lundi 15 août 2011

15 Août

Haïti – Sécurité :

Michel Martelly souhaite un changement de mandat de la Minustah

15/08/2011 08:53:29

Haïti - Sécurité : Michel Martelly souhaite un changement de mandat de la MinustahDe retour de son voyage au Chili, le Président Martelly, a dressé un bilan positif de ses différentes rencontres. Il a réitéré dimanche, dans une conférence de presse, sa volonté de transformer la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) en Mission de développement tout en revenant sur la nécessité de mettre sur pieds une force haïtienne de défense nationale. Le Chef de l’État a indiqué que le Chili était disposé à aider à la création de cette force et s’est réjouit de la coopération existant entre les deux pays autour de la formation de policiers haïtiens.
«…le Président chilien, Piñera a supporté fortement, la volonté que nous avons exprimé, de transformer le mandat de la Minustah en une mission active dans le développement du pays […] le corps chilien qui est sur le terrain est moins dans l’infanterie, ce sont plus des experts en développement, ils ont également le matériel sur le terrain. Malheureusement par le passé, nous nous sommes toujours mis dans la tête que la Minustah est là lorsqu’il y a des problèmes de maintien de la Paix, de l’ordre… ils ont des équipements qui peuvent nous permettre de faire des projets de développement… avec la volonté du Président Piñera nous allons voir dans un premier temps, comment transformer une partie de cette la Mission [chilienne] en Mission de développement. »
Lors de sa visite à l’Académie des carabiniers, le Président Martelly a rencontré le Général en Chef pour discuter de formation mais aussi de la création d’une force de défense haïtienne.
«…Le Général en Chef nous a présenté le plan de sécurité chilien et nous sommes revenu avec ce plan et le Ministre chilien de la défense arrivera dans huit jours en Haïti pour nous faire une présentation de leur force de défense. Ils sont d’accord pour nous accompagner dans la création de notre propre force de défense, cela fait longtemps que nous parlons de ça, il faut absolument passer à l’action. […] Le Chili a aussi offert de prendre plus de policiers en formation [40 actuellement, au lieu des 60 prévu], […] dans la prochaine promotion, nous allons parler avec le Directeur Général de la police pour voir comment nous pouvons, à travers ces échanges former plus de policiers avec cette offre chilienne…»
De son côté, Daniel Supplice, Conseiller du Président Martelly sur les questions internationales, qui a conduit une délégation en Argentine, a déclaré à cette conférence de presse :
«…nous avons rencontré les responsables du ministère [Argentin] de la défense et de la sécurité publique […] ils voulaient savoir trois choses, la position du Gouvernement Martelly sur la question de la Minustah, nous leur avons dit que la Minustah est importante, qu’elle n’est pas là pour rester à vie et que lorsque que nous auront notre force, pour apporter la sécurité, la Minustah partira graduellement. La deuxième chose qu’ils voulaient savoir c’est si le Président Martelly est intéressé à changer le mandat de la Minustah, nous avons répondu que le Président Martelly est très clair sur cette question, qu’il a dit plusieurs fois que la Minustah ne peut pas rester une mission de maintient de la Paix parce qu’en Haïti il y a pas une situation particulière qui exige une présence militaire […] l’ennemi du pays c’est le sous-développement, la faim et la misère donc il serait intéressant de transformer la force de la Minustah en force de développement pour faire des routes, des canaux, des ponts qui seraient plus utile pour nous. Le troisième point qu’ils ont soulevé, comme nous avions dit que nous voulions une force de défense nationale, est d’expliquer ce que nous avions en tête, nous avons dit c’est très simple, il y a deux aspects dans la question, un aspect de défense nationale et un aspect de sécurité publique. La sécurité publique est la responsabilité de la Police Nationale d’Haïti, la sécurité nationale est la responsabilité des forces de sécurité nationale, la dénomination est un détail, mais il faut que cela soit un corps para-militaire […] ils se sont dit d’accord et que c’est clair qu’il faut qu’il est ces deux forces et la Constitution le prévoit d’ailleurs… »
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-2881-haiti-politique-martelly-precise-un-peu-plus-son-projet-d-armee-moderne.html
http://www.haitilibre.com/article-2808-haiti-politique-michel-martelly-veut-creer-une-armee-moderne.html
http://www.haitilibre.com/article-2817-haiti-politique-conference-de-presse-de-michel-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-2831-haiti-politique-la-minustah-reagit-au-projet-d-une-nouvelle-armee-de-michel-martelly.html
http://www.haitilibre.com/article-2832-haiti-politique-rencontre-martelly-mulet.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Politique :

