manque de savoir-faire chez nos dirigeantsEvans Paul le leader du KID (Konvasyon Inite Demokratik), croit que la politique ne doit pas être improvisée et qu’il y a une certaine absence de savoir-faire chez nos dirigeants «…nous avons une crise de société où nous improvisons toutes les choses, la politique également, la politique a des règles une façon d’être faites, d’ailleurs nous voulons faire de la politique sans politique, nous voulons faire de la politique contre la politique […] or la politique c’est justement la responsabilité de travailler pour le bien-être de la société, une politique mal faites peut nous donner la situation que nous vivons actuellement, tandis qu’une politique bien faites est capable de nous donner une autre réalité. Nous devons moderniser la politique, la valoriser et c’est ce qui permettra d’avoir un meilleur comportement qui pourra mener à un mode de gouvernance qui répondra au desiderata du peuple haïtien.
Je vais aller jusqu’à dire que je ne crois pas que ni M. Martelly ni les parlementaires ont une mauvaise foi, je crois justement que nous vivons un problème qui est lié à une certaine absence de savoir-faire […] le problème n’est pas seulement de vouloir, mais il faut aussi avoir la manière, la méthode de le faire, et la méthode ne peut pas être faite en fonction de la volonté d’une personne, elle doit se faire avec la volonté mais dans le cadre d’un forum où l’exécutif et le législatif se mettraient d’accord sur le modèle de société voulu pour le pays. »
M. Paul a également réagit aux propos du Président laissant croire que nous vivons tous simplement une dictature législative « Ce n’est pas une dictature dans le sens que le parlement ne peut pas imposer sa volonté, la dictature c’est lorsqu’il y a un individu ou un groupe d’individus qui agissent pour leur propre intérêt au détriment du respect des droits des autres, le parlement agit dans le cadre de ses attributions, vous pouvez ne pas être d’accord, dire de c’est excessif, qu’ils vont trop loin mais le vote du parlement entre justement dans le cadre de la manifestation de la démocratie, c’est un choix politique que nous avons fait à travers la constitution que nous avons adopté, qui est la constitution de 1987 qui est en vigueur. Alors je ne peux pas dire qu’il y a une dictature, je peux dire qu’il y a une ambiance démocratique qui ne correspond pas à ce que la majorité des gens dans la pays attendent. »
Concernant sa possible désignation en tant que Premier Ministre, Evans Paul a tout simplement répondu «…ce que je peux dire tout simplement, en tant qu’homme politique, en tant que citoyen haïtien je ne suis ni indifférent ni obsédé, je suis là, disponible et disposé pour servir dans quelque soit le cadre […] l’important n’est pas mon avenir mais c’est ce que doivent faire Evans Paul et les autres haïtiens pour assurer un meilleur avenir au peuple haïtien et au pays d’Haïti…»
HL/ HaïtiLibre

 