Propos de Martelly sur le prochain Premier Ministre

15/08/2011 11:04:58

Haïti - Politique : Propos de Martelly sur le prochain Premier MinistreDès son retour du Chili, le Chef de l’État est revenu sur la nomination du prochain Premier Ministre désigné, rappelant qu’une commission présidentielle travaillait avec les deux chambres à dégager un consensus indispensable à l’établissement d’un Gouvernement. « Il n’est pas clair pour le moment, qu’un candidat a été choisi…» a souligné le Président Martelly.
«…c’est la même commission, qui à l’époque du Premier Ministre désigné M. Gousse avait travaillé avec les parlementaires. Elle est formée de quatre membres et c’est M. Valentin qui mène les négociations, actuellement. Je viens d’arriver, je sais qu’ils travaillent, mais nous ne pouvons pas les forcer à avancer [les Parlementaires], on attend, on espère avancer […] parallèlement nous mettons sur pieds d’autres façons de fonctionner en attendant d’arriver là où nous voudrions, la mise sur pied d’un gouvernement, c’est ce qui est important pour nous aujourd’hui. »
Malgré la situation de crise le Chef de l’État à tenu à rappeler :
« Au niveau de notre satisfaction personnelle, nous pensons que nous avançons très bien, le Président est en bonne santé. Il y a des gens qui voudraient nous conduire dans une guerre des nerfs, mais ça ne marche pas […] nous n’avons pas perdu notre focus malgré tout ce qui ce dit. Notre programme d’éducation marche bien […] nous allons prendre la décision avec le ministère de l’éducation à savoir si la rentrée sera maintenue pour la date prévue ou si nous allons la reculer, pour que nous soyons plus solide dans la programmation […] nous avons l’argent pour envoyer les enfants à l’école et dans un premier temps le nombre que j’avais pensé envoyé à l’école sera beaucoup plus que ça […] Nous croyons que nous serons capable d’envoyer beaucoup d’enfant à l’école gratuitement cette année…»
Au sortir de sa conférence de presse, le Chef de l’État a précisé aux journalistes :
«…il y a beaucoup de monde qui peuvent être Premier Ministre, bien sûr j’ai besoin d’un profil, j’ai besoin de la loyauté, de différents critères, nous avons besoin d’une personne qui va appliquer la politique du Président, une personne qui soit capable de rassembler les personnes, qui a des compétences, une vision […] mais nous devons faire aussi en sorte, que lorsque cette personne aura été ratifiée, elle ne soit pas convoquée chaque 6 mois, chaque 3 mois, chaque 2 jours et qu’elle ne puisse pas gouverner. L’idée est de trouver un consensus, pour que nous puissions fonctionner sur 5 ans. En attendant nous allons nous concentrer sur les risques climatiques, l’éducation et la santé et c’est dans ce sens que nous travaillons actuellement. »
S/ HaïtiLibre

 

Haïti – Éducation :

100,000 enfants à l’école, le Président Martelly reste confiant

15/08/2011 09:25:51

Haïti - Éducation : 100,000 enfants à l’école, le Président Martelly reste confiant Le Président Michel Martelly a réaffirmé hier dimanche, son intention d’envoyer plus de 100,000 enfants à l’école à la prochaine rentrée scolaire…
« En dépit de l’absence d’un gouvernement, nous poursuivons nos objectifs, […] notre plan pour l’éducation marche bien » insistant sur le fait que son projet de scolarisation gratuite va fonctionner, promettant que son projet aura un grand impact en raison du grand nombre d’enfants à aller à l’école dès cette année. Toutefois, conscient du peu de temps qu’il reste avant la rentrée scolaire, le Chef de l’État a évoqué un possible report de la date de la prochaine rentrée scolaire « Nous allons décider avec le ministère de l’éducation si la rentrée sera maintenue ou reportée… »


Pour sa part, « l’Adventist Development and Relief Agency (ADRA) » qui soutien concrètement la démarche du Président Martelly, construit 100 salles de classes en Haïti, un projet d’un million de dollars, pour améliorer l’accès de l’éducation.
Financé et mis en œuvre par ADRA International, les salles de classe seront construites en partenariat avec « Maranatha Volunteers International Inc. » Ces salles de classes sécuritaires, aux parois d’acier ont été conçus pour les environnements chauds, correctement ventilé avec de grandes fenêtres et des évents stratégiquement placés, et ayant des toits de couleur blanche afin de refléter les rayons du soleil.
ADRA opère en Haïti depuis plus de 30 ans et se consacre à la reconstruction à court et long terme. Cette ONG, fourni également un développement communautaire durable et de secours aux sinistrés.
Lire aussi :
http://www.haitilibre.com/article-3560-haiti-education-une-rentree-scolaire-qui-s-annonce-difficile.html
http://www.haitilibre.com/article-3424-haiti-education-clinton-offre-1-250000$-10-000-enfants-iront-a-l-ecole.html
http://www.haitilibre.com/article-3410-haiti-education-la-promesse-d-education-gratuite-devient-une-realite.html
HL/ HaïtiLibre

 

Haïti – Environnement :

Exploitation sauvage des carrières de sable à «Mòn Kabrit»

14/08/2011 08:14:01

Haïti - Environnement : Exploitation sauvage des carrières de sable à «Mòn Kabrit»Le Conseil Haïtien des Acteurs Non Etatiques (CONHANE), l’Initiative de la Société Civile (ISC) et la Chambre de Commerce et d’Industrie du Centre s’associent pour lutter contre l’exploitation anarchique et sauvage des carrières de sable à «Mòn Kabrit».
Depuis plusieurs années des exploitants et transporteurs, sans aucun contrôle des services de l’État, sans permis légaux, sans respect d’aucune norme technique, sans respect de la vie et sans aucun souci de respect des critères esthétiques et écologiques, continuent à prélever du sable dans cette aire géographique jusqu’à risquer provoquer une profonde et irréversible déstabilisation de l’environnement. Cette exploitation anarchique et sauvage s’est renforcée de façon tragique depuis la réhabilitation de la Route Nationale # 3 et après la fermeture des carrières de sable de Laboule suite au séisme de Janvier 2010.
Le CONHANE, l’ISC et la CCIH-Centre ont fait quelques observations techniques et se sont informés des causes et conséquences d’un tel développement anarchique:

Le Bureau des Mines et de l’Energie (BME) est la seule instance étatique désignée à attribuer des permis légaux d’exploitation de carrières de sable à travers le pays. Or, selon les informations précises et sures, des exploitants à Mòn Kabrit reçoivent des permis de la Mairie de Thomazeau. Qui doit faire respecter la loi? Quelle instance de l’Etat, quel pouvoir de l’Etat contrôle l’action ou l’inaction des pouvoirs publics? Il est bon, cependant, de rappeler ici que chaque année, des allocations budgétaires sont votées par le Parlement et mises à la disposition des services concernés pour exercer leurs prérogatives légales et institutionnelles.

A Mòn Kabrit, plus de quinze sites sont exploités dans une totale anarchie: camions surchargés et non bâchés laissant tomber du sable sur la chaussée, formation de piles de sable sur les accotements de la RN3, obstruction des canaux de drainage par du sable, accidents répétés de transporteurs entraînant le déchargement de leur cargaison de sable sur la route etc. En considérant le caractère abrasif du sable sur la couche bitumineuse, la durée de vie de la surface de roulement de la RN3 va diminuer de façon drastique. Et, il est aujourd’hui déjà, pénible de constater les effets négatifs du sable sur la surface de roulement de la RN3 au niveau de Mòn Kabrit.

Sur le site de Mòn Kabrit, les exploitants des carrières de sable ont creusé de manière irresponsable et criminelle du sable aux pieds des pylônes du numéro 97 à 101 transportant le courant électrique de haute tension de la Centrale de Péligre à Port-au-Prince. Le pylône électrique portant le numéro 100 menace à tout moment de tomber faisant penser à des conséquences incalculables de pertes en vies humaines et en pertes économiques et financières.