Edito

Haïti: Trois mois avec le président Michel Joseph Martelly

«Quelle histoire!», s’était exclamé François Mitterrand, au lendemain de sa victoire aux élections présidentielles le 10 mai 1981. Quel «mât suifé!», aurait pu dire Michel Joseph Martelly, trois mois après son accession à la présidence de la République. Trois mois sans Premier ministre et sans gouvernement, trois mois marqués par le rejet par le Parlement de deux Premiers ministres désignés par le président. Trois mois de négociations avortées, de cacophonie, de références houleuses au passé, d’exercice malaisé du jeu démocratique, de non-dits, de vains appels au consensus et à la formation d’un gouvernement de coalition. Un premier bilan? Mais non! Il faut du temps. Il est injuste et inapproprié de procéder ici à une évaluation critique « totale-capitale » en l’absence d’un gouvernement légitimement constitué.
A bien y regarder, les leçons déroutantes de l’après-Préval ne sont pas aussi négatives qu’on le dise. La toute première leçon? Le taux très élevé des abstentions (4,654,576 soit 81% de la population totale en âge de voter) enregistré au niveau présidentiel est un indice significatif, un message fort pour construire et exécuter un mandat laborieux et un leadership pragmatique. Certes, le pays, rongé par un grand nombre de maladies récurrentes et hanté par de vieux démons cannibales, a besoin d’un gouvernement légitime, capable de susciter d’abord la confiance et l’apaisement mais ensuite d’initier les grands chantiers de la reconstruction avec sérénité et vigueur. A cet égard, le temps est un bien très précieux. On ne peut donc pas le laisser filer sous le flux et le reflux des luttes fratricides, des tiraillements, des jeux de pouvoir stériles. Comment alors peut-il réussir là où il a échoué au cours de ces trois derniers mois ?
En dehors de quelques problèmes de communication et de coaching, le président Michel Joseph Martelly, élu dans des conditions exceptionnelles avec 68% des votants et au juste 13% de l’électorat, a fait preuve jusqu’ici d’une grande patience et, dans cette guerre d’usure, a pu arriver à dégager apparemment à la Chambre des députés une certaine majorité. Au niveau du Sénat dont le troisième tiers doit être renouvelé en janvier 2012, les exigences et les nuances sont plus prononcées, alimentées par des hommes politiques aguerris, expérimentés. Le profil et les capacités intrinsèques du Premier ministre «ratifiable» correspondent à un exercice acrobatique périlleux.
Pour comprendre l’importance capitale de la fonction de Premier ministre dans cette conjoncture difficile, exacerbée sur le plan international par des soulèvements au Moyen-Orient et des crises financières alarmantes en Europe, il faut se référer aux enjeux économiques de la reconstruction, au processus de recomposition/décomposition de la classe politique avec le retour sur le terrain des présidents Jean-Claude Duvalier et Jean-Bertrand Aristide, à la détresse collective, à la présence de la MINUSTAH, à la composition disparate et mouvante des deux Chambres, à l’environnement du président lui-même et à ses nombreuses promesses électorales. Que nous faut-il en fait ? Il nous faut un Premier ministre rassembleur, crédible et avisé, secondé par des ministres efficients et prestigieux. Une femme au-dessus de tout soupçon? Un homme de parti ou un technicien ? Peu importe, au fond.
Visiblement, les obstacles auxquels Daniel Gérard Rouzier et Bernard Gousse ont fait face sans succès peuvent sans nul doute éclairer le président dans la désignation de son troisième Premier ministre. Désormais, à la somme remarquable des compétences de Daniel Gérard Rouzier et de Bernard Gousse (entrepreneur comblé et brillant juriste), le troisième Premier ministre de Michel Joseph Martelly devrait cette fois allier les qualités de l’esprit d’ouverture et les vertus de l’apôtre de la réconciliation. Est-ce là un voeu pieux ? Un rêve inaccessible?
En tous cas, Michel Joseph Martelly, animé par une fougue et une volonté indéniables, n’a pas d’autres armes pour surmonter les obstacles parlementaires et autres, sinon celles de l’ouverture, de l’apaisement et du consensus. Pour gouverner aussi, c’est-à-dire pour boucler au mieux son mandat de soixante (60) mois, les yeux et les gestes rivés vers la lutte contre le chômage, l’insécurité, l’impunité et la corruption, il n’a pas d’autre option ni d’autre stratégie politique d’ensemble.
Pierre-Raymond Dumas

 

Haïti – Argentine :

Daniel Supplice a été reçu par Héctor Timerman

13/08/2011 09:08:39

Haïti - Argentine : Daniel Supplice a été reçu par Héctor TimermanHéctor Timerman, le Ministre argentin des Affaires étrangères a reçu hier soir au Palais San Martín, le conseiller présidentiel Daniel Supplice, et probable futur Ministre des Affaires étrangères d’Haïti. Ensemble, avec des techniciens des deux pays ils ont discuté des programmes de coopération que l’Argentine développe en Haïti, plus particulièrement du programme Pro Huerta qui a contribué à créer dans le pays des Caraïbes quelque 12.500 jardins qui fournissent les moyens de subsistance et du travail à 90,000 personnes.
L’idée du gouvernement haïtien, est que ce programme puisse rejoindre 4 millions de personnes, tandis que le rôle de l’Argentine dans ce projet à trait à la coopération, au développement, au contrôle, à la sélection des techniques et au suivi.
La délégation dépêché à Buenos Aires par le Président Martelly, composé de son Conseiller Politique Daniel Supplice, du Sénateur Francisco De la Cruz, de Jean Edner Nelson et de Herbert Docteur ont effectué une série de rencontre au cours de la journée d’hier, avec différentes personnalités et officiels du gouvernement argentin en vue d’explorer les champs de collaboration, d’échanges et de coopération entre les deux pays.
En juillet dernier Héctor Timerman avait rencontré le Président Martelly, lors de cette réunion le Président l’avait remercié pour la « réaction rapide de l’Argentine à l’occasion du 12 Janvier 2010, et en particulier pour le travail effectué à l’hôpital militaire de campagne argentin dans le soin des victimes, il avait également souligné le caractère solidaire de la coopération de l’Argentine et son intérêt à l’approfondi… »
Après le 12 janvier 2010, le gouvernement argentin a fait don à Haïti de 35 tonnes de semences de maïs et d’haricot, de 600 jeux d’outils et 5000 manuels de formation. Ces semences ont été distribuées à 17.000 familles dans 6 départements (Artibonite, Centre, Nord, Nord-Est, Ouest et le Sud-Est).
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3568-haiti-argentine-martelly-reporte-son-voyage-en-argentine.html
http://www.haitilibre.com/article-3437-haiti-politique-martelly-ira-en-argentine-le-12-aout.html
http://www.haitilibre.com/article-3237-haiti-agriculture-reconstruire-le-secteur-agricole.html
http://www.haitilibre.com/article-2287-haiti-argentine-l-auto-suffisance-alimentaire-bientot-une-realite-en-haiti.html
http://www.haitilibre.com/article-1103-haiti-agriculture-des-experts-argentins-forment-des-haitiens.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Reconstruction :

Martelly a visité des projets de logements

13/08/2011 07:28:12

Haïti - Reconstruction : Martelly a visité des projets de logementsCe jeudi le Président Martelly s’est rendu à 90 kilomètres au sud de Santiago pour s’enquérir de l’expérience Chilienne en matière de reconstruction, il a visité plusieurs projets de logements pour les victime du séisme du 27 février 2010 au Chili, qui a causé plus de 30 milliards de dollars de pertes.
Michel Martelly était accompagné du Ministre Chilien des Affaires étrangères Alfredo Moreno, et celui du logement Rodrigo Pérez Mackenna. Il a visité le village de San Antonio, qui abrite temporairement 190 familles (600 personnes). Il a également visité les projets d’habitations «Don Mateo » et «Compañía Real» de la ville de Rancagua, où 800 logements sont construits pour les victimes.
« Le Chili aide Haïti, c’est pourquoi nous avons décidé de venir ici, afin de renforcer la coopération et prendre connaissance de leur expérience pour apporter des solutions et le développement à mon pays », a déclaré Martelly, ajoutant que le long terme ne signifie pas seulement « l’argent, au contraire la coopération peut être quelque chose de plus, comme la coopération sur les aspects techniques de la construction de logements parasismique. »
« En Haïti, nous n’avions pas de culture des tremblements de terre. Le dernier s’est produit il y a 150 ans. Donc nous ne pensions pas qu’un jour quelque chose allait arriver. Aujourd’hui, nous comprenons que nous devons vivre avec cette réalité. Il est très important de comprendre que nous devons construire d’une manière particulière pour prévenir les risques… », a déclaré le Président haïtien.
Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Moreno a expliqué que le but de la visite des projets de logements de Rancagua, à 90 kilomètres au sud de Santiago, était pour le Président Martelly de voir comment le Chili a résolu ses problèmes après le 27 février 2010, afin que le leader haïtien puisse définir de quelle manière une coopération puisse être établi entre les deux pays.
Le Ministre du Logement et du Développement Urbain, Rodrigo Pérez Mackenna, a tant qu’à lui remis au Président Martelly une copie du plan de reconstruction que son ministère exécute, et qui prévoit la construction d’ici 2014 de 200,000 maisons.
Martelly a également, jeudi, en fin de journée, visité une école dans la localité de Champa, à 50km de Santiago, où il fût accueilli par un groupe de 400 étudiants, puis il s’est rendu dans la ville de Quilicura où là il fût accueilli par un groupe de 200 enfants haïtiens qui vivent et étudient dans cette zone.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3564-haiti-chili-martelly-voudrait-que-la-minustah-devienne-une-mission-de-developpement.html
http://www.haitilibre.com/article-3574-haiti-chili-le-bureau-de-la-presidence-revient-sur-la-visite-de-martelly-au-chili.html
HL/ HaïtiLibre