Fort de ce constat, le CONHANE, l’ISC et la CCIH-Centre pensent opportun de lancer un double appel aux instances compétentes de l’Etat:
Premièrement, un appel à la responsabilisation. Les consultations faites permettent d’affirmer que les exploitants et les transporteurs sont disposés à collaborer avec l’autorité publique afin de régulariser cette situation. Toute inaction des pouvoirs publics doit-être aujourd’hui perçue et interprétée comme inacceptable, passive et destructive de l’environnement. Le Bureau des Mines et de l’Energie a donc pour devoir de régulariser dans les meilleurs délais les licences d’exploitation selon les règles de l’art, d’avoir une présence permanente sur le site de Mòn Kabrit, de collecter les taxes et redevances prévues par la loi afin d’assurer la stabilisation du site et leur redistribution dans les Collectivités Territoriales avoisinantes.
Deuxièmement un appel à l’adoption et l’application immédiate de quelques mesures coercitives et de protection:

A l’ouest et à l’est de Mòn Kabrit sur la RN3, deux postes de police sont installés. Des instructions claires doivent-être passées aux policiers en service en vue d’appliquer des sanctions drastiques et préalablement définies contre tous ceux qui par leur action enfreignent les normes et les principes établis et diffusés par le BME.

Une solution technique durable doit-être mise en œuvre pour éviter l’effondrement des pilonnes électriques en vue de la protection des vies et des biens. Les exploitants directs des carrières devront payer des pénalités à l’Etat pour les travaux immédiats à réaliser.

La beauté naturelle et la conservation du patrimoine esthétique de la région avec des vues superbes sur Port-au-Prince, la plaine du cul de Sac et sur le lac Azuéi  doivent-être préservées.

Le CONHANE, l’ISC et la CCIH-Centre rappellent que la réhabilitation de la RN3 est un don fait au peuple haïtien par l’Union Européenne. La RN3 suite à sa réhabilitation a beaucoup changé la qualité de vie de milliers de concitoyens et de concitoyennes et autres usagers par l’augmentation de leurs revenus et les commodités de leur déplacement. N’y a-t-il pas lieu d’espérer un changement de comportement plus digne et plus responsable de la part des dirigeants du pays?
HL/ HaïtiLibre

 

 

Haïti – Économie :

Quand la diaspora génère des revenus fiables en Haïti

15/08/2011 10:24:12

Haïti - Économie : Quand la diaspora génère des revenus fiables en HaïtiDennis Bratton, Pasteur de Jacksonville, a recueilli des milliers de dollars pour l’aide à Haïti. Mais les gens étaient toujours affamés, malades et pauvres.
Pour aider à briser ce cycle, la Fondation Bratton Kore, a commencé le développement de micro-entreprises d’élevage de volailles. Les organisateurs espèrent ainsi fournir un revenu aux familles et les protéines animales nécessaires à la population longtemps après le départ des humanitaires.
« Haïti a plus de 75 % de chômage, 1 million d’enfants souffrent de malnutrition et un manque d’opportunités économiquement viable pour les adultes » a déclaré le Pasteur Bratton.
La Fondation Bratton Kore accorde des prêts, pour le matériel et les poussins aux familles haïtiennes afin qu’elles puissent posséder et exploiter leurs propres poulaillers. Mais d’abord, les futurs propriétaires doivent recevoir une formation sur la façon de nourrir convenablement et les soins à apporter aux poulets ainsi que les pratiques commerciales éthiques.
Selon M. Bratton, les agriculteurs reçoivent des prêts de 2,350 $, qu’ils doivent rembourser dans les 18 à 24 mois. L’argent paye pour le poulailler, ainsi que les poussins et les aliments pour les deux premiers cycles de poulets. Chaque cycle est prêt à être commercialiser environ six semaines plus tard « Après le premier cycle, ces agriculteurs font plus que leur salaire annuel », affirme le Pasteur.
Avant le séisme de 2010, le salaire moyen annuel par habitant en Haïti était d’environ 1,200 dollars selon le CIA Factbook. Mais Bratton estime que les propriétaires de poulailler pourront obtenir un revenu de 6,600 dollars par an.
Si le plan de Kore fonctionne, les poulaillers ne fourniront pas seulement un revenu durable mais aussi une partie essentielle des besoins alimentaire des Haïtiens. Jusqu’à présent, la fondation Bratton Kore a 40 poulaillers qui opèrent en Haïti avec un l’objectif de 100 d’ici la fin de l’année.
PI/ HaïtiLibre

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