 

« Non à l’usage abusif de la force et à l’arbitraire », lance le chef de la PNH à l’attention de certains membres de l’entourage du chef de l’Etat

13/08/2011 02:07:00 Auteur(e) La Redaction

image« Si la force pouvait garantir le pouvoir, de nombreux régimes seraient encore en place », a déclaré vendredi le directeur général de la Police Nationale d’Haïti (PNH), Mario Andrésol, en référence à des critiques qui auraient été émises contre l’institution policière dans l’entourage du chef de l’Etat.

« Très souvent, ce sont les conseillers des chefs d’Etat qui les induisent en erreur », a ajouté M. Andrésol, sans désigner qui que ce soit.

« Les choses ne peuvent pas se faire au moyen de la force ou de façon arbitraire », a déclaré le commandant en chef de la PNH en référence à l’avancement des enquêtes relatives à la tentative d’agression contre le chef de l’Etat au Cap-Haïtien et à la profanation de la Cathédrale de la même ville.

Le directeur général de la police dénonce le fait que, tout en minimisant le travail de la police, certaines personnes la rendent responsable de tout, sans tenir compte de la défaillance d’autres secteurs de l’Etat.

Mario Andrésol a fait ces déclarations en marge d’une visite au Sénat de la République, dans le cadre des dispositions prises en vue de la formation d’une unité de police spécialisée dans la sécurité des parlementaires en particulier, et dans la protection des installations et des biens de l’institution parlementaire en général.

« Ceux qui sont appelés à faire partie de cette unité seront soumis au critérium en vigueur pour le recrutement des membres de la PNH », fait savoir le chef de la police. La question sera débattue au Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), a-t-il précisé.

A noter que, quant à présent, en dehors de quelques policiers en détachement et d’un sous-commissariat sis dans la zone de l’ancien Palais législatif, la sécurité des parlementaires et celle du bâtiment logeant le Parlement sont assurées par des individus appointés selon des critères non définis.

Le député de Beaumont/Pestel (Grand’Anse, Sud-Ouest), Polyte Dionald, a été récemment tué par son propre garde du corps qui serait un évadé de prison. [jmd/Radio Kiskeya]

 

Bilan des réalisations du ministère de la Culture de novembre 2009 à juillet 2011

12/08/2011 13:23:00 Auteur(e) La Redaction

imageLe ministère de la Culture et de la Communication (MCC) a présenté une synthèse du bilan de ses réalisations sous l’administration de la ministre Marie-Laurence Jocelyn Lassègue, allant de novembre 2009 à juillet 2011. Un document de plus d’une centaine de pages parvenu à HPN ce jeudi.

Ce bilan tient particulièrement compte de trois moments de la période de novembre 2009 à juillet 2011. Il s’agit d’actions posées avant le séisme du 12 janvier 2010 ; tout de suite après le séisme, la période d’urgence et la période post urgence allant de juillet 2010 à aujourd’hui.
« Ce bilan, lit-on dans le document bien illustré par des images de qualité, se fera aussi en référence à des objectifs définis au départ, aux réponses urgentes qu’il fallait trouver dans les moments de crise. Et enfin, écrit-on, à la mise en perspective que nous avons faite des secteurs de la culture et de la communication dans le cadre de la reconstruction du pays ».
D’autre part, le MCC a tenu de souligner dans ce rapport, des réalisations d’envergure, notamment l’élaboration du Programme national de développement culturel (PNDC), dont l’objectif est de contribuer au développement économique et social d’Haïti par le renforcement de l’identité nationale, la cohésion sociale et la citoyenneté, indique-t-on.

HPN

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